Auteur : Ereshkigal  

Disclaimer : Rien n'est à moi tout est a JKR

Résum : Si le cœur a ses raisons que la raison ignore il arrive parfois que même l'amour n'en puisse plus…Et ce fut le cas de cet amour là, les deux hommes on baissé les bras.

                                           Il voulait tout jusqu'à demain…jusqu'au matin.

Deux émeraudes s'ouvrirent lentement sur la vision d'un corps endormi. Harry soupira et pinça l'arrête de son nez essayant de se souvenir du nom du cinquième année qu'il avait ramené dans son lit. Il renonça à cette idée au bout d'une dizaine de minute sentant le mal de crâne pointer le bout de son nez. Il se leva jetant un dernier regard sur le torse à moitié découvert du Serdaigle, un regard empli d'indifférence qui glissa sur le ventre plat aux abdominaux bien dessinés, puis il remonta sur les pectoraux, joliment dessiné sans être gonflés. Harry haussa les épaules. Après tout il n'avait qu'a claquer des doigts pour avoir n'importe quel amant ou amante…alors à quoi bon ? Il attrapa sa robe de chambre lança un dernier coup d'œil franchement dégoûté à présent sur l'inconnu qui avait partagé son lit, se saisit de sa baguette et ouvrit le passage secret entre sa chambre et celle de Draco. Bien qu'Harry ne soit pas préfet il possédait une chambre individuelle, chose inédite. Dumbledore avait jugé préférable qu'il en soit ainsi pour protéger la vie de château de l'étalage d'une vie scandaleuse, et en particulier celle de la vie du Survivant. Bien sûr Dumbledore savait. Dumbledore faisait pratiquement corps avec les murs, Dumbledore était omniscient.

Harry déboucha enfin dans la chambre vert et argent du Mangemort blond. Dumbledore était omniscient et Dumbledore savait que Draco Malfoy était un Mangemort gradé, hautement gradé, il savait que le blond aimait le brun… Seul le brun ne semblait pas se rendre compte de cela.

Harry se glissa dans les draps chauds pour y finir sa nuit. C'était étrange, somme toute, ce bien-être qu'il éprouvait lorsqu'il se trouvait dans le lit de Malfoy. Il fallait avouer que le Serpentard était un Dieu du plumard et que c'était pratique que sa porte lui soit ouverte.

S'assouvir. Oui c'était cela, s'assouvir jusqu'à la douleur, jusqu'à ce que la limite entre plaisir et souffrance soit si ténue que le sang devient le catalyseur surpuissant d'un plaisir sans borne. Jouir jusqu'à saigner, jusqu'à hurler, c'était là son moteur. Pas l'amour, la haine. La haine de ce qu'était sa vie, la haine de tout ce qui faisait qu'il était lui-même et l'envie de se détruire. Cette satisfaction de se sentir sombrer, de voire jusqu'où il pourrait aller, quelle profondeur avait l'abysse de la déchéance sous ses pieds. Où d'autres disent toujours plus haut, lui voulait aller plus bas, plus profond, peut-être se noierait-il enfin dans son propre fiel ?

Draco ouvrit ses cieux orageux sur les émeraudes qu'il chérissait et jamais ne devrait le savoir sous peine de ne plus s'ouvrir face à lui.

- Bonjour.

- Bonjour. Encore dans mon lit ?

- Faut croire.

- Ton amant s'appelait comment ?

- euh…

- T'as encore oublié ?

- Faut croire.

- Ah…on est dimanche et tu n'as pas de pieu. Je dois donc en déduire que c'est foutu pour ma grasse mat' sans effort ?

Des mains baladeuses se promenant sous le drap répondirent pour le Griffondor. La main flatta lentement le ventre plat du blond qui se mit sur le dos et se laissa faire. Une main agile se glissa dans son pantalon de pyjama pour aller taquiner la chair sensible et douce qui se nichait entre les cuisses du blond. Celle-ci ne tarda pas à réagir dans les mains du brun qui commença de longues caresses adroites tout en taquinant du pouce la partie la plus érogène de l'être entier qui s'offrait à lui. Impudique. Ce mot traversa l'esprit de Draco alors qu'il voyait Harry déboutonné son propre pyjama de sa main libre. Alanguis sur son lit Draco décida de rester passif et d'attendre la suite du programme. Entièrement nu, le Survivant s'allongea sur sa proie par-dessus le drap, les mains courant sur le torse, alors que son bassin entreprenait un mouvement lent de frottement contre l'érection de son partenaire. Draco gémit. C'était bon, son corps le lui disait. C'était vide, son cœur le lui disait. Harry se pencha et captura ses lèvres dans les siennes puis les malmena avec une lenteur exaspérante. Draco sentit un sourire étirer les lèvres de son ancienne némésis. Avant qu'il ne comprenne Harry lui griffa sauvagement le torse de la clavicule au nombril et se mit à laper le sang qui suintait de la griffure. Un animal. C'était exactement cela. Un animal qui veut se repaître. Le corps de Draco s'arqua sous l'effet de la surprise et de la douleur, regardant incrédule Harry, qui le bord de la bouche maculé de sang laissa tomber un "oups" devant la marque de ses dents sur la hanche de son vis-à-vis. Puis encore plus sauvage il s'attaqua au drap qui ne fut plus qu'un mauvais souvenir, au même titre que le reste du pyjama du blond. Harry se mit en devoir de marquer comme sien toute parcelle de peau suçant, aspirant, léchant pour se délecter de la peau du blond et de ses gémissements. Quand il se fut lassé de ce petit jeu unilatéral, le survivant présenta ses doigts à Draco qui les lécha avec application jusqu'à ce que Harry les lui retire.

- J'avais du… essaya de commencer Draco

- Tu la fermes ! Le coupa le Survivant

Malgré le ton doux, Draco se résigna. C'était étrange d'habitude c'était lui qui était actif et Harry passif. L'idée de se faire posséder ne lui déplaisait pas plus que ça. Harry l'embrassa alors que d'une main il flattait l'érection du Serpentard. Ce dernier était dans l'attente de ce qu'il percevait comme un cadeau. Harry laissait son corps aux autres, il ne voulait jamais prendre. Au fond de lui, Draco sentait qu'il y avait là une évolution, malgré son incapacité à pousser une réflexion dans les conditions actuelles. La main du Griffondor avait cessé son travail, le brun se mouvait de façon étrange, tout en embrassant Draco, il gémissait contre sa bouche. Puis doucement, après s'être préparé lui-même, il s'empala sur le membre érigé du Serpentard qui lâcha un halètement de surprise. Un long gémissement s'échappa de ses lèvres. De la déception, parce qu'il voulait être à son amour, et du plaisir. Plaisir de se sentir en lui, de l'avoir vu lui-même s'occuper de tout. Puis après un mouvement du bassin effectué par le brun, le cerveau du blond déconnecta pour laisser le champ libre à ses sens… Quelques mouvements de plus et ils atteignirent l'orgasme en un même cri. Puis Harry s'effondra dans les bras de son Mangemort.

- Content ?

- Mmmmh…

- Quoi t'aurais des réclamations ?

- Nan. Je croyais…

- Quoi ?

- Comme tu étais au-dessus…

- Bah, tu voulais pas bouger…Mais non, pour ça j'attends de ressentir quelque chose pour la personne avec qui je couche.

La flèche vint se planter dans le cœur du Serpentard qui en resta là. De toute façon il ne s'attendait à rien. Il n'était ni l'espion de Dumbledore, ni un membre de l'Ordre du Phénix. Il était un des plus fidèles lieutenants de Voldemort et même si il le regrettait parfois il continuait. Alors à quoi bon quelle que soit l'issue ça ne se ferait jamais. Au mieux il finirait à Azkaban au pire il serait exécuté, et ce seulement si la guerre était en la faveur du "Bien". Sinon Harry mourrait, point final. Il s'était fait un raison.

- Tu sais je me sens étrange parfois.

- De quoi parles-tu ?

- Je ne sais pas trop trop…

- Mais encore ?

- Ben mon comportement…

- Quoi ? Le fait que tu es une vraie prostituée ?

- Merci, mais en un sens tu as mis le doigt dessus, je laisse mon corps au premier venu en échange d'un peu de plaisir pour me sentir vivant… Comme un petite fille qui serait sortie un dimanche de chez elle, aurait errer pendant toute la journée sous la pluie, qui s'assied sur un banc et qui laisse le premier type venu la violer, non pas parce qu'elle en a envie mais parce qu'elle est, par désoeuvrement.

- Je vois… C'est pour ça que tu ne prends pas ?

- Oui… Les catins refusent d'embrasser leurs clients, c'est trop intime, ben pour moi c'est pareil. C'est bien pour ça que j'ai horreur de le faire avec des filles.

- Je comprends. Tu crois qu'un jour tu trouveras quelqu'un pour toi ? Qui t'acceptera et que tu accepteras ?

- Oui je l'ai déjà rencontré.

- Et ?

Draco se pris a espéré même si c'était impossible.

- Et je ne suis pas quelqu'un qui ai droit au Bonheur. Ce n'est pas écrit comme ça pour moi.

- Tu ne comptes pas survivre à cette guerre.

C'était une constatation plus qu'autre chose. Draco le savait depuis longtemps.

- Je ne me considère pas en vie. Alors non je ne compte pas encore survivre.

- Même si cette personne que tu sais avoir pu être pour toi te le demandait ?

- Même si. De toute façon cette personne ne saura jamais rien.

Non tu as raison si elle est aussi est aussi bouchée que toi y aucune raison que tu puisses un jour être heureux, pensa en lui-même Draco, ratant par là même un regard de pur regret de la part de Harry.

Dans le rayon de soleil solitaire qui s'était faufilé entre les lourdes tentures vertes dormaient deux amoureux qui ne le savaient même pas.

Et dans le Ciel une plume virevolta doucement vers le sol alors que dans le Paradis un angelot pleurait sur le destin tragique des hommes. Un ange aux cheveux flamboyant le pris par les épaules et lui glissa des mots de réconfort aussi vieux que l'humanité elle-même.

- Tant qu'il y a de la vie il y a de l'espoir. Parfois il faut attendre pour verser ses larmes, et parfois on les verse quand même mais de bonheur !

                           (A suivre)

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 Eresh' : Bon alors, disons que je me suis vraiment étonnée moi-même, pour un premier lime (ou lemon, vous considérez ça comment ?) je dois avouer que j'avais la trouille. Please dites moi ce que vous en pensez!!!  ( Je me décourage très vite alors si je sais pas ce que vous pensez je peux pas savoir si  je dois continuer!!! ) Merci d'avance!!!!

PS : MERCI A TOUS LES REVIEWER!!!!! ( y en a pas eu beaucoup, mais bon, je penses à vous qui avez fait l'effort de m'encourager!!!)