Paranoïa

« NON, LACHEZ MOI ! » hurlais-je, me débattant comme un fauve enragé. Rogue resserra son étreinte, m'entraînant hors du bureau de Dumbledore tandis que MC Gonnagall appelait l'infirmière de toute urgence. J'étais pourtant si prés du but ! Nous passâmes la porte, descendîmes les escaliers et au niveau des gargouilles je vis ce traître. Potter se tenait entre ses deux stupides amis, ma baguette magique entre les mains.

Rogue me tirait vers la sortie, je réussit tout de même a me retourner. « Content de toi Potter ? Je te faisais confiance et Tu m'as vendu! »Criais- je. Le survivant baissa les yeux, sûrement honteux de m'avoir poignardé dans le dos. Sa sang de bourbe de copine tenta de le rassurer. « Tu as bien fais Harry, Malfoy est fou.. Nous aurions tous fait la même chose si nous avions été à ta place. Tu as sauvé un homme aujourd'hui »

..Et tu en as sacrifié des milliers.. «Tu viens de condamner le monde sorcier !! » lui rappelais-je alors que Rogue broyait ma main droite. J'avais envie de fuir mais a quoi bon essayer ? Je savais déjà que j'étais foutu. Le tout était de savoir ce qu'ils allaient faire de moi.

« Dépêches toi, je n'ai pas toute la journée » cracha Rogue d'une voix froide qui aurait pu glacer un volcan. Je levais enfin les yeux en sa direction, alors lui non plus ne me croyais pas ? Son regard était aussi dur que son ton, comment avions nous pu en arriver l ? Nous étions si proches et là j'avais l'impression qu'une immense barrière nous séparait.

Il évitait mon regard, fixant la route à suivre et me traînant de force à l'extérieur de Poudlard. « Tu ne me crois pas ? »Dis-je, c'était plus une affirmation qu'une question. Silence. « Sévérus, tout ce que j'ai dit est vrai. ». La pression contre mon poignet se fit plus forte. « MERDE ! Regarde moi quand j'te parle ! »Explosais-je.

Il s'arrêta et me fit face. Un visage sombre, des yeux égarés et une poigne de fer. Nous nous fixâmes pendant plusieurs minutes, sans rien dire. Je m'attendais à du mépris de sa part ou pire encore .Ce qu'il fit me pétrifia.

Il me dévisagea, un instant, comme un inconnu avant de me prendre dans ses bras.Je restait immobile, ne sachant pas comment réagir. Jamais on ne m'avait montré un signe d'affection de ce genre, à part ma mère mais ça datait de plusieurs années déjà. Il me lâcha enfin, les yeux pétillant de tristesse. « Ce n'est pas de ta faute Draco, tu n'es plus toi-même mais ne t'inquiète pas, nous allons te soigner »

Je compris enfin à quoi il voulait en venir. «Je ne suis pas fou, mon oncle ! Au contraire je n'ai jamais été aussi lucide ! » Il caressa ma joue en ajoutant d'une voix mélancolique. « Tu ne sais pas ce que tu dis, Draco » J'allais ajouter quelque chose mais Sévérus me fit signe de me taire. Un espèce de camion volant, sans roue, s'était arrêté devant nous.Je frissonnais en reconnaissant l'insigne ornant le véhicule : St Mangouste.

Mon père en descendit, suivit d'un groupe d'infirmier ressemblant trait pour trait à des buldogues enragés. Paniqué, je me retournais vers Rogue. « Ne les laisses pas m'emmener » je l'aurais supplié a genoux si j'aurais pu mais il ne lâchait toujours pas mon poignet. « C'est pour ton bien »dit- il d'une voix grave. Tout se passa vite, trop vite..

Lucius Malfoy s'approchait de nous, je fulminais. « Merci de m'avoir prévenu, Sévérus »dit-il d'une fausse voix peiné. « Tu devrais nous laisser maintenant. Il sera entre les mains de professionnel » Il me répugnait, Comment osait-il faire une chose pareille à son propre fils ? La chair de sa chair !!

Rogue me lâcha à contre cœur, me livrant alors aux bêtes sans cœur et sans cervelle. « Mon pauvre Draco, ne t'inquiète pas, tout ira bien » minaudais mon père. Derrière lui s'approchaient les infirmiers, prêt à se jeter sur moi à la moindre occasion. « Tu n'es qu'un être immonde Lucius Malfoy, j'ai honte de partager ton sang »Il me lança un regard froid, je lui sautais au cou, prêt à l'égorger.

Les hommes nous séparèrent rapidement et, malgré mes coups, réussirent à m'attacher sur un lit. J'essayais de me défaire des sangles, sans succès. Mon père fit léviter le lit jusqu'au camion, les portes se refermèrent et je me retrouvais enfermé sous garde de six infirmiers. Mon père prenait place devant, parlant avec le conducteur de mes sois disant problèmes de santés.

« Lâchez moi ! Je veux sortir ! » Je m'agitais, tentant encore de fuir même si s'était impossible. Je criais, frappais, pinçait, injuriais, mordais les infirmiers qui m'approchaient. L'un d'eux sortie une seringue et me lança un sourire démoniaque. « Fais de beau rêve, mon ange »l'entendis-je dire au moment ou il plantait l'aiguille dans mon bras.

Lorsque j'émergeai, j'étais toujours dans ce putain de lit. Le camion continuait d'avancer mais les infirmiers n'étaient plus là pour veiller sur moi, bizzard. Je gesticulais dans tout les sens, essayant de me défaire de ses foutus liens. Puis, Le véhicule s'arrêta.

Avec appréhension, je m'attendais à voir débarquer les infirmiers, d'une minute à l'autre. Ce ne fut pas le cas, Je n'eu le droit qu'a l'accueil glacial de mon père. Il était debout, juste à l'embouchure de la porte, le regard plus méprisant que d'habitude. « Ou on est ? » demandais-je, en remarquant derrière lui ce paysage que je ne connaissais pas. Une chose me parut évidente : ce n'était pas St Mangouste.

Un crissement de pneu se fit entendre, Lucius se retourna vers les nouveaux arrivant. Un grand camion qui, j'y mettrais ma main au feu, était d'origine moldue. Une horde d'infirmières en sorti et me transporta dans le fourgon. Cette fois ci mon géniteur s'assit à l'arrière, juste a coté de moi. J'étais toujours allongé, impuissant face à mon destin et Lui, il se réjouissait. Il avait beau jouer les hypocrites, feindre d'être attristé de mon sois disant état mais, moi, je voyait bien dans ces yeux cette jubilation.

Il veux que je redevienne ce pantin qu'il peu manipuler à sa guise, comme autrefois. Il n'a aucun pouvoir sur moi, je ne le laisserais pas faire même si pour ça je dois perdre la vie. « Tu m'emmènes ou ? »Demandais-je d'une voix glaciale. « Dans un des meilleurs hôpital, tu sera bien soigné mon fils »Il s'assit à mon chevet, passant vivement sa main sur mon visage.

Je gesticulais, il recula. « Ne pose plus jamais tes sales pattes sur moi, comprit ? » vociférais-je. Les infirmières présentes tentèrent de me calmer, je les voyais déjà préparer leur seringue mais mon père les stoppa, prétextant qu'il ne fallait pas m'endormir pour si peu. Moi, Je connaissais la vrai raison, c'était beaucoup plus amusant pour lui de me voir souffrir plutôt qu'endormis. Oui, il veux que je le supplies, que je montre une forme de faiblesse quelconque. Ça ne marchera pas, je ne me laisserais pas piétiner dessus aussi facilement.

« Draco, tu n'as pas a avoir peur de moi, je ne veux que ton bien » Je grimaçais. « Tu plaisantes ? Me séquestrer dans un hôpital psychiatrique c'est pour mon bien peut être ?! Je ne suis pas fou et tu le sais ! » J'étais hystérique, Je voyais les jeunes infirmières supplier Lucius du regard, afin qu'il accepte qu'on m'administre un tranquillisant.

Il ouvrit la bouche, dans le but de déblatérer ses conneries sur cette relation père/fils que nous n'avions jamais eu. Je le coupais nettement, avant qu'il ne puisse prononcer un seul mot. « Ne dis rien, je sais très bien ce que tu penses. Ce petit jeux ça ne marches pas avec moi, tu peu raconter tout ce que tu veux, moi je connais la vérit » Ses yeux lançaient des éclairs tandis que je riais au éclats.

« Allez y »ordonna-t-il, ne supportant pas de me voir lutter avec sourire. L'injection se fit immédiatement et, très vite, je me sentais flotter. Comme sur un doux nuage, j'étais si bien, si invulnérable, si...décalé. Et pourtant, il y'a cette petite voix dans ma tête, me répétant de me ressaisir, de ne pas me laisser amadouer par un simple médicament.

Nous arrivâmes à destination, j'eu a peine le temps d'apercevoir l'édifice du bâtiment qu'on m'y engouffrait. On détacha mes liens pour me mettre dans un fauteuil roulant, poussé par mon très cher et « aimable » père. Je ne réagissais pas, comme un légume, j'étais ailleurs. Tout ceci me semblait si irréel et au fond de moi je me surpris à espérer que ce ne soit qu'un cauchemar.

Mes membres si mous et ma tête si lourde m'empêchaient de faire quoi que ce soit, je regardais défiler les pièces avec impuissance. L'infirmière en chef, une certaine Marie Lestange, nous fit visiter les locaux. J'écoutais distraitement ses propos : Plusieurs salles de « soins »étaient disponible Et, selon elle, l'hôpital était aménagé pour des internement longue duré. J'en concluais donc que je ne sortirais pas d'ici avant longtemps, peut- être jamais.

Elle me conduisit dans ma nouvelle chambre, une grande pièce aussi blanche que vide. Des murs insonorisé et don je devinais être fait de rembourrage. Ils devaient vraiment me prendre pour l'un de ces malades hyper violant capable de s'autodétruire, n'importe quoi.

Tandis qu'ils discutaient de mon futur traitement, je repensais à toutes ces personnes que j'avais entrevue à mon arrivé. Certains végétaient sur leurs fauteuils roulant, gavé de médicament et inconscients du monde extérieur alors que d'autre semblait en discution exalté, en plein trip sans doute. J'ai aussi entrevu cette folle furieuse avalant son propre sang, Marie a fermé la porte, ne voulant pas nous montrer le spectacle affligeant de la folie humaine, avait-elle dit...

« Nous avons un bon nombres de traitement adéquates.. » Elle commençais à vendre ses conneries, qu'est-ce qu'ils allaient bien pouvoir me faire ? Un tranquillisant, un hallucinogène et quoi encore ? Du Prozac pour dépression nerveuse ? «Je sais déjà quel traitement utiliser » trancha Lucius en agitant une feuille. La vieille femme la saisit, parcouru le contenu et fronça les sourcils. Elle ne parut pas apprécier l'ordonnance mais un Malfoy se montre toujours persuasif. Il murmura quelque chose que je ne compris pas et elle changea aussitôt d'avis.

«Nous allons préparer la salle de soin, cela peu prendre plusieurs minutes. Je vous laisse en compagnie de votre fils, il est normalement inoffensif, si vous avez un problème n'hésitez pas à le signaler à Jules, notre garde» Elle montra du doigt un homme d'une trentaine d'année qui faisait le tour des chambres.

Dés le départ de Marie, mon père ferma la porte de ma nouvelle chambre. Je le regardais, souriant niaisement. Il était satisfait de mon état lamentable, une petite mouche qu'il pouvait écraser si facilement. « Je vais te remettre sur le droit chemin, mon fils » Il continue sa stupide comédie. Je me sens si faible dans ce fauteuil, Je paris qu'ils m'on injecté plus de tranquillisant qu'il n'en fallait. Je gloussais : « Quel droit chemin, le tiens ? Ha, la belle affaire ! »

Puis je repris plus sérieusement. « Regardes mon bras »Je remontais ma manche. « Qu'est-ce que tu vois ? » Irrité, il répondit du tac o tac. « Rien » Je m'exclafais. « Normal, il n'y a rien a voir »je passais une main sur ma peau. «Moi, je ne suis pas marqué comme un vulgaire bovin. Je ne suis la propriété de personne ! Quoi que tu fasses, tu n'arriveras jamais à m'enlever cette dignit »

Comme seule réponse, il se contenta d'un regard austère, j'en riais de plus belle. « On a perdu sa langue Lucius ? » Il serrait les poings, le visage impassible. Vas y, frappe moi, je sais que tu en as envie... « Ça doit être à force de lécher les bottes de ce demeuré, oh excuse moi, je voulais dire du maître » Un peu plus et il me frapperais, il en mourrait d'envie. Mais il ne le ferais pas, ce serais griller sa couverture et puis sa me ferais tellement plaisir !

« La salle est prête »nous interrompu Marie. « Très bien »rétorqua mon père en poussant brusquement mon fauteuil. J'allais payer, c'était certain. « Il n'y a que la vérité qui fâche » ajoutais-je à l'intention de Lucius. Je dépassais les bornes mais je ne pouvais m'en empêcher, après tout, c'était peut être la dernière fois que j'en avais l'occasion.

Je fus conduit dans une petite pièce, bourré de machines en tout genre. Je du reconnaître que tout ceci ne me rassurais guère. On m'allongea de force sur une table en fer, des infirmières me retirèrent ma chemise avant de m'attacher, main et pied, à cette foutue table froide. Quelques minutes se passèrent sans qu'il n'y ait aucune intervention, les médecins s'activaient autour de moi. Ils ressemblaient vraiment à une tribu de fourmis noire, travailleuses et si dévouée. Sauf que là, elles servent la mauvaise cause.

La vieille me versa un liquide visqueux sur le torse alors que les docteurs s'avançaient avec l'engin. Un ELECTROCHOC ! Merde, je ne m'attendais vraiment pas a ça. « Vous n'allez pas vraiment le faire, hein ? »M'écriai- je. Une jeune infirmière me sourie, une piqûre en main. « N'aillez pas peur, vous ne sentirez rien » ils vont m'endormir pour me faire se satané traitement !!!!

Je me débâtai, gesticulant dans tout les sens. Ça ne servais a rien, les liens étaient trop serré. « Ne l'anesthésiez pas »ordonna Lucius alors que la jeune femme voulait m'endormir. « Pourquoi ? » demanda la jeune femme. Elle semblait vraiment être la seule à s'inquiéter de mon sort. « Cette étape n'est pas nécessaire au traitement »cracha mon père.

« Mais s'il n'est pas endormis, il risque de sentir les décharges... »Protesta-t-elle. Je frissonnais. Pour me faire subir une chose de cette sorte, il devait vraiment me haïr. « Jeanne, Ne contestez pas les ordre, petite impertinente ! Sortez ! »S'emporta Marie. Ma bien faitrice quitta la pièce, j'étais seul dorénavant.

« Nous commencerons par une charge peu élevé puis nous augmenterons chaque jours »entendis-je dire Marie à mon père. Il aquiessa puis s'assit sur une chaise, juste en face de moi, quel hasard !

« Chargez »cria Marie en activant l'électrochoc. J'entendis un bruit étrange avant de sentir cette horrible machine contre ma peau. Un contact rude, violant, électrique. Je mordais ma lèvre inférieure pour ne pas crier ma souffrance et priais intérieurement de perdre connaissance. J'étais secoué dans tout les sens par ces décharges et lorsqu'ils terminèrent enfin, j'étais exténué. On me porta jusqu'au fauteuil, je ne protestais pas. Vidé de toute mon énergie, je me laissais pousser jusqu'à « ma » chambre.

Bien qu'épuisé, je ne dormis pas de la nuit. Ces derniers événements m'avaient choqués et je ne savais pas quelle tournure allait prendre la situation. J'espérais que Potter, ou n'importe qui, découvrirais la vérité et viendrais me libérer. En vain, le lendemain fut pire.

Et après ma séance de torture, Lucius vint me voir dans ma cellule. Je n'avais pas mangé depuis deux jours, les médecins s'inquiétaient. « Comment vas-tu mon fils ? » je le fusillais du regard, mes main attaché dans une camisole beige. « À ton avis ?!, comment te sentirais-tu après avoir reçut des putains de décharges dans le corps !! »Il soupira. « Je ne fais ça que pour ton bien mon fils. Un jour tu comprendras » je lui crachais en plein visage. « Refuser l'anesthésie c'est pour mon bien ? Vas-te faire foutre »Il sorti un mouchoir de soie et essuya le molar.

Lucius vint me voir après chaque opération, il y assistais toujours, bien sur, mais insistais sans cesse pour me parler en privé. Je crois qu'il attendais que je craque, que je le supplie d'arrêter ou alors il verrifiais ma santé mentale : au cas ou je deviendrais réellement fou. J'avais perdue la notion du temps, pour moi les jours se succédaient, se ressemblant à l'exépté de la dose d'électricité qui augmentait.

Je me laissait dépérir, refusant toujours de me substanter. Ils avaient même été obliger de me perfuser puisque j'étais persuadé qu'on empoisonnait ma nourriture. Et ils passaient régulièrement m'endormir, j'étais incapable de fermer l'œil par moi-même.

Lucius semblait de plus en plus impatient, je crois qu'il attendait un résultat qui ne semblait pas se concrétiser. Bien sur je dépérissais à vue d'œil mais ça ne semblait pas le satisfaire, il voulait quelque chose que je ne pouvais, encore, lui fournir. A chacune de ses visites, il se montrait de plus en plus affecté. J'oubliais quelques détails, des souvenirs, des noms mais la vérité restait encrée dans mon cerveau.

Il parlait, je l'ignorais. Les médecins l'avaient persuadé de me laisser me promener un peu hors de ma chambre, pour me changer les idées et pour m'aider à m'adapter dans cet univers. J'avais le droit de manger avec les autres, de regarder la télé, de jouer à des jeux stupides jusqu'à ce que je franchisse les limites.

Je tentais de me trancher les veines avec une fourchette, raté, je retournais à l'isolement et mon père fut appelé. Il feignait de s'inquiéter, comme toujours. « Tu es faible, Lucius, employer des moyens moldus pour te venger c'est lâche. Tu n'as même pas le courage d'achever le travail toi-même. »Je ne me souvenais même plus de mon visage mais la vérité, elle, ne m'avait pas quitté.

Furieux, il ordonna qu'on passe à la dernière étape. « Impossible, il risque d'y perdre la vie »rétorqua Marie. Je priais pour qu'elle ait raison. « Pour moi il est déjà mort s'il ne redeviens pas celui qu'il était»s'emporta-t-il. « Très bien »

Les décharges se firent plus fortes, plus secouantes. J'avais l'impression de brûler de l'intérieur. Les couleurs se mélangeaient : parfois aveuglantes, parfois impérséptible. Je ne percevais plus aucun son, tout semblais s'accélérer et à la fois ralentir.

Je ne savais même pas si j'avais crié ou pleuré, j'étais hors du temps. Le supplice s'arrêta un instant. Je sentis ce liquide chaud couler hors de ma bouche, du sang ? Étais-je en train de mourir ? Les gens autours de moi s'activaient, ils parlaient mais je ne comprenais plus rien de ce qu'ils racontaient.

Et je vis cette ombre menacente s'abattre sur moi, Lucius Malfoy. Il s'empara des électrochocs, poussant au passage les infirmières. Il s'acharnait sur mon pauvre corps, je ne percevais déjà plus la douleur.

Souviens toi de quelque chose, merde, concentre toi. Il ne faut pas sombrer, pas si facilement. Je ne dois PAS oublier ce pour quoi je me bas.

Une violente secousse et puis, plus rien. Le noir total.

Voila, fin du chapitre 2 !! Alors, vous avez compris le principe ? -) Pour une fois que je suis autant inspiré, c'est rare 2 chapitres en 2 jours !