Paranoïa

Le manoir n'étais plus le même depuis la mort de ma mère, tout est devenu sombre, glacial, superficiel. La fête de noël est censée être familiale, pour les Malfoy c'est faux. Je regarde tristement les elfes de maison décorer ce misérable sapin, il a beau être paré de toutes ces boules et lumières plus belles que les autres, il me parait si fade.

Je m'assois au bout de cette si longue table, mon repas m'est apporté. A l'extrémité s'est installé mon père, la tête plongée dans sa paperasse habituelle. Même pas un seul regard vers moi, je m'y suis habitué à la longue.

Le raclement des couverts est le seul bruit qu'on entend durant le repas, j'envie toutes ses familles qui discutent bruillament autour d'une miche de pain. J'en ai rien a foutre que mon assiette sois en argent pure et qu'elle ai appartenue à l'une des plus prestigieuse famille de sorcier, non, moi, tout ce qui m'intéresse est cette chose que je ne peu avoir : l'amour.

Mon père est rentré ce matin, je ne l'avais pas vue depuis mon entrée à Poudlard.. Et dire que cela fait 3 jours que je suis au manoir, il semble s'en foutre totalement. C'est tout juste si je ne suis pas de trop !

Nous n'avons échangés que quelques mots, sur mes notes encore inférieures à celle de Granger. Tu revêts ton masque habituel, je me suis toujours demandé si ce n'était pas ton vrai visage. As tu déjà été une personne aimante? Je n'ai jamais comprit comment Narcissia avait pu l'épouser, comment j'avais pu naître..

J'ai finis, Je quitte la table pour me réfugier dans ma chambre. J'ai envie de pleurer et je n'y arrive pas, c'est un peu comme si je me changeais en quelqu'un d'autre.. Quelqu'un que je n'ai pas envie de devenir. Toutes mes nuits je ne rêve que de Voldemort, il m'invite à le rejoindre.

Je sais que bientôt ce sera mon tour, je n'ai envie d'être l'esclave de personne. Il peut toujours venir me hanter chaque nuit, me torturer durant mon sommeil, je ne le servirais jamais. Depuis le départ de ma mère, je ne suis plus en sécurité. Tout les jours, mon père essaie de me corrompre, que je sois loin de la maison ne l'arrête pas.

Mes devoirs sont finit depuis longtemps, je ne sais plus quoi faire. Je me divertis comme je peux mais tout me semble sans intérêt. Mes pas me mènent au salon, infesté d'elfes de maison. L'un d'eux m'aperçoit et court vers moi, il ouvre la bouche et sa voix aigue retentit.

Pourvu qu'il se taise ou je l'étripe ! « Maître Draco, Monsieur maître Lucius m'a dit de vous dire, oh maître Draco, qu'il partais en voyage. » Quoi ?! « Maître Lucius m'a chargé de vous dire qu'il ne reviendrais pas avant jeudi »C'était le plus vieux qui m'avait adressé la parole, le seul que je pensais être doté d'une once d'intelligence.

Je n'en revenais pas, mon père ne serait pas là pendant 2 jours et ce soir c'était noël !! J'avais une envie folle de pleurer, mais arriverais-je un jour a verser quelques larmes ? « Tu peu disposer »crachais-je. Les elfes se retournèrent vers le 3ième sapin de la demeure Malfoy, ils finissaient de le décorer.

Je m'asseyais en face de ces esclaves, les regardant s'agiter dans tout les sens pour rendre cet arbre parfait. Le petit elfe s'empara d'une étoile doré, plus lumineuse que les autres, il la tenait fermement dans ces mains et comptait l'accrocher au sommet du osait-il ?!

« Lâche ça ! » rugissais-je en secouant cette stupide bestiole. Je vu l'étoile s'écrouler a terre en milliers de petits morceaux. « Numa est désolée maître Malfoy, Numa va se punir, Numa va se taper la tête contre le mur.. » Je desserrais mon étreinte, n'écoutant déjà plus les excuses de cet être inférieur.

Seul l'étoile brisée comptait, seul ces minuscules petits morceaux étaient importants. « Sortez »hurlais-je, sans un seul regard pour les elfes de maisons. Lentement j'essayais de reconstituer à main nue cette étoile, ignorant les larmes qui s'échappaient de mes yeux et les écorchures sur mes mains.

Cet objet appartenait à ma mère, c'était toujours elle qui l'accrochait au sommet du sapin. Personne n'avait le droit d'y toucher, personne ! Je m'endormis ici et lorsque je m'éveillais, des cadeaux étaient apparut. Magiquement programmé sans doute.

Mais qu'étaient ces présents sans une famille pour les partager ? Des simples paquets, dénués d'interest. Mon père m'avait abandonné à mon désarroi, comme toujours. D'ailleurs, il n'avait même pas été affecté par la mort de Narcissia. Il refusait d'aborder le sujet, prétextant que cela faisait partie du passé. « Nous regardons vers l'avenir, mon fils »disait- il.

Je remarquais à présent ce liquide rouge sur mes mains, du sang séché que je faisais disparaître en un coup de baguette. Si seulement on pouvait faire disparaître la douleur aussi facilement mais, encrée au fond de mon âme, elle ne me quittera jamais.

J'ai a peine ouvert la bouche depuis mon arrivé au manoir, d'ordinaire je parle à ma mère.. Maintenant je n'ai plus aucune raison de parler, la relation avec mon père n'est que superficielle, je me demande encore comment j'ai fait pour le supporter toutes ses années. Narcissia, la seule personne qui a connu le vrai Draco.

Je ne dis pas que le vrai Draco est « gentil », loin de la même ! C'est juste que je ne suis pas aussi creux que je le laisse paraître, je ne suis pas qu'un meneur, j'aie aussi des sentiments, comme tout le monde ! Pourquoi n'ai-je pas le droit d'exprimer ma rage, ma peine ou ma joie ? Pourquoi lorsque je souris réellement on me regarde comme si j'étais malade ?

« Maître Draco voudrait-il manger ? »Je sursaute, n'ayant pas vu arriver l'elfe de maison. Il semble avoir remarqué mon trouble puisqu'il se permit d'ajouter « Lula est désolé d'avoir fait peur à maître Draco, Lula va se punir.. » Je me retournais vers la créature, un rictus méprisant sur le visage. « C'est ça, va te fracasser la tête sur le plancher. »

Mon déjeuner fut dressé quelques minutes plus tard. Je n'avais pas faim et pourtant, j'avalai tout ce que je trouvais avant de vomir dans les toilettes. J'ouvris ensuite mes cadeaux, mon père détestait le désordre, il n'aurait pas apprécié que je ne m'intéresse pas à ces présents.

Un livre de magie noire, encore un clin d'œil à mon avenir tout tracé. Lucius avait le chic pour me rappeler ces choses qui me mettaient hors de moi, à croire qu'il aimait me gâcher la vie. Je levais les yeux au ciel avant d'attraper ma bouteille de bière à beurre personnelle.

J'en avait toujours une à porté de main, même si je trouvais que ces derniers temps la boisson avait un goût beaucoup plus sucré que d'habitude. Après une gorgée, je la reposais à terre. Mon père ne m'a toujours pas pardonné d'avoir encore refusé de rejoindre Voldemort, de recevoir cette putain de marque. Et je me surprends, parfois, à penser que je ferais mieux de servir Voldemort... Avant de m'attribuer une gifle magistrale. Impossible que ce soit moi qui ai pu pensé une chose pareille et pourtant...

La plus part des cadeaux viennent de mon père tandis que d'autres sont de Pansy ou d'autres de mes prétendus amis. J'ai besoin de me confier seulement je n'ai personne à qui parler, non, je ne joue pas le malheureux. J'assume, je vis avec même si j'aurais bien aimé trouver une épaule sur qui pleurer à la mort de ma mère.

Merde Draco, ne pense pas comme ça. Ne te montre pas si faible, tu n'en as pas le droit.

Souris face à cette gifle, ne tend pas l'autre joue, non...apprend simplement à ne pas commettre les mêmes erreurs. « Tu as sûrement d'autres choses à faire que de traîner dans mes pattes, je me trompe Draco ? » pourquoi avait- il fallut que je m'emporte, pourquoi avais-je montré des sentiments dés l'arrivé de père !

« Je vais dans le jardin »très bien, souris, enfonce moi dans ce cercle vicieux, superficialité jusqu'au bout. Bien sur, nous ne somme qu'une famille parmis tant d'autre, alors n'essai pas de la faire passer pour parfaite, elle est loin de l'être. « Le dîner sera servit à 22h00 »

Son ton me fait comprendre que je ne dois pas rentrer avant, ou du moins, ne pas me trouver dans la même pièce que lui.22h00, une heure bien tard pour manger, il doit probablement recevoir des invités avant. Et bien sûr moi je suis gênant.

Il n'aime pas que j'en sache trop, je crois qu'il ne me fait pas confiance. Il a raison en quelque sorte, je suis un opportuniste et, si ça pouvait me rapporter quelque chose, je vendrais Lucius sans hésiter.

J'enfourche mon balai et commence à survoler le large territoire Malfoy. Nous avons un immense terrain, introuvable et « ultra protég » selon Lucius. Je déteste la nuit, ce silence pesant, cette obscurité qui lèche mon visage.

Pourtant je n'arrête que lorsque ma vue se trouble, un mal de tête beaucoup plus puissant que les autres. Je retourne dans ma chambre, prenant soin de ne passer que par les petits couloirs, ceux ou je ne risquerais pas de rencontrer père.

Je suis certain qu'un étranger redoutable à envahit le manoir, je sent cette force phénoménale, une aura puissante. Ce ne peu quand même pas être... non...Lucius ne se risquerais jamais à.. Quand même pas !

Pour satisfaire cette curiosité, je me résout a empreinter ce fameux passage secret. Je l'ai découvert à peine quelques jours plus tôt, alors que je cherchais des vieux livres, j'ai eu la satisfaction de découvrir qu'il donnait vu sur le bureau de mon père.

La pièce était vide. Lucius ne reçoit jamais ailleurs que dans ce bureau a part si..... il n'était pas dans le manoir mais alors.. Impossible, mon flair ne me trompe jamais, j'ai senti une force malfaisante. Plus puissante que tout ce que j'ai connu.

Je sursautais à la vue de mon père en tenue de mangemort, exténué et en sueur. Il s'écroula sur son fauteuil, un morceau de papier entre ces mains .D'ou j'étais, Je ne pouvais pas voir ce que c'était mais ce devait être vraiment important pour que mon père risque sa vie.

Il se releva, posa la feuille sur la table, lança un sort de protection avant de partir prendre une douche. Je profitais de cette absence pour me ruer sur le document, caser le sortilège, en faire une copie puis tout remettre en ordre avant de me réfugier dans mon couloir secret.

J'eu a peine le temps de regagner ma planque. Mon père s'assit sur son fauteuil, tenant entre ses mains une espèce de cristal violacé. « Je l'ai »grogna-t-il tandis qu'apparaissait devant lui un autre mangemort.

« Donnez le moi »ordonna le jeune homme. « Il en ai hors de question, je ne dois le remettre qu'a Lord Voldemort en personne » commença hautainement mon père. « Il m'a envoyer pour le chercher »Lucius éclata de rire. « Si vous croyez que je vais donner une preuve qui pourrais détruire le seigneur à un avorton comme vous et bien vous.. »

Mon père ne termina pas sa phrase, le jeune homme devant lui s'était métamorphosé en Voldemort. Moi-même je n'en revenais pas. Lucius s'agenouilla devant ce serpent géant. « Pardonnez moi lord je.. » quel lâche. « Silence !»J'en frissonnais, on aurait cru que ces yeux glacés me lançaient des éclairs à travers la cloison. D'ailleurs je me demandais si c'était réellement des yeux, on aurait dit deux trous sombres et profonds.

D'une main tremblante, Malfoy senior lui tendis le document. J'étais impatient de découvrir ce qu'il renfermait mais, à cet instant, j'étais captivé par Voldemort. Je comprenais presque pourquoi certains sorciers n'osaient pas prononcer son nom, il était tellement... je n'arrivais même pas à le décrire, un mélange de frayeur, d'horreur.. De toutes ces choses affreuses qui n'existent pas dans ce monde.

Lucius se crispa lorsque le lord réduisit en cendre, d'un seul geste de la main, le fameux document. Il lui tendit alors une fiole, d'un rouge si éclatant que je me demandais s'il ne s'agissait pas de sang. « Dumbledor faiblit de jours en jours »fut la seule explication du serpent.

Du poison ? Non, il ne s'abaisserait jamais à ça. Mais alors quoi ? Lucius la prit sans hésiter mais la serra très fort entre ses mains, comme si sa vie en dépendait... Je retenais un rire cynique, bien sûr que sa vie en dépendait ! S'il arrivait quoi que ce soit à cette potion, Voldemort le tuerait.

« Pourquoi ne le prenez vous pas au lieu de le donner au vieux fou ? »se risqua mon père sans regarder son « maître ».Il ne se passa même pas une seconde avant que le lord riposte,un endoloris qui brisa mon père un instant. « Depuis quand pose tu des questions ? »Rugit-il

Lorsqu'il arrêta, Lucius était à bout de force, haletant à terre. J'eu peine à le voir ainsi, à la merci de qui conque, si faible, cet homme que j'avais cru puissant, que j'idéalisais !

Je ne comprenais pas l'utilité de cette potion, elle semblait procurer force et vitalité, mais pourquoi Voldemort la donnerait-il à Dumbledor ? On n'aide jamais son pire ennemi ! Surtout un mage obscur qui ne se préoccupe que de sa propre survie !

Je me décidais à jeter un coup d'œil sur la copie tandis que mon père reprenait ses forces. La pochette jaunit n'abritait que deux documents: une vieille photo en noir et blanc et un texte, ressemblant a une espèce de contrat.

J'entendais le serpent parler des prochaines attaques de mangemorts, j'aurais du être plus attentif, des vies étaient en danger. Et pourtant, je m'en contre fichait, mon regard bloqué sur cette photo que j'avais entrepris d'examiner.

J'arrivais à distinguer Dumbledore, moins ridé que de nos jours, au coté d'un jeune homme, visage fermé et pâle. L'inconnu, emmitouflé dans sa cape noire, abordait un visage sombre mais des yeux rieurs. Il tendait un long parchemin vers son aîné qui s'apretait à le signer, plume en main. En regardant de plus prés, je remarquais que ce visage m'étais familier, je l'avais même vu quelques instant plus tôt... L'homme en qui s'était matérialisé Voldemort ?!

Je frissonnais avant de jeter un œil au second document, le vieux parchemin que j'avais pensé être un contrat. En étais-ce un ? C'était écrit dans une langue morte, le latin me semble-t-il, je n'ai apprit que quelques mots, le strict minimum selon mon père.

Les mots sang, mort et puissance étaient souvent répétés, j'essayais désespérément de comprendre ces lignes, pourquoi n'avais-je pas appris le latin comme tout être civilis ? Merde, Narcissia avait raison, un jour ou l'autre cette connerie m'aurait servie.

Hey ! Mais je me souviens de ce petit sort qu'elle avait inventé, il pourrait sûrement m'être utile. Doucement je récitais la formule en agitant ma baguette au dessus du parchemin. Bientôt les mots dansaient sous mes yeux, formant des phrases complètes et enfin compréhensibles.

Les premiers paragraphes parlaient d'une légende moldue, dont je n'avais jamais entendu parler, qui permettait à deux êtres de se lier pour l'éternité. Je ne voyais pas encore le rapport entre cette photo et ce parchemin jusqu'à ce que je lise les dernières lignes.

« Tom Elvis Jedusor et Albus Dumbledor Par cet acte signé Ce sang échangé Votre destin sera a jamais lié Votre force décuplé Votre âme entrelacé Votre vie partagé Ensemble jusqu'à la mortalit »

Je fronçais les sourcils, le texte s'arrêtait là. Mon cœur menaçait de sortir de ma poitrine à tout moments, comment n'avais-je pas pu deviner plus tôt ? Cet homme nous avait tous dupé depuis le début, ha ! Le sorcier le plus puissant, tu parles ! Il ne combat pas le seigneur des ténèbres, oh non, il le protège pour mieux survivre.

Je me relevais, les lèvres tremblantes, cette révélation m'avait bouleversé. Bien sûr je n'avais jamais apprécié Dumbledor mais jamais je n'aurais pensé qu'il aurait pu faire une telle chose, oh non, jamais. Il nous avait tous trahit, il m'avait trahit.

Je trébuchais, j'avais envie de mourir. «Lucius, ou es ton fils ? » entendis-je grogner le lord. « Dehors »rétorqua mon père. « En es tu certain ? »Je n'entendis pas la suite, un sifflement envahit ma tête. Un sifflement qui semblait absorber mon âme, non, ne pas succomber.

Je serrais nerveusement le contrat contre ma main, j'avais la solution, pour une fois ce ne sera pas le petit Potter notre héro nationale, non, ce sera moi, puisque j'ai raison. J'essuyais le rebord de mes lèvres, personne ne remarquerait le reste de mes entrailles sur le sol, non, personne.

Je défroissais le contrat, un sourire aux lèvres. Oui, j'avais fait la découverte du siècle!Celle qui bouleversera le monde magique !! Jusqu'à ce que je voye ce parchemin vide, mais qu'est-ce que... ?

Paranoïa, état mental dans lequel le sujet souffre de délires de persécution ou de grandeur (Croyances fausses systématisées). À la fin des années 1890, Sigmund Freud avait postulé que la Paranoïa était un trouble psychique ayant pour Symptôme principal une méfiance extrême à l'égard des autres, le sujet paranoïaque pouvant croire qu'on cherche à le tuer. De plus, dans la schizophrénie paranoïaque, le sujet peut avoir des hallucinations dans lesquelles des personnages fameux de l'histoire ou de la mythologie lui apparaissent et lui parlent, manifestations liées à ses idées délirantes de grandeur.

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Ben voila, c'est la fin (enfin le début) j'ai eu beaucoup de mal à écrire ce chapitre, ce n'était pas vraiment évident. En tout cas mon petit Draco torturé va beaucoup me manquer...(ouin !! pourquoi il m'appartient pas!) Merci beaucoup pour vos reviews , sa ma beaucoup motivé.. =D