CHAPITRE 2 :
Celui qui voulait du sucre - The One With Sugar
Sur le chemin de la ferme, je m'aperçois qu'en fait les comètes ont fait bien plus de dégâts que prévu. La ville n'est pas en très très bon état maintenant. M'en fous c'est pas ma faute. Enfin à la réflexion... Naaaan j'ai rien fait. Je remarque également que les habitants de cette planète sont vraiment curieux. Ils n'arrêtent pas de me regarder. Ils doivent me prendre pour Boba Fett eux aussi. Note pour plus tard : faire quelque chose à ce sujet.
Nous nous arrêtons à un feu et j'aperçois un petit garçon très étrange. Il est à moitié chauve. Il faudrait vraiment lui dire de renvoyer son coiffeur, qui n'est de toute évidence pas très doué. Mais pour le moment j'ai d'autres chats à fouetter. Et puis nous venons d'atteindre la route où M. Kent vit. Nous serons chez lui d'ici quelques minutes. Juste le temps d'escalader les cinq bottes de foin, la demi-douzaine de râteaux et les quinze mottes de terre qui se trouvent sur notre chemin.
Arrivés tant bien que mal devant la porte, nous sommes accueillis par Mrs Kent, Martha de son prénom. Elle se montre plus enthousiaste à mon sujet que son mari, et ce sans même avoir entendu parler de ma figurine. Bon début. Elle me fait entrer dans sa cuisine et me demande ce qu'elle peut faire pour moi.
"Sucre. Dans eau.
- De l'eau sucrée ? Tu es sûr ? J'ai du jus d'orange, de la limonade, de la bière, du coca...
- Sucre. Dans eau.
- Bon... Très bien."
Elle paraît déconcertée, mais elle obtempère. Elle verse de l'eau dans un verre et y ajoute un fond de sucre. Je lui fais signe d'en mettre plus, et encore, et encore plus. Finalement elle verse le contenu de la sucrière. Je la remercie et elle reste immobile, observant chacun de mes gestes. C'est alors que j'explique que j'ai vu ça au cinéma un jour et que j'ai toujours eu envie de le faire. Elle parait soulagée. Je crois que je lui ai fait peur.
Après avoir parlé longuement avec M. Kent, elle m'annonce que je peux rester chez eux, si bien sûr j'en ai envie. De toute façon je n'ai rien d'autre à faire, je suis coincé. Alors j'accepte, et Martha saute de joie, ravie d'avoir enfin un fils. J'hésite à lui rappeler qu'elle est bien gentille, mais que j'ai déjà des parents à moi, et que si elle se prend pour ma mère elle risque d'avoir des problèmes avec la police. Finalement je me tais, ne pensant qu'à mon vaisseau laissé à l'abandon au milieu du champ. Toutefois je n'ai pas le temps de prononcer un mot que déjà Jonathan propose d'aller le récupérer. Peut-être pourrons-nous la libérer, espère-t-il. Remarquant mon air interrogateur, Mrs Kent m'explique que son mari fait la collection des figurines Starwars depuis des dizaines d'années, et que par conséquent ma figurine de Boba Fett l'intéresse drôlement. Ceci explique cela. Il se figure peut-être que je vais la lui donner gentiment... Sympathiques mais pas très intelligents, ces terriens... Nous nous apprêtons à partir quand Martha me retient et me conseille de m'habiller. Il parait que se balader tout nu en ville, ça le fait pas. Je repense aux nombreux regards sur notre chemin jusqu'à la ferme. Ceci explique cela.
Celui qui voulait du sucre - The One With Sugar
Sur le chemin de la ferme, je m'aperçois qu'en fait les comètes ont fait bien plus de dégâts que prévu. La ville n'est pas en très très bon état maintenant. M'en fous c'est pas ma faute. Enfin à la réflexion... Naaaan j'ai rien fait. Je remarque également que les habitants de cette planète sont vraiment curieux. Ils n'arrêtent pas de me regarder. Ils doivent me prendre pour Boba Fett eux aussi. Note pour plus tard : faire quelque chose à ce sujet.
Nous nous arrêtons à un feu et j'aperçois un petit garçon très étrange. Il est à moitié chauve. Il faudrait vraiment lui dire de renvoyer son coiffeur, qui n'est de toute évidence pas très doué. Mais pour le moment j'ai d'autres chats à fouetter. Et puis nous venons d'atteindre la route où M. Kent vit. Nous serons chez lui d'ici quelques minutes. Juste le temps d'escalader les cinq bottes de foin, la demi-douzaine de râteaux et les quinze mottes de terre qui se trouvent sur notre chemin.
Arrivés tant bien que mal devant la porte, nous sommes accueillis par Mrs Kent, Martha de son prénom. Elle se montre plus enthousiaste à mon sujet que son mari, et ce sans même avoir entendu parler de ma figurine. Bon début. Elle me fait entrer dans sa cuisine et me demande ce qu'elle peut faire pour moi.
"Sucre. Dans eau.
- De l'eau sucrée ? Tu es sûr ? J'ai du jus d'orange, de la limonade, de la bière, du coca...
- Sucre. Dans eau.
- Bon... Très bien."
Elle paraît déconcertée, mais elle obtempère. Elle verse de l'eau dans un verre et y ajoute un fond de sucre. Je lui fais signe d'en mettre plus, et encore, et encore plus. Finalement elle verse le contenu de la sucrière. Je la remercie et elle reste immobile, observant chacun de mes gestes. C'est alors que j'explique que j'ai vu ça au cinéma un jour et que j'ai toujours eu envie de le faire. Elle parait soulagée. Je crois que je lui ai fait peur.
Après avoir parlé longuement avec M. Kent, elle m'annonce que je peux rester chez eux, si bien sûr j'en ai envie. De toute façon je n'ai rien d'autre à faire, je suis coincé. Alors j'accepte, et Martha saute de joie, ravie d'avoir enfin un fils. J'hésite à lui rappeler qu'elle est bien gentille, mais que j'ai déjà des parents à moi, et que si elle se prend pour ma mère elle risque d'avoir des problèmes avec la police. Finalement je me tais, ne pensant qu'à mon vaisseau laissé à l'abandon au milieu du champ. Toutefois je n'ai pas le temps de prononcer un mot que déjà Jonathan propose d'aller le récupérer. Peut-être pourrons-nous la libérer, espère-t-il. Remarquant mon air interrogateur, Mrs Kent m'explique que son mari fait la collection des figurines Starwars depuis des dizaines d'années, et que par conséquent ma figurine de Boba Fett l'intéresse drôlement. Ceci explique cela. Il se figure peut-être que je vais la lui donner gentiment... Sympathiques mais pas très intelligents, ces terriens... Nous nous apprêtons à partir quand Martha me retient et me conseille de m'habiller. Il parait que se balader tout nu en ville, ça le fait pas. Je repense aux nombreux regards sur notre chemin jusqu'à la ferme. Ceci explique cela.
