Titre: une semaine
Source:Beyblade
Genre:POV (c tout moi ça ), avec un poil de cul de mouche de yaoi
Auteur: Encore moi---- Yukari Katsuya aka Yellow Submarine
NDL: encore un fic de Beyblade! Jme tanne pas ' Tyson a un comportement qui dérive pas mal de son lui-même, je sais. Mais vu que mon fic se passe après la série, je me suis attribuée les droits de lui renforcer son caractère (p-e trop... il fait finalement penser à un certain baka natté de G-W...)Et le développement psychologique de Kai peut paraître bizarre mais je vois qu'il cache un être humain derrière sa froideur légendaire.
Chapitre trois : Philosophie nuageuse
Je suis assis seul sur un rocher, quelque part près du chalet. Si je calcule bien, cela fait près de deux jours que tu ne m'as pas adressé parole. Tu me fuis mon bel ange.
Et moi, je reste de marbre a tout ça.
Nous avons encore trois jours avant de quitter cet havre de silence et de tranquillité. C'est assez pénible quand on sait qu'il faut s'éviter.
Je sais ce que tu penses de moi. Je suis un fou, un détraqué. Dès que nous retournerons a la civilisation, je devrai quitter l'équipe sous les bon conseil d'un médecin peut-être?
Na.
Je ne le ferai pas.
Je ne suis pas cinglé Tyson. Je suis juste moi. Je suis juste une âme troublée qui recherche une bouée de sauvetage. Je cherche mon chemin dans un monde que je ne connais pas. C'est difficile, tu sais. Très difficile.
Je ne suis pas né dans un monde douillet et magique comme toi. Je viens d'un endroit où tu n'auras jamais a aller dans ta petite vie. Je n'ai pas eu des personnes aimantes pour m'apprendre la réalité. J'étais seul.
Je suis seul.
Comment pourrais-je t'expliquer la sombre abbey? Y'a personne qui pourrait comprendre, sauf ceux qui y sont déjà passé.
Na. Je ne m'apitoie pas sur mon sort, j'essaie de trouver un moyen de t'ouvrir mon esprit. Si j'avais eu a m'apitoyer, je l'aurais fait durant les mois de tortures là-bas, pas ici.
Je sursaute et laisse tomber mon écriture.
Il m'observe.
Ses grands yeux fixés sur moi, il essaie de voir ce que je tiens dans les mains.
Il est mignon.
Je tente un sourire, j'aimerais racheter la faute que j'ai commise. Ne suis-je pas ici pour apprendre l'art de la sociabilité?
D'un geste maladroit, je lui fait signe de s'approcher.
Il hésite mais vient à moi quand même.
-Kai je…
Je le coupe et lui pointe les nuages. Ils sont solitaires dans un ciel bleu azur immense. Ils me ressemblent un peu, d'une certaine façon. Des formes quelconque qui se battent pour rester à l'endroit où elles sont mais qui suivent malgré elles le courrant du vent.
-Ces nuages sont cons. Ils essaie de cacher le soleil mais n'y peuvent rien contre le vent. Ils auront beau dire qu'ils sont assez fort pour ne pas être comme tout le monde, qu'ils peuvent diriger leurs vies comme ils l'entendent, il y a toujours ce vent qui les repousse et qui les entraînent dans le courrant qu'ils doivent suivre. Quand ils en ont marre, ils explosent sur la tête des autres mais ça sert pas à grand chose. Non, ils suivront le courrant éternellement.
Tyson n'a sûrement rien compris à ce que je veux dire. Y'avait-il quelque chose à comprendre? C'est une bonne question. Enfin, j'ai réussi à lui clouer le bec un bon dix minutes de temps, c'est déjà ça de gagné. J'aime le silence.
-…y'a un mal à suivre le vent?
Il avait ce petit air songeur et innocent qu'il a rarement. Habituellement, c'est un énervé de première qui se fiche de faire du bruit autour quand il passe ou bien qui gueule sa joie au travers de son chemin. Pourtant, il a l'air song
Un
mal à suivre le vent? Peut-être pas finalement. Peut-être que suivre les autres
c'est une option envisageable.
Tyson se rapprocha et s'assied en indien à mes côtés. Je détache mon regard du
ciel et le pose sur lui. Il me fait rire. Toujours en train de faire des trucs
imbéciles. Quelqu'un avec une personnalité extrême.
-Kai…
tu peux suivre le vent, y'a plus rien qui t'en empêche
Je souris. À quoi bon se battre finalement? C'est vrai, plus rien ne m'empêche
de suivre le reste. Le temps de l'Abbey est fini, toutes les souffrances sont
dissoutes et notre équipe connaît le succès.
Pourquoi alors je m'en fait autant?
Je ris silencieusement. Ce petit démon déteint sur moi. Bientôt, je ne serai plus le bel anti-social qu'on connaît s'il continue ainsi…
Mais j'ai l'impression que ça m'arrange.
Doucement, je dépose ma tête sur l'épaule de mon ami. Je vais laisser le courrant m'attraper et m'emmener avec lui.
Cela fait deux heures que nous sommes assis à bavarder moi et Tyson. Nous parlons de tout, de rien. Cela faisait longtemps que je n'avais rien fait de tel. La seule personne en qui j'ai eu assez confiance pour me confier fut cet imbécile de Tala. Sans doutes parce que je savais qu'il ne me jugerait pas, qu'il me comprendrait.
Naturellement, notre discussion est légère. Je veux faire un effort, mais je n'irai pas jusqu'à me livrer entièrement d'un seul coup. Après tout, je suis Kai Hiwatari.
-Si tu savais la tête de Kenny quand il a compris! C'était sûrement la première fois qu'il se trompait sur quelque chose!
Tyson me raconte ses histoires extravagantes en rigolant. C'est inouï comment ce garçon peut tout dire à n'importe qui. Je l'admire.
Je souris à chacune de ses farces idiotes qui me font rire malgré moi. Je crois que je suis sur la voie de la guérison, suffit juste de ne plus tomber.
Nous sommes assis dans le lit du chalet, il est tard et je vois que mon compagnon commence à s'endormir. Je ne me lasse pas de regarder ses mèches noires bouger lorsqu'il gesticule dans ses histoires. Je n'écoute pas vraiment ce qu'il me raconte, j'écoute seulement le son de sa voix qui perce le silence comme une musique.
-Kai?
Je hoche la tête, lui montrant que je l'entend. Il se glisse dans les
couvertures en souriant. Je l'imite.
-Tu sais… je t'en veut pas pour l'autre jour
-Je sais
Je sais petit démon.
Je le serre contre moi. Il ne proteste pas mais vient plutôt se loger contre mon épaule.
Aide moi à affronter le courrant du vent, à deux ça ira mieux.
À suivre
Merci
à tout le monde pour leur review! Ça m'aide beaucoup pour écrire la suite!
J'vous aimeuh!
