Là, action est de retour! le plan de vous-savez-qui se précise.

chap. 12 : Quand elles descendront du ciel

Une couverture blanche avait recouvert toute la région, ce qui n'avait pas empêché les cours des prétendants aux ASPICs de continuer à suivre les programmes, programmes qui avaient pris du retard par plusieurs absences, celle de Ruban bien sûr mais bizarrement celle de Rogue également. Hermione a juré l'avoir vu se tenir la poitrine comme si une douleur à l'intérieur le brûler.
- Pas possible il aurait un cœur lui, dit Ron étonné par les
révélations.
- Ça pourrait être grave, reprit Hermione, je n'ai jamais vu Rogue
rater des cours.
- Avec de la chance il sera encore souffrant d'ici vendredi, lança
Ron plein d'espoir.
- Ron ! Il est professeur, cria Hermione, il mérite du respect
n'est ce pas Harry ?
- Euh je ne sais pas, mais pour ses problèmes ce ne sont pas nos
affaires tant qu'il ne nous agresse pas pendant un de ses cours.
- Tu souhaites faire une enquête seulement pour te venger ! rugit
Hermione.
- Agresser physiquement ! Hermione, je sous-entendais
l'implication de Voldemort ! A ce nom tous deux tremblèrent mais firent comme si de rien n'était.
- Bien, oui je pense que tu as raison Harry, attendons. Les deux semaines qui le séparait des vacances passèrent si vite qu'il oublia presque qu'il l'y avait une sortie à Près-au-Lard, la veille du départ d'Hermione et de Ron, celle ci devait rejoindre ses parent dans un chalet des Pyrénées avant de visiter l'Espagne quant à Ron il ne cessait de parler de son futur séjour en Roumanie chez son frère Charlie.
- On voudrait que tu puisses venir avec nous mais tu sais que
Dumbledore refusera, et il n'y a que cette année ou les professeurs
nous laissent tranquille, dit Hermione assez gênée, c'est dommage tu
te serais mieux conduit que n'importe quel sorcier avec nous en
Espagne.
- Hé , je me serais bien conduit avec tes parent moi aussi ! rugit
Ron, et pour toi Harry tu sais je ne vois pas assez Charlie, il est
très fière que je soit dans l'équipe et il m'a promis que je pourrai
voir plusieurs dragons en liberté, bref se serait trop dangereux que
tu viennes il parait que les mangemorts y sont quand même nombreux là
bas.
- Ne vous inquiétez pas ce ne sont pas les premières vacances que
je passe seul, répondit Harry voyant bien que ses amis se sentaient
coupables, il pourrait y avoir pire que Poudlard d'ailleurs, et
j'espère bien avoir de vos nouvelles tout de même ?
- Bien sûr mais..., dit Hermione, mais c'est que nous avons pas
passé beaucoup de temps ensemble entre les cours, les entraînements et
nos charges de préfets, je.. je ne veux pas que notre amitié se perde.
- Ça n'arrivera pas ! reprit énergiquement Harry.
- Ah ça non ! rajouta Ron, qui pourrions nous avoir comme autres
amis, elle fait trop peur avec ses livres et ses bonnets tricotés,
tout le monde ne fait que s'intéresser à ta cicatrice et la réputation
de mes frères me précède. Sincèrement ce serait un miracle que nous
nous séparions. Ron avait en quelques mots rendu le sourire à Hermione, étonnant pour quelqu'un qui faisait l'inverse constamment.
- De toutes façons là maintenant on devrait se préparer pour la
sortie, il n'est pas question que vous partiez sans prendre vos
cadeaux avec vous, dit Harry pour changer la conversation qui devenait
trop nostalgique pour lui.
- Oui, en effet ! Ils pensaient descendre avec plusieurs camarades, mais ne trouvèrent que Neville, les autres devaient déjà être au village. Harry de plus, ne s'étonnait pas de ne pas voir les quatre délinquantes juvéniles et pensait qu'elles devaient préparer un de leur nouveau plan.
Malgré le fait que les rues de Près-au-Lard étaient remplies d'élèves, nos trois amis étaient parvenu à faire tous leurs achats de Noël et avaient même pu trouver une table libre au Trois Balais. Après vingt bonnes minutes, où ils se souhaitaient d'excellentes vacances et se promettant de s'envoyer mutuellement des cartes, ils entendirent des cris aigus venant de l'extérieur. Ils ne furent pas les seuls à sortir pour voir d'où ils provenaient, mais les passants également l'ignoraient, hormis qu'ils pensaient que ces hurlements naissaient par delà les nuages et n'avaient pour réponses que ceux agressifs des chiens.
Des dizaines de gens comme Harry fixaient les gris cumulus qui couvraient la région, lui même ne comprenait pas pourquoi jusqu'au moment où il crut voire au premier abord un ange, puis une chauve-sourie géante, enfin une femme démon aux ailles reptiliennes et aux membres munis de griffes, suivi de ses congénères...
- Harpies ! tous à l'abris ! crièrent plusieurs habitants.
- On dégage ! hurla Harry
- Non ! je veux dire, Hermione était paniqué mais put articuler,
Ron et moi devons défendre les plus jeunes.
- Mais c'est une attaque d'Harpies, reprit Ron en la regardant
dans les yeux, bien ! nous on descend la rue.
- Pas sans moi ! rajouta Harry.
- Mais on ne pourra peut-être pas remonter ensuite ! dit avec
fougue Ron.
- On passera par le sous-terrain d'Honeydukes s'il le faut !
- Sûrement pas tout seul vu le nombre qu'ils, qu'elles sont, dit
avec crainte Hermione la baguette à la main et se jetant dans la masse
pour rejoindre le bas du village. Les harpies s'étaient concentrées en fin de la grande rue et attaquaient quiconque bougeait, ce qui n'empêcha pas au trio de débarquer leurs maléfices devant eux pour ouvrir une voie, ils ne furent pas les seuls heureusement à venir défendre leurs condisciples, la plus part des autres préfet était déjà présent, même Neville accompagné d'autre camarades ne reculait pas face aux assaillantes. A leur arrivée la majorité des volatiles étaient encore en vol sous les aboiements de dizaines de chiens et ce ne fut que du tire sur cibles mobiles, mais leur nombre était si conséquent qu'elles finirent par toucher terre et à s'en prendre à tous ceux qui ne dégainaient pas leur baguette, les stupéfixes montrèrent vite leur inefficacité quant aux sorts particuliers aux harpies, ils ne pouvaient être utilisé prêt de passants innocents. Après deux bonnes minutes encore contrôlables par nos amis, quelques uns de leurs camarades et des centaines de morsures canines, les professeurs firent leur entrée dans la bataille, Mrs Bibine offrit une couverture aérienne, Mrs McGonagall en abattait plus que deux élèves, Firenze les décrochait des cieux à l'aide de son arc, Mrs Chourave les paralysait grâce à une poudre violette, Hagrid lançant moins de sorts que de coups de poing, Phobia découpait celles qui étaient sur son passage, M. Fliwick pour sa part arriva à la tête d'une armée d'armures qui nettoya toutes les rues de ces bestioles volantes, la majorité des enseignants avait rejoint Prés-au-lard, même Mrs Trelawney affrontait trois d'entre elles. Ce qui fut sûrement déterminant était la présence d'un étonnant dragon, plus petit que celui qu'Harry avait affronté, mais il faisait néanmoins suffisamment peur aux rapaces pour les pousser à fuir. La replie des Harpies commençait mais dans leur fuite plusieurs d'elles tentait d'enlever des élèves, Harry fut surpris de voir cette meute volante se figer en vol, avant de comprendre quel sort fut utilisé en regardant, le professeur Fliwick, Albus Dumbldore en personne libérait chaque étudiant de son école et les quelques habitants emportés, laissant le soin à ses collègues de se débarrassaient des monstres. Les trois amis continuèrent de descendre vers le la rivière qui marquait la fin du village, quand ils entendirent des bruits venant d'une des ruelles avoisinantes, ils trouvèrent trois chicaneuses les baguettes furieusement fixées vers une harpie bien vivante et tenant avec ses longues griffes le cou d'une Mafalda figée en l'air.
- Mais qu'est ce qui s'est passé ? demanda doucement Ron dans la
même position que sa sœur.
- Disons que Mafalda n'a pas eu de chance quand M. Fliwick a lancé
son charme, répondu Ginny le regard verrouillé sur la bête, la Harpie
elle était bien au sol.
- Que faisons nous alors mes chers enfants ? dit dans une voix
ocre l'harpie, la vie de cette fille ne vous intéresse peut-être pas,
si c'est le cas tentez la moindre chose et elle meurt.
- Elle ne mourra pas ! rugit Harry, ce n'est pas elle que vous
voulez n'est ce pas ?
- En effet, mais ma vie m'importe.
- Prenez moi, dit il en s'approchant, et laissez la partir, votre
maître sera ravi de me voir.
- Mais qui es tu pour penser cela ?
- Harry Potter. Prononça t-il lentement en montrant sa cicatrice.
- Le jeune Harry Potter est tellement arrogant qu'il croit être la
seule priorité de ma princesse et de son commanditaire, dit elle en
reculant, les ténèbres ont d'autres enjeux qu'un garçon prétentieux.
- Lesquels ? reprit il.
- Non, non, non, le garçon est également bête au point de penser
que je révèlerai nos buts ? voyons ! A ce mot Mafalda reprit vie, et fut jetée par la harpie sur Harry qui était trop près, elle s'envola entre les sorts lancés, les élèves la poursuivirent jusqu'à la grande rue, où ils virent que le nuage d'harpies s'engouffrait dans les bois voisins, les élèves étaient tous sains et saufs mais Harry ne put pas voir le professeur Dumbledore.
- Professeur Fliwick ! cria Hermione, joli sort ! Mais où est le
directeur ?
- Minerva a été capturée par un de ces satanés djinns, dit il
d'une petite voix essoufflée, ils ont transplané jusque dans la forêt,
Albus craignait que se soit un piège il y est allé seul.
- Mais si s'en est un ? demanda Harry, il ne se croit comme même
pas assez chanceux pour y échapper ?
- Il faudrait plus que des djinns pour vaincre Albus Dumbledore ! Continuant leur semblant d'inspection, ils espéraient voir bientôt sortir d'entre les arbres leur directeur et la responsable de leur maison, mais au lieu de cela, ils entendirent des sons et des rugissements qu'ils ne purent identifier, juste après, à la grande peur de tous les habitants, un géant apparut tenant dans sa main le corps inconscient de Dumbledore : Graup. Un troupeau de centaures les suivait et sortit de la lisière des bois armes à la main, l'un d'entre eux portait Mrs McGonagall dans un même état. Quelques harpies quittaient la cime des arbres pour retourner dans les nuages, le corps d'un troisième sorcier fut jeté à travers la clairière, Ruban se relevant n'eut le temps de voir que les regards interloqués des élèves encore présents avant de transplaner.
Les centaures avaient prétendu avoir trouvé les corps inconscients des deux enseignants en la mauvaise compagnie du géant et de mages, ils n'étaient intervenus au départ que pour la bonne raison qu'ils haïssaient plus les harpies que les sorciers. Graup, malgré les cris d'Hagrid pour le pousser à collaborer avec les enquêteurs du ministère, s'enfuit de nouveau dans les profondeurs de la forêt interdite, en ne laissant que peu de chances d'être retrouvé même par son frère, qui tenta tout pour expliquer que Graup ne pouvait pas avoir fait de mal à Albus. Ceci avant que la vieille Mopsy vienne avec sa canne pour rassembler sa propre troupe, qui s'était battu aussi vaillamment que les élèves, élèves parmi lesquels ont ne compté que trois blessés graves. Le professeur McGonagall retrouva vite des forces à l'infirmerie, mais dut prendre part intermittence la direction de Poudlard, vu que le professeur Dumbledore n'avait toujours pas reprit connaissance, il fut même dés la soirée envoyé à St Mangouste.
Au dîner elle remercia tous ceux qui avaient participé à la défense de Près-au-lard, puis les blâma de ne s'être pas mis à l'abris, Harry aperçut également le professeur Rogue qu'il ne se rappelait pas avoir vu au village, il était sans nul doute très souffrant mais ne portait pas les stigmates d'un combat. La directrice adjointe demanda en fin de repas à parler à Harry.
- M. Potter, je n'ignore pas votre intention de passer ces
vacances au sein de l'établissement, mais les derniers incidents ont
retiré bien plus que la crédibilité de ce site, dit elle d'une traite.
- Comment va le professeur Dumbledore ? coupa Harry.
- Comme je le disais Poudlard n'est plus un lieu aussi sûr depuis
ce matin, de plus ces vacances serait une occasion de rêve pour...enfin
bref veuillez préparer vos affaires pour vous rendre au quartier
général de l'ordre.
- Je ne veux pas retourner là bas !
- Je vous prie de bien vouloir faire vos bagages, vous prendrez
demain le Poudlard express, la famille Weasley a bien voulu retarder
ses départs en voyage pour vous conduire là où vous séjournerez,
d'autres membres prendront soin de vous ultérieurement.
- Je n'ai droit à aucune remarque.
- Aucune, à part peut-être, voulez vous un sapin ou des
décorations particulières pour ce Noël à Square Grimmaurd ?
- Non rien merci, dit il avec un ton résolu. Harry n'eut pas besoin d'expliquer la situation à ses amis, Ron avait déjà reçu un hibou , lui et Hermione passeront une journée de plus ensemble, ils savaient que pour Harry la perspective de passer les vacances dans l'ancienne demeure de Sirius était loin de l'enthousiasmer, tout là bas lui rappellerait son parrain. La seul chose qu'il fit avant de se coucher, fut de regarder longuement par la fenêtre, il savait que là où il irait la vue n'était pas aussi magnifique ici, et il eut la chance de revoir la dragon qui les avait secourut au village, en train de se désaltérer en vole au dessus du lac comme planent les canadairs.