Chapitre quatrième- Maybel

Assise sur le sol, près de l'eau, la Déesse de la Sagesse se leva et s'approcha tranquillement de la jeune fille. Elle posa alors sa main sur le front de cette dernière.

Je suis dans tes pensées. Je te transmet mon savoir. Notre savoir. Tu devras faire preuve de sagesse, de courage... et de force pour vivre dans ce monde. Et surtout, n'oublie pas qui tu es. Ne prend pas goût au pouvoir. Ne prend pas goût à cette vie. Ce n'est pas la tienne.

Mais Nayru... Est-ce que j'en aurai des souvenirs quand tout sera fini?

Oui. Nous ne pouvons t'enlever ce qui t'appartient. Personne ne le peut. Maintenant, le temps va avancer à une vitesse phénoménale. Tu connais l'essentiel de ce monde. Va. Vole de tes propres ailes. Et trouve le moyen de changer le destin de cette planète!

-Oui. Je ferai de mon mieux., répondit Aisha. Mais les Déesses avaient déjà disparues. Et tout allait comme sur Fast Foward ou de quoi du style comme avec la vidéo.

Elle regarda la lettre. Tout était si claire dans sa tête! Comment n'avait-elle pus comprendre l'écriture Hylienne?

''Le destin de cette planète a besoin d'être chang

Vous, terrienne, êtes l'espoir de ce royaume maudit

Din, Nayru et Farore vous ont appel

Pour qu'avec votre courage, votre sagesse et votre force

Changiez ce qui est pourtant écrit

La Triforce est nôtre, elle est notre marque sur ce royaume

Royaume maudit par la vanité et la faiblesse de ces hommes

Changez ce qui ne peut l'être par nous

Et soyez , par un coup, ce que nous sommes en trois. ''

Décidément, ces Déesses ne savaient pas trop comment faire de bonne rimes et se compliquaient la vie beaucoup trop au goût d'Aisha. Ce charabia était vraiment nul. Pas comme les vers du Choixpeau dans Harry Potter. Mais on n'en était pas du tout là...

Le temps s'était déjà replacé qu'elle ne s'en était même pas rendue compte. Le désert avait fait place à une magnifique vallée. Le vert du pâturage était flamboyant. On se serait crue dans ces annonces, à la American Dream Life, avec 4 enfants, 1 chiens, une MiniVan et une belle femme blonde toute refaite à la chirurgie esthétique. Mais on n'en était pas là du tout...

La jeune femme à la chevelure noire virevolta sur elle même et sourie au ciel bleu pur. Elle se pencha et cueillie une simple petite pensée.

''C'est un monde auquel il doit être bon d'appartenir...'', pensa-t-elle. ''Et je dois empêcher qu'il sombre dans le désespoir, coûte que coûte.''

Elle commença à marcher dans la direction du soleil levant. ''Ce doit être comme chez nous... Il se lève à l'Est et ce couche à l'Ouest. Enfin, bref, qu'est-ce que ça peut bien faire où il se lève et où il se couche?''

''Alors donc, comment ça fonctionne? Je veux... Je veux être la Princesse du Royaume d'Hyrule.'', pensa-t-elle aussi fort que ses yeux lui permettaient d'être plissé et son esprit d'être concentré.

Et ça recommença. Le temps se remit à aller à une vitesse incroyable. Tout bougeait à l'entour d'Aisha et personne ne la voyait. La première créature apparut. Puis toute un panoplie de village se construisirent devant elle. Et enfin, ça commença. Le château se construisait, les ouvriers travaillaient. Et elle regardait. Puis un village fut érigé tout près. Elle regardait, étonnée de découvrir enfin comment ils arrivaient à fabriquer de si jolie choses, avec si peu de moyen. Puis, tout repris son cours normal.

Elle était en plein milieux du village, tout près d'une très jolie fontaine. De jeunes jouvenceaux dansaient ensembles, oubliant leur vie présente. Elle se dirigea d'un pas lent vers la sortie du village pour pénétrer dans l'enceinte du château.

C'était magnifique. Il n'y avait aucune autre mot pour décrire ce que la nouvelle Princesse voyait. Devant ses yeux s'étendait un magnifique pré, avec de jolies fleurs, roses, blanches, et bleues pâles. Le vert de l'herbe brillait comme si des millions de minuscules particules de diamants y étaient incrustées. Elle s'avança vers la grille, qui bloquait l'accès direct au château, et les deux soldat qui y veillaient lui firent la révérence.

-Ho! Non, messieurs, il ne faut pas... , dit précipitamment Aisha, embarrassée.

-MiLady... , répondit un des deux soldats.

Et il ouvrit la porte grillé. La jeune femme passa la grille d'un pas léger et se dirigea vers l'entrée du château. Les gigantesques portes avait de magnifiques gravures, entre autres, celle du Triforce, magnifiquement encerclé par le feu, le vent et l'eau, se trouvant au milieux des deux portes, montrant l'importance de cet artéfact.

Deux autres soldats lui firent la révérence puis ouvrirent les portes pour laisser entrer la Princesse. Elle continua sur le couloir principale, et, n'y tenant plus, bifurqua à gauche, se laissant tenter à sa curiosité. Elle avait entendu plus d'une fois le fameux proverbe 'La curiosité est un vilain défaut.' (C'est un proverbe?) mais elle avait l'habitude de répondre à qui voulait l'entendre 'Mais aussi une très belle qualité, signe d'intelligence!'. Elle poursuivit sa route sur ce corridor, agrémenté de portraits et de vases d'or, ou encore de magnifiques cadres gravé d'or, mais ne contenant rien du tout. ''Que c'est inutile!'', se dit-elle avec dégoût.

C'est alors qu'elle arriva enfin au bout de se riche couloir. Une magnifique porte, faite d'or et d'argent, y faisait place . Le vent, bien qu'il n'en aie pas, apportait les paroles de deux personnes.

L'une avait une voix vieillotte, pas très rassuré et disons, incertaine. Tandis que la seconde était jeune, sûr d'elle, et, avouons-le, viril et très sexy. Disons que toute femme voudrait entendre cette voix lui susurrer à l'oreille de tendres mots.

Elle essayait d'imaginer le visage qui appartenait à cette voix quand elle entendit distinctement le mot. Ce mot, qu'aucune femme ne veut entendre, ne venant point d'elle ou de son fiancé. Ce mot, qui nous attire ces frissons, mais pas ces frissons de plaisirs... Ce mot, qui maintenant, dans ce monde, prenait toute sa signification.

-Je veux votre fille en mariage, Roi d'Hyrule.

Oui. Ce mot. Mariage. Aisha avait lu bien des livres et avait vu bien des films. De ces vieux trucs, de l'ancien temps, comme on disait. Ces mariages organisé, qui se passaient dans les années 20. Elle ne voulait pas se marié dans son monde, et encore moins dans celui là.

Elle entendit le Roi déglutir avec difficulté.

-Vous voulez parler de Belatrix?, demanda le Roi, une tinte d'Espoir dans le nom de Belatrix.

-Vous me prenez pour un fou? Qui voudrait cette... cette... , La voix ne trouvait de mot pour exprimer l'horreur de ce nom. Je veux la main de votre fille. La plus belle. Je veux Maybel.

Aisha soupira. Elle approcha son oeil de la serrure mais ne vit que le vieillard. Puis elle échangea son oeil pour son oreille et continua à suivre la conversation.

-Je vous donnerai une très belle dot, en échange., poursuivit la voix d'un ton amusé. Vous savez de quoi je parle...

Le Roi dégluti à nouveau, puis acquiesça. Il se leva et se dirigea vers la porte.

Aisha paniqua. ''Qu'est-ce que je fais? C'était une conversation très personnelle. Ho non... Oui! Je sais!'' Elle leva la main, poing fermé, de sens qu'on puisse penser qu'elle allait frapper à la porte, et elle attendit, le cœur battant, que cette dernière s'ouvre enfin sur elle.

La porte grinça quelque peu lorsqu'elle s'entrouvrit. Le Roi, qui s'apprêtait à sortir, suffoqua.

-Ma Princesse, mais que fais-tu ici? Tu savais bien que j'étais en réunion., questionna le Roi.

-Je... J'avais envie de vous voir., répondit-elle faussement naïve.

Mais le Roi se contenta de cette réponse.

-Maybel, tu te souviens du Prince Ganondorf Dragmir?

Aisha se retourna et ne vit personne. Puis elle regarda le Roi et une pointe d'inquiétude lui traversa l'Esprit, apparaissant dans son regard lilas.

-Ça va mon petit Lapin?, s'inquiéta son père.

La jeune Princesse acquiesça de la tête. Évidemment, elle n'était plus Aisha. Elle était la Princesse d'Hyrule, et à sa naissance, ce n'est pas elle qui à choisie son nom. Maybel était tout de même un très beau nom.

Elle détourna le regard de son 'père' le Roi, puis regarda ce Prince. Il était très grand. D'un teint plutôt basané, disons-le, très bronzé. Et ses yeux, qui la regardait si intensément, étaient rouge passion. ''Ganondorf... Ce doit être lui dont les Déesses m'ont parlé.'' Elle lui sourie faiblement et questionna son 'père' sans aucun tact.

-C'est quoi cette histoire de mariage et de dot, père?

Le Roi parut mal à l'aise, puis se reprit, pour ne pas perdre face devant son 'petit Lapin'.

-Et bien, ma chérie. Ta mère et moi..., commença-t-il, avons pensé qu'il était temps pour toi d'avoir un mari. Nous avons pensé... que le Prince Ganondorf serait un bon parti pour toi, mon petit Lapin.

-D'accord père. Et pour cette dot?, continua-t-elle. Elle détestait qu'on ne réponde pas à ses questions, et était prête à répéter bon nombre de fois pour avoir des réponses.

-He bien, chérie... , chuchota-t-il. C'est un peu gênant.

-Pourquoi?, répondit la concernée naïvement.

-Tu sais que nous avons besoin d'argent, voyons!... , conclut le Roi, embarrassé.

-Ho! Oui, j'avais oublié..., mentit-elle.

-Allons dîner, ma Princesse., continua le Roi. Prince Ganondorf, nous ferez-vous le plaisir d'être à notre table aujourd'hui?

-Avec plaisir.