Milles excuses! milles excuse c'était une erreur impardonnable, me tromper
sur le dernier chapitre! et ne pas vous offrire une conclution digne de se
nom, encore milles excuses ! ....elle vaut pourtant (je l'espère) le coup
d'être lu!
encore milles excuse et reprennez maintenant ou avant Le sept ce chapitre
charnier!
"...The last chapitre of this fic celle qui vous indroduira l'entrée prochaine de la fic suivante "titre en exclus". Elle vous dévoilera les dernier secret qui n'auront pas de grande incidence sur le prochain tome, (quoi que...)
Qu'elle régale d'écrire cette histoire, j'ose espère qu'elle vous plait ne serai-ce qu'un sixième... n'hésitez pas, Laissez un commentaire( détaillé, furtif, disgracieux, élogieux...) peu importe. Un auteur même en herbe a besoin de connaître ce que faut son récits, les bons comme les mauvais points.
lisez lentement........"
Chap 26 : La fin d'une époque
Les couloirs de St Mangouste accueillaient plusieurs familles d'élèves de Poudlard, mais seulement ceux qui attendaient les quelques blessés graves. Il ne cessait d'affluer de nouveaux médicomages arrivant pour l'urgence.
Il ne fallut qu'une minute pour que l'infirmière lui donne une bonne tape sur l'épaule en lui disant qu'il n'avait absolument rien, il le savais déjà d'ailleurs.
Kingsley ne se fit pas prier pour confier Harry aux Weasley, hormis les jumeaux restés pour veiller sur Charlie, tous ceux présents en compagnie d'Hermione reprirent le superbe portoloin à deux roues, ils arrivèrent dans un tourbillon dans le parc en face de la majestueuse porte de chêne, où Rusard essayait de crier sur les élèves pour les pousser à courir vers leur salle commune, mais Molly, plus qu'Arthur, Bill et Fleur réunis, calma ses ardeurs d'un seul regard à méduser le vent. Ils traversèrent les corridors parsemés d'étudiants de dernière année, qui flânaient comme des spectres, certain d'eux s'étaient assis sur des marches, scrutant soit les plafonds soit l'horizon des murs tapissés avec pour la plupart des habits déchirés et les écorchures allant avec.
- Comment t'appelles-tu ? interrogea Mrs. Weasley en se penchant
sur un des adolescents, tu saignes trop idiot ! viens avec moi à
l'infirmerie !
- Vous aussi les deux zigotos ! lança M. Weasley en tirant deux
jeunes garçons. Harry faillit s'asseoir au côté des quelques qui restaient, ne trouvant pas l'ambition d'atteindre le prochain étage, mais une voix venant du haut des rampes de marbre le figea sur place tel que l'aurait fait un fouet.
- M. Potter ! M. Weasley junior ! Miss Granger ! dans mon bureau
maintenant !
- Mais madame, répondit en un éclaire Hermione, j'aimerais
rassurer mes parents avant de vous rejoindre...
- Ils attendront ! coupa net le professeur McGonagall, je suis
sûrs que M. Weasley senior, les fera patienter dans une certaine
sérénité. Bill promit d'aller prévenir les parents de la jeune fille, avant qu'elle aille suivre ses deux amis dans la direction de la mystérieuse gargouille, les escaliers magiques les attendaient déjà. Le souffle court, ils tapèrent tout de même sur la porte, qui s'ouvrit seule à l'instant, tous les préfets étaient réunis devant la stature stoïque de la directrice.
- Nous sommes donc au complet désormais ! commença t'elle,
j'espère qu'il n'y pas d'autres protagonistes de l'incident
d'aujourd'hui qui n'ont pas été invités.
- Euh...excusez-moi, madame...tenta une d'entre eux.
- Non ! je ne vous excuse pas ! rugit elle de rage perdant
l'immobilisme de son visage, comment pourrais-je vous pardonner
d'avoir fait ceci ! Ces quelques mots résonnèrent dans toute la pièce devant des visages aux yeux exorbités, le silence qui s'en suivit leur permis même d'entendre le fou rire de Peeves deux niveaux plus bas.
- Etes-vous tous ici irresponsables ? nous nous sommes sûrement
trompés en début d'année en vous accordant ces badges, ...non en vous
accordant de passer cette année scolaire ici ! reprit elle avec la
même voix suraiguë, avez-vous perdu la tête en laissant partir plus
d'une cinquantaine d'élèves vers des dangers auxquels ils ne sont pas
préparés ! ce qui veux dire vers une mort certaine pour plusieurs
d'entre eux !... mais qu'est-ce qui a bien pu passer par ce qui vous
sert de cerveau en courant comme des trolls dans ce piège? ...qui a-eut
cette brillante idée ? Ron et Harry levèrent la main pendant que la femme, dont le chapeau était déjà tombé, hurlait vers le Serdaigle John Cravache.
- M. Weasley, aurais-je oublié que vous avez été nommé préfet-en-
chef ? où vous êtes vous usurpé ce rôle ? rôle que n'a pas défendu M.
Cravache ! terminant pour quelques seconde avant de reprendre vers
Harry, quant à vous M. Potter ! je suis sincèrement très déçue de
votre comportement, jusqu'à aujourd'hui vous n'aviez jamais entraîné
d'inconscients avec vous dans vos mésaventures !
- Je n'ai invité personne à me suivre ! rétorqua le jeune homme.
- Oui, bien entendu ! dit elle d'un ton acide, vous n'avez fait
que jouer le général au grand cœur, ... savez vous au moins combien de
vos soldats sont morts ?
- Trop ...finit il par murmurer.
- En effet, trop... trois pour être précis..., prononça t'elle d'un
ton plus las, ...trois...trois...pour qui j'irai parler à leurs parents dés
le levé du jour pour leur expliquer que...que...qu'ils ne verront pas
leurs diplômes, qu'ils n'entendront plus leur voix... Ces yeux plus troubles que jamais donnaient un aire si vieux au visage du professeur McGonagall qu'elle paraissait leur parler d'outre-tombe. Ne pouvant plus déglutir, sourire, grimacer, dire un mot chaque étudiant attendait la damnation que leur donnerait la directrice.
- Vous avez sacrifié ces enfants, même à cet âge ce sont encore
des enfants !, vous les avez sacrifiés pour sauver leurs parents et
ceux de nombre d'autres... sifflait elle délicatement en fixant un
tableau d'un noir intense sans personnage, ... vous avez tous, vous
réunis ici, fait ce choix en désobéissant librement à mes
instructions... que votre âme puisse supporter ce choix... car il est très
lourd ! je peux vous le jurer ! Elle termina ces mots en s'asseyant sur son fauteuil et froissant un morceau de parchemin vierge.
- Madame..., entreprit courageusement John, ...pourrions nous
également participer aux recherches... pour le corps de... de...je veux
dire, Daril était mon ami... Elle sembla réfléchir un moment, puis acquiesça de la tête avant de reprendre la parole.
- Cet entretient est maintenant fini, mais pour sortir d'ici il
faudra au préalable déposer vos badges, énonça clairement d'une voix
brisée l'enseignante de métamorphose, ...je ne suis plus sûre que vous
les méritiez encore. Néanmoins veuillez tout de même avertir vos
camarades que le départ est annoncé pour demain, il faudra bien une
journée pour remettre en état les wagons et la locomotive. Ah ! Miss
Granger voici les dossiers que vous souhaitiez, et soyez chanceuse
qu'ils furent prêt avant ce fâcheux incident ...
- Merci, bafouilla de honte Hermione.
- Oh pas vous M. Potter ! non, je n'en ai pas fini avec vous ! Malgré les regards d'encouragement que lançait Ron, Harry ne fut pas plus motivé de rester seul dans l'office de Mrs McGonagall, que d'entrer dans l'enclot du Magyare à pointes. Pourtant l'air triste de la vieille femme prit le pas sur ses rides sévères, et un souffle de fatigue brisa le pesant silence.
- Je me rappelle parfaitement le jour où vous avez attrapé en vol
ce minuscule rappèle-tout, glissa t'elle dans une ombre de sourire,
...aucune idée du risque mais un sacré talent. Aujourd'hui il n'a pas
disparu, mais l'insouciance qui l'accompagnait non plus.
- Je pense qu'elle s'est quelque peu dissipée depuis quelques
temps, reprit Harry.
- Pas autant que ça ! mais je ne vous en veux pas vraiment, sans
l'insouciance de quatre jeunes cinquième année nous serions sûrement
mort... mort tous...
- On leur avait interdit de venir ! coupa t'il.
- Et elles vous ont désobéis ? comme c'est étonnant ! répliqua
t'elle avec une expression de malice, ... oui, ces quatre petites pestes
tiennent bien de Fred et George... non en réalité elles me font plus
penser à une bande de chenapans qui ont foulé le carrelage de cette
école il y a de cela des années... vous tenez d'eux également M. Potter
!
- Tel père... souffla t'il.
- Ah ! oui, je me souviens maintenant que vous aviez un parrain
trop bavard ! lança t'elle avec mélancolie avant de perdre sa légère
jovialité, ... aujourd'hui, j'ai vu sous mes yeux... ,comme je vous vois à
présent, ...j'ai vu mourir une de mes élèves...
- ...
- ...c'est toujours horrible d'assister à la mort de quelqu'un, mais
sans être injuste c'est cent fois plus dure lorsque c'est une personne
à qui vous avez enseigné pendant sept années... une fille pleine
d'espoir et ayant un don de la nature pour ... elle m'avez rendu si
fière d'elle ... fière comme je le suis de tous mes Griffondores... Cinq
détraqueurs ont eu raison d'elle... raison de notre ...remarquable
capitaine...
- ...Katie ?! interrogea Harry abattu par ces derniers mots,
...elle...non !
- Elle en avait repoussé des dizaines, plus que plusieurs élèves
réunis...mais à terre et encerclée... et elle n'était pas la plus fragile.
- Je sais, ...j'avais demandé à Hermione... , commença t'il.
- Oui, ...on me la dit, ... « de mettre de côté ceux qui ...qui n'était
pas en forme... » , quel lourd fardeau pour elle, que pouvait elle dire
à la capitaine de notre équipe de Quidditch.
- Je tacherai de ne pas en parler, dit tristement Harry.
- Vous n'en aurez pas l'occasion je l'espère, déclara t'elle en
reprenant son chapeau, mais je voudrais maintenant discuter d'un autre
sujet, j'ai reçu un message de quelqu'un d'important, ce trouvant à
Azkaban. Je vous demande de répondre sincèrement à trois questions.
D'abord, comment ? saviez vous ? Le jeune homme sortit lentement la montre à neuf aiguilles, l'ouvrit et la posa sur la table.
- Ingénieux ce nouveau nom ! notez que j'apprécie que vous aillez
pu m'espionner depuis...
- Des mois, mais...
- Peu importe, Pourquoi ? ...pourquoi prendre une décision aussi
stupide ?
- Pour être franc, je pense que je n'aurais pas pris tant de
risque pour n'importe qui, avoua t'il, ... je... nous n'étions pas en
grande entente avant qu'il... mais je dois reconnaître qu'il était le
seul à pouvoir... à pouvoir...
- Nous sommes tous là pour vous aider M. Potter, dit calmement le
professeur McGonagall.
- ...à pouvoir être mon allié dans mon combat, et puis je pense
aussi avoir un peu de ces faiblesses qui nous rendent humain.
- Je comprend, bien maintenant pourquoi ? ... pourquoi êtes vous
encore en vie ?
- Pardon ?! répondu étonné Harry.
- Le seigneur des ténèbres a tenté à chacune de vos rencontres de
vous tuer, et par plusieurs coups de chance il a jusqu'ici échoué, je
ne vais tout de même pas les énumérer ! clama t'elle avec une voix
plus forte, aujourd'hui, face à vous, sans que vous aillez une
baguette, seul au côté de ses mangemorts et loin d'être à court de
temps puisqu'il a lui-même fait exploser le cristal qu'avait installé
Maugray ! Pourquoi diable n'en a t'il pas profité ?
- ...il a commis une erreur, une erreur qui lui sera fatale, dit il
hésitant.
- Peut-être, ou n'a t'il que suivi un de ses plans, qui lui donne
le luxe de pouvoir vous épargner pour le moment, un projet dont il est
si sûr qu'il parie votre vie dessus, qu'en pensez- vous ? demanda
t'elle en faisant réagir tous les tableaux restés impassibles
auparavant. Harry dévisagea plusieurs anciens directeurs de Poudlard, avant que son attention soit attirée par une bassine en pierre, d'où sortait de la lumière, et l'évidence lui apparut, si Phobia n'avait pas découvert toutes les énigmes de Dumbledore, c'était pour la simple raison que ces pensées les plus précieuses étaient restées en sécurité dans les murs du château.
- M. Potter ? répéta t'elle.
- Hein ?...oui, c'est très préoccupant...
- A t'il besoin de vous, M. Potter ?
- Je l'ignore, il ne me l'aurait pas dit, rétorqua t'il.
- Dans le cas contraire, vous vous seriez confié à moi, n'est-ce
pas ? l'interrogea t'elle en plongeant dans son regard.
- Heu, ...bien sûr !
- Bien, bien, dit elle sans grande certitude, vous pouvez
disposer. Faites tout de même attention, M. Potter.
Harry descendit directement dans la grande salle, les premiers rayons de soleil traversaient les vitres, perçant de mille faisceaux les couloirs. Il n'y trouva que quelques jeunes étudiants, et se mit à l'écart, préférant plonger sa tête dans un bol. Il ne la ressortit que plus d'une heure après, et découvrit en face de lui la figure blafarde de Neville.
- Neville ?! ça va ?
- Oui, oui, répondit-il perdu dans ses pensées.
- J'ai appris pour Bellatrix...
- Elle a tenté de m'agresser, ma grand-mère n'a fait que me
protéger ! répliqua t'il immédiatement comme un automate, ...elle a
essayé de me blesser, ma grand-mère a du agir.
- Heu... oui, c'est normal, reprit Harry quelque peu surpris par
l'attitude du jeune homme. Il sortit d'ailleurs un instant plus tard, dans le parc et se dirigea vers l'une des nappes de pique-nique, celle autour de laquelle plusieurs têtes rousse tournaient. M. Weasley était à part en pleine discussion avec sa fille, encore petite pour lui, Mrs. Weasley au centre chouchoutait un Charlie recouvert de bandage devant les allusions moqueuses des deux jumeaux, ravis de revenir au château sans leur uniforme, Bill était quant à lui assis plus à l'ombre au côté de son frère cadet. Bien qu'il ait donné de faux sourires à Harry en sortant du bureau principal, il semblait avoir plus que quiconque été touché par les mots du professeur, et ce n'était pas tache facile pour l'ancien préfet en chef de convaincre son frère que sa conduite n'était pas directement responsable des morts. Harry s'assit un certain temps sur ce tissu écossais, ressemblant plus à un patchwork qu'à une nappe, il prit des nouvelles de Charlie, qui ne pourrait pas voler sur un balais avant des mois, mais ne paraissait pas garder d'autres graves séquelles. Quand la famille se rassembla enfin, Molly sortit d'un sac une petite casserole en apparence, mais sa profondeur aurait permit d'y placer un veau, heureusement pour leur estomac contracté, seule une délicate soupe s'y trouvée. Pendant que chacun en prenait une louche, Arthur voulut féliciter Ron et Harry pour leur projet avant de se restreindre, Ron ne ronchonnait plus que sur l'absence d'Hermione.
Harry tenta de prendre plaisir à ce déjeuner dans l'herbe, mais fut vite distrait par une femme se levant d'un autre tapis plus en contre-bas. Cette même personne avait frappé Lenny la veille dans un des compartiments du train, et faisait maintenant un signe de la main à un de ses amis, Dean en pleine manœuvre avec Seamus pour refermer cette fichue cage détenant leur travaux pratiques. Harry bondit pour rattraper la femme marchant tranquillement vers le lac, il hésita longuement à dire quelque chose.
- Heu, ...excusez moi madame, vous êtes bien la mère de Dean ?
commença t'il.
- Oui, Mélanie Grimm, pourquoi ? répondit elle avant de
reconnaître, ah... Harry Potter, si je ne me trompe pas, Dean vous a
assez bien décrit.
- Oui, ...c'est bien moi, dit il gêné, pour hier ...
- Il y avait beaucoup de monde, des démons et dans cette agitation
il a réussi à s'enfuir ! coupa nerveusement Mrs Grimm, ...je n'ai rien
pu faire. Harry écoutait sans vraiment saisir le sens de ces paroles, il réfléchissait en se grattant de la façon la plus appropriée pour annoncer ce qui le tracassait.
- Ecoutez, ...il voulait s'excuser... il savait qu'il aurait du être
plus présent... il aurait voulu... enfin il désirait que vous... et lui...
sachiez qu'il était fier... plus fier que... enfin, il... c'était ses
derniers mots. Pendant que le jeune homme tentait d'imbriquer ses brides de phrases, le visage maternel changeait à chaque mot qui sonnait, son masque de joie se décomposa pour laisser apparaître quelques larmes au dessus de ses joues.
- Je suis désolé..., continua Harry, ...j'étais là, ... à Azkaban
lorsqu'il... il est mort, ...il ne m'avait pas dit clairement qui il
était...
- Dean ne le connaît pas ! coupa de nouveau la femme dont la voix
tremblait par l'émotion maintenant, ...pas même son prénom ! je voulais
lui parler de lui ces vacances... après qu'il ait essayé de me cacher,
dans le train bien sûr... maintenant que Dean est plus âgé et que nous
vivons si loin du monde magique, je m'étais enfin décidé... il aurait pu
au moins le voir une fois par an... en secret évidemment...
- Encore une fois, je suis désolé... je voulais... je devais..., essaya
encore Harry sans trouver les mots qu'il cherchait. Il resta à ce même endroit, où les ondulations de l'eau venaient lécher la semelle de ses chaussures, tandis que Mrs. Grimm encore la main sur la bouche retournait vers son repas, autour duquel son fils et le clan Flinigan discutaient presque joyeux. Il ne put pas, pendant un certain temps, tourner la tête vers cette nappe, mais quand il le fit, il ne vit que le visage tour à tour surpris, choqué, puis colérique de Dean Thomas. Comment aurait il pu prendre bien la nouvelle, et ce ne fut en tous cas pas le cas, après quelques échanges apparemment violents, il courut vers la lisière de la forêt et disparut à travers les arbres, ni les cries, ni un Seamus essoufflé avant les bois ne put le retenir.
Assis sur le sable noir, il se laissa bercé par le rythme de métronome des petites vagues, jusqu'à ce qu'un bruit de porte ne le sorte de son songe. La cabane d'Hagrid s'était ouverte, et il en sortit de là les trois membres de la famille Granger, accompagnés de Fleur et bien sûr du propriétaire des lieux. Harry fit de grands gestes pour attirer ce beau monde vers le pique-nique des Weasley, mais Hermione n'y prêta pas la moindre attention quant à Hagrid il fit une sorte de grimace à la vue d'Harry, du moins selon la petite partie de sa figure non recouverte par sa barbe. Le demi-géant semblait les escorter vers un de ses enclos, probablement celui des Sombrales.
Harry se leva et tenta de les rattraper, ne comprenant pas leur comportement, mais il tomba sur le pire quatro qu'il aurait pu croiser sur le chemin, Drago Malfoy, ses acolytes et un souriant Théodore Nott.
- Potter ! que fais-tu par ici ? interrogea gaiement Drago,
toujours à courir derrière les ennuis ?
- Ça ne te regarde pas Malfoy ! répliqua froidement Harry.
- Non, en effet cela ne nous regarde pas ! lança aussi
sournoisement Théodore, ...il serait d'autant plus dommage de
s'intéresser à un pauvre orphelin, qui n'a comme famille qu'un géant.
- Et une bande de belettes ! rajouta Drago, mais si un jour tu
veux voir ce qu'est une vraie, grande et puissante famille passe à
notre manoir, mon père t'accueillera chaleureusement.
- A t'il appris la nouvelle d'Azkaban ? demanda Théodore, ...oh !
que suis-je bête il y était ! Un rire se dessinait devant les quatre Serpentards, plus étonnés qu'agacés.
- Ton père ?! s'exclama Harry, ...ah ! Drago toujours des
raisonnements et jamais la bonne déduction !
- Que veux tu dire Potter ? reprit énervé le jeune Malfoy.
- Il a du s'y plaire durant cette année, loin de toi ! car il n'a
pas voulu quitter les lieux hier, il y est toujours je suppose !
répondit-il avec le sourire. Malfoy faillit lancer un sort au jeune homme, qui s'y était préparé, mais il fut arrêté par la main de Théodore.
- Ce n'est pas comme cela que nous faisons ! dit il en maintenant
dans sa main la baguette de Drago...on prendra notre temps... Harry fut tout de même quelque peu inquiété par ces paroles, mais ne resta pas près d'eux pour chercher à entendre ce qu'ils mijotaient et préféra poursuivre la mystérieuse fuite de ses amis. Arrivé dans une clairière, quelle ne fut pas sa surprise en tombant nez à nez face à deux de ses anciens professeurs de défense contre les forces du mal, ensemble sur un banc, ayant chacun une mine effroyable.
- Professeurs ! lança Harry content de les voir dans un état
relativement bien.
- Harry... combien de fois devrons nous te répéter que nous ne
sommes plus tes professeurs... dit Ruban dans un clin d'œil en tenant sa
canne, toujours à chercher des problèmes ?
- Ah...il tient de son père... soupira Remus dont l'humeur semblait
plus douce.
- Pourquoi tout le monde me pose la même question ? s'indigna
faussement Harry, non... je voulais parler d'un sujet particulier avec
Hermione, je pense qu'elle est passait par ici.
- Hermione ? demanda Ruban en interrogeant du regard Lupin, pas vu
!
- Moi non plus ! ajouta son complice.
- Vous êtes de pitoyables menteurs ! s'exclama abattu et souriant
Harry.
- Menteur ?! je suis vexé ! réclama le professeur Indou pendant
que Remus utilisait enfin certain zygomatiques rouillés.
- Je ne les trouverais pas, c'est ça ? déclara Harry en allant
s'assoire à leur côté, ce n'est pas grave, il y a encore le grand
banquet ce soir ! ( puis dévisageant les deux adultes) heu, vous allez
bien tous les deux ? ...je sais ce n'est pas mes affaires, mais...
- Qui commence ? coupa Remus.
- D'abord ! reprit Harry, vous vous connaissez ?
- Crois-tu que ce soit un hasard que nous ayons tous deux été tes
professeurs de défense ? interrogea Ruban pour réponse.
- Non...bien sûr, ...en fait si ! la moitié était bien des incapables,
relança Harry.
- C'est juste ! disons alors que c'est une trop longue histoire,
plaça-t-il d'une voix éthérée.
- Sans vouloir être indiscret, comment avez vous pu épouser une
druide noire ? tenta Harry, enfin je veux dire... et ne pas en avoir
parlé.
- Ah... je n'ai tout simplement rien dit car je n'ai jamais épousé
une druide noire ! répondit il, non, Phobia alias Eugénie, était la
moldue la plus dégantée que je n'avais jamais vu. On s'est fiancer en
moins d'un mois ! et le fait que je sois sorcier n'était en rien un
problème, son frère en était un. Nous voyagions de pays en pays, de
projet de recherche en projet de recherche, peu de gens peuvent se
vanter d'avoir fait réellement le tour du monde. Cette vie qui l'avait
attirée, lui est devenue fade, de plus au même moment elle était
tombée enceinte ! Il tremblait d'un sourire à ces anecdotes, ses mains frottant son bâton, pendant que ses yeux semblaient fixer les diaporamas de son récit.
- ... je l'avais appris à Bali ! continuait il, et comme depuis peu
elle ne vivait plus qu'à Londres, j'ai donc échangé mon site de
fouille. Le seul de libre de près était en Bretagne ; un vieux village
gaulois ! ce fut les sept mois les plus intenses de ma vie, un futur
bébé et la chance de retrouver les rites de la cérémonie des druides,
et oui... sept mois ...seulement sept mois ! l'accouchement est arrivé
trop tôt... je n'ai même pas était prévenu, ce qui n'aurait rien changé... Sa voix se faisait de plus en plus lourde et fragile, tandis que sa mâchoire était secouée de quelques tremblement amortis par sa main gauche.
- ...les ...les prématurés ont, même chez les sorciers, un fort... trop
fort taux de mortalité...
- Ruban...
- Non, ça va, ...elle devait s'appelé Lucia... bah ! on peut dire que
je l'avais mal pris, tellement que je n'ai pas pu aider ma femme.
C'est là qu'elle a commencé à me haïre... avec une bonne raison
d'ailleurs ; le « grand mage du conseil de l'ordre » ne supportant
plus sa peine, ne rentrant plus chez lui et se jetant à corps perdu
dans son travail. Ah... mon travail , oui , il allait me damner ! ...je
l'avais enfin trouvé ce secret qui rendait possible la cérémonie,
...fantastique non ? je le pensais ...avant... avant même que je ne mette à
jour mes notes, elle la réalisait... dans notre salon ! avec le brasier
nécessaire, c'était notre canapé et notre lit qui brûlaient, ... brûlait
comme mon mariage ! et en moins de cinq minutes mon épouse névrosée
s'était transformé en une druide noire psychopathe... Il partit dans un fou rire hystérique, entre la folie et les larmes.
- ...ah ! c'est con, mais on ne s'était jamais demandé pourquoi les
magiciens n'avaient rien tenté contre les premiers druides noires,
c'est que les moldus ont du s'en occuper avant ! ...oui ! les druides
noires sortant d'une cérémonie sont contrairement à leur descendant,
de véritables fous ! ...
- Mais... Phobia...
- Phobia, oui Phobia ...me haïsait plus que tout, par dessus de la
folie, au delà des alliance contre-nature ! désormais et ferait tout
pour me faire payer... cette petite vengeance est devenue une quête,
...une très longue quête, dit il avant de se lever en s'appuyant sur son
bâton, messieurs, je pense que vous devez comprendre qu'il y a
certains secrets que l'on préfère cacher, je pense que c'est poussé
par une certaine culpabilité. Bien je pense devoir vous laisser
maintenant, mais avant vous devriez me passer ce pendentif, Remus. Le second homme fatigué sortit de sa poche une chaîne à laquelle était sertie un cristal aux teintes bleuté, qu'il mit dans la main de Ruban.
- Bien au revoir messieurs ! reprit il avec un nouveau visage
plein de vie, ...et pendant que j'y pense, Harry, excuse moi pour la
moto de ton parrain, mais il fallait que je te sauve la vie ! Malgré son état, il quitta vite cette clairière, dans la direction de la forêt interdite et sans un bruit glissa dans l'ombre des arbres.
- Part hasard, reprit Harry, il n'aurait pas trouvé la potion Tue-
loup ?
- Oui, touché, répondit dans un rire Remus, pour être précis, il
l'a retrouvé, c'est notre Indiana Johns !...
- Comment ça s'est passé hier ? demanda t'il à mi-voix.
- Mieux que la dernière fois... bien mieux grâce à un certain ami,
prononça lentement Lupin en laissant apparaître une légère expression
de satisfaction, ...la potion est très reposante, elle calme la bête qui
rode dans ma tête à ma place, c'est même son but ! mais depuis toutes
ces années, je craignais ne plus pouvoir maîtriser mon démon dans un
cas... un cas comme celui de la cabane hurlante ...ou de noël dernier.
Mais hier ! il n'y avait que le loup et moi et quand un cerf assez
familier m'a pris entre ses bois... j'ai sentis un courage remonter en
moi, je pense avoir fait, sans vouloir me lancer des éloges, pas mal
de dégâts dans les rangs de Voldemort, je me suis presque contrôlé
pendant la bataille. Je devais être uni avec le monstre, le désir de
déchiqueter les détraqueurs vient de lui, fit il remarquer avec un
sourire.
- Puis Tonks... proposa Harry.
- Heu... oui, admit il presque gêné, oui, ...si ton cerf m'a réveillé,
c'est bien elle qui m'a dompté et ma poussé à me réfugier dans la
vieille cabane hurlante! quel cran quand même !
- Tenir tête, sans baguette à un loup-garou ! s'exclama Harry,
c'est plus que du cran.
- C'est de... de...
- C'est la bonne question, réfléchissez-y ! dit il implicitement
en quittant sa place, je suis content que l'on ait tout de même reprit
ce maudi cristal ! dommage qu'il ai encore la croix de Genève, elle
est bien tordue, n'est-ce pas ?
- Ho ! subtile ! très subtile, Harry ! répliqua Remus, je sais
que tu l'a rencontré hier, mais non, Severus n'est pas un Vampire, du
moins pas proprement dit ! mais il est vrai qu'elle a un certain
pouvoir sur lui.
- Un contrôle qui va jusqu'à ?
- Normalement, pas jusqu'à la mort s'il y met du sien, mais il ne
t'aime franchement pas Harry, dit il presque amusé avec ses cernes
noirs, il n'a pourtant pas tué Maugrey, alors qu'il était envoyé pour
le faire, sûrement, et déclencher leur petit cheval de Troie ! il
était d'ailleurs le seul à pouvoir faire un mélange capable d'inhiber
l'énergie des protections qu'avait installé Fol'œil.
- Il peut donc perdre son contrôle à n'importe quel moment ?
demanda Harry.
- Possible, mais il est comme moi dans ce cas, si tu me laisses
une chance, fait de même pour lui, nous devons tous deux refouler des
pulsions.
- J'essaierai, mais il est loin d'être aussi sympathique que vous.
- Aucune comparaison n'est possible ! s'écria Remus en rendant sa
jeunesse à son visage.
Le fameux repas de clôture fut, s'il était possible, plus bizarre que tous ceux auxquels il avait assister. Bien entendu toutes les banderoles étaient noires pour porter le deuil des dix morts durant l'attaque du train, leur noms furent ainsi cités, suivis de petit discours ou embryon d'éloge funèbre. Mais ces déclarations ne parvinrent pas à atteindre la conscience d'Harry déjà emprise dans des pensées aussi sombre que la décoration. Les identités des trois élèves, six parents et de l'aurore, raisonnèrent longuement. La grande salle était plus déséquilibrée que jamais, les parents, dont la présence n'était plus secrète depuis la tragédie, s'étaient joins aux tables de leur enfants sous l'invitation de la directrice, tandis que la table des professeurs n'était on ne peut plus parsemée de chaise vide, en effet hormis le trône libre au côté de McGonagall, les places de professeur de défense contre les forces du mal, de potions et de soins aux créatures magiques étaient tout autant inoccupées.
Mais une autre absence marqua l'esprit d'Harry et de Ron, celle d'Hermione, qu'il ne parvenaient pas à s'expliquer, comme son attitude le matin même. Questionnement que ne semblait pas encourager le reste de la famille Weasley, qui prenait à elle seul, un cinquième de la table des Griffondores, trouvant comme simple réponse qu'il pouvait y avoir une centaine de bonnes raisons, ce qui ne fit pas critiquer Harry qui n'avait lui-même pas assisté à celle de l'an passé. Il semblait qu'il était de plus en plus dure de quitter Poudlard chaque année, mais cela était peut-être du aux événements toujours aussi dramatiques qui touchaient l'entourage du jeune homme, et ce ne fut pas sans une petite douleur dans sa poitrine qu'il referma sa grande malle pour retrouver plus bas ses condisciples, toujours dans l'attente des calèches, dites « sans-chevaux ». Attente d'ailleurs bien longue qui se conclut par l'arrivée d'un Hagrid somnolant tirant derrière lui la file de véhicules. Grâce à l'acharnement de certains parents pour vérifier l'état de la locomotive, Harry eut suffisamment de temps pour prendre à part son géant ami.
- Non vraiment ?! s'écria Harry, mais c'est magnifique !
- Ah ! oui, oui, c'est Mrs. Bones qui me l'a dit elle même, «
rugit doucement » Hagrid, je pense que l'aide spontané qu'il nous a
donné face à cet autre géant a été le plus influent ! mais je remercie
tout de même Ruban qui a démoli le procès à charge des enquêteurs en
deux-trois explications.
- Et maintenant ? je veux dire que va t'il devenir ? interrogea
t'il.
- Après tous ces mois de fuite dans la forêt, commença t'il avec
une large bouche, je pensais qu'il voudrait retourner dans les
collines d'Europe centrale... je lui ai même proposé ! mais il a refusé...
je crois qu'il s'est attaché à moi et à sa nouvelle maison.
- Et le ministère n'a rien contre ? s'étonna Harry.
- Qu'elle grande femme cette Amélia Bones ! elle protège Graup de
toute expulsion du territoire Britannique et de représailles
injustifiées.
- Magnifique ! encore une fois magnifique, je suis heureux pour
vous ! s'exclama Harry, je suppose que c'est pour cette affaire que
vous avez manqué le banquet d'hier.
- Non, bien sûr, je reconduisais..., ah ! Harry ! tu recommences à
trop me faire parler, dit il presque vexé.
- Non, ne me dites pas que..., reprit il choqué en épiant la foule,
...elle n'est plus là ?!
- Disons que certains élèves ont eu l'autorisation de partir plus
tôt, essaya sans peu de conviction Hagrid, le train n'est pas
infiniment grand... et puis ses parents s'étaient gravement inquiétés...
enfin bref...
- Et elle n'est pas venu nous le dire ?! s'interloqua t'il.
- Elle n'a pas du avoir le temps... proposa t'il avec une grimace.
- Le temps ? on parle d'une fille qui a suivi plusieurs cours aux
même heures ! le temps elle sait le prendre si elle le veut ! ... Harry reprit la direction des wagons, encore plus énervé, et ne prêta aucune attention aux gens qu'il bouscula sur son passage.
- Harry, hurla de nouveau Hagrid, prends soin de toi ! et reste
sur tes gardes, beaucoup de choses ont changé ! plus que tu ne le
pense.
- Je sais...je sais..., répondit-il avec plus de mélancolie que de
colère dans la voix. Il chercha un moment le compartiment où avait bien pu se poser les amis qui lui restés, Harry ouvrit un compartiment archicomble de têtes rousse, où seul Ron était encore inscrit officiellement à Poudlard.
- Tu ne devrais pas aller surveiller les plus jeunes ? lança
Harry.
- Seuls les cinquième année ont gardé leur badge, qu'ils se
chargent seuls des premières ! clama un Ron boudeur devant l'air
attristé de sa mère, ...alors tu vois je reste ici, ...euh je pense qu'on
va réussir à te faire une petite place...
- Non, coupa t'il, je crois entendre les Chi... les quatre chipies
dans le compartiment d'à côté, ce sera aussi chaleureux !
- Je pense venir vous rendre visite à toi et à Hermione après,
reprit il sous les regards gêné de son ami. Harry ouvrit enfin l'autre pièce où Ginny était en plein récit des éloges que son père avait fait sur leur « remarquable » restauration de la Ford Angéla, bien qu'il n'ai pas était surpris qu'elles aient du acheter à Barjow et Beurk le générateur d'apesanteur. Les filles furent à peine dérangé par l'intrusion du jeune homme, qui fut vite suivi par celle de Seamus et de Neville. L'un souriant l'autre toujours troublé par sa dernière expérience ferroviaire, il demanda plusieurs fois, à chaque tronçon en fait, si la voie avait bien été re-sécurisée, mais ses mots les plus récurants furent sans conteste les brefs descriptions de sa sage, vaillante, honorable,... grand-mère le sauvant lui de l'ingérable Bellatrix. Ses six camarades avaient entamé depuis peu une bataille explosive sous son regard rêveur, pendant qu'il occupait son temps à flâner entre les pages de son album photos. Les visages défilaient dans des situations plus ou moins cocasses, quand un portrait plus sérieux de ses parents lui inspira une certaine mélancolie, ils se tenaient face à l'objectif lui faisant un signe de la main, dans la même posture q'ils lui étaient apparus dans le miroir de Riséd. Dumbledore ! Que se sentait-il bête ! C'était lui qui lui avait avoué voir dans cette mystérieuse glace une simple paire de chaussettes en laine, mais Phobia avait apparemment vu en lui autre chose, un désir plus profond qu'un cadeau de Noël.
Après de longues heures, plusieurs parties et des questions incessamment répétées, Ron entra avec une certaine fougue dans le compartiment, dû à un enthousiasme dégagé par on ne sait quoi, mais cette poussé d'énergie disparut lorsque qu'il semblait scruter plus en détails les occupants.
- Elle n'est pas là Hermione ? interrogea étonné Ron.
- Ben, non elle est partie ! lança légèrement Seamus avant de
recevoir un coup de coude de la part de Ginny si fort qu'il se plia
presque en deux.
- Quoi ?!
- Oui, elle est partit hier, en calèche ou ...à vrai dire je ne sais
pas comment...
- Sans rien dire ? reprit abattu Ron.
- Elle n'aime peut-être pas les adieux, et puis si elle voulait
profiter de ses vacances... parce que les autres écoles commencent bien
plus tôt... Aïe ! rugit Seamus venant de prendre un second coup de
coude.
- Comment ? dirent d'une voix Harry et Ron. Mais Seamus ne dit rien et regarda quelque peu effrayé la jeune Weasley, mais elle ne put rien faire lorsque les deux autres le prirent par les épaules pour l'entraîner dans le couloir.
- Qu'est-ce que tu sais ? formula Ron.
- Ben, tout ce que j'ai appris, c'était en écoutant, ...je veux dire
entendant, une discussion de Parvati et de Lavande, répondit-il, elle
parlait des tableaux mises en place à son arrivée qu'elle décrochait
pour la première fois, de plusieurs formulaires qu'elle avait fait
signer à des professeurs, et des hiboux envoyés pour une inscription...
- Il n'y a donc aucune preuve sérieuse ! s'exclama Harry, ce peut
tout aussi bien être une simple colonie de vacances, ou un club...
- Mais que suis-je bête ! coupa Seamus, c'était pourtant évident,
une colonie ! moi qui y envoyait toujours mes bulletins de notes !
...non sérieusement.
- Et à quelle école ? demanda avec intérêt Ron.
- Justement c'était le parie que faisait les filles, reprit il
normalement, elles ont toutes misé sur Durmstrang, pour ...la proximité
d'un certain Viktor ! ...personnellement je penche pour l'institut de
sorcellerie de Salem, je n'ai rien contre la Bulgarie mais les
Américains parlent notre langue. Pendant qu'Harry n'en croyait pas ses oreilles, Ron était devenu semblable à un zombi et retourna dans son compartiment initial comme l'aurait fait un somnambule. Seamus passa devant un Harry immobile pour tenter, à ses risques et périls, de reprendre ses affaires entre les griffes d'une Ginny clairement fâchée.
Dans cet état de choc, l'arrivée à la gare de King's cross ne tarda guère, et avec elle le moment tant redouté de devoir revenir entre les mains toujours moins charmantes des Dursley. Les au revoir se firent dans une grande rapidité, pour le plus grand plaisir de l'oncle Vernon, qui poussa les bagages d'Harry plus soigneusement que lui dans l'automobile. Sans faire un vrai dîner digne de ce nom, notre cher sorcier monta vite se coucher sur le matelas qui serait selon les plan de McGonagall et d'Amélia Bones, son lit pour les deux prochains mois.
Il marchait dans un long couloir sombre, traversant, une pièce circulaire éclairée pas des bougies bleutées, une salle immense longée par des étagères et des armoires en verre, pour atteindre le haut d'un escalier, le menant au bas de gradins face à un socle sur lequel une imposante arche en pierre où un voile noir ondulait au rythme d'un cœur. Il resta un long moment sans faire un pas de plus, laissant venir à lui les souffles de voix transcendant le rideau, avant d'enfin s'en rapprocher. Les murmures étaient, même l'oreille tendue, trop faibles et indissociables. Fatigué de cette attente Harry prit un peu de recule avant de crier.
- Voldemort ! ... Voldemort ! ... Voldemort ! Mais un silence de mort ne fit que suivre à ces échos.
- Voldemort !... Voldemort ! ... je sais que vous m'entendez ! ...
Voldemort ! Un brouillard noir et fin apparut dans la salle, et le noya dans l'obscurité pendant qu'un bruit sourd naissait dans le coin le plus éloigné.
- Voldemort ! persistait Harry, Voldemort ! ...
- Assez ! assez, ma patience à des limites ! hurla une ombre
grande comme trois hommes en tenant un semblant de masque, mon nom
n'est pas digne de sortir de ta bouche rappelle toi, Harry ! je
n'apprécierais pas de devoir te le faire comprendre par un moyen
extrême !
- Cessez vos menaces ! répliqua le jeune homme, ce n'est ni dans
votre intérêt ni dans le mien.
- As-tu donc réfléchis à ma proposition ? demanda sournoisement le
serpent de brume tournant autour d'Harry, je ne pensais pas que ce
serait si tôt !
- Ne rêvez pas ! reprit il, je ne trahirai jamais l'Ordre ni qui
que ce soit dans un songe.
- Pourquoi m'appeler ? interrogea la nuée noire.
- Je... je veux négocier un échange, quelque chose qui ne regarde
que nous deux, répondit il devant les yeux rouges réjouis, l'âme
d'Albus Dumbledore contre ce que vous désirez le plus, ....la prophétie,
la seule et l'unique !
Fin
Mille excuses! encore mille excuses ! je uis un gouja !!! pardonnez moi ( Review comme même ) Promi ! une suite, (si l'attente se fait trop forte), d'ailleurs l'histoire ne fait que s'étauffer, et semble se diriger vers une conclusion en apogée (c'est bien mon plan!). Pour vous maintenir aux aguets j'offre dés maintenant le titre de la prochaine fic. Je pense rajouter d'ici peu un bonus, où je repondrai à chacun de mes reviewers personnellement ainsi qu'aux quelques questions qui peuvent vous traquacer, ex: pourquoi ce titre de chapitre? ...qui est-ce? ...etc.. Alors posez vos interrogations, en même temps que vos commentaires sur l'intégralité du Masque de Jade!
A suivre dans le prochain Tome : Harry Potter et le sceptre de Grindelwald
"...The last chapitre of this fic celle qui vous indroduira l'entrée prochaine de la fic suivante "titre en exclus". Elle vous dévoilera les dernier secret qui n'auront pas de grande incidence sur le prochain tome, (quoi que...)
Qu'elle régale d'écrire cette histoire, j'ose espère qu'elle vous plait ne serai-ce qu'un sixième... n'hésitez pas, Laissez un commentaire( détaillé, furtif, disgracieux, élogieux...) peu importe. Un auteur même en herbe a besoin de connaître ce que faut son récits, les bons comme les mauvais points.
lisez lentement........"
Chap 26 : La fin d'une époque
Les couloirs de St Mangouste accueillaient plusieurs familles d'élèves de Poudlard, mais seulement ceux qui attendaient les quelques blessés graves. Il ne cessait d'affluer de nouveaux médicomages arrivant pour l'urgence.
Il ne fallut qu'une minute pour que l'infirmière lui donne une bonne tape sur l'épaule en lui disant qu'il n'avait absolument rien, il le savais déjà d'ailleurs.
Kingsley ne se fit pas prier pour confier Harry aux Weasley, hormis les jumeaux restés pour veiller sur Charlie, tous ceux présents en compagnie d'Hermione reprirent le superbe portoloin à deux roues, ils arrivèrent dans un tourbillon dans le parc en face de la majestueuse porte de chêne, où Rusard essayait de crier sur les élèves pour les pousser à courir vers leur salle commune, mais Molly, plus qu'Arthur, Bill et Fleur réunis, calma ses ardeurs d'un seul regard à méduser le vent. Ils traversèrent les corridors parsemés d'étudiants de dernière année, qui flânaient comme des spectres, certain d'eux s'étaient assis sur des marches, scrutant soit les plafonds soit l'horizon des murs tapissés avec pour la plupart des habits déchirés et les écorchures allant avec.
- Comment t'appelles-tu ? interrogea Mrs. Weasley en se penchant
sur un des adolescents, tu saignes trop idiot ! viens avec moi à
l'infirmerie !
- Vous aussi les deux zigotos ! lança M. Weasley en tirant deux
jeunes garçons. Harry faillit s'asseoir au côté des quelques qui restaient, ne trouvant pas l'ambition d'atteindre le prochain étage, mais une voix venant du haut des rampes de marbre le figea sur place tel que l'aurait fait un fouet.
- M. Potter ! M. Weasley junior ! Miss Granger ! dans mon bureau
maintenant !
- Mais madame, répondit en un éclaire Hermione, j'aimerais
rassurer mes parents avant de vous rejoindre...
- Ils attendront ! coupa net le professeur McGonagall, je suis
sûrs que M. Weasley senior, les fera patienter dans une certaine
sérénité. Bill promit d'aller prévenir les parents de la jeune fille, avant qu'elle aille suivre ses deux amis dans la direction de la mystérieuse gargouille, les escaliers magiques les attendaient déjà. Le souffle court, ils tapèrent tout de même sur la porte, qui s'ouvrit seule à l'instant, tous les préfets étaient réunis devant la stature stoïque de la directrice.
- Nous sommes donc au complet désormais ! commença t'elle,
j'espère qu'il n'y pas d'autres protagonistes de l'incident
d'aujourd'hui qui n'ont pas été invités.
- Euh...excusez-moi, madame...tenta une d'entre eux.
- Non ! je ne vous excuse pas ! rugit elle de rage perdant
l'immobilisme de son visage, comment pourrais-je vous pardonner
d'avoir fait ceci ! Ces quelques mots résonnèrent dans toute la pièce devant des visages aux yeux exorbités, le silence qui s'en suivit leur permis même d'entendre le fou rire de Peeves deux niveaux plus bas.
- Etes-vous tous ici irresponsables ? nous nous sommes sûrement
trompés en début d'année en vous accordant ces badges, ...non en vous
accordant de passer cette année scolaire ici ! reprit elle avec la
même voix suraiguë, avez-vous perdu la tête en laissant partir plus
d'une cinquantaine d'élèves vers des dangers auxquels ils ne sont pas
préparés ! ce qui veux dire vers une mort certaine pour plusieurs
d'entre eux !... mais qu'est-ce qui a bien pu passer par ce qui vous
sert de cerveau en courant comme des trolls dans ce piège? ...qui a-eut
cette brillante idée ? Ron et Harry levèrent la main pendant que la femme, dont le chapeau était déjà tombé, hurlait vers le Serdaigle John Cravache.
- M. Weasley, aurais-je oublié que vous avez été nommé préfet-en-
chef ? où vous êtes vous usurpé ce rôle ? rôle que n'a pas défendu M.
Cravache ! terminant pour quelques seconde avant de reprendre vers
Harry, quant à vous M. Potter ! je suis sincèrement très déçue de
votre comportement, jusqu'à aujourd'hui vous n'aviez jamais entraîné
d'inconscients avec vous dans vos mésaventures !
- Je n'ai invité personne à me suivre ! rétorqua le jeune homme.
- Oui, bien entendu ! dit elle d'un ton acide, vous n'avez fait
que jouer le général au grand cœur, ... savez vous au moins combien de
vos soldats sont morts ?
- Trop ...finit il par murmurer.
- En effet, trop... trois pour être précis..., prononça t'elle d'un
ton plus las, ...trois...trois...pour qui j'irai parler à leurs parents dés
le levé du jour pour leur expliquer que...que...qu'ils ne verront pas
leurs diplômes, qu'ils n'entendront plus leur voix... Ces yeux plus troubles que jamais donnaient un aire si vieux au visage du professeur McGonagall qu'elle paraissait leur parler d'outre-tombe. Ne pouvant plus déglutir, sourire, grimacer, dire un mot chaque étudiant attendait la damnation que leur donnerait la directrice.
- Vous avez sacrifié ces enfants, même à cet âge ce sont encore
des enfants !, vous les avez sacrifiés pour sauver leurs parents et
ceux de nombre d'autres... sifflait elle délicatement en fixant un
tableau d'un noir intense sans personnage, ... vous avez tous, vous
réunis ici, fait ce choix en désobéissant librement à mes
instructions... que votre âme puisse supporter ce choix... car il est très
lourd ! je peux vous le jurer ! Elle termina ces mots en s'asseyant sur son fauteuil et froissant un morceau de parchemin vierge.
- Madame..., entreprit courageusement John, ...pourrions nous
également participer aux recherches... pour le corps de... de...je veux
dire, Daril était mon ami... Elle sembla réfléchir un moment, puis acquiesça de la tête avant de reprendre la parole.
- Cet entretient est maintenant fini, mais pour sortir d'ici il
faudra au préalable déposer vos badges, énonça clairement d'une voix
brisée l'enseignante de métamorphose, ...je ne suis plus sûre que vous
les méritiez encore. Néanmoins veuillez tout de même avertir vos
camarades que le départ est annoncé pour demain, il faudra bien une
journée pour remettre en état les wagons et la locomotive. Ah ! Miss
Granger voici les dossiers que vous souhaitiez, et soyez chanceuse
qu'ils furent prêt avant ce fâcheux incident ...
- Merci, bafouilla de honte Hermione.
- Oh pas vous M. Potter ! non, je n'en ai pas fini avec vous ! Malgré les regards d'encouragement que lançait Ron, Harry ne fut pas plus motivé de rester seul dans l'office de Mrs McGonagall, que d'entrer dans l'enclot du Magyare à pointes. Pourtant l'air triste de la vieille femme prit le pas sur ses rides sévères, et un souffle de fatigue brisa le pesant silence.
- Je me rappelle parfaitement le jour où vous avez attrapé en vol
ce minuscule rappèle-tout, glissa t'elle dans une ombre de sourire,
...aucune idée du risque mais un sacré talent. Aujourd'hui il n'a pas
disparu, mais l'insouciance qui l'accompagnait non plus.
- Je pense qu'elle s'est quelque peu dissipée depuis quelques
temps, reprit Harry.
- Pas autant que ça ! mais je ne vous en veux pas vraiment, sans
l'insouciance de quatre jeunes cinquième année nous serions sûrement
mort... mort tous...
- On leur avait interdit de venir ! coupa t'il.
- Et elles vous ont désobéis ? comme c'est étonnant ! répliqua
t'elle avec une expression de malice, ... oui, ces quatre petites pestes
tiennent bien de Fred et George... non en réalité elles me font plus
penser à une bande de chenapans qui ont foulé le carrelage de cette
école il y a de cela des années... vous tenez d'eux également M. Potter
!
- Tel père... souffla t'il.
- Ah ! oui, je me souviens maintenant que vous aviez un parrain
trop bavard ! lança t'elle avec mélancolie avant de perdre sa légère
jovialité, ... aujourd'hui, j'ai vu sous mes yeux... ,comme je vous vois à
présent, ...j'ai vu mourir une de mes élèves...
- ...
- ...c'est toujours horrible d'assister à la mort de quelqu'un, mais
sans être injuste c'est cent fois plus dure lorsque c'est une personne
à qui vous avez enseigné pendant sept années... une fille pleine
d'espoir et ayant un don de la nature pour ... elle m'avez rendu si
fière d'elle ... fière comme je le suis de tous mes Griffondores... Cinq
détraqueurs ont eu raison d'elle... raison de notre ...remarquable
capitaine...
- ...Katie ?! interrogea Harry abattu par ces derniers mots,
...elle...non !
- Elle en avait repoussé des dizaines, plus que plusieurs élèves
réunis...mais à terre et encerclée... et elle n'était pas la plus fragile.
- Je sais, ...j'avais demandé à Hermione... , commença t'il.
- Oui, ...on me la dit, ... « de mettre de côté ceux qui ...qui n'était
pas en forme... » , quel lourd fardeau pour elle, que pouvait elle dire
à la capitaine de notre équipe de Quidditch.
- Je tacherai de ne pas en parler, dit tristement Harry.
- Vous n'en aurez pas l'occasion je l'espère, déclara t'elle en
reprenant son chapeau, mais je voudrais maintenant discuter d'un autre
sujet, j'ai reçu un message de quelqu'un d'important, ce trouvant à
Azkaban. Je vous demande de répondre sincèrement à trois questions.
D'abord, comment ? saviez vous ? Le jeune homme sortit lentement la montre à neuf aiguilles, l'ouvrit et la posa sur la table.
- Ingénieux ce nouveau nom ! notez que j'apprécie que vous aillez
pu m'espionner depuis...
- Des mois, mais...
- Peu importe, Pourquoi ? ...pourquoi prendre une décision aussi
stupide ?
- Pour être franc, je pense que je n'aurais pas pris tant de
risque pour n'importe qui, avoua t'il, ... je... nous n'étions pas en
grande entente avant qu'il... mais je dois reconnaître qu'il était le
seul à pouvoir... à pouvoir...
- Nous sommes tous là pour vous aider M. Potter, dit calmement le
professeur McGonagall.
- ...à pouvoir être mon allié dans mon combat, et puis je pense
aussi avoir un peu de ces faiblesses qui nous rendent humain.
- Je comprend, bien maintenant pourquoi ? ... pourquoi êtes vous
encore en vie ?
- Pardon ?! répondu étonné Harry.
- Le seigneur des ténèbres a tenté à chacune de vos rencontres de
vous tuer, et par plusieurs coups de chance il a jusqu'ici échoué, je
ne vais tout de même pas les énumérer ! clama t'elle avec une voix
plus forte, aujourd'hui, face à vous, sans que vous aillez une
baguette, seul au côté de ses mangemorts et loin d'être à court de
temps puisqu'il a lui-même fait exploser le cristal qu'avait installé
Maugray ! Pourquoi diable n'en a t'il pas profité ?
- ...il a commis une erreur, une erreur qui lui sera fatale, dit il
hésitant.
- Peut-être, ou n'a t'il que suivi un de ses plans, qui lui donne
le luxe de pouvoir vous épargner pour le moment, un projet dont il est
si sûr qu'il parie votre vie dessus, qu'en pensez- vous ? demanda
t'elle en faisant réagir tous les tableaux restés impassibles
auparavant. Harry dévisagea plusieurs anciens directeurs de Poudlard, avant que son attention soit attirée par une bassine en pierre, d'où sortait de la lumière, et l'évidence lui apparut, si Phobia n'avait pas découvert toutes les énigmes de Dumbledore, c'était pour la simple raison que ces pensées les plus précieuses étaient restées en sécurité dans les murs du château.
- M. Potter ? répéta t'elle.
- Hein ?...oui, c'est très préoccupant...
- A t'il besoin de vous, M. Potter ?
- Je l'ignore, il ne me l'aurait pas dit, rétorqua t'il.
- Dans le cas contraire, vous vous seriez confié à moi, n'est-ce
pas ? l'interrogea t'elle en plongeant dans son regard.
- Heu, ...bien sûr !
- Bien, bien, dit elle sans grande certitude, vous pouvez
disposer. Faites tout de même attention, M. Potter.
Harry descendit directement dans la grande salle, les premiers rayons de soleil traversaient les vitres, perçant de mille faisceaux les couloirs. Il n'y trouva que quelques jeunes étudiants, et se mit à l'écart, préférant plonger sa tête dans un bol. Il ne la ressortit que plus d'une heure après, et découvrit en face de lui la figure blafarde de Neville.
- Neville ?! ça va ?
- Oui, oui, répondit-il perdu dans ses pensées.
- J'ai appris pour Bellatrix...
- Elle a tenté de m'agresser, ma grand-mère n'a fait que me
protéger ! répliqua t'il immédiatement comme un automate, ...elle a
essayé de me blesser, ma grand-mère a du agir.
- Heu... oui, c'est normal, reprit Harry quelque peu surpris par
l'attitude du jeune homme. Il sortit d'ailleurs un instant plus tard, dans le parc et se dirigea vers l'une des nappes de pique-nique, celle autour de laquelle plusieurs têtes rousse tournaient. M. Weasley était à part en pleine discussion avec sa fille, encore petite pour lui, Mrs. Weasley au centre chouchoutait un Charlie recouvert de bandage devant les allusions moqueuses des deux jumeaux, ravis de revenir au château sans leur uniforme, Bill était quant à lui assis plus à l'ombre au côté de son frère cadet. Bien qu'il ait donné de faux sourires à Harry en sortant du bureau principal, il semblait avoir plus que quiconque été touché par les mots du professeur, et ce n'était pas tache facile pour l'ancien préfet en chef de convaincre son frère que sa conduite n'était pas directement responsable des morts. Harry s'assit un certain temps sur ce tissu écossais, ressemblant plus à un patchwork qu'à une nappe, il prit des nouvelles de Charlie, qui ne pourrait pas voler sur un balais avant des mois, mais ne paraissait pas garder d'autres graves séquelles. Quand la famille se rassembla enfin, Molly sortit d'un sac une petite casserole en apparence, mais sa profondeur aurait permit d'y placer un veau, heureusement pour leur estomac contracté, seule une délicate soupe s'y trouvée. Pendant que chacun en prenait une louche, Arthur voulut féliciter Ron et Harry pour leur projet avant de se restreindre, Ron ne ronchonnait plus que sur l'absence d'Hermione.
Harry tenta de prendre plaisir à ce déjeuner dans l'herbe, mais fut vite distrait par une femme se levant d'un autre tapis plus en contre-bas. Cette même personne avait frappé Lenny la veille dans un des compartiments du train, et faisait maintenant un signe de la main à un de ses amis, Dean en pleine manœuvre avec Seamus pour refermer cette fichue cage détenant leur travaux pratiques. Harry bondit pour rattraper la femme marchant tranquillement vers le lac, il hésita longuement à dire quelque chose.
- Heu, ...excusez moi madame, vous êtes bien la mère de Dean ?
commença t'il.
- Oui, Mélanie Grimm, pourquoi ? répondit elle avant de
reconnaître, ah... Harry Potter, si je ne me trompe pas, Dean vous a
assez bien décrit.
- Oui, ...c'est bien moi, dit il gêné, pour hier ...
- Il y avait beaucoup de monde, des démons et dans cette agitation
il a réussi à s'enfuir ! coupa nerveusement Mrs Grimm, ...je n'ai rien
pu faire. Harry écoutait sans vraiment saisir le sens de ces paroles, il réfléchissait en se grattant de la façon la plus appropriée pour annoncer ce qui le tracassait.
- Ecoutez, ...il voulait s'excuser... il savait qu'il aurait du être
plus présent... il aurait voulu... enfin il désirait que vous... et lui...
sachiez qu'il était fier... plus fier que... enfin, il... c'était ses
derniers mots. Pendant que le jeune homme tentait d'imbriquer ses brides de phrases, le visage maternel changeait à chaque mot qui sonnait, son masque de joie se décomposa pour laisser apparaître quelques larmes au dessus de ses joues.
- Je suis désolé..., continua Harry, ...j'étais là, ... à Azkaban
lorsqu'il... il est mort, ...il ne m'avait pas dit clairement qui il
était...
- Dean ne le connaît pas ! coupa de nouveau la femme dont la voix
tremblait par l'émotion maintenant, ...pas même son prénom ! je voulais
lui parler de lui ces vacances... après qu'il ait essayé de me cacher,
dans le train bien sûr... maintenant que Dean est plus âgé et que nous
vivons si loin du monde magique, je m'étais enfin décidé... il aurait pu
au moins le voir une fois par an... en secret évidemment...
- Encore une fois, je suis désolé... je voulais... je devais..., essaya
encore Harry sans trouver les mots qu'il cherchait. Il resta à ce même endroit, où les ondulations de l'eau venaient lécher la semelle de ses chaussures, tandis que Mrs. Grimm encore la main sur la bouche retournait vers son repas, autour duquel son fils et le clan Flinigan discutaient presque joyeux. Il ne put pas, pendant un certain temps, tourner la tête vers cette nappe, mais quand il le fit, il ne vit que le visage tour à tour surpris, choqué, puis colérique de Dean Thomas. Comment aurait il pu prendre bien la nouvelle, et ce ne fut en tous cas pas le cas, après quelques échanges apparemment violents, il courut vers la lisière de la forêt et disparut à travers les arbres, ni les cries, ni un Seamus essoufflé avant les bois ne put le retenir.
Assis sur le sable noir, il se laissa bercé par le rythme de métronome des petites vagues, jusqu'à ce qu'un bruit de porte ne le sorte de son songe. La cabane d'Hagrid s'était ouverte, et il en sortit de là les trois membres de la famille Granger, accompagnés de Fleur et bien sûr du propriétaire des lieux. Harry fit de grands gestes pour attirer ce beau monde vers le pique-nique des Weasley, mais Hermione n'y prêta pas la moindre attention quant à Hagrid il fit une sorte de grimace à la vue d'Harry, du moins selon la petite partie de sa figure non recouverte par sa barbe. Le demi-géant semblait les escorter vers un de ses enclos, probablement celui des Sombrales.
Harry se leva et tenta de les rattraper, ne comprenant pas leur comportement, mais il tomba sur le pire quatro qu'il aurait pu croiser sur le chemin, Drago Malfoy, ses acolytes et un souriant Théodore Nott.
- Potter ! que fais-tu par ici ? interrogea gaiement Drago,
toujours à courir derrière les ennuis ?
- Ça ne te regarde pas Malfoy ! répliqua froidement Harry.
- Non, en effet cela ne nous regarde pas ! lança aussi
sournoisement Théodore, ...il serait d'autant plus dommage de
s'intéresser à un pauvre orphelin, qui n'a comme famille qu'un géant.
- Et une bande de belettes ! rajouta Drago, mais si un jour tu
veux voir ce qu'est une vraie, grande et puissante famille passe à
notre manoir, mon père t'accueillera chaleureusement.
- A t'il appris la nouvelle d'Azkaban ? demanda Théodore, ...oh !
que suis-je bête il y était ! Un rire se dessinait devant les quatre Serpentards, plus étonnés qu'agacés.
- Ton père ?! s'exclama Harry, ...ah ! Drago toujours des
raisonnements et jamais la bonne déduction !
- Que veux tu dire Potter ? reprit énervé le jeune Malfoy.
- Il a du s'y plaire durant cette année, loin de toi ! car il n'a
pas voulu quitter les lieux hier, il y est toujours je suppose !
répondit-il avec le sourire. Malfoy faillit lancer un sort au jeune homme, qui s'y était préparé, mais il fut arrêté par la main de Théodore.
- Ce n'est pas comme cela que nous faisons ! dit il en maintenant
dans sa main la baguette de Drago...on prendra notre temps... Harry fut tout de même quelque peu inquiété par ces paroles, mais ne resta pas près d'eux pour chercher à entendre ce qu'ils mijotaient et préféra poursuivre la mystérieuse fuite de ses amis. Arrivé dans une clairière, quelle ne fut pas sa surprise en tombant nez à nez face à deux de ses anciens professeurs de défense contre les forces du mal, ensemble sur un banc, ayant chacun une mine effroyable.
- Professeurs ! lança Harry content de les voir dans un état
relativement bien.
- Harry... combien de fois devrons nous te répéter que nous ne
sommes plus tes professeurs... dit Ruban dans un clin d'œil en tenant sa
canne, toujours à chercher des problèmes ?
- Ah...il tient de son père... soupira Remus dont l'humeur semblait
plus douce.
- Pourquoi tout le monde me pose la même question ? s'indigna
faussement Harry, non... je voulais parler d'un sujet particulier avec
Hermione, je pense qu'elle est passait par ici.
- Hermione ? demanda Ruban en interrogeant du regard Lupin, pas vu
!
- Moi non plus ! ajouta son complice.
- Vous êtes de pitoyables menteurs ! s'exclama abattu et souriant
Harry.
- Menteur ?! je suis vexé ! réclama le professeur Indou pendant
que Remus utilisait enfin certain zygomatiques rouillés.
- Je ne les trouverais pas, c'est ça ? déclara Harry en allant
s'assoire à leur côté, ce n'est pas grave, il y a encore le grand
banquet ce soir ! ( puis dévisageant les deux adultes) heu, vous allez
bien tous les deux ? ...je sais ce n'est pas mes affaires, mais...
- Qui commence ? coupa Remus.
- D'abord ! reprit Harry, vous vous connaissez ?
- Crois-tu que ce soit un hasard que nous ayons tous deux été tes
professeurs de défense ? interrogea Ruban pour réponse.
- Non...bien sûr, ...en fait si ! la moitié était bien des incapables,
relança Harry.
- C'est juste ! disons alors que c'est une trop longue histoire,
plaça-t-il d'une voix éthérée.
- Sans vouloir être indiscret, comment avez vous pu épouser une
druide noire ? tenta Harry, enfin je veux dire... et ne pas en avoir
parlé.
- Ah... je n'ai tout simplement rien dit car je n'ai jamais épousé
une druide noire ! répondit il, non, Phobia alias Eugénie, était la
moldue la plus dégantée que je n'avais jamais vu. On s'est fiancer en
moins d'un mois ! et le fait que je sois sorcier n'était en rien un
problème, son frère en était un. Nous voyagions de pays en pays, de
projet de recherche en projet de recherche, peu de gens peuvent se
vanter d'avoir fait réellement le tour du monde. Cette vie qui l'avait
attirée, lui est devenue fade, de plus au même moment elle était
tombée enceinte ! Il tremblait d'un sourire à ces anecdotes, ses mains frottant son bâton, pendant que ses yeux semblaient fixer les diaporamas de son récit.
- ... je l'avais appris à Bali ! continuait il, et comme depuis peu
elle ne vivait plus qu'à Londres, j'ai donc échangé mon site de
fouille. Le seul de libre de près était en Bretagne ; un vieux village
gaulois ! ce fut les sept mois les plus intenses de ma vie, un futur
bébé et la chance de retrouver les rites de la cérémonie des druides,
et oui... sept mois ...seulement sept mois ! l'accouchement est arrivé
trop tôt... je n'ai même pas était prévenu, ce qui n'aurait rien changé... Sa voix se faisait de plus en plus lourde et fragile, tandis que sa mâchoire était secouée de quelques tremblement amortis par sa main gauche.
- ...les ...les prématurés ont, même chez les sorciers, un fort... trop
fort taux de mortalité...
- Ruban...
- Non, ça va, ...elle devait s'appelé Lucia... bah ! on peut dire que
je l'avais mal pris, tellement que je n'ai pas pu aider ma femme.
C'est là qu'elle a commencé à me haïre... avec une bonne raison
d'ailleurs ; le « grand mage du conseil de l'ordre » ne supportant
plus sa peine, ne rentrant plus chez lui et se jetant à corps perdu
dans son travail. Ah... mon travail , oui , il allait me damner ! ...je
l'avais enfin trouvé ce secret qui rendait possible la cérémonie,
...fantastique non ? je le pensais ...avant... avant même que je ne mette à
jour mes notes, elle la réalisait... dans notre salon ! avec le brasier
nécessaire, c'était notre canapé et notre lit qui brûlaient, ... brûlait
comme mon mariage ! et en moins de cinq minutes mon épouse névrosée
s'était transformé en une druide noire psychopathe... Il partit dans un fou rire hystérique, entre la folie et les larmes.
- ...ah ! c'est con, mais on ne s'était jamais demandé pourquoi les
magiciens n'avaient rien tenté contre les premiers druides noires,
c'est que les moldus ont du s'en occuper avant ! ...oui ! les druides
noires sortant d'une cérémonie sont contrairement à leur descendant,
de véritables fous ! ...
- Mais... Phobia...
- Phobia, oui Phobia ...me haïsait plus que tout, par dessus de la
folie, au delà des alliance contre-nature ! désormais et ferait tout
pour me faire payer... cette petite vengeance est devenue une quête,
...une très longue quête, dit il avant de se lever en s'appuyant sur son
bâton, messieurs, je pense que vous devez comprendre qu'il y a
certains secrets que l'on préfère cacher, je pense que c'est poussé
par une certaine culpabilité. Bien je pense devoir vous laisser
maintenant, mais avant vous devriez me passer ce pendentif, Remus. Le second homme fatigué sortit de sa poche une chaîne à laquelle était sertie un cristal aux teintes bleuté, qu'il mit dans la main de Ruban.
- Bien au revoir messieurs ! reprit il avec un nouveau visage
plein de vie, ...et pendant que j'y pense, Harry, excuse moi pour la
moto de ton parrain, mais il fallait que je te sauve la vie ! Malgré son état, il quitta vite cette clairière, dans la direction de la forêt interdite et sans un bruit glissa dans l'ombre des arbres.
- Part hasard, reprit Harry, il n'aurait pas trouvé la potion Tue-
loup ?
- Oui, touché, répondit dans un rire Remus, pour être précis, il
l'a retrouvé, c'est notre Indiana Johns !...
- Comment ça s'est passé hier ? demanda t'il à mi-voix.
- Mieux que la dernière fois... bien mieux grâce à un certain ami,
prononça lentement Lupin en laissant apparaître une légère expression
de satisfaction, ...la potion est très reposante, elle calme la bête qui
rode dans ma tête à ma place, c'est même son but ! mais depuis toutes
ces années, je craignais ne plus pouvoir maîtriser mon démon dans un
cas... un cas comme celui de la cabane hurlante ...ou de noël dernier.
Mais hier ! il n'y avait que le loup et moi et quand un cerf assez
familier m'a pris entre ses bois... j'ai sentis un courage remonter en
moi, je pense avoir fait, sans vouloir me lancer des éloges, pas mal
de dégâts dans les rangs de Voldemort, je me suis presque contrôlé
pendant la bataille. Je devais être uni avec le monstre, le désir de
déchiqueter les détraqueurs vient de lui, fit il remarquer avec un
sourire.
- Puis Tonks... proposa Harry.
- Heu... oui, admit il presque gêné, oui, ...si ton cerf m'a réveillé,
c'est bien elle qui m'a dompté et ma poussé à me réfugier dans la
vieille cabane hurlante! quel cran quand même !
- Tenir tête, sans baguette à un loup-garou ! s'exclama Harry,
c'est plus que du cran.
- C'est de... de...
- C'est la bonne question, réfléchissez-y ! dit il implicitement
en quittant sa place, je suis content que l'on ait tout de même reprit
ce maudi cristal ! dommage qu'il ai encore la croix de Genève, elle
est bien tordue, n'est-ce pas ?
- Ho ! subtile ! très subtile, Harry ! répliqua Remus, je sais
que tu l'a rencontré hier, mais non, Severus n'est pas un Vampire, du
moins pas proprement dit ! mais il est vrai qu'elle a un certain
pouvoir sur lui.
- Un contrôle qui va jusqu'à ?
- Normalement, pas jusqu'à la mort s'il y met du sien, mais il ne
t'aime franchement pas Harry, dit il presque amusé avec ses cernes
noirs, il n'a pourtant pas tué Maugrey, alors qu'il était envoyé pour
le faire, sûrement, et déclencher leur petit cheval de Troie ! il
était d'ailleurs le seul à pouvoir faire un mélange capable d'inhiber
l'énergie des protections qu'avait installé Fol'œil.
- Il peut donc perdre son contrôle à n'importe quel moment ?
demanda Harry.
- Possible, mais il est comme moi dans ce cas, si tu me laisses
une chance, fait de même pour lui, nous devons tous deux refouler des
pulsions.
- J'essaierai, mais il est loin d'être aussi sympathique que vous.
- Aucune comparaison n'est possible ! s'écria Remus en rendant sa
jeunesse à son visage.
Le fameux repas de clôture fut, s'il était possible, plus bizarre que tous ceux auxquels il avait assister. Bien entendu toutes les banderoles étaient noires pour porter le deuil des dix morts durant l'attaque du train, leur noms furent ainsi cités, suivis de petit discours ou embryon d'éloge funèbre. Mais ces déclarations ne parvinrent pas à atteindre la conscience d'Harry déjà emprise dans des pensées aussi sombre que la décoration. Les identités des trois élèves, six parents et de l'aurore, raisonnèrent longuement. La grande salle était plus déséquilibrée que jamais, les parents, dont la présence n'était plus secrète depuis la tragédie, s'étaient joins aux tables de leur enfants sous l'invitation de la directrice, tandis que la table des professeurs n'était on ne peut plus parsemée de chaise vide, en effet hormis le trône libre au côté de McGonagall, les places de professeur de défense contre les forces du mal, de potions et de soins aux créatures magiques étaient tout autant inoccupées.
Mais une autre absence marqua l'esprit d'Harry et de Ron, celle d'Hermione, qu'il ne parvenaient pas à s'expliquer, comme son attitude le matin même. Questionnement que ne semblait pas encourager le reste de la famille Weasley, qui prenait à elle seul, un cinquième de la table des Griffondores, trouvant comme simple réponse qu'il pouvait y avoir une centaine de bonnes raisons, ce qui ne fit pas critiquer Harry qui n'avait lui-même pas assisté à celle de l'an passé. Il semblait qu'il était de plus en plus dure de quitter Poudlard chaque année, mais cela était peut-être du aux événements toujours aussi dramatiques qui touchaient l'entourage du jeune homme, et ce ne fut pas sans une petite douleur dans sa poitrine qu'il referma sa grande malle pour retrouver plus bas ses condisciples, toujours dans l'attente des calèches, dites « sans-chevaux ». Attente d'ailleurs bien longue qui se conclut par l'arrivée d'un Hagrid somnolant tirant derrière lui la file de véhicules. Grâce à l'acharnement de certains parents pour vérifier l'état de la locomotive, Harry eut suffisamment de temps pour prendre à part son géant ami.
- Non vraiment ?! s'écria Harry, mais c'est magnifique !
- Ah ! oui, oui, c'est Mrs. Bones qui me l'a dit elle même, «
rugit doucement » Hagrid, je pense que l'aide spontané qu'il nous a
donné face à cet autre géant a été le plus influent ! mais je remercie
tout de même Ruban qui a démoli le procès à charge des enquêteurs en
deux-trois explications.
- Et maintenant ? je veux dire que va t'il devenir ? interrogea
t'il.
- Après tous ces mois de fuite dans la forêt, commença t'il avec
une large bouche, je pensais qu'il voudrait retourner dans les
collines d'Europe centrale... je lui ai même proposé ! mais il a refusé...
je crois qu'il s'est attaché à moi et à sa nouvelle maison.
- Et le ministère n'a rien contre ? s'étonna Harry.
- Qu'elle grande femme cette Amélia Bones ! elle protège Graup de
toute expulsion du territoire Britannique et de représailles
injustifiées.
- Magnifique ! encore une fois magnifique, je suis heureux pour
vous ! s'exclama Harry, je suppose que c'est pour cette affaire que
vous avez manqué le banquet d'hier.
- Non, bien sûr, je reconduisais..., ah ! Harry ! tu recommences à
trop me faire parler, dit il presque vexé.
- Non, ne me dites pas que..., reprit il choqué en épiant la foule,
...elle n'est plus là ?!
- Disons que certains élèves ont eu l'autorisation de partir plus
tôt, essaya sans peu de conviction Hagrid, le train n'est pas
infiniment grand... et puis ses parents s'étaient gravement inquiétés...
enfin bref...
- Et elle n'est pas venu nous le dire ?! s'interloqua t'il.
- Elle n'a pas du avoir le temps... proposa t'il avec une grimace.
- Le temps ? on parle d'une fille qui a suivi plusieurs cours aux
même heures ! le temps elle sait le prendre si elle le veut ! ... Harry reprit la direction des wagons, encore plus énervé, et ne prêta aucune attention aux gens qu'il bouscula sur son passage.
- Harry, hurla de nouveau Hagrid, prends soin de toi ! et reste
sur tes gardes, beaucoup de choses ont changé ! plus que tu ne le
pense.
- Je sais...je sais..., répondit-il avec plus de mélancolie que de
colère dans la voix. Il chercha un moment le compartiment où avait bien pu se poser les amis qui lui restés, Harry ouvrit un compartiment archicomble de têtes rousse, où seul Ron était encore inscrit officiellement à Poudlard.
- Tu ne devrais pas aller surveiller les plus jeunes ? lança
Harry.
- Seuls les cinquième année ont gardé leur badge, qu'ils se
chargent seuls des premières ! clama un Ron boudeur devant l'air
attristé de sa mère, ...alors tu vois je reste ici, ...euh je pense qu'on
va réussir à te faire une petite place...
- Non, coupa t'il, je crois entendre les Chi... les quatre chipies
dans le compartiment d'à côté, ce sera aussi chaleureux !
- Je pense venir vous rendre visite à toi et à Hermione après,
reprit il sous les regards gêné de son ami. Harry ouvrit enfin l'autre pièce où Ginny était en plein récit des éloges que son père avait fait sur leur « remarquable » restauration de la Ford Angéla, bien qu'il n'ai pas était surpris qu'elles aient du acheter à Barjow et Beurk le générateur d'apesanteur. Les filles furent à peine dérangé par l'intrusion du jeune homme, qui fut vite suivi par celle de Seamus et de Neville. L'un souriant l'autre toujours troublé par sa dernière expérience ferroviaire, il demanda plusieurs fois, à chaque tronçon en fait, si la voie avait bien été re-sécurisée, mais ses mots les plus récurants furent sans conteste les brefs descriptions de sa sage, vaillante, honorable,... grand-mère le sauvant lui de l'ingérable Bellatrix. Ses six camarades avaient entamé depuis peu une bataille explosive sous son regard rêveur, pendant qu'il occupait son temps à flâner entre les pages de son album photos. Les visages défilaient dans des situations plus ou moins cocasses, quand un portrait plus sérieux de ses parents lui inspira une certaine mélancolie, ils se tenaient face à l'objectif lui faisant un signe de la main, dans la même posture q'ils lui étaient apparus dans le miroir de Riséd. Dumbledore ! Que se sentait-il bête ! C'était lui qui lui avait avoué voir dans cette mystérieuse glace une simple paire de chaussettes en laine, mais Phobia avait apparemment vu en lui autre chose, un désir plus profond qu'un cadeau de Noël.
Après de longues heures, plusieurs parties et des questions incessamment répétées, Ron entra avec une certaine fougue dans le compartiment, dû à un enthousiasme dégagé par on ne sait quoi, mais cette poussé d'énergie disparut lorsque qu'il semblait scruter plus en détails les occupants.
- Elle n'est pas là Hermione ? interrogea étonné Ron.
- Ben, non elle est partie ! lança légèrement Seamus avant de
recevoir un coup de coude de la part de Ginny si fort qu'il se plia
presque en deux.
- Quoi ?!
- Oui, elle est partit hier, en calèche ou ...à vrai dire je ne sais
pas comment...
- Sans rien dire ? reprit abattu Ron.
- Elle n'aime peut-être pas les adieux, et puis si elle voulait
profiter de ses vacances... parce que les autres écoles commencent bien
plus tôt... Aïe ! rugit Seamus venant de prendre un second coup de
coude.
- Comment ? dirent d'une voix Harry et Ron. Mais Seamus ne dit rien et regarda quelque peu effrayé la jeune Weasley, mais elle ne put rien faire lorsque les deux autres le prirent par les épaules pour l'entraîner dans le couloir.
- Qu'est-ce que tu sais ? formula Ron.
- Ben, tout ce que j'ai appris, c'était en écoutant, ...je veux dire
entendant, une discussion de Parvati et de Lavande, répondit-il, elle
parlait des tableaux mises en place à son arrivée qu'elle décrochait
pour la première fois, de plusieurs formulaires qu'elle avait fait
signer à des professeurs, et des hiboux envoyés pour une inscription...
- Il n'y a donc aucune preuve sérieuse ! s'exclama Harry, ce peut
tout aussi bien être une simple colonie de vacances, ou un club...
- Mais que suis-je bête ! coupa Seamus, c'était pourtant évident,
une colonie ! moi qui y envoyait toujours mes bulletins de notes !
...non sérieusement.
- Et à quelle école ? demanda avec intérêt Ron.
- Justement c'était le parie que faisait les filles, reprit il
normalement, elles ont toutes misé sur Durmstrang, pour ...la proximité
d'un certain Viktor ! ...personnellement je penche pour l'institut de
sorcellerie de Salem, je n'ai rien contre la Bulgarie mais les
Américains parlent notre langue. Pendant qu'Harry n'en croyait pas ses oreilles, Ron était devenu semblable à un zombi et retourna dans son compartiment initial comme l'aurait fait un somnambule. Seamus passa devant un Harry immobile pour tenter, à ses risques et périls, de reprendre ses affaires entre les griffes d'une Ginny clairement fâchée.
Dans cet état de choc, l'arrivée à la gare de King's cross ne tarda guère, et avec elle le moment tant redouté de devoir revenir entre les mains toujours moins charmantes des Dursley. Les au revoir se firent dans une grande rapidité, pour le plus grand plaisir de l'oncle Vernon, qui poussa les bagages d'Harry plus soigneusement que lui dans l'automobile. Sans faire un vrai dîner digne de ce nom, notre cher sorcier monta vite se coucher sur le matelas qui serait selon les plan de McGonagall et d'Amélia Bones, son lit pour les deux prochains mois.
Il marchait dans un long couloir sombre, traversant, une pièce circulaire éclairée pas des bougies bleutées, une salle immense longée par des étagères et des armoires en verre, pour atteindre le haut d'un escalier, le menant au bas de gradins face à un socle sur lequel une imposante arche en pierre où un voile noir ondulait au rythme d'un cœur. Il resta un long moment sans faire un pas de plus, laissant venir à lui les souffles de voix transcendant le rideau, avant d'enfin s'en rapprocher. Les murmures étaient, même l'oreille tendue, trop faibles et indissociables. Fatigué de cette attente Harry prit un peu de recule avant de crier.
- Voldemort ! ... Voldemort ! ... Voldemort ! Mais un silence de mort ne fit que suivre à ces échos.
- Voldemort !... Voldemort ! ... je sais que vous m'entendez ! ...
Voldemort ! Un brouillard noir et fin apparut dans la salle, et le noya dans l'obscurité pendant qu'un bruit sourd naissait dans le coin le plus éloigné.
- Voldemort ! persistait Harry, Voldemort ! ...
- Assez ! assez, ma patience à des limites ! hurla une ombre
grande comme trois hommes en tenant un semblant de masque, mon nom
n'est pas digne de sortir de ta bouche rappelle toi, Harry ! je
n'apprécierais pas de devoir te le faire comprendre par un moyen
extrême !
- Cessez vos menaces ! répliqua le jeune homme, ce n'est ni dans
votre intérêt ni dans le mien.
- As-tu donc réfléchis à ma proposition ? demanda sournoisement le
serpent de brume tournant autour d'Harry, je ne pensais pas que ce
serait si tôt !
- Ne rêvez pas ! reprit il, je ne trahirai jamais l'Ordre ni qui
que ce soit dans un songe.
- Pourquoi m'appeler ? interrogea la nuée noire.
- Je... je veux négocier un échange, quelque chose qui ne regarde
que nous deux, répondit il devant les yeux rouges réjouis, l'âme
d'Albus Dumbledore contre ce que vous désirez le plus, ....la prophétie,
la seule et l'unique !
Fin
Mille excuses! encore mille excuses ! je uis un gouja !!! pardonnez moi ( Review comme même ) Promi ! une suite, (si l'attente se fait trop forte), d'ailleurs l'histoire ne fait que s'étauffer, et semble se diriger vers une conclusion en apogée (c'est bien mon plan!). Pour vous maintenir aux aguets j'offre dés maintenant le titre de la prochaine fic. Je pense rajouter d'ici peu un bonus, où je repondrai à chacun de mes reviewers personnellement ainsi qu'aux quelques questions qui peuvent vous traquacer, ex: pourquoi ce titre de chapitre? ...qui est-ce? ...etc.. Alors posez vos interrogations, en même temps que vos commentaires sur l'intégralité du Masque de Jade!
A suivre dans le prochain Tome : Harry Potter et le sceptre de Grindelwald
