Maintenant que le cinquième tome est sorti, je veux indiquer que je ne
ferai aucune références à ce livre car tout le monde n'a pas la chance de
pouvoir lire en anglais (même si ce n'est pas mon cas). Comme j'ai planifié
mon histoire et inventé mes personnages, toutes ressemblances avec l'Ordre
du Phénix seraient involontaires. J'ai réglé un petit problème de
téléchargement de mon texte donc, bonne lecture.
***
Je tiens à préciser que ceci est ma première fanfiction. Il est possible que l'arrivée des chapitres ne se fasse pas de façon régulière car je souhaite tout d'abord trouver une bonne intrigue, ce qui n'est pas facile. Je porte aussi une attention toute particulière au style de l'écriture et à l'orthographe car je considère que c'est ce qui fait une grande partie de la qualité d'une ?uvre littéraire (attention tout de même, je ne me crois pas capable de faire aussi bien qu'un grand auteur !). Donc, malgré une volonté de vous présenter quelque chose d'assez soigné, je m'efforcerai de vous faire parvenir cette histoire de façon aussi régulière que possible. Je vous remercie donc de prendre le temps de la lire. Vous pouvez me laisser un message pour me faire part de vos remarques, reproches et autres critiques. Merci.
***
Titre : Opération Pégasus. Auteur : Lhachriluial ouElizabeth, comme vous préférez. Disclamer : Tout ce que vous allez lire ne m'appartient pas (sauf peut-être l'histoire, ce qui n'est que peu de choses). Ayant décidé d'écrire sur le monde d'Harry Potter, je tiens à préciser qu'il appartient à l'écrivain J.K Rowlling. Je ne touche donc aucun droit d'auteur et le travail que je fournis n'est pas dans un but lucratif. Résumé général de l'histoire : Septembre 1970. Après deux mois de vacances, les élèves du collège Poudlard reprennent leurs études. Mais un certain mage noir poursuit son ascension vers le pouvoir, provoquant un climat de terreur. La tension au sein de la communauté internationale magique et du ministère britannique ne cesse de grandir. C'est pourquoi certains ont décidé de lancer une action secrète qui changera à jamais la vie de quelques étudiants, en liant leurs pouvoirs et leurs vies. Le nom de code : Opération Pégasus. Résumé du chapitre précédent : Voyage à bord du Poudlard Express. Après s'être fait insulter par Lily, les maraudeurs mais surtout James décident de se venger. Avec l'aide de quelques paquets de bonbons pour soudoyer des premières années, James ensorcelle le livre de métamorphose de Lily. Julia rejoint ses amies, poursuivie par son frère à qui elle a décrétait que sa nouvelle petite amie était une consternation. Au cours de la cérémonie de la répartition, les élèves remarquent deux jumeaux, David et Line Darcey respectivement envoyés à Serdaigle et Gryffondor, qui semblent avoir quinze ans. Les filles apprennent qu'ils viennent de déménager. A la surprise générale, Clara Rosier, la petite s?ur de Evan Rosier, est envoyée à Gryffondor. Et pour couronner le tout, deux nouveaux profs se présentent, le professeur Quirke qui enseigne la défense contre les forces du mal et une jeune femme allemande nommée Prenzweller qui enseigne le Combat. Rappel des élèves étudiant à Poudlard évoqués dans les chapitres précédents : Black Sirius : Gryffondor, cinquième année. Maraudeur. Bones Mary : Gryffondor, cinquième année. Darcey Line : Gryffondor, cinquième année, nouvelle élève venant de France. S?ur jumelle de David. Evans Lily : Gryffondor, cinquième année, nouvelle Préfète. Funestar Jack : Gryffondor, cinquième année. Hindle Julia : Gryffondor, cinquième année. Lupin Remus : Gryffondor, cinquième année. Maraudeur. Payne Daniel : Gryffondor, cinquième année, nouveau préfet. Perkins Kévin : Gryffondor, cinquième année. Pettigrow Peter : Gryffondor, cinquième année. Maraudeur. Potter James : Gryffondor, cinquième année. Maraudeur. Rappel des adultes ou autres personnes évoquées dans les chapitres précédents : Prenzweller Kathia : Nouveau professeur de combat, vient d'Allemagne. Flitwick Frederic : Professeur d'enchantements. Black Orion : Père de Sirius Black. Sous-directeur de la brigade d'élite des tireurs de baguette.
***
Chapitre 6 : INITIATIONS.
Depuis seulement deux jours que les étudiants avaient repris les cours, les journées avaient repris leurs habituelles occupations entre cours, devoirs et repas. Pour tous, revenir à cette routine semblait naturelle mais par pour les même raisons. Lily avait retrouvé le plaisir des études tandis que nos maraudeurs reprenaient leurs habituelles farces, marque de fabrique de leur petite bande. Il était encore fort tôt quand les Maraudeurs pénétrèrent dans la salle commune. Tout semblait vide de vie et encore alourdi par le silence qui régnait. Le soleil pointait à peine à travers les nuages. Au pied des escaliers, les maraudeurs s'apprêtaient à traverser la salle commune quand deux souffles réguliers attirèrent l'attention de Remus.
« Vous n'avez rien entendu ? »
Peter le regarda alors que les deux autres s'arrêtaient.
« A part mon estomac, pas grand chose. »
« Je ne parlais pas de çà, Peter. Plutôt comme un souffle. »
« C'est vrai qu'avec tes sens ultra développés, tu entends tout, voit tout. »
« Non, c'est vrai. Moi aussi je l'ai entendu. »
Sirius s'avança dans la salle commune et commença à regarder si quelqu'un ne se cachait pas derrière un rideau. James vérifia avec Remus que personne ne le suivait. Peter, encore fatigué, voulut s'asseoir dans un fauteuil quand il réprima un cri. Remus se rapprocha de lui.
« Je crois que l'on a trouvait nos fauteurs de troubles. »
Sirius et James intrigués se penchèrent au-dessus du fauteuil et y découvrirent ce à quoi ils s'attendaient le moins. Deux personnes dormaient l'un dans les bras de l'autre. La tête de la jeune fille reposait sur la poitrine de son compagnon et se soulevait lentement à chaque fois qu'il respirait. Sirius fit un clin d'?il à James et se pencha vers les deux autres.
« Debout là dedans ! C'est l'heure de se lever ! »
Réveillés en sursaut par les cris de Sirius, les deux jeunes ne comprirent tout d'abord pas ce qu'il leur arrivait. Lorsqu'ils réalisèrent qu'ils avaient été découverts, ils rougirent. La jeune fille les implora, des larmes dans les yeux.
« S'il vous plait, ne nous dénoncer pas à la préfète ! Je ne veux
surtout pas qu'elle raconte tout au professeur MacGonnagal. Je crois
que je recevrai la plus belle correction de ma vie. »
Sirius regarda plus attentivement les deux dormeurs et remarqua que le garçon portait un écusson de couleur bleu. Il l'interrogea donc.
« Dis donc toi, je peux savoir ce que tu fais ici ? Un Serdaigle ne
devrait-il pas être dans sa salle commune ? Et comment es-tu entré ? »
« C'est moi qui l'ai amené ici. Mais on ne pensait pas à mal, vous savez. »
James partit d'un bon rire qui étonna la jeune fille.
« Tu sais, ce coup là, on l'a expérimenté avant vous. Surtout Sirius d'ailleurs. »
« Je vais même vous donner un conseil. Il y a un petit salon qui se
trouve au troisième étage, juste à coté de l'entrée de la
bibliothèque. Vous pouvez y entrer en tournant l'anneau en fer de deux
tours vers la gauche. »
Un peu ahuri par la réaction des Gryffondors, le garçon remercia maladroitement les garçons et se leva pour partir. Les maraudeurs, voyant que leur escapade matinale risquait d'être compromise, s'assirent dans un fauteuil et demandèrent à la jeune fille comment elle s'appelait.
« Je m'appelle Sophia Cationni et je suis en troisième année. »
« Et qui s'était ton oreiller ? »
« Mon quoi ? »
« Sirius veut dire ton ami. »
« Ha, pardon. C'est Clef Caryl, il est à Serdaigle en quatrième année. »
« Hé attends. »
James sembla réfléchir quelques instants avant de reparler.
« Il ne serait pas batteur dans l'équipe de Serdaigle ? »
« Si. D'ailleurs, je crois que Serdaigle ouvre le début de la saison de Quidditch. »
« Gryffondor aussi, ma petite. »
Sirius échangea un regard avec James puis il reprit.
« Il serait quand même bête que le charmant batteur de Serdaigle
écrase la maison de sa petite amie. Il ne pourrait pas s'arranger pour
renvoyer cognards de son équipe, par exemple ? »
La jeune fille fronça les sourcils et regarda Sirius.
« Il n'a pas besoin de faire cela car je suis pour l'équipe de Serdaigle. »
Sirius parut choqué alors que Remus souriait ironiquement.
« Allons Sirius, remet toi. Tu n'auras qu'à sortir avec une des filles
de l'équipe de Serdaigle. Yang Moon, elle est assez mignonne, non ? »
« Je n'imagine même pas la tête que ferait Mark si tu sortais avec
elle. Je paris qu'il irait se pendre à un des anneaux du terrain en
désespoir de cause ! »
***
La matinée passa lentement. A onze heures, les cinquième année de Gryffondor montèrent vers le grand couloir du deuxième étage et pénétrèrent dan la salle d'enchantements. Le professeur Flitwick lévitait à quelques dizaines de centimètres au-dessus de son bureau, les jambes croisées en tailleur. Dans un mouvement de baguette, il referma la porte et descendit s'asseoir sur le tas de cousins posé sur sa chaise. Il dépassait à peine de son bureau et se tenait avec ses mains au bord de la table.
« Bonjour à tous. Aujourd'hui, nous allons voir comment vous vous en
sortez avec le sortilège de la dernière fois ! Tout d'abord, qui peut
me donner son action ? Oui, M. Payne ? »
« Ce sortilège est appelé le sortilège d'entrave et permet de ralentir
les actions d'une personne, d'un animal ou encore d'un objet. »
« Très bien. Dix points pour Gryffondor. »
Il claqua des doigts et une formule s'écrivit sur le tableau.
« Je vous propose maintenant de présenter chacun votre tour devant vos
camarades votre maîtrise de ce sort. Mettez-vous part deux et je vous
appellerai pour passer. Bon, tiens M. Perkins. A vous l'honneur de
commencer. Vous, M. Funestar, vous courrez vers votre camarade qui
devra essayer de vous ralentir. Cela aurait été plus drôle si nous
avions utilisé des licornes ou quelque chose d'autre mais bon, temps
pis. »
Les élèves échangèrent des regards aux paroles du professeur. Kévin Perkins se plaça au milieu de la salle avec Jack Funestar. Jack se mit à courir vers Kévin qui pointa sa baguette vers le garçon et des ronds argentés sortirent de sa baguette, ralentissant peu à peu Jack.
« Mm. Pas mal, mais il faudrait travailler la puissance de votre sort. Bon, au suivant. »
Et peu à peu, les élèves passèrent devant leurs camarades et reçurent les commentaires du professeur Flitwick qui se tenait maintenant debout sur une table. Arriva alors le tour de Lily. Elle vit Julia se diriger à son opposé et commençait à courir vers elle. Elle tendit son bras et prononça bien distinctement la formule.
« Impedimenta ! »
Julia fut alors entourée de grands anneaux argentés et ne put bouger que par mouvements très saccadés et très lents. Flitwick applaudit Lily et bientôt tous ses camarades suivirent son exemple.
« Voyez comme Melle Evans a bien maîtrisé son sort : rapidité et
puissance. Que dire de plus ! M. Potter, à vous. »
James regretta alors amèrement de n'avoir pas réviser le soir précédent. Il avait préféré faire une partie d'échec sorcier avec Sirius. Et bien sûr, l'interrogation tombait aujourd'hui ! Il remonta ses manches et regarda Sirius. Celui-ci se mit à courir mais avant même que James lève sa baguette, il sentit une lourde masse lui tombait dessus. Sirius se releva et tendit une main à son ami. James, les lunettes de travers et la robe un peu poussiéreuse, se remit sur ses pieds tant bien que mal.
« Hé bien, M. Potter, je crois que vous avez encore besoin de
travailler ce sort et votre rapidité. A moins que vos verres ne soient
plus assez forts. A vos places, je vais vous rendre les copies que je
vous avais demandées pour la rentrée. »
Il se dirigea vers son bureau et farfouilla dans son sac. James sentit des regards posés sur lui mais ceux-là, contrairement à leurs habitudes, ne le rendaient pas fier. Il vit Lily Evans discutait avec Kévin Perkins et être félicitée par Daniel Payne. Il détourna son regard et se rassit à sa place, attendant sa copie. Le professeur Flitwick envoyait aux élèves leur copies par un Accio.
« C'est bien, Melle Bones. J'ai apprécié les exemples que vous m'avez cités. 15 ! »
Et la copie voletât à travers la classe.
« Melle Jorkins, le plan de votre devoir était original mais vous
n'avez pas assez exploité votre seconde partie. 12 ! »
« M. Lupin, je vois que vos recherches ont été bien approfondies
Faites attention quand même à ne pas vous tromper dans les dates.
Petit oubli, je suppose. 14 ! »
Le professeur se tourna enfin vers James et son sourire disparut.
« Ha, M. Potter.Bon, commençons par dire que votre compréhension du
sujet n'a pas été dans le sens que je désirais. Je reconnais que çà
peut arriver à tout le monde mais vous vous contredisez tout le temps,
mon petit. Je pense qu'il faudra sérieusement travailler sur votre
prochain devoir si vous désirez avoir la moyenne ce trimestre. »
James dépité, saisit sa copie et vit enfin de quoi le professeur parlait. Un 6 était écrit à l'encre rouge et la copie entièrement couvertes d'annotations. Il la glissa dans son sac et se sentit encore plus déçu que par sa prestation de tout à l'heure.
« Et j'ai gardé le meilleur pour la fin. Melle Evans ! Votre copie a
été un régal à lire. Je voudrais d'ailleurs vous demander quels livres
vous avez utilisé car j'ai appris des choses que je ne savais. En tout
cas, encore bravo, autant pour votre théorie que votre pratique.
18 ! »
La cloche sonna pour annoncer la fin des cours et le repas de midi. Les élèves remballèrent leurs affaires. En sortant de la salle, James vit Lily et Julia qui attendaient Mary. Lorsqu'il passa à leur coté, Lily le toisa et lui dit :
« Et bien, Potter. Petite difficulté de concentration ce matin ou réel
besoin de travailler ? Parce qu'apparemment, c'est pas brillant ! »
Elle lui tourna le dos et s'en alla, accompagnée de ses amis. Sirius posa sa main sur l'épaule de James.
« Allez mon grand ! Ne fais pas cette tête là. Moi aussi je n'ai eu
que 9. Parmi nous, seuls Remus a eu une note potable. Et puis, je te
paris que cette peste a copié son devoir quelque part. »
Remus mit son sac sur ses épaules et regarda ses amis.
« Allons déjeuner. De toute façon, cette après-midi, nous n'avons que
Combat. On va enfin pouvoir savoir comment c'est ! »
***
« C'est marrant, je ne sais pas dans quelle salle se déroule le cours ? »
« C'est pas marqué sur l'emploi du temps ?
« Non. »
Les maraudeurs restèrent perplexes. Comment trouver une salle introuvable dans ce château immense, regorgeant de passages secrets et autres surprise ? Line passa devant eux, un livre sous le bras. Remus proposa aux garçons de la suivre. Elle tourna dans un couloir éclairé par des torches. Au bout du couloir, ils aperçurent une gigantesque porte de bois. Devant, les élèves de Gryffondor attendaient, alignés en rangs. Brusquement, les battants de la lourde porte s'écartèrent dans un craquement. Les élèves pénétrèrent dans la salle qu'ils ne connaissaient pas. Le mur face à eux était composé d'une imposante baie vitrée, laissant voir les rives du lac de Poudlard. Les arcs de la voûte s'entrecroisaient pour former des motifs géométriques complexes. Au milieu de la salle se tenait une longue estrade de bois recouverte d'un tissu noir brodé d'argent. Intimidés par cette salle inconnue, les élèves se massèrent devant l'estrade. Dans un sourd fracas, la porte se referma et le professeur Prenzweller arriva. Elle était vêtue d'une longue cape noire et étrangement, portait des gans de velours noirs. Elle désigna les tables dans un coin de la sale et les élèves s'y assirent. Ses yeux gris et froids parcoururent rapidement les élèves ; elle saisit une feuille de parchemin et commença à les appeler.
« Black. »
« Présent. »
Elle regarda le jeune homme dans les yeux. Sirius se sentit mal à l'aise et se demandait ce qu'on allait encore lui reprocher.
« Vous êtes le fils d'Orion Black ? »
« Oui. »
« Merci. Bones. »
Mary leva la main. La voix était inhabituelle, un peu acérée et froide. Un léger accent trahissait son origine, coupant les mots comme un sabre aiguisé. Une froideur se dégageait de cette femme ; son austérité semblait figer les élèves. Mais elle s'arrêta subitement en lisant sa liste.
« Darcey. »
Sa voix s'étrangla dans sa gorge et elle pointa ses yeux sur la jeune fille. On pouvait sentir comme une chaleur ardente jaillissant de ces yeux de glace. A la fin de l'appel, elle se mit à marcher de long en large devant les élèves, ses bottes claquant sur le sol.
« Comme vous l'a dit le directeur, je suis le professeur Prenzweller.
Je viens de la Faculté ?berhöchsten d'Allemagne. Ne comptez pas sur
moi pour être plus gentille pour autant. Mon but est de vous enseigner
une nouvelle matière. A partir de votre cinquième année, vous devez
étudier le Combat. Sachez que je n'accepte aucuns retards et aucunes
perturbations pendant mon cours. Si vous désirez poser une question,
levez la main et je vous répondrai. Pour votre premier cours, nous
allons aborder une des notions les plus simples : le duel. C'est tout
d'abord une façon de se battre. Il existe des conventions qui
permettent de contrôler le déroulement des duels. La notion de duel
remonte au douzième siècle et s'est développée dans les pays tels que
la France, l'Allemagne ou encore l'Espagne. Il existe de nos jours des
ligues qui regroupent les meilleurs duellistes, par exemple, la Guilde
d'Artémis en France. Pour commencer, nous allons voir la position
légale d'attaque et les règles du duel. Selon les pays, on peut
trouver diverses variantes. Un volontaire ? »
Les Gryffondors se regardèrent mais personne ne se présenta.
« Je vais être obligé de le choisir moi-même. Tiens, M. Black. »
Sirius lança un regard appréhensif vers James puis se dirigea vers l'estrade et gravit les marches recouvertes de tissu noir. Prenzweller se tenait debout, droite, les bras les longs du corps. Une sensation de supériorité émanait de cette femme malgré le fait que Sirius la dépassait de.peu. Sirius était habitué à dominer les gens de son mètre quatre-vingt- cinq. Il agita ses cheveux noirs et fixa le professeur.
« Bon, en premier, la position. Vous êtes droitier ? Très bien. Pour
le salut, les adversaires se disposent face l'un à l'autre et place
leur baguette face à leur visage. Mettez-vous de profil, votre bras
droit tendu vers moi et votre bras gauche au-dessus de votre tête, un
peu replié. Bon, voilà qui n'est pas mal. Allons-y. Attaquez le
premier. »
Assis à leur place, les élèves fixaient la scène de tous leurs yeux, passant de Sirius au professeur. Sirius en position d'attaque attendait un signe et Prenzeller, toujours droite dans sa longue cape noire, tenant ses mains devant elle. Sirius se décida à lancer un sort.
« Expélliarmus ! »
Un souffle sortit de la baguette de Sirius mais à ce même moment, la cape du professeur fit un mouvement, suivant les courbes de son corps et tous purent voir qu'elle portait un uniforme. Sous sa cape de drap de laine, elle portait des bottes en cuirs dans lesquelles était rentré un pantalon noir. Elle portait une ceinture à laquelle pendait sa baguette et une blouse noire recouvrait sa poitrine. Elle dégaina sa baguette et la pointa vers le jeune homme. Un reflet attira l'?il de Remus, il vit pendu au cou de son professeur un petit médaillon en argent. La femme fit un cercle avec sa baguette. Le souffle qui se dirigeait vers elle s'éclata contre son cercle et fut repoussé par Sirius. Le gryffondor se sentit soulevé de terre et se retrouva plaqué au mur. Sa baguette vola dans les airs et le professeur l'attrapa de sa main gantée. Ella paraissait maintenant à nouveau calme et le déploiement si brutal de sa puissance semblait irréel. Tandis que Sirius se relevait péniblement, elle descendit de l'estrade, sa cape l'entourant à nouveau. Sirius s'approcha d'elle et tendit la main.
« Bien, on voit que votre père vous a appris quelques rudiments. »
Elle donna sa baguette à Sirius et se retourna vers les autres élèves.
« M. Black vient de vous présenter le sort de désarmement. Il s'agit
de l'expélliarmus. Ce que j'ai utilisé est un contre sort permettant
de renvoyer sur son adversaire le sort jeté. C'est l'Ascagne. Bon,
notez pour la prochaine fois, vous me ferez une recherche sur
l'origine du duel à travers les différents pays d'Europe. Vous me
préciserez les décrets qui ont interdit ou contrôlé cette technique de
combat et vous marquerez quel semble être pour vous la meilleure
technique à appliquer parmi celle de la France, l'Angleterre et
l'Allemagne. Ce sera tout. »
Les élèves sortirent lentement de la salle. Beaucoup se dirigèrent vers leur salle commune mais Lily dit au revoir à ses amies. Elle allait découvrir sa nouvelle option : la magie ancestrale. Elle regarda son emploi du temps et se rendit dans l'aile Est du château. Elle remarqua que Line la suivait et supposa qu'elle aussi devait suivre cette option. Elle ralentit, traînant un peu ses pieds et attendit que la jeune fille soit à sa hauteur. Line avait attaché ses cheveux avec une petite pince et jouait avec un de ses pendants d'oreille.
« Hé Line, toi aussi, tu as choisi une option facultative ? »
« Oui, mais je croyais être la seule ! »
« Et bien non, tu vois. »
Elles commencèrent à discuter des nouveaux cours qu'elles avaient eu. Mais lorsque Lily voulut parler du duel, elle sentit que Line se crispait et ne répondait plus. Elles arrivèrent devant une petite salle dont la porte était formée d'une arche de pierre. Elles virent que les autres étaient déjà rentrés. Les tables étaient disposées en cercle et au milieu se tenait une toute petite femme qui portait une robe de voile blanc.
« Bon, maintenant que tout le monde est arrivé, nous allons pouvoir
commencer. Je me présente, je suis Mme Asquith, Margareth Asquith.
Nous allons découvrir ensemble une nouvelle vision du monde magique.
Cette matière touche à de nombreux domaines comme l'histoire. Allons,
ne faites pas cette tête là. Je vais faire en sorte d'être moins
barbante que ce cher professeur Binns. Et oui, je l'ai eu avant vous
en cours. Mais revenons en à nos moutons. Je vais tout d'abord vous
poser une question à laquelle vous allez réfléchir. Ensuite, nous
débattrons ensemble. Bon, là voici : "Quelle est votre conception des
premiers pouvoirs magiques ? Comment ont-ils été découverts et
contrôlés, par qui, et comment ?"Allez, au travail. »
Une grande partie de la classe se mit à réfléchir, certains griffonnaient des monts sur une feuille tandis que d'autres semblaient perdus dans leurs pensées. Au bout d'un certain temps, Mme Asquith leur expliqua que les pouvoirs étaient tout d'abord relié aux contrôles de certaines forces. L'heure passa à la vitesse de l'éclair et Lily ne se rendit d'ailleurs pas compte qu'elle et Line se trouvaient déjà devant le portrait de la grosse dame.
« On a de la chance, Daniel m'a donné le nouveau mot de passe. Un peu plus et on restait dehors ! »
« Ce sont les avantages de ce poste, être au courant de tout avant tout le monde. »
« Hokus Pokus ! »
La grosse dame leur fit un sourire et se mouvant quelque peu dans sa robe rose, elle actionnât l'entrée de la salle commune de Gryffondor.
***
Je tiens à préciser que ceci est ma première fanfiction. Il est possible que l'arrivée des chapitres ne se fasse pas de façon régulière car je souhaite tout d'abord trouver une bonne intrigue, ce qui n'est pas facile. Je porte aussi une attention toute particulière au style de l'écriture et à l'orthographe car je considère que c'est ce qui fait une grande partie de la qualité d'une ?uvre littéraire (attention tout de même, je ne me crois pas capable de faire aussi bien qu'un grand auteur !). Donc, malgré une volonté de vous présenter quelque chose d'assez soigné, je m'efforcerai de vous faire parvenir cette histoire de façon aussi régulière que possible. Je vous remercie donc de prendre le temps de la lire. Vous pouvez me laisser un message pour me faire part de vos remarques, reproches et autres critiques. Merci.
***
Titre : Opération Pégasus. Auteur : Lhachriluial ouElizabeth, comme vous préférez. Disclamer : Tout ce que vous allez lire ne m'appartient pas (sauf peut-être l'histoire, ce qui n'est que peu de choses). Ayant décidé d'écrire sur le monde d'Harry Potter, je tiens à préciser qu'il appartient à l'écrivain J.K Rowlling. Je ne touche donc aucun droit d'auteur et le travail que je fournis n'est pas dans un but lucratif. Résumé général de l'histoire : Septembre 1970. Après deux mois de vacances, les élèves du collège Poudlard reprennent leurs études. Mais un certain mage noir poursuit son ascension vers le pouvoir, provoquant un climat de terreur. La tension au sein de la communauté internationale magique et du ministère britannique ne cesse de grandir. C'est pourquoi certains ont décidé de lancer une action secrète qui changera à jamais la vie de quelques étudiants, en liant leurs pouvoirs et leurs vies. Le nom de code : Opération Pégasus. Résumé du chapitre précédent : Voyage à bord du Poudlard Express. Après s'être fait insulter par Lily, les maraudeurs mais surtout James décident de se venger. Avec l'aide de quelques paquets de bonbons pour soudoyer des premières années, James ensorcelle le livre de métamorphose de Lily. Julia rejoint ses amies, poursuivie par son frère à qui elle a décrétait que sa nouvelle petite amie était une consternation. Au cours de la cérémonie de la répartition, les élèves remarquent deux jumeaux, David et Line Darcey respectivement envoyés à Serdaigle et Gryffondor, qui semblent avoir quinze ans. Les filles apprennent qu'ils viennent de déménager. A la surprise générale, Clara Rosier, la petite s?ur de Evan Rosier, est envoyée à Gryffondor. Et pour couronner le tout, deux nouveaux profs se présentent, le professeur Quirke qui enseigne la défense contre les forces du mal et une jeune femme allemande nommée Prenzweller qui enseigne le Combat. Rappel des élèves étudiant à Poudlard évoqués dans les chapitres précédents : Black Sirius : Gryffondor, cinquième année. Maraudeur. Bones Mary : Gryffondor, cinquième année. Darcey Line : Gryffondor, cinquième année, nouvelle élève venant de France. S?ur jumelle de David. Evans Lily : Gryffondor, cinquième année, nouvelle Préfète. Funestar Jack : Gryffondor, cinquième année. Hindle Julia : Gryffondor, cinquième année. Lupin Remus : Gryffondor, cinquième année. Maraudeur. Payne Daniel : Gryffondor, cinquième année, nouveau préfet. Perkins Kévin : Gryffondor, cinquième année. Pettigrow Peter : Gryffondor, cinquième année. Maraudeur. Potter James : Gryffondor, cinquième année. Maraudeur. Rappel des adultes ou autres personnes évoquées dans les chapitres précédents : Prenzweller Kathia : Nouveau professeur de combat, vient d'Allemagne. Flitwick Frederic : Professeur d'enchantements. Black Orion : Père de Sirius Black. Sous-directeur de la brigade d'élite des tireurs de baguette.
***
Chapitre 6 : INITIATIONS.
Depuis seulement deux jours que les étudiants avaient repris les cours, les journées avaient repris leurs habituelles occupations entre cours, devoirs et repas. Pour tous, revenir à cette routine semblait naturelle mais par pour les même raisons. Lily avait retrouvé le plaisir des études tandis que nos maraudeurs reprenaient leurs habituelles farces, marque de fabrique de leur petite bande. Il était encore fort tôt quand les Maraudeurs pénétrèrent dans la salle commune. Tout semblait vide de vie et encore alourdi par le silence qui régnait. Le soleil pointait à peine à travers les nuages. Au pied des escaliers, les maraudeurs s'apprêtaient à traverser la salle commune quand deux souffles réguliers attirèrent l'attention de Remus.
« Vous n'avez rien entendu ? »
Peter le regarda alors que les deux autres s'arrêtaient.
« A part mon estomac, pas grand chose. »
« Je ne parlais pas de çà, Peter. Plutôt comme un souffle. »
« C'est vrai qu'avec tes sens ultra développés, tu entends tout, voit tout. »
« Non, c'est vrai. Moi aussi je l'ai entendu. »
Sirius s'avança dans la salle commune et commença à regarder si quelqu'un ne se cachait pas derrière un rideau. James vérifia avec Remus que personne ne le suivait. Peter, encore fatigué, voulut s'asseoir dans un fauteuil quand il réprima un cri. Remus se rapprocha de lui.
« Je crois que l'on a trouvait nos fauteurs de troubles. »
Sirius et James intrigués se penchèrent au-dessus du fauteuil et y découvrirent ce à quoi ils s'attendaient le moins. Deux personnes dormaient l'un dans les bras de l'autre. La tête de la jeune fille reposait sur la poitrine de son compagnon et se soulevait lentement à chaque fois qu'il respirait. Sirius fit un clin d'?il à James et se pencha vers les deux autres.
« Debout là dedans ! C'est l'heure de se lever ! »
Réveillés en sursaut par les cris de Sirius, les deux jeunes ne comprirent tout d'abord pas ce qu'il leur arrivait. Lorsqu'ils réalisèrent qu'ils avaient été découverts, ils rougirent. La jeune fille les implora, des larmes dans les yeux.
« S'il vous plait, ne nous dénoncer pas à la préfète ! Je ne veux
surtout pas qu'elle raconte tout au professeur MacGonnagal. Je crois
que je recevrai la plus belle correction de ma vie. »
Sirius regarda plus attentivement les deux dormeurs et remarqua que le garçon portait un écusson de couleur bleu. Il l'interrogea donc.
« Dis donc toi, je peux savoir ce que tu fais ici ? Un Serdaigle ne
devrait-il pas être dans sa salle commune ? Et comment es-tu entré ? »
« C'est moi qui l'ai amené ici. Mais on ne pensait pas à mal, vous savez. »
James partit d'un bon rire qui étonna la jeune fille.
« Tu sais, ce coup là, on l'a expérimenté avant vous. Surtout Sirius d'ailleurs. »
« Je vais même vous donner un conseil. Il y a un petit salon qui se
trouve au troisième étage, juste à coté de l'entrée de la
bibliothèque. Vous pouvez y entrer en tournant l'anneau en fer de deux
tours vers la gauche. »
Un peu ahuri par la réaction des Gryffondors, le garçon remercia maladroitement les garçons et se leva pour partir. Les maraudeurs, voyant que leur escapade matinale risquait d'être compromise, s'assirent dans un fauteuil et demandèrent à la jeune fille comment elle s'appelait.
« Je m'appelle Sophia Cationni et je suis en troisième année. »
« Et qui s'était ton oreiller ? »
« Mon quoi ? »
« Sirius veut dire ton ami. »
« Ha, pardon. C'est Clef Caryl, il est à Serdaigle en quatrième année. »
« Hé attends. »
James sembla réfléchir quelques instants avant de reparler.
« Il ne serait pas batteur dans l'équipe de Serdaigle ? »
« Si. D'ailleurs, je crois que Serdaigle ouvre le début de la saison de Quidditch. »
« Gryffondor aussi, ma petite. »
Sirius échangea un regard avec James puis il reprit.
« Il serait quand même bête que le charmant batteur de Serdaigle
écrase la maison de sa petite amie. Il ne pourrait pas s'arranger pour
renvoyer cognards de son équipe, par exemple ? »
La jeune fille fronça les sourcils et regarda Sirius.
« Il n'a pas besoin de faire cela car je suis pour l'équipe de Serdaigle. »
Sirius parut choqué alors que Remus souriait ironiquement.
« Allons Sirius, remet toi. Tu n'auras qu'à sortir avec une des filles
de l'équipe de Serdaigle. Yang Moon, elle est assez mignonne, non ? »
« Je n'imagine même pas la tête que ferait Mark si tu sortais avec
elle. Je paris qu'il irait se pendre à un des anneaux du terrain en
désespoir de cause ! »
***
La matinée passa lentement. A onze heures, les cinquième année de Gryffondor montèrent vers le grand couloir du deuxième étage et pénétrèrent dan la salle d'enchantements. Le professeur Flitwick lévitait à quelques dizaines de centimètres au-dessus de son bureau, les jambes croisées en tailleur. Dans un mouvement de baguette, il referma la porte et descendit s'asseoir sur le tas de cousins posé sur sa chaise. Il dépassait à peine de son bureau et se tenait avec ses mains au bord de la table.
« Bonjour à tous. Aujourd'hui, nous allons voir comment vous vous en
sortez avec le sortilège de la dernière fois ! Tout d'abord, qui peut
me donner son action ? Oui, M. Payne ? »
« Ce sortilège est appelé le sortilège d'entrave et permet de ralentir
les actions d'une personne, d'un animal ou encore d'un objet. »
« Très bien. Dix points pour Gryffondor. »
Il claqua des doigts et une formule s'écrivit sur le tableau.
« Je vous propose maintenant de présenter chacun votre tour devant vos
camarades votre maîtrise de ce sort. Mettez-vous part deux et je vous
appellerai pour passer. Bon, tiens M. Perkins. A vous l'honneur de
commencer. Vous, M. Funestar, vous courrez vers votre camarade qui
devra essayer de vous ralentir. Cela aurait été plus drôle si nous
avions utilisé des licornes ou quelque chose d'autre mais bon, temps
pis. »
Les élèves échangèrent des regards aux paroles du professeur. Kévin Perkins se plaça au milieu de la salle avec Jack Funestar. Jack se mit à courir vers Kévin qui pointa sa baguette vers le garçon et des ronds argentés sortirent de sa baguette, ralentissant peu à peu Jack.
« Mm. Pas mal, mais il faudrait travailler la puissance de votre sort. Bon, au suivant. »
Et peu à peu, les élèves passèrent devant leurs camarades et reçurent les commentaires du professeur Flitwick qui se tenait maintenant debout sur une table. Arriva alors le tour de Lily. Elle vit Julia se diriger à son opposé et commençait à courir vers elle. Elle tendit son bras et prononça bien distinctement la formule.
« Impedimenta ! »
Julia fut alors entourée de grands anneaux argentés et ne put bouger que par mouvements très saccadés et très lents. Flitwick applaudit Lily et bientôt tous ses camarades suivirent son exemple.
« Voyez comme Melle Evans a bien maîtrisé son sort : rapidité et
puissance. Que dire de plus ! M. Potter, à vous. »
James regretta alors amèrement de n'avoir pas réviser le soir précédent. Il avait préféré faire une partie d'échec sorcier avec Sirius. Et bien sûr, l'interrogation tombait aujourd'hui ! Il remonta ses manches et regarda Sirius. Celui-ci se mit à courir mais avant même que James lève sa baguette, il sentit une lourde masse lui tombait dessus. Sirius se releva et tendit une main à son ami. James, les lunettes de travers et la robe un peu poussiéreuse, se remit sur ses pieds tant bien que mal.
« Hé bien, M. Potter, je crois que vous avez encore besoin de
travailler ce sort et votre rapidité. A moins que vos verres ne soient
plus assez forts. A vos places, je vais vous rendre les copies que je
vous avais demandées pour la rentrée. »
Il se dirigea vers son bureau et farfouilla dans son sac. James sentit des regards posés sur lui mais ceux-là, contrairement à leurs habitudes, ne le rendaient pas fier. Il vit Lily Evans discutait avec Kévin Perkins et être félicitée par Daniel Payne. Il détourna son regard et se rassit à sa place, attendant sa copie. Le professeur Flitwick envoyait aux élèves leur copies par un Accio.
« C'est bien, Melle Bones. J'ai apprécié les exemples que vous m'avez cités. 15 ! »
Et la copie voletât à travers la classe.
« Melle Jorkins, le plan de votre devoir était original mais vous
n'avez pas assez exploité votre seconde partie. 12 ! »
« M. Lupin, je vois que vos recherches ont été bien approfondies
Faites attention quand même à ne pas vous tromper dans les dates.
Petit oubli, je suppose. 14 ! »
Le professeur se tourna enfin vers James et son sourire disparut.
« Ha, M. Potter.Bon, commençons par dire que votre compréhension du
sujet n'a pas été dans le sens que je désirais. Je reconnais que çà
peut arriver à tout le monde mais vous vous contredisez tout le temps,
mon petit. Je pense qu'il faudra sérieusement travailler sur votre
prochain devoir si vous désirez avoir la moyenne ce trimestre. »
James dépité, saisit sa copie et vit enfin de quoi le professeur parlait. Un 6 était écrit à l'encre rouge et la copie entièrement couvertes d'annotations. Il la glissa dans son sac et se sentit encore plus déçu que par sa prestation de tout à l'heure.
« Et j'ai gardé le meilleur pour la fin. Melle Evans ! Votre copie a
été un régal à lire. Je voudrais d'ailleurs vous demander quels livres
vous avez utilisé car j'ai appris des choses que je ne savais. En tout
cas, encore bravo, autant pour votre théorie que votre pratique.
18 ! »
La cloche sonna pour annoncer la fin des cours et le repas de midi. Les élèves remballèrent leurs affaires. En sortant de la salle, James vit Lily et Julia qui attendaient Mary. Lorsqu'il passa à leur coté, Lily le toisa et lui dit :
« Et bien, Potter. Petite difficulté de concentration ce matin ou réel
besoin de travailler ? Parce qu'apparemment, c'est pas brillant ! »
Elle lui tourna le dos et s'en alla, accompagnée de ses amis. Sirius posa sa main sur l'épaule de James.
« Allez mon grand ! Ne fais pas cette tête là. Moi aussi je n'ai eu
que 9. Parmi nous, seuls Remus a eu une note potable. Et puis, je te
paris que cette peste a copié son devoir quelque part. »
Remus mit son sac sur ses épaules et regarda ses amis.
« Allons déjeuner. De toute façon, cette après-midi, nous n'avons que
Combat. On va enfin pouvoir savoir comment c'est ! »
***
« C'est marrant, je ne sais pas dans quelle salle se déroule le cours ? »
« C'est pas marqué sur l'emploi du temps ?
« Non. »
Les maraudeurs restèrent perplexes. Comment trouver une salle introuvable dans ce château immense, regorgeant de passages secrets et autres surprise ? Line passa devant eux, un livre sous le bras. Remus proposa aux garçons de la suivre. Elle tourna dans un couloir éclairé par des torches. Au bout du couloir, ils aperçurent une gigantesque porte de bois. Devant, les élèves de Gryffondor attendaient, alignés en rangs. Brusquement, les battants de la lourde porte s'écartèrent dans un craquement. Les élèves pénétrèrent dans la salle qu'ils ne connaissaient pas. Le mur face à eux était composé d'une imposante baie vitrée, laissant voir les rives du lac de Poudlard. Les arcs de la voûte s'entrecroisaient pour former des motifs géométriques complexes. Au milieu de la salle se tenait une longue estrade de bois recouverte d'un tissu noir brodé d'argent. Intimidés par cette salle inconnue, les élèves se massèrent devant l'estrade. Dans un sourd fracas, la porte se referma et le professeur Prenzweller arriva. Elle était vêtue d'une longue cape noire et étrangement, portait des gans de velours noirs. Elle désigna les tables dans un coin de la sale et les élèves s'y assirent. Ses yeux gris et froids parcoururent rapidement les élèves ; elle saisit une feuille de parchemin et commença à les appeler.
« Black. »
« Présent. »
Elle regarda le jeune homme dans les yeux. Sirius se sentit mal à l'aise et se demandait ce qu'on allait encore lui reprocher.
« Vous êtes le fils d'Orion Black ? »
« Oui. »
« Merci. Bones. »
Mary leva la main. La voix était inhabituelle, un peu acérée et froide. Un léger accent trahissait son origine, coupant les mots comme un sabre aiguisé. Une froideur se dégageait de cette femme ; son austérité semblait figer les élèves. Mais elle s'arrêta subitement en lisant sa liste.
« Darcey. »
Sa voix s'étrangla dans sa gorge et elle pointa ses yeux sur la jeune fille. On pouvait sentir comme une chaleur ardente jaillissant de ces yeux de glace. A la fin de l'appel, elle se mit à marcher de long en large devant les élèves, ses bottes claquant sur le sol.
« Comme vous l'a dit le directeur, je suis le professeur Prenzweller.
Je viens de la Faculté ?berhöchsten d'Allemagne. Ne comptez pas sur
moi pour être plus gentille pour autant. Mon but est de vous enseigner
une nouvelle matière. A partir de votre cinquième année, vous devez
étudier le Combat. Sachez que je n'accepte aucuns retards et aucunes
perturbations pendant mon cours. Si vous désirez poser une question,
levez la main et je vous répondrai. Pour votre premier cours, nous
allons aborder une des notions les plus simples : le duel. C'est tout
d'abord une façon de se battre. Il existe des conventions qui
permettent de contrôler le déroulement des duels. La notion de duel
remonte au douzième siècle et s'est développée dans les pays tels que
la France, l'Allemagne ou encore l'Espagne. Il existe de nos jours des
ligues qui regroupent les meilleurs duellistes, par exemple, la Guilde
d'Artémis en France. Pour commencer, nous allons voir la position
légale d'attaque et les règles du duel. Selon les pays, on peut
trouver diverses variantes. Un volontaire ? »
Les Gryffondors se regardèrent mais personne ne se présenta.
« Je vais être obligé de le choisir moi-même. Tiens, M. Black. »
Sirius lança un regard appréhensif vers James puis se dirigea vers l'estrade et gravit les marches recouvertes de tissu noir. Prenzweller se tenait debout, droite, les bras les longs du corps. Une sensation de supériorité émanait de cette femme malgré le fait que Sirius la dépassait de.peu. Sirius était habitué à dominer les gens de son mètre quatre-vingt- cinq. Il agita ses cheveux noirs et fixa le professeur.
« Bon, en premier, la position. Vous êtes droitier ? Très bien. Pour
le salut, les adversaires se disposent face l'un à l'autre et place
leur baguette face à leur visage. Mettez-vous de profil, votre bras
droit tendu vers moi et votre bras gauche au-dessus de votre tête, un
peu replié. Bon, voilà qui n'est pas mal. Allons-y. Attaquez le
premier. »
Assis à leur place, les élèves fixaient la scène de tous leurs yeux, passant de Sirius au professeur. Sirius en position d'attaque attendait un signe et Prenzeller, toujours droite dans sa longue cape noire, tenant ses mains devant elle. Sirius se décida à lancer un sort.
« Expélliarmus ! »
Un souffle sortit de la baguette de Sirius mais à ce même moment, la cape du professeur fit un mouvement, suivant les courbes de son corps et tous purent voir qu'elle portait un uniforme. Sous sa cape de drap de laine, elle portait des bottes en cuirs dans lesquelles était rentré un pantalon noir. Elle portait une ceinture à laquelle pendait sa baguette et une blouse noire recouvrait sa poitrine. Elle dégaina sa baguette et la pointa vers le jeune homme. Un reflet attira l'?il de Remus, il vit pendu au cou de son professeur un petit médaillon en argent. La femme fit un cercle avec sa baguette. Le souffle qui se dirigeait vers elle s'éclata contre son cercle et fut repoussé par Sirius. Le gryffondor se sentit soulevé de terre et se retrouva plaqué au mur. Sa baguette vola dans les airs et le professeur l'attrapa de sa main gantée. Ella paraissait maintenant à nouveau calme et le déploiement si brutal de sa puissance semblait irréel. Tandis que Sirius se relevait péniblement, elle descendit de l'estrade, sa cape l'entourant à nouveau. Sirius s'approcha d'elle et tendit la main.
« Bien, on voit que votre père vous a appris quelques rudiments. »
Elle donna sa baguette à Sirius et se retourna vers les autres élèves.
« M. Black vient de vous présenter le sort de désarmement. Il s'agit
de l'expélliarmus. Ce que j'ai utilisé est un contre sort permettant
de renvoyer sur son adversaire le sort jeté. C'est l'Ascagne. Bon,
notez pour la prochaine fois, vous me ferez une recherche sur
l'origine du duel à travers les différents pays d'Europe. Vous me
préciserez les décrets qui ont interdit ou contrôlé cette technique de
combat et vous marquerez quel semble être pour vous la meilleure
technique à appliquer parmi celle de la France, l'Angleterre et
l'Allemagne. Ce sera tout. »
Les élèves sortirent lentement de la salle. Beaucoup se dirigèrent vers leur salle commune mais Lily dit au revoir à ses amies. Elle allait découvrir sa nouvelle option : la magie ancestrale. Elle regarda son emploi du temps et se rendit dans l'aile Est du château. Elle remarqua que Line la suivait et supposa qu'elle aussi devait suivre cette option. Elle ralentit, traînant un peu ses pieds et attendit que la jeune fille soit à sa hauteur. Line avait attaché ses cheveux avec une petite pince et jouait avec un de ses pendants d'oreille.
« Hé Line, toi aussi, tu as choisi une option facultative ? »
« Oui, mais je croyais être la seule ! »
« Et bien non, tu vois. »
Elles commencèrent à discuter des nouveaux cours qu'elles avaient eu. Mais lorsque Lily voulut parler du duel, elle sentit que Line se crispait et ne répondait plus. Elles arrivèrent devant une petite salle dont la porte était formée d'une arche de pierre. Elles virent que les autres étaient déjà rentrés. Les tables étaient disposées en cercle et au milieu se tenait une toute petite femme qui portait une robe de voile blanc.
« Bon, maintenant que tout le monde est arrivé, nous allons pouvoir
commencer. Je me présente, je suis Mme Asquith, Margareth Asquith.
Nous allons découvrir ensemble une nouvelle vision du monde magique.
Cette matière touche à de nombreux domaines comme l'histoire. Allons,
ne faites pas cette tête là. Je vais faire en sorte d'être moins
barbante que ce cher professeur Binns. Et oui, je l'ai eu avant vous
en cours. Mais revenons en à nos moutons. Je vais tout d'abord vous
poser une question à laquelle vous allez réfléchir. Ensuite, nous
débattrons ensemble. Bon, là voici : "Quelle est votre conception des
premiers pouvoirs magiques ? Comment ont-ils été découverts et
contrôlés, par qui, et comment ?"Allez, au travail. »
Une grande partie de la classe se mit à réfléchir, certains griffonnaient des monts sur une feuille tandis que d'autres semblaient perdus dans leurs pensées. Au bout d'un certain temps, Mme Asquith leur expliqua que les pouvoirs étaient tout d'abord relié aux contrôles de certaines forces. L'heure passa à la vitesse de l'éclair et Lily ne se rendit d'ailleurs pas compte qu'elle et Line se trouvaient déjà devant le portrait de la grosse dame.
« On a de la chance, Daniel m'a donné le nouveau mot de passe. Un peu plus et on restait dehors ! »
« Ce sont les avantages de ce poste, être au courant de tout avant tout le monde. »
« Hokus Pokus ! »
La grosse dame leur fit un sourire et se mouvant quelque peu dans sa robe rose, elle actionnât l'entrée de la salle commune de Gryffondor.
