Je tiens à préciser que ceci est ma première fanfiction. Il est
possible que l'arrivée des chapitres ne se fasse pas de façon régulière car
je souhaite tout d'abord trouver une bonne intrigue, ce qui n'est pas
facile. Je porte aussi une attention toute particulière au style de
l'écriture et à l'orthographe car je considère que c'est ce qui fait une
grande partie de la qualité d'une ?uvre littéraire (attention tout de même,
je ne me crois pas capable de faire aussi bien qu'un grand auteur !). Donc,
malgré une volonté de vous présenter quelque chose d'assez soigné, je
m'efforcerai de vous faire parvenir cette histoire de façon aussi régulière
que possible. Je vous remercie donc de prendre le temps de la lire. Vous
pouvez me laisser un message pour me faire part de vos remarques, reproches
et autres critiques. Merci.
***
Titre : Opération Pégasus. Auteur : Lhachriluial. Disclamer : Tout ce que vous allez lire ne m'appartient pas (sauf peut-être l'histoire, ce qui n'est que peu de choses). Ayant décidé d'écrire sur le monde d'Harry Potter, je tiens à préciser qu'il appartient à l'écrivain J.K Rowlling. Je ne touche donc aucun droit d'auteur et le travail que je fournis n'est pas dans un but lucratif. Résumé général de l'histoire : Septembre 1970. Après deux mois de vacances, les élèves du collège Poudlard reprennent leurs études. Mais un certain mage noir poursuit son ascension vers le pouvoir, provoquant un climat de terreur. La tension au sein de la communauté internationale magique et du ministère britannique ne cesse de grandir. C'est pourquoi certains ont décidé de lancer une action secrète qui changera à jamais la vie de quelques étudiants, en liant leurs pouvoirs et leurs vies. Le nom de code : Opération Pégasus. Résumé du chapitre précédent : Les cours ont repris et la routine s'installe. Jeunes tourtereaux endormis dans la salle commune et nouveaux cours. James se fait humilier par Lily pendant un cours d'enchantements car sa prestation pratique n'était pas au point. Et en plus, il reçoit un 6 à un devoir alors que notre petite préfète a un 18. Au cours de Combat, Prenzweller se bat en duel contre Sirius dont elle semble connaître le père. En se rendant au cours de magie Ancestrale, Lily fait plus ample connaissance avec Line qui ne semble aimait le Combat, à moins que ce soit le professeur ? Rappel des élèves étudiant à Poudlard évoqués dans les chapitres précédents : Black Sirius : Gryffondor, cinquième année. Maraudeur. Bones Mary : Gryffondor, cinquième année. Evans Lily : Gryffondor, cinquième année, nouvelle Préfète. Funestar Jack : Gryffondor, cinquième année. Hindle Julia : Gryffondor, cinquième année. Lupin Remus : Gryffondor, cinquième année. Maraudeur. Payne Daniel : Gryffondor, cinquième année, nouveau préfet. Perkins Kévin : Gryffondor, cinquième année. Pettigrow Peter : Gryffondor, cinquième année. Maraudeur. Potter James : Gryffondor, cinquième année. Maraudeur. Rappel des adultes ou autres personnes évoquées dans les chapitres précédents : Prenzweller Kathia : Nouveau professeur de combat, vient d'Allemagne. Black Orion : Père de Sirius Black. Sous-directeur de la brigade d'élite des tireurs de baguette.
***
Chapitre 7 : RATS DE BIBLIOTHÈQUE ET PLEINE LUNE.
Le mois de septembre se finissait et les premiers jours d'octobre allaient amener avec eux ce vent du Nord qui précipiterai les lourds nuages bas sur Poudlard. Les élèves de cinquième année réalisaient peu à peu que cette année allait leur demander beaucoup de travail car leurs BUSES les attendraient au mois de juin, quoi qu'il se passe. Tous les professeurs abordaient maintenant le programme des examens et donnaient aux élèves une quantité de devoirs assez impressionnante. Les studieux passaient la plupart de leur temps à la bibliothèque à faire des recherches pour leurs devoirs. Lily et ses amies étaient attablés dans un coin près d'une fenêtre. Mary terminait de rédiger son devoir d'astronomie et Julia lisait un grimoire sur le duel en Allemagne pour la recherche du professeur Prenzweller. Lily, les pieds croisés, se décida à se lever.
« Je vais chercher un livre sur la magie ancestrale. Le professeur
Asquith nous a donné un devoir à faire. Je ne sais pas comment je vais
me débrouiller. Pour une fois, je n'ai pas d'inspiration. »
Mary posa sa plume et regarda Lily.
« Tu as bien réussi à écrire tous les devoirs possibles et imaginables
depuis notre première année en quelque matière que ce soit. Alors il
n'y a pas de raison que ça ne marche pas comme d'habitude. »
« C'est peut-être parce que c'est une nouvelle matière. »
Lily s'avança dans les rayons et se décida à demander à la bibliothécaire un renseignement. La bibliothécaire n'appréciait pas les élèves, toujours trop bruyants à son goût. Mais Lily avait la chance d'être une jeune fille réellement passionnée par les livres. La vieille femme lui montra deux rayons et lui dit que si elle avait besoin de recueils plus précis sur certaines choses, elle pourrait demander à accéder à une partie de la réserve. Lily pensa que son insigne de préfète avait du lui faciliter cette faveur assez extraordinaire. Lily s'accroupit et extirpa un livre de l'étagère. Elle s'assit le dos contre un montant et commença à le feuilleter. Elle se rendit immédiatement compte qu'elle ne comprenait pas un traître mot de ce qu'elle lisait. Une écriture en signes cabalistiques dansait sur la page, se mélangeant au gré de son envie. Déçue, Lily reposa le livre et se dressa pour saisir un autre ouvrage. L'étagère était trop haute pour sa main. Elle prit sa baguette et fit léviter le livre. Le livre s'intitulait Origine des pouvoirs magiques et autres forces à travers les différentes cultures. Le recueil était d'une taille impressionnante et n'avait pas du être emprunté depuis longtemps. Peut-être même depuis jamais, pensa Lily. Elle changea ensuite de rayon et continua de chercher. En retirant un livre, elle vit à travers, de l'autre coté du rayon un jeune homme de dos qui tenait à la main un ouvrage. Il se retourna et vit alors deux grands yeux verts émeraudes l'observer Le jeune homme s'approcha du trou et Lily reconnut alors un maraudeur, le seul succesptible d'être à la bibliothèque.
« Hé bien, Lily, tu cherches quelque chose ? »
Les yeux disparurent dans un nuage de poussière et bientôt Remus vit la jeune fille devant lui.
« En quoi cela te regarde, Lupin ? » « Je désirais juste savoir si je pouvais t'aider dans tes recherches. »
Lily se rappela que le jeune homme l'avait aidé à la librairie et que seul dans la bibliothèque, il ne devait pas préparer un coup tordu avec ses amis. Elle se détendit donc.
« Je cherche un livre pour faire un devoir de magie ancestrale. »
« Et quel est ton sujet ? »
« Quelle est votre conception des premiers pouvoirs magiques ?
Comment ont-ils été découverts et contrôlés, par qui, et comment ? »
« Je te conseille un livre intitulé Origine et découverte de la magie
de Raoul Day. Il est pas mal car il explique bien des choses qui
peuvent paraître compliquées. »
La jeune préfète parut étonnée par la connaissance du garçon.
« Comment tu sais tout ça ? Tu ne fais de magie ancestrale, à ce que je sache. »
« Disons que j'en ai pas mal entendu parlé. »
« Par qui ? »
Les yeux gris bleus du jeune homme brillèrent et il posa sa main droite sur son épaule gauche, son sac à ses pieds.
« Par ma mère. Elle a beaucoup étudié la magie ancestrale après ses études à Poudlard. »
Lily se sentit gênée d'avoir posé cette question à Remus et emmena la conversation vers une autre voie.
« Et sinon, qu'est ce que tu cherchais, toi ? »
« Un livre sur l'utilisation des représentations physiques en magie noire. »
« En magie noire ? »
« Oui. Moi aussi, j'ai pris une option facultative. »
« Bon, je vais te laisser. Je dois encore terminer mon devoir d'histoire. »
Remus regarda la jeune fille s'éloigner dans l'ombre d'un croisement. Il détourna la tête et son regard parcourut à nouveau les livres.
***
Remus rejoignit la grande salle pour le dîner. Il s'assit au coté des autres maraudeurs. Bien que délicieux comme à son habitude, le repas ne sembla guère engager Remus. Tandis que James croquait une pomme, il croisa ales yeux de Remus qui le lui rappelèrent immédiatement.
« Je crois que tu ferais bien de te rendre à l'infirmerie, Remus. »
« Ouais, tu as une de ces têtes ! »
« Merci beaucoup, Peter. Je le sais mais j'attends la fin du repas pour passer plus inaperçu. »
« T'as raison ! »
Peu après, les élèves commencèrent à se lever de table et à sortir. Les quatre amis se séparèrent donc ; Remus tenta de se frayer un passage à travers la foule. Sur le point de tourner dans un couloir, il se retourna et vit les trois autres qui montaient le grand escalier lui faire un clin d'?il. Le jeune homme croisa les bras et avança dans le couloir. Il ne rencontra personne et descendit une volée de marches avant d'arriver devant la porte de l'infirmerie. Il toqua et pénétra dans le bureau de Mme Pomfresh. L'infirmière arriva quelques instants plus tard avec dans les mains un flacon d'où sortait une épaisse fumée blanche. Remus jeta un coup d'?il à travers l'entrebâillement de la porte et vit une ombre tirer les rideaux blancs autour de son lit. Mme Pomfresh rangea le flacon dans une vitrine et ferma la porte.
« Bon, M. Lupin. Vous n'avez qu'à faire comme d'habitude. Otez votre
uniforme ainsi que votre baguette et posez-le tout sur cette chaise. »
Remus ôta sa robe, la plia et déposa dessus sa baguette.
« Suivez-moi ! Nous allons y aller. »
Ils sortirent tous les deux du château et traversèrent le parc, la femme une lanterne à la main. Arrivés à l'orée de la forêt interdite devant le saule cogneur, elle tendit au jeune gryffondor la lampe et sortit sa baguette. Elle fixa l'arbre de sa baguette et un instant plus tard, les branches de l'arbre cessèrent de s'agiter. Mme Pomfresh fit signe à Remus d'y aller. Il s'approcha du tronc, tira une racine et commença à pénétrer dans un trou.
« Je viendrais demain matin à sept heures. Bon courage. »
Remus vit la lumière s'éloigner peu à peu et glissa dans le boyau de terre sombre. Il rampa pendant quelques minutes et arriva dans un couloir plus large. Remus se redressa et souleva une trappe. Il venait de retrouver la cabane hurlante, son lieu de métamorphoses et de souffrances. Il gravit un escalier de bois poussiéreux et entra dans la première pièce de l'étage. Le jeune homme enleva ses vêtements et les posa sur une chaise. Il vit dans l'obscurité des maigres faisceaux lumineux passaient à travers les volets des fenêtres. Sentant que les rayons lunaires se faisaient plus ardents, il se blottit dans un coin de la pièce contre le mur, percevant une brûlure l'envahir peu à peu. Ses os s'étiraient, se déformaient pour prendre la forme de ceux de la bête. Remus agrippa sa main à un creux du mur et des larmes coulèrent le long de son visage. Il sentait sa raison le quitter ; réfléchir n'était plus possible. L'esprit et l'instinct de la bête s'insinuèrent dans sa conscience. Il tenta vainement de se relever mais retomba sur le plancher. Le jeune homme regarda, à moitié aveuglé par ses larmes, ses mains se couvrir d'une épaisse fourrure. Un cri inhumain déchira sa poitrine lorsque sa mâchoire se substituer aux crocs de la bête. Il bondit contre le mur opposé et planta ses griffes dans le bois. Ses crocs désiraient quelque chose. La bête se jeta contre un tabouret et le mit en morceaux. En quelques instants, la pièce devint un lieu de carnage et des hurlements brisant le silence du village de Pré-au-lard éclatèrent dans cette nuit de pleine lune.
***
« Remus n'est pas là ? »
Kévin Perkins fixa les trois garçons assis à une table voisine de la fenêtre. Ce fut Sirius qui lui répondit.
« Non. Il ne se sentait pas bien à la fin du repas, il avait mal au ventre. »
« Ça ne m'étonnerai pas que ce soit la viande de ce midi. Elle avait un drôle de goût. »
A peine Jack Funestar eut-il fini de parler que Daniel Payne, le nouveau préfet, l'interrompit.
« Je t'ai déjà dit qu'elle n'avait rien de bizarre. Elle était même très bonne. »
En entendant les deux garçons se disputer, James étouffa un rire. Sirius lui fit signe de se taire et Peter, qui terminait un devoir d'Astronomie, parla à voix basse.
« Je vous avais dit que ça donnerait un goût étrange. Il était obligé qu'il s'en aperçoive. »
Sirius fit non de la tête et reprit.
« J'ai essayé sur mon voisin et il n'a rien remarqué. »
« Alors comment ça se fait qu'il n'ait pas trouvé un drôle de goût à ce qu'il mangeait ? »
« Peut-être parce que je l'avais mis dans le ragoût de sa femme. Il
faut dire, elle cuisine tellement mal ! »
Depuis que Sirius et ses parents avaient été invité chez leurs voisins, Sirius n'y avait jamais remit les pieds, malgré leur gentillesse. La panse de brebis farcie n'était pas à proprement parler son plat préféré et comme les McDemitt étaient écossais, leur cuisine proposait un large étalage de la gastronomie écossaise. James proposa à Peter et Sirius de monter dans leur chambre. Assis sur le lit de James, le seul des trois sur lequel on pouvait à peu près s'asseoir (celui de Peter regorgeait de papier de bonbons et celui de Sirius, draps et couvertures roulés en boule en un tas énorme), le jeune gryffondor se mit à parler.
« Il faut absolument être couché avant que les autres remontent. S'ils
remarquent que l'on est encore habillé, ils vont nous poser des
questions. »
« Mais nous voir au lit à dix heures, ça reste tout de même anormal ! »
« De toute façon, on n'a pas le choix. »
Sirius étira ses jambes aux paroles de Peter et s'assit en tailleur. James reprit
« Donc, à onze heures, tout le monde sera couché, on prendra ma cape et on sortira. »
A la fin de la conversation, chacun se dirigea vers son lit. Quand Daniel, Jack et Kévin entrèrent dans le couloir, un calme régnait dans la pénombre. Trois des lits avaient les rideaux fermés.
***
A la lueur de sa baguette magique, Lily, allongée dans son lit, avait posé devant elle le livre qu'elle avait trouvé à la bibliothèque l'après-midi même. La jeune fille avait rédigé son devoir de magie ancestrale à l'aide du livre que Remus lui avait conseillé. Cela n'avait pas été facile à rédiger ! Elle avait malgré tout écrit deux parchemins comme demandé et espérait bien avoir fait quelque chose d'acceptable. En repensant à ses recherches, elle se remémora l'étrange réponse de Remus. Pourquoi s'était- il brusquement rétracté comme s'il abhorrait ça ? Parler de sa mère n'avait décidément pas été une bonne idée. Lily caressa Grigri qui ronronna et vint se blottir dans le bras de sa maîtresse. Très pratique pour tourner les pages, se dit Lily. Elle appuya malgré tout le livre contre son genou et continua à le parcourir. Origine des pouvoirs magiques et autres forces à travers les différentes cultures était un ouvrage qui traitait de la découverte et du développement des pouvoirs magiques en Europe. Lily apprit que les premiers signes de présence magiques avaient daté du second siècle avant Jésus-Christ en Grèce. Le premier chapitre relatait comment ils s'étaient développés jusqu'au troisième siècle. Il expliquait ensuite qu'une autre branche de magie était apparue dans les îles britanniques et plus particulièrement en Irlande lors l'invasion de peuples du Nord. Passionnée par le sujet du livre, la jeune fille ne vit pas les minutes puis les heures passer. Lorsqu'elle se décida à reposer son livre, il était passé onze heures. Elle remonta son oreiller, posa sa baguette sur sa table de nuit et s'endormit sans se douter que trois ombres progressaient dans la salle commune.
***
A onze heures, les trois gryffondors écartèrent avec précaution les rideaux de leurs lits à baldaquins. James fit signe aux deux autres de le suivre, tenant sa cape à la main. Une fois sur le palier, ils descendirent l'escalier et se retrouvèrent devant la sortie de la salle commune. Ils se revêtirent de la cape d'invisibilité de James et poussèrent le portrait. Dans le couloir, la grosse Dame remua sans toutefois se réveiller. James, Peter et Sirius parcoururent les couloirs et croisant Miss Teigne, ils décidèrent d'accélérer le pas. Rusard ne devait pas être bien loin. Une fois sur les marches du château, ils ôtèrent la cape et la dissimulèrent dans un buisson, pensant qu'à cette heure là, personne ne se promènerait dans le parc. En parcourant le parc, ils commencèrent à sentir une certaine angoisse les envahir. Peter avançait en dernier, traînant visiblement les pieds.
« Comment va t'on faire pour prendre ce passage secret ? »
James, sa baguette à la main éclairant ses pas, lui répondit.
« Remus m'a expliqué qu'il suffisait d'appuyer sur une grosse racine. »
« Et comment on va faire ça ? »
« Ce sera justement ta mission, Peter. »
Peter frissonna et resserra contre sa cape. Ils arrivèrent devant le Saule cogneur qui agita ses branches dès qu'il les sentit proches. Sirius regarda Peter.
« Bon, Peter, montre-nous donc tes talents ! »
Le garçon sembla disparaître mais un instant plus tard, un rat courait vers le tronc de l'arbre. James et Sirius suivirent du regard le rat monter le long d'une motte de terre et tirer avec ses pattes et ses dents une grosse racine. L'air cessa aussitôt de s'agiter et le Saule devint immobile. Les deux autres garçons, restés en retrait' s'avancèrent et le rat disparut dans un trou. Sirius se métamorphosa en chien noir et suivit le chemin du rat. James hésita à se transformer, le cerf semblait être un animal un peu grand pour passer dans ce trou. Il décida de pénétrer dans le passage et de se transformer une fois qu'il aurait la place. Il avança à l'aveuglette, ne voulant pas sortir sa baguette. Il sentit quelque chose passer entre ses jambes et un petit jappement venir de sa droite. Tous trois arrivèrent dans le couloir et James souleva la trappe. Une fois au rez-de-chaussée, il se transforma en cerf car le bruit venant de l'étage lui indiquait que Remus s'était lui aussi métamorphosé. L'angoisse de voir le loup-garou serrait la gorge aux trois animaux. Et si jamais Remus ne les reconnaissait pas et les mordait ? C'est stupide, pensa James, les loups-garous ne mordent que les humains. Le chien passa en tête en monta les marches. Arrivés devant la porte, il se dressa sur ses pattes arrières et appuya ses pattes avant sur la clenche. La porte s'ouvrit et claqua contre le mur. Ce que virent alors les trois garçons ou plutôt les trois animaux les figèrent sur place. Une énorme bête aux poils sombre s'agitait dans un coin. Ses griffes déchiraient un coussin. Tout à coup, le loup se retourna et ses pupilles flamboyantes fixèrent les intrus. Le rat, pris de peur, courut vers le couloir mais la bête en un bond le plaqua contre terre. Le cerf et le chien semblaient hésiter sur la réaction à avoir. Ils décidèrent de faire confiance à leur ami. Et en effet ; le loup saisit le rat par la queue et le lança en l'air. Les couinements aigus du rongeur furent suivis par un aboiement et un bramement. Le loup lâcha le rat et ses crocs brillèrent. Il passa devant les le cerf et le chien et descendit l'escalier en galopant. Les trois autres le suivirent et virent que Remus s'avançait dans le couloir pour sortir du passage. La bête, le rat et le chien suivirent mais le cerf fut plus long. Il tenta d'avancer mais ses bois entravaient sa marche. Il fléchit donc ses pattes et baissant la tête, il avança tant bien que mal. En arrivant dehors, il vit le chien se roulait par terre et le rat couiner tandis que la bête dévoilait ses crocs. Ainsi, même sous leur forme animale, ses amis pouvaient se moquer de lui. James, vexé, abaissa la tête et dirigea ses bois vers le chien. Sirius vit que le cerf lui fonçait dessus, il fit un bond de coté pour esquiver l'attaque mais fut pris en traître par le loup qui se jeta à son tour sur lui. Les deux animaux roulèrent dans l'herbe et le chien tenta d'échapper à l'emprise de son ami. Il vit que Peter s'était perché sur la croupe du cerf et regardait le spectacle avec amusement. Le chien noir s'extirpa des pattes du loup et se roula dans l'herbe pour nettoyer sa fourrure. Les quatre animaux vagabondèrent dans le parc pendant quelques minutes. Ils longèrent une grande muraille et arrivèrent près des serres de botanique. Mais le loup, tout à coup pris d'une folie, se jeta contre la vitre et la brisa à l'aide de ses griffes. Les trois autres décidèrent donc de s'éloigner du château au cas où une nouvelle vague de désir destructeur envahirait leur ami. Deux bonnes heures plus tard, les quatre animaux pénétrèrent à nouveau dans la cabane hurlante. Le cerf, le rat et le chien laissèrent le loup-garou et s'en retournèrent dans le parc. A l'approche des grandes marches, ils se métamorphosèrent à nouveau et James alla récupérer sa cape d'invisibilité qu'il avait caché dans un fourré. Ils remontèrent lentement vers la tour qui abritait les quartiers de Gryffondor. Lorsqu'ils s'allongèrent, éreintés, sur leur lit, l'horizon blanchissait déjà.
***
Remus vit la pénombre qui l'entourait se fondre peu à peu dans la poussière. Il était affalé par terre et reprenait son apparence originelle. Il tenta de s'allonger sur le lit mais parvint à peine à se traîner jusqu'à ses affaires. Son corps était couvert de meurtrissures et de morsures. Au début de la nuit, avant que James, Sirius et Peter arrivent, il avait été obligé de se mordre lui-même pour faire cesser son envie de sang. Remus s'adossa contre le mur et empoigna maladroitement son pantalon. Il se mit debout et l'enfila gauchement. Le jeune homme s'appuya contre le mur, fouilla fébrilement dans sa poche et regarda l'heure sur sa montre. Tout juste sept heure. Mme Pomfresh devait l'attendre dehors. Remus prit sa chemise et continua d'avancer à travers la chambre, jusqu'à la porte. Il trébucha dans l'escalier et se retrouva au-dessus de la trappe. Malheureusement pour lui, elle était fermée. Remus tenta de la soulever et dut se remettre debout. A la fin, au bord de l'évanouissement, il se traîna à quatre pattes à l'aide de ses bras. Lorsqu'il parvint enfin à l'air libre, il sentit deux bras musclés le tirer alors qu'il était ébloui par la lumière. Quelqu'un le souleva de terre ; il entendit juste une autre personne parlait à ses cotés.
« C'est encore pire que d'habitude, il est harassé de fatigue.
Dépêchons-nous de l'amener à l'infirmerie. Il faut le soigner tout de
suite. »
Et Remus s'abandonna dans les bras qui le portait, la tête dodelinant aux pas de l'homme.
Lorsqu'il ouvrit les yeux, Remus vit Mme Pomfresh à ses cotés. Elle lui tendit une potion qu'il but avec une grimace de dégoût. Ce revitalisant était toujours aussi infect. L'infirmière s'assit à coté de Remus avec un long film de gaze sur les genoux. Elle prit délicatement sa main blessée et commença à l'embobiner.
« M. Lupin, puis-je savoir ce que vous avez fait à votre main ? Elle
est entièrement couverte de blessures et ce ne sont pas des
morsures. »
« Je ne me souviens plus. Cette nuit a vraiment été terrible. »
« Bien, je vais vous laisser vous reposer. »
Remus se souvenait très bien de la façon dont il s'était blessé. Il avait menti, ce n'était pas la première fois. Mais aujourd'hui, ce n'avait pas été pour cacher sa condition.. Et après tout, il n'avait pas entièrement menti. Cette nuit avait vraiment été terrible mais pas dans le sens dans lequel Mme Pomfresh l'avait compris !
***
Titre : Opération Pégasus. Auteur : Lhachriluial. Disclamer : Tout ce que vous allez lire ne m'appartient pas (sauf peut-être l'histoire, ce qui n'est que peu de choses). Ayant décidé d'écrire sur le monde d'Harry Potter, je tiens à préciser qu'il appartient à l'écrivain J.K Rowlling. Je ne touche donc aucun droit d'auteur et le travail que je fournis n'est pas dans un but lucratif. Résumé général de l'histoire : Septembre 1970. Après deux mois de vacances, les élèves du collège Poudlard reprennent leurs études. Mais un certain mage noir poursuit son ascension vers le pouvoir, provoquant un climat de terreur. La tension au sein de la communauté internationale magique et du ministère britannique ne cesse de grandir. C'est pourquoi certains ont décidé de lancer une action secrète qui changera à jamais la vie de quelques étudiants, en liant leurs pouvoirs et leurs vies. Le nom de code : Opération Pégasus. Résumé du chapitre précédent : Les cours ont repris et la routine s'installe. Jeunes tourtereaux endormis dans la salle commune et nouveaux cours. James se fait humilier par Lily pendant un cours d'enchantements car sa prestation pratique n'était pas au point. Et en plus, il reçoit un 6 à un devoir alors que notre petite préfète a un 18. Au cours de Combat, Prenzweller se bat en duel contre Sirius dont elle semble connaître le père. En se rendant au cours de magie Ancestrale, Lily fait plus ample connaissance avec Line qui ne semble aimait le Combat, à moins que ce soit le professeur ? Rappel des élèves étudiant à Poudlard évoqués dans les chapitres précédents : Black Sirius : Gryffondor, cinquième année. Maraudeur. Bones Mary : Gryffondor, cinquième année. Evans Lily : Gryffondor, cinquième année, nouvelle Préfète. Funestar Jack : Gryffondor, cinquième année. Hindle Julia : Gryffondor, cinquième année. Lupin Remus : Gryffondor, cinquième année. Maraudeur. Payne Daniel : Gryffondor, cinquième année, nouveau préfet. Perkins Kévin : Gryffondor, cinquième année. Pettigrow Peter : Gryffondor, cinquième année. Maraudeur. Potter James : Gryffondor, cinquième année. Maraudeur. Rappel des adultes ou autres personnes évoquées dans les chapitres précédents : Prenzweller Kathia : Nouveau professeur de combat, vient d'Allemagne. Black Orion : Père de Sirius Black. Sous-directeur de la brigade d'élite des tireurs de baguette.
***
Chapitre 7 : RATS DE BIBLIOTHÈQUE ET PLEINE LUNE.
Le mois de septembre se finissait et les premiers jours d'octobre allaient amener avec eux ce vent du Nord qui précipiterai les lourds nuages bas sur Poudlard. Les élèves de cinquième année réalisaient peu à peu que cette année allait leur demander beaucoup de travail car leurs BUSES les attendraient au mois de juin, quoi qu'il se passe. Tous les professeurs abordaient maintenant le programme des examens et donnaient aux élèves une quantité de devoirs assez impressionnante. Les studieux passaient la plupart de leur temps à la bibliothèque à faire des recherches pour leurs devoirs. Lily et ses amies étaient attablés dans un coin près d'une fenêtre. Mary terminait de rédiger son devoir d'astronomie et Julia lisait un grimoire sur le duel en Allemagne pour la recherche du professeur Prenzweller. Lily, les pieds croisés, se décida à se lever.
« Je vais chercher un livre sur la magie ancestrale. Le professeur
Asquith nous a donné un devoir à faire. Je ne sais pas comment je vais
me débrouiller. Pour une fois, je n'ai pas d'inspiration. »
Mary posa sa plume et regarda Lily.
« Tu as bien réussi à écrire tous les devoirs possibles et imaginables
depuis notre première année en quelque matière que ce soit. Alors il
n'y a pas de raison que ça ne marche pas comme d'habitude. »
« C'est peut-être parce que c'est une nouvelle matière. »
Lily s'avança dans les rayons et se décida à demander à la bibliothécaire un renseignement. La bibliothécaire n'appréciait pas les élèves, toujours trop bruyants à son goût. Mais Lily avait la chance d'être une jeune fille réellement passionnée par les livres. La vieille femme lui montra deux rayons et lui dit que si elle avait besoin de recueils plus précis sur certaines choses, elle pourrait demander à accéder à une partie de la réserve. Lily pensa que son insigne de préfète avait du lui faciliter cette faveur assez extraordinaire. Lily s'accroupit et extirpa un livre de l'étagère. Elle s'assit le dos contre un montant et commença à le feuilleter. Elle se rendit immédiatement compte qu'elle ne comprenait pas un traître mot de ce qu'elle lisait. Une écriture en signes cabalistiques dansait sur la page, se mélangeant au gré de son envie. Déçue, Lily reposa le livre et se dressa pour saisir un autre ouvrage. L'étagère était trop haute pour sa main. Elle prit sa baguette et fit léviter le livre. Le livre s'intitulait Origine des pouvoirs magiques et autres forces à travers les différentes cultures. Le recueil était d'une taille impressionnante et n'avait pas du être emprunté depuis longtemps. Peut-être même depuis jamais, pensa Lily. Elle changea ensuite de rayon et continua de chercher. En retirant un livre, elle vit à travers, de l'autre coté du rayon un jeune homme de dos qui tenait à la main un ouvrage. Il se retourna et vit alors deux grands yeux verts émeraudes l'observer Le jeune homme s'approcha du trou et Lily reconnut alors un maraudeur, le seul succesptible d'être à la bibliothèque.
« Hé bien, Lily, tu cherches quelque chose ? »
Les yeux disparurent dans un nuage de poussière et bientôt Remus vit la jeune fille devant lui.
« En quoi cela te regarde, Lupin ? » « Je désirais juste savoir si je pouvais t'aider dans tes recherches. »
Lily se rappela que le jeune homme l'avait aidé à la librairie et que seul dans la bibliothèque, il ne devait pas préparer un coup tordu avec ses amis. Elle se détendit donc.
« Je cherche un livre pour faire un devoir de magie ancestrale. »
« Et quel est ton sujet ? »
« Quelle est votre conception des premiers pouvoirs magiques ?
Comment ont-ils été découverts et contrôlés, par qui, et comment ? »
« Je te conseille un livre intitulé Origine et découverte de la magie
de Raoul Day. Il est pas mal car il explique bien des choses qui
peuvent paraître compliquées. »
La jeune préfète parut étonnée par la connaissance du garçon.
« Comment tu sais tout ça ? Tu ne fais de magie ancestrale, à ce que je sache. »
« Disons que j'en ai pas mal entendu parlé. »
« Par qui ? »
Les yeux gris bleus du jeune homme brillèrent et il posa sa main droite sur son épaule gauche, son sac à ses pieds.
« Par ma mère. Elle a beaucoup étudié la magie ancestrale après ses études à Poudlard. »
Lily se sentit gênée d'avoir posé cette question à Remus et emmena la conversation vers une autre voie.
« Et sinon, qu'est ce que tu cherchais, toi ? »
« Un livre sur l'utilisation des représentations physiques en magie noire. »
« En magie noire ? »
« Oui. Moi aussi, j'ai pris une option facultative. »
« Bon, je vais te laisser. Je dois encore terminer mon devoir d'histoire. »
Remus regarda la jeune fille s'éloigner dans l'ombre d'un croisement. Il détourna la tête et son regard parcourut à nouveau les livres.
***
Remus rejoignit la grande salle pour le dîner. Il s'assit au coté des autres maraudeurs. Bien que délicieux comme à son habitude, le repas ne sembla guère engager Remus. Tandis que James croquait une pomme, il croisa ales yeux de Remus qui le lui rappelèrent immédiatement.
« Je crois que tu ferais bien de te rendre à l'infirmerie, Remus. »
« Ouais, tu as une de ces têtes ! »
« Merci beaucoup, Peter. Je le sais mais j'attends la fin du repas pour passer plus inaperçu. »
« T'as raison ! »
Peu après, les élèves commencèrent à se lever de table et à sortir. Les quatre amis se séparèrent donc ; Remus tenta de se frayer un passage à travers la foule. Sur le point de tourner dans un couloir, il se retourna et vit les trois autres qui montaient le grand escalier lui faire un clin d'?il. Le jeune homme croisa les bras et avança dans le couloir. Il ne rencontra personne et descendit une volée de marches avant d'arriver devant la porte de l'infirmerie. Il toqua et pénétra dans le bureau de Mme Pomfresh. L'infirmière arriva quelques instants plus tard avec dans les mains un flacon d'où sortait une épaisse fumée blanche. Remus jeta un coup d'?il à travers l'entrebâillement de la porte et vit une ombre tirer les rideaux blancs autour de son lit. Mme Pomfresh rangea le flacon dans une vitrine et ferma la porte.
« Bon, M. Lupin. Vous n'avez qu'à faire comme d'habitude. Otez votre
uniforme ainsi que votre baguette et posez-le tout sur cette chaise. »
Remus ôta sa robe, la plia et déposa dessus sa baguette.
« Suivez-moi ! Nous allons y aller. »
Ils sortirent tous les deux du château et traversèrent le parc, la femme une lanterne à la main. Arrivés à l'orée de la forêt interdite devant le saule cogneur, elle tendit au jeune gryffondor la lampe et sortit sa baguette. Elle fixa l'arbre de sa baguette et un instant plus tard, les branches de l'arbre cessèrent de s'agiter. Mme Pomfresh fit signe à Remus d'y aller. Il s'approcha du tronc, tira une racine et commença à pénétrer dans un trou.
« Je viendrais demain matin à sept heures. Bon courage. »
Remus vit la lumière s'éloigner peu à peu et glissa dans le boyau de terre sombre. Il rampa pendant quelques minutes et arriva dans un couloir plus large. Remus se redressa et souleva une trappe. Il venait de retrouver la cabane hurlante, son lieu de métamorphoses et de souffrances. Il gravit un escalier de bois poussiéreux et entra dans la première pièce de l'étage. Le jeune homme enleva ses vêtements et les posa sur une chaise. Il vit dans l'obscurité des maigres faisceaux lumineux passaient à travers les volets des fenêtres. Sentant que les rayons lunaires se faisaient plus ardents, il se blottit dans un coin de la pièce contre le mur, percevant une brûlure l'envahir peu à peu. Ses os s'étiraient, se déformaient pour prendre la forme de ceux de la bête. Remus agrippa sa main à un creux du mur et des larmes coulèrent le long de son visage. Il sentait sa raison le quitter ; réfléchir n'était plus possible. L'esprit et l'instinct de la bête s'insinuèrent dans sa conscience. Il tenta vainement de se relever mais retomba sur le plancher. Le jeune homme regarda, à moitié aveuglé par ses larmes, ses mains se couvrir d'une épaisse fourrure. Un cri inhumain déchira sa poitrine lorsque sa mâchoire se substituer aux crocs de la bête. Il bondit contre le mur opposé et planta ses griffes dans le bois. Ses crocs désiraient quelque chose. La bête se jeta contre un tabouret et le mit en morceaux. En quelques instants, la pièce devint un lieu de carnage et des hurlements brisant le silence du village de Pré-au-lard éclatèrent dans cette nuit de pleine lune.
***
« Remus n'est pas là ? »
Kévin Perkins fixa les trois garçons assis à une table voisine de la fenêtre. Ce fut Sirius qui lui répondit.
« Non. Il ne se sentait pas bien à la fin du repas, il avait mal au ventre. »
« Ça ne m'étonnerai pas que ce soit la viande de ce midi. Elle avait un drôle de goût. »
A peine Jack Funestar eut-il fini de parler que Daniel Payne, le nouveau préfet, l'interrompit.
« Je t'ai déjà dit qu'elle n'avait rien de bizarre. Elle était même très bonne. »
En entendant les deux garçons se disputer, James étouffa un rire. Sirius lui fit signe de se taire et Peter, qui terminait un devoir d'Astronomie, parla à voix basse.
« Je vous avais dit que ça donnerait un goût étrange. Il était obligé qu'il s'en aperçoive. »
Sirius fit non de la tête et reprit.
« J'ai essayé sur mon voisin et il n'a rien remarqué. »
« Alors comment ça se fait qu'il n'ait pas trouvé un drôle de goût à ce qu'il mangeait ? »
« Peut-être parce que je l'avais mis dans le ragoût de sa femme. Il
faut dire, elle cuisine tellement mal ! »
Depuis que Sirius et ses parents avaient été invité chez leurs voisins, Sirius n'y avait jamais remit les pieds, malgré leur gentillesse. La panse de brebis farcie n'était pas à proprement parler son plat préféré et comme les McDemitt étaient écossais, leur cuisine proposait un large étalage de la gastronomie écossaise. James proposa à Peter et Sirius de monter dans leur chambre. Assis sur le lit de James, le seul des trois sur lequel on pouvait à peu près s'asseoir (celui de Peter regorgeait de papier de bonbons et celui de Sirius, draps et couvertures roulés en boule en un tas énorme), le jeune gryffondor se mit à parler.
« Il faut absolument être couché avant que les autres remontent. S'ils
remarquent que l'on est encore habillé, ils vont nous poser des
questions. »
« Mais nous voir au lit à dix heures, ça reste tout de même anormal ! »
« De toute façon, on n'a pas le choix. »
Sirius étira ses jambes aux paroles de Peter et s'assit en tailleur. James reprit
« Donc, à onze heures, tout le monde sera couché, on prendra ma cape et on sortira. »
A la fin de la conversation, chacun se dirigea vers son lit. Quand Daniel, Jack et Kévin entrèrent dans le couloir, un calme régnait dans la pénombre. Trois des lits avaient les rideaux fermés.
***
A la lueur de sa baguette magique, Lily, allongée dans son lit, avait posé devant elle le livre qu'elle avait trouvé à la bibliothèque l'après-midi même. La jeune fille avait rédigé son devoir de magie ancestrale à l'aide du livre que Remus lui avait conseillé. Cela n'avait pas été facile à rédiger ! Elle avait malgré tout écrit deux parchemins comme demandé et espérait bien avoir fait quelque chose d'acceptable. En repensant à ses recherches, elle se remémora l'étrange réponse de Remus. Pourquoi s'était- il brusquement rétracté comme s'il abhorrait ça ? Parler de sa mère n'avait décidément pas été une bonne idée. Lily caressa Grigri qui ronronna et vint se blottir dans le bras de sa maîtresse. Très pratique pour tourner les pages, se dit Lily. Elle appuya malgré tout le livre contre son genou et continua à le parcourir. Origine des pouvoirs magiques et autres forces à travers les différentes cultures était un ouvrage qui traitait de la découverte et du développement des pouvoirs magiques en Europe. Lily apprit que les premiers signes de présence magiques avaient daté du second siècle avant Jésus-Christ en Grèce. Le premier chapitre relatait comment ils s'étaient développés jusqu'au troisième siècle. Il expliquait ensuite qu'une autre branche de magie était apparue dans les îles britanniques et plus particulièrement en Irlande lors l'invasion de peuples du Nord. Passionnée par le sujet du livre, la jeune fille ne vit pas les minutes puis les heures passer. Lorsqu'elle se décida à reposer son livre, il était passé onze heures. Elle remonta son oreiller, posa sa baguette sur sa table de nuit et s'endormit sans se douter que trois ombres progressaient dans la salle commune.
***
A onze heures, les trois gryffondors écartèrent avec précaution les rideaux de leurs lits à baldaquins. James fit signe aux deux autres de le suivre, tenant sa cape à la main. Une fois sur le palier, ils descendirent l'escalier et se retrouvèrent devant la sortie de la salle commune. Ils se revêtirent de la cape d'invisibilité de James et poussèrent le portrait. Dans le couloir, la grosse Dame remua sans toutefois se réveiller. James, Peter et Sirius parcoururent les couloirs et croisant Miss Teigne, ils décidèrent d'accélérer le pas. Rusard ne devait pas être bien loin. Une fois sur les marches du château, ils ôtèrent la cape et la dissimulèrent dans un buisson, pensant qu'à cette heure là, personne ne se promènerait dans le parc. En parcourant le parc, ils commencèrent à sentir une certaine angoisse les envahir. Peter avançait en dernier, traînant visiblement les pieds.
« Comment va t'on faire pour prendre ce passage secret ? »
James, sa baguette à la main éclairant ses pas, lui répondit.
« Remus m'a expliqué qu'il suffisait d'appuyer sur une grosse racine. »
« Et comment on va faire ça ? »
« Ce sera justement ta mission, Peter. »
Peter frissonna et resserra contre sa cape. Ils arrivèrent devant le Saule cogneur qui agita ses branches dès qu'il les sentit proches. Sirius regarda Peter.
« Bon, Peter, montre-nous donc tes talents ! »
Le garçon sembla disparaître mais un instant plus tard, un rat courait vers le tronc de l'arbre. James et Sirius suivirent du regard le rat monter le long d'une motte de terre et tirer avec ses pattes et ses dents une grosse racine. L'air cessa aussitôt de s'agiter et le Saule devint immobile. Les deux autres garçons, restés en retrait' s'avancèrent et le rat disparut dans un trou. Sirius se métamorphosa en chien noir et suivit le chemin du rat. James hésita à se transformer, le cerf semblait être un animal un peu grand pour passer dans ce trou. Il décida de pénétrer dans le passage et de se transformer une fois qu'il aurait la place. Il avança à l'aveuglette, ne voulant pas sortir sa baguette. Il sentit quelque chose passer entre ses jambes et un petit jappement venir de sa droite. Tous trois arrivèrent dans le couloir et James souleva la trappe. Une fois au rez-de-chaussée, il se transforma en cerf car le bruit venant de l'étage lui indiquait que Remus s'était lui aussi métamorphosé. L'angoisse de voir le loup-garou serrait la gorge aux trois animaux. Et si jamais Remus ne les reconnaissait pas et les mordait ? C'est stupide, pensa James, les loups-garous ne mordent que les humains. Le chien passa en tête en monta les marches. Arrivés devant la porte, il se dressa sur ses pattes arrières et appuya ses pattes avant sur la clenche. La porte s'ouvrit et claqua contre le mur. Ce que virent alors les trois garçons ou plutôt les trois animaux les figèrent sur place. Une énorme bête aux poils sombre s'agitait dans un coin. Ses griffes déchiraient un coussin. Tout à coup, le loup se retourna et ses pupilles flamboyantes fixèrent les intrus. Le rat, pris de peur, courut vers le couloir mais la bête en un bond le plaqua contre terre. Le cerf et le chien semblaient hésiter sur la réaction à avoir. Ils décidèrent de faire confiance à leur ami. Et en effet ; le loup saisit le rat par la queue et le lança en l'air. Les couinements aigus du rongeur furent suivis par un aboiement et un bramement. Le loup lâcha le rat et ses crocs brillèrent. Il passa devant les le cerf et le chien et descendit l'escalier en galopant. Les trois autres le suivirent et virent que Remus s'avançait dans le couloir pour sortir du passage. La bête, le rat et le chien suivirent mais le cerf fut plus long. Il tenta d'avancer mais ses bois entravaient sa marche. Il fléchit donc ses pattes et baissant la tête, il avança tant bien que mal. En arrivant dehors, il vit le chien se roulait par terre et le rat couiner tandis que la bête dévoilait ses crocs. Ainsi, même sous leur forme animale, ses amis pouvaient se moquer de lui. James, vexé, abaissa la tête et dirigea ses bois vers le chien. Sirius vit que le cerf lui fonçait dessus, il fit un bond de coté pour esquiver l'attaque mais fut pris en traître par le loup qui se jeta à son tour sur lui. Les deux animaux roulèrent dans l'herbe et le chien tenta d'échapper à l'emprise de son ami. Il vit que Peter s'était perché sur la croupe du cerf et regardait le spectacle avec amusement. Le chien noir s'extirpa des pattes du loup et se roula dans l'herbe pour nettoyer sa fourrure. Les quatre animaux vagabondèrent dans le parc pendant quelques minutes. Ils longèrent une grande muraille et arrivèrent près des serres de botanique. Mais le loup, tout à coup pris d'une folie, se jeta contre la vitre et la brisa à l'aide de ses griffes. Les trois autres décidèrent donc de s'éloigner du château au cas où une nouvelle vague de désir destructeur envahirait leur ami. Deux bonnes heures plus tard, les quatre animaux pénétrèrent à nouveau dans la cabane hurlante. Le cerf, le rat et le chien laissèrent le loup-garou et s'en retournèrent dans le parc. A l'approche des grandes marches, ils se métamorphosèrent à nouveau et James alla récupérer sa cape d'invisibilité qu'il avait caché dans un fourré. Ils remontèrent lentement vers la tour qui abritait les quartiers de Gryffondor. Lorsqu'ils s'allongèrent, éreintés, sur leur lit, l'horizon blanchissait déjà.
***
Remus vit la pénombre qui l'entourait se fondre peu à peu dans la poussière. Il était affalé par terre et reprenait son apparence originelle. Il tenta de s'allonger sur le lit mais parvint à peine à se traîner jusqu'à ses affaires. Son corps était couvert de meurtrissures et de morsures. Au début de la nuit, avant que James, Sirius et Peter arrivent, il avait été obligé de se mordre lui-même pour faire cesser son envie de sang. Remus s'adossa contre le mur et empoigna maladroitement son pantalon. Il se mit debout et l'enfila gauchement. Le jeune homme s'appuya contre le mur, fouilla fébrilement dans sa poche et regarda l'heure sur sa montre. Tout juste sept heure. Mme Pomfresh devait l'attendre dehors. Remus prit sa chemise et continua d'avancer à travers la chambre, jusqu'à la porte. Il trébucha dans l'escalier et se retrouva au-dessus de la trappe. Malheureusement pour lui, elle était fermée. Remus tenta de la soulever et dut se remettre debout. A la fin, au bord de l'évanouissement, il se traîna à quatre pattes à l'aide de ses bras. Lorsqu'il parvint enfin à l'air libre, il sentit deux bras musclés le tirer alors qu'il était ébloui par la lumière. Quelqu'un le souleva de terre ; il entendit juste une autre personne parlait à ses cotés.
« C'est encore pire que d'habitude, il est harassé de fatigue.
Dépêchons-nous de l'amener à l'infirmerie. Il faut le soigner tout de
suite. »
Et Remus s'abandonna dans les bras qui le portait, la tête dodelinant aux pas de l'homme.
Lorsqu'il ouvrit les yeux, Remus vit Mme Pomfresh à ses cotés. Elle lui tendit une potion qu'il but avec une grimace de dégoût. Ce revitalisant était toujours aussi infect. L'infirmière s'assit à coté de Remus avec un long film de gaze sur les genoux. Elle prit délicatement sa main blessée et commença à l'embobiner.
« M. Lupin, puis-je savoir ce que vous avez fait à votre main ? Elle
est entièrement couverte de blessures et ce ne sont pas des
morsures. »
« Je ne me souviens plus. Cette nuit a vraiment été terrible. »
« Bien, je vais vous laisser vous reposer. »
Remus se souvenait très bien de la façon dont il s'était blessé. Il avait menti, ce n'était pas la première fois. Mais aujourd'hui, ce n'avait pas été pour cacher sa condition.. Et après tout, il n'avait pas entièrement menti. Cette nuit avait vraiment été terrible mais pas dans le sens dans lequel Mme Pomfresh l'avait compris !
