Maintenant que le cinquième tome est sorti, je veux indiquer que je ne ferai aucune références à ce livre car tout le monde n'a pas la chance de pouvoir lire en anglais (même si ce n'est pas mon cas). Comme j'ai planifié mon histoire et inventé mes personnages, toutes ressemblances avec l'Ordre du Phénix seraient involontaires. Pour votre gouverne, aucune référence ne sera faite au cinquième tome. J'ai réglé un petit problème de téléchargement de mon texte donc, bonne lecture.

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Je tiens à préciser que ceci est ma première fanfiction. Il est possible que l'arrivée des chapitres ne se fasse pas de façon régulière car je souhaite tout d'abord trouver une bonne intrigue, ce qui n'est pas facile. Je porte aussi une attention toute particulière au style de l'écriture et à l'orthographe car je considère que c'est ce qui fait une grande partie de la qualité d'une ?uvre littéraire (attention tout de même, je ne me crois pas capable de faire aussi bien qu'un grand auteur !). Donc, malgré une volonté de vous présenter quelque chose d'assez soigné, je m'efforcerai de vous faire parvenir cette histoire de façon aussi régulière que possible. Je vous remercie donc de prendre le temps de la lire. Vous pouvez me laisser un message pour me faire part de vos remarques, reproches et autres critiques. Merci.

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Titre : Opération Pégasus. Auteur : Lhachriluial (vous pouvez m'appeler Elizabeth, ce n'est pas plus court mais plus facile à taper). Disclamer : Tout ce que vous allez lire ne m'appartient pas (sauf peut-être l'histoire, ce qui n'est que peu de choses). Ayant décidé d'écrire sur le monde d'Harry Potter, je tiens à préciser qu'il appartient à l'écrivain J.K Rowlling. Je ne touche donc aucun droit d'auteur et le travail que je fournis n'est pas dans un but lucratif. Résumé général de l'histoire : Septembre 1970. Après deux mois de vacances, les élèves du collège Poudlard reprennent leurs études. Mais un certain mage noir poursuit son ascension vers le pouvoir, provoquant un climat de terreur. La tension au sein de la communauté internationale magique et du ministère britannique ne cesse de grandir. C'est pourquoi certains ont décidé de lancer une action secrète qui changera à jamais la vie de quelques étudiants, en liant leurs pouvoirs et leurs vies. Le nom de code : Opération Pégasus. Résumé du chapitre précédent : Première rencontre de la saison de Quidditch de Poudlard : Serdaigle contre Gryffondor. Béatrice Sullivan, toujours persécutée par Mark Spinnet, essaye de cacher sa liaison avec Matthew Preweet, le capitaine de l'équipe de Serdaigle. Lors du match, les élèves découvrent que David Darcey joue au poste de batteur pour Serdaigle. Ceux de l'équipe adversaire, Sirius Black et Béatrice Sullivan arrivent à faire une défense en double batte, figure très difficile qui leur vaut l'acclamation ce la foule. James arrive à attraper le Vif d'Or et sauve l'honneur en mettant fin à cette démonstration pitoyable selon Mark Spinnet. Rappel des élèves étudiant à Poudlard évoqués dans les chapitres précédents : Black Sirius : Gryffondor, 5° année, batteur de l'équipe de Quidditch. Maraudeur. Bones Mary : Gryffondor, 5° année. Evans Lily : Gryffondor, 5° année, nouvelle Préfète. Hindle Julia : Gryffondor, 5° année. Lupin Remus : Gryffondor, 5° année. Maraudeur. Payne Daniel : Gryffondor, 5° année, nouveau préfet, gardien de l'équipe de Quidditch. Pettigrow Peter : Gryffondor, 5° année. Maraudeur. Potter James : Gryffondor, 5° année, attrapeur de l'équipe de Quidditch. Maraudeur. Sullivan Béatrice : Gryffondor, 6° année, batteuse de l'équipe de Quidditch.

Prewett Matheew : Serdaigle, 6° année, attrapeur et capitaine de l'équipe de Quidditch. Nott Avery : Serdaigle, 7° année, poursuiveur de l'équipe de Quidditch.

Rappel des adultes ou autres personnes évoquées dans les chapitres précédents : Potter John : Cousin de James Potter et petit ami de Kate Brandstone. Nouvel attrapeur de l'équipe nationale de Quidditch d'Angleterre.

***

Chapitre 9 : QUIDDITCH À HAUT NIVEAU.

A huit heures, les élèves de Gryffondor retrouvèrent leurs condisciples de Poufsouffle dehors, près du mur sud du château. Devant les serres de botanique, Mme Cauldwell les attendait, avec son air maussade. Depuis leur première année à Poudlard, les maraudeurs ne l'avaient jamais vu sourire ou s'énerver. La femme semblait n'avoir aucunes émotions, toujours taciturne et parlant d'une voix monocorde un peu traînante. Ce matin là, les cinquième année pénétrèrent dans la serre numéro cinq. Mais à peine le professeur arriva t'elle devant sa longue table qu'elle poussa un cri strident et pointa du doigt vers un pan de carreau brisé. Les élèves, étonnés par la réaction de leur professeur, restèrent bouche bée en voyant les dégâts. La fenêtre avait volé en éclats et les bris de verre jonchait le sol et les jardinières environnantes. Les maraudeurs se sentirent coupables et se firent le plus discret possible. Remus plongea sa main enrubannée sous sa cape et baissa la tête.

« Je me demande comment cela a pu arriver, s'étonna Mme Cauldwell.
Bon, nous verrons cela plus tard. M. Jordan, comme vous êtes préfet,
allez prévenir M. Rusard qu'une vitre a été brisée dans la serre 5 et
qu'il faudrait la réparer le plutôt possible. Ces pauvres plantes
risquent de s'abîmer et de prendre froid ! »

Après le départ du jeune Poufsouffle, les élèves se répartirent autour des tables par groupe de six sous les ordres du professeur de botanique. Les maraudeurs se placèrent contre le mur avec deux élèves de poufsouffle : Ralph O'Connor, un blond dont les cheveux ondulaient légèrement et Thomas Ritz, un jeune homme aux cheveux bruns dressés sur sa tête. Lily, Mary et Julia proposèrent à Line de se joindre à elles avec deux autres poufsouffles. Agnès Abbot était plus petite que Mary, elle devait mesurer un mètre soixante. Ses cheveux châtains encadraient avec douceur son visage et ses yeux gris luisaient de malice. Agatha Penwood semblait au contraire, très douce et très posée. Elle était fort jolie avec ses cheveux blonds roux ondulant sur ses épaules. Le professeur Cauldwell claqua dans ses mains pour attirer l'attention des élèves. Sur l'estrade à ses cotés se tenait une grande plante aux larges feuilles vert sombre. Ses fleurs aux couleurs éclatantes ravissaient la vue mais sur ses branches, de grosses épines se dressaient.

« Nous allons aujourd'hui étudier les Tentacula vénéneuses. Cette
plante vient d'Amérique du Sud et se développe dans la forêt
amazonienne ainsi que sur les bords des mangroves. Elle pousse les
racines dans l'eau. Il faut savoir que c'est une plante carnivore. Les
fleurs que vous pouvez admirer sont en fait des gueules acérées de
crocs qui attendent qu'un animal s'en approche pour le dévorer. Voyez
plutôt. »

Le professeur empoigna un morceau de viande et l'approcha d'une fleur aux pétales jaunes et oranges. Aussitôt, la fleur s'ouvrit et des petits crocs luirent. Elle arracha le morceau de viande de la main de la jeune femme qui prit soin de la retirer. Un infâme bruit de mastication se fit entendre et des élèves firent une moue de répugnance.

« Bon, vous avez vu de quoi cette plante est capable. Je vais vous
amener des petites boutures de trois semaines. Elles ne devraient
normalement pas vous mordre mais mettez quand même vos gants. On ne
sait jamais. »

Une bouture fut placée sur chaque table et des élèves se rendirent au bureau du professeur pour prendre des morceaux de viande. Tandis que Peter et Remus faisaient la queue, Ralph O'Connor se mit à parler du match de la veille avec James et Sirius.

« En tout cas, félicitations pour ce superbe coup, Black. Je me
demande encore comment vous avez fait pour y parvenir. »

Sirius haussa les épaules comme cela avait été un jeu d'enfant.

« Histoire de talent et de concentration, c'est tout. »

Le jeune poufsouffle enfila ses gants en cuir de dragon.

« T'as de la chance de jouer avec une fille. Moi, je suis batteur avec
Terry Madley, le capitaine de ma maison. Et je peux te dire que c'est
pas de tout repos. En plus, Béatrice Sullivan, elle est plutôt
jolie. »
« Je te rassure, elle est déjà casée avec Matthew Preweet, le
capitaine de Serdaigle. C'est pas qu'elle ne plaise pas mais j'ai pour
habitude de ne pas empiéter sur les terrains de chasse des autres. Je
ne supporte pas que quelqu'un tourne autour de ce que je convoite.
Question d'honneur et de respect. »

Remus arriva par derrière, une assiette de viande dans sa main valide.

« Dis donc, t'es pas culotté, Sirius. Et la copine de Vincent Rodriguez, qu'est ce que tu lui as fait ? »

Sirius essuya sa main terreuse dans un chiffon.

« Ha là, c'était pas pareil, je l'ai sauvé des griffes de ce malotru. »
« Mais oui, Casanova. C'est pas Sirius que tes parents auraient du t'appeler mais Dom Juan. »

Sirius donna un coup de coude à James alors que ce dernier donnait un bout de viande à une fleur aux couleurs bleutées.

« Parce que tu crois que tu sais mieux t'y faire que moi, M. Je-sais- tout. »
« Disons que je ne considère pas les filles comme du gibier et que
j'ai certainement plus de manières que toi. »
« Pas dur quand papa s'appelle Lord Alexander Potter et que maman fait
partie d'une branche dérivée des princes de Galles ! »

Leur conversation fut interrompue par la voix grinçante de Mme Cauldwell.

« Un peu de silence là-bas ou vous allez me faire des devoirs supplémentaires. »

Dans le coin opposé de la serre, le groupe de filles était appliqué à tendre la nourriture à leur plante. Julia, à son grand contentement, avait été chargée de découper la viande tandis que les autres jeunes filles nourrissaient la plante. Elle ne supportait pas d'entendre les atroces bruits de mastications. Agnès Abbot, curieuse de nature, avait demandé à Line d'où elle venait.

« Je viens de France et j'ai étudié à l'Académie Beauxbâtons avec mon
frère. J'ai été obligé de quitter la France car mon père a reçu une
nouvelle offre d'emploi en Angleterre. »
« Et qu'est ce qu'il fait ? »
« Pour tout te dire, ça serait indiscret d'en parler car c'est quelque chose de confidentiel. »
« Ha pardon. Et ta mère ? »
« Ma mère est morte. »

Un silence glacial tomba sur le petit groupe. Les yeux bleu vert de Line foudroyaient Agnès du regard. Celle-ci comprit qu'elle avait emmené la conversation dans une voie en impasse. Heureusement, peu après, la cloche se fit entendre et les élèves rangèrent leurs affaires. Ils se séparèrent dans le hall du château. Beaucoup se dirigèrent vers les toilettes pour se laver les mains. Les Poufsouffles disparurent pour un cours de métamorphose tandis que les Gryffondors se rendirent dans la salle d'histoire de la magie, à leur grande morosité. Le professeur Binns, toujours égal à lui- même, flottait au-dessus de l'estrade. Le cours fut consacré, non pas aux éternelles révoltes des gobelins mais à la réglementation de l'uniformisation des longueurs et des éléments magiques des baguettes. Le bruit de grattement se perdait parfois dans celui des bâillements, des soupirs et des plaintes. Les maraudeurs étaient occupés à faire un pendu tandis que Remus, en élève consciencieux prenait des notes pour lui et ses camarades. Au premier rang, même Lily la studieuse dut réprimer un bâillement. La voix uniforme du professeur rendait la chose encore plus pénible.

« Il faut savoir que les baguettes de cette sorte sont de nos jours
d'une très grande rareté et d'une très grande valeur. Elles confèrent
à leur sorcier les attributs de leurs éléments magiques. Elles sont
souvent dotées d'un pouvoir magique supérieur à celui des nouvelles
baguettes. »

Brusquement, la voix du professeur se retrouva perdue parmi les raclements de chaise, les frôlements de parchemins rangés hâtivement dans un sac et le timbre de la sonnerie. Tous les élèves se dirigèrent avec rapidité vers la grande salle pour déjeuner. Assise face à Mary, Julia se servit un bout de viande.

« Je crois bien que je n'aie jamais assisté à un cours aussi ennuyeux. »
« Je suis d'accord avec toi. Et pourtant je me suis accrochée. »
« Bof, de toute façon, notre Lily nationale va nous passer son cours. »

Lily qui buvait un verre d'eau rougit. Mais ses paroles ne tombèrent pas seulement dans les oreilles

« En fait, je n'ai pas copié la fin du cours. »
« Comment ça, Evans ? Miss Préfète parfaite n'a pas copié le cours en entier ! »

Lily tourna la tête et vit Sirius mimer un évanouissement alors que James était plié en deux de rire.

« Et alors Black ? Qu'est ce que cela peut te faire ? Pas la peine de
te demander quel était le sujet du cours, je suppose que tu n'en as
pas écouté un traître mot. »

Sirius grinça des dents mais Remus posa sa main sur son épaule.

« Ce n'est pas la peine d'envenimer les choses, Sirius. Si vous le
désirez, je peux vous prêter mes notes. Cela vous permettra de
compléter les votre. »

Mary fit un petit sourire au jeune homme et Julia le remercia. A la fin du repas, alors que les élèves s'apprêtaient à se lever, Dumbledore leur fit signe de rester assis. Il lissa le bout de sa barbe et se leva.

« Mes chers élèves, j'ai une nouvelle qui devrait réjouir la plus part
d'entre vous. Les cours de cette après-midi seront supprimés car nous
recevrons des hôtes de marques. Je vous laisse la surprise de leur
identité mais sachez que c'est une équipe de grande renommé qui se
donne la peine de passer l'après-midi à vous faire une démonstration
pour les élèves à partir de la quatrième année. Les autres seront bien
entendu libérés de cours. Rendez-vous donc sur le terrain de Quidditch
à quatorze heures avec vos balais pour les joueurs des équipes. Pour
les autres, des balais seront mis à disposition. Vous pouvez y
aller ! »

Des cris de joie retentirent sous la voûte de la grande salle. Les élèves, contents d'éviter un cours de potions ou de rendre un devoir de métamorphose, sortirent, un grand sourire sur tous les visages sauf peut- être ceux qui avaient passé la nuit à réviser cette fichue leçon d'arithmancie.

***

Les élèves remontèrent dans leurs quartiers respectifs, rendu réjouis et radieux par cette nouvelle. Sirius et James se précipitèrent sur leur balai, ainsi que Daniel. James possédait un Comète 210. Il avait enfin pu s'en servir en troisième année lorsqu'il avait participé aux recrutements de l'équipe de Quidditch. Sirius détenait un Brossdur 5, offert par ses parents pour son entré à Poudlard. Quant à Daniel, il s'était arrangé pour prendre un ancien balai de son frère : un Manchevif, balai assez rapide mais qui perdait de la puissance en montée. Mais cela ne dérangeait pas Daniel ; en tant que gardien, il avait peu l'occasion de faire des démonstrations de vol en chandelle ou en piquée comme les attrapeurs. Les trois garçons sortirent leur balai de sous leur lit ou de leur placard. Ils descendirent dans la salle commune et virent que les autres joueurs de l'équipe avaient revêtu leurs tenues. Ils revinrent quelques minutes plus tard avec leur équipement rouge et or. Tous se retrouvèrent sur le terrain de Quidditch. Le soleil était au rendez-vous, seuls quelques nuages flottaient dans le ciel. Mme Bibine, le professeur de Vol qui arbitrait les matchs, mit sa main en visière pour regarder l'horizon. Les élèves discutaient entre eux, impatients de connaître l'identité des fameux visiteurs. Tout à coup un Serpentard pointa le doigt vers le ciel, suivi par d'autres élèves. James et Sirius levèrent les yeux et virent sept points noirs foncer vers le terrain de Quidditch. Sept personnes, vêtues de robes de Quidditch noires dont la poitrine était brodée d'une rose rouge, se posèrent. Tous reconnurent les joueurs de l'équipe d'Angleterre. Un flot d'applaudissements jaillit ainsi que des cris de joie. Une fois que les élèves se furent quelque peu calmés, le capitaine se mit à parler.

« Bonjour à tous. Je vois que vous êtes assez nombreux à être venus et
je vous en remercie. Je me présente, pour ceux qui ne me connaîtraient
pas : je m'appelle Eliot Loreyon et je suis le capitaine de l'équipe
de Quidditch d'Angleterre. Je joue au poste de poursuiveur avec
Rodrerick Kneen et Aurélia Smethwyck. »

Un jeune homme aux yeux perçants salua l'assemblée et une jolie jeune fille aux cheveux tressés fit un petit signe de main, ce qui lui valut l'attention de nombreux garçons.

« Voici maintenant nos batteurs, les frères Bob et Bill Warrington.
Notre cher gardien, Zacharie Nicholson qui nous a montré ses talents
lors de notre dernier match. Je tiens aussi à attirer votre attention
sur une nouvelle recrue qui nous vient du Club des Tornades de
Titshill. Il a fait gagner à son club lors de la saison dernière la
coupe de la fédération, ce qui n'était pas arrivé depuis Roderck
Plumpton a pris sa retraite. Je vous demande donc d'applaudir John
Potter. »

Le cousin de James fit un large sourire et salua l'assemblée qui explosa d'acclamations. Il se tourna vers James et lui fit un signe de la main. James sentit les regards des garçons se tourner vers lui alors que bon nombre de filles fixaient avec avidité le jeune homme aux longs cheveux bruns et aux yeux bleus pétillants.

« Après cette présentation rapide, nous vous proposons de nous
présenter vos talents de qualifiées ou de débutants aux différents
joueurs. Ensuite, nous demanderons aux meilleurs joueurs des équipes
de bien vouloir se mesurer à nous pour une petite démonstration pour
leur camarade. »

Les élèves qui désiraient montrer leurs talents se présentèrent à Mme Bibine qui leur donna les balais de réserve de l'école. Les joueurs de Quidditch des différentes équipes de Poudlard se présentèrent à ceux de l'équipe nationale. Tandis que Rodrerick Kneen et Aurélia Smethwyck, deux des poursuiveurs, regardaient voler des élèves et leur prodiguer leurs conseils, les frères Warrington ne semblait pas croire que Sirius et Béatrice aient pu réussir un coup tel qu'une défense en double batte. Peter se vit dans l'obligation de leur prêter ses multiplettes pour qu'ils puissent vérifier les dires des deux Gryffondors. Les capitaines des quatre équipes étaient en pleine discution avec Eliot Loreyon. James s'approcha de son cousin qui regardait Adela Nott, la jumelle d'Avery Nott rattraper un Vif d'or dans un virage.

« Salut John. Dis, je crois que je vais devoir prévenir toutes ces
filles qu'elles ont déjà de la concurrence. Elles te dévorent
littéralement des yeux ! »
« Bah, je suis habitué, tu sais. Mais tu ne m'avais pas dit que
Gryffondor avait gagné le match d'ouverture de la saison ! »
« On l'a joué hier. Mais toi, quand est ce que tu commences à
jouer ? »
« On doit partir cette semaine pour rencontrer l'équipe d'Allemagne.
On devrait ensuite affronter l'équipe polonaise. Je risque d'avoir pas
mal de travail. Il paraît que leur attrapeur, Josef Wronsky, a mis au
point une feinte imparable. »

Une bonne heure passa et James montra ses talents d'attrapeur à son cousin et le Capitaine de l'équipe d'Angleterre vint l'observer voler. John lâcha un Vif d'or et James fit un décollage en chandelle pour attraper la petite balle en or. Le Vif d'or se dirigea vers John et James s'aplatit sur son balai et frôla les deux hommes avant de saisir sa cible. Il posa le pied à terre et se rapprocha d'Eliot Loreyon.

« Hé bien, en voilà un qui semble ne pas être dépourvu de talent ! »
« Voici mon cousin, James Potter en cinquième année à Gryffondor et
qui joue au poste d'Attrapeur. Toujours à la mode Potter ! Les Potter
qui jouent au Quidditch ont toujours été des attrapeurs. La seule
exception à la règle est un ancien cousin de notre grand-mère qui
était poursuiveur pour les Flèches d'Appleby. Il a jouait lors de leur
fameuse victoire de 1932. »
« En tout cas, James, si tu continues sur cette voie, tu pourras
remplacer ton cousin. Je voudrais d'ailleurs te voir jouer tout à
l'heure. »

James, honoré par les compliments venant d'un si grand joueur, ne put qu'acquiescer de la tête. Il vit que Ralph O'Connor et Terry Madley s'entraînaient devant les frères Warrington. Eliot Loreyon siffla entre ses doigts et tous se rapprochèrent de lui.

« Bien, après ce petit amusement, passons aux choses sérieuses. Je
désirais voir tout d'abord trois poursuiveurs, deux batteurs et un
gardien pour nous affronter. Désolé mais l'attrapeur est déjà
choisi. »

Sirius et Béatrice furent désignés comme batteurs pour pouvoir juger leur capacité à faire une défense en double batte, figure assez incroyable pour deux joueurs de leur âge. Alan Weasley, un Serdaigle de septième année aux cheveux roux, se proposa pour défendre les anneaux. Les poursuiveurs furent choisis par Rodrerick Kneen et Aurélia Smethwyck. Aurélia choisit deux filles de Poufsouffle, Sara Winterberg, une cinquième année et Guenièvre Blecher, une sixième année. Rodrerick Kneen demanda à Cyril Flint, le capitaine de l'équipe de Serpentard des se joindre aux deux filles, ce qui n'eut pas l'air de l'enchanter. James enfourcha son balai et s'envola au coup de sifflet de Mme Bibine. Les élèves s'étaient regroupés dans les tribunes et frappaient du pied pour encourager leur équipe. James se devait de jouer contre John mais les joueurs de l'équipe d'Angleterre étaient tous sur des Nimbus, balai qui semblait doté d'une pointe de vitesse assez impressionnante et d'un maniement extrêmement aisé. Les poursuiveurs de l'équipe d'Angleterre laissèrent le souaffle aux joueurs de l'école. Sara Vinterberg fonça en pointe, suivie par ses deux coéquipiers. Mais à peine franchit-elle le milieu de terrain qu'Aurélia Smethwyck fonça sur elle et la jeune fille fit une embardée et lâcha le souaffle. Eliot Loreyon plongea en piquée et le récupéra. A la vitesse de l'éclair, il s'élança vers les buts défendus par Alan Weasley. Le Serdaigle était un excellent gardien qui ne laissait passer que très rarement la balle. Il avait permis l'année dernière à sa maison de gagner la coupe de Quidditch en arrêtant toutes les tentatives de buts. Loreyon fondit vers l'anneau le plus grand et feinta un tir vers le haut. Le gardien remonta son balai mais à peine eut-il fait cette man?uvre qu'Eliot Loreyon pencha le manche du sien et se retrouva du coup un peu plus bas. Il tira donc de toute sa force et marqua. L'équipe d'Angleterre marqua encore trois autres buts. Par une habile passe, Guenièvre Blecher donna la balle à Cyril Flint qui se trouvait près des buts. Il fit une tentative qui fut arrêtée d'une seule main par Zacharie Nicholson, le gardien. James volait près du centre du terrain et n'avait toujours pas vu le Vif d'or. Son cousin, John, se trouvait beaucoup plus en altitude. Tandis que Bill Warrington lançait un cognard vers Sara Vinterberg, un furtif éclair doré brilla près d'elle. John piqua vers la jeune fille et James le suivit. La jeune fille, paniquée par le cognard et les deux joueurs qui filaient vers elle et se retrouva saisie sur place. James poussait son balai de toute ses forces car il voyait bien que John arrivait plus vite que lui. A à peine un mètre de la jeune poufsouffle, il vit une flèche noire se précipitait sur eux et agrippait la jeune fille. James voulut remonter mais ne vit pas le cognard se rapprocher dangereusement de lui. Il se sentit propulsé vers la droite et une douleur envahit son bras. Au moment même, John tendit la main pour saisir la balle mais James qui avait perdu le contrôle de sa trajectoire le percuta de plein fouet. James vit peu à peu le sol se rapprochait de son visage. Il ferma les yeux et attendit la chute qui l'attendait. Les cris des spectateurs s'étaient tus et le jeune homme entendait ses oreilles bourdonner. Il sentit alors quelque chose attraper son bras valide et il ouvrit donc les yeux. Il vit le sol tout proche de ses pieds et le toucha bientôt sous ses semelles. James se laissa tomber par terre et son cousin se posa, face à lui. James leva les yeux et vit que Sara Vinterberg se trouvait sur le balai de Rodrerick Kneen. Les joueurs se posèrent peu à peu et vinrent vers les deux Potter. James vit Mme Pomfresh arriver en courant. Son cousin s'accroupit et le regarda.

« Ne t'inquiète pas ! Mme Pomfresh va soigner ton bras. Tu as du te
casser un os ou deux, c'est tout. »

James se releva et Sirius le pris par l'épaule pour le soutenir. Une fois assis sur un lit à l'infirmerie, James vit les joueurs entassés autour de lui. Eliot Loreyon, le capitaine se tenait à son chevet.

« Et bien, James, je suis désolé que tu ais fait une chute pareille.
Heureusement, John a pu te rattraper à temps. »
« C'est mon cousin, tout de même. Je n'allais quand même pas le laisser s'écraser par terre comme ça. »
« Bah, j'en ai vu d'autres, vous savez. L'année dernière, un joueur
m'a poussé de mon balai et j'ai aussi failli tomber. »

Le capitaine fit un petit signe de tête tandis que les autres joueurs se rapprochaient de lui.

« En tout cas, tu as quelque chose dans ton jeu d'inhabituel. Une
sorte d'aisance à se mouvoir dans l'air. Sans cette percution, tu
aurais presque pu voler le vif d'or à ton cousin. »
« Disons que je connais pas mal son style de jeu et de vol, cela m'a
permis de prévoir certaines de ses man?uvres. »
« Bon, nous allons te laisser te reposer. Nous devons repartir dans
deux jours pour l'Allemagne. A bientôt et bon continûment. »

Les autres joueurs le saluèrent et sortirent. Seuls John et Aurélia Smethwyck restèrent. La jeune fille avait eu les traits tirés par l'angoisse et cela avait marqué son visage. Elle s'assit contre James se pencha vers lui. Ses yeux brillaient et ses fins sourcils tressaillaient.

« En tout cas, James, sachez que j'ai eu peur pour vous. Heureusement
que votre cousin vous a récupéré. Vous auriez pu vous tuer, vous
savez. Bon, je vais vous laisser. »

Elle se rapprocha du visage de James et l'embrassa sur la joue. James sentit une vague de chaleur et de picotement l'envahir. La jeune femme se leva et ferma la porte derrière elle. James était sûr que ses joues s'empourprer et un horrible sentiment de gêne l'envahit devant son cousin. Ce dernier eut un petit sourire espiègle qui lui envahit les lèvres lorsqu'il prit la parole.

« Hé bien, on peut dire que tu as la côte avec Aurélia ! Nous, on n'a
pas le droit à de tels traitements pendant les entraînements. »
« Mais c'était minime ce que j'ai eu ! Je ne vois pas pourquoi elle
m'a cajolé comme si j'étais un gosse. »
« Hé ! Tu ne vas pas te plaindre de te faire dorloter par elle ! »
« C'est vrai mais c'est un peu exagéré, non ? »

Le sourire de John disparut et il baissa la tête.

« En fait, Aurélia est devenue comme ça lorsque son frère s'est tué
lors d'un match de Quidditch lorsqu'elle avait neuf ans. Il était
attrapeur et avait été engagé par un club néo-zélandais, les
Wollongong Warriors. Pendant les grandes vacances, il avait invité ses
parents et sa petite s?ur pour assister à un match contre une équipe
locale. Il a tenté d'attraper le Vif d'or en plongée. Mais il s'est
trop penché et n'a pas pu se raccrocher à quelque chose pendant sa
chute. On m'a dit que voyant son frère tomber, Aurélia qui se trouvait
sur des tribunes attenantes à la pelouse avait couru sur le terrain.
Mais ni elle ni personne ne pouvait rien faire. Son frère s'est tué
sur le coup. Lorsqu'Aurélia a décidé d'entrer dans le monde du
Quidditch, elle a longtemps été hantée par le fantôme de son frère.
Donc, dès que quelque chose arrive à quelqu'un, elle se comporte comme
s'il allait mourir. Tu sais, il ne faut pas lui en vouloir. C'est une
gentille fille. »

James fixa le lit en face de lui pour ne pas revoir l'image du visage crispé de la jeune femme. John posa sa main sur la sienne et resta indécis pendant quelques instants. Mais des coups frappés à la porte vinrent troubler leur méditation. James vit une foule de personnes revêtues de robe rouge et autre pénétrer dans la chambre. John se leva et s'éclipsa discrètement en faisant un dernier signe de main à son cousin. James vit alors Sirius, Remus et Peter se masser contre son lit ainsi que les joueurs de Gryffondor et d'autres joueurs de Serdaigle et de Poufsouffle, ceux qui avaient joué avec lui lors de ce fameux match. Peu à peu, la chambre se vida. James vit Sirius, ses mèches de cheveux emmêlés et sa robe pourpre froissée, un balai dans les mains.

« Tiens, James, je t'ai ramené quelque chose que tu avais oublié sur le terrain. »
« Je dirais plutôt dans les airs. »

Peter fit un clin d'?il à Sirius. Remus s'enquit de l'état de James.

« Mais comment va ton bras ? »
« Mme Pomfresh m'a ausculté et il se trouve que je me suis bien cassé
le radius. Et pas une petite fêlure, cassé net par le choc selon elle.
Elle m'a donné une potion et ça sembla avoir marché. Pour l'instant,
je peux quitter l'infirmerie et retourner en cours. »
« Bon, un convalescent dans le groupe ! A la limite, si tu as mal à
ton bras, Remus pourra te dupliquer ses cours. Il n'y a que lui qui
les copie entièrement ! »

James se mit sur ses jambes et les garçons sortirent de l'infirmerie. Les quatre silhouettes se confondirent alors peu à peu dans les ombres des recoins du château.