Maintenant que le cinquième tome est sorti, je veux indiquer que je ne ferai aucune références à ce livre car tout le monde n'a pas la chance de pouvoir lire en anglais (même si ce n'est pas mon cas). Comme j'ai planifié mon histoire et inventé mes personnages, toutes ressemblances avec l'Ordre du Phénix seraient involontaires. Pour votre gouverne, aucune référence ne sera faite au cinquième tome. J'ai réglé un petit problème de téléchargement de mon texte donc, bonne lecture.

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Je tiens à préciser que ceci est ma première fanfiction. Il est possible que l'arrivée des chapitres ne se fasse pas de façon régulière car je souhaite tout d'abord trouver une bonne intrigue, ce qui n'est pas facile. Je porte aussi une attention toute particulière au style de l'écriture et à l'orthographe car je considère que c'est ce qui fait une grande partie de la qualité d'une ?uvre littéraire (attention tout de même, je ne me crois pas capable de faire aussi bien qu'un grand auteur !). Donc, malgré une volonté de vous présenter quelque chose d'assez soigné, je m'efforcerai de vous faire parvenir cette histoire de façon aussi régulière que possible. Je vous remercie donc de prendre le temps de la lire. Vous pouvez me laisser un message pour me faire part de vos remarques, reproches et autres critiques. Merci.

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Titre : Opération Pégasus. Auteur : Lhachriluial (vous pouvez m'appeler Elizabeth, ce n'est pas plus court mais plus facile à taper). Disclamer : Tout ce que vous allez lire ne m'appartient pas (sauf peut-être l'histoire, ce qui n'est que peu de choses). Ayant décidé d'écrire sur le monde d'Harry Potter, je tiens à préciser qu'il appartient à l'écrivain J.K Rowlling. Je ne touche donc aucun droit d'auteur et le travail que je fournis n'est pas dans un but lucratif. Résumé général de l'histoire : Septembre 1970. Après deux mois de vacances, les élèves du collège Poudlard reprennent leurs études. Mais un certain mage noir poursuit son ascension vers le pouvoir, provoquant un climat de terreur. La tension au sein de la communauté internationale magique et du ministère britannique ne cesse de grandir. C'est pourquoi certains ont décidé de lancer une action secrète qui changera à jamais la vie de quelques étudiants, en liant leurs pouvoirs et leurs vies. Le nom de code : Opération Pégasus. Résumé du chapitre précédent : Le soir d'Halloween, Lily découvre que Clara Rosier, la s?ur d'Evan, est martyrisée par celui-ci car elle a été envoyée à Gryffondor. Au moment de se coucher, la préfète s'aperçoit que Grigri a disparu. Se lançant à la recherche de son chat, elle manque de tomber sur un groupe d'élèves qui errent dans les couloirs. Mais au dernier moment, quelqu'un lui sauve la vie. Cette personne n'est autre que James qui avait aperçu une ombre en rentrant aux appartements de Gryffondor. Le jeune homme qui de son coté se doute des activités nocturnes des serpentards, décide de se venger de Lily. Rappel des élèves étudiant à Poudlard évoqués dans les chapitres précédents : (Je ne vous présente plus les maraudeurs ainsi que Lily, Mary et Julia). Payne Daniel : Gryffondor, 5° année, préfet et gardien. Funestar Jack : Gryffondor, 5° année. Jorkins Bertha : Gryffondor, 5° année.

Pucey Lisa : Serpentard, 5° année. Schulz Bridget : Serpentard, 5° année. Korn Janet : Serpentard, 5° année. Zabini Michael : Serpentard, 5° année, gardien. Crabbe Niclolius : Serpentard, 5° année. Goyle Timothy : Serpentard, 5° année. Pasternack Tatiana : Serpentard, 5° année. Rogue Severus : Serpentard, 5° année. Rosier Evan : Serpentard, 5° année. Frère de Clara. Mulciber Lewis : Serpentard, 7° année. TraversLuke : Serpentard, 7° année.

Rappel des adultes ou autres personnes évoquées dans les chapitres précédents : Prenzweller Kathia : Nouveau professeur de combat, vient d'Allemagne. Semble connaître le père de Sirius.

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Chapitre 11 : FEU, SANG ET FER.

Le petit groupe arriva devant la tapisserie aux dragons devant laquelle Luke Travers les attendait. Il toucha de sa baguette la tenture et fit avancer les élèves deux par deux. En l'écartant, Severus Rogue n'eut que le temps de voir une aveuglante lueur blanche avant de sentir une main qui les poussa, lui et Michael Zabini, dans le trou face à eux. L'habituelle sensation de saisie au nombril se fit sentir. Au bout d'un moment, les deux garçons touchèrent le sol des pieds. Ils tombèrent à genoux et se dépêchèrent de se relever. Evan Rosier se tenait devant eux, en compagnie de Lisa Pucey, qui s'appliquait à ôter la poussière de sa cape. Peu après, Bridget Schulz et Janet Korn arrivèrent à leur tour, suivies par Nicolius Crabbe, Timothy Goyle et enfin Tatiana Pasternack accompagnée des septième années. Le petit groupe jeta un coup d'?il autour d'eux et vit une lande recouverte par les herbes hautes et les broussailles. Les septièmes années avancèrent à travers les fourrés. Mais brusquement, Bridget Schulz aggripa la manche de Lisa Pucey et retint un cri. Une ombre voilée de noir avançait vers eux et se rapprocha de Lewis Mulciber.

« Le maître vous attend. J'espère que vous n'avez pas eu de problèmes pour venir jusqu'ici. »
« Non, tout s'est bien passé comme nous l'avions prévu. »
« Suivez-moi. »

Une vieille grille en fer rouillé apparut derrière un tournant et les serpentards discernèrent des pics en forme de croix se dresser. Ils pénétrèrent dans le cimetière et aperçurent de la lumière qui provenait d'un grand feu. De nombreuses personnes vêtues de noir et le visage caché par une cagoule se tenaient en cercle. Une ombre gigantesque se dressait à l'écart, avec à ses pieds un animal qui rampait. Arrivés près du feu, les jeunes nouveaux jetèrent un coup d'?il derrière eux et virent seulement que leurs camarades avaient comme les autres, revêtu leur cagoule. La forme indistincte sortit de la pénombre. L'homme devant eux était grand, plus grand qu'ils ne l'avaient imaginé. Ses cheveux noirs accentuaient la pâleur de son teint et ses immenses yeux verts semblaient pouvoir lire au plus profond d'eux-mêmes.

« Soyez les bienvenus, mes jeunes amis, dans ce qui sera, je l'espère
votre nouvelle et unique famille. Si vous êtes ici, c'est que vous
suivez nos idées. Vous savez pour quoi vous allez combattre et contre
qui. »

Il reposa sa voix mais reprit aussitôt.

« Oui, contre ceux qui osent envahir notre société. Ces sangs de
bourbes ne doivent plus s'insinuer dans le monde magique. Et ceux qui
les soutiennent et les soutiendront se verront bientôt déchus de ce
qu'ils avaient aimé et choyé. Seuls mes fidèles auront une place dans
la nouvelle communauté que nous mettrons en place. Soyez dévoués à
votre maître et vous vous verrez honoré par tous. Mais craignez la
colère du seigneur des ténèbres si vous osez le défier ou le trahir.
Il est donc temps de nous prouver votre fidélité. Macnair, va me
chercher le fer. Approchez ! »

Les étudiants, hésitants se poussèrent peu à peu mais Evan Rosier reprit la tête du groupe, prêt à se montrer en chef. Le jeune homme vit une ombre revenir, tenant un fer à marquer au rouge. Il sentit son courage l'abandonner mais il ne pouvait plus reculer maintenant. Il fallait se montrer brave. Voldemort s'approcha du feu alors que Macnair lui donnait le fer. Le seigneur des ténèbres toucha du bout de sa baguette le fer qui brilla alors d'une virulente lumière. Il le tendit à Macnair qui le plaça dans le feu et s'approcha ensuite d'Evan Rosier. Il lui tira le bras gauche et remonta sa manche. Le mangemort saisit le fer de sa main gantée de cuir et le leva dans la nuit. Evan Rosier vit le fer se rapprocher de son bras et se poser dessus. Il retint un hurlement en sentant la douleur l'envahir. D'abord son bras puis tout son corps se mit à le brûler dans une atroce souffrance, comme s'il avait pris feu. Il vit le fer se relever en l'air et briller d'une violente lumière rouge. Le jeune homme tourna son visage vers son bras et vit le sang couler de sa brûlure. Il avala sa salive et prit la parole.

« Je jure fidélité et loyauté à mon maître, le Seigneur des ténèbres
et je jure de servir à jamais notre noble cause même sous la torture
et jusqu'à ce que la mort m'en empêche. »

La voix d'Evan Rosier était claire et haute mais il ne pensait pas à ce qu'il disait, trop occupé à répéter ses mots qu'une voix lointaine et profonde insufflaient en lui ; ses mots qui résonnaient dans sa tête. Il s'écarta ensuite et se plaça aux cotés des initiés. Il comptait désormais parmi les rangs de fidèles : les mangemorts. Il vit à leur tour, ses camarades se faire tatouer par la marque des ténèbres. Il contempla à nouveau sa brûlure et vit qu'elle formait peu à peu une tête de mort dont s'échappait de la bouche une langue fourchue. Ses condisciples endurèrent avec bravoure et contrôle la souffrance même si le visage de certains se crispait en un rictus horrible lorsque le fer s'approchait de leurs bras. Bridget Schulz était encore plus pâle qu'avant et elle faillit s'évanouir quand le fer la toucha. Heureusement, un mangemort qui assistait Macnair la soutint avant qu'elle ne chute. Voldemort se tourna vers lui et un sourire sardonique brilla sur ses minces lèvres blanches. Ces yeux miroitaient d'une sanglante couleur écarlate.

« Allons, Erinye. Ce n'est pas le moment de faire le noble c?ur. Tu
devrais prendre exemple sur tes camarades. »

Le jeune homme se releva, tenant Bridget toujours sous le choc. Lord Voldemort tira le bras de l'adolescente et opposa lui-même le fer. Bridget eut un soubresaut avant de défaillir à nouveau. Le dénommé Erinye s'accroupit en la soutenant et fouilla dans une poche de sa cape. Il en sortit son poing refermé et saupoudra une pincée de paillettes violettes sur le front de la jeune fille qui revint à elle. La serpentard se releva et gênée par l'attention qu'on lui prêtait, rejoignit ses camarades. Lord Voldemort s'entoura de sa cape et se remit à parler.

« Maintenant que nous sommes tous unis sous la marque des ténèbres, ce
pacte inviolable et inaliénable, nous pourrons commencer à ?uvrer pour
la gloire de notre projet. Je suis néanmoins désolé que nos nouvelles
recrues ne puissent travailler encore pour nous. Il serait trop
dangereux et trop précipité de vous donner une mission. Mais cela ne
tardera pas, rassurez-vous ! »

Et le Seigneur des ténèbres éclata d'un rire sonore et sinistre qui résonna dans la nuit.

***

Le lendemain matin quand Lily se leva, elle se demanda pourquoi elle était si fatiguée. La nuit précédente lui était totalement sortie de l'esprit. Mais quelque chose la lui rappela lorsqu'elle alla déjeuner. Alors que la jeune préfète trempait sa tartine beurrée dans son bol, une nuée de hiboux et de chouettes envahit la grande salle. La jeune fille ne prêta pas attention au courrier matinal jusqu'à ce qu'un hibou se dirige vers elle. Ce dernier voleta sur place pendant quelques instants avant que Mary ne fasse remarquer à Lily qu'il attendait après elle. Etonnée, la jeune fille détacha tout de même la lettre et l'ouvrit. Lily n'était pas habituée à recevoir du courrier par hibou. Les seules personnes susceptibles de lui écrire était Julia et Mary. Or, la lettre ne pouvait pas venir d'elles. Elle décacheta l'enveloppe et en extirpa une feuille de parchemin vierge. Mais à peine eut-elle touchée la feuille qu'une écriture italique à l'encre bleue apparut.

Evans,

Ce n'est pas dans mes habitudes de sauver les gens qui errent dans les
couloirs. Mais ces élèves que tu as aperçus ne t'auraient pas laissée
repartir en paix s'ils avaient su que tu les avais vus. Je n'irais pas
te dénoncer à un professeur car cela me forcerait à révéler mon
identité. Mais sache, en tout cas, que je pourrais toujours faire
parvenir ton nom à quelqu'un et que ça t'apporterait de gros ennuis.

Ne cherche pas à savoir de qui vient cette lettre. Si tu en parles
à quelqu'un, tu n'auras tout de façon pas de preuves.

Les regards se tournèrent vers la jeune fille qui avait pali alors que Julia se penchait sur elle.

« Tu peux m'expliquer ce qui se passe, Lily ? »
« Alors suis-moi. »

Tandis que les trois jeunes gryffondors sortirent de la grande salle et rejoignirent leur dortoir pour chercher leur affaire, Sirius se tourna vers James qui regardait dans la vague, un air d'embarras sur le visage.

« Dis donc, je me demande ce qu'Evans a pu recevoir pour quitter aussi précipitamment la table ? » « Bah, ça ne doit pas être très intéressant, s'empressa de répondre James. »
« Je n'en suis pas si sûr, rétorqua Remus. »

***

Lily expliqua son échappée nocturne de la veille à ses amies. Les visages de Julia et Mary se crispèrent au fur et à mesure que la jeune fille avançait dans son récit. A la fin, Lily baissa la tête et un silence de mort s'établit.

« Lily, tu te rends comptes de ce qui a failli t'arriver. Si tu veux
mon avis, tu as mis le nez dans quelque chose de louche. »

Lily hocha la tête tandis que Mary parlait.

« Mais justement, c'est l'occasion rêvée de découvrir ce qui se trame dans ce château ! »

Mary scruta les yeux de Julia qui semblait tout à fait sérieuse. Lily observa les deux filles qui se sondaient du regard. Au bout de quelques instants, lassée par la chose, Mary s'appuya contre la tête de lit.

« C'est d'accord, nous découvrirons ce qui ce passe. Quoi que cela nous coûte ! »

Lily sourit pour remercier ses amies.

« Mais Lily, tu ne veux pas me montrer cette fameuse lettre anonyme ? »
« Si, la voilà. »

A peine le parchemin quitta t'il les mains de la jeune fille qu'il s'enflamma et retomba en poussière sur le sol.

« Bon, pour une enquête, ça commence bien ! Notre première preuve part en fumée ! »

***

Les élèves se réunirent devant la grande porte de bois de la salle de combat. Le professeur Prenzweller, à son habitude, ouvrit la porte et les élèves pénétrèrent dans la salle de cours. Ils s'assirent à leur place et remarquèrent que leur professeur n'était pas seule. Trois autres adultes l'accompagnaient, assis sur une chaise en bas de l'estrade. La jeune femme se mit face à eux et commença à parler, les mains dans le dos.

« Bien, maintenant que nous avons abordé les principales techniques de
duels, nous allons passer à l'étude ou plutôt pour vous la découverte
d'un autre mode de combat : le Vestikschein. Il s'agit d'un art
martial ancestral de la vieille Europe de l'Est. Cette technique
consiste à créer à l'aide de votre flux magique une arme qui se
fondera en votre baguette. Elle correspond à un dérivé de l'Oplon
(petit clin d'?il à Alohomora et sa superbe fic que je vous conseille
de lire, Les Portes, si ce n'est pas déjà fait). J'ai demandé à des
amis de venir pour vous présenter les différentes armes qui existent.
Voici donc Franklin Persec, Joséphine Powell et Maxime Ledru. Ce
dernier appartient à la guilde d'Artémis, la plus prestigieuse
communauté des lames du royaume de France. »

Les élèves retinrent leur souffle en entendant ce que disait leur professeur. Même Sirius cessa de jouer avec sa plume en la faisant tourner entre ses doigts.

« Ils vont donc vous présenter leurs armes chacun leur tour et vous
expliquer leurs atouts et leurs forces. Je leur laisse donc la
parole. »

Un grand homme aux yeux perçants toussa.

« Je m'appelle donc Franklin Persec. L'arme dont je dispose se nomme
un sabre d'Atlamál. Cette arme possède la possibilité de s'agrandir.
Sa lame est incassable et supporte toutes les torsions. Voyez
plutôt. »

Il tira sa baguette magique et la mit face à son visage. Un énorme effort de concentration se lut sur sa face et une lumière incandescente commença à irradier sa baguette. Celle-ci s'allongea et se fondit en métal. Il enchaîna quelques figures assez extraordinaires et finit en pointant son sabre vers Bertha Jorkins. La lame s'allongea et le bout attend juste le nez de la jeune fille qui tremblait de tout son corps et dont les lunettes glissaient sur le bout de son nez. Il ramena sa lame à sa taille originelle et salua l'assemblée. Les gryffondors, impressionnés par sa prestation, applaudirent. La femme qui devait être Joséphine Powell s'avança à son tour alors que son compagnon reprenait sa place.

« L'arme que je vais maintenant vous présenter est assez originale et
assez rare. Elle apparaît surtout en Asie et je suis donc une des
rares exceptions du monde occidental à avoir la chance de la posséder.
Il s'agit d'un Bô Thâp Tu Pháp ou autrement dit un bâton de force. Ce
bâton possède une force propre qui s'ajoute à celle de son possesseur.
Il dispose également d'un pouvoir magique de répulsion. »

La jeune femme tint sa baguette par le milieu et ferma les yeux. Sa baguette s'étira jusqu'à atteindre un mètre quatre-vingts. Le long bâton s'épaissit et de fines gravures apparurent tout du long. Trois cercles d'or entouraient son extrémité et au bout de ceux-ci, des perles de bois enfilés sur des fils s'agitaient. Joséphine Powell empoigna le bâton des deux mains et le fit tournoyer autour d'elle à une vitesse prodigieuse. Elle le lança en l'air et le rattrapa à la verticale puis l'abattit sur le sol. Des cercles concentriques de couleur bleue se formèrent autour d'elle. Elle les balaya d'un geste de la main et sa baguette reprit forme. La femme essuya son front sur sa manche.

« Je vous remercie de votre attention. Merci ! »

Enfin, Maxime Ledru, le fameux français, membre de la guilde d'Artémis monta sur l'estrade. Une longue dague d'argent apparut dans sa main. Elle rappelait à James une de ses vieilles épées que ses parents tenaient de leurs ancêtres. Le jeune homme mania l'épée avec une habilité certaine. Une lueur bleue suivait ses mouvements et l'épée semblait se confondre avec son bras, tellement son maniement reflétait son adresse. Il sauta à terre et heurta de sa lame une dalle du sol qui se fendit. Il s'approcha d'un des piliers et le frappa à son tour. La pierre se vit coupée comme du beurre. Maxime Ledru termina son impressionnante démonstration en plantant à pleine force son épée dans le sol. Il se redressa et saisit ses mains qu'il plaça derrière son cou, en soufflant. Le professeur Prenzweller se leva alors. Elle semblait satisfaite de la prestation de ses invités. La cloche sonna mais les élèves tellement passionnés par ce qu'ils avaient vu, ne bougèrent pas.

« Le cours est fini. Pour la prochaine heure, vous me rédigerez un
résumé sur les armes qui vous ont été présentées. »

Lily leva la main.

« Oui, Melle Evans ? »
« Je voudrais savoir quelle est la dernière arme qu'on nous a présentée ? »
« C'est à vous de le trouver, Melle Evans. »

Lily écarquilla les yeux tout comme les autres élèves. Ses camarades sortirent peu à peu et elle se décida enfin à quitter la salle, toujours sidérée par la réponse de son professeur. Les maraudeurs tournèrent dans le couloir pour rejoindre la salle de métamorphose lorsque James sursauta.

« J'ai oublié mon parchemin ! Il faut absolument que j'aille le
chercher sinon je suis bon pour tout recommencer ! »
« Je t'accompagne ! »

James se tourna vers Sirius et le dévisagea.

« Ecoutez, je n'en ai pas pour longtemps et ce n'est pas la peine que
vous soyez en retard par ma faute. Vous direz au professeur que j'ai
été retenu. »

James mit fin à la discussion et planta là ses amis. Il se mit à courir à travers le couloir et faillit même bousculer un groupe de Serdaigles. Il arriva enfin devant la salle. Le jeune homme s'appuya contre le mur et reprit un peu son souffle. Il s'apprêtait à entrer quand un bruit le retint. Comme un bruit de heurt métallique puis une voix, celle de son professeur.

« Allons, Maxime. Vous faiblissez. Pourtant votre démonstration
laissait à supposer que vous maîtrisiez parfaitement bien votre
lame. »

Un autre frottement métallique puis un choc violent se firent entendre. James sursauta et regarda par l'entrebâillement de la porte.

« Ne vous énervez pas ! Cela ne me prouvera rien ! »
« Je ne m'énerve pas ! Je me contrôle ! »

La voix du jeune français à l'accent léger se tut. James écarta légèrement la porte pour mieux voir. Ce qu'il surprit lui coupa le souffle. Tous les objets de la pièce avaient été repoussés contre un mur et seuls Maxime Ledru et le professeur Prenzweller se tenaient dans la salle. Ils se faisaient face, chacun dans une position apparente de combat. Le professeur portait une tunique noire et ses habituels gants de velours. L'homme était revêtu d'un uniforme bleu marine et tenait à la main l'arme qu'il avait présentée aux élèves peu auparavant. James remarqua que la femme avait devant elle en suspend une arme de toute beauté. La lame d'or finement travaillée se courbait pour ensuite se redresser. Le pommeau massif brillait de mille feux. Mais le plus impressionnant était que des flammes aux couleurs grenat et topaze semblaient jaillir de la lame. La jeune femme esquissa un geste et l'épée vint rejoindre ses mains. Aussitôt la flamme brilla d'une lueur plus intense que jamais, aveuglant James. Le gryffondor cligna des yeux et eut juste le temps de voir la jeune femme bondir en un saut sur son adversaire. Son rival para le coup en repoussant de toutes ses forces la femme. Il se mit en garde et fondit sur son ennemie en attaquant de revers. La lame enflammée glissa sur le fer bleuté qui vibra. D'un moulinet, l'épée du jeune homme vola en l'air. Il bondit pour la rattraper au vol et retomba sur le sol en une pirouette. Il saisit des deux mains la lame de son épée et tournoya en l'air pour frapper la jeune femme sur le coté. Elle protégea son dos en se baissant et Maxime Ledru atterrit sur le sol. Ils étaient maintenant opposés l'un à l'autre, sur toute la longueur de la pièce. L'homme baissa son arme et regarda sa partenaire en souriant.

« Mais ma chère Kathia, c'est que vous ne faîtes que vous défendre !
J'aurai pourtant cru qu'une lame telle que vous m'achèverait en peu de
temps. »
« Voyons, vous me sous-estimez, Maxime. Je ne fais que faire durer ce
plaisir. Cela fait si longtemps que je n'ai pas eu l'occasion de me
battre ! Mais puisque vous le souhaitez, finissons-en ! »

James vit le temps d'un éclair une vague de frayeur saisir le visage du français. Kathia Prenzweller lâcha son épée qui resta suspendue dans le vide sans bouger, les flammes qui semblaient la dévorer crépitant, brisant le silence qui s'était établi. Elle baissa la tête et des longues mèches de cheveux blonds blancs cachèrent son visage. La femme redressa la tête lentement, les yeux fermés. Elle articula alors des paroles dans une langue inconnue, qui résonnèrent sous la voûte de pierre.

« Teiwaz Am Uruz. »

La voix était froide et différente de celle que James lui connaissait. Il vit l'épée se dédoubler et tandis que la jeune femme faisait un mouvement circulaire de la main, les deux sabres flottèrent vers ses mains. Elle les croisa et un nouveau panache d'étincelles aveugla James. Même Maxime Ledru protégea son visage et ses yeux à l'aide de sa manche. Il n'avait jamais vu autant de puissance magique et de force dégagée par une personne. Le professeur brandit les deux lames au-dessus de sa tête et se remit à psalmodier ce qui ressemblait à une formule magique.

« Algiz Eihwaz Nyd ! »

Un nuage doré reflétant le flamboiement des épées, se forma autour de la jeune femme qui se jeta vers son adversaire. Alors qu'elle se rapprochait du français, celui n'eut que le choix de reculer pour se protéger de l'attaque. Il leva son épée et tenta de frapper Kathia Prenzweller. James qui observait toujours la scène se retint de pousser un cri lorsque l'homme passa son épée au travers du corps de son professeur. Elle ne sembla pas souffrir et se dégagea avec d'autant plus de facilité. Mais peu à peu, les paillettes dorées qui l'entouraient s'effacèrent et elle se retrouva à nouveau sans protection. La fatigue se lisait sur son visage. Elle recula et ferma à nouveau les yeux. Le jeune membre de la guilde d'Artémis en profita pour se jeter sur elle. Elle lâcha son épée qui tomba sur le sol, gardant toujours les yeux fermés. Elle tendit ses mains devant elle et attendit. Le jeune homme qui courait se retrouva propulsé contre le mur. Le combat sembla fini car la femme se pencha et reprit son épée qui se reforma en une fine baguette noire. Le jeune français se releva et lui aussi fit disparaître son arme.

« Et bien, on peut dire que c'était impressionnant. Je n'ai jamais vu
quelqu'un se battre de cette manière, avec tant de puissance magique
et de force physique ! Mais dites-moi donc où vous avez appris à
manier une telle lame ! »
« Le glaive de Wotan est une des armes les plus puissantes magiquement
que je connaisse. Même votre dague d'Yggdrasill, qui est une lame
redoutable et puissante, ne peut se mesurer à mon arme. Votre lame a
beau être manié avec fougue et agilité, jamais vous ne pourrez
attendre les pouvoirs d'une lame telle que la mienne. »

Le jeune français s'essuya le front et s'assit sur l'estrade.

« Je le sais bien mais ce n'est pas parce que certains possèdent des
lames plus puissantes que la mienne que je vais abandonner. Seuls le
travail et la détermination me permettront de progresser sur la voie
des maîtres. »
« Vous avez parfaitement raison, Maxime. Mais je puis vous
complimenter sur vos attaques. Elles sont excellentes et se révèleront
être une pièce maîtresse de votre technique. »
« Merci. »
« Je vais maintenant vous laisser. J'ai encore du travail qui m'attend. »

La jeune femme saisit sa cape et la revêtit, en prenant soin de glisser sa baguette à sa taille. Elle se dirigea vers la porte et James fut alors saisi par un de ses gestes. Lorsqu'elle fut hors de vue de l'homme, elle retira ses gants pour la première fois. James sut alors pourquoi elle en portait. Ses poignets étaient couverts de signes pareils à des cicatrices, noires comme la nuit. Ils ressemblaient à une écriture qui était inconnue au jeune homme. Après s'être massé les poignets, le professeur renfila ses gants avant d'ouvrir la porte. James décida qu'il en avait assez découvert pour aujourd'hui et il ne souhaitait pas avoir à expliquer sa présence devant la salle de cours. Le jeune gryffondor déguerpit dans un couloir parallèle et se dirigea vers la salle de métamorphose en se demandant quels mensonges il pourrait bien inventer pour expliquer son retard.

***

« Alors James, tu ne veux pas nous dire ce que tu as fait pour être autant en retard au cours ? »

Le jeune homme ne fit même pas attention à la question de Sirius et fixa le professeur de Combat qui dînait à la table des professeurs, près du professeur Flitwick. Il n'entendit pas non plus Peter lui demander s'il avait retrouvé son parchemin. Kathia Prenzweller avait à nouveau revêtu une robe de sorcier noire et portait toujours ses gants de velours. Pourquoi donc cacher ces cicatrices ? Que signifiaient-elles ? Et d'où venait cette virtuosité en Vestikschein ? Pourquoi avoir fait appel à d'autres personnes alors qu'elle savait parfaitement maîtriser cette technique ? Toutes ses questions tournoyaient dans l'esprit de James jusqu'à ce que le directeur réclame le silence en tapant à l'aide de son couteau contre son gobelet. Les élèves se turent et le professeur Dumbledore se leva.

« Mes chers élèves, j'ai, ce soir, une joyeuse nouvelle à vous
annoncer. Pour fêter Noël, nous avons eu l'idée d'organiser une
soirée. Le 25 au soir, un banquet sera organisé et tous les élèves
pourront s'y rendre. Un grand bal réunira ensuite les élèves de
cinquième à septième année. Les élèves plus âgés peuvent bien sûr
inviter des personnes qui ne sont pas encore en cinquième année. Je
vous conseille donc de vous trouver un charmant cavalier ou une
adorable cavalière pour cette soirée. Bonsoir à tous ! »

Tous les élèves accueillirent la nouvelle avec des cris de joie. Et ce soir là en s'endormant, les premières années révèrent à la façon de trouver un cavalier plus âgé qui les emmènerait danser.