Maintenant que le cinquième tome est sorti, je veux indiquer que je ne
ferai aucune références à ce livre car tout le monde n'a pas la chance de
pouvoir lire en anglais (même si ce n'est pas mon cas). Comme j'ai planifié
mon histoire et inventé mes personnages, toutes ressemblances avec l'Ordre
du Phénix seraient involontaires. Pour votre gouverne, aucune référence ne
sera faite au cinquième tome. J'ai réglé un petit problème de
téléchargement de mon texte donc, bonne lecture.
***
Je tiens à préciser que ceci est ma première fanfiction. Il est possible que l'arrivée des chapitres ne se fasse pas de façon régulière car je souhaite tout d'abord trouver une bonne intrigue, ce qui n'est pas facile. Je porte aussi une attention toute particulière au style de l'écriture et à l'orthographe car je considère que c'est ce qui fait une grande partie de la qualité d'une ?uvre littéraire (attention tout de même, je ne me crois pas capable de faire aussi bien qu'un grand auteur !). Donc, malgré une volonté de vous présenter quelque chose d'assez soigné, je m'efforcerai de vous faire parvenir cette histoire de façon aussi régulière que possible. Je vous remercie donc de prendre le temps de la lire. Vous pouvez me laisser un message pour me faire part de vos remarques, reproches et autres critiques. Merci.
***
Titre : Opération Pégasus. Auteur :Elizabeth. Disclamer : Tout ce que vous allez lire ne m'appartient pas (sauf peut-être l'histoire, ce qui n'est que peu de choses). Ayant décidé d'écrire sur le monde d'Harry Potter, je tiens à préciser qu'il appartient à l'écrivain J.K Rowlling. Je ne touche donc aucun droit d'auteur et le travail que je fournis n'est pas dans un but lucratif. Résumé général de l'histoire : Septembre 1970. Après deux mois de vacances, les élèves du collège Poudlard reprennent leurs études. Mais un certain mage noir poursuit son ascension vers le pouvoir, provoquant un climat de terreur. La tension au sein de la communauté internationale magique et du ministère britannique ne cesse de grandir. C'est pourquoi certains ont décidé de lancer une action secrète qui changera à jamais la vie de quelques étudiants, en liant leurs pouvoirs et leurs vies. Le nom de code : Opération Pégasus. Résumé du chapitre précédent : Les serpentards de cinquième année se sont rendus à une réunion pour rencontrer Voldemort et sont devenus mangemorts. James, qui a sauvé la vie à Lily sans qu'elle connaisse son identité, lui a envoyé une lettre anonyme pour la mettre en garde contre ses promenades nocturnes et lui faire quelque peu du chantage. La jeune fille et ses deux amies décident tout de même de découvrir ce qui se trame au château, quoi que cela leur coûte. Pendant un cours de combat, trois intervenants font une démonstration d'une technique de combat nommée Vestikschein, avec laquelle ils arrivent à transformer leur baguette en arme magique. A la fin du cours, James entrevoit involontairement Kathia Prenzweller qui se bat en duel avec un des intervenants. Elle est dotée d'une arme d'une puissance extraordinaire et utilise des techniques inconnues. Et alors qu'elle s'apprête à sortir de la salle, James découvre enfin pourquoi elle porte de façon permanente des gants. De sombres cicatrices semblables à des écritures recouvrent ses poignets. Le jeune homme, torturé par les questions qui le hante, apprend en plus qu'un banquet suivi d'un grand bal seront organisés pour Noël. Rappel des élèves étudiant à Poudlard évoqués dans les chapitres précédents (qui commencent à devenir un peu nombreux, mais c'est comme ça) : (Je ne vous présente plus les maraudeurs ainsi que Lily et ses amies.) Lee Karine : Gryffondor, 1° année. Amie de Clara. Rosier Clara : Gryffondor, 1° année. S?ur d'Evan. Funestar Jack : Gryffondor, 5° année, frère de Laura. Payne Daniel : Gryffondor, 5° année, préfet et gardien. Jorkins Bertha : Gryffondor, 5° année. Darcey Line : Gryffondor, 5° année, élève venant de France. S?ur jumelle de David, sa mère serait morte et son père travaille pour quelque chose de secret pour l'Angleterre. Sullivan Béatrice : Gryffondor, 6° année, batteuse. Petite amie de Matthew Prewett. Black Cassiopée : Gryffondor, 7° année, préfète en chef. S?ur de Sirius et petite amie de Lawrence Ackerley. Brown Angéla : Gryffondor, 7° année, poursuiveuse. McMillan Marina : Gryffondor, 7° année. Spinnet Mark : Gryffondor, 7° année, poursuiveur et capitaine. Ne supporte pas que ses joueurs fréquentent de trop près ceux des autres équipes.
Johnson Andrew : Serdaigle, 5° année, poursuiveur. Frère de Robert. Darcey David : Serdaigle, 5° année, élève venant de France. Frère jumeau de Line, sa mère serait morte et son père travaille pour quelque chose de secret pour l'Angleterre. Prewett Matthew : Serdaigle, 6° année, attrapeur et capitaine. Petit ami de Béatrice Sullivan. Esturbet Johanne : Serdaigle, 7° année. Petite amie de Christopher Hindle. Nott Avery : Serdaigle, 7° année, poursuiveur. Frère jumeau d'Adela. Ackerley Lawrence : Serdaigle, 7° année, préfet en chef. Petit ami de Cassiopée.
O'Connor Ralph : Poufsouffle, 5°année, batteur. Abbot Agnès : Poufsouffle, 5°année. Penwood Agatha : Poufsouffle, 5°année. Ritz Thomas : Poufsouffle, 5°année. Hindle Christopher : Poufsouffle, 7°année. Frère de Julia et petit ami Johanne Esturbet. Nott Adela : Poufsouffle, 7°année, attrapeuse. S?ur jumelle d'Avery.
Pucey Lisa : Serpentard, 5° année, ayant rejoint le rang des mangemorts. Zabini Michael : Serpentard, 5° année, ayant rejoint le rang des mangemorts. Rogue Severus : Serpentard, 5° année, ayant rejoint le rang des mangemorts.
Rappel des adultes ou autres personnes évoquées dans les chapitres précédents : Aucun.
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Chapitre 12 : INVITATIONS SOUS LA NEIGE.
Le mois de décembre débutait à Poudlard. Des tourbillons de vent glacé parcouraient le château et une couche de neige immaculée recouvrait le parc. Le lac gelé miroitait à la lumière du pâle soleil d'hiver. Les élèves de cinquième année avaient, ce matin, des cours séparés. Leurs différentes options les envoyaient dans divers recoins du château. Lily et Mary dirent au revoir à Julia qui se rendait à son cours d'étude des moldus en compagnie de Jack Funestar et, à sa plus grande joie, Bertha Jorkins et Peter Pettigrow. Les deux jeunes gryffondors marchèrent ensuite vers le quatrième couloir de l'aile sud du château et croisèrent d'autres personnes qui se rendaient, elles aussi, au cours de runes. Helen McKinnon, la préfète de serdaigle, s'était appuyé contre le mur et jouait avec une mèche de cheveux châtains tout en discutant avec David Darcey, le jumeau de Line. Cette dernière arriva par le couloir d'en face, s'approcha de son frère et se mêla à la conversation des deux serdaigles. Les gryffondors se joignirent à eux. Daniel Payne et Remus Lupin se trouvaient côte à côte alors que Mary et Lily s'appuyèrent contre le mur. Seuls de leur coté, trois serpentards s'étaient groupés à leur opposé. Severus Rogue, avec son nez crochu et ses cheveux gras, discutait avec Michael Zabini, un jeune homme aux cheveux blond. Lisa Pucey, la seule fille, semblait s'ennuyait ferme mais vraiment pas au point de quitter ses camarades pour rejoindre les autres.
« Alors, vous avez trouvé un cavalier pour le bal ? »
Helen McKinnon lança un clin d'?il malicieux aux autres filles.
« Non pas encore, mais j'espère que cela ne va pas tarder, lança Line. »
« Mais toi, tu y vas avec qui, s'empressa de demander Lily. »
Helen prit le bras de David et sourit.
« Avec ce charmant jeune homme qui m'a demandé d'être sa cavalière. »
« Je vois que tu ne t'embêtes pas trop. Mais bon, tu as tout de même bon goût ! »
Line rigola en observant son frère essayer de parler sans y parvenir. Helen lâcha David et se retourna vers les autres gryffondors.
« Et vous, alors ? »
Remus Lupin détourna son regard et hocha négativement la tête, ce qui surprit quelque peu Lily. Les maraudeurs devaient déjà avoir reçu une foule de demandes de la part de la moitié des filles de l'école. De plus, Remus Lupin n'était pas mal dans son genre : plutôt grand avec son mètre quatre- vingts, ses mèches de cheveux châtains qui lui balayait le visage et ses yeux gris complétaient son expression un peu triste de perpétuel rêveur. Daniel Payne expliqua qu'il avait repéré quelqu'un et qu'il comptait le lui demander dans peu de temps. Mais il n'eut pas le temps de se faire questionner plus car la porte s'ouvrit et le professeur sortit de la salle pour inviter ses élèves à y pénétrer. Les serpentards laissèrent passer sans précipitation les autres élèves et Augustus Pritchard s'assit à son bureau. Il semblait un peu intemporel ; ses cheveux bruns coupés court lui donnaient une allure assez jeune mais ses yeux cernés et des rides sur son front trahissaient cette impression.
« Aujourd'hui, vous allez me faire un tirage à cinq runes et me
rédiger son analyse et son explication. Vous me ferez le plaisir de me
nommer les runes, s'il vous plait. Allez-y. »
Lily sortit de son sac une petite bourse de velours bleu nuit et la posa devant elle. Elle ferma les yeux et se libéra de tout ce qui lui passait par l'esprit. Elle plongea sa main dans le sac et en extirpa cinq pierres de couleurs blanches. Elle ouvrit les yeux et les aligna les petites pierres peintes d'un signe argenté. Elle ouvrit son livre et commença à chercher dedans le nom des runes. Elle écrivit leur nom et rédigea le début de son analyse. C'est étonnant que l'on trouve ses deux runes côte à côte, se dit-elle. Elles sont normalement opposées dans l'ordre du cycle. La jeune fille fixa les deux dernières pierres et se décida à vérifier la signification de cet agencement bizarre. Les runes Kano et Wunjo lui révéler quelque chose mais quoi ? C'est en fait à peu près tout ce que Lily comprit du charabia qu'elle lut. Elle releva la tête et remarqua que tous les autres élèves étaient penchés sur leurs pierres et se concentraient pour en analyser le tirage. Le professeur Pritchard passa dans les rangs pour regarder le travail de ses élèves. Il s'arrêta devant la table de Lily et sembla quelque peu perplexe. Il balaya du regard les pierres et en approcha ses longs doigts. Il mélangea les cinq runes et les remit en place. Il se pencha alors et fixa son élève dans les yeux. Lily fixa ses yeux noirs brillants comme des chardons ardents.
« Voici un bien étrange tirage, Melle Evans. Selon vous, comment se
fait-il que vous ayez ses deux runes associées ? »
« Je ne sais pas, Professeur. C'était justement ce sur quoi je m'interrogeai. »
« Vous viendrez me voir à la fin de l'heure. »
« Bien, Monsieur. »
Lorsque la cloche sonna, Lily s'avança vers le bureau de son professeur, un peu anxieuse. Augustus Pritchard avait posé son menton sur ses mains et fixait du regard un jeu de runes gravées sur des pierres cristallines à travers lesquelles la lumière blanche de l'extérieur se reflétait comme à travers de la glace.
« Melle Evans, avez-vous une idée à propos de ce tirage ? »
« Non, comme je vous l'ai dit. »
« Les runes possèdent un pouvoir magique personnel. Elles sont
pourvues d'une très ancienne magie. Vous n'êtes pas sans savoir
qu'elles viennent des peuples nordiques tels que les vikings qui
racontent que ce serait Odin lui-même, qui les auraient découvertes.
Ses pierres servent comme alphabets mais aussi comme tirages pour les
devins. Il semble qu'aujourd'hui, les runes aient cherché à vous
communiquer quelque chose. »
« Et quoi donc ? »
« Vous seule pouvez le lire dedans, selon votre propre existence. Mais
sachez que les runes ne révèlent des choses sans qu'on le leur ait
demandé que très rarement. C'est un signe du destin, Melle Evans. Mais
vous feriez bien de retrouvez votre amie. Elle va finir par
s'impatienter. »
Le professeur plaça sa main gauche au-dessus de son jeu de runes et les fit se mouvoir. Lily comprit que l'explication était finie. Elle remercia donc le professeur Pritchard pour ces détails et sortit de la salle. Là, elle tomba nez à nez avec Mary qui regardait Daniel Payne avec un air ravi alors que celui-ci avait pris une jolie couleur cramoisie en voyant la jeune préfète arriver.
« Je peux savoir ce qui se passe ici ? »
« Oh, Daniel était entrain de me demander de l'accompagner au bal. »
« Et qu'est-ce que tu lui as répondu ? »
« Et bien, en fait, j'allais le faire quand tu es arrivée. »
Lily comprenant qu'elle dérangeait quelque peu, fit un petit signe à Mary et laissa les deux gryffondors. Alors que la jeune fille aux cheveux auburn montait une volée de marches, Mary la rejoignit en courant, un grand sourire aux lèvres.
« Alors, qu'est ce que tu lui as dit ? »
« A ton avis ! »
« D'après ta tête, je dirais que tu lui as répondu oui. »
Mary partit d'un rire et prit le bras de Lily.
« Allez, ne boude pas, Lily-jolie. Toi aussi, tu vas trouver un charmant cavalier. »
Les deux filles rejoignirent Julia dans la grande salle qui déjeunait déjà. Elles s'assirent donc face à elle et commencèrent à lui raconter le cours de runes. Julia sembla ravie d'apprendre que Mary ait été invitée par Daniel.
« En tout cas, tout le monde ne parla plus que du bal. Pendant le
cours d'études des moldus, alors que l'on étudiait l'eclectriticé. »
« Electricité, corrigea machinalement Lily. » « Oui, donc l'etetrictité. » « Electricité. »
« Bon, on s'en moque. William Jordan, vous savez, le préfet de
poufsouffle, il a envoyé un petit mot à Agnès Abbot. Apparemment, elle
semblait d'accord pour l'accompagner au bal. Et heureusement pour eux,
la prof était trop occupée avec son ventilateur pour remarquer leurs
petites magouilles. Pourtant, je peux vous dire qu'ils n'étaient pas
discrets. »
Lily s'esclaffa un peu et reprit à son tour la parole.
« Je me demande tout de même si on ne va pas finalement tous rester à
Poudlard pour les vacances. En tout cas, il serait un peu temps pour
nous deux de trouver un cavalier si l'on ne veut pas faire tapisserie
pendant la soirée. » « Moi, je prévois bien de trouver quelqu'un pendant la sortie à préaulard de cette après-midi. » « Bonne idée. »
***
James et Sirius s'assirent avec Edward Davies, un serdaigle et Thomas Ritz, un poufsouffle. Sirius passa une bonne partie du cours à regarder Agatha Penwood qui s'était assis un rang devant lui, en compagnie de Ralph O'Connor. Les deux poufsouffles s'appliquaient à travailler tandis que James papotait avec Edward et Thomas.
« Alors, vous avez trouvé une cavalière ? » « Pas encore, répondit Thomas. » « Et toi Edward ? » « Quoi, moi ? » « T'as une cavalière ? » « Disons quelqu'un en vu mais je ne sais pas quand lui demander. » « Bah, à mon avis, elle ne fera pas de difficulté. T'es plutôt mignon. »
Edward lança un regard interrogateur à James. Il plissa ses yeux bleus clairs et s'appliqua à ébouriffer ses cheveux bruns hérissés.
« Qu'est ce que tu entends par-là ? »
« Disons simplement que si j'étais une fille, je ne te trouverais pas trop mal. »
« Mais heureusement, tu n'en es pas une ! »
« Merci ! Dis tout de suite que je ne te plais pas ! »
« Non, mais pour parler un peu plus sérieusement, à combien de demandes en es-tu ? »
James secoua la tête et sembla réfléchir pendant quelques instants.
« En comptant la folle qui m'a sauté dessus avant de venir en cours, je dirais une bonne trentaine ! »
Thomas poussa un petit sifflement d'admiration.
« Rien que ça ! Et t'as trouvé ? »
« Non, j'ai pas encore choisi si elle serait blonde ou brune. »
La conversation continua jusqu'à la fin du cours et James tira Sirius par la manche pour le sortir de sa contemplation.
« Tu sais, Sirius, si elle te plait tellement, va la voir et invite- la au bal. »
« C'est vrai, pour une fois, tu as l'air vraiment amoureux, déclara Peter. »
A la grande table de Gryffondor, les garçons discutaient de leurs futurs demandes pour certains ou de leur réussite pour ceux qui s'étaient jetés à l'eau.
« Donc, pour l'instant, aucun de nous n'a trouvé de cavalière ? »
« Non. »
« Il serait peut-être temps d'y songer, par hasard. »
« Bah, rien ne presse. On a tout notre temps, répondit James »
***
La sortie à Préaulard permettait aux élèves de faire leurs achats de Noël, même si le temps transformait plutôt l'excursion en aventure. Les tourbillons de neiges balayaient le petit village et un froid glacial forçait les élèves à se réfugier dans les boutiques ou les bars. Seuls les maraudeurs, après avoir fait quelques achats, se lancèrent dans une bonne bataille de boules de neiges. Ils furent rejoints par quelques autres courageux qui traînaient par-là. Deux équipes se formèrent donc : d'un coté, Remus, Sirius, Ralph O'Connor, et Thomas Ritz et de l'autre, Peter, James, David Darcey et William Jordan. La bataille fit rage. Remus lança une boule de neige vers James. Il la reçut en pleine face et secoua sa tête pour se débarrasser de la neige. Le jeune homme aux lunettes moula une boule dans ses gants et sauta en l'air pour viser Remus. Mais Sirius en profita pour se jeter sur lui et tous les deux s'affalèrent dans la neige. De son coté, Peter était assailli par Ralph et Thomas. Heureusement, David et William vinrent à sa rescousse en bombardant sérieusement les deux garçons. Peu après, un brin de soleil fit son apparition et les huit garçons s'assirent dans la neige. Sirius s'adossa contre James. Peter était le seul à être resté debout, par peur de manger de la neige. Remus ferma les yeux et s'amusa à gober des petits flocons de neiges qui voletaient encore. Sirius, à ce moment là, détourna la tête vers la vitrine d'une boutique de pâtisserie. Il ouvrit la bouche et pâlit peu à peu.
« Qu'est ce que tu as, Si' ? »
Remus avait réouvert les yeux et fixait son compagnon qui ne lui répondit pas. James tourna la tête vers l'endroit où regardait son ami et comprit alors pourquoi celui-ci ne répondait pas. Agatha Penwood tenait par la main Andrew Johnson qui la serra dans ses bras et l'embrassa. Sirius ferma sa bouche et ne souffla mot. James échangea un regard avec les deux autres maraudeurs.
« Et si l'on allait faire un tour chez Honeyduckes ? On n'y est pas encore passé ! »
Après la remarque de Remus, tous les trois attendirent la réaction de leur ami. Sirius ébroua ses longs cheveux noirs qui commençait à ondulaient avec l'humidité et se releva. Il baissa la tête, plongea ses mains dans ses poches et commença à partir en direction de la boutique de confiserie. Les maraudeurs le suivirent donc sans se douter que pour d'autres, la chance tournerait mieux.
***
« Tu crois vraiment que ça va lui plaire, ce que je lui ai acheté ?
« Allons Julia, il n'y a pas de raison pour que cela ne lui plaise
pas. Le vendeur lui-même nous l'a conseillé. » « Oui mais avec lui, c'est pas facile. »
Les trois jeunes filles recherchaient dans une bijouterie magique quelques cadeaux pour Noël. Elles jetaient un simple coup d'?il pour le plaisir de voir des belles choses car elles avaient déjà acheté leurs cadeaux. Mary avait choisi d'envoyer à sa mère un flacon de parfum enchanté qui choisissait lui-même le parfum qui convenait à la personne de porter selon le temps et l'occasion. Lily avait plutôt fait un tour dans une petite librairie pour trouver quelques livres à offrir à sa mère. Pour Pétunia, la jeune fille avait pensé à quelques confiseries pas trop originales car elle savait très bien qu'un cadeau en rapport avec le monde magique ne lui ferait pas plaisir. De toute façon, quoi que je lui offre, elle ne l'aimera pas, se dit Lily. Après tout, tant pis, ses parents pourraient toujours eux aussi en manger. En ce moment, Julia doutait du cadeau qu'elle avait choisi pour son frère. Mary était en train de la convaincre que la robe de Quidditch qu'elle avait choisis était la bonne. La jeune fille avait hésité entre celle des Flèches d'Appleby et la nouvelle robe du Club de Flaquemare. Le vendeur lui avait conseillé la seconde car le Club se maintenait encore à la tête du championnat cette année alors que les Flèches d'Appleby avaient du essuyé trois défaites d'affilées. Mary soupira et repartit vers une vitrine qui proposait des colliers avec des pierres aux propriétés magiques. Lily vint la rejoindre.
« Tu ne trouves pas que ce saphir est magnifique ! Il est finement
taillé et il est très bien serti avec ces griffes en argent. »
Lily regarda la pierre bleue taillée en forme de larme et attachée par trois griffes d'argent. Une idée lui traversa alors la tête. Julia les appela et leur fit signe de la suivre. Alors que les trois jeunes filles avaient remonté leur écharpe jusqu'au nez pour parcourir l'allée, Lily s'arrêta brusquement.
« C'est pas vrai ! J'ai oublié mes livres à la boutique de bijoux !
Vous n'avez qu'à aller aux trois balais, je vous rejoins tout de
suite. »
Lily planta là Mary et Julia et se mit à courir à travers la neige vers la boutique. Elle tourna dans la rue sur sa droite et poussa à nouveau la porte de la vitrine. La vendeuse était occupée à ranger des bagues lorsque Lily pénétra à nouveau dans son magasin, les joues rougies par le froid et le souffle court.
« Vous avez oublié quelque chose, Melle ? »
« Oui, mes livres. Et je désirerai aussi acheter ce saphir que vous aviez en pendentif dans cette vitrine. »
« Bien sûr. Je vous fais un paquet cadeau ? »
« Oui, s'il vous plait ! »
La vendeuse passa derrière son comptoir et plaça le bijou dans un écrin de satin bleu.
« Cela vous fera trois gallions. »
Lily posa les trois pièces sur le comptoir et dit au revoir à la femme. Peu après, elle avançait dans la neige, la petite boite bien rangée dans son sac. Elle vit Agatha Penwood main dans la main avec Andrew Johnson, devant une pâtisserie. La jeune fille leur sourit et pressa le pas, impatiente de retrouver ses amies, bien au chaud. La chaleur ambiante de la grande pièce du pub procurait un bien-être formidable. Lily aperçut Mary et Julia assises à une table, près de la cheminée. Elle se joignit à elles et ôta sa cape toute mouillée par la neige. Elle secoua ses cheveux auburn pour les débarrasser de la neige à moitié fondue sans se douter que deux beaux yeux bleu-vert l'observaient. Julia était quasiment déjà levée et attendait apparemment quelque chose.
« Alors, qu'est ce que vous prenez, que j'aille passer commande à madame Rosmerta ? »
« Pour moi, ce sera un thé de Ceylan. »
« Et pour toi, Lily ? »
« Pourquoi pas un vin chaud, ça ne devrait pas être mauvais ! »
Julia s'éloigna vers le comptoir tandis que Lily et Mary jetait un petit coup d'?il aux personnes qui composaient la clientèle, qui se révéla bien hétéroclite. Deux nains jouaient aux cartes avec une paire d'hommes qui avaient l'air d'être là depuis assez longtemps étant donné le nombre de chopes qui recouvraient la table. Dans un coin près de la fenêtre, un groupe de gobelins étaient en pleine conversation et semblaient en désaccord sur un tas de pièces qui trônait sur la table. Un vieil enchanteur soufflait par le nez une acre fumée blanche qu'il tirait d'une longue pipe recourbée. Lily regarda alors le comptoir pour voir où en était Julia. Elle aperçut alors et quelques autres filles et garçons attablés dans un coin ainsi qu'un groupe de garçons vêtus de capes noires de Poudlard, accoudés au comptoir. Il devait s'agir de serdaigles car plusieurs d'entre eux portaient des écharpes bleues. Lily reconnut seulement Lawrence Ackerley, le petit ami de Cassiopée Black car les autres lui tournaient le dos. Julia arriva enfin ainsi que Mme Rosmerta avec leurs boissons. Une fois un peu réchauffées, les trois jeunes filles se mirent à discuter. Julia semblait toute excitée.
« Vous ne devinerez jamais ce que j'ai vu au comptoir ! »
« Si on ne peut pas le deviner, autant que tu nous le dises. Non ? »
« Et bien, je crois que Robert Johnson, vous savez, le grand frère
d'Andrew qui est lui aussi à Serdaigle, est entrain de draguer Bethy
Campbell. »
Mary soupira et Lily rigola légèrement.
« Tu es vraiment une commère, Julia ! »
« Mais non, je vous tiens juste au courant des évènements qui vont marquer l'histoire de poudlard. »
« Arrête de raconter des âneries ! On dirait Bertha ! »
Julia se tut alors et haussa les épaules. Vexée par la réflexion, elle saisit sa chope de bièraubeur et en avala une gorgée sans un commentaire. C'est alors que quelqu'un se sépara du groupe des serdaigles pour s'approcher de leur table. Un grand jeune homme aux cheveux noirs à l'allure assez class contourna deux tables avant de rejoindre les trois filles. Il était assez grand avec son mètre quatre-vingt-deux et sa démarche révélait un sportif averti. Ses yeux bleu-vert pétillaient et un petit sourire s'esquissa sur ses lèvres. Il arriva enfin devant les filles.
« Je peux vous offrir quelque chose, mesdemoiselles ? »
« C'est gentil de ta part mais comme tu peux le voir, on est déjà servi. »
« Alors permettez-moi de me joindre à vous. »
Les jeunes filles acceptèrent et le jeune serdaigle s'assit avec elles. Il se révéla que le jeune homme s'appelait Avery Nott et était en septième année à Serdaigle.
« Mais tu n'aurais pas une s?ur, demanda Mary. »
« Si. Elle s'appelle Adela et elle est à poufsouffle. En fait, c'est ma jumelle. »
Peu à peu, la conversation dériva vers le fameux bal de fin d'année. Avery Nott demanda l'air de rien si les trois filles avaient trouvé un cavalier. Même si Lily trouvait que le jeune homme avait vite orienté la conversation, il était tout de même charmant.
« Non, je n'ai pas de cavalier. »
« Ça tombe bien car il se trouva que moi non plus. Et je voudrais
savoir si cela te ferait plaisir d'être ma cavalière ? »
Lily fixa les yeux bleu-vert du jeune homme. Un charmant garçon, beau et sympathique, l'invitait au bal. Et en plus, pas n'importe qui ! Avery Nott, un des poursuiveurs de l'équipe de Serdaigle. La jeune fille lut une vague d'incertitude et d'espérance traverser le visage du jeune serdaigle. Elle lui sourit et acquiesça de la tête.
« J'accepte l'invitation avec plaisir. »
Avery sourit à son tour et prit la main de Lily. Il la serra et la regarda dans les yeux.
« Merci beaucoup Lily. Je suis vraiment heureux que tu acceptes de
m'accompagner au bal. Sache que tu es une fille magnifique. »
Lily rougit au compliment du garçon. Peu après, les élèves commencèrent à sortir des boutiques et des pubs car il était l'heure de retourner au château. Au moment de monter dans les carrosses, Julia faillit trébucher sur le marchepied. De solides bras la retinrent juste avant qu'elle ne tombe. La jeune fille se redressa et vit Edward Davies, un serdaigle, qui la tenait toujours par la main, un grand sourire sur le visage. Il l'aida à monter dans le carrosse et s'installa face à elle. Julia le remercia et replongea dans la conversation qu'elle avait interrompue avec ses deux amies. Arrivés au château, le jeune serdaigle descendit le premier et tendit à nouveau la main à Julia. La jeune fille releva sa cape de la main gauche et prit la main que lui tendait Edward. Au moment de gravir les marches qui menaient à la grande porte de Poudlard, il lui saisit le bras et l'attira vers lui. Lily vit juste les lèvres du garçon remuer. Julia se pencha vers le garçon et lui chuchota quelque chose à l'oreille. Lily et Mary n'eurent pas besoin de demander à leur amie ce que lui avait demandé le jeune serdaigle : cela se lisait sur son visage.
Pour terminer de façon agréable la soirée, les trois jeunes filles s'installèrent dans les fauteuils situés près de la cheminée en compagnie des autres jeunes filles de sixième et septième année. L'occasion ne rata donc pas de discuter du sujet qui n'échappait à aucune bouche et oreille dans le château. En tout, le petit groupe se composait de huit filles : Lily, Mary, Julia, Line pour les cinquième année, seulement Béatrice Sullivan pour les sixième année et enfin Cassiopée Black, Marina McMillan et Angéla Brown pour les septième année.
« Moi, je n'ai pas eu trop de mal à trouver un cavalier. Lawrence s'est empressé de m'inviter. »
« Pareil pour moi ! Matthew n'a même pas attendu que je le lui dise.
Il m'a sauté dessus comme s'il avait peur que je le laisse tomber,
répondit à son tour Béatrice. »
« Il craignait peut-être de voir surgir Mark de derrière un pilier et
l'empêcher de pervertir une de ces joueuses ! Tu ne crois pas qu'il
finira par mettre votre relation à l'eau ? »
Béatrice regarda Angéla. Toutes les deux jouaient dans l'équipe de Quidditch de Gryffondor et savaient donc pertinemment que leur capitaine, Mark Spinnet, ne supportait pas que ces joueurs fréquentent de trop près les joueurs des autres équipes. Béatrice s'affala de tout son long dans le fauteuil et répondit à la question que lui avait posée sa camarade.
« S'il s'avisait de faire ne serait-ce qu'une seule chose pour que je
ne revoie plus Matthew, je crois qu'il se retrouverait pendu au plus
haut anneau du terrain de Quidditch. Mais en parlant de lui, je me
demande bien avec qui il va se rendre au bal ? Ce sera forcément une
gryffondor, à moins qu'il ne se ressoude à s'y rendre seul. Mais assez
parler de ce triste sire qui veut me gâcher la vie ! Parlons plutôt de
vous, les filles ! »
Mary expliqua qu'elle irait au bal avec Daniel Payne, Julia avec Edward Davies et Lily avec Avery Nott. A ces mots, les grandes lui jetèrent un coup d'?il à la fois envieur et admiratif.
« Comment se fait-il que tu y ailles avec lui, demanda avec curiosité Cassiopée. »
« En fait, c'est lui qui m'a invité. Tout à l'heure, on se trouvait aux trois balais. »
Et Lily raconta comment Avery l'avait accoté et s'était montré charmant avec elle. Une fois son récit terminé, Béatrice poussa un petit sifflement d'admiration.
« Et ben dis donc, tu vas monter en grade ! N'empêches, j'en connais
qui vous être vertes de jalousie en apprenant que c'est toi qu'il a
invité.
« Et pourquoi donc ? »
« Disons qu'Avery et sa petite bande de Serdaigle ont une popularité
assez élevée parmi les filles de septième année Certaines seraient
prêtes à faire un peu n'importe quoi pour mettre le grappin sur l'un
d'entre eux. »
« Un peu comme les maraudeurs pour les cinquième année, fit remarquer Line. »
Lily faillit s'étrangler en entendant la remarque.
« Pas du tout ! Car s'ils avaient été pareils, je te jure que je
n'aurais jamais accepté de me rendre au bal avec l'un de ses
énergumènes ! »
« Allons Lily, tu ne crois pas que tu exagères un peu ? Après tout,
ils sont plutôt marrants, répliqua Cassiopée. »
« Si tu veux parler de ton frère, sache que nous ne partageons pas les
mêmes opinions sur son sens de l'humour. »
« Disons simplement que cela fait plus de quinze ans que je dois
supporter ses blagues débiles donc je commence à être habituée. »
« Mouais, si tu veux. »
Lily fit la moue et se renfrogna en s'enfonçant dans le dossier de son fauteuil. Une voix déchira le silence qui s'était installée.
« C'est vraiment injuste ! Moi, j'ai toujours pas trouver de cavalier.
De toute façon, je n'intéresse personne. »
Les yeux d'Angéla Brown commençaient à s'humidifier et sa voix s'éteignit en tremblant.
« Allons Angéla, tu ne vas pas nous refaire une de ces vilaines crises
de désolation ! C'est vraiment ridicule ! Tu es une jeune fille
sympathique, belle et sportive. Comment pourrait-on t'être
indifférent ? »
« C'est pas à moi qu'il faut le demander mais aux garçons. Et puis, en
plus, je suis toute petite. Même Lily, Mary et Julia sont plus grande
que moi. »
Lily posa sa main sur l'épaule de la jeune fille presque en pleurs.
« Tu sais ce que disent les moldus ? Ce qui est petit est joli. »
Cassiopée s'accroupit en face de son amie et lui releva la tête pour la forcer à la regarder dans les yeux.
« Tu sais quoi, tu vas me faire le plaisir de sécher ses larmes. Je te
propose un marché : je suis sûre que Marina et moi, on trouvera un
beau garçon qui voudra bien t'accompagner pour Noël. D'accord ? »
« En parlant de chagrins, j'en ai croisé un qui n'avait pas l'air d'aller très bien, reprit Marina. »
Aussitôt, en bonnes pipelettes et commères, toutes les filles se resserrèrent autour de Marina pour avoir un nom.
« C'était ton frère, Julia, répondit Marina en jetant un regard désolé
vers la jeune fille occupée à tresser ses cheveux. »
« Ho, ne vous inquiétez pas pour lui. De toute façon, je l'avais
prévenue et comme d'habitude, il n'a pas voulu m'écouter. »
« De quoi tu veux parler ? »
« Rien d'important, il s'est juste fait plaquer par sa copine, Johanne
Esturbet. Maintenant, elle sort avec un de ses potes : Eliot
Schwarz. »
« Cette fille là est vraiment ignoble et détestable. Son plus grand
plaisir est de s'amuser avec les garçons et de les faire souffrir. »
Lily tournilla une mèche de cheveux.
« Bah, un jour, ça se retournera contre elle. »
« En attendant, ton frère n'avait vraiment pas l'air dans son assiette. »
« Tu sais, si tu t'inquiètes tant pour lui, tu n'as qu'à aller le
voir, répondit Julia en haussant les épaules. »
« Après tout, pourquoi pas ? Il est assez sympathique et puis, je n'ai
toujours pas trouver de cavalier pour le bal. »
« Alors là, je te préviens que tu as intérêt à être gentille avec lui
et de ne pas me le laisser tomber comme cette crétine. Je n'ai pas
encore envie de le ramasser à la petite cuillère. »
Marina partit d'un petit rire.
« Ne t'inquiètes pas ! Je ne suis pas un bourreau des c?urs. »
« J'espère bien ! »
En remontant à leur dortoir, Lily, Mary et Julia trouvèrent assises par terre deux petites bouilles à moitié endormies.
« Et bien, qu'est ce que vous faites là, toutes les deux ? Quelque chose ne va pas ? »
Les deux petites se levèrent lentement et Karine frotta ses yeux ensommeillés.
« Nan, on voulait justement vous remercier pour ce que vous avez fait pour nous. »
Finalement, la conversation continua sur le lit de Mary. Karine bailla tandis que Julia préparait son sac pour le lendemain.
« En tout cas, vous avez de la chance d'aller au bal ! Moi aussi,
j'aurais bien voulu aller au bal avec une belle robe et un gentil
cavalier. »
« Les filles, vous pensez à ce que je pense ? »
« Pourquoi, qu'est ce que tu penses ? »
« Je pense à un moyen pour que ces deux sympathiques bouts de choux
nous accompagnent, elles aussi, au bal. »
« Je croyais que le bal était ouvert seulement à partie de la cinquième année. »
« Sauf si elles sont invitées par quelqu'un de plus grand. »
« Et tu connais quelqu'un qui voudrait bien les accompagner ? »
Julia leur fit un petit clin d'?il en souriant.
« Je crois bien que oui. »
***
La jeune fille saisit le livre qu'elle avait posé sur la table à coté de son fauteuil. Elle sentait que le sommeil commençait à l'envahir et elle ne souhaitait pas passer la nuit dans la salle commune. Elle se leva et jeta un coup d'?il autour d'elle. Personne. Le feu terminait de crépiter dans la cheminée et les bûches se transformaient peu à peu en cendres grises. Elle gravit l'escalier mais fut surprise de voir quelqu'un dans la pénombre de la rambarde. Elle s'approcha donc de la personne jusqu'à être toute proche d'elle. Alors, une voix qu'elle reconnut lui parla.
« Je voulais savoir si tu accepterais de m'accompagner au bal ? »
« Et bien, tu ne crois pas qu'il est un peu tard pour demander de telles choses ? »
« Je sais mais je n'ai pas réussi à te le dire avant ce soir. »
La jeune fille fixa les deux yeux gris qui brillaient dans l'obscurité. Elle toucha la main du jeune homme et sourit.
« Tu ne serais pas un peu timide ? »
« Si. »
« Moi aussi. »
Un petit silence s'installa entre eux. La jeune fille lâcha la main du jeune homme.
« Je crois que je vais aller me coucher. Mais avant de te quitter, je
peux te dire que tu n'as plus besoin de chercher une cavalière. »
Elle s'éloigna telle une ombre errante, ses fins cheveux blonds reflétant la pâle lumière de la lune. Le jeune homme sourit en la voyant s'éloigner telle un ange, un petit sourire au creux des lèvres. Il grimpa deux étages avant de pousser la porte de son dortoir et de rejoindre ses camarades qui, pour une fois, dormaient déjà.
***
Je tiens à préciser que ceci est ma première fanfiction. Il est possible que l'arrivée des chapitres ne se fasse pas de façon régulière car je souhaite tout d'abord trouver une bonne intrigue, ce qui n'est pas facile. Je porte aussi une attention toute particulière au style de l'écriture et à l'orthographe car je considère que c'est ce qui fait une grande partie de la qualité d'une ?uvre littéraire (attention tout de même, je ne me crois pas capable de faire aussi bien qu'un grand auteur !). Donc, malgré une volonté de vous présenter quelque chose d'assez soigné, je m'efforcerai de vous faire parvenir cette histoire de façon aussi régulière que possible. Je vous remercie donc de prendre le temps de la lire. Vous pouvez me laisser un message pour me faire part de vos remarques, reproches et autres critiques. Merci.
***
Titre : Opération Pégasus. Auteur :Elizabeth. Disclamer : Tout ce que vous allez lire ne m'appartient pas (sauf peut-être l'histoire, ce qui n'est que peu de choses). Ayant décidé d'écrire sur le monde d'Harry Potter, je tiens à préciser qu'il appartient à l'écrivain J.K Rowlling. Je ne touche donc aucun droit d'auteur et le travail que je fournis n'est pas dans un but lucratif. Résumé général de l'histoire : Septembre 1970. Après deux mois de vacances, les élèves du collège Poudlard reprennent leurs études. Mais un certain mage noir poursuit son ascension vers le pouvoir, provoquant un climat de terreur. La tension au sein de la communauté internationale magique et du ministère britannique ne cesse de grandir. C'est pourquoi certains ont décidé de lancer une action secrète qui changera à jamais la vie de quelques étudiants, en liant leurs pouvoirs et leurs vies. Le nom de code : Opération Pégasus. Résumé du chapitre précédent : Les serpentards de cinquième année se sont rendus à une réunion pour rencontrer Voldemort et sont devenus mangemorts. James, qui a sauvé la vie à Lily sans qu'elle connaisse son identité, lui a envoyé une lettre anonyme pour la mettre en garde contre ses promenades nocturnes et lui faire quelque peu du chantage. La jeune fille et ses deux amies décident tout de même de découvrir ce qui se trame au château, quoi que cela leur coûte. Pendant un cours de combat, trois intervenants font une démonstration d'une technique de combat nommée Vestikschein, avec laquelle ils arrivent à transformer leur baguette en arme magique. A la fin du cours, James entrevoit involontairement Kathia Prenzweller qui se bat en duel avec un des intervenants. Elle est dotée d'une arme d'une puissance extraordinaire et utilise des techniques inconnues. Et alors qu'elle s'apprête à sortir de la salle, James découvre enfin pourquoi elle porte de façon permanente des gants. De sombres cicatrices semblables à des écritures recouvrent ses poignets. Le jeune homme, torturé par les questions qui le hante, apprend en plus qu'un banquet suivi d'un grand bal seront organisés pour Noël. Rappel des élèves étudiant à Poudlard évoqués dans les chapitres précédents (qui commencent à devenir un peu nombreux, mais c'est comme ça) : (Je ne vous présente plus les maraudeurs ainsi que Lily et ses amies.) Lee Karine : Gryffondor, 1° année. Amie de Clara. Rosier Clara : Gryffondor, 1° année. S?ur d'Evan. Funestar Jack : Gryffondor, 5° année, frère de Laura. Payne Daniel : Gryffondor, 5° année, préfet et gardien. Jorkins Bertha : Gryffondor, 5° année. Darcey Line : Gryffondor, 5° année, élève venant de France. S?ur jumelle de David, sa mère serait morte et son père travaille pour quelque chose de secret pour l'Angleterre. Sullivan Béatrice : Gryffondor, 6° année, batteuse. Petite amie de Matthew Prewett. Black Cassiopée : Gryffondor, 7° année, préfète en chef. S?ur de Sirius et petite amie de Lawrence Ackerley. Brown Angéla : Gryffondor, 7° année, poursuiveuse. McMillan Marina : Gryffondor, 7° année. Spinnet Mark : Gryffondor, 7° année, poursuiveur et capitaine. Ne supporte pas que ses joueurs fréquentent de trop près ceux des autres équipes.
Johnson Andrew : Serdaigle, 5° année, poursuiveur. Frère de Robert. Darcey David : Serdaigle, 5° année, élève venant de France. Frère jumeau de Line, sa mère serait morte et son père travaille pour quelque chose de secret pour l'Angleterre. Prewett Matthew : Serdaigle, 6° année, attrapeur et capitaine. Petit ami de Béatrice Sullivan. Esturbet Johanne : Serdaigle, 7° année. Petite amie de Christopher Hindle. Nott Avery : Serdaigle, 7° année, poursuiveur. Frère jumeau d'Adela. Ackerley Lawrence : Serdaigle, 7° année, préfet en chef. Petit ami de Cassiopée.
O'Connor Ralph : Poufsouffle, 5°année, batteur. Abbot Agnès : Poufsouffle, 5°année. Penwood Agatha : Poufsouffle, 5°année. Ritz Thomas : Poufsouffle, 5°année. Hindle Christopher : Poufsouffle, 7°année. Frère de Julia et petit ami Johanne Esturbet. Nott Adela : Poufsouffle, 7°année, attrapeuse. S?ur jumelle d'Avery.
Pucey Lisa : Serpentard, 5° année, ayant rejoint le rang des mangemorts. Zabini Michael : Serpentard, 5° année, ayant rejoint le rang des mangemorts. Rogue Severus : Serpentard, 5° année, ayant rejoint le rang des mangemorts.
Rappel des adultes ou autres personnes évoquées dans les chapitres précédents : Aucun.
***
Chapitre 12 : INVITATIONS SOUS LA NEIGE.
Le mois de décembre débutait à Poudlard. Des tourbillons de vent glacé parcouraient le château et une couche de neige immaculée recouvrait le parc. Le lac gelé miroitait à la lumière du pâle soleil d'hiver. Les élèves de cinquième année avaient, ce matin, des cours séparés. Leurs différentes options les envoyaient dans divers recoins du château. Lily et Mary dirent au revoir à Julia qui se rendait à son cours d'étude des moldus en compagnie de Jack Funestar et, à sa plus grande joie, Bertha Jorkins et Peter Pettigrow. Les deux jeunes gryffondors marchèrent ensuite vers le quatrième couloir de l'aile sud du château et croisèrent d'autres personnes qui se rendaient, elles aussi, au cours de runes. Helen McKinnon, la préfète de serdaigle, s'était appuyé contre le mur et jouait avec une mèche de cheveux châtains tout en discutant avec David Darcey, le jumeau de Line. Cette dernière arriva par le couloir d'en face, s'approcha de son frère et se mêla à la conversation des deux serdaigles. Les gryffondors se joignirent à eux. Daniel Payne et Remus Lupin se trouvaient côte à côte alors que Mary et Lily s'appuyèrent contre le mur. Seuls de leur coté, trois serpentards s'étaient groupés à leur opposé. Severus Rogue, avec son nez crochu et ses cheveux gras, discutait avec Michael Zabini, un jeune homme aux cheveux blond. Lisa Pucey, la seule fille, semblait s'ennuyait ferme mais vraiment pas au point de quitter ses camarades pour rejoindre les autres.
« Alors, vous avez trouvé un cavalier pour le bal ? »
Helen McKinnon lança un clin d'?il malicieux aux autres filles.
« Non pas encore, mais j'espère que cela ne va pas tarder, lança Line. »
« Mais toi, tu y vas avec qui, s'empressa de demander Lily. »
Helen prit le bras de David et sourit.
« Avec ce charmant jeune homme qui m'a demandé d'être sa cavalière. »
« Je vois que tu ne t'embêtes pas trop. Mais bon, tu as tout de même bon goût ! »
Line rigola en observant son frère essayer de parler sans y parvenir. Helen lâcha David et se retourna vers les autres gryffondors.
« Et vous, alors ? »
Remus Lupin détourna son regard et hocha négativement la tête, ce qui surprit quelque peu Lily. Les maraudeurs devaient déjà avoir reçu une foule de demandes de la part de la moitié des filles de l'école. De plus, Remus Lupin n'était pas mal dans son genre : plutôt grand avec son mètre quatre- vingts, ses mèches de cheveux châtains qui lui balayait le visage et ses yeux gris complétaient son expression un peu triste de perpétuel rêveur. Daniel Payne expliqua qu'il avait repéré quelqu'un et qu'il comptait le lui demander dans peu de temps. Mais il n'eut pas le temps de se faire questionner plus car la porte s'ouvrit et le professeur sortit de la salle pour inviter ses élèves à y pénétrer. Les serpentards laissèrent passer sans précipitation les autres élèves et Augustus Pritchard s'assit à son bureau. Il semblait un peu intemporel ; ses cheveux bruns coupés court lui donnaient une allure assez jeune mais ses yeux cernés et des rides sur son front trahissaient cette impression.
« Aujourd'hui, vous allez me faire un tirage à cinq runes et me
rédiger son analyse et son explication. Vous me ferez le plaisir de me
nommer les runes, s'il vous plait. Allez-y. »
Lily sortit de son sac une petite bourse de velours bleu nuit et la posa devant elle. Elle ferma les yeux et se libéra de tout ce qui lui passait par l'esprit. Elle plongea sa main dans le sac et en extirpa cinq pierres de couleurs blanches. Elle ouvrit les yeux et les aligna les petites pierres peintes d'un signe argenté. Elle ouvrit son livre et commença à chercher dedans le nom des runes. Elle écrivit leur nom et rédigea le début de son analyse. C'est étonnant que l'on trouve ses deux runes côte à côte, se dit-elle. Elles sont normalement opposées dans l'ordre du cycle. La jeune fille fixa les deux dernières pierres et se décida à vérifier la signification de cet agencement bizarre. Les runes Kano et Wunjo lui révéler quelque chose mais quoi ? C'est en fait à peu près tout ce que Lily comprit du charabia qu'elle lut. Elle releva la tête et remarqua que tous les autres élèves étaient penchés sur leurs pierres et se concentraient pour en analyser le tirage. Le professeur Pritchard passa dans les rangs pour regarder le travail de ses élèves. Il s'arrêta devant la table de Lily et sembla quelque peu perplexe. Il balaya du regard les pierres et en approcha ses longs doigts. Il mélangea les cinq runes et les remit en place. Il se pencha alors et fixa son élève dans les yeux. Lily fixa ses yeux noirs brillants comme des chardons ardents.
« Voici un bien étrange tirage, Melle Evans. Selon vous, comment se
fait-il que vous ayez ses deux runes associées ? »
« Je ne sais pas, Professeur. C'était justement ce sur quoi je m'interrogeai. »
« Vous viendrez me voir à la fin de l'heure. »
« Bien, Monsieur. »
Lorsque la cloche sonna, Lily s'avança vers le bureau de son professeur, un peu anxieuse. Augustus Pritchard avait posé son menton sur ses mains et fixait du regard un jeu de runes gravées sur des pierres cristallines à travers lesquelles la lumière blanche de l'extérieur se reflétait comme à travers de la glace.
« Melle Evans, avez-vous une idée à propos de ce tirage ? »
« Non, comme je vous l'ai dit. »
« Les runes possèdent un pouvoir magique personnel. Elles sont
pourvues d'une très ancienne magie. Vous n'êtes pas sans savoir
qu'elles viennent des peuples nordiques tels que les vikings qui
racontent que ce serait Odin lui-même, qui les auraient découvertes.
Ses pierres servent comme alphabets mais aussi comme tirages pour les
devins. Il semble qu'aujourd'hui, les runes aient cherché à vous
communiquer quelque chose. »
« Et quoi donc ? »
« Vous seule pouvez le lire dedans, selon votre propre existence. Mais
sachez que les runes ne révèlent des choses sans qu'on le leur ait
demandé que très rarement. C'est un signe du destin, Melle Evans. Mais
vous feriez bien de retrouvez votre amie. Elle va finir par
s'impatienter. »
Le professeur plaça sa main gauche au-dessus de son jeu de runes et les fit se mouvoir. Lily comprit que l'explication était finie. Elle remercia donc le professeur Pritchard pour ces détails et sortit de la salle. Là, elle tomba nez à nez avec Mary qui regardait Daniel Payne avec un air ravi alors que celui-ci avait pris une jolie couleur cramoisie en voyant la jeune préfète arriver.
« Je peux savoir ce qui se passe ici ? »
« Oh, Daniel était entrain de me demander de l'accompagner au bal. »
« Et qu'est-ce que tu lui as répondu ? »
« Et bien, en fait, j'allais le faire quand tu es arrivée. »
Lily comprenant qu'elle dérangeait quelque peu, fit un petit signe à Mary et laissa les deux gryffondors. Alors que la jeune fille aux cheveux auburn montait une volée de marches, Mary la rejoignit en courant, un grand sourire aux lèvres.
« Alors, qu'est ce que tu lui as dit ? »
« A ton avis ! »
« D'après ta tête, je dirais que tu lui as répondu oui. »
Mary partit d'un rire et prit le bras de Lily.
« Allez, ne boude pas, Lily-jolie. Toi aussi, tu vas trouver un charmant cavalier. »
Les deux filles rejoignirent Julia dans la grande salle qui déjeunait déjà. Elles s'assirent donc face à elle et commencèrent à lui raconter le cours de runes. Julia sembla ravie d'apprendre que Mary ait été invitée par Daniel.
« En tout cas, tout le monde ne parla plus que du bal. Pendant le
cours d'études des moldus, alors que l'on étudiait l'eclectriticé. »
« Electricité, corrigea machinalement Lily. » « Oui, donc l'etetrictité. » « Electricité. »
« Bon, on s'en moque. William Jordan, vous savez, le préfet de
poufsouffle, il a envoyé un petit mot à Agnès Abbot. Apparemment, elle
semblait d'accord pour l'accompagner au bal. Et heureusement pour eux,
la prof était trop occupée avec son ventilateur pour remarquer leurs
petites magouilles. Pourtant, je peux vous dire qu'ils n'étaient pas
discrets. »
Lily s'esclaffa un peu et reprit à son tour la parole.
« Je me demande tout de même si on ne va pas finalement tous rester à
Poudlard pour les vacances. En tout cas, il serait un peu temps pour
nous deux de trouver un cavalier si l'on ne veut pas faire tapisserie
pendant la soirée. » « Moi, je prévois bien de trouver quelqu'un pendant la sortie à préaulard de cette après-midi. » « Bonne idée. »
***
James et Sirius s'assirent avec Edward Davies, un serdaigle et Thomas Ritz, un poufsouffle. Sirius passa une bonne partie du cours à regarder Agatha Penwood qui s'était assis un rang devant lui, en compagnie de Ralph O'Connor. Les deux poufsouffles s'appliquaient à travailler tandis que James papotait avec Edward et Thomas.
« Alors, vous avez trouvé une cavalière ? » « Pas encore, répondit Thomas. » « Et toi Edward ? » « Quoi, moi ? » « T'as une cavalière ? » « Disons quelqu'un en vu mais je ne sais pas quand lui demander. » « Bah, à mon avis, elle ne fera pas de difficulté. T'es plutôt mignon. »
Edward lança un regard interrogateur à James. Il plissa ses yeux bleus clairs et s'appliqua à ébouriffer ses cheveux bruns hérissés.
« Qu'est ce que tu entends par-là ? »
« Disons simplement que si j'étais une fille, je ne te trouverais pas trop mal. »
« Mais heureusement, tu n'en es pas une ! »
« Merci ! Dis tout de suite que je ne te plais pas ! »
« Non, mais pour parler un peu plus sérieusement, à combien de demandes en es-tu ? »
James secoua la tête et sembla réfléchir pendant quelques instants.
« En comptant la folle qui m'a sauté dessus avant de venir en cours, je dirais une bonne trentaine ! »
Thomas poussa un petit sifflement d'admiration.
« Rien que ça ! Et t'as trouvé ? »
« Non, j'ai pas encore choisi si elle serait blonde ou brune. »
La conversation continua jusqu'à la fin du cours et James tira Sirius par la manche pour le sortir de sa contemplation.
« Tu sais, Sirius, si elle te plait tellement, va la voir et invite- la au bal. »
« C'est vrai, pour une fois, tu as l'air vraiment amoureux, déclara Peter. »
A la grande table de Gryffondor, les garçons discutaient de leurs futurs demandes pour certains ou de leur réussite pour ceux qui s'étaient jetés à l'eau.
« Donc, pour l'instant, aucun de nous n'a trouvé de cavalière ? »
« Non. »
« Il serait peut-être temps d'y songer, par hasard. »
« Bah, rien ne presse. On a tout notre temps, répondit James »
***
La sortie à Préaulard permettait aux élèves de faire leurs achats de Noël, même si le temps transformait plutôt l'excursion en aventure. Les tourbillons de neiges balayaient le petit village et un froid glacial forçait les élèves à se réfugier dans les boutiques ou les bars. Seuls les maraudeurs, après avoir fait quelques achats, se lancèrent dans une bonne bataille de boules de neiges. Ils furent rejoints par quelques autres courageux qui traînaient par-là. Deux équipes se formèrent donc : d'un coté, Remus, Sirius, Ralph O'Connor, et Thomas Ritz et de l'autre, Peter, James, David Darcey et William Jordan. La bataille fit rage. Remus lança une boule de neige vers James. Il la reçut en pleine face et secoua sa tête pour se débarrasser de la neige. Le jeune homme aux lunettes moula une boule dans ses gants et sauta en l'air pour viser Remus. Mais Sirius en profita pour se jeter sur lui et tous les deux s'affalèrent dans la neige. De son coté, Peter était assailli par Ralph et Thomas. Heureusement, David et William vinrent à sa rescousse en bombardant sérieusement les deux garçons. Peu après, un brin de soleil fit son apparition et les huit garçons s'assirent dans la neige. Sirius s'adossa contre James. Peter était le seul à être resté debout, par peur de manger de la neige. Remus ferma les yeux et s'amusa à gober des petits flocons de neiges qui voletaient encore. Sirius, à ce moment là, détourna la tête vers la vitrine d'une boutique de pâtisserie. Il ouvrit la bouche et pâlit peu à peu.
« Qu'est ce que tu as, Si' ? »
Remus avait réouvert les yeux et fixait son compagnon qui ne lui répondit pas. James tourna la tête vers l'endroit où regardait son ami et comprit alors pourquoi celui-ci ne répondait pas. Agatha Penwood tenait par la main Andrew Johnson qui la serra dans ses bras et l'embrassa. Sirius ferma sa bouche et ne souffla mot. James échangea un regard avec les deux autres maraudeurs.
« Et si l'on allait faire un tour chez Honeyduckes ? On n'y est pas encore passé ! »
Après la remarque de Remus, tous les trois attendirent la réaction de leur ami. Sirius ébroua ses longs cheveux noirs qui commençait à ondulaient avec l'humidité et se releva. Il baissa la tête, plongea ses mains dans ses poches et commença à partir en direction de la boutique de confiserie. Les maraudeurs le suivirent donc sans se douter que pour d'autres, la chance tournerait mieux.
***
« Tu crois vraiment que ça va lui plaire, ce que je lui ai acheté ?
« Allons Julia, il n'y a pas de raison pour que cela ne lui plaise
pas. Le vendeur lui-même nous l'a conseillé. » « Oui mais avec lui, c'est pas facile. »
Les trois jeunes filles recherchaient dans une bijouterie magique quelques cadeaux pour Noël. Elles jetaient un simple coup d'?il pour le plaisir de voir des belles choses car elles avaient déjà acheté leurs cadeaux. Mary avait choisi d'envoyer à sa mère un flacon de parfum enchanté qui choisissait lui-même le parfum qui convenait à la personne de porter selon le temps et l'occasion. Lily avait plutôt fait un tour dans une petite librairie pour trouver quelques livres à offrir à sa mère. Pour Pétunia, la jeune fille avait pensé à quelques confiseries pas trop originales car elle savait très bien qu'un cadeau en rapport avec le monde magique ne lui ferait pas plaisir. De toute façon, quoi que je lui offre, elle ne l'aimera pas, se dit Lily. Après tout, tant pis, ses parents pourraient toujours eux aussi en manger. En ce moment, Julia doutait du cadeau qu'elle avait choisi pour son frère. Mary était en train de la convaincre que la robe de Quidditch qu'elle avait choisis était la bonne. La jeune fille avait hésité entre celle des Flèches d'Appleby et la nouvelle robe du Club de Flaquemare. Le vendeur lui avait conseillé la seconde car le Club se maintenait encore à la tête du championnat cette année alors que les Flèches d'Appleby avaient du essuyé trois défaites d'affilées. Mary soupira et repartit vers une vitrine qui proposait des colliers avec des pierres aux propriétés magiques. Lily vint la rejoindre.
« Tu ne trouves pas que ce saphir est magnifique ! Il est finement
taillé et il est très bien serti avec ces griffes en argent. »
Lily regarda la pierre bleue taillée en forme de larme et attachée par trois griffes d'argent. Une idée lui traversa alors la tête. Julia les appela et leur fit signe de la suivre. Alors que les trois jeunes filles avaient remonté leur écharpe jusqu'au nez pour parcourir l'allée, Lily s'arrêta brusquement.
« C'est pas vrai ! J'ai oublié mes livres à la boutique de bijoux !
Vous n'avez qu'à aller aux trois balais, je vous rejoins tout de
suite. »
Lily planta là Mary et Julia et se mit à courir à travers la neige vers la boutique. Elle tourna dans la rue sur sa droite et poussa à nouveau la porte de la vitrine. La vendeuse était occupée à ranger des bagues lorsque Lily pénétra à nouveau dans son magasin, les joues rougies par le froid et le souffle court.
« Vous avez oublié quelque chose, Melle ? »
« Oui, mes livres. Et je désirerai aussi acheter ce saphir que vous aviez en pendentif dans cette vitrine. »
« Bien sûr. Je vous fais un paquet cadeau ? »
« Oui, s'il vous plait ! »
La vendeuse passa derrière son comptoir et plaça le bijou dans un écrin de satin bleu.
« Cela vous fera trois gallions. »
Lily posa les trois pièces sur le comptoir et dit au revoir à la femme. Peu après, elle avançait dans la neige, la petite boite bien rangée dans son sac. Elle vit Agatha Penwood main dans la main avec Andrew Johnson, devant une pâtisserie. La jeune fille leur sourit et pressa le pas, impatiente de retrouver ses amies, bien au chaud. La chaleur ambiante de la grande pièce du pub procurait un bien-être formidable. Lily aperçut Mary et Julia assises à une table, près de la cheminée. Elle se joignit à elles et ôta sa cape toute mouillée par la neige. Elle secoua ses cheveux auburn pour les débarrasser de la neige à moitié fondue sans se douter que deux beaux yeux bleu-vert l'observaient. Julia était quasiment déjà levée et attendait apparemment quelque chose.
« Alors, qu'est ce que vous prenez, que j'aille passer commande à madame Rosmerta ? »
« Pour moi, ce sera un thé de Ceylan. »
« Et pour toi, Lily ? »
« Pourquoi pas un vin chaud, ça ne devrait pas être mauvais ! »
Julia s'éloigna vers le comptoir tandis que Lily et Mary jetait un petit coup d'?il aux personnes qui composaient la clientèle, qui se révéla bien hétéroclite. Deux nains jouaient aux cartes avec une paire d'hommes qui avaient l'air d'être là depuis assez longtemps étant donné le nombre de chopes qui recouvraient la table. Dans un coin près de la fenêtre, un groupe de gobelins étaient en pleine conversation et semblaient en désaccord sur un tas de pièces qui trônait sur la table. Un vieil enchanteur soufflait par le nez une acre fumée blanche qu'il tirait d'une longue pipe recourbée. Lily regarda alors le comptoir pour voir où en était Julia. Elle aperçut alors et quelques autres filles et garçons attablés dans un coin ainsi qu'un groupe de garçons vêtus de capes noires de Poudlard, accoudés au comptoir. Il devait s'agir de serdaigles car plusieurs d'entre eux portaient des écharpes bleues. Lily reconnut seulement Lawrence Ackerley, le petit ami de Cassiopée Black car les autres lui tournaient le dos. Julia arriva enfin ainsi que Mme Rosmerta avec leurs boissons. Une fois un peu réchauffées, les trois jeunes filles se mirent à discuter. Julia semblait toute excitée.
« Vous ne devinerez jamais ce que j'ai vu au comptoir ! »
« Si on ne peut pas le deviner, autant que tu nous le dises. Non ? »
« Et bien, je crois que Robert Johnson, vous savez, le grand frère
d'Andrew qui est lui aussi à Serdaigle, est entrain de draguer Bethy
Campbell. »
Mary soupira et Lily rigola légèrement.
« Tu es vraiment une commère, Julia ! »
« Mais non, je vous tiens juste au courant des évènements qui vont marquer l'histoire de poudlard. »
« Arrête de raconter des âneries ! On dirait Bertha ! »
Julia se tut alors et haussa les épaules. Vexée par la réflexion, elle saisit sa chope de bièraubeur et en avala une gorgée sans un commentaire. C'est alors que quelqu'un se sépara du groupe des serdaigles pour s'approcher de leur table. Un grand jeune homme aux cheveux noirs à l'allure assez class contourna deux tables avant de rejoindre les trois filles. Il était assez grand avec son mètre quatre-vingt-deux et sa démarche révélait un sportif averti. Ses yeux bleu-vert pétillaient et un petit sourire s'esquissa sur ses lèvres. Il arriva enfin devant les filles.
« Je peux vous offrir quelque chose, mesdemoiselles ? »
« C'est gentil de ta part mais comme tu peux le voir, on est déjà servi. »
« Alors permettez-moi de me joindre à vous. »
Les jeunes filles acceptèrent et le jeune serdaigle s'assit avec elles. Il se révéla que le jeune homme s'appelait Avery Nott et était en septième année à Serdaigle.
« Mais tu n'aurais pas une s?ur, demanda Mary. »
« Si. Elle s'appelle Adela et elle est à poufsouffle. En fait, c'est ma jumelle. »
Peu à peu, la conversation dériva vers le fameux bal de fin d'année. Avery Nott demanda l'air de rien si les trois filles avaient trouvé un cavalier. Même si Lily trouvait que le jeune homme avait vite orienté la conversation, il était tout de même charmant.
« Non, je n'ai pas de cavalier. »
« Ça tombe bien car il se trouva que moi non plus. Et je voudrais
savoir si cela te ferait plaisir d'être ma cavalière ? »
Lily fixa les yeux bleu-vert du jeune homme. Un charmant garçon, beau et sympathique, l'invitait au bal. Et en plus, pas n'importe qui ! Avery Nott, un des poursuiveurs de l'équipe de Serdaigle. La jeune fille lut une vague d'incertitude et d'espérance traverser le visage du jeune serdaigle. Elle lui sourit et acquiesça de la tête.
« J'accepte l'invitation avec plaisir. »
Avery sourit à son tour et prit la main de Lily. Il la serra et la regarda dans les yeux.
« Merci beaucoup Lily. Je suis vraiment heureux que tu acceptes de
m'accompagner au bal. Sache que tu es une fille magnifique. »
Lily rougit au compliment du garçon. Peu après, les élèves commencèrent à sortir des boutiques et des pubs car il était l'heure de retourner au château. Au moment de monter dans les carrosses, Julia faillit trébucher sur le marchepied. De solides bras la retinrent juste avant qu'elle ne tombe. La jeune fille se redressa et vit Edward Davies, un serdaigle, qui la tenait toujours par la main, un grand sourire sur le visage. Il l'aida à monter dans le carrosse et s'installa face à elle. Julia le remercia et replongea dans la conversation qu'elle avait interrompue avec ses deux amies. Arrivés au château, le jeune serdaigle descendit le premier et tendit à nouveau la main à Julia. La jeune fille releva sa cape de la main gauche et prit la main que lui tendait Edward. Au moment de gravir les marches qui menaient à la grande porte de Poudlard, il lui saisit le bras et l'attira vers lui. Lily vit juste les lèvres du garçon remuer. Julia se pencha vers le garçon et lui chuchota quelque chose à l'oreille. Lily et Mary n'eurent pas besoin de demander à leur amie ce que lui avait demandé le jeune serdaigle : cela se lisait sur son visage.
Pour terminer de façon agréable la soirée, les trois jeunes filles s'installèrent dans les fauteuils situés près de la cheminée en compagnie des autres jeunes filles de sixième et septième année. L'occasion ne rata donc pas de discuter du sujet qui n'échappait à aucune bouche et oreille dans le château. En tout, le petit groupe se composait de huit filles : Lily, Mary, Julia, Line pour les cinquième année, seulement Béatrice Sullivan pour les sixième année et enfin Cassiopée Black, Marina McMillan et Angéla Brown pour les septième année.
« Moi, je n'ai pas eu trop de mal à trouver un cavalier. Lawrence s'est empressé de m'inviter. »
« Pareil pour moi ! Matthew n'a même pas attendu que je le lui dise.
Il m'a sauté dessus comme s'il avait peur que je le laisse tomber,
répondit à son tour Béatrice. »
« Il craignait peut-être de voir surgir Mark de derrière un pilier et
l'empêcher de pervertir une de ces joueuses ! Tu ne crois pas qu'il
finira par mettre votre relation à l'eau ? »
Béatrice regarda Angéla. Toutes les deux jouaient dans l'équipe de Quidditch de Gryffondor et savaient donc pertinemment que leur capitaine, Mark Spinnet, ne supportait pas que ces joueurs fréquentent de trop près les joueurs des autres équipes. Béatrice s'affala de tout son long dans le fauteuil et répondit à la question que lui avait posée sa camarade.
« S'il s'avisait de faire ne serait-ce qu'une seule chose pour que je
ne revoie plus Matthew, je crois qu'il se retrouverait pendu au plus
haut anneau du terrain de Quidditch. Mais en parlant de lui, je me
demande bien avec qui il va se rendre au bal ? Ce sera forcément une
gryffondor, à moins qu'il ne se ressoude à s'y rendre seul. Mais assez
parler de ce triste sire qui veut me gâcher la vie ! Parlons plutôt de
vous, les filles ! »
Mary expliqua qu'elle irait au bal avec Daniel Payne, Julia avec Edward Davies et Lily avec Avery Nott. A ces mots, les grandes lui jetèrent un coup d'?il à la fois envieur et admiratif.
« Comment se fait-il que tu y ailles avec lui, demanda avec curiosité Cassiopée. »
« En fait, c'est lui qui m'a invité. Tout à l'heure, on se trouvait aux trois balais. »
Et Lily raconta comment Avery l'avait accoté et s'était montré charmant avec elle. Une fois son récit terminé, Béatrice poussa un petit sifflement d'admiration.
« Et ben dis donc, tu vas monter en grade ! N'empêches, j'en connais
qui vous être vertes de jalousie en apprenant que c'est toi qu'il a
invité.
« Et pourquoi donc ? »
« Disons qu'Avery et sa petite bande de Serdaigle ont une popularité
assez élevée parmi les filles de septième année Certaines seraient
prêtes à faire un peu n'importe quoi pour mettre le grappin sur l'un
d'entre eux. »
« Un peu comme les maraudeurs pour les cinquième année, fit remarquer Line. »
Lily faillit s'étrangler en entendant la remarque.
« Pas du tout ! Car s'ils avaient été pareils, je te jure que je
n'aurais jamais accepté de me rendre au bal avec l'un de ses
énergumènes ! »
« Allons Lily, tu ne crois pas que tu exagères un peu ? Après tout,
ils sont plutôt marrants, répliqua Cassiopée. »
« Si tu veux parler de ton frère, sache que nous ne partageons pas les
mêmes opinions sur son sens de l'humour. »
« Disons simplement que cela fait plus de quinze ans que je dois
supporter ses blagues débiles donc je commence à être habituée. »
« Mouais, si tu veux. »
Lily fit la moue et se renfrogna en s'enfonçant dans le dossier de son fauteuil. Une voix déchira le silence qui s'était installée.
« C'est vraiment injuste ! Moi, j'ai toujours pas trouver de cavalier.
De toute façon, je n'intéresse personne. »
Les yeux d'Angéla Brown commençaient à s'humidifier et sa voix s'éteignit en tremblant.
« Allons Angéla, tu ne vas pas nous refaire une de ces vilaines crises
de désolation ! C'est vraiment ridicule ! Tu es une jeune fille
sympathique, belle et sportive. Comment pourrait-on t'être
indifférent ? »
« C'est pas à moi qu'il faut le demander mais aux garçons. Et puis, en
plus, je suis toute petite. Même Lily, Mary et Julia sont plus grande
que moi. »
Lily posa sa main sur l'épaule de la jeune fille presque en pleurs.
« Tu sais ce que disent les moldus ? Ce qui est petit est joli. »
Cassiopée s'accroupit en face de son amie et lui releva la tête pour la forcer à la regarder dans les yeux.
« Tu sais quoi, tu vas me faire le plaisir de sécher ses larmes. Je te
propose un marché : je suis sûre que Marina et moi, on trouvera un
beau garçon qui voudra bien t'accompagner pour Noël. D'accord ? »
« En parlant de chagrins, j'en ai croisé un qui n'avait pas l'air d'aller très bien, reprit Marina. »
Aussitôt, en bonnes pipelettes et commères, toutes les filles se resserrèrent autour de Marina pour avoir un nom.
« C'était ton frère, Julia, répondit Marina en jetant un regard désolé
vers la jeune fille occupée à tresser ses cheveux. »
« Ho, ne vous inquiétez pas pour lui. De toute façon, je l'avais
prévenue et comme d'habitude, il n'a pas voulu m'écouter. »
« De quoi tu veux parler ? »
« Rien d'important, il s'est juste fait plaquer par sa copine, Johanne
Esturbet. Maintenant, elle sort avec un de ses potes : Eliot
Schwarz. »
« Cette fille là est vraiment ignoble et détestable. Son plus grand
plaisir est de s'amuser avec les garçons et de les faire souffrir. »
Lily tournilla une mèche de cheveux.
« Bah, un jour, ça se retournera contre elle. »
« En attendant, ton frère n'avait vraiment pas l'air dans son assiette. »
« Tu sais, si tu t'inquiètes tant pour lui, tu n'as qu'à aller le
voir, répondit Julia en haussant les épaules. »
« Après tout, pourquoi pas ? Il est assez sympathique et puis, je n'ai
toujours pas trouver de cavalier pour le bal. »
« Alors là, je te préviens que tu as intérêt à être gentille avec lui
et de ne pas me le laisser tomber comme cette crétine. Je n'ai pas
encore envie de le ramasser à la petite cuillère. »
Marina partit d'un petit rire.
« Ne t'inquiètes pas ! Je ne suis pas un bourreau des c?urs. »
« J'espère bien ! »
En remontant à leur dortoir, Lily, Mary et Julia trouvèrent assises par terre deux petites bouilles à moitié endormies.
« Et bien, qu'est ce que vous faites là, toutes les deux ? Quelque chose ne va pas ? »
Les deux petites se levèrent lentement et Karine frotta ses yeux ensommeillés.
« Nan, on voulait justement vous remercier pour ce que vous avez fait pour nous. »
Finalement, la conversation continua sur le lit de Mary. Karine bailla tandis que Julia préparait son sac pour le lendemain.
« En tout cas, vous avez de la chance d'aller au bal ! Moi aussi,
j'aurais bien voulu aller au bal avec une belle robe et un gentil
cavalier. »
« Les filles, vous pensez à ce que je pense ? »
« Pourquoi, qu'est ce que tu penses ? »
« Je pense à un moyen pour que ces deux sympathiques bouts de choux
nous accompagnent, elles aussi, au bal. »
« Je croyais que le bal était ouvert seulement à partie de la cinquième année. »
« Sauf si elles sont invitées par quelqu'un de plus grand. »
« Et tu connais quelqu'un qui voudrait bien les accompagner ? »
Julia leur fit un petit clin d'?il en souriant.
« Je crois bien que oui. »
***
La jeune fille saisit le livre qu'elle avait posé sur la table à coté de son fauteuil. Elle sentait que le sommeil commençait à l'envahir et elle ne souhaitait pas passer la nuit dans la salle commune. Elle se leva et jeta un coup d'?il autour d'elle. Personne. Le feu terminait de crépiter dans la cheminée et les bûches se transformaient peu à peu en cendres grises. Elle gravit l'escalier mais fut surprise de voir quelqu'un dans la pénombre de la rambarde. Elle s'approcha donc de la personne jusqu'à être toute proche d'elle. Alors, une voix qu'elle reconnut lui parla.
« Je voulais savoir si tu accepterais de m'accompagner au bal ? »
« Et bien, tu ne crois pas qu'il est un peu tard pour demander de telles choses ? »
« Je sais mais je n'ai pas réussi à te le dire avant ce soir. »
La jeune fille fixa les deux yeux gris qui brillaient dans l'obscurité. Elle toucha la main du jeune homme et sourit.
« Tu ne serais pas un peu timide ? »
« Si. »
« Moi aussi. »
Un petit silence s'installa entre eux. La jeune fille lâcha la main du jeune homme.
« Je crois que je vais aller me coucher. Mais avant de te quitter, je
peux te dire que tu n'as plus besoin de chercher une cavalière. »
Elle s'éloigna telle une ombre errante, ses fins cheveux blonds reflétant la pâle lumière de la lune. Le jeune homme sourit en la voyant s'éloigner telle un ange, un petit sourire au creux des lèvres. Il grimpa deux étages avant de pousser la porte de son dortoir et de rejoindre ses camarades qui, pour une fois, dormaient déjà.
