Pour une fois, je vais laisser un petit à mes lecteurs. Je souhaite remercier les trois personnes qui m'ont laissé des rewiews car cela m'encourage beaucoup à continuer. Pour les lecteurs anonymes, je leur de manderai juste d'accepter de prendre une minute pour cliquer sur un petit bouton en bas de la page.

Koleos : Comme tu es pu le constater, le chapitre 4 a fait son apparition ainsi que le 15. Bonne lecture.

Didi.m : Merci pour le waou ! Ça fait super plaisir ! Si ça te plait, tant mieux et n'hésite pas me laisser encore une rewiew pour me dire ce que tu penses de la suite.

Izabel : Tes compliments me vont droit au c?ur. J'essaye de mon mieux de monter une intrigue sympathique mais ce n'est pas facile car en ce moment, j'ai énormément de travail. Je n'ai pas pu envoyer mes chapitres car j'installe un réseau informatique mais maintenant que ça marche, tu vas pouvoir déguster quelques chapitres qui, j'espère te plairont.

***

Maintenant que le cinquième tome est sorti, je veux indiquer que je ne ferai aucune références à ce livre car tout le monde n'a pas la chance de pouvoir lire en anglais (même si ce n'est pas mon cas). Comme j'ai planifié mon histoire et inventé mes personnages, toutes ressemblances avec l'Ordre du Phénix seraient involontaires. Pour votre gouverne, aucune référence ne sera faite au cinquième tome. Je remercie les personnes qui m'ont laissé des messages (elles ne sont pas assez nombreuses à mon goût, mais bon, on fait avec ce qu'on a). Bonne lecture.

***

Je tiens à préciser que ceci est ma première fanfiction. Il est possible que l'arrivée des chapitres ne se fasse pas de façon régulière car je souhaite tout d'abord trouver une bonne intrigue, ce qui n'est pas facile. Je porte aussi une attention toute particulière au style de l'écriture et à l'orthographe car je considère que c'est ce qui fait une grande partie de la qualité d'une ?uvre littéraire (attention tout de même, je ne me crois pas capable de faire aussi bien qu'un grand auteur !). Donc, malgré une volonté de vous présenter quelque chose d'assez soigné, je m'efforcerai de vous faire parvenir cette histoire de façon aussi régulière que possible. Je vous remercie donc de prendre le temps de la lire. Vous pouvez me laisser un message pour me faire part de vos remarques, reproches et autres critiques. Merci.

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Titre : Opération Pégasus. Auteur : Elizabeth. Disclamer : Tout ce que vous allez lire ne m'appartient pas (sauf peut-être l'histoire, ce qui n'est que peu de choses). Ayant décidé d'écrire sur le monde d'Harry Potter, je tiens à préciser qu'il appartient à l'écrivain J.K Rowlling. Je ne touche donc aucun droit d'auteur et le travail que je fournis n'est pas dans un but lucratif. Résumé général de l'histoire : Septembre 1970. Après deux mois de vacances, les élèves du collège Poudlard reprennent leurs études. Mais un certain mage noir poursuit son ascension vers le pouvoir, provoquant un climat de terreur. La tension au sein de la communauté internationale magique et du ministère britannique ne cesse de grandir. C'est pourquoi certains ont décidé de lancer une action secrète qui changera à jamais la vie de quelques étudiants, en liant leurs pouvoirs et leurs vies. Le nom de code : Opération Pégasus. Résumé du chapitre précédent : Le bal de Noël a enfin lieu. Mais alors que la soirée s'écoule assez agréablement pour tous, des petites contrariétés viennent la leur gâcher. James voit Lily danser avec Avery, Remus désire parler à Line, ce qu'il ne parvient pas à faire, Lily tient tête à Evan Rosier,. Même du coté des Serpentard , l'ambiance n'est pas joyeuse. Les cinquième année sont assez maussades et les septième années énervés. Et le tout se termine en un règlement de compte entre Jack Funestar et Philip Boot qui blesse Philip et Cassiopée Black. Autant dire que la soirée a été mouvementée. Rappel des élèves étudiant à Poudlard évoqués dans les chapitres précédents (qui commencent à devenir un peu nombreux, mais c'est comme ça) : (Je ne vous présente plus les maraudeurs ainsi que Lily et ses amies.)

Nott Avery : Serdaigle, 7° année, poursuiveur. Frère jumeau d'Adela.

Rosier Evan : Serpentard, 5° année. Frère de Clara et petit ami de Lisa Pucey. Ayant rejoint le rang des mangemorts. Crabbe Nicolius : Serpentard, 5° année. Ayant rejoint le rang des mangemorts. Goyle Timothy : Serpentard, 5° année. Ayant rejoint le rang des mangemorts. Flint Cyril : Serpentard, 7° année. Appartient aux rangs des mangemorts. Mulciber Lewis : Serpentard, 7° année. Appartient aux rangs des mangemorts. Travers Luke : Serpentard, 7° année. Appartient aux rangs des mangemorts.

Rappel des adultes ou autres personnes évoquées dans les chapitres précédents : Potter Alexander : Père de James. Premier conseiller du cabinet du ministre. Potter Kathleen : Mère de James Potter. Représentante permanente anglaise de la Confédération Internationale Magique. Black Orion : Père de Sirius et Cassiopée. Capitaine de la brigade d'élite des tireurs de baguettes. Prenzweller Kathia : Nouveau professeur de combat, vient d'Allemagne. Semble connaître le père de Sirius. Quirke Julius : Nouveau professeur de défense contre les forces du mal.

***

Chapitre 15 : AIMER ET HAÏR.

Au petit déjeuner du premier jour de cours, une mauvaise surprise attendait James. Les quatre maraudeurs étaient tranquillement entrain de manger quand le courrier arriva. James rigolait avec Sirius d'une farce qu'ils avaient fait à un groupe de poufsouffles de troisième année. Remus, qui était abonné à la gazette des sorciers, décrocha de la patte de son hibou le journal. Il commença à le feuilleter tout en buvant son bol de thé. Mais il le renversa brusquement sur son uniforme et se mit à pester. James et Sirius lui lancèrent un petit coup d'?il amusé.

« Alors, M. Lupin, on ne sait plus boire proprement, s'enquit le jeune homme aux cheveux noirs. »

Remus rougit en les regardant et ne peut s'empêcher de pâlir lorsque son regard se posa sur le visage de James. Peter qui l'avait remarqué lui demanda ce qu'il l'avait perturbé.

« Non, non. Ce n'est rien, juste une maladresse. Ça arrive à tout le monde. »
« Alors là, je ne suis pas d'accord, Remus. Tu es certainement la dernière personne à pouvoir faire une maladresse, s'exclama Sirius. »

Remus était, en effet, quelqu'un très habile de ses mains et il ne lui arrivait jamais, comme Peter, de se faire remarquer plus de trois fois par jour car il avait laissé tomber quelque chose. Le jeune homme soupira et tendit le journal aux deux garçons assis faces à lui. James s'en saisit et commença à regarder vaguement la couverture un peu tachée de thé tandis que son meilleur ami appuyait son menton sur son épaule pour lire. Tout d'abord une photo du ministère dont on distinguait la façade alors qu'un immense nuage en forme de tête de mort flottait devant. Intrigué, le jeune homme jeta ensuite un coup d'?il sur l'article à coté. Il le parcourut des yeux et remarque son nom. Oui, en fait, le nom des Potter apparaissait assez souvent, trop souvent au goût du jeune gryffondor. James se donna donc la peine de déchiffrer ce qui était encore lisible.

Arthur Bohler a mis au grand jour les faits exacts qui se sont
produits dans la soirée de vendredi dernier au ministère de la magie.
Alors que les boutiques commençaient à fermer sur le chemin de
Traverse, un grand fracas a éclaté et un petit groupe de personnes
transplanant est apparu. Celle qui semblait être le chef a lancé un
éclair contre des vitres de la façade qui ont volé en éclats, laissant
comme signature cette tête de mort, symbole profond de la magie noire.
D'après des contacts au sein du ministère, le ministre lui-même aurait
reçu des menaces et pour ordre de se préparer à redouter des attaques
d'un groupe d'opposants extrémistes ralliés à un mage noir. Le
ministère a tout de suite pris les menaces au sérieux et décrétait
l'état d'alerte. Les membres permanents de la confédération magique se
sont donc réunis d'urgence pour trouver le plus vite possible une
solution à ce problème. Mais malgré les efforts du représentant
anglais, Mme Kathleen Potter, qui a tenté l'impossible pour essayer de
convaincre les autres membres du conseil de la gravité de la
situation, elle a du faire face à un échec. Seuls trois pays apportent
leur soutien à l'Angleterre : la Russie, l'Italie et la France, qui a
promis d'envoyer dès que possible sur le sol britannique un groupe
d'aurors et de lames, bien que certains aient déjà été envoyés
secrètement depuis le mois de septembre. Le secrétaire principal du
cabinet du ministre, M. Alexander Potter, a assuré que tout serait
fait pour assurer la vie des gens. Le capitaine de la brigade d'élite
des tireurs de baguettes, M. Orion Black, a été chargé de mettre en
place la cellule d'intervention. On espère donc que tous les efforts
déployés par le ministère seront suffisants pour contrecarrer les
plans des extrémistes.

O. Maury.

James reposa le journal sur la table et fut parcouru d'un frisson. Il savait maintenant pourquoi la lettre de ses parents lui avait paru si étrange. Ils avaient tous les deux dit être très occupés par leur travail respectif mais James soupçonnait ses parents d'en savoir plus chose dans cette sombre affaire. Si ses parents étaient au courant depuis les vacances, c'est que des menaces s'étaient fait sentir auparavant. Et apparemment, le ministère avait anticipé en partie cette action avec l'aide de la France qui avait envoyé des agents sur le sol britannique pour parer à toutes actions. Sirius semblait un peu moins abattu que James. La seule réflexion qu'il dit fut l'illustration même de son inquiétude.

« Je me demande bien qui est le traître qui a donné ses infos aux journalistes ? »

Le petit déjeuner se termina sans un commentaire et James en fut très heureux. Etre le fils de hauts représentants du ministère était une place assez peu agréable malgré ce qu'on aurait pu imaginer. Il y avait trois ans, M. Potter avait du subir les griffes acérées des journalistes qui n'avaient cessé de l'accuser d'avoir conspiré avec les moldus parce qu'il avait transmis un message au Premier ministre britannique pour le prévenir qu'un groupe de criminels avait réussi à échapper aux agents du ministère chargés de les arrêter, et cela sans ordre du ministère. James avait du subir les sarcasmes des serpentards. Mais ceux-là s'étaient tus quand le ministre de la magie avait promu son père chef de son cabinet et lui avait remis l'ordre de merlin deuxième classe. Pourtant, là, rien n'était pareil.

En arrivant devant la salle du cachot des cours de potion, les maraudeurs ne purent réprimer une grimace quand ils virent les serpentards. Aussitôt, les réflexions fusèrent du groupe adverse.

« Alors, Potter, Papa et Maman ont des petits problèmes au boulot ? »

James serra les dents et se tourna vers ses amis. Ce n'était pas l'envie qui lui manquait mais à chaque fois qu'il s'apprêtait à répondre à ses crapules, la porte du cachot s'ouvrait alors qu'il profanait des horreurs envers les serpentards, ce qui lui valait assurément quelques heures de retenues et des points perdus. Le jeune homme s'abstint donc de tous commentaires. Mais ce ne fut pas le cas de Sirius quand Severus Rogue l'apostropha.

« Hé Black ! Je ne comprends toujours pas comment ton père a pu être nommé capitaine de la brigade d'élite des tireurs de baguettes ! Je suis sûr que son épreuve consistait à viser un éléphant dans un couloir, non ? »
« Attends un peu, sale petite ordure ! Tu vas comprendre ta douleur ! »

Sirius dégaina sa baguette et la pointa vers l'arrogant serpentard. Aussitôt comme par magie (mais après tout, c'est même très certainement de la magie), la porte s'ouvrit et la silhouette du professeur de potions jaillit de l'ombre. Ignatus Brocklehurst était une des personnes dont vous regrettiez longuement d'avoir fait la connaissance. Il était assez grand et avait un visage patibulaire. Son menton était anguleux et ses yeux perçants. Mais le pire était sa voix : rocailleuse et sèche. Elle crissait littéralement aux oreilles des élèves. Le professeur portait comme à son habitude une robe noire.

« Hé bien, M.Black, puis-je savoir ce que vous aviez l'intention de faire ? »

Sirius s'immobilisa au milieu du couloir alors que les serpentards se retenaient de rire.

« Trente points de moins pour Gryffondor ! Entrez maintenant ! »

Les élèves ne se le firent pas répéter deux fois. Sirius se glissa au coté de James alors que Peter et Remus se mettaient devant eux. Le cours se déroula dans la morosité la plus profonde, autant du côté des gryffondors que des serpentards. Car le professeur Brocklehurst avait beau favorisé les serpentards face aux gryffondors, il n'empêchait qu'il restait horriblement stressant d'assister à ses cours et de savoir que la préparation serait relevée et notée. Pour se redonner un peu de contenance à la fin de cours, les maraudeurs firent changer la couleur de la potion de Severus Rogue qui reçut du coup une sacré engueulade, lui d'habitude le préféré du professeur.

Lorsque la cloche sonna, tous se précipitèrent hors de la salle. Lily qui était occupée à chercher quel cours elle avait ensuite, ne vit même pas le jeune homme venir vers elle.

« Bonjour, Lily ! Comment vas-tu ? »

La jeune fille leva les yeux et reconnut Avery Nott. Elle se sentit alors gênée quand il se rapprocha d'elle. Il effleura tendrement ses lèvres et sourit tout en lui prenant la main.

« Mais Avery, j'ai cours ! »
« Allons Lily, c'est l'heure de la pause du déjeuner ! »
« Ho, ce que je suis bête ! »
« Ça, c'est bien vrai ! »

Lily se retourna et vit le groupe des maraudeurs appuyés contre le mur du caveau, parmi lesquels James et Sirius se tordaient de rire.

« Vous avez un problème, vous deux, demanda Avery sans monter la voix. »
« Non, pas du tout ! C'est tout simplement un peu bizarre de voir Miss Préfète-parfaite s'adonner à autre chose qu'à ses devoirs ! »
« Hé bien, vous feriez bien d'aller voir un peu plus loin »

Avery reprit la main de Lily et lui fit un tendre sourire. Ils s'éloignèrent dans le couloir tandis que les garçons partaient de l'autre côté. James enfonça les mains dans ses poches et haussa les épaules.

« Manquait plus que ça ! Maintenant que Nott est tombé raide dingue de
cette peste, elle va se prendre pour le centre du monde ! »
« Tu sais, James, tout le monde a droit de vivre sa vie comme il l'entend, répondit Remus sur un ton neutre. »
« Et puis, ils sont assez mignons tous les deux. Tu ne trouves pas, James ? »

Le jeune homme se rabroua entendant les paroles de Sirius. Après tout, pourquoi se mêler de la vie privée de cette fille ! Il ne s'en était jamais soucié auparavant. Etait-il réellement énervé par le fait que Lily devienne plus populaire que lui ? Ou était-ce autre chose, un sentiment qu'il n'avait jamais ressenti. Comme s'il était entre deux eaux, sans savoir se décider, sans pouvoir dire ce qu'il ressentait véritablement : haine, jalousie, colère, supériorité, . Ou toute autre chose ?

***

L'après-midi s'écoula lentement. Dans l'esprit de Lily flottaient encore ses images. Après le repas, Avery lui avait proposé de se promener au bord du lac gelé. Il faisait un peu moins froid et le soleil transperçait par endroits les nuages laiteux. Il la serrait vigoureusement dan ses bras pour ne pas qu'elle attrape froid. Elle avait ri à ses blagues et revoyait encore les yeux bleu-vert pétillants du visage du jeune homme. Mary lui cogna le coude pour la faire sortir de ces rêveries.

« Qu'est ce qui ce passe, demanda t'elle en secouant la tête comme pour se réveiller. »
« C'est la fin du cours, Lily. »
« Ha bon, je n'avais même pas remarqué ! »
« Ça ne m'étonne pas, tu n'as rien écouté du cours. »

Mary termina sa phrase en rigolant, à moitié étouffée. Les deux jeunes filles quittèrent la triste salle et se dirigèrent vers l'aile Nord du château. Des cris aigus les poussèrent à passer dans un couloir où elles découvrirent des premières années terrorisées par Peeves. Lily brandit sa baguette, la pointa vers l'esprit frappeur et se mit à crier.

« Peeves, en tant que préfète, je t'ordonne de déguerpir d'ici ! »

Peeves fit une galipette et une immonde grimace à Lily et Mary puis étonnamment s'en alla. Lily demanda aux premières années de rejoindre leur salle et de ne pas se laisser faire par Peeves.

« Je me demande quand est-ce que l'on pensera à chasser cet horrible esprit frappeur ? »
« Si tu veux mon avis, pas de si tôt ! »

Elles poursuivirent leur chemin et découvrirent face à elles un recoin sombre.

« Je ne l'ai jamais remarqué. Tu peux me dire ce que c'est, demanda Mary ne fronçant les sourcils. »
« Apparemment un escalier. Il doit mener aux étages inférieurs. »
« Dis Lily, tu penses à ce que je pense ? »

Et d'un commun accord, elles s'engagèrent dans un tout petit escalier en colimaçon pour rejoindre l'étage d'en dessous. La vision d'une soirée de devoirs ne les enchantait guère, alors pourquoi ne pas faire un petit tour avant de rejoindre la tour de Gryffondor ?

L'escalier se révéla très étroit et seules quelques torches éclairaient faiblement les marches de pierre. La descente leur parut longue, peut-être l'escalier était enchanté ? A Poudlard, il fallait s'attendre à tout. Lily vit enfin une faible lueur et atterrit dans un large couloir. Le plafond était très bas et les pierres assez grossières. La jeune fille vit Mary arriver à son tour. Elle progressèrent pendant quelques pas avant de s'interroger.

« Mais ce n'est pas le second étage. »
« Non, cela ressemble plus aux sous-sols, comme ceux des salles de potion. »
« Je ne sais pas pourquoi mais j'ai un mauvais pressentiment. »

A peine eut-elle fini sa phrase que des ombres sortirent d'un recoin et se précipitèrent sur elles. Lily poussa un cri mais on la repoussa violemment. Elle atterrit par terre, poussée par la force de son adversaire. Elle tenta de se relever péniblement mais à peine parvint-elle à s'appuyer sur ses poignets qu'elle vit un pied voler dans ses côtes. Elle s'appuya contre le mur en se tordant de douleur. Elle sentit à nouveau un coup sur la tempe et un filet de liquide chaud couler sur son visage. Elle ouvrit les yeux et vit face à elle un garçon qu'elle reconnut : Evan Rosier. Il souriait de son habituel sourire ironique mais cette fois en signe de victoire.

« Alors Evans, on fait moins la fière, maintenant que cet imbécile de Nott n'est plus là pour te protéger. M'enfin, après tout, tu n'es pas si mal que ça. »

A ces mots, il s'accroupit et effleura du bout des doigts le visage pâle. Lily frissonna. Evan lui décocha alors une gifle magistrale qui marqua sa joue de pourpre. Il se releva et explosa d'un rire glacial qui résonna dans le couloir.

« Mais tu crois vraiment que tu m'intéresses. Tu n'es bonne qu'à
sortir avec ce crétin de Nott. D'ailleurs, comment peut-il
supporter de sortir avec une sang de bourbe ? »

Lily vit alors qu'ils étaient cinq, que des serpentards de cinquième et septième année. Crabbe et Goyle avaient du se charger de la dégager et de la frapper. Evan Rosier se détourna d'elle et elle vit alors quelque chose d'horrible. Lewis Mulciber et Cyril Flint avait plaqué Mary contre le mur et apparemment, Luke Travers lui parlait.

« Tu sais, tu es très jolie, Mary. Et je crois bien que tu me plais »
« Et bien, c'est pas réciproque ! Espèce de brute immonde ! »
« Allons, ça ne sert à rien de crier. Personne ne t'entend. »

Il se pencha et la plaqua contre le mur, une main sur sa gorge. Il se pencha vers elle et Lily vit Mary se contracter alors que les lèvres du jeune homme effleuraient son cou.

« Tu vois bien, j'obtiens toujours ce que je veux. »
« Et bien, détrompe-toi !

Lily s'était immédiatement hissée malgré la douleur. Travers se redressa et ordonna à Crabbe et Goyle de s'occuper d'elle. Lily vit les deux brutes foncer sur elle. Elle fit un pas en arrière et dégaina sa baguette rangée à sa taille.

« Expélliarmus ! »

Ils se retrouvèrent projetés à l'autre bout du couloir et restèrent assommés contre le mur. Evan Rosier fulmina de la bêtise de ses deux camarades et sortit à son tour sa baguette.

« Crucio ! »
« Sphéro Famès Coronnis ! »

Une sphère transparente mais luisante se forma aussitôt autour d'elle et le sort du serpentard rebondit en étincelles vertes. Lily brisa sa protection et envoya à nouveau un sort sur le jeune homme qui n'esquiva pas assez vite le sort et se retrouva à terre. Les septièmes années lâchèrent Mary, la laissant s'effondrer à terre.

« Tu vas me le payer, petite peste ! »

Les étincelles explosèrent contre les murs. Lily repoussait aussi bien que possible les trois garçons. Brusquement, elle trébucha contre une dalle branlante et tomba à la renverse. Cyril Flint se précipita vers elle et lui enserra les bras dans le dos. Elle fit une grimace de douleur. Luke Travers ramassa la baguette et ricana.

« J'ai une bonne idée, Evans. Si je te tue avec ta baguette, tout le monde croira que tu t'ais fait sauter la cervelle toute seule. Après tout, comment une sang de bourbe pourrait manier correctement une baguette ? »

Lily se mordit la lèvre inférieure. Maintenant, plus rien ne pouvait la sauver. Elle allait mourir. Elle n'avait jamais envisagé que les serpentards malgré leur amour pour la violence puissent avoir le courage de tuer quelqu'un. Travers prononça une formule dont la jeune fille n'entendit pas les mots. Elle vit alors la baguette se mettre à vibrer. Luke Travers la lâcha, comme brûlé. Tout à coup, Lily entendit une voix dans sa tête. Des mots qu'il fallait qu'elle prononce. Elle hurla alors.

« Uruz Ehwaz Othila ! »

Aussitôt, un halo de lumière blanche l'envahit et une force extraordinaire repoussa les trois jeunes hommes qui se retrouvèrent affalés contre le mur. Lily tenta de se rapprocher de Mary en rampant pendant quelques minutes alors que les serpentards décampaient. Mais la jeune fille se laissa tomber contre le sol froid et rugueux à quelques mètres d'elle. Elle eut juste le temps de voir deux silhouettes arriver au bout du couloir avant que tout devienne ténèbres à ses yeux.

***

Kathia Prenzweller eut un pressentiment et s'assit à son bureau. Elle traça du bout de sa baguette un cercle sur son bureau. Elle sortit d'une petite boîte un dé à douze faces et l'y lança. Le dessus du bureau se mit alors à se mouvoir en se déformant pour laisser place à un cercle brumeux. Le professeur soutint sa tête à l'aide de ses mains et plongea son regard dedans. Elle sentit tout d'abord une étrange sensation, puis soudain une décharge la repoussa légèrement en arrière. Elle ne comprit tout d'abord pas. Elle effleura donc la surface de son doigt et une image apparut à son esprit. Un mur de pierre sombre, un peu humide, une tache rouge qui coulait encore. Puis un nouveau flash, un coup de pied magistral, une jeune fille qui hurlait. Le professeur sursauta et se força à reprendre sa vision. Une autre jeune fille aux longs cheveux blonds, elle était très pâle et sur son visage se lisait une grimace d'horreur. Etonnement, elle semblait ne pas pouvoir bouger, tenue par deux autres silhouettes floues. A ce moment, sa bouche s'ouvrit et un cri s'en échappa.

« Et bien, c'est pas réciproque ! Espèce de brute immonde ! »

Quelque chose se précipita sur elle, un jeune homme très grand qui l'embrassa son cou. Il parla à son tour.

« Tu vois bien, j'obtiens toujours ce que je veux. »

La vision s'estompa peu à peu, laissant aux pensés de la jeune femme cette image troublante. Elle se concentra à nouveau et cette fois-ci, elle revit la première jeune fille qui s'était relevé et venait de dégainer sa baguette. Elle lança un Expélliarmus envers deux brutes qui se jetaient sur elles. Les deux garçons furent projetés contre le mur. Un jeune homme cria des paroles et la jeune fille à son tour. Des raies d'étincelles se touchèrent en vol. A nouveau un blanc, ou plutôt un noir car tout ce qui s'offrait à sa contemplation était le tourbillon de néant. Puis cette jeune fille tenue par deux ombres et une voix qui résonnait. Un changement de point de vue. Le jeune homme qui avait embrassé la jeune blonde tenait à la main la baguette de la jeune fille.

« J'ai une bonne idée, Evans. Si je te tue avec ta baguette, tout le monde croira que tu t'ais fait sauter la cervelle toute seule. Après tout, comment une sang de bourbe pourrait manier correctement une baguette ? »

Kathia Prenzweller comprit alors que ce n'était pas un simple règlement de compte entre élèves. Elle concentra sa pensée et tenta d'appeler quelqu'un par la pensée. Elle se décida alors à reprendre sa vision pour essayer de trouver où ils se situaient bien que le château soit vaste. Elle ferma les yeux et vit alors le jeune homme était comme fou de douleur dès qu'il essaya de lancer un sort avec la baguette de la jeune fille. Le professeur comprit alors. Une seule solution s'imposa à elle. Elle articula des paroles à moitié psalmodiées.

« Uruz Ehwaz Othila, Uruz Ehwaz Othila, Uruz Ehwaz Othila. »

Se passa alors ce à quoi elle s'attendait. Une aveuglante lumière se fit et la jeune fille tomba à terre. A travers ces yeux, Kathia Prenzweller vit des images floues qui s'assombrissaient de plus en plus, l'autre jeune fille allongée par terre semblait inconsciente. Et alors la chance sourit au professeur, elle vit le bout du couloir et une statue. Ils étaient dans les cachots. Elle bondit de sa chaise, renversant tout sur son passage. Telle une rafale, elle sortit de son bureau et faillit percuter le professeur Quirke.

« Je t'ai entendu, dit-il. »
« Très bien. »

Et ils s'élancèrent vers l'escalier le plus proche dans un tourbillon de cape.