Maintenant que le cinquième tome est sorti, je veux indiquer que je ne ferai aucune références à ce livre car tout le monde n'a pas la chance de pouvoir lire en anglais (même si ce n'est pas mon cas). Comme j'ai planifié mon histoire et inventé mes personnages, toutes ressemblances avec l'Ordre du Phénix seraient involontaires. Pour votre gouverne, aucune référence ne sera faite au cinquième tome. Je remercie les personnes qui m'ont laissé des messages mais je trouve que vous pourriez faire un petit effort pour me laisser une trace, si petite soit-elle, de votre passage. Bonne lecture.

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Je tiens à préciser que ceci est ma première fanfiction. Il est possible que l'arrivée des chapitres ne se fasse pas de façon régulière car je souhaite tout d'abord trouver une bonne intrigue, ce qui n'est pas facile. Je porte aussi une attention toute particulière au style de l'écriture et à l'orthographe car je considère que c'est ce qui fait une grande partie de la qualité d'une ?uvre littéraire (attention tout de même, je ne me crois pas capable de faire aussi bien qu'un grand auteur !). Donc, malgré une volonté de vous présenter quelque chose d'assez soigné, je m'efforcerai de vous faire parvenir cette histoire de façon aussi régulière que possible. Je vous remercie donc de prendre le temps de la lire. Vous pouvez me laisser un message pour me faire part de vos remarques, reproches et autres critiques. Merci.

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Titre : Opération Pégasus. Auteur : Elizabeth. Disclamer : Tout ce que vous allez lire ne m'appartient pas (sauf peut-être l'histoire, ce qui n'est que peu de choses). Ayant décidé d'écrire sur le monde d'Harry Potter, je tiens à préciser qu'il appartient à l'écrivain J.K Rowlling. Je ne touche donc aucun droit d'auteur et le travail que je fournis n'est pas dans un but lucratif. Résumé général de l'histoire : Septembre 1970. Après deux mois de vacances, les élèves du collège Poudlard reprennent leurs études. Mais un certain mage noir poursuit son ascension vers le pouvoir, provoquant un climat de terreur. La tension au sein de la communauté internationale magique et du ministère britannique ne cesse de grandir. C'est pourquoi certains ont décidé de lancer une action secrète qui changera à jamais la vie de quelques étudiants, en liant leurs pouvoirs et leurs vies. Le nom de code : Opération Pégasus. Résumé du chapitre précédent : On découvre que le ministère vient de subir les menaces d'un groupe d'extrémistes menés par un mage noir. L'état d'alerte est décrété par M. Potter et tandis que Mme Potter tente de rallier les autres pays à leur cause, Orion Black se voit envoyer des lames et des aurors venues de France. Du fait, James et Sirius doivent subir les remarques narquoises des serpentards. Mais James, lui, se doute que les menaces sont plus anciennes et plus graves que le disent les journaux. Lily et Mary décident de traîner avant de rentrer à la salle commune. Bien mal leur prend car des serpentards de cinquième et septième année leur ont tendu un guet-apens. Lily est brutalisée par Evan Rosier et Luke Travers explique de façon assez convaincante à Mary qu'elle ne le laisse pas indifférent. Lily arrive malgré tout à les affronter mais alors que travers s'apprête à la tuer, il lâche sa baguette et hurle de douleur. Lily entend des mots qui résonnent dans sa tête et les hurle. Aussitôt tous sont repoussés. Mais Lily est à bout de force et s'évanouit. Rappel des élèves étudiant à Poudlard évoqués dans les chapitres précédents (qui commencent à devenir un peu nombreux, mais c'est comme ça) : (Je ne vous présente plus les maraudeurs ainsi que Lily et ses amies).

Rosier Clara : Gryffondor, 1° année. S?ur d'Evan. Amie de Lily, Mary et Julia. Payne Daniel : Gryffondor, 5° année, préfet et gardien. Petit ami de Mary. Darcey Line : Gryffondor, 5° année, élève venant de France. S?ur jumelle de David, sa mère serait morte et son père travaille pour quelque chose de secret pour l'Angleterre.

Davies Edward : Serdaigle, 5° année. Petit ami de Julia. Nott Avery : Serdaigle, 7° année, poursuiveur. Frère jumeau d'Adela. Petit ami de Lily.

Rappel des adultes ou autres personnes évoquées dans les chapitres précédents : Prenzweller Kathia : Nouveau professeur de combat, vient d'Allemagne. Semble connaître le père de Sirius. Quirke Julius : Nouveau professeur de défense contre les forces du mal.

Chapitre 16 : RÉVÉLATIONS.

Le jeune homme éclaira faiblement la porte qui gardait la réserve de la bibliothèque et la poussa du pan de sa cape. La grille se mit à grincer sinistrement mais rien d'autre ne se fit entendre. James ôta sa cape d'invisibilité et la laissa pendre sur ses épaules. Il passa quelques minutes à regarder la tranche des livres avant de trouver ce qu'il l'intéressait. Cicatrices ou les marques du passé. James tenta de se saisir du livre et dut le tirer à l'aide de ses deux mains pour l'extirper du rayonnage. Le jeune gryffondor décida de se mettre dans un recoin de la réserve. Il s'assit par terre en tailleur et posa devant lui l'épais ouvrage. Depuis qu'il avait vu les marques sur les poignets du professeur Prenzweller, cela l'avait de plus en plus intrigué. On ne pouvait pas dire que tout ce qui se passait en ce moment était normal. Ces nouveaux professeurs, les attaques du ministère, les serpentards qui s'alliaient aux forces du mal et sans compter les étranges sentiments dont il était victimes face à certaines personnes. Le jeune homme ouvrit l'épais manuscrit et chercha méthodiquement dans la table des matières. Il choisit tout d'abord d'identifier les cicatrices. Il tourna la page suivante et les caractères se mirent étrangement à bouger. Il les regarda, fasciné par leur ballet jusqu'à ce qu'ils forment des mots.

Par la force et la pensée,
Par l'espoir et la volonté,
Vous vous engagez à violer
L'histoire d'un être proche et aimé.

Pour votre faute pardonner,
Il vous faudra endurer
Sa souffrance et la partager
Jusqu'à ce que vous l'ailliez expié.

James avala sa salive et respira profondément. Il apposa sa main droite sur le parchemin et ferma les yeux. Aussitôt, les pages du livre se mirent à tourner de plus en plus vite jusqu'à s'arrêter sur une planche. Etrangement, les caractères continuaient de s'écrire au fil de la lecture du jeune homme. Il continua sa lecture et découvrit ce qu'il cherchait.

Cicatrices noires aux poignets
Sont signes d'une très forte malédiction.
Gravées avec une pointe d'argent acérés
Jusqu'au sang de la victime,
Elles accompagnent le porteur à jamais
Et lui interdisent tous contacts humains.

Car à la mort il exposerait
La chair de sa chair et le sang de son sang
Ainsi que sa propre moitié
Tant qu'à tout autres mortels
Qui oserait le toucher
Sous peine de transmettre un mal atroce.

Il savait maintenant ce qu'il voulait. Il referma le livre avec précipitation et se dépêcha de le remettre à sa place. Il revêtit sa cape et s'efforça de marcher le plus calmement possible vers la sortie. Une fois parvenu dans le couloir, il se dirigea vers le hall. Mais à ce moment là, deux ombres jaillirent d'un tournant et lui barrèrent la route tout en continuant d'avancer vers lui. Aucun échappatoire ne s'offrait à lui. James avait beau se plaquer contre le mur, la personne le frôlerait et le sentirait à coup sûr. Il s'efforça malgré tout de se faire le plus fin possible quand la conversation des deux personnes retentit à ses oreilles.

« Et tu sais qui c'était ? »
« Non, pas exactement. »
« En tout cas, elles ont eu de la chance que tu les vois car sinon
Evans y serait passée et Bones certainement aussi. Mais c'est
quasiment sûr que ce sont eux qui les ont agressés. »
« Oui, je pense mais je ne pourrais pas te dire leur nom. De toutes
façons, avec ce qu'ils ont fait, cela n'aurait créé qu'encore plus de
désordre. Dumbledore est déjà assez occupé avec les problèmes du
ministère. Surtout qu'il paraît qu'il y a une taupe parmi eux. »
« Je croyais qu'il voulait tout de même voir Evans. »
« Oui, c'est le cas. Elle est en ce moment dans son bureau car il désire lui révéler quelque chose. »
« Ha oui. Ce dont tu m'as parlé. »
« Exactement. »
« En tout cas, cette jeune fille a un potentiel assez impressionnant.
Je suis sûr qu'elle va découvrir quelque chose d'ici peu. »

A ce moment, James se rétracta encore plus contre le mur en espérant pouvoir passer au travers. Mais la personne le frôla. Dès qu'elle eut fait un pas de plus, James s'écarta rapidement du mur et recula tandis que la personne se retournait.

« Que ce passe t'il, demanda l'autre personne. »
« Il y avait quelqu'un. Et il a certainement entendu ce sur quoi nous parlions. »
« Tu es sûr. Tu aurais du sentir sa présence, non ? »
« Oui et la seule raison pour laquelle je ne l'ai pas sentie, c'est qu'il sait.
« Comment est-ce possible ? »
« Ce qui compte, ce n'est pas comment il y est parvenu mais qui il est. »
« Rattrapons-le. »
« Non, il est déjà parti. »

James tourna dans le couloir opposé et se mit à courir. Pendant ce temps, les deux adultes se quittèrent sur la pas de leurs appartements. Alors que l'homme s'allongeait dans sa chambre pour dormir, la jeune femme s'avança à nouveau dans le couloir.

***

Lily sentit une faible lumière au travers de ses paupières. Elle ouvrit lentement les yeux et vit un plafond de pierre. Elle se releva et sentit d'horribles douleurs la traverser. Pourquoi donc se trouvait-elle à l'infirmerie ? Elle pencha la tête et tout lui revint clairement à l'esprit. Les cachots, Mary, Les coups de pieds, la gifle, les insultes, le baiser, la baguette, les hurlements et la douleur, toujours cette douleur. La nuit était déjà tombée, le ciel de dehors obscur. Lily entendit des voix qui provenait de la porte entrebâillée d'où s'échappait le rai de lumière qui l'avait réveillé. Lily se leva et à son grand étonnement, ses jambes la soutinrent. Elle vit qu'on avait passé son bras en écharpe et elle comprit en le bougeant qu'il était abîmé. Elle s'approcha de la porte et la poussa lentement

« Mais comment ont-ils pu en arriver là ? »
« Je ne sais pas mais tout ce que je peux vous dire, c'est qu'ils ont
fait du beau boulot. De leur point de vue, bien sûr. » « Et tu es sûre de leurs identités, demanda la première vox qui s'avéra être masculine. »
« Non, je te l'ai déjà dit. Les images étaient floues et
disparaissaient tout aussi subitement qu'elles apparaissaient. »
« Bon, nous allons vous laisser. »
« Merci encore. »

Un bruit de porte qui claque résonna et Lily poussa timidement celle devant elle. L'infirmière était assise à son bureau mais elle se releva aussitôt qu'elle la vit entrer.

« Melle Evans, vous devriez être couchée. »
« Je sais mais je voudrais savoir ce qui m'est arrivé. »
« Bon, puisque vous êtes levée, autant en profiter. Suivez-moi.

L'infirmière lui fit revêtir sa cape qui était posée sur son lit. Lily remarqua alors un lit dont les rideaux avaient été tiré avec soin. Sans doute le lit de Mary. La jeune fille enfila sa cape et suivit la femme qui lui tenait la porte. Elles déambulèrent à travers des couloirs que Lily ne connaissait pas. Au bout d'un assez long moment, elles arrivèrent devant une gigantesque statue représentant un phénix aux ailes rouge et or.

« Fizwizbiz ! »

Dès que Mme Pomfresh eut prononcé le mot de passe, l'oiseau pivota sur lui- même et un escalier en colimaçon apparut. Lorsqu'elles se retrouvèrent à l'étage, Lily fut prise d'un étrange sentiment d'anxiété. Où pouvait donc bien l'emmener Mme Pomfresh ? La femme frappa doucement à une massive porte de chêne qui s'ouvrit.

« Allez-y, Melle Evans. Je viendrais vous chercher quand vous aurez fini. »

Sur ce, l'infirmière s'éclipsa par un passage latéral et Lily se retrouva seule devant la porte ouverte. Elle se résolut à entrer et ne vit tout d'abord qu'une grande pièce circulaire. D'immenses étagères soutenaient des quantités de grimoires, à coté des vitrines présentaient des instruments tout aussi étonnants et inconnus les uns que les autres. Lily remarqua un télescope tourné vers une fenêtre. Elle s'avança vers un petit escalier qui montait quelques marches vers un bureau. Tout à coup, un chant mélodieux retentit à ses oreilles. Intriguée, la jeune gryffondor tourna les yeux et aperçut sur un perchoir d'or un magnifique phénix aux plumages rouge et or, semblable à celui qu'elle avait vu en bas. Elle s'approcha de lui et l'oiseau s'envola et se percha sur son épaule. Lily fut un peu surprise mais laissa l'oiseau faire. Il frotta sa tête contre sa tempe et Lily sentit des larmes couler sur son visage. Elle le caressait lorsqu'un raclement de gorge se fit entendre derrière elle. Elle se retourna et fut surprise de voir une grande silhouette sortir de l'âtre et épousseter sa veste. Le directeur ôta sa cape et s'assit dans le grand fauteuil situé derrière son bureau. Ses yeux luisaient derrière ses lunettes en demi-lune.

« Allons Melle Evans, ne restez pas debout. Prenez un siège. »

Lily s'exécuta tandis que l'oiseau restait toujours perché sur son épaule.

« M. le directeur, je vous assure que je n'y suis pour rien et que. »
« Voyons, il n'est pas question de parler d'une quelconque
responsabilité envers ce qui vous est arrivé. Vous n'avez d'ailleurs
rien à vous reprochez, vous avez agi pour le mieux et vous avez sauvé
la vie de votre camarade ainsi que la votre par la même occasion. Pour
ce qui est de votre agression, sachez que cela est inadmissible et que
dès que nous le pourrons, nous punirons sévèrement les responsables de
vos blessures. »
« Mais comment cela est ce possible ? Je veux dire, ce qui s'est passé dans les cachots. »
« Justement, vous êtes ici pour que nous mettions quelques détails au
clair. Tout d'abord, je crois qu'il est nécessaire que je vous révèle
des choses sur votre baguette. »
« Sur ma baguette ? »
« Oui. Lorsque l'on vous a menacé avec, la personne n'a pas pu jeter un sort. Vous savez pourquoi ? »
« Non, je n'ai jamais entendu parlé d'une chose pareille. »
« Et pourtant, je vous assure que vous l'avez vu en cours. En cours
d'histoire pour être plus précis. Celui sur la réglementation de
l'uniformisation des longueurs et des éléments magiques des baguettes.
Je vous accorde que mon cher collègue Binns a certains effets
soporifiques, si je puis me permettre. Je me rappelle que lorsque je
l'avais en cours, je m'endormais au bout de cinq minutes. »

Lily se retint de rire en imaginant le directeur affalé sur une table pendant un cours.

« Mais, bon, nous ne sommes pas là pour parler de mes souvenirs
scolaires. Ce que je souhaitais vous dire, c'est que vous possédez une
baguette très ancienne qui a été crée bien avant que cette loi soit
votée. »

Le phénix s'envola et se replaça sur son perchoir. Dumbledore reprit son propos.

« Votre baguette, voulez-vous bien me la montrer, sil vous plaît. »

Lily écarta un pan de sa cape et retira la fine tige de bois de sa taille. Elle la tendit au directeur qui la saisit avec minutie.

« Votre baguette, je disais donc, est faite en saule. Bien que sa
taille soit normale, elle ne contient ni plume de phénix, ni
ventricule de c?ur de dragon, ni crins de licorne. Elle renferme
quelque chose de bien plus rare et de bien plus puissant que vous ne
pouvez l'imaginer. Sachez d'abord qu'elle a été confectionnée au cours
du dixième siècle pour une très puissante fée dont vous avez
certainement entendu parlé, Viviane de Brocéliande. Elle a demandé à
ce qu'elle contienne un cristal éternel. Elle l'a fait tremper dans
son sang avant que la baguette ne soit élaborée car cela transmettrait
à sa baguette des pouvoirs exceptionnels. De plus, ce genre de
baguettes confère à leur sorcier les attributs de leurs éléments
magiques. Il en existe de nos jours très peu mais les sorciers qui en
possèdent se révèlent extrêmement puissants. »

Lily commençait à se demander si le directeur ne se moquait pas d'elle. La grimace qu'elle fit dut d'ailleurs lui faire penser la même chose.

« Je vous l'accorde, Melle Evans ce que je vous révèle est un peu
déroutant mais je crois qu'il était temps que vous le sachiez. »
« M. le directeur, sans vouloir vous offenser, je ne crois pas que
cela soit possible. Je ne suis même pas une véritable sorcière. Je
viens d'une famille moldue et tout ce que je sais, je le dois à des
livres. Comment une telle baguette a t'elle pu m'être attribuée ?
C'est simplement ridicule ! »

Le directeur poussa un soupir et croisa les mains.

« Ce sont les baguettes qui choisissent le sorcier et non l'inverse.
Cette baguette ne vous a pas été attribuée par erreur. Voyez-vous, ce
que certains considèrent comme une fierté n'a pas le même sens pour
tous. Ce n'est pas une généalogie prestigieuse qui fait qu'un homme
est un sorcier respectable et doué mais ses capacités, sa volonté et
sa foi en la magie. Car du moment qu'il ne croit plus en la magie,
elle va peu à peu quitter son corps. Je ne souhaite pas que parce que
certains vous considèrent, à tord d'ailleurs, comme inférieure à eux,
vous vous sous-estimiez. Mais pour en revenir à votre baguette, c'est
une baguette qui possède une force propre et le fait qu'elle soit
composée de cristal éternel interdit à quiconque de l'utiliser à votre
place car c'est vous qu'elle a choisie et vous êtes son porteur. Elle
vous révélera encore bien d'autres choses en temps voulu et vous
aidera à découvrir certaines choses oubliées. Prenez en soin car avec,
vous êtes promise à faire de grandes choses. »

A ce moment là, un petit coup se fit entendre à a porte et le directeur s'interrompit. Lorsque la porte s'ouvrit, elle laissa place à Mme Pomfresh. Le directeur se leva.

« Oui, je crois qu'il va être l'heure de vous laissez retourner à
l'infirmerie, Melle Evans. Vous avez besoin de repos. »

Lily se leva et le directeur l'accompagna jusqu'à la porte. Là, avant qu'elle ne sorte, il se pencha vers elle et murmura :

« Ce n'est pas le sang et la violence mais la volonté et l'espoir qui fait d'un homme un homme. »

Il sourit à la jeune fille qui ne peut s'empêcher de lui sourire en retour. Lorsqu'elle quitta l'étage, accompagnée de l'infirmière, Lily ne remarqua même pas que celle qui lui avait sauvée la vie attendait à coté du bureau du directeur. Le professeur Prenzweller pénétra à son tour dans le bureau. Elle semblait assez tourmentée et lorsque Dumbledore lui proposa une chaise, elle la refusa poliment mais fermement.

« Alors Albus, vous lui avez dit ? »
« Pour elle, oui. Pour vous, non. »
« Et comment a t'elle réagie ?
« Assez bien mais pour elle, cela semblait anormal. Elle se sent inférieure. »
« Ce n'est pourtant pas le cas. Je peux vous dire qu'elle possède une
force magique assez impressionnante bien qu'elle ne soit pas encore
totalement développée. Et pas seulement grâce à sa baguette. »
« Je le sais, Kathia, je le sais. »
« Vous ne pensez pas qu'elle pourrait y adhérer. Des gens comme elles
sont pour nous une pure chance que la chance nous envoie. Il y a parmi
ces élèves les futurs piliers de la génération qui s'élèvera après
nous. »
« Je le sais aussi et c'est pour ça que vous êtes là, vous et Julius.
Ce que nous avons entreprit est peut-être pure folie mais je pense que
c'est la seule solution qui se présente à nous. Car les temps qui vont
venir vont très certainement être parmi les plus noirs que la Grande
Bretagne ait connu. »

Le feu crépitait doucement dans la cheminée et le phénix avait replié son aile sur sa tête en signe de sommeil. Le directeur se dirigea vers la fenêtre et leva les yeux vers la lune haute et immaculée dans le ciel obscur. Il soupira en appuyant ses mains sur le rebord puis se retourna lentement.

« Mais il me semble qu'il y ait autre chose qui vous trouble, Kathia. »
« Oui, j'allais vous en parler. Alors que je me rendais à vote bureau,
Julius et moi discutions de ce qui arrivé à Evans et Bones. Et j'ai
frôlé quelqu'un sans le sentir. Il a certainement du nous entendre
parler et le fait que je n'aie remarqué sa présence signifie qu'il
sait pour mon secret. Qui le sait, ici, Albus ? »
« A part vous, Julius, moi et ceux de notre société, personne. »
« Cela veut dire qu'il s'agit très certainement d'un élève. Mais je ne
vois pas comment il a pu le découvrir. »
« Peu importe la façon dont il l'a fait. Quelle qu'elle soit, il se
révélera bientôt à nous car pour cela, il a du payer cher. »

***

« Ecoutez-moi, Mme Pomfresh. S'il vous plaît, il faut absolument que je la voie. »
« Non, ce n'est pas la peine d'insister. Le directeur a interdit toute visite. »

Et l'infirmière claqua la porte au petit groupe qui se trouvait devant la salle de soin. Julia s'appuya contre le mur et Edward s'approcha d'elle et la prit dans ses bras. Line restait sans réaction, les yeux perdus dans le vague alors que Daniel refrappa à nouveau conte la porte. Avery se laissa glisser de tout son long conte le mur. Accroupi, il resserra ses genoux conte sa poitrine et ferma les yeux. Pourquoi leur interdisaient-on de voir Lily et Mary ? Cela était parfaitement stupide. C'était Julia qui avait appris la première que ces deux amis se trouvaient à l'infirmerie. Ils avaient ensuite essayé par tous les moyens de savoir ce qui leur été arrivé mais sans succès. La seule information qu'ils avaient extirpée à Mme Pomfresh dans un de ses lapsus, c'était que Lily allait mieux que Mary. Une jeune poufsouffle de deuxième année avait profité d'un mal de tête pour aller à l'infirmerie et avait donc révélé au petit groupe que Lily et Mary avaient apparemment eu de mauvaises blessures. Elle leur avait aussi révélé que d'après les dires de l'infirmière avec le professeur McGonnagal, elles avaient même eu de la chance d'en réchapper. Cela n'avait qu'empiré l'état de nervosité de la troupe qui avaient tenté maintes fois sans succès d'obtenir une visite.

La petite fille se glissa par la porte tandis l'infirmière se fâchait contre les élèves qui frappaient pour la dixième fois à sa porte. Elle longea le mur dans le bureau et atterrit dans une grande salle dans laquelle de nombreux lits blancs étaient alignés. Reprenant son souffle, elle progressa sans bruit entre les deux rangées jusqu'au bout de la pièce, près de la verrière. Un lit avait des rideaux tendus et un fauteuil était tourné vers la lumière. La petite fille s'avança lentement juste derrière le dossier et posa ses petites mains sur les yeux de la personne.

« Qui c'est ? »
« Devine ! »
« D'après ta voix, tu m'as l'air bien jeune. Tu ne serais pas.Clara ? »
« Exact. »

La petite Gryffondor passa devant le siège mais fut stupéfaite par ce qu'elle vit. Le visage de Lily était pâle et de nombreuses tuméfactions violettes couvraient ses tempes. Elle portait son bras droit en écharpe et malgré cela sourit à la petite.

« Qu'est ce qui t'est arrivé, Lily ? »
« De vilaines choses, pas belles à raconter. »
« Comme tu veux. Mais où est Mary ? »
« Elle dort dans son lit. Elle ne s'est pas encore réveillée. De toute
façon, Mme Pomfresh lui a donné une potion de sommeil. »
« Je peux quand même la voir ? »
« Bien sûr. »

Lily posa le livre qu'elle était entrain de lire et se leva. Elles s'approchèrent toutes les deux du lit et Lily écarta doucement les rideaux. Mary dormait d'un sommeil paisible. Seule sa poitrine se soulevait lentement, à un rythme régulier. Clara glissa la main dans sa poche et en tira un morceau de papier. Elle le déposa dans la main de Mary et renifla. Lily la serra contre elle.

« Qu'est ce qu'il y a d'écrit sur ce papier, Clara ? »
« Un mot pour lui dire toutes les personnes à qui elle manque et un
poème que j'aime beaucoup. Tu crois que cela lui plaira ? »
« Oui, j'en suis sûre. »

La jeune fille serra la main de la petite qui posa sa tête contre elle. Elles restèrent longtemps dans cette position sans bouger alors que le temps défilait lentement.

« Dis, Lily, elle ne va pas mourir ? Hein, dis ? »
« Non, elle ne va pas mourir. »

Lily serra un peu plus fort la main de Clara et sentit des larmes couler le long de sa joue. Elle ne tenta même pas de les essuyer et celles-ci perlèrent sur sa cape de drap de laine noire.