Bonjour chers lecteurs ! J'espère que je ne vous ai pas fait trop attendre
et que les conseils que j'ai donnés à certains rewievers se sont révélés
efficaces ! Je tiens à vous saluer tous pour les messages que vous m'avez
laissés et qui m'ont donné envie de continuer. C'est pourquoi je vous
annonce qu'il y aura une suite à cette histoire. Merci donc à Koleos,
Didie.m, Izabel, Dready girl, Arwen 101, Morri, Mme Black, Lara nignt et
P'tite puce.
***
Maintenant que le cinquième tome est sorti, je veux indiquer que je ne ferai aucune références à ce livre. Comme j'ai planifié mon histoire et inventé mes personnages, toutes ressemblances avec l'Ordre du Phénix seraient involontaires. Je remercie les personnes qui m'ont laissé des messages mais je trouve que vous pourriez faire un petit effort pour me laisser une trace, si petite soit-elle, de votre passage. Bonne lecture.
***
Je tiens à préciser que ceci est ma première fanfiction. Il est possible que l'arrivée des chapitres ne se fasse pas de façon régulière car je souhaite tout d'abord trouver une bonne intrigue, ce qui n'est pas facile. Je porte aussi une attention toute particulière au style de l'écriture et à l'orthographe car je considère que c'est ce qui fait une grande partie de la qualité d'une ?uvre littéraire (attention tout de même, je ne me crois pas capable de faire aussi bien qu'un grand auteur !). Donc, malgré une volonté de vous présenter quelque chose d'assez soigné, je m'efforcerai de vous faire parvenir cette histoire de façon aussi régulière que possible. Je vous remercie donc de prendre le temps de la lire. Vous pouvez me laisser un message pour me faire part de vos remarques, reproches et autres critiques. Merci.
***
Titre : Opération Pégasus. Auteur : Elizabeth. Disclamer : Tout ce que vous allez lire ne m'appartient pas (sauf peut-être l'histoire, ce qui n'est que peu de choses). Ayant décidé d'écrire sur le monde d'Harry Potter, je tiens à préciser qu'il appartient à l'écrivain J.K Rowlling. Je ne touche donc aucun droit d'auteur et le travail que je fournis n'est pas dans un but lucratif. Résumé général de l'histoire : Septembre 1970. Après deux mois de vacances, les élèves du collège Poudlard reprennent leurs études. Mais un certain mage noir poursuit son ascension vers le pouvoir, provoquant un climat de terreur. La tension au sein de la communauté internationale magique et du ministère britannique ne cesse de grandir. C'est pourquoi certains ont décidé de lancer une action secrète qui changera à jamais la vie de quelques étudiants, en liant leurs pouvoirs et leurs vies. Le nom de code : Opération Pégasus. Résumé du chapitre précédent : L'attaque qu'a subi le ministère par le groupe d'extrémistes mené par Voldemort jette un froid sur Poudlard car des parents ont été tués. A un cours de défense contre les forces du mal, Line est une des rares à pouvoir former un patronus qui prend étrangement la forme de d'une épée semblable à celle du professeur de combat. Et la journée se termine par un cours de divination assez déroutant car le professeur Perks mélange les prédictions de Sirius, James, Remus et Lily. Mais ce dont la jeune gryffondor est sûre, c'est que son mystérieux maître chanteur est bien un joueur de Quidditch et que tout la pousse à se lancer dans d'étranges pratiques de magie ancestrale. Rappel des élèves étudiant à Poudlard évoqués dans les chapitres précédents (qui commencent à devenir un peu nombreux, mais c'est comme ça) : (Je ne vous présente plus les maraudeurs ainsi que Lily et ses amies).
Payne Daniel : Gryffondor, 5° année, préfet et gardien. Petit ami de Mary. Black Cassiopée : Gryffondor, 7° année, préfète en chef. S?ur de Sirius et petite amie de Lawrence Ackerley.
Davies Edward : Serdaigle, 5° année. Petit ami de Julia. Ackerley Lawrence : Serdaigle, 7° année, préfet en chef. Petit ami de Cassiopée. Londubat Frank : Serdaigle, 7° année. Petit ami de Karolyn. Nott Avery : Serdaigle, 7° année, poursuiveur. Frère jumeau d'Adela et petit ami de Lily.
Sullivan Karolyn : Poufsouffle, 6° année. Cousine de Béatrice et petite amie de Frank.
Rappel des adultes ou autres personnes évoquées dans les chapitres précédents : Prenzweller Kathia : Nouveau professeur de combat, vient d'Allemagne. Semble connaître le père de Sirius. Quirke Julius : Nouveau professeur de défense contre les forces du mal.
Chapitre 18 : ESPIONNAGE.
La porte claqua derrière le petit groupe de garçons qui s'était faufilé dans la boutique. Tout semblait être fait pour repousser le client mais malgré cela, les maraudeurs étaient heureux de pouvoir enfin farfouiller dans les rayons à la recherche de farces et accessoires en toujours genre. La boutique était sombre et poussiéreuse mais cela ne les empêchait pas d'y trouver souvent leur bonheur. James leva le nez et remarqua une petite bouteille opaque sans étiquette. Il tendit le bras et la tourna entre ses mains. Qu'est ce que ça pouvait être ? Le jeune homme sursauta quand une main se posa sur son épaule et il lâcha la fiole qui vint éclater par terre.
« Je suis absolument désolé, balbutia t'il en rougissant. »
« Non, ne vous excusez pas ! Tout est de ma faute ! »
James voulut s'accroupir pour récupérer les morceaux de verre qui jonchaient le sol mais le vendeur fut plus rapide. Il pointa sa baguette et les morceaux vinrent atterrir dans sa main.
« Je crois qu'il va falloir que nous changions nos flacons. Ils ne
sont pas assez solides, c'est déjà le troisième que l'on casse,
soupira t'il. »
« Mais qu'est ce qu'il contenait ? »
« Et bien, disons un très sympathique concept. C'est d'ailleurs bien
son nom. L'encre sympathique. C'est comme cela que les moldus
appellent leur encre invisible. Ce n'est pas très répandu car seul des
personnes travaillant pour la sécurité du territoire l'utilisent. Je
ne sais plus comment ils se nomment. »
« Des espions, vous voulez dire ? »
« Oui, exactement. C'est ce terme. Donc, pour une fois, nous avons
copié sur eux. L'encre qu'ils utilisent est invisible. Nous l'avons
amélioré en utilisant un procédé magique pour faire apparaître
l'encre. Au lieu de l'exposer à la lumière, il suffit de prononcer les
mots que vous avez tracés au préalable sur votre papier à l'aide de
votre baguette. Une fois prononcé, ce que vous avez écrit avec cette
encre apparaît. Pratique, non ? »
« Oui, en effet. Et vous en avez encore en réserve ? »
« Si vous voulez bien vous donner la peine d'attendre quelques
instants, je vais regarder dans l'arrière-boutique. »
Le vendeur s'éloigna rapidement et James le suivit machinalement. Le maraudeur croisa Sirius près du comptoir qui fouillait frénétiquement un baquet rempli d'aimants-malices, des merveilleuses billes d'acier. Glissés discrètement dans la poche d'un malchanceux, elles l'attiraient irrésistiblement à un autre infortuné qui n'avait pas pris la peine de bien fermer ces poches ou à un farceur tête en l'air qui négligeait de bien replacer les preuves de ses espiègleries dans un sac protégé par bons nombres de sorts de repoussoir. Sirius en saisit deux énormes qui avaient du mal à tenir en même temps dans sa main. Il les posa sur le comptoir au moment où le vendeur revenait, un nouveau flacon de verre à la main.
« Vous avez de la chance. C'était un des derniers flacons. Je vous l'emballe ? »
« Non, ce n'est pas la peine, dit James. »
« Qu'est ce que c'est, s'enquit Sirius. »
« Tu verras bien assez tôt, répliqua James avec un sourire énigmatique. »
« Ça vous fera trois mornilles. A ce jeune homme, ensuite ? »
Sirius acquiesça et James sortit de la boutique accompagnés de Peter et Remus. Il avait trouvé l'outil infaillible qui leur fallait ! Et grâce à cette encre sympathique, tout allait devenir si simple. Bien sûr, cela leur prendrait du temps mais ce serait l'aboutissement de leur règne sur Poudlard. Et une fois qu'ils auraient quitté l'école, il resterait à jamais une trace de leur savoir-faire inégalable en matière de farces et attrapes.
***
Le week-end à Préaulard avait été fort bien accueilli par tous. Peu avant les vacances, les élèves s'agitaient et rien ne pouvait plus les détendre qu'une agréable après-midi à se balader dans Préaulard, discuter autour d'une bièraubeur ou encore fureter dans les boutiques à la recherche d'un simple truc qui pourrait avoir une quelconque utilité. Et c'était bien ce que Lily avait prévu de faire. Elle poussa la porte de la bijouterie magique, encore un peu hésitante et se retrouva dans l'avenant intérieur du magasin aux tons chauds. La sonnette retentit mais personne n'apparut. Tranquillement, Lily se dirigea vers la vitrine dans laquelle reposaient des bagues. Elle ne savait pas exactement pourquoi elle faisait cela mais elle le faisait tout de même. Trop de coïncidences l'avaient poussé à croire aux signes qui s'étaient montrés à elle. Au début, l'idée lui avait parue totalement stupide et dépourvue de sens, à la limite du grotesque. Comment, elle, une simple sorcière, pouvait espérer recréer une cérémonie celtique vieille de plusieurs siècles dont les traditions avaient été perdues et dont les effets n'étaient pas précisément décris ? Peu importait ! Depuis son agression, Lily sentait grandir en elle le désir de devenir plus puissante, autant pour se défendre que pour défendre les autres. Dans la vitrine, de multitudes de bagues étaient présentées, de toutes tailles et de toutes sortes : or, argent, bronze, cuivre, onyx, émeraude, rubis, diamant, saphir, opale topaze, aigue-marine améthyste. Une telle profusion était impressionnante ! Car même le nom du magasin ne reflétait pas à part entière l'incroyable diversité des merveilles. La boutique Aux milles joyaux et un bijoux était réputée pour la qualité de sa marchandise et la grande variété dont elle disposait en magasin. Lily observa les anneaux qui se présentaient à elle. Elle voulait quelque chose de simple, pas de grosse pierre ou de sculpture biscornue qui étaient pour elle d'un goût douteux. Quelque minutes d'observations lui permirent de repérer ce qu'elle désirait. Son regard se posa sur les bagues dont les pierres ne possédaient pas de pouvoirs. Simples et aussi belles que celles dont les bijouteries moldus, le magasin en possédait tout de même moins. Trois bagues posées sur un coussin de velours noir : anneaux d'argent poli et de fines pierres taillées en sautoir, émeraude, rubis, saphir. Exactement ce qu'il lui fallait.
A quatre heures, la jeune fille se dirigea gaiement vers Les trois balais, un des endroits certainement les plus appréciés de Pré-au-Lard, où elle avait rendez-vous. Lily jeta un coup d'?il à travers la salle. Mme Rosmerta était occupée à servir un groupe de bruyants sorciers qui ne devaient pas en être à leur première consommation. Un petit groupe l'attendait, déjà attablés avec de nombreuses chopes, tasses et autres verres. La jeune préfète vit avec plaisir que son bien-aimé était présent. Il lui fit d'ailleurs assez vite savoir qu'elle lui avait manqué.
« Ha, Lily, te voilà enfin ! Je me languissais de toi, s'exclama Avery
en la voyant arriver, jouant un peu sur un effet théâtral qui ne
déplut pas à Lily mais fit pouffer de rire ceux qui les entouraient. »
Lily fit un sourire au groupe et souffla un baiser vers le serdaigle. Le temps de se faire servir par une toute jeune serveuse qui aidait Mme Rosmerta, elle se dirigea près de la fenêtre avec une lourde chope de bièraubeur dont la mousse blanche menaçait de couler et s'assit à coté d'Avery qui l'embrassa délicatement. Le petit groupe discutait joyeusement, chacun avec celui qui s'accordait le mieux à ses sujets d'intérêts. Ses meilleures amies, Julia et Mary, se trouvaient juste en face, entourées respectivement d'Edward et de Daniel qui discutaient des meilleures techniques à employer pour le rôle de gardien au Quidditch. Avant que Lily n'arrive, Avery devait être occupé à blaguer avec deux septième années de Serdaigle que Lily reconnut immédiatement : Lawrence Ackerley et Frank Londubat. Leurs petites amies les avaient quelque peu abandonnées pour parler d'un sujet nettement plus intéressant selon elles. Karolyn Sullivan, la seule poufsouffle de la table s'écarta pour l'inviter dans la conversation qu'elle entretenait avec Cassiopée Black.
« Alors, Lily, où étais-tu passé ? »
« Faire quelques emplettes. »
« Et tu as trouvé ce que tu voulais ? »
« Si on veut. »
Les cinq garçons, de leurs côtés, s'étaient mis à discuter bruyamment de Quidditch.
« Moi, je suis sûr que l'on va les écraser comme l'année dernière ! »
« J'espère pour vous car sinon, ce sera eux qu'on rencontrera en finale. »
« Mais qui t'a dit que ce serait vous qui iriez en finale, s'exclama
Daniel en foudroyant Avery du regard. »
« Si tu mets en compte le fait qu'on les ait battus avant les vacances
de deux-cent dix points, laissa hasarder ce dernier en désignant de la
main Karolyn. »
Aussitôt les filles entrèrent dans la discussion et bientôt on n'entendit plus rien dans le brouhaha incessant. Le Quidditch était décidément un sujet de conversation qui déchaînait les foules.
« Peut-être mais notre équipe joue fair-play et je te signale qu'on
est l'équipe qui a le plus de joueuses, contrairement à vous,
s'exclama Karolyn. »
« Mais on s'en moque, nous aussi, on a des filles. »
« Une seule ! »
Et de l'autre côté de la table :
« On vous a battu au match d'ouverture ! »
« Et alors, on a mieux joué que vous ! »
Lily qui tentait de suivre désespérément la conversation, perdit peu à peu patience.
« Ça suffit maintenant ! Tout le monde se tait ! »
Mais aucuns d'entre eux ne l'entendit. Aux grands mots les grands moyens, se dit-elle. S'ils ne voulaient pas se taire de gré, elle le ferait de force.
« Sourdinam ! »
Le silence se fit immédiatement. Parmi le groupe, Daniel et Edward tentaient toujours de crier mais sans succès. Quand ils s'en aperçurent, il fermèrent leur bouche et tournèrent les yeux vers Lily. Ils tentèrent vainement de parler et firent des gestes avec les mains. Pendant ce temps, Lily riait doucement.
« Bon, maintenant qu'on a le silence, je vais enfin pouvoir donner mon
point de vue. Etant donné que c'est l'équipe de Gryffondor qui va
jouer contre les Serpentards et qu'aucun d'entre nous ici présents ne
souhaite que ces derniers remportent la coupe, je pense qu'il est
juste d'encourager les valeureux lions. Des objections ? Non ? Bon, je
vais vous rendre la parole mais vous allez me faire le plaisir de
changer de sujet. Merci. Sonorus°! »
***
« Bon, qu'est qu'il fabrique encore? »
« On va voir, si tu veux. »
James, impatient de partir, acquiesça de la tête et Peter accompagné de Remus s'aventurèrent à nouveau dans la boutique en quête de Sirius. James fourra les mains dans ses poches et leva les yeux vers le ciel gris et bas. Il allait pleuvoir. Et quelques minutes plus tard, ses spéculations se virent vérifiées. L'eau commença à tomber à grosses gouttes, mouillant les pavés et éclaboussant les quelques passants qui se dépêchaient de gagner un abri, ce que le jeune gryffondor fit aussi. James fit quelques pas pour se mettre à l'abri dans la ruelle avenante. Il s'adossa à une porte et essuya du revers de sa manche ses lunettes constellées de gouttes de pluie. Un claquement de porte le fit alors sursauter. Intrigué, il se redressa quelque peu et jeta un coup d'?il. Rien d'anormal à part deux personnes qui lui tournaient le dos et semblaient ignorer la pluie qui continuait de tomber à verse. Une haute silhouette était vêtue d'une longue cape noire mais James ne put voir le visage de son interlocuteur. Il longea le mur en prenant soin de ne pas faire de bruit. Les voix ne lui étaient pas inconnues mais les deux personnes parlaient une langue que James ne comprenait pas. Aussitôt, il sortit sa baguette et murmura quelques mots. Un point lumineux apparut à son extrémité et s'étira au fur et à mesure que les deux inconnus parlaient. Le sort d'enregistrement était vraiment une merveille ! Il ne lui resterait plus qu'à y appliquer un sort de traduction. Rien de plus facile ! James, installé dans une position inconfortable en appui sur une jambe, se pencha et se prit les pieds dans un cageot qui traînait. Les deux silhouettes se retournèrent et James reconnut alors ses professeurs de combat et de défense contre les forces du mal.
« Qui est là ? »
Heureusement pour lui, il se trouvait tout de même à une vingtaine de mètres d'eux. Paniqué, James prit à peine le temps de ranger sa baguette dans sa poche et se plaqua contre le mur, habilement caché dans l'ombre. Il se recroquevilla et sentit une poignée de porte frôler sa main. La chance était avec lui mais le serait-elle encore ? Il n'hésita pas et appuya sur la clenche. La chance était toujours avec lui ! La porte s'ouvrit et sans réfléchir, James se précipita dans la pièce et ferma la porte aussi rapidement qu'il put. Le sang lui battait aux tempes et il s'accroupit par terre pour respirer. Des pas retentirent dans l'allée pavée et semblèrent s'éloigner. Quelques minutes plus tard, après avoir repris son souffle, James sortit sa baguette. Un long fil incolore pendait au bout tel un ver de terre. Le fil se tortilla sur lui-même et une bobine se forma. James la détacha et la mit dans sa poche. Il se releva sans prêter gare aux objets qui encombraient la pièce qui semblait être un débarras. James ouvrit discrètement la porte et se glissa à nouveau à l'extérieur. Personne en vue, la ruelle était déserte. Le jeune homme parvint devant la devanture de Derviche et Bang et aperçut les trois garçons qui en sortaient.
« Alors, j'ai pas été trop long, déclara Sirius en rigolant. »
« Disons que tu m'as permis de découvrir quelque chose, répondit James. »
« Quoi donc ? »
« Plus tard et pas ici. »
Deux heures plus tard, alors que le repas serait servi dans moins d'une demi-heure, les maraudeurs en profitèrent pour se regrouper dans leur chambre car leurs camarades étaient trop occupés à se raconter mutuellement leurs journées respectives. Confortablement assis dans un fauteuil qu'il avait tiré d'un coin de la chambre, Sirius tirait sur les fils du velours rouge qui s'étaient arrachés de l'accoudoir tandis que Peter et Remus partageaient le lit de ce dernier comme siège. James avait refusé de s'asseoir. Il marchait, les mains dans le dos. Finalement son regard s'était porté sur la fenêtre et il était resté plongé quelques instants dans une contemplation silencieuse. Peter toussota pour le ramener à la réalité.
« Tu nous montres ta bobine. »
James s'exécuta et laissa tomber la petite bobine incolore par terre. Un cou de baguette plus tard, le fil se dressait sur lui-même.
« Traducto. »
Le fil commença à diminuer de longueur dès que les deux voix se firent entendre.
« Ecoute Kathia, il faut absolument que l'on s'en occupe le plus
rapidement possible. Imagine qu'ils fassent des recherches
approfondies et qu'ils découvrent ton secret. On ne peut pas prendre
ce risque. »
« Non, Julius. Il faut aller jusqu'au bout. On ne peut pas abandonner
cette mission comme ça. C'est trop important à mes yeux ! Ils comptent
sur nous. C'est pour cela que nous sommes là. »
« Très bien, puisque tu es décidée. On continue mais on ne peut pas
prendre plus de risque. Une fois finie, on disparaît. »
« D'accord. Mais pour. »
A ce moment là, la bande grésilla.
« Il y a quelqu'un ? »
Et les quelques centimètres de fils qui restaient suspendus disparurent sous leurs yeux. Les maraudeurs échangèrent quelques regards. Lentement, les informations se remettaient dans le bon ordre et un sens que leurs esprits qualifiaient de rationnel, se formait bien que leur raison leur disait que cela était inconcevable. Peter finit par briser la réflexion de tous.
« Je ne sais pas si vous pensez la même chose que moi mais. »
Il ne finit pas sa phrase. James inspira. Au point où cela les avait menés, il valait mieux qu'il révèle à ses amis tout ce qu'il savait.
« Je crois qu'il vous faut un petit complément d'informations, les gars. »
Quand James eut fini son récit, Remus reprit posément toutes les idées que James avait évoquées.
« Si on résume, tu surprends Prenzweller et découvres qu'elle est,
elle aussi, une lame. En plus, tu constates qu'elle porte des
cicatrices, signes d'une malédiction. Et puis, qu'elle sent les
personnes qui le savent et enfin qu'elle et Quirke, sont étrangers et
sont des agents qui travaillent pour on ne sait qui. »
« Exactement. »
« Je crois que c'est clair, s'exclama Sirius. »
« Qu'est ce qui est clair, Sirius, demanda Peter. »
« Hé bien, le fait que la prof de combat nous cache son jeu. »
James soupira et s'appuya contre le mur de pierre. Il fourra les mains dans ces poches et jeta un regard à son meilleur ami.
« Ce que tu es perspicace, mon brave Si' ! On ne l'aurait jamais
deviné tout seuls ! Non ! Ce qu'il faut faire, c'est essayer de
comprendre ce qui se passe en ce moment. Tout ceci est bien trop
exagéré pour être une simple coïncidence ! Quirke et Prenzweller ont
été introduits en Angleterre avec des ordres secrets. Ce sont . des
espions. »
Le jeune homme laissa sa phrase en suspend et les trois autres ne semblèrent pas moins étonnées des conclusions qu'ils venaient de tirer.
« Des espions dont on ne connaît, ni la mission, ni la provenance,
laissa tomber Remus dans un souffle. »
=fin du chapitre 18=
***
Maintenant que le cinquième tome est sorti, je veux indiquer que je ne ferai aucune références à ce livre. Comme j'ai planifié mon histoire et inventé mes personnages, toutes ressemblances avec l'Ordre du Phénix seraient involontaires. Je remercie les personnes qui m'ont laissé des messages mais je trouve que vous pourriez faire un petit effort pour me laisser une trace, si petite soit-elle, de votre passage. Bonne lecture.
***
Je tiens à préciser que ceci est ma première fanfiction. Il est possible que l'arrivée des chapitres ne se fasse pas de façon régulière car je souhaite tout d'abord trouver une bonne intrigue, ce qui n'est pas facile. Je porte aussi une attention toute particulière au style de l'écriture et à l'orthographe car je considère que c'est ce qui fait une grande partie de la qualité d'une ?uvre littéraire (attention tout de même, je ne me crois pas capable de faire aussi bien qu'un grand auteur !). Donc, malgré une volonté de vous présenter quelque chose d'assez soigné, je m'efforcerai de vous faire parvenir cette histoire de façon aussi régulière que possible. Je vous remercie donc de prendre le temps de la lire. Vous pouvez me laisser un message pour me faire part de vos remarques, reproches et autres critiques. Merci.
***
Titre : Opération Pégasus. Auteur : Elizabeth. Disclamer : Tout ce que vous allez lire ne m'appartient pas (sauf peut-être l'histoire, ce qui n'est que peu de choses). Ayant décidé d'écrire sur le monde d'Harry Potter, je tiens à préciser qu'il appartient à l'écrivain J.K Rowlling. Je ne touche donc aucun droit d'auteur et le travail que je fournis n'est pas dans un but lucratif. Résumé général de l'histoire : Septembre 1970. Après deux mois de vacances, les élèves du collège Poudlard reprennent leurs études. Mais un certain mage noir poursuit son ascension vers le pouvoir, provoquant un climat de terreur. La tension au sein de la communauté internationale magique et du ministère britannique ne cesse de grandir. C'est pourquoi certains ont décidé de lancer une action secrète qui changera à jamais la vie de quelques étudiants, en liant leurs pouvoirs et leurs vies. Le nom de code : Opération Pégasus. Résumé du chapitre précédent : L'attaque qu'a subi le ministère par le groupe d'extrémistes mené par Voldemort jette un froid sur Poudlard car des parents ont été tués. A un cours de défense contre les forces du mal, Line est une des rares à pouvoir former un patronus qui prend étrangement la forme de d'une épée semblable à celle du professeur de combat. Et la journée se termine par un cours de divination assez déroutant car le professeur Perks mélange les prédictions de Sirius, James, Remus et Lily. Mais ce dont la jeune gryffondor est sûre, c'est que son mystérieux maître chanteur est bien un joueur de Quidditch et que tout la pousse à se lancer dans d'étranges pratiques de magie ancestrale. Rappel des élèves étudiant à Poudlard évoqués dans les chapitres précédents (qui commencent à devenir un peu nombreux, mais c'est comme ça) : (Je ne vous présente plus les maraudeurs ainsi que Lily et ses amies).
Payne Daniel : Gryffondor, 5° année, préfet et gardien. Petit ami de Mary. Black Cassiopée : Gryffondor, 7° année, préfète en chef. S?ur de Sirius et petite amie de Lawrence Ackerley.
Davies Edward : Serdaigle, 5° année. Petit ami de Julia. Ackerley Lawrence : Serdaigle, 7° année, préfet en chef. Petit ami de Cassiopée. Londubat Frank : Serdaigle, 7° année. Petit ami de Karolyn. Nott Avery : Serdaigle, 7° année, poursuiveur. Frère jumeau d'Adela et petit ami de Lily.
Sullivan Karolyn : Poufsouffle, 6° année. Cousine de Béatrice et petite amie de Frank.
Rappel des adultes ou autres personnes évoquées dans les chapitres précédents : Prenzweller Kathia : Nouveau professeur de combat, vient d'Allemagne. Semble connaître le père de Sirius. Quirke Julius : Nouveau professeur de défense contre les forces du mal.
Chapitre 18 : ESPIONNAGE.
La porte claqua derrière le petit groupe de garçons qui s'était faufilé dans la boutique. Tout semblait être fait pour repousser le client mais malgré cela, les maraudeurs étaient heureux de pouvoir enfin farfouiller dans les rayons à la recherche de farces et accessoires en toujours genre. La boutique était sombre et poussiéreuse mais cela ne les empêchait pas d'y trouver souvent leur bonheur. James leva le nez et remarqua une petite bouteille opaque sans étiquette. Il tendit le bras et la tourna entre ses mains. Qu'est ce que ça pouvait être ? Le jeune homme sursauta quand une main se posa sur son épaule et il lâcha la fiole qui vint éclater par terre.
« Je suis absolument désolé, balbutia t'il en rougissant. »
« Non, ne vous excusez pas ! Tout est de ma faute ! »
James voulut s'accroupir pour récupérer les morceaux de verre qui jonchaient le sol mais le vendeur fut plus rapide. Il pointa sa baguette et les morceaux vinrent atterrir dans sa main.
« Je crois qu'il va falloir que nous changions nos flacons. Ils ne
sont pas assez solides, c'est déjà le troisième que l'on casse,
soupira t'il. »
« Mais qu'est ce qu'il contenait ? »
« Et bien, disons un très sympathique concept. C'est d'ailleurs bien
son nom. L'encre sympathique. C'est comme cela que les moldus
appellent leur encre invisible. Ce n'est pas très répandu car seul des
personnes travaillant pour la sécurité du territoire l'utilisent. Je
ne sais plus comment ils se nomment. »
« Des espions, vous voulez dire ? »
« Oui, exactement. C'est ce terme. Donc, pour une fois, nous avons
copié sur eux. L'encre qu'ils utilisent est invisible. Nous l'avons
amélioré en utilisant un procédé magique pour faire apparaître
l'encre. Au lieu de l'exposer à la lumière, il suffit de prononcer les
mots que vous avez tracés au préalable sur votre papier à l'aide de
votre baguette. Une fois prononcé, ce que vous avez écrit avec cette
encre apparaît. Pratique, non ? »
« Oui, en effet. Et vous en avez encore en réserve ? »
« Si vous voulez bien vous donner la peine d'attendre quelques
instants, je vais regarder dans l'arrière-boutique. »
Le vendeur s'éloigna rapidement et James le suivit machinalement. Le maraudeur croisa Sirius près du comptoir qui fouillait frénétiquement un baquet rempli d'aimants-malices, des merveilleuses billes d'acier. Glissés discrètement dans la poche d'un malchanceux, elles l'attiraient irrésistiblement à un autre infortuné qui n'avait pas pris la peine de bien fermer ces poches ou à un farceur tête en l'air qui négligeait de bien replacer les preuves de ses espiègleries dans un sac protégé par bons nombres de sorts de repoussoir. Sirius en saisit deux énormes qui avaient du mal à tenir en même temps dans sa main. Il les posa sur le comptoir au moment où le vendeur revenait, un nouveau flacon de verre à la main.
« Vous avez de la chance. C'était un des derniers flacons. Je vous l'emballe ? »
« Non, ce n'est pas la peine, dit James. »
« Qu'est ce que c'est, s'enquit Sirius. »
« Tu verras bien assez tôt, répliqua James avec un sourire énigmatique. »
« Ça vous fera trois mornilles. A ce jeune homme, ensuite ? »
Sirius acquiesça et James sortit de la boutique accompagnés de Peter et Remus. Il avait trouvé l'outil infaillible qui leur fallait ! Et grâce à cette encre sympathique, tout allait devenir si simple. Bien sûr, cela leur prendrait du temps mais ce serait l'aboutissement de leur règne sur Poudlard. Et une fois qu'ils auraient quitté l'école, il resterait à jamais une trace de leur savoir-faire inégalable en matière de farces et attrapes.
***
Le week-end à Préaulard avait été fort bien accueilli par tous. Peu avant les vacances, les élèves s'agitaient et rien ne pouvait plus les détendre qu'une agréable après-midi à se balader dans Préaulard, discuter autour d'une bièraubeur ou encore fureter dans les boutiques à la recherche d'un simple truc qui pourrait avoir une quelconque utilité. Et c'était bien ce que Lily avait prévu de faire. Elle poussa la porte de la bijouterie magique, encore un peu hésitante et se retrouva dans l'avenant intérieur du magasin aux tons chauds. La sonnette retentit mais personne n'apparut. Tranquillement, Lily se dirigea vers la vitrine dans laquelle reposaient des bagues. Elle ne savait pas exactement pourquoi elle faisait cela mais elle le faisait tout de même. Trop de coïncidences l'avaient poussé à croire aux signes qui s'étaient montrés à elle. Au début, l'idée lui avait parue totalement stupide et dépourvue de sens, à la limite du grotesque. Comment, elle, une simple sorcière, pouvait espérer recréer une cérémonie celtique vieille de plusieurs siècles dont les traditions avaient été perdues et dont les effets n'étaient pas précisément décris ? Peu importait ! Depuis son agression, Lily sentait grandir en elle le désir de devenir plus puissante, autant pour se défendre que pour défendre les autres. Dans la vitrine, de multitudes de bagues étaient présentées, de toutes tailles et de toutes sortes : or, argent, bronze, cuivre, onyx, émeraude, rubis, diamant, saphir, opale topaze, aigue-marine améthyste. Une telle profusion était impressionnante ! Car même le nom du magasin ne reflétait pas à part entière l'incroyable diversité des merveilles. La boutique Aux milles joyaux et un bijoux était réputée pour la qualité de sa marchandise et la grande variété dont elle disposait en magasin. Lily observa les anneaux qui se présentaient à elle. Elle voulait quelque chose de simple, pas de grosse pierre ou de sculpture biscornue qui étaient pour elle d'un goût douteux. Quelque minutes d'observations lui permirent de repérer ce qu'elle désirait. Son regard se posa sur les bagues dont les pierres ne possédaient pas de pouvoirs. Simples et aussi belles que celles dont les bijouteries moldus, le magasin en possédait tout de même moins. Trois bagues posées sur un coussin de velours noir : anneaux d'argent poli et de fines pierres taillées en sautoir, émeraude, rubis, saphir. Exactement ce qu'il lui fallait.
A quatre heures, la jeune fille se dirigea gaiement vers Les trois balais, un des endroits certainement les plus appréciés de Pré-au-Lard, où elle avait rendez-vous. Lily jeta un coup d'?il à travers la salle. Mme Rosmerta était occupée à servir un groupe de bruyants sorciers qui ne devaient pas en être à leur première consommation. Un petit groupe l'attendait, déjà attablés avec de nombreuses chopes, tasses et autres verres. La jeune préfète vit avec plaisir que son bien-aimé était présent. Il lui fit d'ailleurs assez vite savoir qu'elle lui avait manqué.
« Ha, Lily, te voilà enfin ! Je me languissais de toi, s'exclama Avery
en la voyant arriver, jouant un peu sur un effet théâtral qui ne
déplut pas à Lily mais fit pouffer de rire ceux qui les entouraient. »
Lily fit un sourire au groupe et souffla un baiser vers le serdaigle. Le temps de se faire servir par une toute jeune serveuse qui aidait Mme Rosmerta, elle se dirigea près de la fenêtre avec une lourde chope de bièraubeur dont la mousse blanche menaçait de couler et s'assit à coté d'Avery qui l'embrassa délicatement. Le petit groupe discutait joyeusement, chacun avec celui qui s'accordait le mieux à ses sujets d'intérêts. Ses meilleures amies, Julia et Mary, se trouvaient juste en face, entourées respectivement d'Edward et de Daniel qui discutaient des meilleures techniques à employer pour le rôle de gardien au Quidditch. Avant que Lily n'arrive, Avery devait être occupé à blaguer avec deux septième années de Serdaigle que Lily reconnut immédiatement : Lawrence Ackerley et Frank Londubat. Leurs petites amies les avaient quelque peu abandonnées pour parler d'un sujet nettement plus intéressant selon elles. Karolyn Sullivan, la seule poufsouffle de la table s'écarta pour l'inviter dans la conversation qu'elle entretenait avec Cassiopée Black.
« Alors, Lily, où étais-tu passé ? »
« Faire quelques emplettes. »
« Et tu as trouvé ce que tu voulais ? »
« Si on veut. »
Les cinq garçons, de leurs côtés, s'étaient mis à discuter bruyamment de Quidditch.
« Moi, je suis sûr que l'on va les écraser comme l'année dernière ! »
« J'espère pour vous car sinon, ce sera eux qu'on rencontrera en finale. »
« Mais qui t'a dit que ce serait vous qui iriez en finale, s'exclama
Daniel en foudroyant Avery du regard. »
« Si tu mets en compte le fait qu'on les ait battus avant les vacances
de deux-cent dix points, laissa hasarder ce dernier en désignant de la
main Karolyn. »
Aussitôt les filles entrèrent dans la discussion et bientôt on n'entendit plus rien dans le brouhaha incessant. Le Quidditch était décidément un sujet de conversation qui déchaînait les foules.
« Peut-être mais notre équipe joue fair-play et je te signale qu'on
est l'équipe qui a le plus de joueuses, contrairement à vous,
s'exclama Karolyn. »
« Mais on s'en moque, nous aussi, on a des filles. »
« Une seule ! »
Et de l'autre côté de la table :
« On vous a battu au match d'ouverture ! »
« Et alors, on a mieux joué que vous ! »
Lily qui tentait de suivre désespérément la conversation, perdit peu à peu patience.
« Ça suffit maintenant ! Tout le monde se tait ! »
Mais aucuns d'entre eux ne l'entendit. Aux grands mots les grands moyens, se dit-elle. S'ils ne voulaient pas se taire de gré, elle le ferait de force.
« Sourdinam ! »
Le silence se fit immédiatement. Parmi le groupe, Daniel et Edward tentaient toujours de crier mais sans succès. Quand ils s'en aperçurent, il fermèrent leur bouche et tournèrent les yeux vers Lily. Ils tentèrent vainement de parler et firent des gestes avec les mains. Pendant ce temps, Lily riait doucement.
« Bon, maintenant qu'on a le silence, je vais enfin pouvoir donner mon
point de vue. Etant donné que c'est l'équipe de Gryffondor qui va
jouer contre les Serpentards et qu'aucun d'entre nous ici présents ne
souhaite que ces derniers remportent la coupe, je pense qu'il est
juste d'encourager les valeureux lions. Des objections ? Non ? Bon, je
vais vous rendre la parole mais vous allez me faire le plaisir de
changer de sujet. Merci. Sonorus°! »
***
« Bon, qu'est qu'il fabrique encore? »
« On va voir, si tu veux. »
James, impatient de partir, acquiesça de la tête et Peter accompagné de Remus s'aventurèrent à nouveau dans la boutique en quête de Sirius. James fourra les mains dans ses poches et leva les yeux vers le ciel gris et bas. Il allait pleuvoir. Et quelques minutes plus tard, ses spéculations se virent vérifiées. L'eau commença à tomber à grosses gouttes, mouillant les pavés et éclaboussant les quelques passants qui se dépêchaient de gagner un abri, ce que le jeune gryffondor fit aussi. James fit quelques pas pour se mettre à l'abri dans la ruelle avenante. Il s'adossa à une porte et essuya du revers de sa manche ses lunettes constellées de gouttes de pluie. Un claquement de porte le fit alors sursauter. Intrigué, il se redressa quelque peu et jeta un coup d'?il. Rien d'anormal à part deux personnes qui lui tournaient le dos et semblaient ignorer la pluie qui continuait de tomber à verse. Une haute silhouette était vêtue d'une longue cape noire mais James ne put voir le visage de son interlocuteur. Il longea le mur en prenant soin de ne pas faire de bruit. Les voix ne lui étaient pas inconnues mais les deux personnes parlaient une langue que James ne comprenait pas. Aussitôt, il sortit sa baguette et murmura quelques mots. Un point lumineux apparut à son extrémité et s'étira au fur et à mesure que les deux inconnus parlaient. Le sort d'enregistrement était vraiment une merveille ! Il ne lui resterait plus qu'à y appliquer un sort de traduction. Rien de plus facile ! James, installé dans une position inconfortable en appui sur une jambe, se pencha et se prit les pieds dans un cageot qui traînait. Les deux silhouettes se retournèrent et James reconnut alors ses professeurs de combat et de défense contre les forces du mal.
« Qui est là ? »
Heureusement pour lui, il se trouvait tout de même à une vingtaine de mètres d'eux. Paniqué, James prit à peine le temps de ranger sa baguette dans sa poche et se plaqua contre le mur, habilement caché dans l'ombre. Il se recroquevilla et sentit une poignée de porte frôler sa main. La chance était avec lui mais le serait-elle encore ? Il n'hésita pas et appuya sur la clenche. La chance était toujours avec lui ! La porte s'ouvrit et sans réfléchir, James se précipita dans la pièce et ferma la porte aussi rapidement qu'il put. Le sang lui battait aux tempes et il s'accroupit par terre pour respirer. Des pas retentirent dans l'allée pavée et semblèrent s'éloigner. Quelques minutes plus tard, après avoir repris son souffle, James sortit sa baguette. Un long fil incolore pendait au bout tel un ver de terre. Le fil se tortilla sur lui-même et une bobine se forma. James la détacha et la mit dans sa poche. Il se releva sans prêter gare aux objets qui encombraient la pièce qui semblait être un débarras. James ouvrit discrètement la porte et se glissa à nouveau à l'extérieur. Personne en vue, la ruelle était déserte. Le jeune homme parvint devant la devanture de Derviche et Bang et aperçut les trois garçons qui en sortaient.
« Alors, j'ai pas été trop long, déclara Sirius en rigolant. »
« Disons que tu m'as permis de découvrir quelque chose, répondit James. »
« Quoi donc ? »
« Plus tard et pas ici. »
Deux heures plus tard, alors que le repas serait servi dans moins d'une demi-heure, les maraudeurs en profitèrent pour se regrouper dans leur chambre car leurs camarades étaient trop occupés à se raconter mutuellement leurs journées respectives. Confortablement assis dans un fauteuil qu'il avait tiré d'un coin de la chambre, Sirius tirait sur les fils du velours rouge qui s'étaient arrachés de l'accoudoir tandis que Peter et Remus partageaient le lit de ce dernier comme siège. James avait refusé de s'asseoir. Il marchait, les mains dans le dos. Finalement son regard s'était porté sur la fenêtre et il était resté plongé quelques instants dans une contemplation silencieuse. Peter toussota pour le ramener à la réalité.
« Tu nous montres ta bobine. »
James s'exécuta et laissa tomber la petite bobine incolore par terre. Un cou de baguette plus tard, le fil se dressait sur lui-même.
« Traducto. »
Le fil commença à diminuer de longueur dès que les deux voix se firent entendre.
« Ecoute Kathia, il faut absolument que l'on s'en occupe le plus
rapidement possible. Imagine qu'ils fassent des recherches
approfondies et qu'ils découvrent ton secret. On ne peut pas prendre
ce risque. »
« Non, Julius. Il faut aller jusqu'au bout. On ne peut pas abandonner
cette mission comme ça. C'est trop important à mes yeux ! Ils comptent
sur nous. C'est pour cela que nous sommes là. »
« Très bien, puisque tu es décidée. On continue mais on ne peut pas
prendre plus de risque. Une fois finie, on disparaît. »
« D'accord. Mais pour. »
A ce moment là, la bande grésilla.
« Il y a quelqu'un ? »
Et les quelques centimètres de fils qui restaient suspendus disparurent sous leurs yeux. Les maraudeurs échangèrent quelques regards. Lentement, les informations se remettaient dans le bon ordre et un sens que leurs esprits qualifiaient de rationnel, se formait bien que leur raison leur disait que cela était inconcevable. Peter finit par briser la réflexion de tous.
« Je ne sais pas si vous pensez la même chose que moi mais. »
Il ne finit pas sa phrase. James inspira. Au point où cela les avait menés, il valait mieux qu'il révèle à ses amis tout ce qu'il savait.
« Je crois qu'il vous faut un petit complément d'informations, les gars. »
Quand James eut fini son récit, Remus reprit posément toutes les idées que James avait évoquées.
« Si on résume, tu surprends Prenzweller et découvres qu'elle est,
elle aussi, une lame. En plus, tu constates qu'elle porte des
cicatrices, signes d'une malédiction. Et puis, qu'elle sent les
personnes qui le savent et enfin qu'elle et Quirke, sont étrangers et
sont des agents qui travaillent pour on ne sait qui. »
« Exactement. »
« Je crois que c'est clair, s'exclama Sirius. »
« Qu'est ce qui est clair, Sirius, demanda Peter. »
« Hé bien, le fait que la prof de combat nous cache son jeu. »
James soupira et s'appuya contre le mur de pierre. Il fourra les mains dans ces poches et jeta un regard à son meilleur ami.
« Ce que tu es perspicace, mon brave Si' ! On ne l'aurait jamais
deviné tout seuls ! Non ! Ce qu'il faut faire, c'est essayer de
comprendre ce qui se passe en ce moment. Tout ceci est bien trop
exagéré pour être une simple coïncidence ! Quirke et Prenzweller ont
été introduits en Angleterre avec des ordres secrets. Ce sont . des
espions. »
Le jeune homme laissa sa phrase en suspend et les trois autres ne semblèrent pas moins étonnées des conclusions qu'ils venaient de tirer.
« Des espions dont on ne connaît, ni la mission, ni la provenance,
laissa tomber Remus dans un souffle. »
=fin du chapitre 18=
