Vendredi, 9h30 : Salle de Briefing :
SG-1 est convoquée à un briefing pour annoncer officiellement les vacances de l'équipe. Daniel, encore fatigué, mais bien prêt à retourner chez lui, se demande pourquoi on les convoque juste pour annoncer ces vacances, alors que le briefing la dernière mission avait déjà eu lieu, et que SG-3 s'occupait à présent de l'affaire P9C-492. En entrant dans la pièce, il y trouve Teal'c, Sam, et un Général Hammond nerveux. Jack, comme à son habitude arrive avec 5 minutes de retard, et se rend tout de suite compte que les « blagues à la Jack » ne sont pas les bien venues. Après avoir annoncé officiellement les vacances de l'équipe, ainsi que quelques blabla :
H : Bien, vous pouvez retourner à vos occupations. Colonel, Major, dans mon bureau !
Sam et Jack se regardent, d'autant plus étrangement que Hammond n'a pas prononcé ses mots le plus gentiment du monde…
D : Euh… Sauf votre respect, mon général… Et nous ?
Hammond ignore cette remarque, et part dans son bureau, bientôt suivit des deux officiers. Jack prononça un « Daniel », lui demandant de ne pas insister, se doutant que quelque chose clochait.
Bureau de Hammond :
H : Bien. Je vous ai convoqués car j'ai reçu une plainte à votre égard. En effet, il semblerait que vous ayez enfreint un certain passage du règlement, concernant la loi de non fraternisation.
Cette loi là, Sam et Jack la connaissent bien. C'est la loi. La loi qu'il y a entre eux depuis tant d'années. Le sang de Sam n'a fait qu'un tour lorsqu'elle a entendu ces mots. Ces mots qui représentent une barrière infranchissable. Et, lui, il venait remuer le couteau dans la plaie.
J : C'est totalement faux mon général.
S : Excusez moi, mais je vous rappelle que je suis fiancée !
H : Il va me falloir plus que vos paroles. Il y a de nombreuses preuves qui tentent à prouver le contraire.
S : Je vous demande pardon ! Mais, c'est impossible, puisqu'on vous dit que...
# Ouverture Non Programmée de la Porte Des Etoiles #
H : Vous deux, vous restez ici. Je reviens.
Il y avait un silence de mort entre les deux militaires. On les accusait de la chose qu'ils n'avaient jamais osé faire. Sam finit par parler.
S : (dans un soupir) C'est pas vrai…
J : Ne vous inquiétez pas, Carter, ça sera vite réglé.
S : Vite réglé ? Hammond nous aurait cru sur parole s'il n'avait pas des preuves accablantes !
J : Mais des preuves accablantes de quoi ! On a rien fait, je vous le rappelle !
S : Ça je le sais bien ! Mais, c'est pas ça qui nous empêchera la cour martiale !
Après un instant :
J : (la main sur le front, regardant le sol) Si j'avais su qu'un jour je serais condamné à la Cour Martiale pour avoir couché avec vous, je crois que je l'aurais fait depuis longtemps !
Sam laissa échappé un rire nerveux. En règle générale, elle aurait viré au rouge vif, mais là, ses nerfs avaient lâché.
J : (réalisant) J'ai dit ça tout haut !
S : (toujours en train de rire) Oui, mon colonel !
J : Frappage de tête interne Désolé Carter, c'est pas ce que je voulais dire, c'est juste que…
S : (souriant) C'est ce que vous vouliez dire ! ... Moi aussi ...
Jack tourne brusquement la tête vers elle, mais Sam voit Hammond revenir.
S : Je suis assez nerveuse...
Hammond reprend sa place, et Sam prend la parole.
S : On peut savoir qui a porté ces accusations ?
H : Non, je suis désolé, mais vous pourriez influencé cette personne. De plus, vous ne profiterez pas de vos vacances : vous êtes consignés dans cette base, jusqu'à nouvel ordre. Je vous demanderai de vous faire les plus discrets possibles, jusqu'à l'arrivée du Colonel Peterson, de l'Etat Major, qui enquêtera sur cette affaire, dès 14h, cet après-midi.
J : Une enquête !
H : Vous avez très bien compris Colonel. Et, ne croyez pas que cela me fasse plaisir. La plainte et les preuves qui y sont liées ne sont pas parvenues seulement à moi. Après avoir lu le dossier qui m'a été remis par la personne en question, j'ai reçu un coup de fil de l'Etat Major pour me prévenir qu'une enquête sérieuse allait être menée sur votre cas. Autant vous dire que ça ne me réjouit pas de savoir qu'un Colonel de l'Etat Major enquête sur mes deux meilleurs officiers, mais je n'ai pas eu le choix. Maintenant, rompez !
J/S : A vos ordres.
Sam et Jack poussent un soupir de demi soulagement, de savoir que Hammond était de leur coté – malgré qu'ils soient innocents – mais aussi d'appréhension par rapport à ce qui les attend dans quelques heures.
S : Je crois que c'est pas gagné d'avance...
J : Ne vous inquiétez pas Carter. On aura toujours un avantage sur eux : nous, on a la certitude d'être innocents... Oui, enfin, moi, peut être pas totalement, mais, bon... ça fait plus de quatre ans, et personne ne s'en rappelle à part Teal'c, alors... Teal'c ! Il faut aller voir Teal'c et Daniel. De toute manière, Danny Boy nous demandera ce qui se passe, alors autant qu'on leur dise de nous même...
Ils se dirigent donc vers le bureau de l'archéologue, qui discutait avec Teal'c, tout en prenant quelques dossiers pour ses vacances.
D : Sam, Jack... Alors ! Qu'est-ce qu'Hammond avait à vous dire de si important pour qu'on ne soit pas mis au courant ?
Les deux équipiers s'avancent dans la pièce, Jack fermant la porte derrière eux. Daniel se rend compte qu'il ne s'agissait certainement pas d'une augmentation de salaire, d'une promotion, ou d'une dérogation tant secrètement espérée... Tout comme Teal'c, il se rend bien compte que ses meilleurs amis sont nerveux. Surtout Sam.
T : Que ce passe-t-il, Major Carter ?
S : Hum... On... Une enquête va être menée sur nous...
D : Sur SG-1 !
S : Non, Daniel. Sur le Colonel O'Neill et moi.
D : Oh... A propos de quoi, exactement ! Non, pas ça...
J : (voyant que Sam avait du mal à le dire) Il semblerait que... On nous accuse d'avoir une relation plus que professionnelle... et plus qu'amicale...
D : Oh...
T : Est-ce le cas, O'Neill ?
J/S : (à peine sur la défensive) Non !
S : Bien sur que non ! Vous nous prenez pour des idiots ou quoi ! On dirait que tout le monde ici oublie que, moi, je suis fiancée !
D : Sam, je pense que, ce que voulait dire Teal'c, c'est que...
S : (s'asseyant au bureau de Daniel, se passant une main dans les cheveux) Je sais ce qu'il voulait dire... Je suis désolée Teal'c... Je...
Pour toute réponse, elle a un mouvement de tête compréhensif de Teal'c.
J : L'enquête commencera dès cet après - midi...
D : Et, à quoi on doit, enfin, vous devez vous attendre ?
J : Je sais pas... Interrogatoires, sur des choses insignifiantes, juste pour nous déstabiliser, puis sur le vif du sujet... Présentation des preuves compromettantes...
D : Preuves compromettantes ! Je croyais que...
J : Je sais, mais d'après Hammond, il y a des preuves compromettantes... Il va falloir qu'on réussisse à se défendre convenablement...
D : Vous n'avez pas le droit à un avocat, ou un truc du genre !
J : Ce ne sont que les interrogatoires Daniel... Je pense qu'on s'en sortira tous seuls... Après tout, on n'a pas besoin d'avocat, on est bel et bien innocents !
T : Vous avez notre soutient en tous cas.
S : Merci...
J : Euh... Je pense qu'ils vont essayer de vous soutirer des infos, d'une manière ou d'une autre... En plus des bruits de couloirs...
D : Vous pensez qu'ils vont ressortir les vieux dossiers !
J : J'en ai peur...
S : Quoi, quels vieux dossiers ! Il n'y a rien entre nous, et d'après ce que je peux me rappeler, il n'y a jamais rien eu !
J : Il utiliseront tout ce qui a un rapport de près ou de loin avec ... nous ...A ce propos, je compte sur vous les gars, pour ne rien dire de compromettants... Je sais qu'il n'y a pas grand-chose à dire, quoi que, mais...
L'archéologue et le Jaffa acquiescent. Jack a une chose qui lui taraude l'esprit depuis qu'il a quitté le bureau de Hammond, et a pensé à Teal'c...
J : « Quoi, quels vieux dossiers ! Il n'y a rien entre nous, et d'après ce que je peux me rappeler, il n'y a jamais rien eu ! » ... C'est bien ça le problème... Tu ne t'en rappelles pas... Teal'c, ça vous dit d'aller boxer ? J'ai besoin de me défouler...
T : Pourquoi pas, O'Neill.
Ils se rendent donc à la salle de sport. La pièce était vide à cette heure de la journée, mais ils savent tous les deux pertinemment qu'il y a des caméras dans chacune des pièces de la base.
J : Teal'c, je peux vous demander quelque chose ?
T : Faîtes.
J : euh... Quoi que j'ai pu dire ou faire en votre présence, ... Vous n'avez jamais rien dit quand je vous ai confier un secret ?
T : Le silence est le principe d'un secret, O'Neill.
J : Donc, vous n'avez jamais rien dit à personne ! Enfin, je veux dire, rien, jamais ... ?
T : (voyant où il venait en venir) Ne vous inquiétez pas O'Neill, je ne dévoilerais certains secrets même si ma vie en dépendait...
J : Merci...
