Vendredi, 14h05 :
Hammond a obtenu le droit d'assister aux interrogatoires, mais pas d'intervenir dans leur déroulement. Carter et O'Neill sont tous deux assis dans une petite salle sombre, réservée alors pour les interrogatoires. La même salle sombre que quand une enquête avait eu lieu après la mort de Janet. Ils sont nerveux, Jack a du mal à tenir en place, d'autant plus que leur bourreau a du retard. Il voit Sam, assise à côté de lui, essayant de s'empêcher ses mains de trembler. Dans d'autres circonstances, il aurait posé une main sur les siennes, et lui aurait dit de ne pas s'inquiéter... Mais il y avait déjà assez de « preuves » contre eux, sans qu'ils en ajoutent. Ce qui les inquiète le plus, est de ne pas savoir à quoi s'attendre. Rien, dans leur comportement, n'aurait pu faire transparaître une quelconque liaison, puisqu'elle n'existait tout simplement pas...
Dix minutes... Dix minutes de retard... A croire qu'il le faisait exprès. Juste pour qu'ils soient encore plus énervés, encore plus stressés, et qu'ils laissent échapper leurs aveux. Jack venait de se promettre de ne plus jamais arriver en retard à un seul briefing – si prochains briefings il y avait – tellement il réalisait que l'attente pouvait être agaçante... Même si dans ce cas là, l'attente était insupportable... Il se le promet donc, quand le Colonel Peterson fait son entrée. Il s'installe silencieusement à son siège, sans une excuse, sans un bonjour, juste avec le claquement de ses chaussures trop bien cirées, et de sa respiration saccadée, à cause de sa cravate trop serrée. Peterson s'installe tranquillement du côté opposé de Sam et Jack de la table ; il sort son dossier, l'ouvre, doucement, relit quelques lignes, sans réellement les relire ; il sort un stylo de sa poche intérieure de veste, et commence à jouer avec le ressort du stylo (vous savez, quand on appuie sur le bout du stylo pour faire sortir la mine : quand on appuie constamment, ça a tendance à irriter...), il dépose son dictaphone sur la table, et lance l'enregistrement. Puis, enfin, il prend la parole, pendant que Jack se demande par quel moyen il pourrait le tuer... :)
P : Bien... Major, Colonel, Général. Général, si je peux me permettre, je vous demanderais de ne pas intervenir, et d'être simple spectateur de cette réunion. Si vos officiers sont innocents, ils n'auront, en aucun cas, besoin de votre aide pour prouver leur innocence.
Voilà qui commence bien... Georges sait bien qu'il n'a pas à intervenir, mais que ce Colonel vienne lui dire ce qu'il a le droit ou non de faire dans sa propre base ne lui plait guère.
G : (Un tout ptit peu menaçant) Je vous prierais de commencer...
P : Bien... Major, Colonel. Vous êtes donc accusés d'entretenir une liaison, ce qui est contraire au règlement, et passible de la Cour Martiale. Je suis ici pour déterminer si oui ou non, vous êtes coupables, et si oui ou non cette histoire se terminera devant un juge. Vous avez quelque chose à déclarer ?
J : A part le fait que nous soyons innocent, je pense qu'il n'y a pour l'instant rien à dire...
P : (semblant ne pas en croire un mot) Bien entendu. Commençons par le vif du sujet. Durant les 8 dernières années où vous avez travaillé ensemble, vous avez, cela parait clair, surmonté de nombreuses épreuves. Cela vous a rapproché ; d'où la question que l'Etat Major est venue à se poser : Ne seriez vous pas trop proches ?
Il y a environ 8 ans, au retour de P3X-797, le Capitaine Carter, à cette époque, a embrassé son supérieur direct le Colonel O'Neill dans les vestiaires masculins.
J : Génial, on est bien partis comme ça... Je l'ai repoussée !
P : (Ne tenant pas compte de son intervention) Peu après, le Colonel O'Neill a fait état des faits au Docteur Jackson. Il l'a ensuite agressé, sous prétexte qu'il était trop proche du Capitaine Carter.
S : Je vous rappelle qu'on était sujets à un virus, qui nous faisait redevenir des hommes de Neandertal !
P : C'est exact. Mais, je me demande pourquoi vous vous êtes soudainement rapproché de votre supérieur, et non du Docteur Jackson, de Teal'c, ou de n'importe quel autre soldat de cette base !
J : L'hypothèse de Frasier était qu'à l'époque de Neandertal, On croirait entendre Daniel ! les femmes choisissaient le chef du groupe pour...
P : L'hypothèse... Ce n'est pas le seul détail dérangeant qui a été relevé...
S'en suit une suite de question à propos des moindres faits et gestes des deux officiers l'un envers l'autre, depuis ces 8 dernières années.
