Trois jours plus tard : Tous les jours, nos deux officiers ont été cuisinés durant plusieurs heures, à propos de tout et de rien, ces 8 dernières années. Il est environ 9h30.
P : Plus récemment, de nombreux détails dans vos comportements respectifs on attiré l'attention de certaines personnes.
S : Ce sont des bruits de couloirs ! Si vous saviez le nombre de rumeurs qui courent dans cette base, vous arrêteriez de les écouter !
P : Oui, mais les rumeurs ne naissent pas comme ça. Des gestes et des comportements entraînent ces rumeurs, et, à mon humble avis, ce n'est pas par hasard que les rumeurs qu'on entend soient sur vous !
J : Loin de moi l'idée de vouloir vous maquer de respect (menteur !), mais il existe aussi des rumeurs sur vous, Colonel, depuis votre arrivée, et ce n'est pas pour ça que nous y croyons, malgré qu'elles soient toutes très intéressantes ! Certaines disent qu'avant même d'arriver ici, vous aviez déjà votre idée sur la question, que vous êtes corrompu par je ne sais quelle agence gouvernementale, et ...
H : (le coupant) Colonel O'Neill !
P : (ne semblant pas déconcentré) Je disais donc, que ces derniers jours, des changements ont été remarqués dans vos comportements respectifs. (Regardant ses fiches) Lundi dernier, vous êtes arrivés ensemble au briefing avant votre départ pour P9C-492.
S : Et parce qu'on est arrivés en même temps à un briefing, ça nous rend coupables ! Demandez donc au Dr Jackson, il vous dira pourquoi on est arrivés ensemble !
P : Pourquoi ne pas me le dire vous-même dans ce cas. Allez-y, pourquoi êtes vous arrivés ensemble à ce briefing ?
J : (après un instant) Je discutais avec Daniel dans le couloir, pour venir au briefing, quand Carter nous a rejoint. On est allé jusqu'à la salle de briefing ensemble, tous les trois !
P : Le Dr Jackson est arrivé avant vous.
J : (énervé) Il a dû entré dansa la salle de briefing une minute avant nous, tout au plus ! Vous croyez quoi, que pendant cette minute, on est partis batifoler dans un coin !
P : Je ne crois rien, je cherche à comprendre... A votre retour de cette planète, le Major Carter a eu une attitude indigne d'un soldat.
J : D'où vous tenez ça !
P : Elle est sortie de la salle de la porte sans attendre le moindre ordre émanant du Général Hammond.
S : Je ne vois pas du tout le rapport !
P : Vous vous êtes laissée submergée par vos émotions, et avez oublié vos devoirs de soldat, Major. Qu'est-ce qui nous prouve que vous n'avez pas fait de même en entretenant cette relation avec le Colonel !
S : Mon meilleur ami était en train de mourir, alors si vous voulez me punir pour ça, faites le ! Mais ça n'a rien à voir avec cette enquête !
P : Continuons. Mercredi soir, les caméras ont filmées le Colonel O'Neill vous raccompagner jusqu'à vos quartiers. En guise d'au revoir, on vous voit parfaitement vous embrasser !
J/S : Quoi !
S : Mais c'est du n'importe quoi !
P : Je savais que vous contesteriez ceci ! C'est pourquoi j'ai demandé la vidéo.
Il lance l'enregistrement vidéo sur un des murs de la salle, par le moyen d'un rétroprojecteur. La caméra filme le colonel et le major arriver dans le couloir, dos à la caméra ; Jack a une main autour du cou de Sam. Il s'arrête aux quartiers de Sam, qui sont en plein dans l'angle de vue de la caméra. Elle entre, sont visage est dans la pénombre. Et tout ce qu'on voit, c'est Jack avançant sa main dans l'ombre, et approchant son visage quelques secondes plus tard. Celui qui voulait y voir un homme embrassant une femme le devinait joliment.
J : (se passant une main sur le visage, bas) C'est pas vrai...
P : Alors, qu'avez-vous à dire à cela ?
Hammond, qui écoutait attentivement depuis le début était très surpris de cette attitude. Peu lui importait que ses officiers entretiennent une relation amoureuse. Mais, là, il avait été forcé de les faire questionnés. Depuis le début de cet interrogatoire, il se disait que les « preuves » de ce Colonel étaient facilement niables. Mais, là, cette vidéo était assez incriminante...
S : Prenez la vidéo de l'autre coté du couloir, et vous verrez que c'est une histoire d'angle de vue, et qu'il ne m'a pas embrassée !
P : Le problème est que l'autre caméra était hors service ce soir là. Vous avez certainement pensé qu'on ne verrait que du feu, mais le fait est qu'on vous voit bien !
S : Non mais c'est pas vrai ! Vous nous croyez réellement assez stupides pour être ensemble, et nous embrasser en plein milieu de la base !
P : Il était tard, il n'y avait presque personne dans les couloirs, la caméra d'en face était inactive, et vous étiez affectés par l'accident du Dr Jackson ! Cela me semble suffisant !
J : Et que pensez vous de ma version : J'ai raccompagné ma subordonnée à ses quartiers car elle avait besoin de repos, et aussi de soutien ! Un petit malin est tombé sur la vidéo, et s'est arrangé pour que la caméra filmant l'autre angle de vue tombe miraculeusement en panne, de sorte qu'on ne puisse pas se défendre !
P : Vous essayez de vos forger un alibi depuis le début des interrogatoires. Il s'agit du hasard, d'un malentendu. Ne trouvez vous pas que ça fait beaucoup de coïncidences en 8 ans pour que ce soit le coup monté que vous insinuez ? (Après un instant) Je continue. J'ai d'autres petits détails troublant vous concernant. On vous a surpris tous les deux dans les vestiaires masculins jeudi matin. Puis, vous avez pris la voiture du Major et êtes partis de la base.
S : Nous sommes allés chez le Dr Jackson pour lui rapporter quelques affaires ! Vous n'avez qu'à demander à sa voisine !
J : Surpris ? C'est-à-dire ? J'aimerais savoir ce qu'on vous a dit exactement !
P : Bien. Jeudi matin, aux alentours de 11h20, des soldats affirment avoir vu sortir le Major des vestiaires masculins, alors que le Colonel y était, très peu vêtu... A sa sortie, le major semblait troublée.
S : Vous êtes en train d'insinuer que j'ai eu des rapports sexuels avec mon supérieur dans l'enceinte de la base ! ... ... Donc, on est stupides, et tellement en manque de sexe qu'on devient inconscients et irresponsables ! Pas mal, jolie version !
J : (incrédule) Carter !
S : (ironie la plus totale) Quoi ? C'est vrai, après tout, il veut juste nous enfoncer ! Alors pourquoi ne pas l'aider ? On fait quoi ? On avoue, comme ça on terminera plus vite ? Quoique quelque chose me fait hésiter... Est-ce que je préfère passer en cours martiale pour avoir coucher avec mon supérieur, ou pour en avoir insulter un autre ? Les deux ont des avantages !
J : Carter !
S : Ce qui est certain, c'est que je prendrais mon pied dans les 2 cas !
J : Carter !
S : (regardant Jack) Bon, d'accord, peut être plus dans le premier cas ! Mais, ça me soulagerait vraiment de lui dire ce que je pense !
J : (totalement dépassé) Carter ! Non mais ça va pas !
S : Si, ça va parfaitement bien, justement. Vous savez quoi ? Je fais une pause !
Elle quitte la salle sous les yeux incrédules des 3 hommes.
J : Mon Général, euh... Je pense que c'est la pression qui lui a fait dire des idioties pareilles.
P : Peut être a-t-elle quelque chose à se reprocher ?
J : (du tac au tac) Vous, la ferme ! Mon Général, je vais la chercher !
Hammond est radicalement dépassé par les événements et les paroles de ses deux officiers.
P : (arrêtant son dictaphone) Général Hammond, je pense que rien que pour cette preuve d'insubordination, ils méritent la cours martiale.
H : Ça sera pris en compte, Colonel. L'interrogatoire se terminera cet après-midi.
P : Je vous demande pardon ? Vous n'avez pas à interférer dans cette affaire, je vous le rappelle !
H : Et moi, je vous rappelle que vous êtes dans ma base, et qu'il est hors de question que vous fassiez votre loi ici. L'interrogatoire reprendra cet après midi, à 14h, un point c'est tout. (à un soldat présent ) Sergent, veuillez raccompagner le Colonel dans ses quartiers.
