Lundi – 16h18 :

Jack frappe au bureau de Hammond.

J : (entrant) Mon Général... Carter !

En effet, Sam est déjà là. Elle est debout, face à Hammond, en garde à vous. Celui-ci avait une feuille entre les mains. Jack ne porte pas plus d'attention à Sam, et tend une lettre à Georges. Sam ferme les yeux un instant, sachant que la réaction du général ne serait pas des meilleures...

H : Qu'est-ce que c'est ?

J : Ma démission, mon Général.

H : (n'en revenant pas) Je vous demande pardon ?

J : Je suis désolé, mais, je ne reviendrais pas la dessus !

H : Ah ! Vous non plus ?

J : Comment ça ?

Leurs deux regards se posent sur Samantha...

S : Je quitte le SG-C. Je viens de donner ma démission.

J : Quoi ! ... Non mais vous êtes inconsciente !

S : Pas plus que vous !

J : Oui, mais moi je n'ai rien à perdre !

S : Vous avez autant à perdre que moi ! Et pourtant, on a pris la même décision !

J : Vous êtes vraiment insensée ! C'est vous qui parlait de ne pas baisser les bras !

S : Vous croyiez quoi ? Que j'allais rester là, sans rien faire ? A continuer les missions comme si de rien était alors que vous étiez parti à cause d'une fausse accusation !

J : Exactement ! J'aimerais savoir quand vous vous arrêterez de tenter toujours de sauver tout le monde !

S : Et moi, j'aimerais savoir pourquoi O'Neill rime toujours avec Sacrifice !

Depuis le début de la « conversation », le ton a monté entre eux. La dernière phrase, Sam l'a littéralement hurlée. Jack n'avait rien su répondre à cet affront. Ils étaient en face à face, se fixant, la rage dans le regard, ayant totalement oublié qu'ils étaient devant Hammond.

H : Excusez moi, mais avez-vous oublié où vous êtes, tous les deux !

S : ( se détournant de Jack, et se remettant au garde à vous) Je suis désolé mon général, j'ai ...

H : Je ne veux rien entendre ! J'aimerais bien savoir quelle mouche vous a piquée tous les deux ! Vous êtes accusés d'entretenir une relation, et vous venez, spontanément, tous les deux en même temps, me présenter votre démission ! Si je n'avais pas confiance en vous, et que je ne vous connaissais pas, j'en déduirais que ce qui vient de se produire n'est rien d'autre qu'une dispute de couple !

Sam et Jack étaient tous deux en pleine contemplation du sol...

H : Vous êtes convoqués tous les deux, dans une heure, en salle de briefing, pour mettre un point final à toutes cette histoire.

J : Mon général, ne comptez pas sur moi pour rester une heure de plus dans l'enceinte de cette base !

H : Vous n'avez pas le choix ! Vos démissions sont refusées, et vous êtes tous deux consignez dans vos quartiers jusqu'à 17h. J'enverrais des soldats vous chercher, pour être sûr que vous n'arriviez pas en retard !

J : Je me vois mal attendre encore 1 heure juste pour avoir le coup de grâce !

H : Le Colonel Peterson nous donnera ses conclusions. Le Docteur Jackson et Teal'c ont demandé l'autorisation de participer à cette réunion. Ils seront donc présents.

J : Mon Général, ...

S : (le coupant) Mon Colonel ! ... (plus bas) Ayez confiance en Daniel et Teal'c !

Sam a l'air tellement convaincu de ses paroles, qu'O'Neill accepte d'attendre la réunion...

Lundi – 16h18 :

Sam, puis Jack, entrent dans la salle de briefing, gentiment escortés par deux soldats. Daniel et Teal'c sont déjà présents, assis à leurs places habituelles, alors que Peterson leur tourne le dos, contemplant la Porte Des Etoiles. Hammond les invitent à s'asseoir, et déclare la session ouverte...

H : Nous ferons bref. Colonel Peterson, vos conclusions ?

P : Après avoir mené mon enquête, ainsi que quelques interrogatoires quelques peu mouvementés, j'ai établi un verdict, qui sera transmis dès ce soir à l'Etat Major. Aux nombres des preuves accablantes, et du manque flagrant d'explications du Major Carter et du Colonel O'Neill, j'en ai conclu que les accusations portées à leur égard sont justifiées. Général, pour moi, ces deux officiers sont coupables.

Sam ne réagit pas à cette déclaration. Jack semble agacé, comme s'il connaissait le verdict depuis longtemps déjà. Le regard de Daniel envers Peterson est un soupçon provoquant, arrogant et cynique à la fois... Teal'c reste impassible, mais un sourire va bientôt s'afficher sur son visage, quand Daniel va se lever pour prendre la parole.

D : Mon Général, si je peux me permettre, j'aimerais intervenir.

H : Faites, Docteur Jackson.

D : Voilà... Voyez-vous, Colonel Peterson, mon ami Teal'c, ici présent, et moi-même, avons aussi mené une enquête. Et, on a remarqué aussi que certains détails étaient troublants... Comme par exemple, vos contacts passés avec des ex-agents de la branche pourrie du NID ! Jusqu'ici, personne n'avait rien remarqué, vous êtes plutôt doué pour vous couvrir. Mais, Teal'c, qui est natif de Chulack, a des coutumes qui lui sont chères : lorsque quelqu'un est en danger, ou a des ennuis, notre devoir est de l'aider : par tous les moyens !

T : Nous avons étudié vos relevés téléphoniques... Il semblerait que vous ayez, en ce moment même, de nombreux contacts avec des agents compromis du NID.

P : Je vous demande pardon ? J'aimerais comprendre ! Je pensais que nous étions ici pour écouter mes conclusions à propos de cette affaire. Et, je ne sais même pas ce qu'est le NID. Messieurs, si vous le permettez, j'ai un rapport à faire à l'Etat Major. (Il commence à sortir)

H : Colonel !

Deux soldats se mettent en travers de son chemin pour l'empêcher de s'enfuir.

T : Nous avons toutes les preuves nécessaires pour affirmer que vous êtes un membre du NID, Colonel Peterson. Et d'ailleurs, il semblerait que vous ne soyez pas le seul.

D : Vous vous rappelez, les trois soldats qui ont été témoins des faits que vous avancez... L'un d'entre eux s'occupait de la surveillance du niveau – 27, mercredi soir dernier. Il s'est arrangé pour que la caméra de l'angle opposé tombe miraculeusement en panne...

P : Je ne comprends pas du tout ce que vous avancez...

D : (le coupant) Arrêtez ça, il a déjà tout avoué. Il a aussi balancé les sergents Fisher et Colson.

Quatre autres soldats pénètrent dans la salle de briefing, et s'emparent des deux sergents qui étaient présents.

H : Messieurs, vous êtes accusé de haute trahison envers votre pays, et accessoirement votre planète... Emmenez-les ! ... Major, Colonel, étant donné ce qui vient de se produire, toutes les charges retenues contre vous sont relevées, et l'Etat Major vous présente ses excuses.

J : On en a de la chance !

S : Mon général, à propos de ce qui s'est passé il y a une heure...

H : Major, je crois que vous avez assez bavé ces derniers jours pour que j'entraîne des sanctions disciplinaires contre vous...

J/S : Merci mon Général...

H : C'est plutôt le Docteur Jackson et Teal'c que vous devriez remercier !

D : Oh, en fait, un vieil ami nous a donné un petit coup de pouce...

Devant le regard étonné de ses deux compagnons,

D : Harry.

J : (incrédule) Harry !

S : Quoi, Harry Maybourne ?

T : En effet...

J : Ce bon vieil Harry... Il n'était pas sur une planète perdue, dernièrement ?

T : Nous avons promis de ne pas révéler sa localisation actuelle.

H : Au fait, j'ai parlé avec le Président. Après de nombreuses heures à débattre, il a rendu la loi de non fraternisation inopérante dans la base, pour éviter que ce genre d'incident ne se reproduise. Mais, bien sûr, il y a une limite à tout... (Puis, il retourne dans son bureau)

SG-1 reste silencieuse, le regard dans le vide, se disant « tout ça pour ça »...

D : Bon, je crois qu'on a bien mérité un petit tour à la surface ! Qu'en pensez vous ? On est en vacances, je vous le rappelle !

S : Je pense que c'est une bonne idée !

D : On se rejoint au parking. Teal'c, vous venez ?

Sam et Jack regardent leurs amis partir, le sourire aux lèvres. Elle finit par se retourner vers lui, et prendre la parole :

S : Je crois que je vais profiter de mes vacances cette fois...

J : Et bien, s'ils ne vous faut que ça pour sortir de votre labo, on appellera le NID plus souvent !

Elle sourit.

S : Mon Colonel, euh... A propos de tout ce qui s'est dit ces derniers jours, ...

J : (presque à contre cœur) Rien de tout cela ne doit sortir de cette pièce ?

Sam reste silencieuse, et baisse les yeux... Elle relève la tête d'un air de « Je vous en supplie ne m'en veuillez pas ! »

J : (souriant légèrement) Aller Carter, ne faisons pas attendre Daniel, il devient grincheux quand il attend !

Elle lui sourit, puis ils sortent de la salle de briefing. Le cœur lourd. Se disant qu'un jour, ils prendraient leur revanche. Sur les Goa'uld, sur l'armée... sur l'amour...

Mais, ça, c'est une autre histoire...

... The End...

Oui, je sais, vous restez sur votre faim ! lol J'en ai marre des Happy End tous joyeux, tous beaux, tous roses :p

Je ferais peut être une « suite » si cela vous a plu... Je vais sans doute me faire tuer étant donné que cette fic fais quand même plus de 22 pages, et que le 'but shippy' n'est pas réalisé, mais bon... Je sens que ça va faire un carton ! Lol

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