TITRE : La mélodie du renouveau
AUTEUR : Kira chan 666
GENRE : Romance
BASE : Gravitation
CRITIQUE : 3
Après un copieux repas dans un petit restaurant, ils étaient à nouveau sur la route… Un silence pesant planait dans la voiture…Hiro était à nouveau plongé dans ses pensées : Lors de leur déjeuner, il n'avait pas réussi à regarder son manager en face, et cela avait empirer lorsque leurs mains s'étaient à peine effleurées…Pourtant, il devait bien se l'avouer, lorsqu'ils avaient quitter la plage main dans la main, cela ne l'avait pas gêné, bien au contraire mais une fois à la voiture… Le jeune homme soupira, puis reporta à nouveau son attention sur la route…
De son côté, K fixait la route, maudissant pour la énième fois ces quatre abrutis. Le blond cru tomber à la renverse en les entendant, mais rapidement, ce fut une irrépressible envie de meurtre qui l'avait prit.
Franchement, cela n'aurait servit à rien mais avoir réagit comme il l'avait fait, ce n'était guère mieux...
« Stupide » se gifla-t-il mentalement. « Même si c'était sur le ton de la plaisanterie, et surtout pour cacher sa propre gêne… J'aurais pu m'abstenir » se maudit il…
Une bonne heure plus tard, ils arrivèrent en vue du parc d'attraction, K soupira longuement se demandant comment cela allait se passer au vu de la chaude ambiance qu'il y avait…Une fois garé, le guitariste sortit très vite de la voiture, et observa quelques secondes le lieu puis se retourna vers son manager le visage fermé…
- Je ne suis plus un enfant K san. » Déclara-t-il sèchement. « Mais bon… Je n'ai pas vraiment le choix, puisque c'est vous qui conduisez et que j'ai accepté de vous accompagner…Non? Alors faisons un tour vite fait et on s'en va. »
Sans un mot de plus il se détourna et prit la direction de l'entrée…Le blond baissa le regard, blessé, mais comprenait en parti l'amertume des mots de son cadet…Il soupira et piqua un petit sprint pour arriver à l'entrée…Il devait s'excuser, mais comment lui expliquer le pourquoi du comment? Là, c'était la question à vingt mille Dollars.
Hiroshi avança à l'entrée, il jeta un regard sur le côté alors que son manager payait les entrées.
Sans un mot, ni même un merci, il prit le ticket et poussa la barrière, il observa alors le parc et soupira longuement. Certes, il y allait fort, mais le guitariste se sentait comme humilié par ce que cet imbécile de K avait dit.
Comment avait il put? Cela le blessait profondément, bien plus qu'il ne fallait. Pourquoi...
Les mots d'Ayaka revenaient le hanter, tournant dans son esprit comme une valse sans fin.
« Mais elle ne peut pas s'arrêter celle là »? Se demandait il. « Elle lui avait assez briser le morale comme ça pas la peine qu'elle continue encore maintenant. »
K fixait intensément son protégé pas un merci, ni un mot... Même blessant... Rien. Hiro faisait presque comme s'il n'existait pas.
Il semblait de nouveau perdu dans ses pensées... Pensées douloureuses, vu la tristesse qu'il lisait dans le regard de son cadet. Il enrageait par cette situation, cela devenait insupportable. Mais il devait s'en prendre qu'à lui.
Tous ce passait bien jusque là. Mais il avait fallut qu'il ouvre sa grande bouche et qu'il sorte une telle énormité.
« Son fils... Mais quel crétin tu fais mon petit K. » se maudissait il encore.
Les deux hommes flânaient dans le parc d'attraction. K faisait de son mieux pour détendre l'atmosphère, trouver quelque chose qui puisse rendre à nouveau le sourire à son guitariste.
Sourire qu'il aimait tant, et qu'il avait fait disparaître.
Ils firent plusieurs tours de manèges grand huit, chenille, auto tamponneuses...
Mais rien... Hiro ne se décongelait pas, il était redevenu taciturne...
K s'arrêta à un stand de tire. Il stoppa net et attrapa le jeune homme à la chevelure auburn dans sa progression. Celui ci faillit tomber à la renverse, tant il avait été surprit par cela.
Le blond lui dédia un grand sourire, égal à lui même, cachant ce malaise qui était sien.
- J'espère que tu aimes les peluches! » S'exclama-t-il en payant.
- Hm... Sans plus. » Répondit alors calmement le jeune homme.
- C'est déjà un bon début alors.
Hiroshi soupira longuement exaspéré. Cet homme était incroyable. Ecoutait il ce qu'on lui disait? Apparemment non. Et il agissait comme si ce qui s'était passé n'avait pas d'importance. Peut être que c'était le cas pour lui mais à ses yeux...
Il fallait qu'il arrête il accordait trop d'importance à cet incident. Pourquoi d'ailleurs! Pourquoi cette douleur, cet énervement. L'américain n'était que son manager et c'était tout. Non?
Non... Il n'était pas que ça à ses yeux. Il se devait d'être franc avec lui même. Maintenant, il commençait à s'en rendre compte. Il appréciait la présence de K. Il aimait sentir son regard posé sur lui, son parfum, ses sourires. Il aimait tout chez cet homme. Il avait l'impression de ne plus pouvoir se séparer de lui. Il en était... Kami sama. Il aimait son manager, il l'aimait sincèrement et de tout son coeur.
Le voile qui obscurcissait et qui aveuglait son coeur se désagrégeait à mesure qu'il prenait conscience de ses sentiments. Ayaka avait vraiment raison alors. Ah, les femmes et leur maudit sixième sens. En attendant, ce n'était peut être pas une raison de le lâcher comme elle l'avait fait. Mais cela n'était pas le noeud du problème! Non, par contre, vivre avec ça... Là c'était autre chose. Après tout...
Le guitariste fit un bond en arrière, rougissant quelque peu. Il sentit quelque chose lui chatouiller le nez. Lorsqu'il vit ce que c'était, il soupira de nouveau. K l'observait, il venait de lui coller la peluche sous le nez. Une immense peluche, un nounours blanc avec un gros noeud en satin rouge autour du cou, une petite clochette teintait sous les mouvements que le blond lui donnait.
L'américain haussa un sourcil devant la réaction de son protégé. Il ricana un peu en voyant la tête qu'il venait de faire, cette légère rougeur qui teintait ses joues. Au moins cela lui changeait, il avait eut droit à autre chose qu'un iceberg. Finalement, sans attendre il colla la peluche dans les bras d'Hiroshi et frotta le ventre de l'ours sur le visage de celui ci.
- Je crois qu'il a besoin de câlins lui aussi. » Déclara le blond en attrapant la main du guitariste pour l'entraîner à travers le parc.
- Oï K! » Protesta à nouveau le jeune homme. « Arr...»
- On se tait et on suit.» Coupa-t-il d'un ton qui ne souffrait d'aucune réplique.
Hiroshi poussa un long soupir. Il devait avoir l'air fin avec sa peluche et son manager qui le tenait de la sorte... Mais vu le ton que le blond avait employé, il savait qu'il n'hésiterait pas à le découper en rondelle s'il protestait. Ce type était capable de tout; du pire comme du meilleur. Le guitariste ferma donc sa bouche à double tour et fixa alternativement Son manager et sa peluche.
Il devait avouer que cette peluche était adorable, certes un peu encombrante mais si mignonne. Le jeune homme à la chevelure auburn eut un petit sourire en coin ravit malgré lui. Il avait prit conscience de certaines choses importantes pour lui, mais il ne pouvait se résoudre à pardonner aussi facilement à K; même si cette petite réflexion lui avait remit les idées en place quand à ses sentiments.
L'américain en question jeta un coup d'oeil en arrière. Bon, déjà, il commençait à reprendre un peu le sourire; c'était pas encore ça, mais enfin, c'était déjà pas mal. Ils avançaient tout deux à travers le parc, ils se perdirent ainsi dans le palais des glaces, prirent une belle frayeur dans la maison fantôme.
Le soleil commençait à décliner, laissant peu à peu place à un ciel plus sombre. Les teintes rouges orangées étiraient le ciel avec grâce. Finalement, il se décida pour une dernière attraction, ainsi il profiterait de ce spectacle en compagnie de son jeune protégé. Le blond dédia un sourire à Hiroshi et sans un mot, il l'entraîna avec lui, semblant parfaitement connaître le chemin. A vrai dire, depuis qu'il avait offert sa peluche à celui ci, il s'était peu à peu décrispé; il semblait moins en colère contre lui. C'était donc peu être le bon moment pour s'excuser et peu être arranger ce qu'il avait brisé... Il craignait que cela soit malgré tout inutile, il comprendrait d'ailleurs.
Hiroshi fronça un peu les sourcils en se demandant où son manager comptait l'entraîner comme ça. Il commençait un peu à avoir mal au pieds et cette ambiance un peu tendue le rendait mal à l'aise; c'était d'ailleurs la raison de son attitude toujours un peu distante. Finalement, ils s'arrêtèrent, l'américain semblait ravit de son choix. Hiro, lui, semblait un peu perplexe. Devant eux ce tenait la grande roue. Le guitariste leva les yeux et fixa le manège, un léger soupir passa ses lèvres.
Le blond eut un grand sourire lorsqu'ils montèrent enfin en cabine. Il vit l'espace d'un instant l'hésitation de son cadet et sans cri et garde, il le poussa non sans avoir eut droit à un petit grognement de désapprobation. K n'en tint pas compte, prenant place sur le siège, son regard venant se poser sur la peluche et son nouveau propriétaire.
Le jeune homme aux mèches auburn s'assit à son tour, il posa aussitôt son regard à l'extérieur. L'américain ne manquait pas de culot. Le pousser comme ça, il aurait pu tout aussi bien le faire rentrer à coup de pieds aux fesses tant qu'il y était. Hiroshi poussa donc un soupir exaspéré tandis que la roue se mit à tourner.
La cabine était plongée dans le silence; seul les bruits du mécanisme du manège résonnaient se mêlant aux cris des visiteurs du parc. Lentement, la roue tournait, de longues minutes interminables plongées dans ce silence pesant. Chacun des deux hommes ne sachant que dire.
L'américain cherchait un moyen d'aborder le sujet épineux qui lui avait valut un tel refroidissement de la part de son guitariste. Mais rien ne lui venait à l'esprit. Enfin, si, mais ce n'était certainement pas la meilleur méthode. Le blond se demandait d'ailleurs depuis quand il se faisait autant de soucis quant à la portée et l'interprétation qu'on ferait de ce qu'il disait.
Hiroshi, de son côté, se posait un partie les même question. Mais à cela s'ajoutait ce qu'il ressentait au plus profond de lui pour son manager. Et là... C'était à ses yeux mission impossible. Il ne pourrait lui dire réellement ce qu'il éprouvait. Surtout après ce que lui avait envoyé gentiment K à la figure...
Le blond posa alors son regard sur le guitariste. Il fut quelque peu soufflé par ce qu'il avait sous les yeux. Ces teintes chaleureuses et chatoyantes glissaient harmonieusement sur son cadet. Sa peau avait prit un aspect délicieusement nacré, proche de la pêche. Ses cheveux étaient telle la braise; rougeoyante et chaude. Cette même chaleur qui venait de prendre place en son corps, en son coeur.
Qu'attendait il, que faisait il encore là à le regarder? Il se le demandait lui même; il voulait s'excuser et montrer à Hiro qu'il n'était pas comme un fils à ses yeux? Il en avait l'occasion maintenant. Ils étaient seul, personne pour les déranger et surtout risquer de briser cet instant. Il n'avait que quelques pas à faire et tout ce malentendu pourrait, peut être, être balayé. Pour la première fois de sa vie, K hésitait, il craignait la réaction de quelqu'un quant à ses actions.
La grande roue s'arrêta une fois arrivée en haut. Le silence régnait en maître dans la cabine, le soleil couchant baignant des ses doux rayons celle ci. Finalement, K se lança et se leva pour venir s'asseoir prêt du guitariste. Celui ci fronça les sourcils se demandant certainement ce qu'il pouvait bien lui arriver. Mais en cet instant, il s'en moquait; il avait prit sa décision, et il l'assumerait, comme il l'avait toujours fait jusqu'ici. Il devait être fixé, il devait assouvir cette envie qui le brûlait depuis longtemps.
Hiroshi leva des yeux interrogateurs vers son manger. Que faisait il? Pourquoi venir s'asseoir ainsi à ses côtés. K avait un regard étrange, il semblait si sérieux et si décidé. Le cadet alla ouvrir la bouche pour demander mais il n'en eut le temps. Le guitariste ouvrit de grands yeux sous la surprise; il se retrouvait bâillonné par les lèvres de l'américain.
Elles étaient si douces, si chaudes, si sucrées. Il en avait tant rêvé en réalité, même s'il était aveugle, il n'aspirait qu'à cet instant; goûter ses lèvres... Hélas, cet instant tant désiré fut plus court qu'il ne l'aurait souhaité. Son aîné avait rompu cet instant et s'était écarté en détournant le regard.
A suivre...
Désolée pour cette longue attente, mais j'ai eut la grosse panne. J'espère tout de même que ce chapître vous plaira quand même.
Kissu Kira chan
