Réponse aux reviews

Spirit, merci pour ta review, la toute première que j'ai reçu en fait. Je vais essayer d'avancer régulièrement dans cette fic avant de penser aux prochaines.

Concernant mes couples préférés dans HP, je dois dire que mes goûts sont assez classiques mais il arrive qu'une bonne fic me surprenne et me fasse changer d'avis. J'aime par exemple certaines parodies potteriennes, tu connais Michael Gerber?

Karen, merci beaucoup ! Le mystère ne sera pas totalement éclairci dans ce chapitre, il faudra attendre le prochain pour entrevoir où je veux en venir. J'espère que ma manière d'écrire ne te décevra pas, comme ça tu pourras me faire encore des compliments.

Marie (et Sirius) ta review est très drôle et originale ! Même si pour l'instant tu es sur une fausse piste, quoique... Je ne peux pas en dire plus, patience ! Une faute de français seulement? ambiante... ok c'est noté, je n'ai pas pris la peine de corriger à la relecture, je l'avoue.

Dreyd, la confiance en moi n'est pas un de mes points forts et ce n'est malheureusement pas près de changer, mais j'y travaille ! Merci en tous cas pour cette review qui m'encourage, et j'imagine qu'Angelina serait ravie de rencontrer Diane, elles ont pas mal de points communs !

Note :

Ce chapitre ne me plaît pas beaucoup, mais il faut qu'Angelina revienne en Angleterre pour en venir au secret proprement dit. Alors s'il vous plaît, accrochez-vous, merci d'avance, même à ceux qui ne laissent pas de review.

DISCLAIMER :

Est-il utile de préciser que certains personnages, lieux et mots sont empruntés à l'imagination débordante de Joanne Rowling? Bon, comme ça c'est fait ! mais Angelina sa famille et son histoire viennent de ma petite tête.

Chapitre 2 Retour en Angleterre

Ce jour-là, mon père décida de fêter le déclin de Voldemort. Il tint aussi à nous parler. Il nous expliqua tout, tout sur Voldemort et sur ses serviteurs. Ceux qui allaient être jugés, ceux qui avaient été envoyés en prison sans même un procès et ceux qui feraient tout pour échapper à cette même prison qui était la pire qu'il puisse exister. Il avait souhaité que même malgré notre jeune âge et notre éloignement, nous sachions exactement qui avait été Voldemort et de quoi s'étaient rendus coupables ses fidèles appelés Mangemorts.

Le calme étant revenu en Grande-Bretagne, nous aurions pu retourner y vivre cependant, mes parents jugèrent préférable de nous laisser poursuivre nos études à Beauxbâtons plutôt que de nous faire encore une fois changer de vie. De plus, j'imagine que même pour eux, cela ne devait pas être si facile d'à nouveau quitter leur emploi pour tout recommencer. Nous sommes donc restés, passant nos vacances régulièrement au pays de notre enfance.

J'ai beaucoup aimé les années que j'ai passé en France. Tout était si simple, nous étions une famille unie et rien ne semblait pouvoir perturber notre bien-être. Je me suis également beaucoup plue à Beauxbâtons et, malgré la discipline, j'en garde un excellent souvenir ainsi que de très bons amis. Le fait d'être interne ne nous pesait pas trop car comme nous n'habitions pas très loin de l'école, cela nous permettait de rentrer à la maison un weekend sur deux et de profiter le plus possible de nos parents.

A la fin de mes études, je décidai d'entreprendre l'écriture d'un ouvrage consacré aux moldus et destiné aux sorciers trop souvent intolérants. L'idée de ce livre ne m'était pas venue subitement. Elle dormait dans un coin de ma tête depuis pas mal de temps déjà. Je m'étais promise de l'écrire à force d'observer dans mon entourage des comportements de rejet, de mépris dus la plupart du temps à l'ignorance et à la peur de la différence mais qui m'ont toujours révoltée.

La fin de mes études représentait exactement le moment propice pour commencer mes recherches. Je fis notamment des enquêtes auprès de sorciers pour mieux connaître et comprendre leurs sentiments envers les moldus.

Pendant ce temps-là, à mon grand regret, John partait pour tenter sa chance de l'autre côté de la Manche avec dans ses bagages sa guitare et ses chansons. Il ne s'installa pas à Londres. Curieusement, il préféra à l'agitation de la ville une maison beaucoup plus loin dans le nord qui appartenait à mes grands-parents et dont ils ne se servaient plus. Même sans cette maison qu'il affectionnait particulièrement, il serait retourné là-bas. Notre départ l'avait plus affecté que moi et son choix ne surprit personne. Il m'en a coûté beaucoup de le voir nous quitter, nous avons toujours été si proches. C'est mon travail qui m'a aidé à supporter son absence les premiers temps. Peu à peu, je m'accoutumai à ne plus le voir chaque jour.

Après maintes recherches, nuits blanches et discussions houleuses avec des éditeurs récalcitrants, je parvins enfin à en trouver un qui finit par céder.

Je n'ai d'ailleurs jamais réellement su s'il accepta de me publier par conviction ou pour se débarrasser de mes incessantes lettres.

"Les Moldus, des Sorciers comme les autres, la magie en moins!" parut l'année de mes vingt-trois ans. Les angoisses de mon éditeur furent calmées car, malgré le thème peu banal du livre, les ventes démarraient assez bien. Au bout de quelques mois, je reçus une lettre qui m'emplit de joie et lui d'incrédulité. Une maison d'édition anglaise me demandait un entretien afin d'exporter ce qui était censé être une catastrophe littéraire vers les librairies du Royaume-Uni. Je leur proposai de faire moi-même le travail de traduction en apportant certains changements au livre original exigés par la différence de culture entre autre. Ils acceptèrent et je me replongeai dans un travail plus casanier, moins laborieux.

Un matin, alors que je m'apprêtais à sortir faire quelques courses, j'eus la visite d'Archimède le hibou de John qui m'apportait une lettre réjouissante. John m'invitait à passer du temps auprès de lui. Pour me convaincre, il me vantait le calme de la maison, la beauté du paysage environnant et il insistait aussi lourdement sur le fait que pour avancer plus rapidement dans mon livre, il valait sûrement mieux rencontrer des sorciers anglais et baigner dans leur cadre de vie.

Ce dernier argument fit voler en éclats les derniers doutes qui subsistaient encore en moi et je renvoyai Archi avec ma réponse dès qu'il se fut suffisamment reposé.

Les préparatifs de mon voyage furent assez brefs. J'entassai pratiquement toutes mes affaires dans une immense valise et quand j'avertis mes amis que je partais, ils me demandèrent pour quand était prévu mon retour. Je pris alors conscience que je n'y avais pas pensé une seconde avant de réaliser que cela n'avait aucune importance. Rien ne m'attendait vraiment ici. Sam? Oh de toute façon, nous n'avions pas d'avenir ensemble ou plutôt, je ne me voyais pas finir ma vie à ses côtés...

Comment allai-je partir? J'optai pour l'avion, moyen de transport très pratique et confortable pour une sorcière qui connaît bien les inventions moldues.

Le au revoir à mes parents à la porte d'embarquement fut très éprouvant pourtant, nous savions tous trois que nous nous reverrions très vite. J'étais heureuse de revoir John après tout ce temps et cette pensée me réconforta quelque peu. En descendant de l'avion, je me précipitai vers notre point de rendez-vous. Enfin je l'aperçus et je me mis à courir dans sa direction. Une fois parvenue à sa hauteur, son air un peu gêné me stopa net dans mon élan. je le fixai, inquiète, et il me sourit d'un drôle de sourire crispé. C'est alors que je compris. Tout près de lui, se tenait une jeune femme brune et très jolie à l'air anxieux. Je leur souris largement à mon tour, soulagée. C'est ainsi que je fis la connaissance de Fidelia, la fiancée de mon frère.

Après avoir récupéré ma valise, il nous falut malheureusement nous séparer de Fidelia qui promit de nous rejoindre le prochain weekend.

John avait réservé deux places à bord du Magicobus. Cela promettait d'être beaucoup plus mouvementé que l'avion d'après ce qu'il m'en avait dit, mais comme nous devions d'avord nous arrêter sur le Chemin de Traverse avant de prendre la route de la maison, c'était la solution la plus pratique. La maison était située en pleine campagne, non loin du seul village entièrement peuplé de sorciers de toute l'Angleterre, Pré-au-Lard.