Disclaimer : Certains personnages, lieux et mots viennent de l'imagination fertile de Mrs Rowling mais Angelina, sa famille et tout ce qui lui arrive sont à moi.

Chapitre 6 : Les nuits se suivent mais ne se ressemblent pas

Ce départ me laissait un désagréable goût d'adieu et je regrettais de n'avoir pas plus insisté pour qu'il revienne, j'étais convaincue de ne plus jamais le revoir et cette perspective m'était insupportable. Mes craintes se révélèrent être sans fondement et furent totalement dissipées à peine trois jours plus tard.

Je vaquais à mes occupations tout en me reprochant intérieurement d'accorder toutes mes pensées à cet homme, pour qui je n'étais sans doute qu'une hôtesse accueillante. J'avais été incapable d'écrire quoique ce soit d'intelligible, j'étais sans arrêt distraite par le souvenir de cette longue nuit. Je prenais la ferme résolution de le chasser de mon esprit quand un grattement discret me fit sursauter, mettant un terme à mes récentes bonnes intentions. Je souris largement comme si j'avais reçu le plus beau cadeau d'anniversaire de toute mon existence et me précipitai vers la porte, le coeur battant à tout rompre. J'aspirai une grande bouffée d'air, adoptant un visage neutre. Le grattement se fit de nouveau entendre et j'ouvris.

Le chien noir, trempé jusqu'aux os entra en trombe et se métamorphosa aussitôt. L'homme qui le remplaça était aussi tremblant de froid et ses cheveux ruisselaient d'eau. Nous nous rendîmes près du feu et je le quittai quelques instants pour monter lui faire couler un bain chaud. Je posai près de la baignoire une épaisse serviette et des vêtements propres et secs, comme je l'avais fait lors de sa précédente visite.

Pendant que Sirius profitait des bienfaits de l'eau chaude après avoir passé des heures sous une pluie glacée, je me hâtai de réchauffer de quoi satisfaire son impressionnant appétit. Après son repas, nous nous installâmes sur le canapé, une tasse de thé fumant à la main. Nous discutions depuis quelques temps déjà, quand il ne résista plus et aborda un sujet qui lui tenait apparemment à coeur.

- Je suis retourné au château aujourd'hui.

- Quoi ? rétorquai-je incrédule. Pendant la journée ? et personne ne s'est rendu compte de votre présence ?

- Non, ils ne se sont aperçus de rien. Il faut dire que j'y suis allé sous l'apparence que vous êtes l'une des seules à connaître.

Il se leva soudain et se mit à faire les cents pas. Je le contemplai un peu inquiète appréhendant la suite.

- Je n'ai pas pu m'empêcher d'y aller. C'était le jour d'un match de quidditch, Gryffondor contre Poufsouffle. Et vous savez qui joue comme attrapeur dans l'équipe de Gryffondor ? Harry ! Je me suis perché sur le plus haut gradin et je l'ai regardé jouer.

Il harpentait fébrilement la pièce, visiblement enthousiasmé de pouvoir enfin partager cette nouvelle avec quelqu'un.

- Il vole vraiment très bien ! Pourtant, il y avait un orage et un vent violent. James était très bon, mais je crois que Harry est encore meilleur.

Il me commenta le match en détails, aussi surexcité que John quand il parle de son équipe de football favorite qui a disputé une rencontre particulièrement serrée, tournant toujours autour de moi, puis, son visage s'assombrit.

- Il filait vers le Vif-d'or en même temps que l'attrapeur adverse, quand les Détraqueurs ont envahi le terrain.

Je restai bouche bée, horrifiée par ce qu'il venait de me dire et surtout par ce que cela aurait pu entraîner. Je balayai cette pensée angoissante et il reprit.

- Je me suis alors éclipsé de toute la vitesse de mes pattes et je me suis réfugié dans la Forêt Interdite.

Quand il se rassit à côté de moi, il frissonnait et son visage était plus pâle que jamais. Je me doutais que cela était dû à l'évocation des Détraqueurs mais je renonçai à lui faire le reproche de son inconscience.

- Je ne sais même pas s'il a eu le Vif à cause de ces... finit-il par lâcher d'un ton amer.

- Je peux peut-être me renseigner sur le résultat du match en allant au village, mais dites-moi, vous avez froid? dis-je le voyant toujours frissonner.

- Oui, c'est vrai, j'ai froid. C'est curieux, ajouta-t-il en regardant le feu qui ronflait dans la cheminée.

Je me rapprochai alors de lui et posai une main sur son front, il était brûlant.

- Vous avez une belle fièvre, voilà ce qui arrive quand on passe sa matinée à regarder un match de quidditch en plein déluge, plaisantai-je avec un sourire attendri.

- Non, je ne suis pas malade, m'assura-t-il touchant à son tour son front.

- Si vous le dites, mais je vais quand même vous préparer quelque chose de ma composition au cas où j'aurais raison.

Il ne protesta pas.

- Vous devriez monter vous mettre au lit, vous aurez plus chaud sous la couette.

Quelques minutes plus tard, je m'approchai du lit où il était étendu et lui tendis mon breuvage. Il en but plusieurs gorgées avant de me demander en faisant une petite grimace.

- Je peux savoir ce que contient ce remède maison ? si ce n'est pas un secret bien sûr.

- Non pas du tout, il y a du lait, du miel, du citron et du rhum. C'est une recette Moldue qui me vient de ma mère, il n'y a donc pas la moindre petite plante magique là-dedans, mais c'est tout de même efficace.

- Ah ? fit-il, ce n'est pas mauvais finalement, et il porta à nouveau le verre à ses lèvres.

Je souris et m'assis au pied du lit pendant qu'il terminait de boire doucement.

Nous bavardâmes encore un moment puis je me levai en déclarant :

- Bon, je vais vous laisser vous reposer maintenant. Demain, vous irez beaucoup mieux, enfin normalement, si vous n'êtes pas sensible aux effets secondaires de mon médicament.

Il haussa les sourcils et je ne pus m'empêcher de rire.

- Oh ! désolée, ce n'était pas drôle, excusez-moi !

Il soupira puis rit à son tour.

- Si, ça l'était ! enfin ça l'est maintenant...

- Allez ! cette fois je vous quitte pour de bon, passez une bonne nuit.

Je partis à pas lents, presqueà regret, regardant l'homme disparaître presque entièrement sous les couvertures et s'y recroqueviller comme un enfant apeuré.

J'étais sur le point de m'endormir quand un gémissement me tira de mon demi sommeil.

J'entrai sans bruit dans la pièce où dormait Sirius qui semblait faire un cauchemar. Son corps était agité de soubresauts et il respirait bruyamment. Je m'avançai sur la pointe des pieds à son chevet et lui effleurai l'épaule et les cheveux. Il se rasséréna mais avant que je ne me décide à le quitter, il s'éveilla.

Il avait l'air complètement perdu et mit quelques temps avant de se redresser sur ses oreillers. Il alluma la lampe et me fixa d'un regard embrumé de fièvre.

- ça ne va pas mieux, je vous ai entendu alors... hésitai-je.

- Je vous ai réveillé, excusez-moi ... Ils étaient là... Ils voulaient me capturer... Où sont-ils ? dit-il d'un air affolé.

Je ne savais pas vraiment comment réagir face à un tel cauchemar, si c'en était un.

- Ecoutez-moi Sirius, vous êtes chez moi, vous ne risquez rien, il n'y a que vous et moi ici. Ce n'était qu'un mauvais rêve sans doute dû à la fièvre, tentai-je d'une voix apaisante en saisissant doucement sa main qui serrait convulsivement le drap.

Il sembla quelque peu recouvrer ses esprits.

- Cela paraissait tellement réel, comme à chaque fois.

- Je crois que je vais vous apporter une potion bien sorcière, qui va très vite vous remettre sur pieds et stopper ces cauchemars.

En me répétant sa dernière phrase, je me sentis soudain très bête. Même sans être malade il faisait très souvent ce genre de rêves, que ce soit le jour ou la nuit, il ne devait trouver que très rarement le repos. Je préférai taire mes considérations et courus chercher un flacon de Pimentine renforcée.

Je m'apprêtais à retourner me coucher quand je sentis une main sur mon bras.

- Angelina, cela vous dérangerait-il de rester un peu avec moi ? Je ne crois pas que je vais me rendormir tout de suite mais au cas où ... il déglutit difficilement avant de reprendre, au cas où ils reviendraient.

En quelques mots, j'avais entr'aperçu qui était Sirius Black ou plutôt ce qu'en avait fait son séjour à Azkaban. Sans répondre, je m'installai au bord du lit, essuyant d'un revers de manche les larmes silencieuses qui inondaient mes joues malgré moi.

Il garda ma main dans la sienne tout au long de notre conversation calme qui suivit. Au bout d'une heure, il me proposa d'aller dormir. Il me dit que ça allait mieux et que je ne devais plus m'inquiéter. Je choisis d'attendre jusqu'à ce qu'il s'endorme. Après un long moment de silence, sa respiration s'était ralentie, il avait fini par plonger dans un sommeil paisible. Je demeurai là, à le couver des yeux à la faible lueur d'un rayon de lune. Il avait l'air d'un jeune homme fragile dans un corps d'adulte accablé par la vie. Mais était-ce une vision objective ou bien une image fugitive inspirée entre autre par la fatigue ?

Je dégageai précautionneusement ma main mais il resserra sa prise en murmurant.

- Non, ne partez pas, s'il vous plaît Angelina.

Je soupirai, ne sachant que faire. Après un combat tortueux entre mon émoi, ma raison et l'épuisement qui s'emparait insidieusement de mon cerveau, je me glissai près de lui, dans la chaleur de son corps fiévreux et sans réfléchir, l'entourai de mes bras. Avant de sombrer à mon tour dans le sommeil, je sentis sa tête s'appuyer contre mon épaule et son corps se détendre.

Ce fut le soleil déjà haut dans le ciel qui me fit ouvrir les yeux. Je n'étais pas dans mon lit, pas dans ma chambre non plus d'ailleurs et j'avais la désagréable impression d'avoir fait quelque chose de complètement idiot et culpabilisant. Les événements de la nuit affluèrent peu à peu à ma mémoire et je compris l'origine de mon sentiment de gêne. Mon malaise redoubla quand je constatai que j'étais seule dans la pièce.

Rouge de honte et de dépit, je fonçai dans la salle de bains, persuadée que l'homme dans le lit duquel je m'étais introduite s'était évaporé dans la nature. Je pris une longue douche en me maudissant d'avoir été aussi stupide. Que pensait-il de moi à présent ? et pourquoi s'était-il sauvé ainsi ? Il n'était pas si malade que ça s'il avait eu la force de repartir comme un voleur. Je le dégoûtais à ce point, ce fugitif que j'avais soigné et à qui je faisais aveuglément confiance ! Non, tout était de ma faute, je m'étais conduite comme une...

Je marchais rageusement vers la cuisine, ma seule idée étant de boire une tasse de café fort qui pourrait peut-être remettre d'aplomb mon cerveau survolté, quand je heurtai Sirius de plein fouet alors qu'il se dirigeait vers l'escalier. J'eus le temps de remarquer qu'il était toujours très pâle, mais qu'il arborait un vague sourire avant qu'il ne m'interroge :

- Il y a un problème ? Vous devez sortir peut-être.

Je n'en crus pas mes oreilles, il agissait comme si de rien n'était. J'avais pourtant passé la nuit avec lui ! ce qui était une attitude pour le moins anormale enfin à mon avis et il ne se préoccupait que de savoir pourquoi j'étais aussi pressée... Je lui répondis enfin :

- Je ne vais nulle part ! Je croyais que vous étiez parti quand je... je me suis réveillée, déclarai-je tout à fait perdue.

Son sourire s'élargit.

- Parti ? Non, j'ai voulu vous faire une surprise c'est pour cela que je vous ai laissé dormir.

Je me détendis légèrement.

- C'est quand même à cause de moi si vous vous êtes endormie si tard.

Là, il avait raison. C'était lui qui n'avait pas voulu lâcher ma main, sans cela, je serais allée rejoindre ma chambre. Je n'aurais tout de même pas dû rester assise toute la nuit. Je savais que je m'inventais de bonnes excuses, mais je décidai d'arrêter de me reprocher quelque chose que je ne pouvais plus changer.

- Vous venez ? C'est prêt, j'allais monter voir si vous étiez levée.

J'ouvris de grands yeux étonnés. Il avait préparé une somptueuse table au milieu de laquelle trônait un très joli bouquet de fleurs odorantes.

- C'est une très belle surprise, merci.

- Ce n'est rien, je voulais m'excuser pour la soirée que je vous ai fait passer.

Je ne répondis rien, me contentant de rougir comme une adolescente. Puis, en me servant une tasse de café, je lui demandai.

- A propos, vous n'avez plus de fièvre ? Vous vous sentez bien ?

- Je me sens encore un peu faible mais ça va quand même mieux. Je ne sais pas si c'est grâce à la boisson Moldue ou à la Pimentine mais je sais au moins que c'est grâce à vous.

Ma cuillère m'échappa des mains et je me retins de réppliquer encore sur la défensive. Il nota ma confusion et affirma :

- Vous n'avez rien fait de mal ou de déplacé Angelina, inhabituel peut-être, mais rien de grave. Vous avez gardé mon sommeil, m'évitant de nouveaux cauchemars c'est tout.

Malgré ses paroles, je voyais bien qu'il était aussi gêné que moi. Je conclus alors qu'il valait mieux ne plus revenir sur le sujet.

Nous passâmes une journée tranquille et une nuit normale, chacun dans notre lit respectif. Siriusprit congé le lendemain après qu'il ne soit totalement guéri. Je parvins à lui faire promettre d'aller et de venir comme il lui plaisait. Ainsi, il apparaissait souvent dès le crépuscule et restait parfois plus d'une nuit. Nous parlions énormément de toutes sortes de choses, partageant nos enfances qui avaient été si différentes.

Il avait longuement hésité à aborder son rapport avec ses parents, leur déception quand il avait été envoyé à Gryffondor, leur préférence manifeste pour son frère qui avait clairement exprimé ses idées en devenant un Mangemort, et même, pire que tout, leur mépris le concernant.

Il disait les mépriser aussi, mais il avait certainement souffert, comment pourrait-il en être autrement ?

Il me raconta également les meilleurs moments de sa vie, à Poudlard en compagnie de ses amis les Maraudeurs et quelques-unes de leurs incroyables aventures. Dans ces moments-là, il changeait du tout au tout. Son visage prenait un air rieur, ses yeux gris se teintaient d'une éphémère insouciance mais cela ne durait malheureusement que trop peu.

Je me sentais de plus en plus proche de lui, et pensais le connaître mais parfois, il m'échappait quand il se retranchait dans un silence que je ne savais rompre.

Une nuit de décembre, nous nous étions couchés après l'une de nos conversations désormais coutumières, quand je fus éveillée en sursaut par un bruit sourd.

Je m'extirpai péniblement de mon édredon et je me vêtis en hâte pour descendre.

Sirius se trouvait dans le hal. Il était habillé et déposait un morceau de parchemin sur une console près de la porte. Quand il me vit, il tressaillit.

En un clin d'oeil, j'analysai la situation et m'écriai :

- Vous alliez partir ? Comme ça en pleine nuit et sans rien dire ?

Il ne se défendit pas et baissa les yeux.

- Vous ne pouvez pas faire ça ! J'ai fait ou dit quelque chose qu'il ne fallait pas ?

Il hocha négativement la tête.

- Alors, pourquoi ? J'ai besoin de comprendre !

D'un air atrocement embarrassé il finit par répondre :

- Si j'ai décidé de partir, c'est parce que j'ai peur que cela ne devienne dangereux pour vous de me recevoir ainsi chez vous chaque soir. Tôt ou tard, quelqu'un s'en rendra compte et je ne veux pas que vous preniez le moindre risque pour moi.

- Vous ne croyez pas que vous vous deviez de m'en parler avant de fuir comme ça ? Vous savez, je suis adulte et je suis capable de juger ce qui est dangereux ou non pour moi ! Vous n'avez plus confiance en moi peut-être, ou alors vous n'avez aucune considération pour ce que j'aurais pu éprouver en trouveant votre petit mot.

- Evidemment j'ai confiance en vous, vous êtes actuellement la seule personne à qui je puisse me fier, reprit-il avec force, cela n'a rien à voir avec ça, c'est simplement que je ne veux pas que vous ayez de problèmes par ma faute et il y a autre chose, depuis que vous me connaissez, vous n'avez reçu aucun ami et vous n'écrivez presque plus. Vous ne pouvez pas gâcher votre vie pour un ...

- Et vous pensez qu'en disparaissant au beau milieu de la nuit je vais reprendre une vie sociale, annoncer à tout le monde que tout va bien et vous oublier comme si je ne vous avais jamais rencontré ? Vous aviez peur de gâcher ma vie, vous êtes bien parti pour y arriver, passer cette porte en ignorant totalement mon avis, vous n'auriez pas pu trouver de meilleur moyen.

Je ne contrôlais plus mes paroles et mon coeur était douloureusement serré. Je sentis un goût salé emplir ma bouche. Il me regardait fixement, le visage déconfit et parla d'une voix encore plus rauque que d'ordinaire :

- Je voulais attendre demain mais j'ai eu peur de ne pas avoir assez de courage pour vous dire tout cela et partir ensuite. J'ai préféré le faire sans avoir à vous regarder en face, par lâcheté je l'avoue. Je pensais que cela serait plus facile pour vous et surtout pour moi. Ce que vous ressentez a une très grande importance à mes yeux mais il ne faut pas que tout recommence. Les gens que j'aimais le plus sont morts à cause de moi, je ne peux pas me permettre de m'attacher à vous davantage. S'il devait vous arriver quelque chose, je ne pourrais pas le supporter.

Il me saisit les mains et contempla les larmes qui continuaient de couler sur mon visage.

- Je ne mérite pas que vous vous mettiez dans cet état pour moi Angelina mais si vous essayez de pardoner mon erreur... je promets de ne plus fuir.

Il serrait mes mains dans les siennes et ses lèvres tremblaient.

- Je suis stupide, c'est moi qui suis désolée. Si c'est ce que vous désirez, vous devez partir, je ne peux vous retenir.

Mon coeur battait très vite, je venais de lui dire qu'il pouvait s'en aller et j'étais terrorisée à l'idée qu'il le fasse. Je m'accrochais désespérément à lui comme une nauffragée à un morceau de bois.

- Je ne peux plus partir maintenant, dit-il dans un souffle.

Tenant toujours mes mains, il me ramena doucement dans le salon et me conduisit vers le canapé. Assis côte à côte, nous marquâmes une pause. Je cherchais à m'expliquer mes réactions et les émotions qui m'assaillaient et lui tentait sans doute de trouver un moyen de me faire oublier son idée de se fondre dans la nuit. Enfin, il se tourna lentement vers moi.

- Est-ce que vous pourrez un jour me pardonner ?

- Je pense que c'est possible dis-je en essayant de garder la tête froide. Mais seulement si vous promettez de ne plus jamais me faire ça.

Il passa un bras autour de mes épaules.

- Plus jamais, je ne veux plus vous revoir pleurer.

Mes oreilles bourdonnaient étrangement et une douce chaleur m'envahit.

- Alors tâchez de tenir votre promesse et je ...

Mes derniers mots moururent sur ses lèvres.

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Réponse aux reviews

Alixe, ta grand-mère a vraiment servi un p'tit-dej à un cambrioleur ? et moi qui trouvais Angelina courageuse ! à bientôt !

Dreyd, après ce chapitre j'espère que ma fic aura toujours une priorité !

Quelle review toute en rime, tu l'avais fait exprès ? L'héroïne n'est pas très farouche mais tu lui pardonneras je pense.

Au plaisir de nous rencontrer, par la plume ou face à face !

Titania, eh bien voici la suite, avec comme tu m'avais demandé, des nouvelles de Sirius. Et tu sais, des reviews comme ça, j'en lirais des tonnes, merci.

M4r13, merci pour tes critiques qui sont toujours constructives même si, avec ma tête de mule je suis toujours aussi bornée.

Angelina, comme tu le vois, ne se retient plus vraiment mais comment résister...

Merci encore et à bientôt pour ton nouveau chapitre j'espère.

Britany LovArt, ah ! encore une review très flatteuse pour mon égo, MERCI ! mais tu n'es pas obligée de te prosterner, continue de me faire part de tes reviews, ça me satisfait !

Karen, et voici mon nouveau chapitre ! ce n'est pas un beau cadeau d'anniversaire ça ? Ok, trop facile... je pense que cette partie répond à ta question, mais est-ce que cela va devenir une love-story

En espérant que ça te plaise toujours autant, merci !

Wallen, j'en arrive à toi, qui m'a laissé une review à chaque chapitre, toi, qui a touché aux points qui me sont chers, toi... ok, les détails :

1 : Tout y est ! tu complimentes mon style, regonfle mon égo, qui doute souvent sur son talent pour l'écriture, tu aimes mon résumé, parfait quoi !

2 : Oui, les hommes ... entre un frère cachotier et un Sam mystérieux dont tu es la seule à m'avoir parlé, /alors tu penses toujours qu'il aura un rôle dans cette fic?/ et son travail d'écrivain /bien deviné, rupture de stock/ il ne manquait plus qu'un évadé pour faire le bonheur d'Angelina !

Heureuse que tu aies apprécié le titre du bouquin, j'ai mis du temps pour en trouver un qui me convienne.

3 : Oui, cette étrange relation va sans doute se compliquer, qui sait... Tu as souligné cette jalousie d'Angie à l'encontre d'un éventuel maître, /j'aime bien ça aussi, ça montre que peut-être, il existe vraiment un sixième sens/

4 : L'intrigue en or, vraiment ? j'espère ne pas la gâcher ! heureuse que tu aies apprécié la scène du vrai tête à tête et également le passage sur l'acceptation des différences, même si ce n'est pas toujours évident comme tu le dis.

5 : Euh... une relation qui avance doucement mais sûrement... désolée, mais ça n'a plus l'air d'être le cas, mais pour ma défense, ils n'ont pas beaucoup de temps alors...

En tous cas merci encore pour tes reviews si justes et j'espère que ce changement de situation ne t'embêtera pas trop !

Merci à vous, qui me reviewez et qui m'avez mise dans vos alerts et merci aussi d'avance à ceux qui me laisseront un petit mot cela fait tellement plaisir... oh et puis, c'est vous qui voyez !

A bientôt