Bonjour à tous ! L'excellent et très pratique mode d'emploi pour ce site merveilleux mais totalement anglophone qu'est créé par Alixe et Lisandra est à présent disponible à l'adresse suivante :

ffnetmodedemploi.free.fr

De l'inscription à la mise en ligne d'une fic en passant par les incontournables reviews, tout y est, et en français s'il vous plaît ! Alors n'hésitez pas ! Leur travail est vraiment remarquable et mérite des félicitations !

Si vous aussi souhaitez faire connaître ce guide très pratique pour ceux qui ont quelques problèmes avec l'anglais ou même la mise en page, il suffit d'ajouter FanFiction – mode d'emploi à vos auteurs favoris soit le : 577456 et le tour est joué !

Merci de faire passer l'info, c'est important !

Disclaimer : certains personnages, lieux et mots sont la propriété intellectuelle de Mrs Rowling, mais Angelina, sa famille et son histoire sont à moi.

Chapitre 8 : Un passé très présent

Malgré ses aspects positifs, cette dispute aussi infime quelle fut, m'avait quelque peu ébranlée et j'espérais bien ne pas avoir à retenter l'expérience de si tôt, même si, la réconciliation avait été plus que réconfortante. L'état d'évadé de Sirius n'était déjà pas facile à gérer, il valait mieux éviter d'ajouter le poids de querelles stupides à la tension qui m'oppressait de temps à autre.

Janvier avait beau être aussi froid et neigeux que d'ordinaire, nous reprîmes avec plaisir les promenades que nous affectionnions tant, peut-être en partie parce qu'elles nous avaient permis de nous rencontrer. J'avais renoncé à travailler et appréciais pleinement les sorties en compagnie de Sirius, tantôt silencieux et gambadant autour de moi, tantôt sous sa forme humaine quand nous étions certains que personne ne pouvait nous apercevoir. Rien de tel que de s'aérer l'esprit pour oublier les Détraqueurs et autres articles diffamants de La Gazette du Sorcier ! Nous choisissions des endroits discrets à l'abri des arbres et plutôt retirés afin de pouvoir guetter sans être vus d'éventuels arrivants. Sirius se moquait gentiment de mes jumelles moldues ainsi que de plusieurs de mes habitudes comme la cuisine sans baguette et mon entêtement à préférer la marche à pieds au transplanage, mais on ne renie pas la moitié de sa vie en un coup de baguette magique.

Toute la famille de ma mère est Moldue, nous avons donc dû nous adapter hors de l'école à une vie ordinaire et à présent que je pouvais utiliser la magie sans aucune contrainte, je persistais à découper moi-même mes légumes et goûtais volontiers à la fraîcheur de l'air sur mon visage en me rendant au village ou à la gare.

Je faisais preuve d'une prudence que je voulais infaillible et que Sirius qualifiait d'excessive, ainsi, j'avais recommencé avec réticence mes apparitions régulières aux Trois Balais et dans les boutiques de Pré-au-Lard et j'allais même jusqu'à approuver du bout des lèvres la présence des gardiens d'Azkaban si, par hasard, au détour d'une conversation on me demandait mon avis sur la question. Cela m'obligeait à produire des efforts surhumains pour contenir ma rage et ma frustration.

Sur le chemin du retour, je surveillais attentivement mes arrières de peur d'être suivie et mon humeur massacrante s'exprimait librement une fois ma porte franchie.

« Je ne peux plus supporter tous ces gens qui crachent leur venin sans savoir de quoi ils parlent ! Est-ce qu'il leur arrive de réfléchir de temps en temps ? Est-ce qu'ils se posent la moindre question avant de juger ? Non. Ils préfèrent garder leurs œillères et suivre la voie qu'on a tracée pour eux ! C'est tellement plus simple : si c'est écrit dans le journal, alors c'est forcément la vérité … »

Quand la pression retombait, Sirius m'offrait un sourire las et désabusé en me prenant dans ses bras, visiblement touché par mes récriminations et se hâtait d'attirer mon attention sur un sujet plus léger comme le prochain match de Quidditch de Gryffondor qui devait être imminent par exemple.

- Je vais retourner le voir jouer. Non, ne dis rien, je resterai plus en retrait cette fois ! Je suis sûr que l'Eclair de Feu lui convient très bien.

Chaque samedi matin, et quoique je puisse dire, il sortait de bonne heure, espérant à chaque fois que celle-ci serait la bonne.

Il revenait plus tard, désappointé et refermé sur lui-même pour quelques instants douloureux.

La nuit qui précéda le premier samedi du mois de Février, je fus éveillée par les marmonnements de Sirius toujours endormi. Jusque là, il n'y avait rien d'anormal, il parlait souvant dans son sommeil. Généralement il me suffisait de l'enlacer pour l'apaiser mais cette nui-là, il parla de plus en plus clairement et de plus en plus fort puis s'agita violemment. Au bout d'une ou deux minutes, je parvins à le sortir de son cauchemar le plus doucement possible. Il s'assit brusquement, essoufflé et les yeux exorbités. Je l'entourai de mon bras et après avoir calmer sa respiration, il me fixa, le regard teinté d'une détermination farouche presque effrayante puis il me dit :

- Il faut que je le retrouve ! Il faut qu'il paie pour ce qu'il leur a fait ! Puisque le chat n'a pas réussi à me l'amener, c'est moi qui irai le chercher.

Ensuite, il se leva et quitta la pièce sans se retourner.

Je tardai à le rejoindre. Je l'entendais faire les cent pas dans le salon et après une âpre hésitation je n'y tins plus et descendis à mon tour. Quand je me glissai sans bruit dans la pièce faiblement éclairée, Sirius s'était finalement recroquevillé sur le canapé. Il était là, les genoux repliés contre la poitrine et la tête dans les mains, comme un enfant apeuré où craignant une menace. L'impuissance familière qui accompagnait immanquablement ses moments d'accablement m'assaillit. Les dents serrées et la gorge nouée, je pris place à ses côtés au cas où ma présence pourrait alléger cette sourde culpabilité et ce besoin vital de vengeance qui le dévoraient.

Sans une parole ni un regard, il se lova contre moi et serra fébrilement ma main. Je me mordis l'intérieur des joues pour maîtriser le flot d'émotions qui menaçait de me submerger.

Après un bref silence, il murmura :

- Cela ne finira jamais ! Tant que Pettigrow sera en liberté, tant que je devrais vivre caché comme un criminel en fuite, je ne verrai pas cesser ces cauchemars.

- Mais tu ne vas pas pénétrer à nouveau dans le château n'est-ce pas ?

Au-delà de sa détresse, la question m'avait échappé et j'avais resserré mon étreinte comme s'il risquait de se volatiliser sur le champ. Je savais parfaitement que même s'il ne le ferait pas immédiatement, je ne pourrais pas le retenir éternellement mais je comptais bien repousser cette périlleuse échéance. S'il voulait retrouver un semblant de paix, il devrait tout faire pour se venger de la trahison de l'homme qui se disait leur ami et ce malgré mes craintes peut-être égoïstes et mes prières pour le garder auprès de moi à l'abri du danger.

Il soupira bruyamment mais ne répondit rien, évitant un mensonge inutile. Nous finîmes par remonter nous coucher pour une fin de nuit sans réel sommeil, nous réfugiant l'un vers l'autre pour tromper l'implacable réalité.

Le lendemain matin, Sirius se leva d'un bond en se souvenant qu'on était samedi et se hâta de se préparer. Le cauchemar et les préoccupations de la nuit avaient fait place à l'excitation impatiente qui précédait ses escapades vers le terrain de Quidditch. Ne souhaitant pas gâcher sa fragile gaieté, j'essayai d'apprivoiser inutilement l'anxiété qui me gagnait à chacune de ses sorties qui devaient l'entraîner trop près de l'école ou du village.

Nous terminions tranquillement notre petit déjeuner en bavardant du probable match, lorsque trois coups sonores contre la porte me firent sursauter. Mon cœur sembla s'arrêter, puis cogna comme un tambour dans ma poitrine.

Je bondis sur mes pieds, imitée par un Sirius extrêmement pâle. Dans un réflexe, j'attrapai sa tasse et la jetai précipitamment dans l'évier.

Je file ! Souffla-t-il, à plus tard !

- Non ! Attends ! Promets-moi que tu seras prudent.

Il acquiesça d'un signe de tête puis m'embrassa passionnément, comme s'il me donnait un baiser d'adieu. Un peu déstabilisée, je continuai cependant :

- Et promets-moi que tu n'essaieras pas de t'introduire dans le col …

Je n'achevai pas ma phrase. Le gros chien noir se dirigeait déjà vers la porte de derrière qu'il ouvrit de sa patte, avant de disparaître dans l'air clair et frais.

Les coups reprirent et je refermai derrière lui à contrecoeur en maudissant intérieurement l'importun qui aurait pu nous coûter très cher.

- J'arrive ! Lançai-je d'une voix étonnamment maîtrisée comparée aux battements frénétiques de mon cœur.

Qui cela pouvait-il être ? Les rares personnes qui me rendaient visite m'en avertissaient toujours avant … C''était probablement un habitant du village … Et si c'était quelqu'un du ministère qui recherchait Sirius ? Si quelqu'un l'avait vu lors de l'une de nos promenades ? J'aurais peut-être dû le retenir, après tout, personne ne connaissait le rapport entre lui et le chien errant …

Mes mains tremblaient tellement que je dus m'y reprendre à deux fois avant de parvenir à déverrouiller la porte. J''inspirai profondément en tournant la poignée n'osant pas affronter le regard de mon visiteur matinal qui s'écria :

- Ah, enfin ! Ça fait plus de cinq minutes que j'attends dehors !

Je me décidai à ouvrir de quelques centimètres.

- Eh oui, c'est moi ! reprit la voix féminine d'un ton enthousiaste cette fois.

Je poussai un profond soupir de soulagement et à la voix, succéda le visage radieux de mon amie Fostine. Rassurée mais toujours furieuse, je m'efforçai de dissimuler ma mauvaise humeur et ma terreur à peine évanouie derrière une expression de surprise.

- Fostine ! Ben ça alors, si je m'attendais !

- Tu sais, c'est ce qu'on appelle une surprise et celle-là est particulièrement réussi, non ? dit-elle dans un sourire triomphant qui se changea en une moue dubitative, qu'est-ce qu'il y a ? On dirait que tu as vu un fantôme !

- Un fantôme ? Non, il n'y a pas de fantômes ici, dans la Cabane Hurlante oui, mais ici … ici il n'y a que moi …

Je m'apercevais trop tard que mes paroles étaient pour le moins confuses et que je me tenais toujours dans l'entrebâillement de la porte, comme si je recevais un représentant indésirable. Je m'effaçai pour la laisser entrer et elle me sauta au cou, en bonne vieille amie qu'elle était. Je lui rendis maladroitement son étreinte.

Il s'était produit tant de changements en moi en si peu de temps sans même que je ne m'en aperçoive, lors de sa première visite j'avais été enchantée de passer quelques jours avec elle et aujourd'hui, je n'étais même plus capable de l'accueillir convenablement, c'était pourtant toujours Fostine, mon amie et confidente …

Après cette rapide introspection, je lui offris mon meilleur sourire.

- Viens, entre !

- Alors, cette surprise ? J'ai quelques jours de libres et je me suis dit, ça fait six mois que je n'ai pas vu ma meilleure amie, je vais aller passer mes vacances avec elle. Je sais que tu es très seule dans ta maison au milieu de nulle part mais je suis là pour t'apporter des nouvelles du monde civilisé et surtout pour qu'on profite d'un peu de temps entre filles, comme avant.

Cette tirade me laissa sans voix. En six mois, Sirius était entré dans ma vie et l'avait complètement métamorphosée. Sa présence suffisait à combler ma solitude et les quelques nouvelles du monde qui se débrouillaient pour me parvenir me satisfaisaient amplement.

En six mois, j'avais définitivement cessé de ressembler à toutes celles de mon âge, toutes mes amies qui avaient une vie « normale » avec certes, quelques blessures, quelques déceptions et quelques passions aussi mais était-ce comparable avec le tournant étrange et intense qu'avait pris la mienne ? Bien entendu, j'étais consciente que mon jugement manquait singulièrement d'objectivité, c'était cependant une évidence qui me sautait aux yeux pour la première fois et au lieu de m'effrayer elle me permit d'éloigner pour un temps les ressentiments que m'inspirait cette visite impromptue.

Fostine était face à moi, rayonnante et avide de m'apprendre tout ce que j'avais eu l'indécence de rater.

Elle commença donc à me faire partager tout ce dont elle était au courant sur toutes sortes de gens et de choses qui me laissaient curieusement indifférente. Etais-je devenue profondément égoïste ? Seules quelques nouvelles concernant des personnes dont j'avais été proche et que j'avais perdu de vue retinrent mon attention.

Après un discours interminable, Fostine s'arrêta pour boire une gorgée de son thé refroidi et pour reprendre son souffle.

- Et toi ? Finit-elle par demander.

Prise au dépourvu je me contentai d'un : « oh heu … moi, oh tu sais, la routine … » trop vague pour tromper mon amie.

- Et c'est tout ? Pas d'homme à l'horizon ? Comment va ce Jeff qui vend les fruits et les légumes ?

- Oh Ted ? Tu plaisantes j'espère !

Je préférai détourner la conversation sur John et Fidelia qui s'installaient à Londres tout en sachant pertinemment que Fostine ferait tout pour ramener un sujet qui lui tenait à cœur sur le tapis, et dans ce cas précis, ma vie sentimentale. Si elle mordait à l'hameçon du « il n'y a vraiment personne » elle me ferait une liste détaillée des qualités de tous les jeunes et beaux célibataires qu'elle côtoyait.

J'avais repoussé plus ou moins subtilement ses assauts et le reste de la journée me prouva que notre amitié avait encore de beaux jours devant elle. Nous partagions toujours une complicité qui m'étonna, et, grâce à son sens de l'humour particulier, je réussis même à me détendre un peu, même si, la nuit suivante, je dormis très mal. Sirius n'avait fait aucun signe. Avait-il eu la chance d'enfin voir son filleul jouer ? Où se cachait-il par ce froid ?

Le lundi matin, Fostine m'obligea presque à me rendre présentable pour aller au village. A l'entendre, rien ne pourrait me faire plus de bien que de voir plus souvent d'autres sorciers surtout quand je ressemblais à une fille. Peu convaincue mais n'ayant aucune excuse pour refuser, je cédai et achetai même quelques nouvelles robes dans la boutique où elle m'entraîna, ma coquetterie endormie ayant été piqué au vif par ses remarques. Il faut également dire qu'à côté de la jeune femme sophistiquée qui m'accompagnait je faisais pâle figure.

Nous déjeunâmes dans un petit restaurant très agréable et je me pris à regretter de ne pas pouvoir faire de même avec Sirius …

A peine avais-je cessé de songer aux sorties publiques que nous n'aurions peut-être jamais, que des bribes de la conversation de nos voisins de table m'interpellèrent.

- Oui, tu n'en as pas entendu parlé ? Sirius Black s'est à nouveau introduit à Poudlard ! Il a essayé de tuer Harry Potter mais c'est un de ses camarades qui a failli y passer. En se réveillant au milieu de la nuit, il s'est retrouvé nez à nez avec Black et son couteau …

Ma tête se mit à tourner et des fourmillements parcoururent mes mains.

- Et alors ? Ils ne l'ont pas eu, sinon ça se saurait !

- C'est ça le plus fort ! Il s'est enfui sous le nez de tout le monde …

Il avait réussi à fuir, il avait réussi à fuir … Je me répétai cette simple phrase et m'y accrochai de peur de défaillir.

Par chance, Fostine avait choisi ce moment pour s'absenter et quand elle revint elle s'empressa de me faire part de sa discussion avec l'une des serveuses de l'établissement.

- Alors comme ça, le criminel le plus recherché de tout le Royaume-Uni rôde dans les environs, peut-être même tout près de chez toi et tu ne m'avais rien dit ? Moi, à ta place … Angelina, ça ne va pas ? Tu es plus blanche que la nappe !

Je m'étais levée, contenant difficilement la colère qui gonflait mon cœur.

- Je vais rentrer, je ne me sens pas très bien.

- Tu veux que je vienne avec toi ? J'avais prévu de voir d'autres magasins mais …

- Non, reste ! Je ne serais pas de bonne compagnie, je vais me reposer.

Sans ajouter un mot, je traversai la salle à grandes enjambées, payai nos repas et une fois dehors je transplanai à quelques mètres de la maison.

Je n'avais aucune envie de dormir et je ne trouvai rien d'autre pour évacuer mon malaise que de marcher.

J'allai droit devant moi sans but précis, d'un pas rapide et décidé, ressassant les derniers événements. Le cauchemar de Sirius, l'arrivée de Fostine, et maintenant, ma pire crainte qui se réalisait … Tout s'était enchaîné si vite !

Il fallait que je trouve une explication à fournir à la perspicace Fostine que je ne pouvais pas blâmer davantage, mais mon désir le plus cher était d'apercevoir une paire d'yeux brillants ou une ombre furtive, une silhouette familière. Je priai le ciel de toutes mes forces, mais après quelques heures d'errance désespérée, sans croiser ni homme ni chien, je me résignai à revenir sur mes pas.

La fatigue avait pris le dessus sur tout autre sentiment et j'arrivai devant ma porte totalement vidée de toute énergie.

Une fois à l'intérieur, Fostine se rua sur moi en s'écriant d'une voix aiguë :

-Mais où étais-tu passée ? J'étais sur le point d'avertir quelqu'un ! Quand je suis revenue il y a déjà … En fait juste après ton départ, je suis montée dans ta chambre pour voir si tout allait bien et tu n'étais nulle part ! Tu aurais pu au moins laisser un mot !

Je faillis m'emporter à nouveau en lui répliquant que j'étais assez grande pour aller où bon me semblait sans l'avertir si cela me chantait, mais l'inquiétude peinte sur son visage stoppa net mon élan et une bouffée de culpabilité envers cette amie qui avait fait des centaines de kilomètres pour me voir et qui n'était pas censée avoir une autre opinion que tous les autres sur Sirius empourpra mes joues.

- Oh excuse-moi ! J'ai eu besoin d'air et je n'ai pas vu le temps passer.

- Tu sais, si tu voulais être seule il fallait me le dire, j'aurais pu comprendre ! Par contre, si tu pouvais m'expliquer ce qu'il t'a pris, parce que là, j'avoue que je sèche… Enfin, si tu veux bien m'en parler …

- Oh ça n'a rien à voir avec toi, c'est à cause des deux gars à la table derrière nous … ils jugent et parlent et cela m'a énervé c'est tout …

- C'est à cause de ces deux idiots que tu t'es mise dans un état pareil ? Ils n'en valent pas la peine ! Je ne veux même pas savoir de qui ou de quoi ils ont dit du mal. Tu devrais les ignorer à l'avenir, ça m'embête beaucoup que tu te sois rendue malade pour ces …

Je fus soulagée de l'entendre dire cela. Elle n'allait plus me poser de questions sur mon comportement et je n'avais même pas eu besoin de lui mentir, un mensonge par omission ce n'est pas vraiment un mensonge …

- Oui, je sais que tu as raison, mais il y a des jours ou on est plus sensible que d'autres. Je suis désolée de t'avoir laisser tomber toute à l'heure et aussi de ne pas t'avoir dit où j'allais.

Là, je ne mentais pas du tout, j'étais très irritable et angoissée ces trois derniers jours et j'étais sincèrement navrée de mon attitude à son égard depuis son arrivée. Elle me scruta encore quelques instants puis ajouta :

- Allez, je te pardonne, mais il faudrait vraiment que tu penses à te trouver un compagnon ! Je connais un jeune homme qui vient de s'installer pas très loin d'ici, tu pourrais peut-être lui montrer quelques endroits qui te plaisent, il s'appelle Hubert et …

- Hubert ? Oh non, je crois que je ne suis pas un excellent guide touristique ! Et Hubert ! C'est le prénom de mon grand-père !

Comme je l'avais pressentit, elle me vanta la situation d'Hubert, l'humour de Paolo, le charme anglo-saxon d'Andrew et même les superbes fesses de Diego. Je lui assurai de réfléchir à ses propositions de rendez-vous arrangés en songeant que l'homme qui avait pris tant d'importance en si peu de temps avait un charme fou, un humour incomparable quand il le voulait et que ses fesses pouvaient sans aucun doute rivaliser avec celles de ce Diego, malheureusement, je ne dormirais pas avec lui ce soir encore …

Fostine devait me quitter le mercredi soir pour aller skier dans les Alpes avec des amis. Elle passa la soirée précédant son départ à me supplier vainement de partir avec elle. Moi, je passai cette même soirée à refuser poliment mais fermement tout en fixant sans grand espoir l'obscurité à travers la fenêtre du salon. A plusieurs reprises, je fus sur le point de lui confier ma relation avec Sirius mais je reculais à la dernière seconde. Avais-je le droit de lui faire porter le poids du secret ?

Le lendemain, je la reconduisis aux Trois Balais en fin d'après-midi afin qu'elle emprunte la cheminée pour se rendre chez un certain Bob.

Nous nous promîmes de nous écrire et elle souffla pour la dernière fois les prénoms de ses amis célibataires à mon oreille avant d'entrer dans les flammes vertes de l'âtre.

Le pub était désert mais la patronne m'invita cependant à m'asseoir et à prendre quelque chose si je le désirais. Elle prit place face à moi et lança cordialement une conversation :

- Ces Détraqueurs ! Ils font peur aux clients ! Vous voyez, il ne fera nuit que dans une heure à peine et ils sont déjà tous chez eux. Depuis dimanche, ils sont terrorisés à l'idée de rencontrer l'un des gardiens d'Azkaban ou pire, Sirius Black. Vous vous rendez compte que je l'ai très bien connu, il était si charmant et drôle ! Qui aurait cru qu'il puisse … Enfin ...

Elle s'interrompit et je me contentai de hocher la tête.

Après un thé fort, elle sortit à ma suite. Les gens ne sortiraient plus à présent, elle pouvait donc fermer. Elle fit un bout de chemin avec moi, me parlant gaiement de tout et de rien, se souciant guère de la brièveté de mes réponses.

Soudain, d'un même mouvement, nous nous arrêtâmes et elle s'exclama :

- Ah ! Te revoilà toi !

Elle se tourna vers moi et reprit :

- N'ayez pas peur, il n'est pas méchant, il est même plutôt méfiant, il m'arrivait de lui donner à manger mais je croyais qu'il était parti, ça fait longtemps qu'on ne l'avait pas revu par ici.

Il avait surgi devant nous, plus hirsute que jamais.

Il nous observa, puis s'approcha de moi très lentement, jusqu'à n'être plus qu'à quelques dizaines de centimètres.

- Oh, c'est la première fois que je le vois faire ça, d'habitude, il reste à distance ! Essayez de le caresser, il ne vous fera rien !

- Je ne crois pas que …

- Si, essayez, s'il ne veut pas il s'éloignera c'est tout, vous ne craignez rien !

Je fis quelques pas en avant et ma main effleura sa tête. Il ferma les yeux un court instant puis détala en aboyant.

- Vous voyez, je crois qu'il vous aime bien. Bon, nos routes se séparent ici, à bientôt peut-être !

Je la saluai et dérogeant une nouvelle fois à ma curieuse habitude, je transplanai vers ma demeure.

Fin du huitième chapitre

Réponse aux reviews

Britany LovArt, oui, je crois qu'on peut dire ça, pour simplifier. Merci d'être passée.

M4r13, j'aime bien ton résumé en effet ! Oui trop chou le Patmol, même dans ses petites crises de jalousies qui mettent un peu de piquant dans la vie … mais je crois que même sans ça, la leur va devenir plus pimentée ! Bisous et merci de m'être aussi fidèle, à bientôt !

Dreyd, ta review résume bien en effet ce que j'essaye de faire passer. Quelques chapitres un peu hors du temps et petit à petit quelques détails qui rappellent que Rowling en a décidé autrement concernant ce pauvre « chien fou ». Tu n'es pas la seule à ressentir le côté tragique de cette histoire, mais il faut faire comme Angelina et Sirius, vivre l'instant présent ! Je pense que ce chapitre répond à ta question sur le transplanage, et oui, elle est comme ça Angelina ! Bisous, je pense à toi pour le concours, merci d'être toujours là !

Bloub, (j'attends que tu ailles relire ta review  Bon, je fais comme si tu étais revenu. Pour son bouquin, on peut dire qu'il se vend plutôt bien pour un dans le genre, il est sur les Moldus quand même ! Pour la nourriture qu'elle achète à Pré-au-Lard, personne n'y fait vraiment attention, après tout, elle a le droit de recevoir qui elle veut chez elle sans que les habitants du village n'en soient au courant, sa famille par exemple. Pour la dispute, … je ne l'ai pas fait durer bien que j'y aie pensé moi aussi. Mais il y a d'autres choses plus graves qu'une lettre d'un ancien petit ami non ? Enfin, tu verras ! Enfin, ne t'inquiète pas pour l'état de Sirius quand il rencontre Harry, j'ai tout prévu, et j'espère que tout ira bien ! Merci pour ta review, je n'ai pas oublié la promesse que je t'ai faite !

Titania.M, coucou ! Là, j'imagine que tu n'as pas tant envie de sourire que ça, d'abord parce que j'ai mis … plus de trois mois à mettre la suite, mon dieu … et ensuite parce que le chapitre n'est pas très drôle. Comme je disais à dreyd, vous êtes plusieurs à noter que la fin ne sera sans doute pas un happy end, alors profitons du temps présent ! Si c'est le côté tragique de l'histoire qui en fait en partie l'une de tes histoires préférées … (grand sourire béat pour moi aujourd'hui) cela fait au moins un point pour continuer dans ce sens, il y a aussi la vraisemblance qui joue un rôle là-dedans et la Mrs Rowling qui n'aime pas Sirius mais ça, c'est une autre affaire. Pour la poudre de cheminette, je pense que ce chap. explique le comportement d'Angelina, et je ne sais pas si cela marche d'un pays à l'autre, je pense que non, un océan c'est quand même assez vaste, mais cela n'engage que moi. Je te remercie pour ta review qui est, comme d'habitude, une sorte de friandise particulièrement agréable… ne t'inquiète pas, il est plus de deux heures du matin ! Biz et à bientôt !

Meli-Melo, waoo ! Que de compliments ! merci beaucoup, je crois que je suis toute rouge là ! Toi aussi tu sens la tragédie grecque arriver ? Bizarre … En tout cas je te remercie d'avoir pris le temps de me lire et de m'avoir rajouter dans tes alerts, moi aussi j'attends la suite des aventures de Tia avec impatience, merci encore !

Evil Milou, milles excuses pour toi qui demandais si ardemment la suite, désolée, et merci beaucoup d'avoir mis un mot ! Et toi ? Où en es-tu dans tes écrits ? Oups, j'espère que je n'avais pas oublié de te rajouter dans mes alerts, mais je pense que c'est fait, je vais tout de suite voir ça !

Karen, MERCI d'être toujours fidèle !

Siriel, alors là, c'est à moi de m'excuser du temps que j'ai mis à ajouter ce nouveau chapitre ! Et une review ça fait tellement plaisir que même six mois après, elle est toujours la bienvenue. Un bonheur presque sans nuages, et une triste fin qui approche… je me rends compte que je les épargne sans doute beaucoup pour ça, ils méritent bien un peu de paix non ? (Mouais, ben le prochain chapitre va être plus …) ouf, j'ai réussi à m'arrêter à temps. Angelina doute toujours d'elle-même et donc des sentiments de Sirius à son égard, et puis, les preuves qu'on est aimé ce n'est jamais négligeable ! Merci de prendre du temps pour me lire et me reviewer, fais-le quand tu peux, cela ne pose aucun problème, bisous !

Takoma, bienvenue, et merci pour tous les compliments, je peux te dire que ta review est en quelque sorte le coup de fouet qui m'a fait me remettre à taper le chapitre sur l'ordi ! Merci encore et à bientôt peut-être !

Je tiens vraiment à tous vous remercier encore une fois pour vos encouragements, le prochain viendra avant trois mois, enfin … j'espère, je ferai tout pour !

Merci aussi à ceux qui me lisent mais ne laissent pas de commentaires, mais sachez qu'il n'est jamais trop tard pour le faire et que tous sont les bienvenus.