Disclaimer : absolument rien ne l'appartient ici, sauf l'histoire ! Snape et compagnie sont à JKR. Hana, Isis et les autres sont à ma chère Vela. Merci de me les prêter !
Je me suis promis de vous aimer
2ème round ! Échec et mat... (révisions renforcées)
Les potions de grand pouvoir, les potions de grand pouvoir...
Mais où donc peut bien être passé ce foutu bouquin ? Je vais tuer la personne qui l'a emprunté si elle ne le ramène pas dans moins d'une demi-seconde !
Bon sang, les livres de la Réserve ne devraient pas pouvoir être sortis de la bibliothèque ! Est-ce que ces fichus anglais pensent parfois aux autres ? Je parie que celui qui l'a pris devait savoir que je le voulais, et l'a subtilisé uniquement dans le but de m'empêcher de réviser correctement mes ASPIC...
Si je ne retrouve pas ce livre, je ne pourrais pas faire une dernière vérification, et je vais certainement tout rater... Oh non pas ça par pitié !
Il ne manquerait plus que je rate mes examens... Comme si ce n'étaient pas suffisant de s'être enfui de chez soi depuis presque un an, d'avoir violé la plupart des règles de l'école, d'avoir caché ma véritable identité à mes camarades et à mes professeurs, j'en passe et des meilleurs. Sans compter le fait que j'entretienne une relation avec l'un de ces professeurs, à la barbe (c'est le cas de le dire) du directeur...
Il y a de quoi brûler en enfer !
Donc, ce n'est vraiment pas le moment de prendre le risque de faire encore une bévue avant la fin de l'année...
- Je peux vous aider, Miss Lowenor ?
Cette voix... Pitié pas lui...
Ce n'est pas que je n'éprouve pas l'envie de le voir. Au contraire... Mais si je commence à discuter avec lui, je n'aurais jamais le temps de réviser correctement. Et l'épreuve de potions est dans deux jours !
Je lance joyeusement :
- Tiens, bonjour professeur Snape !
Il y a pas mal de monde dans la bibliothèque et des rumeurs circulent déjà sur notre compte... Il vaut mieux être prudente...
Il me sourit, toujours avec cet air mielleux qui ne le quitte jamais. En tous cas, jamais en public.
- A vrai dire, je cherchais un livre, mais il semblerait que quelqu'un l'ait déjà emprunté. Vous savez, les potions de...
- De grand pouvoir ? Ceci ? demande-t-il en me sortant un énorme ouvrage de sous sa cape.
C'était donc lui... Dans ce cas, je ne peux pas éliminer le coupable, bien qu'il soit gravement en tort. C'est quand même mon professeur. Et l'homme que j'aime, qui plus est.
- Exactement ! Quel heureux hasard, n'est-ce-pas professeur ?
Je m'efforce de garder mon sang-froid. Ce n'est déjà pas évident lorsqu'il est si près de moi. Mais ça l'est encore moins quand je vois qu'Isis me surveille du coin de l'oeil. Un oeil assez mécontent, il faut bien le dire... Je vais avoir droit à une série de remontrances du style "tu n'as pas honte de minauder comme ça en public ?", "quel manque de discrétion, tout le monde vous a vus !" et autres "tu n'as rien de mieux à faire en pleine période d'examens ?".
Pardon, pardon Isis... Je n'y suis pour rien moi ! Tout est de sa faute à lui !
Je n'y peux rien si son charme a eu autant d'effet sur ma petite personne. Et puis, il aurait pu m'ignorer, me rembarrer... Mais non, il a choisi de donner suite... Bien sûr, je ne vais pas m'en plaindre ! Mais, quand même, ce n'est pas de ma faute.
Voyant que j'ai les yeux fixés sur mon amie, il se retourne pour lui lancer un regard plein de mépris.
- Encore à traîner avec Magyar, Potter et toute cette bande de Gryffondors ? demande-t-il, amer.
- Mais, Professeur, dis-je avec un beau sourire, je suis une Gryffondor...
A voir sa moue dégoûtée, ça l'embête. Il aurait certainement préféré que je sois une Serpentard. C'est vrai que ça aurait facilité les choses... Mais plutôt mourir que d'aller chez ces reptiles perfides. Plutôt mourir que de laisser tomber Isis.
- Et puis, je ne traîne pas, Professeur. Je révise. A ce propos, si vous pouviez me prêter...
- T-t-t-t-t... Allons, Miss Lowenor... J'ai l'habitude de sortir ce livre de la bibliothèque avant les examens de fin d'année, de manière à ce qu'aucun élève ne puisse le consulter. Cela évite aux petits malins qui ne travaillent pendant l'année de croire qu'une dernière vérification est suffisante...
Quel sadique ! Je le savais dur, mais pas à ce point là... Là, ça frise la cruauté pure et simple... Quoique ça puisse être considéré comme une méthode pédagogique avant-gardiste...
Tss... Hana... Si tu commences à lui trouver des excuses là où il n'y en a pas, ça ne va pas du tout...
- Mais, Professeur, vous savez bien que je suis une élève sérieuse...
- Parce que vous pensez que c'est mon genre de faire du favoritisme, mademoiselle ?
Il faut que je réponde sincèrement ? Alors oui. Il privilégie toujours les élèves de sa maison. Même moi, je n'ai pas droit à des avantages. Pourtant, je suis quand même sa... Sa quoi en fait ? Sa petite amie ? Sa compagne ? Ca fait bizarre de penser ça !
- Du favoritisme ? Oh, non, Professeur ! Votre impartialité et votre équité sont légendaires !
À force de le côtoyer, voilà que moi aussi je me mets à faire de l'ironie... Apparemment, la réflexion l'a vexé.
- Et puis, je ne vois pas pourquoi je pourrais prétendre à des privilèges...
Quel air innocent ! Je devrais penser à devenir comédienne...
- Exact, Miss Lowenor. Dans ce cas, vous comprendrez bien que je doive reprendre ceci ?
Il me montre le livre tant convoité, avec un sourire en coin. Je le déteste.
Je le déteste, je le déteste, je le déteste.
Je l'aime, mais je le déteste.
- Bien sûr, Professeur !
Il me regarde de travers, un vague sourire aux lèvres, puis part sans rien ajouter. Mais, j'ai à peine tourné le coin de l'étagère, qu'une main rapide attrape la mienne.
- Si vous avez besoin de cours particulier, nous pouvons toujours nous arranger...
- Vraiment ? Vous êtes trop aimable, monsieur ! Mais je ne vous voudrais pas abuser de votre temps...
- Vous abusez déjà, Miss Lowenor...
Il fait drôlement noir, dans ce coin sombre où personne n'est susceptible de nous voir... Ou bien c'est parce qu'il est tellement penché sur moi que je ne vois plus la lumière...
- Puisque vous avez quelques difficultés en potions, venez donc dans mon bureau, ce soir. Je pourrais sans doute vous aider...
- Euh... Sans doute...
Comme c'est difficile de rester calme face à lui, quand il me sourit de cette façon et quand Isis n'est plus là pour me rappeler à l'ordre !
Il me faut un certain temps afin de pouvoir reprendre mes esprits, avant de regagner la table.
- Tu as trouvé ce que tu cherchais ? demanda Isis sans lever les yeux de son parchemin.
- Oui !
Elle lève la tête et m'observe des pieds à la tête.
- Alors, où est le livre ?
- Oh ! je ne parlais pas de ça !
Elle soupire et secoue la tête, l'air désespérée par ma conduite. Mais je vois bien qu'elle sourit...
Ce que je n'aime pas chez Dumbledore, en dehors du fait qu'il parle toujours lentement et calmement comme s'il n'y avait jamais rien de grave, c'est sa faculté de voir à travers les capes d'invisibilité. Je trouve que c'est un manque total de savoir-vivre.
C'est vrai, quoi ! On ne peut plus se balader tranquillement dans les couloirs en pleine nuit, sans avoir à l'esprit qu'il est peut-être en train de nous surveiller depuis un recoin d'ombre. Ce n'est pas poli, c'est tout.
Enfin, je n'ai pas d'autre solution. Et comme, il me faut absolument ces cours de rattrapage en potions...
Je commence à bien connaître le chemin, même dans l'obscurité de la nuit. Mes pas s'enchaînent tout seuls jusqu'à la lourde porte de bois du cachot.
Ce cachot... Tous les élèves le détestent... Mais pas moi ! Il faut dire aussi que nous n'y avons pas les mêmes souvenirs...
Je frappe trois petits coups et attends qu'il vienne ouvrir. Je n'enlève pas ma cape d'invisibilité. Je sais qu'il déteste quand je la porte. Alors, pourquoi s'en priver ?
- Par pitié, Hana, enlevez cette chose stupide !
J'obéis en riant.
- Vous imaginez si c'était Harry qui était venu frapper à votre porte ce soir ?
- Je ne vois pas ce que Potter me voudrait à cette heure de la nuit...
- Il y a des rumeurs... Il pourrait vouloir vérifier...
- Vraiment ? Des rumeurs ? Et cela vous amuse, Miss Lowenor ? Personnellement, je ne trouve pas cela très drôle. Si nous venions à être découverts, cela causerait notre perte à tous les deux. Est-ce que vous comprenez au moins ?
Il est de belle humeur... La soirée commence bien...
- Bien sûr, Professeur, dis-je en prenant une attitude parfaitement humble. Je vous demande pardon pour mon manque de discernement.
- Et arrêtez ce petit jeu ! Vous êtes vraiment trop ridicule quand vous baissez les yeux de la sorte.
Ridicule ? Tiens donc... Ce n'est pas ce que je lis dans ses yeux...
- Et trop séduisante. Beaucoup trop.
Je préfère ça.
- Professeur... dis-je en exagérant mes mimiques ingénues. J'avais pensé commencer par un petit rappel sur le Polynectar. Qu'en dites-vous ?
Il passe un bras autour de ma taille et m'enlace tendrement.
- J'avais plutôt pensé à autre chose... murmure-t-il à mon oreille.
Comme c'est intéressant... Et quelle étrange coïncidence se serait si nous avions pensé à la même chose...
- Oh... Et à quoi pensiez-vous ?
Il me lance un regard langoureux. Ses beaux yeux noirs et brillants, profonds comme des lacs...
- A une partie d'échecs.
Quoi ? A l'évidence, on ne pensait pas du tout à la même chose !
- Excusez-moi, Professeur, j'ai dû mal entendre... J'ai cru que vous aviez dit...
- Une partie d'échec, oui. Ca vous dérange ? Vous ne savez pas jouer peut-être ?
A vrai dire, je ne suis pas très douée, mais en l'occurrence, ce n'est pas ça qui m'embête...
- Vous parlez sérieusement ?
- Bien sûr, Hana ! Est-ce que c'est mon genre de plaisanter ?
Non, ça, ce n'est pas son genre. C'est bien ce qui m'inquiète.
Quand même, m'inviter pour jouer aux échecs... Il y a quelque chose qui me dépasse...
- Je vais vous apprendre si vous ne savez pas.
- C'est-à-dire que... Enfin, vous aviez dit que vous me feriez réviser mes cours de potions... Les ASPIC sont après-demain, et j'aimerais encore travailler... Vous pourrez toujours m'apprendre à jouer plus tard...
- Mais, vous aurez toute la journée de demain pour réviser. J'aimerais vraiment que nous jouions ensemble ce soir... Aux échecs, j'entends.
Subtil à la limite du pervers... C'est trop facile, de s'en prendre aux âmes sensibles, en leur susurrant des mots sucrés à l'oreille et en tortillant leurs cheveux d'une main distraite... Comment résister ?
- C'est d'accord ?
- ...
Je n'ai pas trop le choix... Je hoche la tête bêtement, soumise.
- Parfait ! s'exclame-t-il presque gaiement. Asseyez-vous là. Vous prenez les blancs bien sûr ?
- Bien sûr... dis-je les dents serrées.
Quelle autre couleur que le noir pourrait lui aller ?
Je m'efforce d'avoir l'air joyeux pour ne pas le contenter dans son sentiment de domination.
- Alors vous commencez. Est-il nécessaire de vous rappeler les règles ?
- Non, ça ira merci.
J'essaie d'avoir un sourire aimable, mais c'est particulièrement difficile. Lui, il a l'air tout content. Vouerait-il une passion secrète aux échecs ?
J'avance un pion de deux cases, d'une main très lourde et très lasse. Finalement, récurer des chaudrons, ce n'était pas si mal. Au moins, je n'avais pas besoin de réfléchir.
Il avait déjà préparé le jeu... Il avait donc tout prévu. Même la fin ? Parce que, franchement, je me demande bien où tout ça va nous mener...
Le mieux, ce serait de jouer n'importe comment de manière à finir rapidement cette partie sans intérêt. De toutes façons, je n'ai jamais gagné contre Isis, alors je ne devrais pas avoir beaucoup de mal à perdre...
- Attendez...
J'étais sur le point de déplacer une tour, mais il a retenu mon bras.
- A votre place, je laisserais cette tour à sa place et je déplacerais ce cavalier. Cela vous permettrait de vous rapprocher de moi. Enfin, de mon cavalier... (1)
Et il ose me dire ça avec un grand sourire...
Le cavalier en question râle dans sa barbe ("si l'adversaire aide, c'est pas du jeu !")
S'il commence à me donner des conseils stratégiques, lui, l'expert, la partie risque de durer des heures... J'aurais mieux fait d'apporter mes cours d'astronomie. Au moins, la soirée n'aurait pas été complètement perdue...
Deux heures... Deux heures...
Je n'y crois pas... Ca fait deux heures que je le regarde déplacer des figurines de bois sculpté sur un plateau. Les dites figurines ne sont même pas capables d'accélérer un peu le rythme du jeu pour le rendre un tant soit peu intéressant...
Je rêve complètement... Je suis seule avec l'homme que j'aime le plus au monde, le seul que j'aime à vrai dire, en pleine nuit, dans les cachots déserts d'un château sombre et froid... Et nous jouons aux échecs...
Je suis en plein cauchemar...
Si je n'étais pas aussi naïve, je croirais qu'il se moque de moi. Mais, j'ai la chance d'être très crédule. Ca m'évite beaucoup de stress parano...
Je réprime un bâillement.
- Seriez-vous fatiguée, Hana ? Il est vrai qu'il est déjà plus de deux heures...
Miracle ! La première phrase qui ne contienne pas le mot "jeu" ou "case" depuis près d'une heure !
- Je suis désolée, Professeur, mais j'avoue que commence à fatiguer. La semaine a été éprouvante et j'ai besoin d'être en forme pour les examens de la semaine prochaine. Donc, je vais vous laisser... Vous m'excuserez de mon impolitesse...
- Vous ne voulez même pas terminer la partie ? demande-t-il d'un air faussement peiné. Il n'y en a plus que pour deux ou trois heures...
Mais il se moque de moi, ma parole !
- Pardon ? PARDON ? Deux ou trois heures ? Ca fait deux heures que je m'ennuie à mourir devant ces pièces stupides (indignation des pièces : "c'est elle qui est nulle, elle ne sait même pas jouer !") et... et...
J'en perds mes moyens.
Il éclate de rire.
- Enfin ! Moi aussi je commençais à m'ennuyer, très chère Hana ! Je me demandais combien de temps vous tiendriez encore...
Ca le tuerait de laisser tomber son orgueil démesuré pendant une simple petite soirée ? Cruel, impitoyable, et désespérément séduisant...
- Vous êtes fou, Professeur...
Il se lève et s'approche lentement de moi. Il me prend par la taille et dit tout bas :
- C'est fort probable, Hana... Mais, vous ne pouvez vous en prendre qu'à vous-même... C'est de votre faute, si vous me rendez fou...
Hmm... Ca, c'est de la déclaration ! Jamais je n'aurais cru qu'il pouvait dire des choses aussi agréables...
Et ses mains qui courent dans mon dos, sur le tissu soyeux de mon uniforme...
- Professeur...
Ses mains s'immobilisent, tout son corps se crispe.
- Hana, je vous préviens. Si vous m'appelez encore une fois professeur, je vous mets dehors...
- Vous oseriez vraiment, Professeur ?
Il recule vivement, une expression de mépris sur le visage. Il est du genre à tenir ses résolutions, lui !
- Dehors, Miss Lowenor ! Je ne veux plus voir.
Le pire c'est qu'il a l'air sérieux... J'y croirais presque...
- Je...
- DEHORS !
Il est vraiment sérieux ? Il serait capable de l'envoyer balader parce que je lui ai dit "professeur" ? Mais il est mon prof !
- Mais...
Regard noir.
C'est trop fort ! Ce type est complètement cinglé !
J'essaie de lire dans son esprit, mais il est blindé comme un coffre-fort de chez Gringott's...
S'il veut vraiment que je m'en aille, je n'ai pas le choix...
Tant pis. Pour lui et pour moi. Ca aurait pu être une bonne soirée...
- Bonne nuit, monsieur.
Stupide jeu d'échec, avec ces pièces stupides qui ne savent que râler et...
- T-t-t-t-t... Hana... Vous êtes naïve, espiègle, bornée et surtout terriblement attirante quand vous êtes en colère...
Lequel de nous deux est le plus espiègle et borné ? Lui ou moi ? Je n'ose pas poser la question, pourtant ça me démange vraiment...
En temps normal, ça m'aurait amusée, mais, après deux heures à jouer aux échecs, je ne suis plus vraiment d'humeur à plaisanter...
- Décidez-vous. Je reste ou je m'en vais ?
Il sourit, de son sourire sincère, celui qui je n'ai jamais vu autrement qu'adressé à moi... Le privilège des élèves passionnés...
- A votre avis ?
- Eh bien... je ne sais pas. Il y a dix minutes, vous vouliez finir la partie. Et là, vous me chassez presque... Je ne sais plus quoi penser...
- Hmm...
Il fait semblant de réfléchir.
- Resterez-vous de votre plein gré ou faut-il que je verrouille la porte ?
C'est à mon tour d'éclater de rire. Et il sourit encore. Toujours sincèrement. Il est si beau quand il sourit comme ça...
- Comment dois-je vous appeler ? Monsieur ? Maître ?
- Maître ? répète-t-il. J'aime assez…
- Vous rêvez ! lancé-je, ironique.
- J'ai un prénom, il me semble...
Severus ? Ma foi, ça sonne plutôt bien, je trouve. C'est peut-être un peu austère, mais ça lui va assez bien.
Il va falloir que je m'y habitue... Pour moi, il a toujours été le ténébreux, distant et inaccessible professeur Snape, dont j'étais amoureuse sans pouvoir en parler à personne d'autre que ma chère confidente Isis... Mais maintenant, les choses ont changé, tout est différent.
Bientôt, il ne sera même plus mon prof. Il sera juste mon...
C'est vraiment trop bizarre de se dire ça !
- Il n'est pas aussi beau que le vôtre, mais ça devait faire l'affaire, non ?
Flatteur...
- Arrêtez les frais, je suis une cause gagnée d'avance...
Il rit à nouveau. Il n'a pas dû autant se marrer depuis des années... Si ça continue, il va se froisser les abdos...
- Rien n'est jamais gagné d'avance. Surtout pas l'amour d'un être cher.
Il a l'air un peu triste en disant ça. Mélancolique.
Qu'est-ce que je peux bien faire pour lui redonner le sourire ? Me blottir dans ses bras ?
- Vous réfléchissez trop, dis-je en mettant mes pensées à exécution.
Ca a l'air efficace. Ses bras se refermèrent dans mon dos. Je suis comme dans un cocon, tout contre lui. Qui aurait pu penser que le froid professeur de potions pouvait être aussi tendre ?
- C'est facile à dire pour vous... Je n'ai pas votre habitude des démonstrations sentimentales...
Sa main caresse mes cheveux, il parle d'une voix très douce, tout en me berçant dans ses bras. Pour quelqu'un qui n'a pas l'habitude, il s'en sort très bien.
Il me connaît mal finalement. Il doit croire que j'ai été élevée dans l'amour et l'opulence... Mes parents sont riches, c'est vrai, mais ce sont aussi des sorciers sombres. Le luxe ne suffit pas au bonheur d'une enfant.
Sans Isis, je ne sais pas ce que je serais devenue...
Je réponds avec mélancolie :
- Je ne suis pas aussi superficielle et gâtée que vous le croyez.
- Je ne crois pas cela, Hana. Sinon, je ne serai pas là avec vous.
Alors pourquoi moi ? Pourquoi m'a-t-il choisie moi ? Je ne suis personne, je n'ai rien de plus que les autres... Je l'ai simplement vu différemment...
Mais ce ne sont pas des questions à se poser... Ses yeux noirs sont si doux, son sourire si agréable...
Je suis si bien, là, tout contre lui... Je resterais bien toute la nuit...
Embrassez-moi encore une fois, Professeur... Severus...
- Vous êtes certaine de ne pas vouloir terminer la partie ?
Professeur, je vous déteste...
- Il est trop tard pour continuer, dis-je simplement, sans trop y croire. Je devrais rentrer...
- Il est trop tard pour rentrer. Vous devriez rester... Jusqu'à demain matin...
Ce sourire... Je fonds... Il le sait très bien...
- Et les rumeurs ?
- Il n'y a pas de fumée sans feu...
End
And the winner is...
(1) Je n'y connais absolument rien en échecs, à part le nom des pièces et leurs déplacements... Pardon si je raconte n'importe quoi !
Merci d'avoir lu ce deuxième round !
Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais je me suis amusée à mettre des noms de jeux aux titres des chapitres... Je trouvais ça marrant...
Je suis d'ailleurs en train de corriger le troisième chapitre (le jeu de l'oie ? Cluedo ? la chasse au trésor ?), alors bientôt pour la suite !
