Disclaimer : absolument rien ne l'appartient ici, sauf l'histoire ! Snape et compagnie sont à JKR. Hana, Isis et les autres sont à ma chère Vela. Merci de me les prêter !
Je me suis promis de vous aimer
5ème round ! Action ou Vérité ?
- J'ai cru que je n'y arriverais jamais à l'heure. D'ailleurs je n'y pas arrivée à l'heure. Mais le pire, c'est que vous n'étiez pas là ! Alors, quand j'ai entendu Dumbledore parler de cet accident. Je n'ai pas réfléchi et… Oh, ça va, ne faites pas cette tête là, on dirait Isis ! J'ai cru qu'il vous était arrivé quelque chose alors j'ai foncé à la Tête de Sanglier. Mais, à ce moment là, je suppose que vous aviez déjà repris mon collier ? Dites, vous allez vraiment enlever les deux cents cinquante points à Gryffondor ?
- Bien sûr ! Ce n'est pas parce que vous êtes une petite écervelée, adorable petite écervelée, certes, mais écervelée malgré tout, et que vous êtes malade à cause de votre course sous la pluie, que vous allez avoir droit à des privilèges !
Tout ce que j'ai récolté à cause de cette mémorable journée, c'est une vilaine angine qui me cloue au lit…
Le seul avantage de la situation, c'est que je suis exceptionnellement autorisée à rester à Poudlard pendant les vacances, afin que Mme Pomfresh s'assure de ma guérison. Finalement, le château n'est pas si mal quand il n'y a personne. J'ai mon prof de potions pour moi toute seule !
- J'ai mal à la gorge d'avoir tant parlé… Vous n'auriez pas une petite potion en réserve, pour moi ?
- Vous abusez de ma bonté, Hana… dit-il en levant les yeux au ciel.
- Bonté ?
Je ne peux m'empêcher de rire. Il me sourit. Il n'est comme ça qu'avec moi. C'est tellement merveilleux de savoir que j'ai cet effet sur lui. Comme si je l'adoucissais…
- Vous profitez outrageusement de votre état pour soutirer les bonnes grâces de votre garde-malade… Attendez-moi un instant, je vais vous chercher de quoi vous remettre sur pied très vite.
- Pas trop vite si possible ! J'adore vous avoir près de moi toute la journée !
Il me sourit à nouveau.
- Moi aussi, j'adore ça, Hana.
Il se penche vers moi pour m'embrasser. Mme Pomfresh dirait certainement que c'est un moyen indéniable et absolument honteux de propager l'infection…
- Severus, c'est vous ?
Je sursaute. L'interpellé aussi.
- Albus ?
Mais qu'est-ce qu'il fait là, cet intrus ? C'est MA chambre de malade et personne ne l'a invité ! Il n'a pas l'air comme d'habitude, aujourd'hui.
- Excusez-moi, je n'y vois rien, j'ai perdu mes lunettes ! explique-t-il.
C'est donc ça. C'est vrai qu'il a un visage différent sans ses habituelles lunettes en demi-lune…
- Je les cherche depuis ce matin, poursuit-il. Mais personne ne semble les avoir vues et je ne parviens pas à mettre la fin dessus ! Si jamais vous les trouver, vous serez gentil de me faire signe…
Il salue de la main l'air un peu hagard. Puis il se retourne et tente de sortir de l'infirmerie, en se cognant d'abord au chambranle de la porte. Dès qu'il a disparu, je demande :
- Il est vraiment myope ! Pourquoi ne se fait-il pas soigner ? Il y a bien des sorts pour arranger les problèmes de vue ?
- Il doit penser que ses lunettes lui donnent un air intelligent !
- C'est vrai qu'il l'air moins futé et moins impressionnant sans…
- Miss Lowenor ! Si j'entends encore ce genre de remarques, j'enlève encore dix points à Gryffondor pour manque de respect envers le corps enseignant.
Je ne crois pas qu'Isis soit très déçue par le fait que j'ai déserté son manoir. Au moins, ça leur laisse plus d'intimité, à elle et Harry… Je ne sais pas ce qu'ils complotent tous les deux, mais on dirait qu'ils préparent quelque chose.
Elle est si gentille de venir me voir tous les jours ! Je suis presque guérie, mais je resterais volontiers tout l'été !
- Ce sont quand même les trois mots les plus beaux du monde ! "Je t'aime"…Tu ne trouves pas ? murmure Isis, affalée sur mon lit.
- Euh… Si. Enfin, je suppose…
- Comment ça, tu supposes ? Tu veux dire que…
Je baisse les yeux. Je n'aime pas beaucoup le tournant que prend la conversation…
- Il ne te l'a jamais dit ? demande Isis, curieuse.
- Non… Pas vraiment. Mais il me la fait comprendre, en quelque sorte…
"Dites plutôt que je ne vous intéresse pas. Soyez sincère au moins une fois dans votre vie !" "Si je disais cela, je ne serai pas sincère..."
"Je vous aime plus que bien, Hana..."
"Vous êtes vraiment adorable et je vous aime beaucoup"
- Mais, il ne te l'a jamais dit clairement, directement, précisément ? reprend Isis.
J'ai beau réfléchir... Non. Il ne me l'a jamais dit.
- Qu'est-ce que ça peut faire ? Ca ne veut pas dire qu'il ne m'aime pas ?
- Non, bien sûr... Ce n'est pas ce que je veux dire... C'est juste que... Quand on aime quelqu'un, on le lui dit !
Je vous aime...
Moi non plus je ne le lui ai jamais dit. Et ça ne m'empêche pas de le penser... J'aimerais simplement que ce soit lui qui le dise en premier...
Mais si lui attendait la même chose ?
- Harry te l'a déjà dit ?
- Oh oui ! s'écrie Isis. Des tas de fois !
Evidemment... Mais on ne peut pas dire que le pr... que Severus soit aussi expressif que Harry !
- Excuse-moi Hana, je ne voulais pas… Je suis sûr qu'il t'aime. C'est juste qu'il a un peu de mal !
- Isis ! Je t'interdis de dire du mal de lui !
Je suis lance un oreiller au passage.
- Hé ! C'est pas beau la violence, Hana ! De toutes façons, faut que j'y aille. A demain !
Elle me balance l'oreiller.
- A demain. N'oublie pas de passer voir Hagrid en partant, je crois qu'il a un truc à te demander…
Quand elle va savoir ce que j'ai promis à Hagrid à propos de son dragon, elle va me tuer…
- Au fait, ajoute-t-elle avant de partir. Si tu veux être sûre, tu n'as qu'à le lui demander !
Lui demander ? J'ai bien peur que ça ne marche pas comme ça…
Ouvrir les yeux sur celui qu'on aime… Y'a-t-il rien de plus délicieux au monde ?
- Vous avez bien dormi ? me demande l'être aimé de sa voix suave. Je me suis permis de rajouter de la camomille dans votre potion, pour que vous passiez une bonne nuit…
- Vous m'avez droguée, en quelque sorte ? Vous vouliez abuser de moi pendant mon sommeil ?
- Hana ! s'écrie-t-il en rougissant légèrement.
Mais il se reprend bien vite et ajoute avec un sourire malicieux :
- Aurais-je vraiment besoin de vous forcer à m'aimer ?
J'éclate de rire.
- De toutes façons, si vous vous approchez de moi, Mme Pomfresh va rappliquer avec tout un tas d'antibiotiques dégoûtants pour que vous ne soyez pas contaminé. Vous savez que je suis actuellement l'hôte d'un tas de méchants streptocoques hémolytiques ?
- C'est sans doute pour ça que votre voix est si charmante et si éraillée…
- Hé ! Vous n'avez pas le droit de vous moquer de moi quand je suis en position de faiblesse ! Vous devriez plutôt prendre bien soin de moi…
- Dans ce cas…
Il s'assoit à côté de moi, sur le lit de l'infirmerie. Je ne l'ai jamais vu aussi détendu que maintenant. Il sourit tout le temps. Il a l'air aimable avec tout le monde. Bien sûr, si Harry croisait son chemin, il redeviendrait certainement un peu plus froid…
Et quand je suis avec lui… J'ai l'impression d'être sur un nuage, loin de tout le reste. Il paraît si doux quand il me regarde comme ça, si câlin quand il m'embrasse tendrement. Je voudrais lui dire que je l'aime, mais…
- Hana… Il fallait que je vous dise… Je…
- Pompom ?
NON ! PAS LUI ! Pas Dumbledore, par pitié…
- Pompom, vous êtes là ?
- Hmm… Albus ?
- Oh, c'est vous Severus ! Je vous avais pris pour quelqu'un d'autre…
Severus pince les lèvres, dans un geste très distingué. Je crois que ce n'est même pas la peine de faire bonne figure. Dumbledore est tellement myope qu'il confondrait un gobelin et un bébé dragon !
Depuis près d'une semaine qu'il a perdu ses lunettes, je le vois régulièrement venir à l'infirmerie pour diverses blessures : bosses, bleus, coupures. Il rentre dans des murs ou des portes environ trente fois par jour…
Il a essayé un tas de sortilèges, mais rien n'y fait. Ses lunettes restent introuvables.
- Je me suis cogné dans la statue de Mircalla Iouyzbedlicz, explique-t-il en riant. Je voudrais mettre un peu d'arnica sur la bosse que je me suis faite au front… D'ailleurs, vous savez, je crois qu'il y a une faute d'orthographe sur l'épitaphe de la statue. J'ai voulu vérifié, mais, évidemment, je ne vois rien… Vous savez où est Pom… Oh pardon !
Un pile de draps s'étale par terre. Le directeur fait quelques pas titubants et manque de se prendre les pieds dedans. J'essaye de ne pas rire, mais c'est vraiment difficile. Dumbledore est un vrai comique quand il veut !
Severus me lance un regard désapprobateur. Mais je vois bien que lui aussi trouve Dumbledore à la limite du ridicule…
- Je ne vous ai pas fait mal, j'espère ? demande le directeur au tas de draps.
- Euh… Albus… Ce sont des draps.
- Vraiment ? Tant mieux ! J'avais cru que c'était un elfe de maison ! Oh, excusez-moi, Severus !
- Pas grave, marmonne-t-il entre ses dents serrées. C'était seulement mon pied. Vous devriez peut-être faire remplacer vos lunettes si les autres sont définitivement perdues…
- Oh, ce n'est pas définitif ! Je finirai bien par les retrouver ! Et puis, j'y tiens beaucoup, voyez-vous…
- Non, je ne vois pas vraiment, mais, si vous le dites… Mme Pomfresh est juste à côté. Vous y arriverez seul ou vous avez besoin d'aide ?
- Non, non, je peux trouver seul ! Aïe ! Solides ces murs, n'est-ce pas ?
Si j'avais une de ces inventions Moldues qui font des photographies en mouvement (gaméra, je crois ?) j'aurais pris quelques clichés de Dumbledore se payant les murs. Rien que pour avoir de l'inédit à montrer aux futurs élèves !
- Vous vouliez me dire quelque chose, avant que nous soyons… interrompus ?
- Hmm ? Ah oui…
Il s'approche de moi et reprend sa place sur le lit. Puis il prend ma main. Il a l'air un peu nerveux… Comme s'il voulait me dire quelque chose de particulièrement important…
- Hana… Je ne voulais l'ai encore jamais dit parce que j'y accordais trop d'importance…
J'écarquille les yeux. Est-ce que, enfin… Est-ce que je pourrais répondre à la question d'Isis ?
- Hana, je…
Il s'interrompt. Ses yeux sont magnifiques. Je n'avais jamais remarqué à quel point ils étaient profonds et silencieux. Silencieux ? Pourquoi je pense ça ? Comment des yeux peuvent-ils être silencieux ?
- Oui ?
- Je vous… Je vous suis reconnaissant.
- Reconnaissant ?
Il a un don inné pour me surprendre. Je crois que c'est pire que le coup de la partie d'échecs… (1)
- Oui, pour…
S'ensuit une série d'onomatopées abracadabrantes et variées agrémentées d'un éventail particulièrement bien achalandé de divers jurons.
- Mais qui a eu l'idée saugrenue de déposer cette statue ici ? s'écrie la voix de Dumbledore, légèrement agacée.
- Je peux vous aider, Albus ?
Celui qui m'est reconnaissant se lève et m'abandonne avec toute sa gratitude.
- Euh… Ce n'était pas une statue, c'était le professeur McGonagall…
- Oh, pardon Minerva ! Je vous avais pris pour la statue de Mircalla Iouyzbedlicz ! Je me demandais comment elle avait bien pu atterrir ici… Dobby, vous tombez bien… Oh, c'est vous Filius, je ne vous avais pas reconnu…
De la reconnaissance, mais qu'est-ce que je vais bien pouvoir faire avec ça ?
Reconnaissant…
Et moi, très cher professeur, je vous suis reconnaissante des heures froides et humides que j'ai passées dans vis sombres cachots à apprendre à confectionner des potions que je connaissais déjà par coeur ! Vraiment reconnaissante !
J'étais tellement sciée après qu'il m'ait dit ça que j'ai fais semblant de m'être endormie pendant qu'il s'occupait des blessures de McGonagall qui n'avait pas pu éviter la maladresse du Dumbledore myope qui nous sert de directeur.
Reconnaissant…
J'étais furieuse. Oh, je sais que je n'avais pas vraiment de raison. Sauf que, normalement, on ne dit pas "je vous suis reconnaissant" à la personne qu'on est supposé aimer…
Pourtant, quand il m'a embrassé, pendant que je "dormais", je ne pouvais pas douter de ses sentiments. Alors pourquoi ça me dérange autant ? Et puis zut ! Pourquoi il ne le dit pas tout simplement ?
Ce serait tellement plus simple s'il pouvait lire dans mes pensées… J'aurais bien essayé de lire dans les siennes, mais ma convalescence n'est pas suffisamment avancée pour que je puise affronter les barrières mentales infranchissables du si hermétique et impénétrable professeur Snape…
Professeur, je vous aime, mais je vous déteste.
- Vous avez l'air de bien méchante humeur aujourd'hui ! Dumbledore s'est encore perdu ?
- Très drôle, professeur.
S'il se lance dans l'humour, on est mal…
- Je peux savoir ce qui vous met dans un état pareil ? demande-t-il plus sévèrement, de son air de professeur omnipotent.
- Quel état ? Je ne vois pas de quoi vous voulez parler !
- J'ai fait quelque chose de mal peut-être ? ajoute-t-il avec son sourire sarcastique.
- Non, vous avez été charmant en tous points, comme d'habitude !
Son sourire disparaît plus vite que si on lui avait jeté un sort.
- Si vous avez quelque chose à me reprocher, Miss Lowenor, je vous serez reconnaissant de…
- Reconnaissant ! Encore ! Quelle gratitude ! Je ne pensais pas que quelqu'un comme vous puisse avoir autant envie de remercier !
- Quelqu'un comme moi ? Qu'est-ce que vous entendez par là ?
Mince… je n'aurais peut-être pas dû y aller aussi fort…
- Rien… C'est juste que…
Silencieux, immobile dans sa position du prof prêt à retirer une centaine de points à un élève qui ne le satisfait pas (et il en sera bien capable en ce moment), il attend une réponse. Je n'ai rien à perdre. Personne ne saura que c'est moi qui ai fait perdre les points…
Je lâche dans un souffle :
- Pourquoi vous ne me l'avez jamais dit ?
Je n'oserais sans doute jamais plus lever les yeux sur lui après ça. Mais il n'a pas l'air d'accord avec cette résolution.
- Vous dire quoi, Hana ? Regardez-moi donc !
Je lève des yeux que j'espère pugnaces et vindicatifs sur le visage tendu de mon adorable, mais néanmoins irascible professeur de potions. Pardon : de mon cher et tendre bien-aimé, qui sait parfois se montrer particulièrement détestable.
- Me dire que vous m'aimez.
Il éclate de rire. Il y a une légère une légère pointe de hauteur dans ce rire. Un peu de raillerie aussi. J'aurais mieux fait de me taire…
Il me jette une cape d'un geste empreint de dédain. Ou bien serait-ce de l'exaspération ? Dans les deux cas, je ne suis pas en position de rechigner.
- Habillez-vous. Je ne veux pas vous dire ce que vous voulez entendre dans l'air vicié d'une infirmerie scolaire. Allez debout !
Je n'ai pas le courage de protester. J'ai vraiment trop honte. Le forcer à me dire ces mots, ce n'est pas ce que je veux. Mais si j'émets encore la moindre remarque, je suis bonne pour Azkaban…
- Asseyez-vous ! m'ordonne-t-il, une fois arrivé devant le lac.
Je m'exécute. C'est sans doute le panorama le plus splendide de tout les environs. Mais je ne suis pas tout à fait d'humeur à apprécier la beauté sauvage des paysages d'Écosse…
- Hana, reprend-il d'une voix un peu calmée. Ce ne sont pas des mots que l'on prononce à la légère, sans y avoir mûrement réfléchi au préalable. Pourquoi voulez-vous entendre ces mots ?
- Je ne sais pas… Je ne veux pas simplement les entendre. Je veux que ce soit vous qui les prononciez… Peut-être parce que je n'oserais pas vous le dire si je ne l'entends pas avant…
Il sourit. C'était la bonne réponse ?
Je crois que ça l'était.
Ses yeux ne sont pas silencieux. Il faut simplement savoir les écouter. Et, à présent, je suis toute ouïe.
- Quand j'étais jeune, je suis venu ici. Et j'aurais aimé qu'on me le dise, ici, à moi aussi, alors…
Son regard se détourne vers le lac, puis revient sur moi.
- Alors… JE VOUS AIME, HANA !
Les mots résonnent au flanc des montagnes, à la cime des arbres, à la surface de l'eau. Combien d'autres avant lui ont crié ces mots là, au même endroit ? Jamais aussi bien, en tous cas…
- Vous savez ce n'était pas si indispensable que ça…
Il soupire et me lance un regard désespéré.
- Vous êtes invivable, Hana…
- Ce que je veux dire, c'est que…
- Chut…
Il pose sa main sur ma bouche pour m'empêcher de parler.
- Réfléchissez bien à ce que vous allez dire. Si ce n'est pas la réponse que j'attends, je retire cinquante points à Gryffondor.
Mais il sourit, de ce sourire que je sais m'être exclusivement réservé.
- Je vous aime, Professeur…
Il paraît réfléchir un instant.
- Vous venez malheureusement de faire perdre dix points à votre ancienne maison, Miss Lowenor…
- Mais…
- Je suis le professeur d'un tas de gamins sans intérêt, mais je ne suis plus le vôtre.
Il ne l'est plus vraiment. Mais au fond de moi, il restera toujours le professeur Snape…
- Si vous n'êtes plus mon prof, vous ne pouvez me faire cet ignominieux chantage aux points !
- Je vous en donne cinq cents si vous parvenez à remplir deux conditions…
- Lesquelles ?
- Rester ici tout l'été avec moi et me débarrasser du Dumbledore, version "je suis myope comme une taupe"…
- Marché conclu !
Je lui tends la main pour signifier que j'accepte les conditions du contrat, mais il la repousse et m'embrasse.
- Vous parviendrez vraiment à trouver une solution pour le directeur ? demande-t-il d'un air sceptique.
- Je me débrouillerai !
- Nous verrons bien… Et n'oubliez pas que vous êtes ma prisonnière jusqu'à la rentrée.
- Prisonnière ? Je préfère "invitée".
- Oui, c'est mieux. Alors, vous êtes mon invitée ! Venez, rentrons, ça m'ennuierait que vous retombiez malade. Ca me ferait passer pour un mauvaise hôte !
Je me relève et sent un craquement peu rassurant sous mon pied. Je me baisse pour voir ce que je viens malencontreusement de casser et…
Une paire de lunettes en demi-lunes. En morceaux.
Je sors ma baguette de ma poche.
- Oculus reparo ! Je crois que vous êtes en bonne voie pour remettre la Coupe des Quatre Maisons à Gryffondor, l'an prochain !
End !
And the winner is...
(1) cf. 2ème round : échec et mat
Pauvre Dumby, j'ai été bien méchante avec lui dans ce chapitre. Mais, c'était une vengeance, parce qu'il est toujours là où il est importun… En fait, je suis comme lui, quand je perds mes lunettes, je ne vois plus rien et je me cogne dans tout ce qui se trouve sur mon chemin. J'ai prévu le coup, j'en ai deux paires !
Je me suis sérieusement entichée du personnage de Mircalla Iouyzbedlicz. Je me suis creusé la tête pour le nom de famille à la statue du chapitre précédent. Je voulais un truc bizarre, à la limite du prononçable. Comme je ne trouvais rien, j'ai tapé au hasard sur mon clavier et ça donné ça (la première version : Iouyzbedlic, donc sans le "h", qui est l'orthographe correcte. Tout le monde se trompe… C'est désespérant) Physiquement, elle ressemble un peu à McGonagall (c'est pour ça que Dumbledore les confond) J'aimerais bien écrire quelque chose sur elle, mais pour l'instant, je n'ai aucune idée ! D'ailleurs, je ne sais absolument pas ce que qu'est la SSSS (société secrète des sacrées sorcières) !
