Menés à la baguette :
RAR :
Cricritine : J'en suis très fière de cette expression, mais j'ai eu le malheur de tomber sur la même dans je ne sais plus quelle fic que j'étais en train de lire... Comme quoi, les expressions poteriennes sont à peu près toutes les mêmes ! Déception !!!
Fénice : Apparemment, la crise d'hystérie de McGo a bien plu à pas mal d'entre vous, je dois avouer que j'ai pris mon pied en écrivant ce passage... Je ne pensais pas le garder, ou du moins pas sous sa forme primitive (j'ai écris ça pendant qu'un de mes profs tapait une vieille crise devant toute la classe, autant te dire que j'étais super inspirée et que j'ai tout écrit d'une traite sans me relire !), et puis il s'est trouvé que ça rendait plutôt bien, alors je l'ai laissé tel quel ! Pour la répétition du « Chui une loque ! » C'était bien fait exprès : nos deux chéris ont plus de choses en commun qu'ils ne le croient, mais ça, ils ne le savent pas encore...
Kritari : Bon, je crois que je vais abandonner l'espoir d'obtenir une review constructive de ta part, en revanche je tiens à ce que tu continues celles-ci, elles sont de celles qui te remontent le moral quand ça va pas, ou qui te mettent un coup de pied au c.. quand t'as pas envie d'écrire... ! Merci de ta fidélité : t'es toujours au rendez-vous, ça fait plaisir !
Lisalune : Je sais bien que tu n'as pas la science infuse, mais j'ai un tel respect pour ce que tu écris et pour tes reviews que ça m'étonnait que ma fic puisse te faire poser des questions. Je pars du principe qu'une histoire qui intrigue le lecteur, c'est une bonne histoire. Alors tu penses bien que ma fic ne me paraissait pas intéressante à ce point ! Tu m'as fait un grand plaisir en m'écrivant cette review... Je t'en remercie ! Pour le Prior Incanto, je ne savais plus vraiment, je l'ai fait de mémoire (j'ai écrit ce passage dans le train et après j'ai oublié de vérifier, ou j'ai eu la flemme, me rappelle plus... lol !) J'irai dès que j'aurai cinq minutes, pour l'instant je suis débordée, entre les cours à la fac et l'histoire qui avance plus, et surtout le dernier chapter que j'ai écrit (le numéro neuf !!!) à corriger pour la semaine prochaine, voire à rallonger, je sais pas trop comment je vais faire... ! Mais j'y arriverai, j'y arriverai !
Cla.Remus02 : éè T'as eu peur, hein ! Ben moi aussi ! lol ! J'ai eu très peur de publier ce chapter pour plusieurs raisons : 1) quand je l'ai écrit, c'était au moment du bac et j'étais plus trop trop inspirée, j'ai eu peur de trop en faire. 2) Au moment où j'ai écrit certains passages, par exemple quand Lily se réveille, j'étais moi-même malade et en cours, ce qui, comme chacun sait, fait très mauvais ménage ; alors tu comprends bien que l'état dans lequel se trouve Lily, c'était à peu près le mien à ce moment, et donc que j'étais pas rassurée à l'idée de publier ce que j'avais écrit dans un moment où je frisais le délire fébrile ! 3) C'est quand même délicat de tout faire basculer d'un coup, surtout en essayant de préserver une part de mystère pour la suite, sans donner l'impression au lecteur que j'écris des choses sans queue ni tête... Mais apparemment, ça vous a plu donc c'est que ce n'était pas si mal... Voyons la suite... Elle mettra vos préjugés sur les Maraudeurs à rude épreuve...
Cécile : hé hé ! J'aime quand tu te poses des questions comme ça !! lol !!! C'est pas dans ce chapter-ci que tu verras la réaction de Lily, elle est justement en cours d'écriture sa réaction, dans le chapter suivant (chui trop à la bourre !). En attendant, c'est clair que notre James est accro à notre jolie rousse... Reste à savoir si ça va devenir réciproque... Un gros bizou à ma Jolie Famille et je te confie mon blond agonisant... J'espère que ta santé va mieux aussi. Vous embrasse tous les deux... et en espérant que ce chapter te plaise !
DISCLAIMER : Aucun des personnages de cette fic ne m'appartient, ils sont soit la propriété de JK Rowling, soit celle de ma chère consœur, Titou Tur Lupin Moony (au passage, allez lire ses fics, elles sont terribles...). Malheureusement, je ne fais qu'utiliser ce qui existe déjà, ceci dit, c'est déjà un exercice de style pour essayer de coller à ce qui a déjà été écrit¼Dans les pages suivantes, il y aura également des références, ou plutôt des clins d'œil à d'autres fics, comme à l'extraordinaire « Parfois, les Serdaigle aussi sont courageux » de Fred et Georges... Autant vous dire que ce sont des fanfic qui m'ont particulièrement plu et que je vous les conseille vivement !
SPOILER : Les cinq tomes de JK Rowling
RESUME : A la suite d'une dispute avec James dans le Poudlard Express, Lily se retrouve à l'infirmerie. Se sentant coupable d'une faute qu'il a commise indirectement, James prend sur lui l'entière responsabilité de ce qui s'est passé, en mentant au professeur McGonagall… Sa baguette est brisée, Lily vient à peine de se réveiller mais n'est pas guérie pour autant, ses amis se font plus distants et les professeurs le regardent sévèrement…
CHAPITRE 8 : Paria ?
Ces trois jours se passèrent comme cela, entre l'infirmerie, les cours et mon lit : pas d'excursions nocturnes, pas de blagues de début d'année pour les Serpentard, rien. D'ailleurs, sans baguette, ça n'aurait pas été très malin… Seule animation, le petit déjeuner. Le premier jour, une superbe Beuglante de la part de ma mère m'explosa au nez : « Honte de la famille » ; « Pas été élevé comme ça » ; « Comportement de Serpentard » ; « Excuses auprès de la petite Lily » ; « Intérêt à travailler » …etc.… Le tout copieusement arrosé des rires des autres élèves, un peu moins de la part des Serpentard, quand même : étonnamment, ils goûtèrent peu la réflexion de ma mère sur mon comportement…
Sur ce, je leur envoyai un long parchemin contenant l'entière vérité : ce que j'avais dis et fait, mon comportement avec Lily - sans m'étendre sur le pourquoi du comment bien sûr - ma baguette cassée, l'excuse bidon que j'avais donné à McGonagall pour couvrir Lily, bref, la vérité, toute la vérité, et rien que la vérité, accompagnée d'excuses pour tout le souci que j'avais pu causer… Je leur demandai s'il était possible qu'ils m'obtiennent une nouvelle baguette, et surtout de garder le secret sur ce que je leur avais révélé.
Cette Beuglante eut au moins le mérite de faire revenir Sirius de ses sarcasmes. Il dut penser que la honte m'avait assez puni de ma « traîtrise », mais il restait tout de même un peu distant par moment, s'éloignant avec Peter en chuchotant, comme si je n'étais pas là. Ce qui me rassurait quand même un peu, c'est que je n'étais pas le seul à être tenu à l'écart de leurs magouilles : Remus n'y était pas non plus invité. Mais la consolation était faible dans la mesure où celui-ci passait la plupart de son temps à consoler Tsiu, qui semblait avoir du mal à encaisser le choc, malgré le rétablissement progressif de Lily. Elle passait à l'infirmerie de temps en temps, mais Pomfresh la mettait aussitôt dehors car dès qu'elle voyait sa meilleure amie dans l'état qui était le sien, elle éclatait en sanglots. Aussi, je restais seul au chevet de Lily, dès que j'avais une minute de libre.
Le deuxième matin, je reçus un autre hibou de mes parents, qui me répondaient que mon comportement n'était pas plus exemplaire pour autant. En revanche, ils approuvaient le fait que je prenne sur moi la faute que Lily avait commise à cause de moi. C'était, dirent-ils, « un véritable comportement de Gryffondor ». J'ai eu un petit sourire amer lorsque je lus cette lettre : la veille, j'étais un Serpentard, et aujourd'hui un « véritable Gryffondor »… Que ces histoires de maisons rivales me paraissaient risibles ! Mais, au moins, ils acceptaient de jouer le jeu et de garder le secret. Lorsque j'eus renvoyé Mercure, le hibou de ma mère, avec une courte réponse remerciant mes parents de leur compréhension, je levai les yeux vers la table des professeurs et je croisai le regard insistant de Dumbledore. Celui-ci me fit un clin d'œil et me fit signe d'approcher… Quelque peu hésitant, je me dirigeai vers la grande estrade et je saluai mes professeurs.
« Bonjour Professeur Dumbledore.
- Bonjour James. Sais-tu ce qu'est ceci ? », me demanda-t-il en agitant un bout de parchemin sous mon nez.
« Heuuu… » Ah oui, très intelligent ça comme réponse ! Félicitations James !
« C'est une lettre de tes parents… »
Woaw, le suspense intolérable ! Je me tortillais dans tous les sens, ne sachant pas ce que mes charmants géniteurs avaient raconté dans ce hibou…
« Figure-toi que le fait que tu n'avais plus de baguette m'était complètement sorti de l'esprit ! Tu ne peux pas continuer l'année scolaire sans baguette, ce serait un peu comme une glace au citron sans morceaux de meringue dedans : ça ne se fait pas !... »
J'ai toujours adoré les références du directeur de Poudlard ! Impayables ! Et en plus, mes parents n'avaient pas craché le morceau ! Tout allait bien dans le meilleur des mondes… Je poussai un soupir de soulagement.
« Tu t'imagines bien que ce n'est pas la première fois qu'un élève casse sa baguette. Aussi, tu n'as pas à t'inquiéter, ton nom figurera juste sur la liste noire des Grands Maladroits de Poudlard. »
Grande consolation ! Je saurai m'en souvenir… J'imaginais déjà les élèves des générations futures découvrant avec stupeur les trois plus grands maladroits que Poudlard ait jamais connu : il y aurait sûrement Franck Londubat, il s'était cassé la moitié des os du corps, ainsi que sa baguette, en tombant de la Tour d'Astronomie le jour où Alice avait accepté sa proposition en mariage à la fin de leur septième année ; et puis il y avait la légende : Dockward… Il était carrément entré dans le dictionnaire et il était courant que Daniels s'adresse à Peter en cours de Potions en lui disant : « Mais c'est pas vrai ! Encore un chaudron fondu ! Vous êtes un véritable Dockward, c'est pas possible ! » Dockward était un élève de Poufsouffle qui avait la désagréable habitude de commettre toutes les maladresses possibles et imaginables : renverser son encrier, briser ses plumes, se prendre les pieds dans un tapis, se cogner contre un pilier en s'excusant auprès du professeur de Vol, faire tomber ses lunettes dans les toilettes, oublier d'enlever la totalité de son pyjama avant de venir en cours, et ainsi de suite ! Sans parler de la ponctualité, ce mot ne faisait pas parti de son vocabulaire… On en était même venu à se demander s'il n'était pas victime d'une vieille malédiction de famille… Eh bien maintenant, on pourrait également lire James Potter, alias l'em-potter de service… (Hum, syndrome de la blague con, rechute ! )
Enfin quand même, ce n'était pas moi qui l'avait cassée, cette baguette ! Ca, Dumbledore devrait le savoir. Pour quel genre de nigaud allais-je vais passer maintenant ?! Je sentais que ma réputation allait en prendre un sacré coup avec toute cette histoire : je ratais un sort, je cassais ma baguette, quoi d'autre ? Je perdais la mémoire et je devenais plus inoffensif qu'un première année ? Il n'aurait plus manqué que ça !...
« James ? James ! Vous m'écoutez ?
- Ah heu… non, enfin oui… Oui, oui, je vous écoute, professeur.
- Je disais donc que Mr Olivanders sera être en mesure de vous accueillir après-demain dans sa boutique du Chemin de Traverse. Il vous attendra à 8h15 précises par la poudre de cheminette. Vous utiliserez ma cheminée. Vous viendrez donc dans mon bureau à partir de 8h. Nous avons à discuter tous les deux… »
Cette dernière phrase ne me rassura pas vraiment, allez savoir pourquoi… Si le fait qu'il n'ait mentionné que mon problème de baguette m'avait rasséréné un instant, je sentais que mon entretien avec lui allait me rendre beaucoup plus nerveux que je ne l'aurais voulu…
Maintenant que j'y pense, sur le coup je partis en cours de Métamorphose et ça me changea un peu les idées, mais depuis, je n'ai pas eu l'occasion de parler de ce rendez-vous avec Remus ou Sirius, ni même à Peter. Ni de ce rendez-vous, ni de rien, d'ailleurs ! Cela fait bien trois jours que nous sommes chacun de notre côté, et ça fait bizarre… Ca me manque, nos moments de complicité… Ma vie ne tourne qu'autour de Lily. Comme avant, c'est vrai, mais avant mes amis étaient avec moi, même si c'était en général plus pour se moquer de moi que pour me soutenir ou pour m'encourager, mais bon… Il est temps que Lily guérisse et que tout rentre dans l'ordre, quitte à me résigner une bonne fois pour toutes à laisser ma jolie préfète tranquille.
Au fil de ses pensées, James était arrivé devant le tableau de la Grosse Dame. Celle-ci était en train de préparer du thé.
« Tête de véracrasse », murmura-t-il d'un air absent.
Mais rien ne se passa… et James s'écrasa le nez contre la toile.
« Mais enfin voyons, ce ne sont pas des manières ! », se mit à couiner la Grosse Dame, outrée que l'on ait osé lui foncer dedans ainsi et qui en avait échappé sa théière...
« Tête de véracrasse !
- Ce n'est plus le mot de passe, il a été changé ce soir », siffla-t-elle, haineuse.
« … »
Allons bon ! Pourquoi avait-on changé le mot de passe ?! Et surtout, qu'est-ce qui avait bien pu être mis à la place ?!! James regarda sa montre : six heures et demie… Il se recula dans un recoin du couloir et attendit… Il suffisait d'être patient… Quelqu'un passerait bien qui connaîtrait le nouveau mot de passe !...
…
…
…
…
…
…
…
…
Apparemment, non.
…
…
…
…
…
…
« Bien, ça suffit ! Je ne vais pas rester là, planté comme un première année qui a perdu son chemin. Je suis un Maraudeur et il est hors de question que je reste là à me ridiculiser », pensa James visiblement agacé par ce changement inopiné qui semblait confirmer la nouvelle réputation qu'il était en train de se faire.
Il se rapprocha du tableau dans lequel la Grosse Dame prenait maintenant le thé avec une sorcière à l'air évaporé. Toutes deux discutaient des derniers potins du château en sirotant leur thé, le petit doigt en l'air. Prenant un grand sourire charmeur, James s'adressa à elles :
« Bonjour Mesdames. Que vous êtes élégantes !
- Encore vous, jeune homme ? Avez-vous le mot de passe cette fois-ci ?
- Hé bien, à vrai dire… non », dit-il avec un air embarrassé qu'il jugeait attendrissant. « Mais vous me connaissez… Je suis James Potter. Cela fait maintenant six ans que vous me voyez tous les jours… Vous pouvez bien me laisser entrer dans ma salle commune. J'ai des devoirs à faire, s'il vous plaît, je n'aurais jamais le temps de tout faire si vous ne me laissez pas passer…
- Impossible, mon cher ! Tout bonnement im-po-ssi-ble ! Vous n'avez qu'à aller faire vos devoirs à la bibliothèque. Et si vous étiez un autre élève déguisé en Monsieur Potter, hein ? Vous y pensez ? Monsieur le directeur me réprimanderait… Peut-être même que je serais remisée dans le bureau de Monsieur Adams ! Oh, Merlin me préserve de tout cela ! Je sens que j'en perdrais mes délicieuses couleurs… Vous imaginez, ma chère ? », demanda-t-elle à son amie qui regardait James avec insistance de ses yeux endormis.
« En vérité, ma bonne Pâquerette, non, je n'imagine pas, répondit son amie d'une voix éthérée. Je ne pense pas que ce jeune homme mente. Je pense qu'il est le jouet d'un destin tragique et… »
…Et sa tête se renversa en arrière pendant que ses yeux se révulsaient :
« Je vois Monsieur Potter… ses amis… des animaux… la Lune… une jeune fille… ma semblable… une amie… une femme… un mariage… un enfant… un traître… du vert… un orage ou un éclair… et le mot de passe : baguette brisée.
- Mais… Mais… Cassandra ?! Pourquoi lui as-tu donné le mot de passe ?! »
Cassandra sortit de sa transe et répondit le plus naturellement du monde :
« Mais parce que ce garçon est bien celui qu'il prétend être et que ses amis lui ont joué un mauvais tour en changeant le mot de passe sans le lui dire… Qui est-ce qui a changé le mot de passe, Pâquerette ? », demanda-t-elle sévèrement à sa compagne.
« Heu… C'est… Je…
- Ce n'est pas le professeur McGonagall, n'est-ce pas ?
- Hé bien… »
James était abasourdi. Tout ce qui venait de se passer l'avait laissé pantois, incapable de rien dire ou faire d'autre que d'ouvrir la bouche comme le calmar géant hors du lac… Cette sorcière dans le tableau devait être Cassandra Vablatsky, l'auteur des livres de divination… Elle l'avait cru quand il avait dit qu'il était bien James Potter. Elle savait pour Remus et pour les Maraudeurs : elle avait lu son présent et avait prédit son futur… et c'était effrayant… et surtout, c'était Sirius !!!
« Ne vous embêtez pas Madame Vablatsky, je pense savoir que c'est Sirius qui a demandé à changer le mot de passe, et je pense même que le nouveau est celui-là même qu'il a suggéré. Est-ce que je me trompe, Madame Pâquerette ?
- Grgnion…
- Pardon ?
- Non, grommela la Grosse Dame à peine plus audiblement.
- Et, si ce n'est pas trop indiscret, que vous a-t-il offert en échange ?
- Cela ne vous regarde pas !
- Moi non, mais le professeur Dumbledore et Adams, si… »
A ces mots, la Grosse Dame pâlit et sembla défaillir à l'idée d'orner les murs du bureau de l'horrible concierge. Cassandra sortit du tableau un instant et revint avec un flacon de sels qu'elle déboucha et agita sous le nez de Pâquerette qui reprit immédiatement ses esprits…
« Ah Merlin ! Ah quel malheur ! », se mit-elle à geindre
« Voyons Pâquerette, cessez de pleurnicher comme une jeune fille ridicule », la gronda la voyante.
La comparaison sembla calmer la Grosse Dame qui essaya de prendre un air plus digne. Elle se composa un visage de martyr et releva fièrement la tête, montrant tout de même son infini désespoir par un petit reniflement grotesque.
« Sachez tout deux que Monsieur Black ne m'a rien offert. Ce jeune homme est un véritable gentleman. Il sait comment parler aux femmes et les traite avec respect et révérence... Pas comme certains », soupira-t-elle bruyamment avec un regard lourd de sous-entendu vers James. « Nous avons conversé agréablement pendant quelques instants et après seulement quelques minutes, il a su lire en moi et a remarqué mon charme naturel que tous s'évertuent à ignorer scrupuleusement depuis des siècles que je remplis honnêtement mon devoir de portrait-clef de Gryffondor. Il s'est étonné que je n'éblouisse pas de mon éclat une pièce plus chaleureuse et plus appropriée à ma condition. Et il s'est même indigné de l'affreux mot de passe dont tous ces élèves méprisants doivent m'affubler, jusqu'à parfois très tard dans la nuit, pour pouvoir aller et venir à leur guise, sans soucis aucun pour mon sommeil fragile et mes nerfs délicats. »
Ah évidemment, songea James pendant que la Grosse Dame continuait d'encenser Sirius. Que pouvait-il offrir de mieux à un portrait aussi narcissique que des compliments à faire rougir une gamine de dix ans ! Il devient un peu trop machiavélique à mon goût. Si en plus il utilise la séduction, c'est la fin de tout ! Bon sang, qu'il l'utilise contre les Serpentard, parfait, mais contre des Gryffondor, et qui plus est, contre moi, un Maraudeur, son plus vieil ami, son frère ! Ca dépasse les bornes (des limites, Maurice...) ! Il va vraiment falloir que je le prenne entre quatre yeux et que je remette les points sur les I.
« Baguette brisée », dit-il clairement avant d'ajouter « Bonsoir Mesdames. Madame Vablatsky, enchanté d'avoir fait votre connaissance. Dans quelle partie du château êtes vous accrochée ? J'aimerais beaucoup venir vous rendre visite, un de ces jours...
- Mon cadre est accroché dans de la Tour de Divination, dans un recoin sombre qui sied à mon Troisième Œil. Demandez votre chemin à un jeune chevalier fougueux qui répond au nom de Chevalier du Catogan. Soyez aussi poli avec lui que vous l'êtes avec moi et il n'y aura aucun problème. Il saura vous conduire jusqu'à moi.
- Merci beaucoup, Madame. Bonne soirée à vous. Madame Pâquerette... », ajouta-t-il en inclinant brièvement la tête dans sa direction.
La Grosse Dame, visiblement rancunière, répondit par un grognement et fit basculer le tableau, laissant apparaître le trou menant à la Salle Commune des Gryffondor.
James s'engagea dans le passage sombre et étroit, obscurci encore par une silhouette qui se découpait de l'autre côté. Celle-ci tournait le dos à James et s'adressait à une autre :
« La tête qu'il va faire ! Ah, ah ! Non seulement il restera bloqué comme un idiot dans le couloir, mais en plus, il va avoir une sacrée surprise quand il entendra le nouveau mot de passe ! Tiens, ça lui apprendra à vouloir faire cavalier seul et à me lâcher pour rester avec Evans.
- C'est quoi le nouveau mot de passe ?
- Voyons Pete, je pensais que tu serais plus perspicace que ça ! Le nouveau mot de passe est...
- « Baguette brisée », Pete. », coupa James d'une voix froide, faisant sursauter tout le monde, Sirius le premier. « Non seulement je ne me suis pas fais avoir, mais en plus tu te trompes d'ennemi. Tu as tout faux Black.
« Ne m'appelle pas comme ça, Potter. », grinça le jeune Gryffondor.
« Je t'appellerai comme je le jugerai bon, Black... », répondit le concerné en appuyant sur le dernier mot.
« Sale traître ! Tu sais très bien ce que ça veut dire pour moi ! Tu n'as pas le droit de me juger !
- Parce que toi tu as ce droit, peut-être ? Qui es-tu pour oser vouloir me punir de voir Lily ?! S'il y a un traître ici, c'est bien toi ! Depuis quand joue-t-on des tours aux gens de sa propre maison, et depuis quand trahis-tu notre serment en t'attaquant à l'un d'entre nous ?
- Et toi, tu ne l'as pas trahi ?! », hurla Sirius, hors de lui. « Qui est allé à l'encontre du plan de départ, qui m'a mis dedans et qui l'a jouée solo pour avoir tous les honneurs ?! C'est moi peut-être ?!
- Ah parce que d'après toi, ça m'a amusé de me faire pourrir par McGonagall et par Pomfresh ? Et tu crois que c'est pour la gloire que je passe pour le pire maladroit et le pire salaud que Poudlard ait jamais connu ? Tu crois que recevoir une Beuglante de mes parents m'a fait plaisir ? Et tu crois que c'est pour t'emmerder que je passe mes journées à l'infirmerie ? Rien que pour t'emmerder ? Mais voyons, si énerver Sirius BLACK était excitant, ça ferait longtemps que je ne courrais plus après ces pauvres filles de Poufsouffle.
- ...
- Tu ne dis rien ? Te serais-tu trompé de cible, vieux frère ? M'aurais-tu confondu avec ce bon vieux Snivello ? Parce que tu sais, en ce moment j'essaye de gérer au mieux tout plein de trucs, et sans votre aide, c'est déjà pas facile ; mais si en plus tu te mets contre moi, Sirius, moi je vais pas pouvoir continuer à faire comme si de rien n'était ! Alors si tu as des choses à me dire, tu le fais là, maintenant, tout de suite, en face, et tu cesses de te conduire comme un vulgaire Serpentard de deuxième année, ou je devrais te traiter en tant que tel ! »
Devant le silence persistant de son ami, James finit de rentrer dans la pièce, ignorant royalement Peter et les regards curieux attirés par leurs cris, traversa la Salle Commune à grands pas et s'engagea directement dans les escaliers menant aux dortoirs. Arrivé au sixième étage dans lequel étaient installés les sixième année, il ouvrit la porte à la volée et entra dans la chambre, énervé mais paradoxalement serein. Il avait dit ce qu'il avait à dire, il avait laissé une chance à Sirius, il ne s'était pas ridiculisé, et espérait que tout serait arrangé entre eux. Il referma derrière lui et se laissa glisser le long de la porte. Il rassembla ses jambes contre lui, et, le menton sur les genoux, il poussa un profond soupir.
« Alors ? Soulag ?... »
James sursauta. Il pensait être seul, et tout à ses pensées, il n'avait pas vu Remus, allongé sur son lit à plat ventre, un parchemin devant lui et sa plus belle plume à la main.
« Remus ? Je ne t'avais pas vu. Tu m'as fait peur.
- Je vois ça... Alors, soulagé ?
- Heu... soulagé de quoi ?
- Voyons, ne fais pas l'idiot... Je suis sûr que même le calmar géant a entendu vos cris ! Ca faisait un moment que ça couvait avec Padfoot...
- Tu savais ce qu'il préparait ?
- Non, mais je savais qu'il préparait quelque chose. D'ailleurs, j'hésitais entre m'inquiéter pour toi et m'inquiéter pour moi...
- Et tu ne demandes pas ce qu'il a fait ?! », s'indigna vaguement James.
« Bah, c'est pas très important, il t'a fait une crasse, et tu lui as dit ce que tu avais à lui dire... Mais enfin vas-y, si ça peut te défouler, raconte-moi. »
Sentant que la colère tout juste passée revenait, James profita de l'occasion pour ressortir tout ce qu'il avait sur le cœur et il raconta ce qui s'était passé à l'infirmerie, devant le tableau et dans le passage de la Salle Commune. Remus, la plume au bout des lèvres, balançait nonchalamment ses jambes en écoutant, les yeux perdus dans le vague... Lorsque le récit fut terminé et que James se tut, sa seule phrase fut :
« Je vois qu'à ses yeux ta faute a été plus grande que la mienne.
- Tu parles ! Ta faute, ma faute ! Ca veut rien dire. Tout ça c'est du vent ! C'est juste que Môssieu Sirius Black est blessé dans son orgueil et qu'il se venge comme un vulgaire Serpentard !
- Arrête ton balai Prongs ! Tu es comme lui. N'as-tu pas été blessé dans ton orgueil lorsque Lily t'a rejeté ? Et lorsque ta baguette a été cassée ? Et lorsque tu t'es rendu compte que je cherchais à protéger Lily ? Et lorsque tu as entendu le nouveau mot de passe et que tu as compris qui avait fait le coup ? Réponds-moi honnêtement, James, n'as-tu pas toi aussi été blessé dans ton orgueil beaucoup plus que ce que la modestie et l'humilité te permettraient ?
- Mais non ! Pas du tout, ce n'est pas comparable ! Bien sûr que j'ai été blessé mais je n'ai pas trahi le serment en m'attaquant à l'un d'entre nous, moi ! Et je n'ai pas entraîné Pete dans cette histoire !... Et en plus il n'a exprimé aucun regret ! Moi, j'ai réparé ma faute envers Lily en prenant la punition pour elle, et toutes les moqueries qu'elle aurait du subir si je n'avais pas été là pour camoufler la vérité.
- Il n'empêche, James. Si tu continues de courir après elle, c'est parce qu'elle te résiste, et c'est ça qui te plaît, même si ton ego en prend un sacré coup. Et c'est pour essayer de garder la tête haute que tu joues le play-boy que rien n'atteint ! Et si tu n'avais pas surpris notre conversation dans le train, tu n'aurais pas changé d'avis, et tu aurais aidé Padfoot dans son sale coup ! Alors, s'il te plaît, ravale ta colère et ta rancœur. Tu as dit à Sirius ce que tu avais à dire, laisse le mariner un peu et va discuter avec lui plus calmement. Explique lui tes motivations pour avoir été contre ses plans. Parle lui avec ton cœur, et non avec ta fierté... Même si j'avoue que c'était quand même plutôt gonflé et méchant ce qu'il t'a fait. »
Vaguement gêné mais incapable d'admettre pourquoi, James passa nerveusement la main dans ses cheveux déjà ébouriffés et regarda le sol comme si c'était la chose la plus merveilleuse au monde... Un long moment suivit durant lequel le jeune Gryffondor n'osa pas regarder son ami. Puis, devant le silence qui s'éternisait, il céda à la curiosité et leva les yeux vers le lit sur lequel le jeune loup-garou était toujours allongé, de nouveau plongé dans ses travaux d'écriture. Le regard de James se fit plus insistant et il remarqua qu'aucun grimoire, qu'aucun livre ne s'éparpillait sur le couvre-lit. De plus, Remus avait l'habitude de travailler dans la Salle Commune ou à la bibliothèque, et non dans le dortoir. Ce qui signifiait que celui-ci désirait s'isoler... Et à coup sûr, ce n'était pas des mémoires qu'il écrivait, mais plutôt une lettre ; et à en juger par la lenteur extrêmement appliquée avec laquelle sa plume dansait sur le parchemin, ce n'était pas une lettre pour ses parents...
James, qui s'était relevé lors de leur discussion et qui s'était installé sur son lit, s'étira vainement dans l'espoir de saisir une phrase ou un mot qui le mettrait sur la voie du destinataire de ce courrier. Voyant que sa tactique échouait lamentablement, il décida d'utiliser un sort de Jumelle pour lequel il n'avait pas besoin de sa baguette, et qui servait beaucoup lors des matchs de Quidditch pour observer les joueurs de plus près, voire pour repérer le Vif d'Or... et aussi pour admirer Lily lorsqu'elle s'asseyait à l'autre bout de la Grande Salle pour manger. Il murmura imperceptiblement le Visio amplificatum dont il avait besoin pour améliorer ses qualités de vision, ôta ses lunettes dont il n'avait momentanément plus besoin et se tordit à nouveau le cou afin d'avoir un meilleur angle de vue...
Mais c'était sans compter sur l'ouïe surdéveloppée du jeune loup-garou. James eut tout juste le temps de lire les premiers mots de l'en-tête : « Ma chère Tsiu » que le lycanthrope tira les rideaux de son lit à baldaquin. Aveuglé par le tissu pourpre qui lui semblait être à peine à quelques millimètres de son visage, James annula le sortilège de vision améliorée, remis ses lunettes et sauta sur ses pieds. Il se rua sur le lit de Remus en poussant un hurlement qui rappelait sensiblement celui que Sirius avait poussé dans le Poudlard Express. Il écarta violemment les rideaux et se mit à sauter sur le lit de son ami, qui avait tout juste eu le temps de cacher son parchemin.
« Hé, hé ! Je sais à qui tu écris !
- Voyez-vous cela... marmonna l'espionné entre ses dents.
- Hééééééééé voui ! Tu écris... à... ta... CHERIIIIIIIIIIIE !!!
- Ben voyons ! C'est bien connu, Remus Lupin, le gars le plus populaire que Poudlard ait jamais connu, écrit très régulièrement à sa chère et tendre, la énième copine qu'il se tape en quelques jours... » ironisa celui-ci, cynique.
« Ah bon ? », s'écria James en prenant l'air attardé de quelqu'un qui ne découvre l'eau chaude que cinquante ans après qu'elle ait été découverte... (la voix de Roselyne Bachelot dans les Guignols fera très bien l'affaire, pour ne pas donner d'exemple...Je sais, je sais, excellentes références ! ) « Mais, j'savais pas que tu étais si populaire ! Et j'savais pas non plus que Remus Lupin se tapait des filles ! Vraiment, je tombe des nues ! T'aurais pu me prévenir, faux frère ! »
Un grognement qui n'avait rien d'amical lui répondit, avant qu'une main ne saisisse sa cheville et, telle l'attraction terrestre, ne l'attire inexorablement vers le sol, suivie d'un oreiller qui s'aplatit sur le nez du moqueur. S'ensuivit une lutte désordonnée durant laquelle James n'eut pas une seule fois le dessus, Remus utilisant la chatouille comme arme secrète. Lorsque le préfet des Gryffondor finit par valser par la force d'un coup de pied incontrôlé, l'auteur de celui-ci se releva tant bien que mal et se mit hors de portée, à une distance qu'il jugea apparemment assez sécuritaire pour pouvoir se permettre de narguer son adversaire...
« Hé, hé, c'est qu'il est pas commode notre piti Moony chou à nous ! Allez, viens faire un bizou à ton Prongs préféré... Tu vas vraiment finir par me vexer... Allez ! Bizou !… Moony, j'ai dit bizou, là ! » réclama-t-il avec une moue de vieux pervers en montrant sa joue gauche de son index droit jusqu'à ce qu'un autre oreiller qu'il n'avait pas vu arriver vienne s'écraser à nouveau sur son nez. « Outch ! C'est de la triche, j'ai pas ma baguette, je peux même pas l'arrêter !
- Rien à faire, t'avais qu'à pas m'espionner. Et de toute façon, c'est même pas vrai !
- Mais oui, mais oui, je vais te croire ! Ca se voit comme le nez au milieu de la figure que vous êtes amoureux, tous les deux ! Pour une fois, tu ne fais pas preuve de beaucoup de flair, mon ami ! Aurais-tu le nez bouché ? Même un troll le remarquerait... Tu baves quand tu la vois, et elle louche quand elle te regarde... Oh le beau couple de spécimen... ! Franchement, Moony, sors avec elle, parce qu'à ce rythme là, vous allez finir comme deux limaces, tous les deux !
- Grrrgr
- Hum, le voilà qui grogne maintenant. Bouh, il a l'air méchant. Je vais peut-être vraiment aller faire mes devoirs à la bibliothèque...
- Vouai, c'est ça, parce que ma baguette commence à me démanger...
- Tiens, en parlant de baguette, demain matin, je vais voir Olivanders pour une nouvelle baguette. Donc t'inquiète pas si chui pas en cours...
- Ok.
- Ah, au fait, Moony, c'est une idée très romantique de lui envoyer une lettre... Tu vas faire sensation... »
James referma la porte derrière lui juste au moment où l'oreiller reprenait ses heures de vol...
Cela faisait deux bonnes heures que James faisait ses devoirs, déjà nombreux. Il s'agissait de sa sixième année à Poudlard, et même s'il n'y avait pas d'examens spéciaux à la fin de l'année, celle-ci démarrait sur les chapeaux de roue. Il avait déjà rédigé deux rouleaux de parchemin sur « La Matière et les Fluides » pour McGonagall et s'apprêtait à finir un dossier de trois rouleaux de parchemin sur « La Malédiction des Fées des Campagnes » en DCFM, lorsqu'il entendit des pas se rapprocher et s'arrêter derrière lui.
- « Vermine », il n'y a qu'un seul « n ».
- Merci, Sirius.
- De rien, James. Ce serait bête d'avoir qu'un E à cause de l'orthographe quand tu pourrais avoir un O...
- Tu as fini ta méta ?
- Pas tout à fait. Il me manque les matières minérales. T'as fini toi ?
- Ouais, tiens, si tu veux jeter un coup d'œil... Et puis si tu croises des fautes...
- Merci. » Après avoir parcouru quelques lignes : « Comment tu vas faire pour rattraper ton retard en métamorphose, en DCFM et en Sortilèges ? Ca fait déjà trois jours que tu ne peux pas faire les exercices pratiques !...
- Je vais au Chemin de Traverse demain matin pour acheter une nouvelle baguette...
- Au Chemin de Traverse !! Tu y vas comment ? Par portoloin ?
- Non, par la poudre de cheminette. Dumbledore me fera passer par sa cheminée. Je suppose que toutes les cheminées ne sont pas connectées au réseau. Tu t'es jamais demandé lesquelles étaient utilisables à Poudlard ? Ca pourrait être pratique, non ? On pourrait faire des virées nocturnes un peu plus poussées si on arrivait à connecter la notre...
- Hey ! C'est vrai ! Si ça se trouve, elle l'est déjà, connectée... Et on le saurait même pas ! Imagine si en six ans on n'a même pas découvert ça, c'est la honte ! Faut essayer ce soir ! On pourrait aller rendre visite aux Serpentard ! Une petite bombabouse ? Non ? D'accord, d'accord, au moins une dizaine, sinon c'est petit jeu ! Je crois qu'il me reste un peu de poudre que j'avais pris avec moi en partant cet été…»
James regarda son ami dans les yeux et un large sourire s'étira de son oreille gauche à son oreille droite. Sirius et lui étaient réconciliés, il allait avoir une nouvelle baguette et Lily s'était réveillée... Tout était pour le mieux. Les Maraudeurs étaient de retour et allaient frapper, encore une fois...
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