Qui aime bien chatie bien ! Tout le monde connait ce proverbe ô combien à sa place dans le Poudlard des années 1975... Les filles aiment James qui aime Lily qui aime Remus qui aime Tsiu qui aime Remus mais qui ne le sait pas encore... LEJP RLOC 13e chap
Cricritine : Ouais, contente que ça te plaise, et puis pour l'expression, n'importe qui peut l'utiliser, je ne l'ai pas brevetée... lol !
Fénice : Bien sûr que tu peux utiliser l'expression « Arrêter son balai » ! Je pensais pas que ça rendait très bien pour remplacer « Arrêter son char », mais là tu me rassures ! lol ! Il n'y aura pas encore de Maraude dans ce chapter, enfin pas vraiment, plutôt le contraire même (malheureusement, mes perso sont un peu en crise en ce moment, va falloir que je change un peu ça !) mais je vais bien leur trouver une tite bêtise à faire ! T'inquiète pas, tiens, d'ailleurs, au moment même où je t'écris ça, j'ai des idées qui germent dans mon esprit tordu... ! Ca va saigneeeeeeeeeeeeeeeeer !
Cécile : C'est vrai que tu ne sais pas encore bien qui est Peter... En fait, c'est un peu mal de ma part, en tant qu'auteur, de le délaisser, mais c'est un pratique très répandue chez les auteurs de fics de Harry Potter : ON-PEUT-PAS-LE-VOIR !!! lol ! A quelques exceptions près... Donc on le rhabille un peu pour l'hiver, je dirais, mais c'est pas très pro... Je ne vais pas tarder à lui faire jouer un rôle. Mais c'est vraiment dans sa nature d'être effacé et réservé par rapport aux autres, et il n'est pas doué en cours, pas doué avec les gens, il a un physique à faire fuir les mouches, bref, il a rien pour lui à part les Maraudeurs (enfin les trois autres Maraudeurs, qui eux sont super célèbres et admirés...). C'est pas juste, mais bon, il se venge bien de ça après... ! Sinon, c'est clair qu'une amitié trahie, ça fait très mal, on en avait déjà parlé toutes les deux cet été en peignant des fenêtres... Et j'ai utilisé ça pour l'écrire... C'est du vécu ! En attendant, un gros bizou pour toi et pour ta famille !
Lisalune : J'adore ! Plus ça va, et plus tes reviews sont longues ! C'est bon signe pour moi ! Le coup de la glace au citron meringuée, ça c'est mon péché mignon, fallait que je le case quelque part... lol ! Pour les Maladroits de Poudlard, je me suis bien amusée aussi : je me suis imaginée que pour que Neville sois aussi pataud, ça pouvait être que génétique ! Mais bon, Franc Londubat était quand même un grand auror... Donc il fallait quelque chose pour le déstabiliser... Et quoi de plus déstabilisant qu'une demande en mariage à son âge ! Pour Dockward, je ne sais pas si vous avez remarqué le jeu de mot... C'est un spécial angliciste ! Si vous trouvez, ça veut tout dire ! J'ai toujours imaginé Sirius en tombeur de ces dames, et je pense qu'à part sa mère et sa famille, il aurait pu faire tomber presque tout Poudlard : sauf quelques personnes que je me réserve pour la suite... Pour la bataille d'oreillers entre James et Remus, j'ai fait appel à un consultant, lol : un garçon ! Si, si ! Et un pro de la bêtise dans ce genre : il a corrigé ma première version de cette scène, et je vois que ça vous a bien plu, donc je vais continuer de faire appel à ses services : n'est pas maraudeur qui veut ! En tout cas, si en plus de rallonger tes reviews, tu ris en lisant mes chapter, là c'est le panard ! Tu me rends toute folle, je me trémousse sur mon fauteuil avec un sourire aliéné, c'est marrant ! Merci encore pour ta constance...
Kritari : Et oui, l'amitié, c'est comme tout, ça a des hauts et des bas... mais je ne pense pas que pour eux ce soit le temps de remonter totalement la pente... Ils ont encore des choses sur le cœur, encore quelques peurs au ventre... Et puis, je pense à l'avenir et aux réactions qu'ils auront dans leurs derniers moments... Il y a certaines choses qui paraissent inacceptables si tout va toujours bien entre eux... Enfin bon, on verra ça plus tard, pour l'instant, place au résultat de leur maraude du soir... Et un tout petit bout de Lily, puisque tu me l'as réclamée...
Cla.Remus02 : Chui désolée pour toi, mais c'était que provisoire la réconciliation (cf. la RAR à Kritari au dessus...). C'est trop fade sinon... Mais même s'il y a quelques tensions, ils auront d'autres bons moments, t'inquiète pas !
Ce baratineur de charme : Bien sûr que non je t'en veux pas ! Tu fais bien comme tu peux et comme tu veux ! En tout cas, c'est clair que Sirius est un sacré coco, comme je le disais à Lisalune, il pourrait faire tomber n'importe quelle nénette à part quelques unes que je me réserve pour la suite... lol ! Quant à James, même s'il garde son air « Je suis irrésistible », il n'en mène pas large et il ne va pas tarder à devoir changer de comportement... aux dépends de quelqu'un d'autre ! Mais ceci est un autre chapter, très éloigné encore puisque ce chapter 9 est le dernier que j'ai d'avance... Les prochains se feront donc sûrement attendre...
DISCLAIMER : Aucun des personnages de cette fic ne m'appartient, ils sont soit la propriété de JK Rowling, soit celle de ma chère consœur, Titou Tur Lupin Moony (au passage, allez lire ses fics, elles sont terribles¼). Malheureusement, je ne fais qu'utiliser ce qui existe déjà, ceci dit, c'est déjà un exercice de style pour essayer de coller à ce qui a déjà été écrit¼Dans les pages suivantes, il y aura également des références, ou plutôt des clins d'œil à d'autres fics, comme à l'extraordinaire « Parfois, les Serdaigle aussi sont courageux » de Fred et Georges¼ Autant vous dire que ce sont des fanfic qui m'ont particulièrement plu et que je vous les conseille vivement !
SPOILER : Les cinq tomes de JK Rowling
RESUME : Lily se remet doucement de son accident, James et Sirius se sont expliqués après une mauvaise farce de ce dernier, et Remus prend plus ou moins ses distances en privilégiant un embryon de relation avec Tsiu... Peter, comme à son habitude, a du mal à se faire remarquer, mais cela lui va très bien. Le retour à la normale est notoire : James retrouve son sens de l'humour, ses amis, et une nouvelle farce est en cours de préparation, ne reste que sa baguette qu'il acquerra demain matin...
Note de l'auteur : Ce chapter est le dernier que j'ai en stock, les autres seront donc probablement soit plus court, soit plus long à venir, voire les deux... Toutes mes excuses pour les fidèles du jeudi matin ! Mais je ferai de mon mieux pour vous satisfaire...
CHAPITRE 9 : De Charybde en Scylla...
« James ! James !! OH ! DEBOUT LA-DEDANS !!!
- Quoi, quoi, quoi...?! Qu'est-ce qui se passe ?...
- Il est sept heures vingt, nous sommes le jeudi 5 septembre et tu as rendez-vous avec Dumbledore dans... quarante minutes. », susurra Sirius avec la voix d'hôtesse de l'air qu'il savait si bien prendre.
- Merde ! Chui à la bourre ! J'ai pas déjeuné et j'ai même pas pris ma douche !
- Ouais, et crois-moi, ce serait pas du luxe.
- Vouais, ben si t'avais pas échappé les bombabouses quand t'as atterri dans la cheminée des Serpentard, je me les serai pas prises sur le coin de la gueule ! Alors pouët...
- J'ai fait ça ? Ah ouais, c'est vrai... J'ai tendance à perdre la mémoire en ce moment. Tu crois que c'est grave ? », demanda-t-il en prenant une voix suraiguë, en penchant la tête sur le côté et en louchant.
- Ah, ah, ah ! Très drôle ! Va voir un psychomage et fiche-moi la paix avec tes salades...
- Oulà là, qu'est-ce que t'es de mauvais poil le matin, mon amour ! Je te laisse prendre ta douche, ça te fera le plus grand bien... »
Un oreiller accompagné d'un grognement lui répondit tandis que James s'éjectait de son lit et se propulsait à la vitesse d'un escargot vers la salle de bain... Salle de bain qu'il n'eut pas le temps d'atteindre : l'oreiller lui revint de plein fouet entre les oreilles.
« Yeah ! Dans le mille ! Bonne douche ma petite citrouille adorée. »
Après avoir pris une douche glacée afin de bien se réveiller et s'être arraché la peau à force de frotter dans l'espoir d'arriver à faire partir l'odeur nauséabonde de bombabouse, James fila en quatrième vitesse dans la Grande Salle où il avala rapidement un verre de jus de citrouille. Il emporta deux pains au chocolat et retourna en courant dans son dortoir, récupérer sa baguette cassée dans sa malle et prendre une cape dans son armoire. Puis il partit au pas de course à travers le château, à la recherche de McGonagall. En tant que directrice adjointe, c'était à elle d'emmener les élèves jusqu'au bureau de Dumbledore, du moins tant qu'ils ne connaissaient pas le mot de passe, qui changeait régulièrement. Il la trouva dans son bureau à l'attendre, en surveillant l'horloge qui allait bientôt indiquer l'heure du début des cours.
« Excusez-moi pour le retard, professeur. », haleta James en entrant en trombe dans le bureau. « J'ai eu une panne d'oreiller ce matin. J'ai fait le plus vite que j'ai pu.
- Peut-être que si vous vous couchiez plus tôt, vous n'auriez pas tant de mal à vous lever, Potter. », siffla-t-elle. « A moins que je ne vous transforme en réveil matin... Je n'ai pas le temps de vous accompagner, mes cours vont débuter dans un instant, et je ne peux pas me permettre d'arriver en retard. Je vous donne le mot de passe, vous connaissez la gargouille qui mène au bureau du directeur ?
- Oui, professeur.
- Parfait, le mot de passe est : Citruffe au chocolat. N'en abusez pas, Potter, je vous préviens.
- Oui, oui, professeur, merci beaucoup. Je me dépêche, je vais encore être en retard.
- Pour changer... », grogna le professeur McGonagall alors que James franchissait la porte et se remettait à courir.
Lorsque James s'engagea dans l'escalier en colimaçon qui menait au bureau de Dumbledore, il entendit des bruits de voix. Il reconnut bien-sûr celle du directeur de Poudlard, et alors qu'il parvenait en haut des marches, il identifia la seconde personne : il s'agissait de celle du professeur de DCFM, Spite. Il tentait de convaincre Dumbledore de la nécessité de punir Potter dans la mesure où celui-ci ne faisait pas ses devoirs de travaux pratiques. James sentit la moutarde lui monter au nez… Ce crétin de Spite ne le lâcherait donc jamais ?! C'était un fait qu'il n'aimait aucun des Maraudeurs, même s'il affichait une nette préférence pour la persécution de Remus, mais là, sa mauvaise foi était ridicule. Comment faire des travaux pratiques de magie sans baguette magique ?! Qu'il réponde à la question et après ils en discuteraient ! Ce n'était pas comme s'il n'était pas au courant que sa baguette était cassée… Mais James n'eut pas l'occasion de s'énerver plus :
« Entrez ! Entrez donc, M. Potter. Nous sommes un peu en retard sur l'horaire, mais M. Olivanders ne nous en voudra certainement pas au point de nous faire avaler les morceaux de votre baguette. Convenez que ce serait fort désagréable, n'est-ce pas mon cher professeur ? Parce que figurez-vous que la baguette de M. Potter n'est plus fonctionnelle, c'est d'ailleurs pour cela qu'il ne fait pas ses travaux pratiques depuis la rentrée. C'est pourquoi je vais vous demander de nous laisser afin que nous allions lui en racheter une, et de rejoindre vos cours, qui, si je ne m'abuse, ont du commencer depuis… cinq minutes », dit malicieusement le directeur après avoir vérifier sa montre. Il regardait tour à tour Spite, puis James, et ce dernier aurait juré qu'il lui avait fait un clin d'œil !
« Bien, Albus », grimaça le professeur de DCFM en ayant peine à dissimuler un rictus de dégoût. « Je m'en retourne à mes élèves, du moins ceux qui se comportent en tant que tels… Puisque vous allez acheter une nouvelle baguette, Potter, je vous préviens que je ne tolèrerai plus aucun retard de votre part dans vos sortilèges de défense. Vous voilà averti !… Albus… », ajouta-t-il en inclinant la tête dans la direction de Dumbledore en guise de salut, et il se dirigea vers la sortie, bousculant un James médusé qui était resté devant les escaliers sans oser s'approcher plus. Celui-ci regarda son professeur disparaître dans un tourbillon de tissus noirs. Lorsqu'il reporta son attention sur le bureau du directeur, il croisa le regard de ce dernier qui le fixait.
« Pouvons nous y aller, M. Potter ? Ou M. Olivanders va vraiment nous faire manger cette baguette, et je m'en voudrais de vous dispenser de vos devoirs de défense par simple gourmandise !
- Nous ? Vous m'accompagnez, professeur ?
- Mais bien-sûr, M. Potter. Je ne vous laisserai pas affronter l'ire de M. Olivanders seul. Allons-y. »
Dumbledore se dirigea vers l'immense cheminée de son bureau et prit sur le manteau de celle-ci une jolie boîte en ébène, finement sculptée et vernie, dans laquelle était conservée la précieuse poudre de cheminette. Il tendit la boîte vers James qui y plongea la main, en retirant une bonne poignée de poudre verte. Dumbledore en jeta une pincée dans le feu qui se mit à crépiter et devint d'un vert émeraude éblouissant. Le jeune Gryffondor prit place le plus naturellement du monde dans l'âtre, les immenses flammes léchant les pans de sa cape sans pour autant les brûler. Il tendit la main devant lui et lâcha la poignée de poudre en articulant nettement « Chemin de Traverse », tandis qu'il disparaissait dans une légère explosion. Aussitôt, il se sentit tournoyer sur lui-même, et son corps prit de plus en plus de vitesse. Tout autour de lui se succédaient des centaines, des milliers de cheminées comme dans un long corridor sans fin. Au bout de quelques instants, il sentit une brusque décélération et le sol revint brusquement sous ses pieds. L'habitude lui fit légèrement plier les genoux afin d'amortir une réception un peu brutale. Il dégagea l'âtre d'arrivée en s'époussetant et n'eut pas à attendre longtemps : Dumbledore arriva dans la cheminée d'à côté, légèrement raide sous le choc de l'arrivée.
« Merlin, que je n'aime pas ce mode de transport ! », grommela-t-il en s'époussetant à son tour en rejoignant James qui s'était écarté des nombreuses cheminées qui étaient à la disposition des sorciers du monde entier dans un grand hangar qui ressemblait vaguement à un vieux hall de gare. « Est-il vraiment nécessaire d'être secoué comme un saule cogneur ?! »
James pâlit légèrement à la mention du Saule Cogneur en se rappelant qu'à la prochaine Pleine Lune, à la fin de la semaine, il tromperait encore une fois cet homme qui était à l'origine de tant de bontés pour ses amis et lui… Mais il se reprit bien vite, tous les élèves connaissaient le Saule Cogneur, et il n'était pas censé blêmir en en entendant parler. Et puis, il était un Maraudeur, et les Maraudeurs faisaient des farces et ne se souciaient pas des règlements. Il jeta un regard en coin au directeur : celui-ci était occupé à arranger sa longue barbe argentée qui avait mal supporté le voyage tourbillonnant parmi des cheminées pas toujours bien ramonées…
Ils marchèrent quelques minutes en silence, fendant la foule qui murmurait sur le passage du célèbre sorcier. Ils finirent par arriver à hauteur de la boutique de baguettes magiques Olivanders. Dumbledore s'arrêta et laissa entrer James en premier. Une clochette tinta en arrière boutique et la tête échevelée d'un vieux sorcier apparut de derrière un rayonnage de vieilles boites en carton poussiéreuses.
« Albus... », marmonna-t-il tout naturellement en descendant péniblement de son tabouret. « Ponctuel, comme d'habitude... Oh, bonjour M. Potter. Comment allez-vous ?
- B-bien, merci Monsieur. », bégaya James, mal à l'aise devant le vieux mage à l'air un peu fou et très inquiétant.
Dumbledore coupa court à ces politesses inutiles entre vieux amis et dit :
« Mon cher Olivanders, je vous confie M. Potter le temps d'une course urgente.
- Très bien, très bien. », acquiesça le marchand dans un sourire édenté que James trouva plutôt sinistre. « Ne vous inquiétez pas, nous nous débrouillerons très bien tout seul.
- Parfait alors. Je repasserai vous chercher ici, James. A tout à l'heure.
- A tout à l'heure, professeur », salua le jeune Gryffondor qui sentait un peu de son légendaire courage s'en allez avec le directeur de Poudlard.
Lorsqu'ils furent seuls, Olivanders engagea la conversation :
« Bien ! Alors, voyons voir cette baguette brisée... Avez-vous emmené les morceaux ?
- Oui, Monsieur. », répondit James en sortant de la poche de sa cape les restes de sa baguette.
« Montrez-les moi et racontez moi dans quelles circonstances cela s'est produit. Nous pourrons peut-être faire quelque chose avant d'envisager la solution radicale du changement de baguette... »
James raconta alors comment « quelqu'un » l'avait brisée en s'asseyant dessus, pendant que l'expert examinait attentivement son nouveau patient : la cassure du bois était nette, mais la plume de phénix à l'intérieur était intacte ; le choc n'avait pas été assez brutal pour la rompre.
« Vous n'avez pas fait usage de votre baguette depuis que c'est arrivé ?
- Non, Monsieur.
- Vous n'avez pas essayé de la ressouder ?
- Non, Monsieur. J'ai pensé utiliser un Ferulis reparo mais quand j'ai vu que l'élément magique était entier, j'ai eu peur de provoquer un choc magique... Donc je n'ai rien fait. »
Un silence s'installa pendant lequel le vieillard observa James. Celui-ci fixait intensément sa baguette et ne disait plus rien. Quand il releva les yeux, le sorcier le fixait toujours et semblait plongé dans ses pensées. Plus mal à l'aise que jamais, James se mit à piétiner, se gratta l'oreille et passa désespérément sa main dans ses cheveux. Olivanders ne semblait pas avoir remarqué le malaise ambiant... Il régnait un silence pesant dans la boutique poussiéreuse et James ne savait vraiment plus où se mettre. Soudain, un bruit de vitre cassée se fit entendre dans la rue, faisant sursauter le jeune homme. Il regarda par le vitrail de la porte : apparemment, un cognard s'était échappé du magasin d'articles de Quidditch et avait été fracasser la vitrine de la boutique d'animaux magiques. Ceux-ci se faufilaient à travers les débris et volaient, couraient, rampaient dans la rue, créant un désordre monstrueux parmi les passants... James finit par se retourner, mais il heurta un tabouret sur lequel une pile de boites en carton tenait en équilibre, Merlin seul savait comment. Alors, tout se passa comme au ralenti : les boites basculèrent, Olivanders releva la tête, James tendit les mains devant lui en pensant très fort que s'il avait eu sa baguette il aurait pu attirer les boites à lui d'un Accio. Et à ce moment-là, les boites changèrent de direction et vinrent échouer dans les bras du jeune sorcier. Hébété, il resta là, debout, une montagne de boites en carton dans les bras, les yeux grands ouverts, bouche bée. Il n'arrivait pas à comprendre comment ces boites avaient atterri dans ses bras et non sur le sol... Ce fut le bruit de lents applaudissements qui le fit sortir de son ébahissement.
« De mieux en mieux... De la magie sans baguette... M. Potter, vous allez finir par m'impressionner...
- Vous... vous voulez dire que c'est moi qui ai fait cela ?! Mais... je n'ai rien dis ! Comment est-ce possible ?!
- Hé bien, vous avez concentré par la pensée une grande énergie magique en vous, et vous l'avez évacuée par un sort... visiblement un sortilège d'attraction. C'est un exercice très difficile à exécuter M. Potter, surtout à votre âge. Beaucoup de sorciers et mages n'y parviennent qu'au bout d'une vie d'entraînement, certains échouent et n'y arrivent jamais. Depuis quand votre baguette est-elle dans cet état ?
- Heu... Environ quatre jours...
- Vous n'avez pas fait de magie entre temps ?
- Hum... Hé bien, un petit sort qui ne nécessite pas l'utilisation de baguette, un Visio amplificatum, hier.
- Un petit sort ?! M. Potter, le Visio amplificatum n'est pas un petit sort qui ne nécessite pas de baguette. C'est un sortilège plutôt facile avec une baguette, mais relativement compliqué lorsqu'il s'agit de le pratiquer sans catalyseur magique. La baguette n'est que cela, M. Potter, un catalyseur d'énergie qui va reconduire celle-ci vers l'objet que vous visez. Or, lorsque vous pratiquez un sortilège sans baguette sur un être vivant, il vous faut visualiser cet être en même temps que vous vous concentrez sur le sort... Depuis quand pratiquez-vous le Visio amplificatum sans baguette ?
- Heu... Voyons, je suis en sixième année... J'ai commencé le Quidditch en troisième année... Ca fait un peu plus de deux ans... Je m'en servais pendant les matchs pour repérer le Vif d'Or de plus loin.
- Impressionnant... », se contenta de marmonner Olivanders avant de se pencher à nouveau sur le cas de la baguette.
Il saisit délicatement les morceaux et sans crier gare, il partit dans l'arrière boutique comme s'il y avait oublié un chaudron sur le feu. N'ayant pas été invité à le suivre, James s'employa à rempiler les boites qu'il avait toujours dans les bras. Il lui fallu beaucoup de patience et de doigté, ce qui était loin d'être ses points forts, avant d'arriver à les faire tenir en équilibre. Mais au bout d'un bon quart d'heure, alors qu'il allait juste poser la dernière boite au sommet d'une pyramide assez extraordinaire qui tenait plus de la tour de Pise que de celle de Londres :
« Ne vous embêtez pas avec ça, M. Potter ! »
James sursauta. Son bras partit dans un brusque mouvement circulaire, faisant de nouveau valser les boites. Ne pouvant cette fois les empêcher de tomber, il poussa un profond soupir et plaqua sa main droite sur sa poitrine, à l'endroit où son cœur demandait furieusement à sortir.
« Hé bien, M. Potter ? Quelque chose ne va pas ? Vous êtes tout blanc... Est-ce que je vous aurais fait peur, par hasard ?... », susurra le sorcier malicieusement. « Je m'attendais à plus de sang-froid de la part d'un attrapeur de Quidditch si puissant... Au fait, votre baguette est réparée. »
James resta interloqué, son cœur battant toujours la chamade. Le vieux fou était-il en train de se payer de sa tête ? Ses sourcils se froncèrent et une lueur suspicieuse éclaira ses yeux marron.
« Ne le prenez pas mal, jeune homme, ce que j'ai dit était à peine ironique : vous devez vraiment être un sorcier puissant pour pouvoir réussir de tels exploits en enchantements alors que votre baguette, celle qui vous a choisi parce qu'elle vous ressemble, est une baguette propre à la Métamorphose. Vraiment, je ne m'attendais pas à tant de surprises de votre part...
- Des exploits en enchantements ? Ah ! Attendez un peu que je raconte ça à Evans, elle va être complètement épatée !...
- Que dites-vous ?
- Oh... heu... rien. Je pensais seulement à la tête que ferait la personne qui a cassé ma baguette quand elle apprendra que je suis doué en enchantements : elle se prétend la meilleure dans ce domaine...
- Quel est le nom de cette jeune personne ?
- Heu... Lily Evans, pourquoi ? »
Le sourire qui s'étira sur le visage parcheminé du vieillard ne rassura qu'à moitié James. Un mauvais pressentiment lui disait que d'autres surprises lui étaient réservées... Mais le fait qu'elles soient liées à Lily ne les lui rendait pas plus sympathiques pour autant...
« Hé bien, M. Potter... Il semblerait que le destin vous trace un chemin bien particulier...
- Je ne suis pas sûr de bien saisir ce que vous voulez dire, Monsieur...
- Vous savez, M. Potter », reprit Olivanders en se redressant et en parlant maintenant d'une voix claire emplie de fierté. « Je me souviens de chaque baguette que j'ai vendue... Or, il se trouve que le phénix qui a donné la plume qui constitue l'élément magique de votre baguette n'a donné qu'une seule autre plume... Et cette plume se trouve dans une baguette qui est propre à la pratique des sortilèges et enchantements. Et cette baguette... appartient... à Miss Evans. Ne trouvez vous pas cela étrange, que ces deux baguettes sœurs vous rassemblent, et vous ressemblent autant, tous les deux ? Tout ce que je sais, M. Potter, c'est que rien ne se fait par hasard dans le monde de la magie, et que vos destinées, comme celles de vos baguettes, seront très certainement liées, un jour ou l'autre... »
A nouveau, un long silence s'ensuivit, rompu cette fois-ci par le tintement de la clochette qui sonna l'arrivée de Dumbledore.
« Hé bien, j'espère que je ne vous ai pas trop fait attendre... Tout va bien ?
- Oui, oui, professeur », se hâta de répondre James.
« Nous avons passé un moment très instructif. », rajouta Olivanders en reprenant sa voix mystérieuse et en plissant à nouveau ses petits yeux.
- Combien vous dois-je, M. Olivanders ? », demanda le jeune Gryffondor, soucieux de quitter cette boutique le plus rapidement possible et de retrouver ses amis pour leur raconter tout ce qu'il venait d'apprendre.
- Rien du tout, ce fut un plaisir de vous aider, M. Potter... Je vous assure ! Considérez cela comme du service après-vente ! », insista-t-il alors que James semblait vouloir protester.
« Très bien, merci beaucoup Monsieur. Je vous resterai redevable pour tout ce que vous m'avez appris ce matin...
- Mais je vous en prie... Au revoir M. Potter... Albus... », ajouta-t-il en inclinant brièvement la tête vers Dumbledore.
« Au revoir, mon cher Olivanders. »
« Alors Lily a la baguette jumelle de la tienne ?
- Ouais, enfin c'est ce que j'ai compris. Tu sais Moony, chui pas un peureux, mais j'étais quand même pas à l'aise... J'ai peut-être mal compris ce qu'il a voulu me dire...
- Quand je pense que pendant tout ce temps t'étais meilleur en sortilèges qu'Evans et qu'elle se vantait du contraire !
- Sirius, arrête avec ça. Il est temps qu'ils fassent une trêve tous les deux. Et pour cela, commencez par l'appeler par son prénom. Ce serait déjà un début…
- Oh, ça va les leçons de morale, professeur Lupin !
- Sirius… », prévint celui-ci d'un air sévère.
« Je l'appellerai Evans si j'ai envie de l'appeler Evans ! Et en plus je trouve que ça lui va beaucoup mieux que Lily : quelle idée de donner des noms de fleurs à ses enfants !
- Parce que le nom d'une étoile c'est mieux ?
- Lupin, me cherche pas !
- Ca suffit tous les deux ! Vous allez vous prendre la tête longtemps encore? Padfoot, Moony a raison, c'est pas très malin de s'attaquer à Lily. J'ai vraiment pas envie de m'engueuler avec elle. On a tous vu ce que ça a donné !
- Elle s'est mise dans cette situation toute seule ! T'y étais pour rien. Si elle avait accepté de sortir avec toi, y'aurait pas eu de problème.
- Alors ça c'est intelligent comme raisonnement, Padfoot ! », coupa Remus. « Avec des 'si' on mettrait Poudlard en chaudron ! Et puis tu peux pas forcer quelqu'un à t'aimer. En revanche, si tu veux lui plaire, tu peux changer de comportement. C'est comme ça, la vie ! On peut pas tout faire passer par la force ou par l'argent. Si t'as pas encore compris ça Sirius, c'est que finalement tu n'es pas si différent de ta famille… »
Fou de rage, Sirius s'apprêtait à se jeter sur son ami. James le retint de justesse en le ceinturant. Autour d'eux, dans la Grande Salle, les élèves commençaient à se retourner et à prêter attention aux cris de colère et aux imprécations des inséparables compagnons… Peter regardait ses amis désespérément. Que pouvait-il faire ? James retenait Sirius, et Remus se leva en jetant sa serviette sur la table, et se dirigea vers la sortie. Tsiu le suivit peu après…
« Non mais tu te rends compte ! Il ose ! Il ose me dire ça à moi alors que j'ai renié ma famille ! Me dire que je suis comme eux alors que je l'ai accepté tel qu'il était ! Après tout ce qu'on a fait pour lui... Et maintenant y'en a plus que pour son intello de Serdaigle !
- Sirius...
- Non mais c'est vrai quoi ! Est-ce que je l'ai jamais délaissé pour une de mes copines ? Il est pas réglo... Lui aussi il trahit le Serment !
- Ca veut dire quoi ça "Lui aussi" ?! Que tu considères encore que je vous ai trahi ?!
- Ouais ! Vous les gars, y'a que votre pomme qui compte, votre petit cœur, vos petites vies pépères ! Et les copains, ben c'est juste bon à réconforter quand ça va pas ! J'en ai marre de servir de roue de secours !
- Remus a raison : décidément, tu comprends rien à la vie... »
Ayant prononcé ces mots de sa voix la plus froide, James se leva et partit à la recherche de Remus, laissant Sirius tout à sa surprise. Avant de sortir, il entendit ce dernier cracher haineusement : « C'est ça, va le retrouver, entre monstres vous vous comprenez si bien ! » Il s'arrêta un instant sur le pas de la porte, hésitant à revenir mettre son poing dans la figure de son ami... Qu'il fasse sa crise de fierté, passe, mais qu'il balance devant tout le monde que Remus était un monstre, c'était un peu trop pour le Maraudeur... Il respira un grand coup : Sirius savait où taper pour faire mal, ça ne valait pas la peine de répondre. « L'ignorance est le plus grand des mépris. » C'est ce que son père lui avait toujours répété. « Ne pas montrer aux autres tes points faibles, ne pas leur donner d'armes contre toi. » Jusque là, James n'avait jamais rien caché à ses amis ; il estimait que le conseil de son père était judicieux pour les étrangers, pas pour la famille. Or, il considérait les Maraudeurs comme sa seconde famille. D'ailleurs, depuis cet été, Sirius en faisait réellement partie. Suite à une nouvelle dispute plus violente que de coutume avec sa mère, il avait fait ses bagages et était apparu en plein milieu de la nuit dans la cheminée de la chambre de James, sa malle dans sa poche et la cage de son hibou bien serrée entre ses bras. Après une nuit de discussion et le récit de tout ceci aux parents de James au petit déjeuner, il avait été décidé que Sirius resterait au Manoir Potter comme membre de la famille... Mais maintenant, il avait l'impression d'avoir été trahi, encore une fois.
Tout en réfléchissant, James parcourait les couloirs sans trop savoir où aller. Remus pouvait être n'importe où, et surtout, s'il ne voulait pas être retrouvé, personne ne le pourrait. Si seulement il avait eu une carte ou quelque chose comme ça qui montrerait où sont les gens ! Tiens, c'était une idée, ça... A développer avec Sir... James se frappa mentalement : foutus réflexes ! Non, il ne ferait plus rien de confidentiel avec Sirius. Du moins pas tant que ce dernier n'aurait pas fait amende honorable. En attendant, ça ne lui disait toujours pas où chercher son loup-garou d'ami. Il ne serait sûrement pas dans la Tour de Gryffondor, ni dans leur salle secrète® (1)... Peut-être à la bibliothèque, Sirius n'y allait presque jamais, et James très peu souvent. Et puis avec un peu de chance il serait avec Tsiu. Ce serait peut-être aussi le moment de parler un peu avec elle : elle avait l'air de toujours lui en vouloir pour Lily... Lily... Il faudrait aussi qu'il passe la voir à l'infirmerie... Remus ou Lily ? Lily ou Remus ? Remus était sûrement avec Tsiu tandis que Lily était toute seule avec Pomfresh ! Opérant un demi tour quasi-militaire, James se dirigea vers le troisième étage, pour la énième fois en quatre jours...
- Oui, M. Potter. Il y a une heure. Et depuis, elle tourne comme un hippogriffe en cage. Je compte sur vous pour la calmer, et non pour l'énerver…
- Oh, très bien. Je vais voir comment la distraire… Merci », entendit une jeune rousse du fond de son lit douillet.
Elle l'avait à peine vu la veille… Elle s'était endormie si vite. Elle détestait cela, s'endormir aussi rapidement et ne pas rêver. Elle avait l'impression de rater quelque chose. Quand elle rêvait au moins, il lui semblait qu'elle vivait. Là, c'était comme si elle était morte pendant un moment : elle ne pensait plus, elle ne bougeait plus. Rien ! Ca avait le don de la mettre mal à l'aise et de mauvaise humeur au réveil !
« Salut Lily.
- James.
- Ca va comment ?
- Ca va.
- Je n'avais rien à faire alors je me suis dit que je pourrais passer… Alors me voilà !
- Je vois ça… »
Un malaise silencieux s'installa. James ne s'attendait pas à ce que Lily soit aussi froide alors que la veille elle semblait être contente de le voir. Mais Pomfresh l'avait prévenu qu'elle était plutôt agacée, alors il tint sa langue. De son côté, Lily sentait bien qu'elle n'aurait pas du être aussi laconique, mais ça avait été plus fort qu'elle. Elle était de mauvais poil et il fallait que ça se sache, même si c'était injuste. En même temps, elle aurait préféré que ce soit quelqu'un d'autre que Potter. Elle lui devait déjà des excuses… Et puis là, c'était de la sagesse de Tsiu dont elle avait besoin pour se calmer.
- Comment vont les autres ?
- Heu, les autres… ?
- Remus, Tsiu, Peter ?
- Eh bien, Remus et Tsiu doivent être ensemble à la bibliothèque… Ils passent beaucoup de temps tous les deux… Je suppose que dans pas longtemps on pourra les voir main dans la main… Ils s'inquiètent beaucoup pour toi : Tsiu s'en veut beaucoup, je sais pas trop pourquoi, et Remus la console en prenant les torts pour lui… D'ailleurs, en parlant de ça… Eh bien, je veux dire… Tu n'as pas à t'en faire. Tu ne seras pas punie… J'ai dit que c'était de ma faute. Que je t'avais lancé le sort… Enfin bon, voilà. Ce n'est pas ma faute pour le sort, mais au fond, c'est la mienne si tu l'as utilisé… Alors, je me suis dit… Enfin voilà, quoi…
- …
- Tu… tu ne dis rien ?
- Mais tu vas être puni à ma place !
- Oui, mais c'est pas grave, j'en suis pas à ma première détention et puis au fond je l'ai mérité. Je dirais pas que c'est un plaisir d'être en retenue, mais si c'est pour t'éviter un casier… Ca me dérange pas de te rendre ce service en guise de paiement pour ce que je t'ai fait. Et je voulais aussi m'excuser… Les profs ont tenu à ce que je te présente des excuses, mais moi aussi. C'est pas cool ce que j'ai fait et puis, et puis… Enfin voilà, j'espère que tu ne m'en veux pas trop et que tu voudras bien me pardonner…
- Mais, James ! C'est à moi de te demander pardon ! C'est moi qui ai cassé ta baguette… Je sais que tu y tenais beaucoup, et je voulais pas, c'était un accident… Je dirai au professeur McGonagall la vérité. Je ne veux pas que tu sois puni à cause de moi, et à ma place. Et je rembourserai ta baguette…
- Laisse tomber pour la baguette, c'est arrangé… Et pour les profs aussi, laisse tomber… S'ils apprennent que je leur ai menti et que j'ai joué la comédie, ils vont me trucider : il a fallu que je sois très, très persuasif pour qu'ils me croient…
- Effectivement M. Potter, vous avez été très persuasif ! Je suis très heureuse d'avoir surpris cette conversation, pour le moins instructive…
- Pro… Professeur McGonagall ?… »
« Je souhaiterais des explications, jeunes gens. Et cette fois-ci, épargnez-moi vos fariboles, je vous prie...
- ...
- Allons Potter !
- C'est de ma faute, professeur.
- Miss Evans ?
- James a voulu... a voulu... m'éviter d'être punie pour une... une bêtise que j'ai faite dans le train...
- Une bêtise ?
- Oui. Une très grosse bêtise...
- Allez-y, je vous écoute.
- Eh bien, je ne sais pas ce que James vous a... heu... raconté, mais, il y a eu une dispute entre lui et moi, et j'ai brisé sa baguette sans le faire exprès. J'ai eu peur de représailles alors j'ai utilisé un sort de désillusion que j'ai un peu... disons... trafiqué... pour qu'il me rende totalement invisible. Malheureusement, il a dégénéré, et après, je ne sais plus ce qui s'est passé... Je sais que j'étais très fatiguée, et puis plus rien. J'ai cru comprendre que James m'avait emmené à l'infirmerie, mais je n'en ai aucun souvenir. Je ne savais pas non plus qu'il avait décidé de tout prendre sur lui. Excusez-moi pour tous les soucis que j'ai pu causer...
- Eh bien, c'est le moins qu'on puisse dire ! Effectivement, vous nous avez causé beaucoup de soucis, Miss Evans ! Je m'attendais à mieux de la part d'une préfète telle que vous. Vous ne m'avez pas habituée à ce genre de comportement. Aussi, afin que cela ne se reproduise plus, je vous inviterais à venir me rejoindre chaque soir pendant deux semaines après les cours, en retenue. »
Lily rougit et baissa la tête. Ca aurait pu être pire : au moins elle ne serait pas renvoyée. Visiblement, personne n'avait remarqué la présence de magie noire dans son sortilège : aucun doute que McGonagall aurait été beaucoup plus sévère si ça avait été le cas.
« Quant à vous, Potter ! Ne vous croyez pas exempté de votre propre retenue. Vous commencerez la votre en même temps que Miss Evans, dès qu'elle sortira de l'infirmerie, c'est-à-dire demain si je ne m'abuse. Ainsi, vous aurez tout de même votre part dans cette affaire puisque vous semblez tant y tenir. Demain soir 20h, dans mon bureau... »
Le professeur sortit rapidement de l'infirmerie, laissant un James et une Lily médusés :
- Hé bé, si je m'attendais à ça !
- Je suis désolée que tu sois mêlé à ça, James. Je pensais que je prendrai ta place et que tu ne serais pas puni.
- Bah, laisse faire. Et puis au moins, tu ne seras pas seule pour ta première détention... ! », lança-t-il avec un clin d'œil coquin.
Ce fut un des oreillers immaculés de l'infirmerie qui lui répondit...
(1) Salle secrète® : Lieu imaginé par les auteurs Fred et Georges dans leurs différentes fics. La première fois qu'elle est mentionnée, il me semble que c'est dans Loup-garoutisme.
Alors ? Que pensez-vous de ces deux-là ? Une pseudo réconciliation avec Lily contre une grosse engueulade avec Sirius ? Ne vous inquiétez pas, de toute façon, ils finiront bien par se mettre d'accord. Les Gryffondor, ça n'a pas la rancune trop tenace... ! REVIEWS !
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