Titre : Drogue douce
Auteur : Masami XV, (Punaise, mais il a pas de fond ce bocal à clones !)
Base : Yu Yu Hakusho. J'aurais bien fait la petite maison dans la prairie, mais je me suis dit qu'au troisième chapitre, ça risquerait de dérouter les lecteurs... De toutes façons, j'ai jamais regardé la petite maison dans la prairie.
Genre : C'est pas bientôt fini de me poser des questions auxquelles je sais pas répondre ?
Couples : Kurama x Hiei, uniquement si on ne pense qu'à ça. (Non mais, vous avez pas honte ?)
Disclaimer : Je ne sais pas, je ne sais plus, je suis perdu... Fais cooooomeuh l'oiseaaaaauuuuuu...
Note : Au cas où vous ne l'auriez pas remarqué, je ne savais plus quoi marquer d'original dans le disclaimer...
Note 2 : Vous droguez pas, c'est pas bien.
Réponse aux reviews :
Alias Kimichan : Ton enthousiasme me va droit au cœur… Pour toi, la suite !
Hades Hiei : Mais si, Hiei aussi a le droit au nutella enfin… C'est quoi ce racisme anti-chibi-choupi-kawai petit yohkai, hm ?
Marie Yaoi Fan : Il était hors de question de les rendre obèses ! J'avoue qu'en revanche ton idée de camp de désintoxication avec douches communes était bien sympathique… Dommage, j'avais déjà écrit la fin… Faudrait voir s'il est possible de faire une séquelle…
Chapitre 3 : Hiei (avec épilogue en prime)
Chaque nuit, c'est la même chose. Il m'en faut. Ce plaisir si intense, impossible de m'en passer. Il y a encore quelques semaines, j'ignorais jusqu'à son existence. Hélas, j'ai fait l'erreur de mordre dans ce fruit interdit. J'ai goûté à la jouissance infinie et je dois maintenant en payer le prix. Je suis désormais prisonnier, enchaîné à ce monde, qui seul peut m'offrir ce que je désire plus que tout. Je n'ai plus la possibilité de partir. Impossible de retourner là-bas. J'ai bien essayé de fuir ce désir si intense qui, je le sens, fait bouillir d'impatience le sang qui coule dans mes veines. Mais rien à faire. Je résiste tout au plus quelques heures, puis je n'y tiens pas, et je cours, suppliant mes jambes d'aller encore plus vite, les maudissant de m'avoir éloigné de ce dont j'ai tant besoin.
C'est ainsi que chaque nuit, je reviens dans cette chambre que pourtant je déteste. J'en déteste les couleurs, si pâles, les odeurs, si douces, le lit, si mou, son air, si tiède, et surtout son occupant, si... Si tout cela en même temps. Ils me mettent mal à l'aise, lui et cette chambre à son image. A chaque fois, j'ai l'impression de m'engourdir, de m'endormir, et surtout, j'ai cette sensation grandissante de me retrouver dans un piège, un accueillant cocon qui va se refermer sur moi, me condamnant à une vie aride, exempte de toute sensation, si ce n'est cette tiédeur assommante qui m'empêche de réfléchir.
Pourtant, je reviens toutes les nuits. Parce que je n'ai plus le choix. Parce que c'est là que se trouve ce que je veux. Il n'y a que lui qui peut me fournir ce dont j'ai besoin. Cet enfoiré a trouvé l'appât idéal pour m'obliger à venir. Je suis certain qu'il l'a fait en connaissance de cause. En jouant le serpent tentateur, il me force à venir chaque nuit dans sa chambre. Je le hais de plus en plus, mais il m'est désormais indispensable. Parce que c'est lui qui m'en fournit.
- Hiei, si tu manges tout le pot, je te préviens, tu n'en auras pas demain.
- T'as pas intérêt à me faire ce sale coup enfoiré de renard !
- Je te signale que ce nutella, c'est avec mon argent de poche que je l'achète.
- Rien à battre. Si tu refuses de m'en donner, je t'éclate.
- Je n'ai pas dit que je refusais de t'en donner, je te demande de ne pas augmenter tes doses. Tu vas te rendre malade et moi je n'aurais jamais assez d'argent pour en acheter plus.
- T'as qu'à en manger moins toi.
- Je te rappelle que c'est moi qui le paye. Tu pourrais me remercier de te nourrir.
- Hn. "Et puis quoi encore ? Tout ça c'est de ta faute saleté de renard. Tu sais très bien que je ne peux plus m'en passer. En fait tu le savais déjà avant de me faire goûter à ce truc. Teme..."
Epilogue (paske quand même, c'est pas qu'on en a marre de lire ces conneries, mais si, quand même, un peu, alors on aimerait bien savoir c'est quoi cette foutue raison profonde à la con)
Quelques jours et pas mal de pots de nutella plus tard, tout notre petit monde se retrouvait chez Yusuke, convoqué pour l'occasion par Koenma (I like 'em rich cute and powerful)
Il était 4 heures de l'après-midi, et Koenma avait déjà près d'une heure de retard. (L'exactitude est la politesse des rois…) Une heure d'attente, et les garçons ne semblaient plus pouvoir tenir. Ils se levaient, faisaient quelques pas, jetaient un bref coup d'œil en direction de la cuisine, avançaient encore un peu, scrutaient le paysage à travers la vitre, se rasseyaient, se rongeaient les ongles, semblaient s'apprêter à dire quelque chose, se ravisaient, changeaient de position dans leur fauteuil, tapotaient leurs genoux du bout de leurs doigts, etc.
Kuwabara : Bon sang, mais vous avez quoi tous les trois ?
Kurama, jouant nerveusement avec ses cheveux : Rien, rien.
Hiei : Putain, mais il va nous faire attendre longtemps encore !
Yusuke : C'est vrai quoi, j'ai des courses urgentes à faire moi !
Kuwabara : Parce que c'est toi qui t'occupes des courses ?
Kurama : Il faut que je rentre avant 5 heures, sinon je risque de rater… Enfin, peu importe, mais qu'il se dépêche.
Kuwabara : rater quoi ?
Kurama : Non, rien d'important.
Kuwabara : Si c'est pas important, pourquoi faut pas que tu y rates ?
Kurama : rater mon feuilleton.
Kurama se mordait les lèvres, gêné, tandis que Kuwabara l'observait d'un air dubitatif.
Kuwabara : Un feuilleton ? Y'a quoi d'intéressant à cette heure ? Un de ces trucs débiles à l'eau de rose ou un dessin animé pour les mômes ?
Koenma : Je vous ai fait attendre ?
Les quatre garçons sursautèrent, et se retournèrent vers Koenma qui venait de se matérialiser à l'instant, évitant ainsi à Kurama de faire étalage de ses préférences télévisuelles.
Yusuke : Un peu oui qu'on a attendu ! Bon dis-nous vite ce que tu veux, on n'a pas que ça à foutre !
Koenma : Vous allez bien ces temps-ci tous ?
Kurama : Très bien, que nous voulez-vous ?
Koenma : Kuwabara, comment va Yukina ?
Kuwabara : Oh, bah, elle va à peu près bien… Elle a un peu grossi, mais bon…
Koenma : Vraiment ? Et à quoi est-ce du selon toi ?
Hiei : Mais on s'en fout ! On peut savoir pourquoi on est là, merde !
Kuwabara s'était tu. Enerver Hiei n'était pas pour lui déplaire, mais dans le cas présent, cela lui semblait tout à coup parfaitement suicidaire.
Koenma : Kuwabara, s'il te plait, dis-moi pourquoi elle a grossi.
Kuwabara : Heu…
Koenma : Pourquoi ?
Kuwabara : Bah, elle fait des petits déjeuners et des goûters assez copieux, alors…
Koenma : Qu'est-ce qu'elle mange ?
Yusuke : Hey, tu te prends pour une diététicienne ?
Kuwabara : Ho, et bien, disons que ces temps-ci, elle semble particulièrement apprécier le nutella.
Koenma : Merci.
Il s'était retourné vers les trois yohkai, qui s'étaient tus, et semblaient aussi nerveux qu'avant son arrivée.
Koenma : Vous n'avez pas l'air bien tous les trois. Vous n'auriez pas un problème ?
Kurama, d'une voix mal assurée : Non, rien.
Koenma, sortant un pot de nutella d'une de ses poches : Vous avez faim ?
Trois paires d'yeux ronds (euh, non. Deux paires et, euh, un trio d'yeux) fixaient intensément l'objet brun et blanc.
Koenma : Je vous en donnerai quand vous aurez répondu à quelques questions. Lesquels d'entre vous ont, au cours des trois dernières semaines, mangé de ceci ? Tous les trois je suppose ?
Aucun d'entre eux ne démentit.
Kuwabara : moi aussi, j'ai du en manger deux ou trois fois.
Koenma : Toi, ce n'est pas grave. Mais eux sont des yohkai.
Yusuke : Et alors ? C'était sûrement pas la première fois que j'en mangeais.
Kurama : J'ai du également en manger quelques fois étant plus jeune. Pourquoi au cours des trois dernières semaines ?
Koenma : Parce qu'il y a trois semaines, a été mise en vente au Japon une nouvelle recette de nutella.
Kurama : Il y a un problème avec cette recette ?
Koenma : Je suppose que tu as pu le constater par toi-même, n'est-ce pas ? Quels sont les symptômes que tu as ressentis ?
Kurama : Et bien… Une impression de bien-être… Une certaine accoutumance, de plus en plus forte… Et également une sensation de manque, de plus en plus fréquente.
Yusuke : Toi aussi ?
Kurama : Oui. Et Hiei également je pense.
Hiei : Hn.
Kurama : A quoi est-ce du ?
Koenma : Au magnésium. Tu n'es pas sans savoir que l'on trouve cette substance en quantité dans le chocolat, ce qui en fait le remède idéal contre les coups de cafard. Et bien sur, on en trouve également dans le nutella.
Kurama : D'accord, mais pas au point de créer une accoutumance ! De plus, cela n'a eu aucun effet sur Kuwabara !
Koenma : Tu oublies le changement de recette. Le fabricant a sensiblement élevé la quantité de magnésium, afin que l'on consomme davantage de son produit. Mais il a utilisé un magnésium de synthèse, récemment conçu, qui lui revient moins cher. Hélas, ce magnésium a la particularité de particulièrement bien se fixer sur les cellules des yohkai, provoquant chez eux une euphorie semblable à celle engendrée par la consommation de drogues douces, le tout accompagné d'une forte dépendance et un taux d'accoutumance élevé.
Kurama : Je comprends mieux… Qu'allez vous faire maintenant ?
Koenma : J'ai trafiqué quelques tests de laboratoires pour que cette nouvelle recette soit retirée du marché, et confisqué le produit.
Yusuke : Y'en a plus en magasin alors ?
Ses yeux se posèrent sur le pot que Koenma avait encore en main.
Koenma : Non, j'ai tout récupéré.
Kurama et Hiei fixaient eux aussi le pot
Koenma, rangeant vivement le pot dans une poche : Ne rêvez pas. Vous allez avoir droit à une cure de désintoxication.
Yusuke, fixant la poche où se trouvait le pot : D'accord, commençons le sevrage. Par ici le pot…
Koenma, sortant d'une autre poche quelques petites boîtes : Tu tu tut. Voici des patches. Vous verrez, ils sont très efficaces. D'ici un mois, la sensation de manque aura totalement disparu. Bonne chance…
Sur ce, il disparut. Kurama commença lui à se diriger vers la porte.
Kurama : Bon, ben moi, je vais vous laisser… Je ne voudrais pas manquer mon feuilleton.
Yusuke : C'est pas plutôt le goûter que t'as peur de louper ?
Hiei : Tu crois qu'il y en a encore chez lui ?
Kurama : Non, on a tout fini hier !
Yusuke : J'en suis presque certain…
Hiei : Il va nous inviter alors…
Kurama : C'est mon pot !
S'engagea alors une folle course poursuite jusque chez Kurama, agrémentée de quelques bagarres (à moins que ce ne soit une bagarre agrémentée de quelques courses poursuite), tout ça pour constater à leur arrivée que le petit Shuichi-chan avait consciencieusement vidé le pot, qui avait ensuite été tout aussi consciencieusement lavé par Shiori…
Fin
LI : N'importe quoi cette fic...
M XV : T'as rien à foutre toi ? Chais pas moi, ranger ta chambre, te trouver un mec, compter le nombre de smarties qu'on peut mettre dans un jerrican de 5 L, éradiquer la faim dans le monde...
LI : Et toi, au lieu d'écrire des conneries pareilles ?
M XV : C'est sérieux, merde !
Hiei : Hé toi. Ca t'amuse de te payer ma tête ?
M XV : Qu'est-ce que tu racontes ? Je ne me moque pas de toi, bien au contraire, je compatis à ta douleur. Tu es une victime, je l'ai bien compris.
Hiei : la seule douleur de cette histoire, c'est toi qui vas la ressentir... Et si je suis victime, c'est uniquement de tes délires malsains. Mais ne t'en fais pas, on va inverser les rôles... Tiens, je t'ai emmené du nutella.
LI : Tiens, c'est gentil ça...
Hiei : Bouffe.
M XV : No problemo.
Hiei : Tout le pot.
M XV : Euh... Ouais...
Hiei : Et quand t'auras fini, j'en ai encore une dizaine de côté.
M XV : LI-chan, une petite vingtaine de tartines, ça te dit ?
LI : Désolée, chuis au régime. Bon ap'.
Hiei : Grouille-toi de manger au lieu de parler !
M XV : TT
M XV : Beuh... Peux plus... Me sens... Beuh...
Hiei : Encore un ptit pot pour la route...
M XV : Juste un, c'est promis ?
Hiei : Promis. Tu savais qu'on en trouvait de 2,5 kilos ?
M XV : Noooooooooon...
Hiei : Siiiiiiiiiiiiiiiiiii...
BAM
Hiei : Hé, tu bouffes ce pot, et après tu crèves.
M XV : Argh... an... ié... a... li... (Argh, nan, pitié, pas ça, je t'en supplie !)
Hiei : Faut pas gâcher. (S'assied sur le ventre de Masami et lui enfonce des cuillérées de nutella dans la gorge)
LI : Ce fut une belle mort... Par contre, c'est moi ou le délire final est plus long que le chapitre lui-même ?
