Coucou à tous ! Me revoici ce mercredi pour la suite de BMBTL… Waoo, les reviews !Je ne vous remercierai jms assez, elles st fantastiques !
Voici dc quelques réponses…
Ptronille : La voici !
Dark-Mione : Eh, Dark-Mione ! Tu ne peux rien contre Dark-Harry ! (c'est moi qui te le dit… ;)
Ange d'Iris : Je suis dsl, j'ai du me tromper quelque part, il s'agit d'un Ron/Hermione… Mais si tu vx du Harry/Hermione, tu px aller voir mes autres fics ! Elles le sont ! ;)
Ana : J'ai continué, Ana… Merci de ta review.
Hermione malefoy : Sadique, moi ? Tu crois ?
Ocaora : Merci bcp !
Fanny Radcliffe : Heu… Dsl, elle le sera… Mais mm chose que pour Ange d'Iris : Va voir mes autres, fics, elle est avec Harry ! ;)
Rebecca Black : Merci, voici la suite !
Helenne : Voici un petit aperçu du pourquoi du comment de la méchanceté d'Harry… Et même si je ne suis pas fan des Happy Ending… Et ben… tu vas voir ! ;)
Enjoy ! ;)
Bring me back to life
CHAPITRE 4 : Les deux visages
Une goutte d'eau froide tomba sur mon nez, et résonna dans ma tête. Mes yeux s'entrouvrirent, et je ne vis que du gris. Du sombre, du sale, du triste. Je me trouvai dans une pièce humide, confinée. Un cachot. Mon corps me faisait terriblement mal. J'étais mi-allongée mi-assise contre un mur de pierres froides. En voulant bouger, je me rendis compte que mes mains étaient entravées. Un horrible sentiment d'horreur monta en moi à mesure que ma mémoire ma rappelait les évènements : la discussion avec Malfoy, Harry à la bibliothèque…
Il m'avait emmenée ici. Enfermée ici. Mes yeux parcoururent, scrutant chaque fissure. Il n'y avait aucune échappatoire.
Une voix enfantine, basse et aigue, me fit sursauter. Je tournai la tête vers une jeune fille, accroupie dans un coin sombre de la pièce. Ses cheveux couleur de feu tombaient sur son visage, et elle chantait une chanson d'enfant.
« - Qui es-tu ? lui demandai-je doucement
Je ne sais plus… dit-elle d'une voix triste
Qu'est-ce qu'on fait ici ? Qu'est-ce qu'ils vont nous faire ?
Je te laisse la surprise de le découvrir… C'est pas drôle, sinon…
Puis elle leva la tête et me regarda droit dans les yeux. Je fus à nouveau frappée d'horreur.
Ginny ! m'écriai-je.
Je voulus courir pour la serrer dans mes bras, la réconforter, effacer cette lueur vide de son regard… La dernière des Weasley retourna à sa chanson, les mains traçant fébrilement des signes invisibles sur le sol. Un sentiment de panique emplissait mon cerveau. Ils l'avaient rendue folle… Mais ne l'avaient pas tuée ? Pourquoi ? Je savais que les Mangemorts savaient se montrer sans pitié… Mais ce qui m'effrayait le plus, c'est qu'ils allaient me faire la même chose… Et c'était Harry qui était derrière tout ça. Draco avait raison, c'était un monstre…
Pourquoi ? Cette question était si simple mais si complexe à la fois ! Sa réponse me terrifiait. Je ne savais ce qu'il m'avait pris de provoquer Harry… J'aurais mieux fait de fuir à tout prix, et maintenant j'étais directement impliquée dans cette guerre. Entre les mains cruelles de mon meilleur ami.
Pendant les quelques minutes qui ont suivies, j'essayai d'arracher mes mains de ces chaînes qui les retenaient au mur, mais c'était peine perdue. J'étais perdue.
J'attendis ce qui me sembla des heures, questionnant Ginny, qui ne répondait pas et semblait dans son monde.
Puis soudain ; la porte s'ouvrit sur des hommes tout de noir vêtus, encagoulés. Je sentis l'appréhension monter en moi. Ils étaient trois. Ginny poussa un petit cri, et se retourna, ses yeux fixant le mur.
Je ne veux pas voir. Mais je ne peux pas fermer les yeux… Je ne peux pas hurler. Sinon… Sinon ça veut dire que je me soumet… dit-elle à voix basse.
Eh, regarde la petite ! dit l'un des Mangemorts en riant. Elle a compris la leçon, on dirait !
Les autres rirent, et s'avancèrent vers moi. J'avalai péniblement ma salive.
Et voilà une petite nouvelle ! T'as raison, elle est pas mal du tout ! J'aurais bien envie de la bizuter en guise de bienvenue… Qu'est-ce que t'en dit ? me demanda-t-il.
Je ne répondis rien, laissant les larmes embuer mes yeux.
Tu ne veux pas répondre ? Tant pis, tu en paieras le prix !
Il leva sa baguette et je détournai la tête.
Endoloris !
Jamais je n'avais connu une telle douleur. Plaquée contre le mur, je me mis à hurler à m'en déchirer les cordes vocales… J'avais l'impression que ma tête se fendait en deux, que chaque parcelle de mon corps était chauffée à blanc… Une douleur cuisante, dévorante, lancinante se propageait dans mon cerveau, empoisonnait mes veines… Je ne savais plus qui j'étais, ni où je me trouvai… Je n'avais plus qu'une envie : mourir…
A travers le brouillard dans ma tête, je perçus une voix grave hurler :
« NON ! Stop ! Ca suffit ! »
La douleur cessa aussitôt, et je me retrouvai haletante, tremblante, meurtrie.
Je levai lentement les yeux et vit Harry. Il paraissait furieux, et je pus ressentir une aura de puissance, semblable à celle qu'avait Albus Dumbledore, émaner de lui.
« - Comment avez-vous osé me désobéir ? Je vous avais interdit de la toucher ! Vous paierez les conséquences de vos actes… dit-il d'une voix pleine de menace. Croyez-moi ! Maintenant, sortez ! Hors de ma vue ! »
Les Mangemorts baissèrent la tête et se dépêchèrent de sortir. Harry s'approcha doucement de moi, et plongea ses émeraudes dans mes noisettes. Puis, alors que je me raidis, il entreprit de me détacher. J'avais perçu de la douceur dans ses yeux. J'en étais certaine.
Je m'efforçai de tenir debout et lui fit face. Courageusement.
« - Pourquoi est-ce que tu les as arrêtés ? lui demandai-je d'une voix égale.
Parce que je me préoccupe de toi, répondit-il à voix basse.
Prise d'une grande fureur, je le giflai. Ce geste me fit autant mal physiquement que moralement. Ses yeux s'agrandirent sous le choc, mais il reprit vite son visage impassible.
Pourquoi est-ce que tu as fait ça ? me dit-il avec des yeux durs.
Tu le mérites ! Est-ce que tu te rends compte du mal que tu répands autour de toi ? Tu es plus abominable que Voldemort lui-même ! Tu… Tu m'avais promis que tu serais toujours là pour nous protéger, à jouer les héros pour nous ! Nous avions fait une promesse, avec Ron… Ta famille te faisait confiance !
Je n'ai jamais eu de famille…
Tu l'as détruite ! Regarde, Harry… Regarde Ginny ! Tu ne vaux pas mieux que Bellatrix Lestrange ! (ndla : Bella a tué Sirius, le parrain de Harry, et a rendu fous les parents de Neville, à force de Doloris. Mel, il faut que tu lises les tomes 4 et 5 !)
Cette fois-ci, ce fut lui qui me gifla. Sa visage avait une expression étrange, comme si deux Harry, l'un chagriné, l'autre en colère, se battaient à l'intérieur de lui. Je portais la main à ma joue, profondément, touchée…
Tu n'as pas à me faire la morale, Granger. Je suis grand, je peux très bien décider…
Justement, non, Harry ! On t'a forcé à grandir et mûrir à travers les épreuves que tu as dû affronter, mais à l'intérieur de toi, tu restes un petit garçon effrayé…
Tais-toi ! hurla-t-il.
Il sortit sa baguette et je me maudis intérieurement. Merlin, pourquoi est-ce que je ne me taisais jamais ?
Alors ça y est, dis-je, la voix tremblante. Tu vas faire une victime de plus ?
Oh, non, tu n'es pas la victime… Tu es l'appât.
Pour… Pourquoi ?
Pour que ton chevalier servant vienne te sauver ! Tu vois, je me suis toujours demandé si Weasley s'était enfin enrichi… Mentalement, bien sur, car matériellement…
Il eut un petit rire, qui m'écoeura profondément.
Tu n'as pas le droit de dire ça, dis-je d'une voix sourde.
Tu vois, le fait est que maintenant, j'ai le droit de faire ce que je veux ! Je suis débarrassé de cette vie écrasante où j'étais toujours omniprésent, telle une marionnette aux mains des adultes, de cette stupide prophétie, de ces émotions qui me rendaient faible… Je ne pleure plus, je ne me lamente plus, je suis bien. Enfin en paix.
En quittant cette vie, tu as oublié qui tu étais…
Qui j'étais ? Oh, ça, je ne suis pas prêt de l'oublier ! Le Grand, le Célèbre Harry Potter, le Survivant, le Libérateur, le garçon qui a été désigné volontaire comme sauveur du monde !
Non… Tu as oublié que tu étais Harry James Potter, le…
Dans son coin, Ginny se remit à chanter d'une vie plus forte :
- Ses yeux sont verts comme un crapaud frais du matin
Ses cheveux noirs comme un corbeau, il est divin
C'est mon héros, et c'est mon roi
Je voudrais tant qu'il soit à moi
Celui qui a combattu et vaincu…
Ca suffit ! cria Harry.
Elle sursauta et le regarda comme si c'était la première fois qu'elle le voyait. Puis son visage se tordit en une grimace indéfinissable, et se recroquevilla un peu plus.
Qu'est-ce que tu feras, une fois que tu auras tué tout le monde ? Quel est ton but, dans cette guerre ?
Je veux rendre ce qu'on m'a donné.
Qu'est-ce que tu veux dire par là ?
Mais Harry ne me répondit pas. Il se détourna.
Tu es mon invitée d'honneur. Si tu as besoin de quelque chose… Weasley ! s'époumona-t-il.
Je sursautai. Weasley ? Il avait bien dit Weasley ?
Un homme, habillé lui aussi de noir, apparut à côté de lui. J'étouffai une exclamation : Percy !
Oui, maître ? dit-il d'une voix neutre.
Dis à ton frère que je détiens… Quelque chose qu'il aimerait bien posséder…
Perçy sortit. Et comme au ralenti, je vis la baguette de Harry glisser de sa poche, tomber par terre et rouler sur le sol…
Harry ! m'exclamai-je.
Puis je réalisais ma bêtise. Non, il ne devait pas s'en apercevoir… Ce serait sans doute ma seule chance… Il tourna lentement la tête vers moi, et planta son regard dans le mien. Ses yeux avaient une intensité inhabituelle, comme s'ils voulaient me faire passer un message…
Non, rien, finis-je doucement.
Il sortit et la porte se referma d'un coup.
Je sentis alors tout le poids de l'incompréhension écraser mes épaules. Sans trop oser y croire, je ramassai sa baguette le long bout de bois. 27, 5 cm de bois de houx, avec une plume de Fumseck le phénix… La sœur de celle du Lord Noir… Je la caressai du bout des doigts, puis la secouai lentement, et des étincelles rouge et or fusèrent dans la pièce. Un léger sourire s'étala sur mon visage. Cela voulait dire que Gryffondor ne l'avait jamais vraiment quitté…
Je pointai la baguette sur la porte, et murmurai : Alohomora… Mais elle resta close.
Bien sur, j'aurais du m'en douter, c'était beaucoup trop facile ! Non seulement il devait y avoir des sortilèges anti-catimini tout autour du cachot, mais cela faisait tellement longtemps que je n'avais pas utilisé la magie… pourtant, je savais qu'elle résidait dans mes veines faisait partie intégrante de mon âme. Elle était ma vie, mon espérance, et peut-être mon avenir.
Elle sommeillait en moi, prête à jaillir, je le savais ! Je me tournai brusquement vers Ginny.
Ginny ! l'appelai-je. Ginny !
Elle ne répondait pas.
Eh, toi, là-bas ! lançai-je alors.
Elle releva la tête, et je me précipitai vers elle et la relevai. Mais elle fut prise d'un sursaut de panique et se débattit de toutes ses forces.
Non, non, laissez-moi, je h'ai rien fait ! hurla-t-elle. Au secours, aidez-moi… RON !
Je me figeai brusquement, puis me retournai. Il n'y avait personne. Elle se dégagea de mon étreinte, et courut vers le mur. Un merveilleux sentiment d'espoir me submergea. Il restait une petite part de lucidité en Ginny… Elle se souvenait de la personne la plus proche d'elle, son exaspérant frère surprotecteur… Je sentis ma gorge me brûler.
Je m'accroupis alors devant elle.
Ginny… C'est moi, Hermione Granger. Tu… Tu te souviens de moi, Ginny ?
Aujourd'hui, c'est l'anniversaire, dit-elle à voix basse.
L'a… L'anniversaire ? L'anniversaire de quoi ?
2 ans… Fais un vœu, petite fille…
Ginny, cela fait 2 ans que tu es enfermée ici ?
Non, non… Je vais la laisser se consumer…
Ginny, écoute-moi ! Ressaisis-toi ! Ron… Il sait que tu es ici ?
Ginny me regarda alors avec le premier véritable regard depuis que j'étais ici. Ses yeux se remplirent progressivement de larmes, et sa bouche trembla.
Il va être très en colère contre moi, je lui ai désobéi… J'ai joué avec le danger, j'ai perdu. Je voulais prouver que ma maison était bien Gryffondor. Que j'étais digne d'être la sœur du petit Ronnie…
Tu… Tu as essayé d'affronter Harry… Toute seule ?
Je pensais que ce serait assez fort…
De quoi ?
L'étincelle qui nous unissait. Elle était rouge…
Ginny… Je ne…
Mais elle se mit à taper sa tête contre un mur… qui sonnait étrangement creux. J'eus alors une brillante idée. Mais il fallait manifester une grande puissance magique… Je me sentais dans un tel état de peur et de panique que je n'arriverai jamais à reprendre des forces ! Mon regard se posa sur Ginny. Oui, c'était la seule solution…
Je suis désolée, Ginny…
Je pointai la baguette vers sa tempe et murmurai : Spirito Fortum !
Aussitôt, une puissante lumière blanche illumina Ginny et m'enveloppa. Je fermai les yeux, délectant sa puissance qui montait en moi, son énergie qui glissait le long de mes membres, telle de l'électricité qui crépite dans ma tête… Puis tout s'arrêta brusquement et je tombai à la renverse. Mes muscles ne m'élançaient plus, ma tête ne bourdonnait plus. Je risquais un regard vers Ginny : Elle était inanimée, vidée de sa force, et semblai tellement fragile… Jamais elle n'avait parue aussi jeune.
Je me tournai vers le mur à côté d'elle, et fermai les yeux. En essayant de puiser la puissance en moi, je traçai une grande porte dans l'air. Puis je levai ma baguette, et… Destructum !
Un grand bruit me vrilla dans les oreilles, et lorsque je rouvris les yeux, je vis que le mur s'était écroulé sous l'effet de la formule. Un sentiment d'excitation me parcourut tout le corps. Je savais bien qu'aucun sortilège ne me résistait ! Ne s'appelle pas Hermione Granger qui veut ! Et j'avais réussi. J'étais libre.
Je me penchais vers Ginny et la prit dans mes bras, mais elle était trop lourde, et je vacillai sur mes jambes. Jamais je n'arriverais à sortir en la portant…
A contre-cœur, je la reposai donc sur le sol et me promis de revenir la chercher…
Mais il fallait d'abord que je retrouve Ron…
Il était là où se trouvait la solution pour ramener Harry…
TBC.
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