Bring me back to life

CHAPITRE 6 : Face à face partie 2

Cela faisait de longues minutes que ni Ron, ni Ginny ni moi ne parlions. Je gardais les yeux fixés sur le corps frêle de Harry, qui reposait sur le sol. Jamais il n'avait semblé aussi fragile… Ce fut Ron qui prit le premier la parole :

« Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Ca a marché ? »

« As-tu déjà contemplé le spectacle d'une flamme qui se rallume ? C'est fascinant…"

« De quoi est-ce que tu parles, Ginny ? Tu es sure que ça va ? dit-il d'une voix inquiète. »

« Regarde, Ron… Regarde sa haine disparaître… »

Je n'étais pas sure de vraiment comprendre le sens de ses paroles, mais étrangement, je me sentais confiante. Confiante car je savais que je pouvais changer la situation. Je m'accroupis à côté de Harry et le secouai doucement. Ron me regardait fixement, comme s'il avait peur qu'il m'arrive quelque chose.

Harry commença doucement à reprendre conscience. Ses yeux s'entrouvrirent, ses doigts se déplièrent. Cela lui prit plusieurs secondes pour reconnaître l'endroit où il se trouvait, puis il se redressa brusquement. Il nous regarda alternativement, Ron, Ginny et moi, une expression de profonde horreur sur le visage.

Finalement il se releva, s'appuyant sur le mur. Il regarda la baguette de Ron, écarta sa cape pour dévoiler son cœur, puis murmura :

« Fais ça vite, d'accord ? dit-il d'une voix brisée. »

Une larme se fraya un chemin sur sa joue. Une unique perle du Harry que je connaissais…

Toute colère ou rancœur semblait disparaître en moi, je ne ressentais plus que de la… pitié.

Ron restait stoïque, indécis. Je pouvais voir sa main trembler, et son duel intérieur. Il se sentait tiraillé entre des sentiments opposés : Devait-il écouter son cœur ou sa raison ? Au bout d'un long moment où je retenais mon souffle, le cœur battant, il baissa sa baguette. Les yeux d'Harry s'écarquillèrent et se remplirent de larmes.

« Non, tu dois le faire ! s'exclama-t-il d'une voix désespérée. Je t'en prie, je ne mérite que ça ! »

Il semblait sur le point de s'effondrer tant le poids de la culpabilité l'écrasait. Je fis un pas vers lui, et il recula.

« Harry ? dis-je d'une voix incertaine. »

« Non, ne t'approche pas de moi ! Où je risque de te faire du mal à toi aussi… »

Ainsi, le Joyau de la Vérité avait bien marché… Sa lucidité et son bon côté avaient surpassé sa colère et sa rancœur. Il était oppressé par ses crimes… Et terrifié. A un tel point qu'il voulait que Ron lance le sortilège de la mort sur lui.

« Je ne ferais jamais une chose pareille, dit Ron. Je ne m'abaisserai pas à ton niveau. »

Ces paroles eurent un impact inconsidérable sur Harry, qui se précipita vers lui, et lui arracha sa baguette. Lorsqu'il la pointa sur son propre cœur, je compris. Mais trop tard. La voix remplie de sanglots, il avait prononcé ces deux mots terribles : Avada Kedavra

Ma vue fut brouillée par des millions d'étincelles vertes. Comme dans mes pires cauchemars, je vis la lumière se diriger vers lui, telle une rafale, et heurter sa poitrine. Son corps entier se contracta sous le choc, alors qu'un hurlement sortait de ma bouche :

« NNNOOOOOOOOONNNN ! »

Ce fut comme si le temps s'était brusquement arrêté. Je vis sa cape se soulever, comme emportée par une immense bourrasque… Je vis son dos cogner le mur, sa bouche se crisper. Mais il se passait quelque chose d'étrange… Alors qu'il aurait du tomber raide mort sur le sol, il restait debout, son corps combattant le sort. Ou l'absorbant ? Ses iris s'agrandirent et reflétèrent le maléfice.

Puis tout s'arrêta soudainement, et il tomba à genoux sur la pierre froide, haletant, frissonnant.

Aucun son n'arrivait à franchir mes lèvres, et cela semblait en être de même pour Ron et Ginny. Harry, par terre, fut alors prit d'un rire nerveux, incontrôlable.

« Comment ai-je pu l'oublier si facilement ? Le Survivant ne peut succomber si facilement au Sortilège de la Mort ! »

Aussi soudainement que son rire était venu, son visage se crispa, et son rire se transforma en larmes. Sans que je ne puisse rien faire, il se retrouva sanglotant, des larmes glissant le long de ses joues… Je voyais ses épaules se soulever au rythme de ses inspirations, son visage déformé par un trop plein d'émotions. C'était la première fois qu'il se laissait aller ainsi devant nous, la première fois qu'il paraissait si… vulnérable.

Poussé par un instinct étrange, je m'assis à côté de lui et le prit dans mes bras. Au début, il opposa de la résistance, puis finalement se laissa aller et blottit sa tête contre ma poitrine, comme un enfant à la recherche de l'affection dont il a besoin…

J'enserrai ses épaules de mes bras, essayant de le calmer. J'entendais ses inspirations rauques, douloureuses, sa respiration saccadée, je voyais les larmes lui rouler jusque dans le cou…

Et devant ce spectacle désolant, je ne trouvai pas quoi lui dire. Moi qui avait toujours quelque chose à dire… Mais parfois, et je suis sure qu'Harry l'avait compris, le silence était plus parlant que les mots.

Ses sanglots commencèrent à s'espacer. Je desserrai mon étreinte, et Harry, s'apercevant qu'il était en train de parler, se redressa brusquement, son éternelle fierté reprenant le dessus.

Je me relevais à mon tour, et détournais le regard, pour ne pas croiser le sien. Il y eut un long moment de silence.

« Je suis désolé, souffla Harry. »

« Je suis désolé ? répéta Ron d'un ton incrédule. C'est tout ce que tu trouves à dire ? Et tu crois que trois mots vont effacer tout ce que tu as fait ? »

« Je t'en prie, dis-moi que tu es en colère, et pas… »

« Déçu ? le coupa-t-il. Oh, mais je le suis, Harry… »

« Que s'est-il passé, Harry ? Lui demandai-je avec douceur. Avec l'Avada Kedavra… Et pourquoi as-tu tant besoin de cette potion ? »

« Les cauchemars… murmura-t-il. Ils sont toujours là, à résonner, à hurler… Tous leurs visages me narguent, je sens chacun d'eux en moi. Ils sont là le jour comme la nuit… »

« Tout ceux que tu as tués ? dis-je avec horreur. Tu les vois en visions ? »

« C'est… C'est la seule façon que j'ai trouvée pour ne pas replonger… »

« Replonger ? dis-je sans comprendre. »

« La fin de la voie du Bien n'est que Ténèbres. On ne recherche plus que la perdition. Celle du Mal permet de s'envoler. De s'éloigner de ces choses futiles que sont la peur, la douleur et le chagrin. »

Je jetais un coup d'œil à Ron. Il ne semblait rien comprendre. Ginny, quant à elle, buvait les paroles de Harry.

« Mais, Harry… dis-je. Tu… Tu allais bien, tu as accompli la prophétie ! Tu as mis fin à la guerre, vengé tes… »

« Tout ce que vous avez cru voir en moi n'était que mensonges ! J'ai finalement appris à faire la différence entre rêve et réalité. La vérité et l'illusion. En ce monde rempli de Magie, rien n'est plus délicat. Vous auriez du en faire autant… finit-il, la voix pleine de reproches. »

« C'est nous que tu accuses, mtnt ? gronda Ron. Est-ce que tu as la moindre idée de ce que nous avons eu à traverser ? Mais non, puisqu'à l'école le monde tournait autour de toi, l'avenir était entre tes mains ! Tout le monde se préoccupait de toi, car tu étais celui désigné par cette fichue prophétie ! Le Pauvre Harry Potter, l'orphelin béni par sa mère, mais maudit par le destin… Et puis tu as accompli ce pourquoi tu es né, tu as détruit ce tyran, et ensuite ? Tu t'es retrouvé dénué d'intérêt, sans but dans la vie. Tu as toujours été poussé par la haine, toujours été le héros pris en pitié, le héros anti-héros… Tu disais détester cette célébrité, qu'elle t'oppressait, mais en réalité… on prend goût à la popularité et au pouvoir ! Alors tu as décidé de graver ton nom dans les mémoires non pas en tant que Libérateur, mais en tant que successeur du Seigneur des Ténèbres. Tu as imposé ta présence par le sang, la peur… Je trouve ça… pathétique ! »

Il avait débité ça très vite, comme un discours appris par cœur. Il l'avait craché au visage de Harry, qui était resté de marbre. Puis d'une voix dangereusement douce, Ron continua :

« Qu'est-ce que ton père penserait de toi ? En voyant à quel point tu as sali son nom… et son image ? Cornedrue a quitté le cœur de celui que je considérais comme mon frère. »

Je vis le visage de Harry se décomposer. Puis il baissa les yeux.

« Je suppose que c'est une bonne chose que tu m'ais dit ça. Mais que veux-tu que j'y fasse ? On ne change pas le passé. »

« On ne change que se que l'on veut, répliqua Ginny. »

Ron resserra sa sœur contre lui, et demanda à Harry d'une vois douloureuse, presque suppliante :

« Regarde Ginny, Ha… Potter. Regarde-la droit dans les yeux. Et dis-moi que tu ne voulais pas lui faire tout ce que tu lui as fait. »

« Je le voulais… Je voulais… »

Il regarda Ron. Je voyais une lueur de défi poindre derrière les larmes qui embuaient ses yeux.

« Je voulais te montrer ton incapacité à aider les personnes que tu aimes, car je considérais que tu m'avais laissé tomber, trahi. »

Le rouge était vite monté aux joues de Ron. Il paraissait tellement en colère que j'en tremblais.

« J'ai rêvé de ce moment… De nombreuses fois. Il y a des nuits où je te pardonnerais, d'autres où je te tuais. Des fois où je t'aimais, d'autres où je te haïssais. Ce soir… Je n'hésiterais pas à choisir la deuxième solution… finit-il entre ses dents. »

Harry se dressa de toute sa hauteur, il ne tremblait plus et ses yeux était insondables. Il avait bien appris l'Occlumancie…

« Alors fais-le, dit-il. Frappe-moi, tue-moi, fais-moi payer… Tu sais bien que ça ne changera rien. »

Ron serrait le poing, et je le pris par l'épaule pour l'inciter au calme.

« Non, ce n'est pas la solution, affirmai-je. La vengeance est comme les pleurs, elle soulage sur le moment. Mais que reste-t-il ensuite ? Des regrets. Perdre un père, c'est souffrir, dis-je en regardant Harry. Perdre un parrain, c'est souffrir. Perdre un frère, une mère, c'est souffrir, continuai-je en tournant mon regard vers Ron. Mais la douleur physique ? Elle ne laisse que des cicatrices visibles… »

J'effleurai des doigts l'éclair sur le front de Harry, et il tressaillit.

« Je crois que Harry a fait une erreur. Bon, d'accord, plusieurs erreurs… Et elles sont gravissimes. Mais Ron… Qui sommes-nous pour oser juger quelqu'un dont les pensées, les raisons, les motivations nous échappent ? »

« Tu n'as aucune idée, Hermione… gronda-t-il. Tu ne sais pas ce qu'il nous as fait ! »

« Mais est-ce que ça compte vraiment ? Ca ne fait qu'influencer ton jugement ! »

« Arrête ! s'énerva-t-il. Reste en dehors de ça ! C'est entre lui… et moi. »

Il brandit sa baguette, et Harry, bien que modestement impressionné, recula d'un pas.

« Tu as tué ma mère rien que par la fait que tu naisses, tu as incité mon frère, mon propre sang, a tuer mon père, tu as abandonné, détruit, ravagé une famille unie qui t'avait recueilli… Tu n'es qu'un lâche, un monstre ! Tu ne mérites même pas de porter cette cicatrice au front ! »

« Tais-toi… murmura Harry. Tu crois que je ne vois pas ce que tu me dis ? Que je ne m'écoeure pas moi-même ? Que je ne regrette… »

« C'est trop tard pour les regrets, le coupa Ron d'une voix dure. Quelle ironie du sort… Tué par son second, son… ombre ! Tu vas vite descendre de ton piédestal ! »

« Tu sais bien que ce n'est pas toi qui parles ! Au fond de toi tu dois savoir… Souviens-toi de ce que nous avons vécu ensemble ! Quand tu m'as déconseillé de retourner voir le Miroir du Rised pour m'empêcher de vivre dans mes rêves ; quand tu m'as courageusement accompagné dans la Forêt Interdite et dans la Chambre des Secrets, faisant abstraction de ta peur ; quand tu as fait barrage de ton corps pour me protéger de Sirius ; quand tu m'as soutenu lors du Tournoi des Trois Sorciers ; quand tu n'as pas hésité à voler à dos de Sombral pour m'aider à sauver Sirius… Même si tu étais parfois impulsif et maladroit, j'ai toujours pu trouver en toi une personne de grande confiance, d'une volonté sans failles… Tu as été mon premier ami, mon meilleur ami, mon frère ! Ma joie de vivre. Et aujourd'hui, j'ai atteint le point de non-retour, et vous seuls pouvez… Sans vous, je me suis retrouvé perdu. Vous vous souvenez des cette pièce fermée à clé au Département des Mystères ? Elle contenait l'amour… Et c'est grâce à cet amour fraternel que je ressens pour vous que j'ai pu tenir et voir tout ce sang couler entre mes doigts, entendre hurler ma conscience de m'arrêter… C'était comme si vous étiez près de moi, vous m'aidiez à garder la tête hors de l'eau, à me repérer dans l'obscurité qui enveloppait mon cœur. Pendant 4 ans, j'ai avancé à tâtons, comme un aveugle qui cherche à retrouver son chemin, c'était comme si un étranger contrôlait mes pensées et mes gestes. »

Pendant que Harry parlait, je sentis ma gorge me piquer désagréablement. Lorsqu'il se tourna vers moi, et que je pus lire à travers ses yeux le Harry que j'aimais, je crus que mes jambes allaient s'écrouler.

« Et puis tu es revenue, Mione… J'ai d'abord essayé de faire face, car je savais que je ne pouvais revenir. Et puis j'ai croisé tes beaux yeux chocolat… Et j'ai su que je l'avais trouvée. Ma lumière au bout du tunnel. J'ai cru me retrouver à 17 ans… Car quand je croisais ton regard, je me sentais immédiatement apaisé. Etrangement serein… Je savais que la solution se trouvait dans l'étincelle que je fixai. Tu étais bien plus que les livres ou la connaissance… l'amitié ou le courage… Tu étais mon repère. Vous avez pu voir en moi la beauté que je refusai. Et vous me l'avez fait découvrir… »

Je me rendis soudain compte que les larmes coulaient librement sur mon visage. Le menton de Ron tremblait. Avec un geste lent, Ginny lui abaissa sa baguette. Harry tremblait de tout son corps, les yeux brillants. Il regardait Ron, qui semblait maintenant l'éviter.

« Maintenant, je sais que ce que j'ai fait est impardonnable. Alors c'est à toi de choisir ma sentence. Fais ce que tu juges juste. Tue-moi, s'il le faut. »

« Je n'ai plus aucune raison de la faire… dit Ron d'un ton décidé. »

Il s'avança d'un pas gauche vers Harry, qui se raidit. Il effectua un geste étrange, comme s'il voulait le prendre par l'épaule, puis se ravisa. Mais moi, je me précipitai vers eux, et les enserrai de mes bras, les serrais dans notre étreinte, pressai leurs corps contre le mien. Le soulagement qui montait en moi était si intense qu'il m'étourdit un instant.

Je ne me trouvai plus dans ce cachot mais dans la salle commune de Gryffondor. Avachis sur les fauteuils devant la cheminée, Ron, Harry et moi vaquions à nos occupations. Moi sur mes devoirs, et Ron et Harry sur une partie acharnée d'échec… Je pouvais même sentir sur ma peau la chaleur des flammes dansantes. Le feu fait fondre la glace, la peine et la douleur qui se déversent tel un torrent de larmes… Larmes qui glissaient le long de mes joues…

Puis Ron se dégagea de notre étreinte, et le pas hésitant, recula. Il semblait totalement désorienté, comme s'il venait de briser quelque chose qu'il s'était juré d'accomplir. Harry me lâcha à son tour, et je scrutai ses yeux. Ce que j'y vis me remplit d'espoir : il n'y avait plus aucune trace de ce regard métallique, pénétrant dans l'âme et causant maintes frissons, ce regard qui avait vu les pires facettes de la vie. Ses yeux reflétaient un trop plein d'émotions, d'où brillait une gratitude des plus démesurées.

« - Je m'excuse, marmonna Ron. Je ne sais pas ce qu'il m'a pris… c'était impulsif. »

Harry se força à sourire.

« J'aime quand tu es comme ça. »

Mais son sourire disparut lorsque Ginny lui prit les mains pour les examiner attentivement.

« Tes mains sont rougies du sang des gens que tu aimais. Cette encore rouge ne s'effacera jamais… Tu en es conscient ? »

Harry retira vivement ses mains, comme s'il venait de se brûler. Puis il se mit à chuchoter des paroles incompréhensibles, en s'asseyant par terre. Ginny s'accroupit devant lui, et lui prit le visage entre les mains. Je sentis Ron se crisper à côté de moi, alors je lui pris la main et la serrai fort. Mes yeux se tournèrent vers le spectacle qui s'offrait à nous, et je fus alors frappée par un détail : Des cheveux noirs en bataille et des longs cheveux roux… Des yeux noisette et des yeux émeraudes…

Aussi inexplicable que cela puisse paraître, j'avais l'impression que devant moi se tenaient… James et Lily Potter.

TBC…

Sassy.


Coucou à tous ! Excusez-moi de ce retard de qqlq jours… C'était contre la volonté !

Je vous remercie infiniment de vos reviews, auxquels je vais tt de suite répondre…

Karen : Ah bon tu trouves ? Oui, j'aurais peut-être du laisser le Harmy… Mais mtnt je ne peux plus changer. Dsl ! J'espère que la suite t'a plue.

Milii : Dis-donc, vous êtes tous à me dire qu'on dirait du Harry/Hermione… Votre impression va changer, je pense ! ;)

Sinkha : Merci beaucoup.

Helene : Ce chapitre t'a-t-il éclairé ?

Kika : Merci, voici la suite !

Samaraxx : Tu pleures ?  Mais il ne faut pas, tout va bien se passer ! Harry revient peu à peu à lui-même, mais c'est vrai qu'il était bien en « bad guy ».  En tout xas, je suis flattée, merci !

Rebecca Black : As-tu la réponse à tes questions ?

Ocaora : Et la voici !

Gros gros bisous à tous, à bientpot pour la suite de BMBTL, le chapitre 7 : « Ramène-moi à la vie (Bring me back to life) »

Sassy.