Bring me back to life

CHAPITRE 7 : Bring me back to life (Ramène-moi à la vie)

Je ne saurais dire combien de temps s'était écoulé depuis que Ginny et Harry étaient accroupis par terre. Incapable d'esquisser le moindre geste, je les regardai se fixer. Leurs yeux brillaient étrangement, se répondaient, comme s'ils parlaient avec un langage que seul l'autre pouvait comprendre. Puis Harry baissa le contact en baissant la tête :

« - Je t'ai tuée… murmura-t-il d'une voix emplie de douleur. »

« Harry, tu sais ce qu'on dit ? Ceux qui ne peuvent accepter le passé sont condamnés à la répéter. Pendant 3 ans, tu as marché aux côtés de la mort, tu étais prisonnier de ses chaînes, elle était l'issue de ta destinée. La mort est comme une trace indélébile, plus on frotte pour l'effacer, plus elle s'ancre en nous. Comme tu ne pouvais l'accepter, tu t'es retrouvé réduit à la donner aux autres. Une sorte de revanche sur la vie que l'on t'avait volée. Moi aussi tu m'as bcp déçue… J'avais mal. Mal à cause de toutes ces tortures, mais aussi mal pour toi. Je te voyais t'acharner à détruire le semblant de vie que l'on avait construit pour toi. Je sais pourquoi tu m'as laissée en vie, alors que tu n'as pas hésité à tuer tous les autres Weasley. Tu pensais qu'effacer ton passé t'aiderait à oublier tout ce que tu as vécu. Mais moi, tu savais que je te comprenais. Que je t'aimerais, quoi que tu décides de faire de ta vie. Et tu avais raison. Tu avais besoin de moi, car je te comprenais. Sous mes airs de petite sœur timide, je savais comment tu fonctionnais. Lorsque tu te sens en détresse, ta colère prend possession de toi, et se transforme en haine. Elle est ton poison, et ne disparaît que lorsque tu te rends compte de la détresse des autres. Mais cette fois-ci, elle t'a aveuglé. Mais j'ai trouvé le moyen de te rendre la vue. »

« De quoi est-ce que tu parles ? dit Harry d'une voix sans timbre. »

« C'est bcp plus mystérieux et magique que la Magie elle-même… C'est comme dans ces contes moldus. Les contes de fées… murmura-t-elle en penchant son visage vers celui de Harry. »

« Qu'est-ce que tu fais ? dit celui-ci, en fronçant les sourcils. »

« La Princesse te ramène à la vie… »

Lorsque leurs lèvres se rencontrèrent, leurs mains se trouvèrent, je compris que tout était fini.

Sous le coup de l'émotion, j'enfouis ma tête dans le cou de Ron, qui me caressa doucement Je restai ainsi un long moment, essayant de faire le point sur cette journée. J'étais passée par avions ramené notre ami ds le droit chemin, et j'étais rentrée chez moi. J'avais compris, en aidant Harry, que c'était ça que j'aimais, c'était la vie. Un monde d'aventures, d'amitié, rempli de merveilles que toute une vie ne serait pas suffisante pour explorer… c'était dans ce monde que j'avais trouvé l'Amour…

Je me dégageais de l'étreinte de Ron et il m'adressa un sourire rassurant. J'eus l'étrange impression d'avoir avalé une gorgée de Bièraubeurre… Ginny et Harry se relevaient, et elle le prit timidement par la main. Harry semblait extrèmement troublé, mais Ginny était confiante.

Lorsque je voulus lui saisir la main à mon tour, un cri s'éleva derrière nous :

« - Déployez-vous, ils sont là-dedans ! J'y vais seul, technique d'alarme habituelle ! Arrêtez les Mangemorts ! »

Draco Malfoy apparut à l'entrée du cachot. D'un regard, il évalua la situation, puis s'exclama :

« Ecartez-vous ! »

Sans trop savoir comment, je me retrouvais en arrière, avec Ron et Ginny, qui avait laché la main de Harry. Draco pointa sa baguette sur celui-ci, et sans que je n'ai ou rien faire ou dire :

« Avada Ke… Endoloris ! »

Harry, pris par surprise, s'effondra sous la douleur, mais ne cria pas. Il ramena ses genoux contre son torse, et attendit en luttant de toutes ses forces…

Je voulais arrêter cette torture, mais les yeux de Malfoy me figèrent : ils reflétaient une colère pure, proche de la folie… Mais il ne releva pas sa baguette, et Harry abandonna. Le corps agité de convulsions, il hurla. Ce n'était pas des hurlements de douleur, mais d'appel au secours. Ils emplissaient ma tête, alors que je voyais se tordre par terre ce garçon au corps de verre…

Finalement, Malfoy releva sa baguette et j'entendis Ginny étouffer un cri. Harry était immobile sur le sol, un de ses bras bougeant encore comme s'il n'était qu'un vulgaire pantin. Puis sa voix s'éleva :

« Tu ressembles tellement à ton père, Malfoy… Tu me fais souffrir uniquement pour ta soif de vengeance, tes intérêts personnels… Ca te perdra, comme pour lui. »

« Il ne faut pas rejeter l'idiotie du père sur le fils, répliqua Draco. Je croyais que tu savais ça mieux que quiconque, Potter… »

Harry ne répondit rien, comme s'il n'en avait pas la force. Malfoy eut un sourire narquois et le Survivant se releva finalement. Je sentais Ginny frémir à côté de moi. Harry fit face à Draco. Son expression indifférente me glaça.

Les 2 se jaugèrent du regard. A quelques mètres l'un de l'autre, le rouge contre le vert. Le combat qui avait menacé d'exploser pdt 7 ans allait se dérouler sous nos yeux. Ils se tournèrent autour, chacun attendant que l'autre fasse le premier pas.

« Je ne veux pas te laisser gagner ce combat, Malfoy, dit Harry. Mais je vais le faire. »

« Tiens, je te retrouve, Saint Potter… Ca faisait un bout de temps ! Mais le problème, Harry, c'est que cette fois tu n'as plus personne à sauver. Ils sont tous tombés pour toi, où t'ont tourné le dos. »

D'un geste de la main, Harry projeta Malfoy contre le mur. Ses cheveux soigneusement coiffés tombèrent sur son visage.

« Je crois que tu parles sans savoir, répliqua Harry. Assez insultant, pour un Serpentard… »

Mais Draco éclata de rire et se releva.

« Je vois que tu te bats en n'obéissant qu'à tes propres lois ! Ca, c'est digne d'un Serpentard ! Tu finiras bien par lui ressembler, finalement… »

« A qui ? demanda froidement le Gryffondor. »

« L'assassin de tes parents. »

Une immense bourrasque poussa à nouveau Malfoy en arrière, mais il résista. Il avait touché un point faible chez son adversaire. Comme toujours.

« Tu n'as pas idée d'à quel point je suis différent de Voldemort. »

« Tu as toujours été différent des autres ! Avant, ton moyen de communication était le courage, puis la colère, et mtnt la douleur. Et tu sais quoi ? Voldemort aussi. »

« Voldemort n'était qu'un enfant pitoyable. »

« Parce que ce n'est pas ce que tu es, toi aussi ? railla Draco. »

Je sus alors qu'il avait été trop loin. Harry traça un signe étrange dans les airs, de ses doigts, et de larges coupures apparurent sur les bras et les jambes de Malfoy, qui essaya de ne pas y faire attention.

« Ne me compare plus jamais à Voldemort… J'ai choisi de ne pas être comme lui. »

« Ah ouais ? Non mais ouvre les yeux, Potter ! Regarde le monde autour de toi, regarde le carnage que tu as engendré ! Tu mérites d'aller à Azkaban, et peu importe si les dernières choses que tu entends sont les cris de ta mère ! »

Harry resta bouche bée un instant.

« Comment est-ce que tu sais ça ? siffla-t-il. »

« Tout le monde le sait. Tout le monde est au courant de ton histoire, ton parcours, tes aventures. Nous les enseignons aux enfants pour ne pas qu'ils fassent les mêmes erreurs que toi, qu'ils sachent quelle vie à mené cet homme à sa perte. Harry est devenu un prénom de déshonneur, et tout ce qui a trait à toi à disparu du quotidien. Tu es mort, Potter. Dans ta tête, et dans le cœur de tes amis. »

« C'est faux, Malfoy. »

Draco fronça les sourcils et se tourna vers Ginny. Elle avait parlé d'une voix assurée, ce qui ne lui ressemblait guère.

« Reste en dehors de ça, Ginevra ! Peut-être que ton béguin de pré-adolescente ressurgit, ou alors… Potter a vraiment réussi à te rendre folle… finit-il d'une voix amusée. »

« Fais attention à ce que tu dis, Draco ! dit Ron, les poings serrés. »

« Fais attention à ce que tu fais, Ron, répliqua Draco. Si tu me mets hors-circuit, le Balafré aura raison de vous ! »

« Tu n'es pas invincible, Malfoy ! lança Harry. »

« Toi non, plus, rétorqua ce dernier. »

« Ah oui ? Tu veux me tester ? »

Cette fois-ci, je n'en pouvais plus. Ce petit duel verbal allait mal tourner, je le sentais… En quelques pas, je me retrouvais entre le Gryffondor et le Serpentard.

« STOP ! m'écriais-je. Ca suffit, arrêtez ! Vous ne pouvez pas… Vous… Harry a changé ! Dis-le lui, Harry ! »

« Oh oui, il a changé… Il a oublié tous ses beaux principes de défenseur des opprimés et s'est adonné ce qu'il mettait tant de hargne à combattre ! Tu sais quoi, Potter ? moi aussi j'ai eu le choix entre la facilité et la justice. J'ai renié ma famille, mon argent, mes titres et toutes ces choses que j'aimais exhiber. Et pendant ce temps, tu jouais le Survivant incompris, le petit arrogant tout boursouflé d'importance… »

Harry eut un rire incrédule, alors que je réalisais que Draco avait totalement raison. Tout le monde avait les yeux braqués sur Harry, comblant le moindre de ses caprices sous prétexte qu'il était l'espoir du Monde Sorcier, mais Draco… Relégué à l'arrière-plan, il aurait eu besoin d'autant de soutien que Harry. Un désagréable sentiment de culpabilité envahit mon esprit. J'aurais du le voir. Moi qui voit tjs tout, j'aurais du le voir, bon sang !

« Tu n'as pas vécu ce que j'ai vécu, subi ce que j'ai subi, pleuré les gens que j'ai pleuré… »

« Alors quoi ? Vas-y, tu peux continuer la liste des sacrifices que tu as du faire ! Et après, tu vas peut-être me faire tes yeux de chien battu ? finit-il en accentuant sur le mot « chien ». »

« Le vrai responsable de la mort de Sirius était Dumbledore… dit Harry entre ses dents. »

« C'est ce que tu aimes penser, hein ? Mais laisse-moi te dire une chose… »

« Ron, je t'en prie ! m'exclamais-je. Fais quelque chose ! »

Mais ce fut Ginny qui réagit. Elle s'approcha de Malfoy et lui adressa une monumentale gifle. Celui-ci écarquilla les yeux, trop surpris pour dire quoi que ce soit.

« Ca, c'est pour tout ce que tu m'as fait subir pendant 6 ans ! »

Puis elle se tourna vers Harry, qui lui sourit d'un air fier. Elle lui adressa une gifle à son tour, et il parut aussi étonné que Draco.

« Et ça, c'est pour avoir cru que je ne te giflerais pas ! »

Mais elle lui attrapa la main et nous fis face, à Draco et à moi.

Je regardais alors Ron. Son regard allait du Survivant au Serpentard. De Draco à Harry. Je pouvais presque voir son combat intérieur : L'ex-ami ou l'ex-ennemi ? Le Lion ou le Serpent ? Le courage ou la ruse ? Le frère ou l'allié ?

Finalement, il s'avança lui aussi vers moi, me prit la main et m'emmena aux cotés de Ginny.

« Je suis désolé, Draco. Mais j'ai fait une promesse. »

« Quoi ? s'exclama celui-ci, incrédule. Mais vous vous engagez tous les trois comme Mangemorts ? »

« Tu ne comprends vraiment rien… dit Harry en s'avançant vers lui. Tu ne pourras jms t'opposer à… »

Soudain, un autre homme apparut à l'entrée du cachot. Petit et rondouillard.

« Neville ! s'exclama Ginny. »

Il la regarda comme s'il avait vu un fantôme.

« Ginny ? Tu es vivante ? »

« Je tiens Potter, Neville ! s'exclama Malfoy. »

Neville regarda Harry, qui lui-même paraissait ressentir une incroyable appréhension. Les lèvres de l'autre garçon s'étirèrent en un large sourire, et ses yeux se firent froids. Il pointa sa baguette sur Harry.

« Cela fait 2 ans que j'attends ce moment… Je crois que le Survivant va perdre son titre aujourd'hui… Mais tu sais, Potter, que tu as de la chance… tu aurais mérité de payer pdt toute ta vie, mais là, tu vas mourir d'une simple rafale… Le plus ironique, c'est que tu vas mourir exactement comme tes parents, mais cette fois, c'est toi l'assassin ! »

Je fus frappée par les paroles de Neville. Crues, dures, poignantes. Emplies de rancœur. Harry ne paraissait pas effrayé le moins du monde, et je savais pourquoi. Il avait résisté au sortilège de la Mort tout à l'heure. Ce devait être son arme secrète, le secret de sa survie ? Il ouvrit la bouche :

« Neville… pardonne-moi. De n'avoir été qu'un homme. C'est toi que Voldemort aurait du choisir. Tu aurais su résister à l'appel du Mal, tu aurais su combattre ton côté sombre. »

« Personne n'aurait pu mieux accomplir la prophétie que toi. Et personne n'aurait pu tomber aussi bas ensuite. »

« Je sais. Mais il faut que tu me comprennes. Regarde-moi dans les yeux, et dis-moi ce que tu vois. »

« Ca suffit les paroles ! s'impatienta Malfoy. Et si on passait à l'action ? »

Harry s'efforçait de regarder Neville, de lui faire passer le message que Malfoy refusait de comprendre.

« Dites adieu au Seigneur des Balafrés… dit Malfoy d'une voix amusée. »

Il leva sa baguette, et je Me crispais. Mon cerveau fonctionnait à toute allure, mais aucune solution ne me venait à l'esprit. Un sentiment de terreur s'insinuait en moi, et Ron me prit doucement contre lui, me chant les yeux de sa main.

J'entendis Malfoy hurler : « Avada… »

Non, tout ne pouvait pas se finir comme ça ! Pas après tous ces efforts, ces vérités révélées… J'écartais la main de Ron. Je voulais voir. Voir mon pire cauchemar se réaliser.

Les yeux de Neville s'agrandirent alors qu'il venait de réaliser que devant lui se trouvait son ami Gryffondor. D'une petite voix, il dit : « Harry ? »

Ce seul mot parvint à redonner le sourire à Harry. Il savait que Neville allait le pardonner, car Neville était avant tout son ami. Et les amis représentent le soutien, la compréhension, le pardon.

« Kedavra ! finit Malfoy. »

Le rayon émeraude fonça telle une rafale, et la dernière chose que je vis fut Neville, frappé de plein fouet par la sortilège… à la place de Harry.

Je me retournais et me blottis contre Ron. J'entendis le bruit d'un corps qui chute. Puis un cri d'horreur, et une baguette qui tombe par terre…

Je n'arrivais pas à y croire. L'Elu déchu de la Prophétie venait de sauver le Sauveur.

TBC.

Coucou à tous ! Et nous y voilà, le chapitre 7 est arrivé… Two to go… (Plus que deux) avant la fin de la fic. Qu'en avez vous pensé ?

Milii : Oui, Ron & Hermione ne sont pas très... explicites, je sais… Mais… en réalité, je n'aime pas trop ce couple, c'est pourquoi je ne les fais pas trop apparaître.

SamaraXX : Oui, oui, un Harry/Ginny… Et Harry garde tjs son pouvoir, t'en fais pas !

Karen : Ah bon ? A Star Wars ? Je ne sais pas, je n'ai jms vu aucun épisode... (shame !) En quoi elle ressemble à Star Wars ? Bisous.

Cristopher I Finks : Yeah, I can read english and speak english. Thx so much for your comment! See Ya.

Kmill : Ah Kmille Bergamasco... ou alors Kmille... C'était quoi son nom, déjà ? M'en rappelle plus ! Bon… La prochaine fois alrs ? Bisous ma puce.

Rebecca-Black : Eh ben ma pauvre ! J'espère que ça va mieux mtnt ? T'en fais pas, ds le prochain tu as ttes les explications.

Voili Voilou ! Enormes bizoos à tous… A bientôt pour le chapitre 8 (mon préféré) : « Les Survivants ».

Sassy.