Hi Folks! Here am I!
At last, the next chapter…
Merci bcp pour vos reviews qui m'ont fait très plaisir...
J'espère que ce chapitre vous plaira autant qu'il m'a plu lorsque je l'ai écrit. Pour tout vous dire, il a été écrit moitié en France, moitié en Angleterre… Et je n'ai jms eu autant d'inspiration !
Je vous embrasse bien fort, bonne lecture… An' see Ya !
Bring me back to life
CHAPITRE 8 : Les Survivants
Le tableau aurait pu paraître inimaginable, mais il était bien réel.
Dans un magnifique parc, au pied des marches qui menaient à la plus grande école de sorcellerie, se tenaient 5 personnes.
Au centre, un jeune homme aux cheveux d'ébène, les yeux verts voilés d'horreurs qu'il n'avait mérité de vivre et de proférer ; à sa droite, un visage de jeune fille et une âme de femme, encadré par une chevelure flambloyante ; à sa gauche un Serpentard au courage d'un Gryffondor ; puis un homme roux, grand par sa taille comme par sa loyauté ; et enfin, moi, qui savait faire retrouver leur chemin à ceux qui l'avait perdu.
Tous à la fois si différents, et si semblables... Tous ne se connaissaient que par chicanes, éclats de rire, sarcasmes ou réconfort...
Chacun avait ses ambitions, ses idées, ses envies et sa route à tracer...
Aucun n'avait pu réaliser ses désirs.
Aujourd'hui, ils étaient ensemble, alignés, main dans la main.
Tous avaient fait abstraction des idées préconçues, et avaient su découvrir l'autre.
Harry James était rongé par le remord, réalisant que ses choix n'avaient été guidés que par l'ignorance du bonheur ; Ronald Bilius avait perdu la légèreté de sa vie et la regrettait amèrement ; Draco Lucius avait révélé sa vérité intérieure et était en attente du pardon ; Ginevra Molly se rendait compte qu'elle avait perdu 2 ans de sa vie et voulait recommencer sur de nouvelles bases ; et moi… je voulais continuer à aider les gens comme je le pouvais. Comme je l'avais toujours fait.
Tous ensemble, ils étaient les Survivants. Nous étions les Survivants de l'époque du sang et de la haine. Encore si jeunes, mais déjà vétérans de la guerre.
Cette guerre qu'est la dualité de la vie.
Alors que nous étions tous figés devant l'immense porte du château, Ron prit la parole :
« - Jamais je n'aurais pu penser que repasser les portes de Poudlard me donnerait l'impression d'avoir 11 ans… »
« Ron… commençais-je d'un ton exaspéré. »
Il m'adressa un sourire. Bien sur, c'était le fantôme des sourires du Ron d'autrefois, mais il réussit à me combler.
« On y va ? intervint Draco. Je crois que l'un d'entre nous a des crimes à expier… »
Je vis Harry lancer à Ginny un regard anxieux, et celle-ci répondit à Draco d'une voix sèche :
« Ne remue pas le couteau dans la plaie, Malfoy ! »
Il eut une exclamation sarcastique et monta en haut des marches. J'inspirais profondément. C'était là que tout allait se jouer. Nous avions évoqué le passé, analysé et résolu le présent, et maintenant la futur serait décisif. Tout ce que nous avions à faire, c'était l'affronter. Je suivis donc Malfoy, et Ron fit de même. Nous nous tournâmes tous vers Harry et Ginny, figés dans l'indécision.
« Sois un lion… chuchota Ginny à Harry, et elle l'entraîna en haut. »
Draco prit la tête du groupe, et se dirigea droit vers la Grande Salle. Les couloirs étaient déserts, les élèves devaient sans doute être en train de dîner. C'était une chance, car s'ils avaient vu Harry… La panique était la dernière chose dont on avait besoin.
Le trajet me parut trop court, et bientôt la voix du Pr McGonagall nous parvint. En jetant un coup d'œil à travers les portes entrouvertes, nous vîmes les mines décomposées des élèves, rassemblés au milieu de la pièce. Certains paraissaient effrayés, d'autres horrifiés, d'autres… résignés. La voix de Minerva, puissante et désolée, s'éleva :
« Si nous ne retrouvons pas le Professeur Malfoy, le Professeur Londubat, Mr Weasley et Miss Granger… Je dois vous avouer que je suis apeurée. Nous devrons sans doute fermer l'école, si nos meilleurs éléments ont disparu… Je sais que partir de l'école signifie pour certains d'entre vous que… Je sais que votre maison est ici, votre bonheur et votre vie sont la sorcellerie, mais je dois vous avertir. Hors de l'école, vous êtes constamment en danger, non protégés. Particulièrement les enfants qui ne bénéficient pas d'un soutien parental. Vous devrez faire extrèmement attention. Deux orphelins… ont très mal tourné, vous savez. Tom Jedusor et Harry Potter… »
Un frisson parcourut la Grande Salle, et Minerva eut un claquement de langue réprobateur.
« Vous devez vous habituer à prononcer leurs noms. Le professeur Dumbledore vous aurait dit que la peur d'un nom ne fait qu'accentuer la peur de la chose elle-même. Vous ne devez surtout pas oublier… »
Je vis Harry sur le mur à côté de moi, les paupières closes. Son visage était blanc comme neige, il semblait si mal…
« Merlin, je ne peux pas le supporter… »
« Quoi ? lui dit Ron »
« La culpabilité…. Elle m'oppresse, j'ai l'impression de ne plus pouvoir respirer… »
Malfoy lui prit le bras et l'obligea à se relever.
« Eh bien il faut que tu l'affrontes, Potter ! Parce que te faire du bouche-à-bouche serait la dernière chose au monde que je pourrais faire… »
Et il ouvrit en grand les portes de la salle. J'eus le temps de voir le plafond magique, d'un gris maussade, et Ginny tirer Harry en arrière, avant que les centaines de visages se tournent vers nous. Il y eut un instant de silence, puis Draco traversa la salle d'un pas conquérant et dit à McGonagall :
« Qu'est-ce qu'il se passe ? On a manqué quelque chose ? »
Il y eut quelques rires, et contre toute attente, Minerva serra Drcao dans ses bras, qui se dégagea vite en faisant la grimace.
« Vous vous dévergondez, Minerva… fit-il avec un petit sourire. »
Elle nous adressa un large sourire, à Ron et moi, et s'assit en poussant un soupir de soulagement. Je me rendis compte que Harry et Ginny étaient cachés par l'imposante taille de Ron, et l'imposant volume de mes cheveux.
« Seigneur, j'ai eu si peur… J'ai cru que la dernière heure de l'école était arrivée, je… Où étiez-vous, j'ai cru que… Vous aviez disparu, Hermione, et… Où… Où est Neville ? »
Je baissais la tête. Il avait fallu plusieurs minutes pour que la mort de Neville imprègne les esprits. Tout s'était passé si vite… A cet instant, Neville avait prouvé qu'il était vraiment un Gryffondor. Harry avait semblé très affecté par son sacrifice, et Malfoy avait enfin compris, admis que St Potter était bel et bien de retour. J'attendis en regardant mes pieds, ne voulant pas annoncer les choses de cette façon. Finalement, la vois d'Harry s'éleva de derrière moi :
« Il est mort pour me sauver la vie. Il s'est sacrifié… pour moi. »
« Ouais, il fait toujours les trucs stupides… soupira Malfoy. »
En entendant Harry, Minerva sursauta comme si elle avait reçu une décharge électrique, et dégaina sa baguette. Ron s'écarta pour dévoiler Harry, et des cris s'élevèrent de toutes parts dans la Grande Salle. Certains élèves se levèrent, prêts à combattre, d'autres se cachèrent sous les tables. Tous les professeurs se mirent à côté de Minerva et bientôt, Harry fut menacé d'une vingtaine de baguette. Il n'avait pas fait un mouvement.
« Si vous faites un pas de plus, Potter, je vous tue ! »
« Ne vous donnez pas cette peine, Minerva. Cela ne servirait à rien. Si vous me tuez… je ne pourrais pas payer pour tous les crimes que j'ai commis, n'est-ce pas ? »
« Qu'est-ce que vous racontez, Potter ? »
Harry ne répondit rien, comme s'il hésitait à mettre ses pensées, son cœur à nu. Finalement, il prit une grande inspiration et parla :
« Vous savez, il vient un moment dans votre vie où vous réalisez que vous n'êtes pas devenu ce que vous auriez voulu être. Que vous n'avez pas pu contrôler les évènements, comme si une force immensément grande avait balayé votre plus fervente volonté. On appelle cela la destinée. La mienne était toute tracée. Ecrite noir sur blanc. Mais mon chemin était trop étroit, et je ne me suis pas montré à la hauteur. J'aurais pu être… une personne anonyme, comme tant d'autres, pour qui tous les jours sont d'une monotonie sans pareille. J'aurais voulu pouvoir changer de peau lorsque j'étouffais, pouvoir inventer ma vie…. Mais une Prophétesse avait décidé de ma vie avant même que je naisse : je devais être le symbole de l'espoir, celui qui prend pour tous les autres. Ce fut l'amour qui me sauva étant bébé, mais ensuite il m'a délaissé, laissé me débattre avec ma mission. Je devais faire mes preuves, combattre la pire créature que la terre ait portée avec pour seule arme ce sentiment que je ne pouvais comprendre. J'ai réussi, et j'ai accompli ce pourquoi j'étais né. Mais paradoxalement, je savais que mon pire ennemi était moi-même. Ma culpabilité. Les personnes qui m'étaient le plus chères s'étaient sacrifiées pour que je réussisse. D'une certaine manière, c'était de ma faute… La culpabilité était ma pire faiblesse. Et à ce combat-là, j'ai échoué. Je suis devenu un assassin. J'ai essayé de m'en sortir, j'ai essayé tous les moyens… y compris me donner la mort. Mais je recherchais la lumière à travers l'obscurité. Et ce soir… je l'ai trouvée. »
« Te donner la mort ? répéta Parvati Patil. Et… ça n'a pas marché ? »
Harry parut songeur un instant, un sourire de mélancolie étirant ses lèvres.
« Je… je ne l'ai jms révélé à personne, mais… Le voile a été levé sur le mystère qui entoure ma survie au Sortilège de la Mort. Lorsque je suis né… Je n'avais pas les yeux de ma mère, mais ceux de mon père. D'une couleur noisette. J'étais sa copie… conforme. Ce fut alors que j'avais un an… le 31 octobre 1981, que le Sortilège de la Mort me toucha… Mais il fut repoussé par l'amour de ma mère. Son sacrifice me créa une aura protectrice, un pouvoir inconnu dans les veines… Inconnu d'un homme qui avait renié ses racines moldues, renié l'affection. J'ai donc absorbé le sort, et Voldemort se l'est prit de plein fouet. Depuis, je le garde en moi. Donc techniquement, je suis mort. Mais la vérité est que… Mes yeux sont vert émeraude comme la couleur de l'Avada Kedavra. Donc le seul héritage que j'avais de ma mère… me vient en réalité de Voldemort. Et il n'a pas été détruit, car la sort qui l'a touché n'était pas complet. J'en portais une partie en moi. C'est ce soupçon de haine, de mort qui m'a amané à accomplir ces… ces choses, comme c'est l'amour qui a détruit Voldemort. »
Le silence qui suivit ces révélations me fit mal aux oreilles.
« Maintenant, je ne sais plus pourquoi j'existe, finit Harry. »
C'était donc pour ça qu'il avait résisté à l'Avada Kedavra… Il ne pouvait y succomber car il le portait dans son sang… Il était l'Avada Kedavra incarné.
Plus personne ne parlait, et Harry ouvrit une nouvelle fois la bouche :
« Avant que vous ne fassiez quoi que ce soit, je pense que je dois vous expliquer ce que j'ai ressenti pendant mes années à Poudlard. Pendant 4 ans de ma vie, on m'a demandé des choses que je n'étais pas sur de pouvoir donner. On m'a placé sous les projecteurs, alors que d'autres, comme Ron, Neville, ou… Malfoy, n'ont pas pu bénéficier de la lumière. On m'a demandé d'être un héros. Mais qu'est-ce qu'un héros, en soi ? Un surhomme ? Tout individu qui dépasse les limites pour le Bien n'est pas sur de pouvoir les refranchir un jour. Et tout peut basculer. Le propre de l'être humain est d'être égoïste. On m'a demandé de cesser d'être cela. D'abandonner mes rêves, mes passions. De trouver en moi la force que les autres n'avaient pas. De contrôler ces émotions qui m'aveuglaient, de mûrir bien plus vite que mon mental le permettait. De réussir à distinguer le vrai du faux sans que l'on m'ait appris comment faire. De m'éloigner des gens, car ma présence pouvait leur être fatale. Dans ma quête, j'ai découvert énormément de choses. Des secrets enfouis, des vérités et des non-dits qui ont complètement changé mon opinion de moi-même. C'est ce qui s'appelle grandir. J'ai appris qu'il fallait profiter de chaque instant, que chaque jour était un cadeau. Le lendemain ne devait pas être mentionné, il était aussi incertain que la victoire. Je pense que chaque personne possède en elle son propre héros, elle est seulement incapable de le découvrir. Vous savez, on ne naît pas fort. On ne naît pas héros. On apprend à le devenir, on apprend à supporter le poids de l'espoir des autres. Et c'est tout au long de cet apprentissage, de ces sacrifices, de ces découvertes, que l'on apprend la vie. » (NdA : Waoo ! Quelle tirade !)
« Qu'est-ce que vous espérez en nous disant tout cela, Potter ? reprit Minerva. Vos paroles sont sans queue ni tête, je ne comprends plus rien ! »
« Voulez-vous que je vous explique, Professeur ? »
C'était Ginny. Elle sortit de sa cachette et s'exposa à tous les regards. Je crus que les yeux de mcGonagall allaient lui sortir de la tête. Elle se mit à balbutier.
« Je… Qu'est-ce que… Ginevra… Comment… Merlin, c'est trop pour moi ! s'exclama-t-elle. »
« Harry m'a gardée captive pendant 2 ans dans son manoir à Godric's Hollow. Il m'a torturée, mais ne m'a pas tuée, car je le sais… Il nourrissait l'espoir de pouvoir revenir… grâce à moi. Ce soir, c'est ce qu'il s'est passé. Hermione a été le déclencheur. »
« Minerva… reprit cette fois Harry. »
« Ne m'appelez plus comme ça, le coupa la directrice. Vous avez perdu ce privilège depuis longtemps. »
« Professeur McGonagall… Vous savez qu'il n'existe aucune personne sur cette terre qui soit capable de m'arrêter. Voldemort lui-même… »
« Suffisant comme son père ! s'exclama un garçon, quelque part dans la marée des élèves. »
Harry se tourna vers lui, bouche-bée, alors qu'il se levait. Un visage autrefois enjoué, une petite voix devenue dure, et des cheveux blonds lui donnant une allure de premier de la classe, Thomas, dernier de la famille Crivey était debout au milieu de la table des Gryffondors.
« Crivez, asseyez-vous, siffla Draco. Vous risquez d'être le plus blessé dans l'histoire. »
« Certaines personnes sont ses égaux ! lança Thomas en regardant Harry. »
Je m'avançais doucement vers le Survivant et il tourna son regard vers moi. Je vis immédiatement que la remarque l'avait blessé.
« Le Choixpeau m'a désigné pour aller à Gryffondor comme mes frères, dit Thomas. J'étais tellement fier… J'allais enfin pouvoir évoluer dans la même maison que Harry Potter, ce garçon dont mes frères étaient fous, ils le décrivaient si brave, si humble, si gentil… Mais maintenant, je préfère encore être à Serpentard, et vous savez pourquoi ? Gryffondor et salie par le déshonneur de vous avoir connu… »
A Serdaigle, un autre garçon, d'une douzaine d'années, se leva à son tour.
« Mon nom de naissance est Harry Marwell. Avant mes 11 ans, je vivais dans le monde Moldu, et lorsque j'ai appris que j'étais un sorcier, ça a été comme une libération pour moi. Mais une fois arrivé ici… j'ai du changer de nom… Les gens étaient effrayés par moi, dégoûtés, même hostiles parce que j'avais le même prénom que vous ! J'ai du changer d'identité pour vivre en paix… simplement à cause de vous… »
« Vous rendez-vous compte de l'ampleur de vos actes ? s'exclama une jeune fille rousse de 17 ans, à la table des Serpentards. Toute ma famille a été décimée par votre bande de lèche-bottes inhumains, et maintenant je suis orpheline. Et ici, à la maison Serpentard, toute faiblesse est prise en compte, et je suis l'objet de railleries, de moqueries, simplement parce que vous m'avez enlevé ce qui me permettait de survivre ici. C'est quoi, votre problème ? Vous assassinez les familles des autres parce que vous n'en avez plus ? »
Un quatrième année se leva, de la table Poufsouffle, cette fois-ci. Ses poings étaient serrés, il semblait dans une rage folle.
« Vous savez que votre histoire est la seule que le Professeur Binns arrive à rendre intéressante ? Tout le monde désire connaître ce qui vous a poussé à devenir ce que vous êtes. Votre vie appartient à l'Histoire, vous êtes rentré dans la légende, mais les récits s'arrêtent brusquement au moment où vous avez vaincu le Seigneur des Ténèbres. Comme si le monde sorcier avait trop honte du tournant qu'a pris leur héros, comme vous dites… »
Malfoy eut un petit rire.
« 30 points pour Poufsouffle ! s'exclama-t-il. »
Ron lui donna un discret coup de pied. Harry se décida alors à prendre à nouveau la parole :
« Ecoutez… dit-il. Je sais que je n'ai pas… »
« Que tous ceux qui veulent que Potter payent se lèvent ! s'écria la fille de Serpentard. »
Alors tous les élèves se levèrent et se mirent face à Harry. Tous sans exception. Je déglutis, et je le sentis frémir. Tout Poudlard contre lui… Ce n'était pas la première fois que cela arrivait, mais je n'avais jms été aussi effrayée par une mobilisation.
Harry regarda les élèves. J'eus l'impression qu'il scrutait chaque visage, déglutissant lui aussi devant chaque expression de haine, ou de peur.
Finalement, il s'avança vers les professeurs sortit sa baguette et la tendit à Parvati, qui la prit, stupéfaite. Il tendit ses deux bras en avant, poings serrés, et on les lui prit pour les enserrer avec une corde magique. Je sentis mon cœur se serrer douloureusement.
« Faute avouée est à moitié pardonnée ? risqua Harry. »
« Harry James Potter, dit un des hommes en l'ignorant. Vous êtes arrêté pour crime contre l'humanité. Vous n'aurez droit à aucun procès, et serez enfermé à Azkaban. Avez-vous quelque chose à ajouter ? »
Harry nous regarda tour à tour, puis finalement se tourna vers Draco.
« Il m'en coûte beaucoup de te dire ça, mais… merci, Draco. D'avoir pu voir en moi ce que je n'ai pas pu voir en toi. »
« J'aurais aimé le voir plus tôt, répondit sincèrement ce dernier. »
« Ron… continua Harry. Je ne te demande pas de me pardonner, juste de venir me voir… lorsque tu seras prêt. »
« Ca risque de prendre du temps, dit Ron. Mais… j'essayerais. »
Lorsque Harry se tourna vers moi, j'eus toutes les peines du monde à ne pas me jeter sur lui pour lui dire au revoir et l'étreindre.
« Hermione, j'aimerais… »
Il hésita un moment, puis dit avec un petit sourire espiègle.
« Appelez-le Harry. »
« Pardon ? m'exclamais-je. »
« Je sais que rien n'est encore fait, mais ça ne saurait tarder. Alors s'il vous plait, pour moi… Appelez-le Harry. »
Mais de quoi diable parlait-il ? Soudain, je compris. A l'instant même où je posais ma main sur mon ventre, je compris.
Puis Harry se tourna finalement vers Ginny, qui lui sourit. Mais l'homme l'agrippa par l'épaule et le força à s'avancer vers la sortie.
« Allez ça suffit les adieux ! Ton temps est écoulé ! On va rendre visite aux Détraqueurs… »
Harry lança un regard désolé à Ginny, qui s'élança vers lui et poussa l'homme qui le maintenait. Elle le prit contre elle, et il passa ses mains liées derrière son cou.
« Je ne veux pas te quitter maintenant, pleura-t-elle. Pas maintenant que nous nous sommes tout avoué. »
« C'est la seule solution, Ginny. Tu le sais… »
« Je t'attendrai… dit-elle. Peu importe le nombre d'années, je t'attendrai. »
« Il me faut du temps, Ginny. Donne-moi le temps de ma pardonner. Je me suis cherché, je me suis perdu. Tu seras celle qui m'aura retrouvé… »
Il la serra brièvement contre lui, et suivit docilement l'homme hors de la Grande Salle, sans un regard en arrière. Par cette porte venait de passer la seule personne que je pensais qui serait tjs là pour moi… Mon protecteur… Cette fois-ci, c'était moi qui avais été là pour lui.
Quelques secondes s'écoulèrent avant que je réalise l'ampleur de ce qu'il venait de se passer. Avec un certain détachement, je vis Malfoy s'avancer vers Ginny, décomposée. Il la prit par les épaules et fit preuve d'une douceur dont je le croyais incapable. Ainsi, il avait donc un cœur… le cœur d'un homme qui s'était ouvert comme la plus belle des fleurs.
Ron s'approcha de moi et me prit dans ses bras. J'enserrais sa taille de mes bras et posais ma tête sur son épaule, respirant son odeur.
« Tu as réussi… murmura-t-il. »
« Oui, soufflais-je avec douceur. »
Il me berça longuement, et je passais une main dans ses cheveux roux.
« Tu as réussi, répéta-t-il. Tu es la meilleure ! »
Je le regardais, lui adressant un sourire espiègle.
« Eh ! m'exclamai-je, faussement outrée. Qui aurait osé s'en douter ? Je ne m'appelle pas Hermione Granger pour rien ! »
Il éclata de rire, et le voir ainsi, heureux et soulagé… Je me joignis à lui, quand j'aperçus le ciel enchanté de la salle. Il avait changé du tout au tout.
Jamais il n'avait été aussi bleu, aussi dégagé, aussi… nouveau.
To Be Continued.
Et voilà, le chapitre 8 est terminé… J'espère que vous avez eu toutes vos réponses…
Il s'agit du dernier chapitre « Drama ». Le prochain sera plutôt comique, et ce sera le dernier de la Fic.
Karen : Je n'ai jms vu Star Wars, donc je ne sais rien de la fin… Mais celle de BMBTL est plutôt un Happy Ending… Harry est retourné du « bon côté de la force » ! Bisous.
Milii : Tu vois le Harry-Ginny ? Tu vas le voir encore plus… Oui, je voulais, mm dans une intervention plutôt courte, montrer le côté héroïque de Neville… Et puis il fallait bien un mort ds une Fic dramatique ! Bisous…
Ocaora : Non à quoi ? A Harry/Ginny ? Ron/Hermione ? Je n'ai pas trop compris... Bisous.
A bientôt pour THE LAST ONE… Dont je ne révèlerai pas le titre ! Niark.
xoxo. Sassy.
