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Retour à l'envoyeur
Le soleil avait déjà fait son apparition depuis un bon moment lorsque Harry se réveilla. Celui-ci s'étira et repensa aux événements de la veille, ceux où il avait reçu les cadeaux d'anniversaire de la part de ses amis. D'ailleurs, il se promit que juste après avoir pris son petit-déjeuné, il se pencherait sur le fonctionnement de la Pensine que Ron et Hermione lui avaient offert.
Il se leva du lit et jeta un coup d'œil au vieux réveil de Dudley, il indiquait huit heures quarante sept. Harry attrapa son pantalon qui traînait au bout de son lit, enfila son caleçon et passa quelques minutes à dénicher une paire de chaussettes propres. Il en trouva une dans son livre de potion, un petit rire s'échappa alors de sa bouche. C'était de cette manière qu'il avait pu rendre la liberté à l'elfe de maison Dobby de son affreux maître, Lucius Malfoy.
Bref, une fois sortie de ses songes et enfin habillé, Harry alla rejoindre la tante Pétunia qui devait probablement tout préparer dans la cuisine avant que Dudley n'arrive à son tour pour se goinfrer de tranches de brioche grillées ou d'œufs au bacon. En arrivant, il vit que l'oncle Vernon était déjà installé à table pour manger et affichait un air préoccupé, il tenait dans sa main droite le journal du matin et semblait le lire. Harry s'assit devant lui et put y lire le gros titre tout en haut de l'article recouvrant les deux pages. Il faillit s'étouffer de stupeur en le lisant.
Explosion d'une usine au nord de Tuckenham. Bilan, 113 victimes.
L'oncle Dursley ouvrit la bouche et dit de manière provocante et nerveuse.
Et ils ne savent même pas ce qui s'est passé. Que des bons à rien ! De nos jours, plus personne n'est compétent ! Bah ! L'avantage, ça nous fera des idiots en moins dans le pays.
Harry était pratiquement sûr que c'était l'œuvre de Voldemort. Cela ne pouvait pas être qu'un simple accident. Harry sentit une boule dans le creux de sa gorge, il était totalement perdu, cent-treize moldus avaient péri assassiné par un maniaque du sang pur alors qu'il était lui-même un sang mêlé. La guerre avait véritablement redémarré et son ennemi juré avait frappé un grand coup en s'attaquant à ces pauvres Moldus. Et l'oncle Dursley qui n'éprouvait aucune compassion pour des personnes comme lui. Il en était écœuré et préféra retourner à sa chambre plutôt que de prendre son petit-déjeuné.
En entrant dans la pièce, Harry remarqua que Hedwige était sortie faire un tour. Il décida alors que le moment était venu pour lui de se pencher sur le fonctionnement de la Pensine. Il fouilla dans sa male et en sortit le livre « Bien penser dans sa Pensine » que Ron lui avait envoyé. Il l'ouvrit et se plongea dans la lecture de la première page, il y était inscrit que cet objet magique ne pouvait servir qu'à une seule personne pour y déposer des souvenirs mais ceci pouvaient y être visionné par toutes personnes plongeant sa tête dans le liquide vaporeux contenu dans la bassine. Il devait également lors de la première utilisation, inscrire son identité sur une feuille de parchemin avec son propre sang et lancer une incantation tout en faisant brûler le papier dans la Pensine. Harry poussa un soupir. Il ne pourrait pas l'utiliser avant d'être à Poudlard puisqu'il fallait absolument faire l'usage de la magie or elle était toujours interdite aux élèves de premier cycle. Il se dit que dès que l'on viendrait le chercher, il en parlerait à Dumbledore et celui-ci trouverait très certainement une solution. Enfin.. Il espérait.
Harry était totalement plongé dans sa lecture lorsque soudain, un énorme boum retendit dans toute la maison. Saisissant rapidement sa baquette, notre jeune ami se rua sur la poignée de la porte à la vitesse de l'éclair et sortit en trombe. Il se radoucit en apercevant son cousin Dudley sortir de sa chambre. C'était sûrement lui qui avait provoqué ce vacarme en se levant du lit vu la quantité inimaginable de graisse qui le recouvrait. Son cousin avait encore plus grossit que l'année précédente car il ne ressemblait désormais plus à une sorte de cochon sur pattes mais plutôt à un cachalot doué de parole.
En tout cas, Harry avait réellement eu peur en entendant le bruit. Pendant un court instant, il avait cru que Lord Voldemort avait réussi à trouver où Dumbledore le cachait durant ses vacances d'été. Son cœur battait encore la chamade et une énorme chaleur l'envahissait des pieds à la tête. Les évènements de juin et la perte de Sirius lui étaient encore trop présent et cela lui avait provoqué durant ce lapse de temps un surcroît de méfiance. Et puis, comme disait Maugrey : « Vigilance constante ».
Harry commençait sérieusement à s'ennuyer de relire pour la septième fois le petit livret qu'il avait reçu par Ron sur le fonctionnement de sa Pensine, dorénavant il le connaissait par cœur. Il décida d'allé faire un petit tour dehors puisque la pluie avait cessé de tomber. D'autre part, cela lui ferait le plus grand bien.
Arrivé en bas de l'escalier, il aperçut sa tante et l'informa de son intention d'aller prendre l'air dehors. Celle-ci n'ajouta rien et fit simplement un hochement de tête en signe d'accord. Il se dirigea donc vers la porte d'entrée et entreprit de l'ouvrir mais une main se reposa sur son bras, c'était sa tante.
- Harry, fait attention à toi dehors.
Il n'en revenait pas. Sa tante Pétunia, celle qui trouvait que tout ce qui avait attrait à la magie ou au seul nom de Potter n'était qu'immondice, lui disait de faire attention à lui. Mais, c'était le monde à l'envers. Harry ne sut quoi dire devant cette question toute droite débitée de la bouche de sa « chère » tante. Il avait dû attraper un énorme coup de soleil sur la tête, ce n'était pas possible. Non puisque qu'il n'y avait pas eu de fortes chaleurs depuis l'été précédant ou alors il était en train de dormir et tout cela n'était qu'un rêve. Harry se frappa intérieurement et reprit ses esprits.
- Oui, tante Pétunia.
Bien, alors tu peux sortir et n'oublis pas ta baguette.
Alors là, c'était de trop. Elle lui avait dit de ne pas oublier sa baguette magique. Ce n'était pas lui qui avait reçu le coup sur la tête mais bien sa tante. Cela ne pouvait être autrement. Suite à cette discussion plutôt étrange, il ouvrit enfin la porte et se retrouva dehors sous un soleil radieux.
Harry s'arrêta un instant et scruta les alentours. Il pouvait apercevoir au loin Madame Figgs revenant de chez son boucher avec son panier à provision plein à craquer. Sentant probablement que quelqu'un l'observait, elle pivota sa tête et regarda Harry en lui faisant un large sourire. Il le lui rendit tout en faisant un signe amical de sa main. Poursuivant son escapade vers le terrain de jeux où son énorme cousin devait probablement y être avec tous ses amis pour pouvoir martyriser les enfants d'une dizaine d'année. Mais il y avait bien une chose que Harry n'aurait jamais imaginé, c'était qu'une personne avec des pouvoirs magiques vivait dans son quartier et que celui-ci venait tout juste d'apprendre ce qu'il était par le hibou postal de Poudlard. Et cette personne, Harry la connaissait puisque c'était l'une des attractions favorites de Dudley et de sa bande de Trolls dégénérés. Or, cette fois ci, le plan « Vous tenez, je frappe » de Dudley ne se passa pas véritablement comme il l'avait prévu, mais alors pas du tout. Et c'est à cet instant précis que Harry arriva, et ce qu'il vit le fit tout simplement stopper net.
Dudley était en train de se battre avec son propre polo. Celui-ci n'était plus sur lui mais en face de lui et se mouvait comme un véritable corps. Son « pauvre » cousin recevait non pas des coups de poings mes plutôt des coups de manche et Harry trouvait cela sérieusement amusant. Les amis de Dudley avaient également quelques petits problèmes avec leurs vêtements puisque l'un des amis de son cousin que Harry connaissait pour avoir été au zoo avec, Piers Polkiss, se ramassait des coups de pantalon dans les fesses.
Harry resta ainsi un petit moment à les regarder se battre contre leurs vêtements ensorcelés. Combien de fois avait-il eu l'envie de pouvoir donner une bonne leçon une fois pour toutes à toute cette bande d'éternels imbéciles. Scrutant les alentour du parc afin de découvrir la personne responsable de toute cette animation, son regard tomba sur un jeune garçon à la chevelure courte et d'un blond paille. Le pauvre ne savait plus vraiment quoi faire et était assit dans un coin près d'une balançoire. Harry s'approcha de lui et entama la discussion comme si rien d'anormal n'était présent autour d'eux.
- Salut, je m'appelle Harry. Et toi, tu t'appelles Mark Evans ?
Le jeune garçon releva la tête et émit un faible oui. Harry continua la discussion.
- C'est toi qui à fait ça à mon cousin et à sa bande de guignols. Ils l'ont réellement cherché et si personne ne l'aurait fait, je pense que je m'en serais chargé.
Prenant son courage à deux mains, le jeune Mark répondit.
- Oui c'est moi, mais tu n'en parleras à personne ! Et puis, je m'en fiche puisque je vais bientôt partir pour ma nouvelle école.
- Et à qui veux-tu que je le dise ? Mais au fait, tu es sorcier alors. Ca fait longtemps que tu le sais. Tu vas à quelle école ? Poudlard je suppose.
- Tu connais Poudlard ! Mais alors, tu es comme moi. J'ai reçu ma lettre le jour de mon anniversaire, c'était le sept juillet, me disant que j'étais un sorcier. Au début, j'ai cru à une mauvaise blague mais trois jour plus tard, une femme est venue voir mes parents et leurs a parlé pendant plus de deux heures. Elle s'appelait MacGonagall, je crois.
- Le professeur MacGonagall est venue te voir !
- Tu la connais ?
- Bien sûr. C'est mon professeur de Métamorphose et la directrice de la Maison Gryffondor.
- Oui, elle m'a parlé de Poudlard et de ses Maisons, moi je crois que j'irais à Poufsouffle car je n'y connais rien à la magie.
- Harry se rappela qu'il avait fait la même suggestion à Hagrid et que celui-ci lui avait dit que de toute façon, il valait mieux aller à Poufsouffle plutôt qu'à Serpentard.
- Tu sais, moi non plus je n'y connaissais rien à la magie et pourtant je ne suis pas à Poufsouffle.
- Tu es dans quelle Maison ?
- A Gryffondor, je suis à Gryffondor. Tu as déjà été acheté ton matériel scolaire sur le Chemin de Traverse ?
- Non, le professeur MacGonagall m'a dit qu'un préfet viendrait me voir le premier août et m'y accompagnerait.
Au moment où Harry allait poser une nouvelle question, un « crac ! » sonore retentit juste devant eux. Sans avoir vraiment le temps de réfléchir, il saisit sa baguette et la pointa vers l'arrivant mais l'abaissa immédiatement et son visage exprimait un certain étonnement.
- Monsieur Weasley ! Mais qu'est-ce que vous faites ici ? dit Harry sous le coup de la surprise.
Celui-ci, plutôt amusé par cette question, répondit.
- Bonjour Harry, content de te voir. Et bien je viens pour l'enchantement de vêtements moldus que le jeune Evans a lancé.
- Mais, Monsieur Weasley, vous êtes l'assistant du Ministre maintenant. Je croyais que vous n'étiez plus au Service de Détournement de l'Artisanat Moldu.
- C'est trop long à t'expliquer pour le moment Harry, on en reparlera une prochaine fois tu veux bien.
- Et regardant le jeune Mark, il lui dit.
- Tu devrais retourner chez toi maintenant, tes parents doivent s'inquiéter. En tout cas, je dois dire que les vêtements ensorcelés c'était sacrément réussi.
Et tournant la tête vers Dudley et sa bande, il ajouta.
- Bon, je vais peut être m'occuper de ses zigotos là. J'ai la forte impression qu'ils ont besoin d'un petit coup de main. Qu'est-ce que vous en pensez ?
Il brandit sa baguette vers eux et lança un « Finite Incantatem » ainsi qu'un sort d' « Oubliette ».
- Voilà qui devrait suffire, objecta Monsieur Weasley.
Se rappelant l'incident qui s'était passé deux ans plus tôt dans le salon des Dursley, Harry se risqua de demander au père de Ron de quelle manière il contait venir le chercher le deux août à dix heures.
- Euh, Monsieur Weasley ? Quand vous viendrez me chercher chez les Durleys dans deux jours, vous viendrez comment ?
- Ah! Je vois que Ron t'a raconté que je bricolais dans mon garage. Et bien, on passera te prendre avec ma nouvelle voiture qui est d'ailleurs mieux ensorcelé que la précédente. Molly n'a pas été très contente de savoir que j'en avais une nouvelle d'ailleurs. Tu verras, elle est magnifique. J'ai même installé à l'intérieur un dérivé du sort « Fidelas ». C'est Dumbledore qui m'a expliqué comment le faire, c'est indispensable pour ta sécurité tu sais !
- Vous avez vu Dumbledore ! Comment va t'il ? Il m'avait dit avant les vacances que je ne resterais pas longtemps et voilà que ça fait un mois entier que je suis là.
- Vois-tu Harry, Dumbledore a été très occupé durant ce dernier mois et même les autres n'ont pas réussi à le joindre. Et nous ne savons toujours pas ce qu'il a fait durant cette période. Il nous a juste dit qu'il nous en parlerait lors de la prochaine réunion. Bon, assez bavardé, il me faut maintenant te raccompagner chez ton oncle et ta tante avant la tombée de la nuit.
Harry avait très bien compris que Monsieur Weasley voulait parler de l'Ordre lorsqu'il avait utilisé « les autres ». Il se leva et marcha à ses cotés jusqu'au 4 Privet Drive.
- Merci de m'avoir ramené chez moi Monsieur Weasley. A mar…
Au moment où Harry allait finir sa phrase, une explosion due à un transplanage se fit entendre juste au bout de la rue, puis une seconde suivit d'une troisième. Au total, il y en avait eu pas moins de six. Harry sortit immédiatement sa baguette et vit que le père de Ron faisait de même. Devant eux, au loin, se dressait à présent six personnes recouvertes chacun d'une longue cape noire et d'une cagoule de la même couleur, c'était des Mangemorts !
Monsieur Weasley, en voyant cela, attrapa Harry et lui souffla.
- Harry, cours chez Madame Figgs et averties là de la situation afin qu'elle prévienne Dumbledore. Moi, je vais essayer de les retenir le plus possible. Allez, vas-y et ne te retourne surtout pas.
Harry ne voulait absolument pas laisser le père de son meilleur ami se faire tuer en voulant le protéger. Beaucoup trop de personnes étaient mortes en le faisant. Tout d'abord ses parents et ensuite Sirius en passant par Cédric qui avait eu la malchance de se retrouver à ses cotés aux moments de la renaissance de Voldemort. Harry ne désirait pas qu'une nouvelle personne chère à ses yeux meurt pour lui. Cela devait cesser immédiatement.
- Mais Monsieur Weasley, vous n'avez aucune chance. Ils sont beaucoup trop nombreux pour vous. Ils vous tueront et je ne le veux surtout pas. Je reste avec vous.
- Il n'en est pas question Harry et ne t'en fais pas pour moi. Maintenant, cours pour prévenir Dumbledore.
- Il en est hors de question. Je reste avec vous !
Monsieur Weasley voulut, une fois de plus, faire changer d'idée Harry mais un sort de couleur vert fusait vers lui et le jeune Survivant. Il parvint de justesse à l'éviter et rappliqua par un stupefix bien placé. Le Mangemort qui était en tête du groupe réussit de manière in extrémiste à l'éviter mais celui se trouvant à ses cotés n'eut pas cette chance et le reçut de plein fouet.
- Tu paieras pour cet acte Weasley ! De toute façon, vous n'avez aucune chance de prévenir quiconque. Vous ne croyez tout de même pas que nous venons juste d'arriver dans cette zone malsaine pleine de Moldus. Cela fait déjà quelques jours que le Seigneur des Ténèbres sait où le vieux fou cache Potter. Inutile d'aller chercher la Cracmol, elle ne vous servira désormais plus à rien là où elle est.
Harry aurait reconnu cette voix entre mille mais ce ne pouvait être lui, c'était impossible. Il se risqua tout de même à prononcer son nom non sans une certaine inquiétude.
- Lucius Malfoy, vous devriez être à Azkaban ? Peut être que le confort des cachots n'était pas aussi bien que celui de votre manoir.
- Potter, je serais toi je me la fermerais. Tu n'es pas à ton avantage et le Maître saura te le faire comprendre. Tu ne croix tout de même pas que les Détraqueurs nous auraient gardés bien longtemps. De toute façon, ton heure viendra et ne t'inquiète pas pour cela, je serais là pour assister à ta fin pitoyable tout comme tes parents l'ont été.
- Ne traitez plus jamais mes parents, s'écria Harry.
- Et qu'est-ce que tu vas nous faire Potter ! Même mon sale cousin n'a pas su me lancer un sort correct alors que pourrais-tu nous faire.
La personne qui avait parlé n'était autre que Bellatrix Lestrange et Harry allait lui faire payer sur-le-champ la mort de Sirius. Rassemblant toute la haine qu'il endurait depuis toujours envers elle et Voldemort, il s'écria en pointant sa baguette vers elle.
- Avada Kedavra !
Celle-ci, prise par surprise, ne put éviter le sort et le reçu en plein cœur. Elle se figea d'un seul coup et s'écroula sur le sol telle une vulgaire pierre. Monsieur Weasley eut le souffle coupé devant cet acte de haute magie et les autres Mangemorts n'osaient y croire. Malfoy n'en revenait pas, Potter venait de réussir son premier sort de la Mort. Utilisant au mieux la situation, il brandit sa baguette et lança un Imperium droit sur Harry.
- Impero !
Harry ressentait exactement la même chose que lors de sa quatrième année lorsque le faux Maugrey lui avait lancé le même sort devant toute la classe, tous ses soucis s'envolaient d'un seul coup pour laisser place à un vide reposant et éternel.
Il entendit alors la fois de Lucius Malfoy qui résonnait quelque part au loin dans son cerveau vide.
- Tues Weasley, c'est un ordre !
Pourquoi le tuer, il ne t'a rien fait. En plus, c'est le père de ton ami Ron.
La petite voix semblable à celle que Harry avait entendue lors de son cours sur le sortilège impardonnable lui disait de ne pas le faire.
Harry réussi à contrôler les effets du sort et projeta son regard vers le Mangemort. Il le regarda directement dans les yeux et leurs regards se croisèrent. C'est à cet instant précis que le visage de Malfoy blêmit à une vitesse impressionnante, il était complètement perdu devant la résistance de Potter face au sortilège de contrôle. Il était pourtant l'un des seuls Mangemorts à le lancer aussi parfaitement et efficacement.
- Très bien. Si c'est ça, je le ferais moi-même.
Et il lança le sort de la mort vers Monsieur Weasley. Celui-ci eut tout juste le temps de dresser un bouclier entre son adversaire et lui mais aucun contre-sort n'était jusqu'alors efficace face à ce sort pas même un puissant bouclier. Harry entendit seulement le bruit de glas, signifiant que le bouclier avait explosé, résonner dans ses oreilles et le bruit du corps tomber par terre. Cela en était fini, une fois de plus, une personne mourrait face à Voldemort et ses acolytes. Mais quand tout cela cessera t'il un jour. Seul Harry et Dumbledore le savaient grâce à la prophétie, le seul moyen d'en venir à bout résidait dans l'affrontement final entre le Survivant et Tom Elvis Jedusor.
Harry tourna la tête vers le corps inerte. Complètement fou de rage, il brandit sa baguette vers le groupe de Mangemorts et lança pas moins de trois stupéfix d'affilés ; malheureusement pour lui, ses adversaires avaient pris les devants et sans protégèrent de manière déconcertante. Pris au dépourvu, il imagina un instant qu'il valait mieux fuir. Oui, fuir mais pour aller où ? Il ne savait même pas transplaner et le temps qu'il appelle à lui son balai avec un sortilège d'attraction identique à celui qu'il avait utilisé, il y a deux ans, lors de la première tache du Tournoi des Trois Sorciers face au Magyar à pointes, il serait probablement déjà mort. Complètement au stade de la panique, Harry vit Malfoy s'avancer vers lui et lui dire d'une voie pleine de mépris.
- Tu ne t'en tireras pas cette fois, Potter. Vois-tu, ton ami le vieux fou ne s'est même pas déplacé pour venir t'aider. Peut être avait-il mieux à faire que de devoir venir te porter secours.
Le groupe de Mangemorts se mit soudain à rire fortement, et Harry commençait sérieusement à se poser des questions. Pourquoi Dumbledore n'était-il pas là pour venir l'aider ou du moins les membres de l'Ordre. Voldemort avait peut-être tout simplement crée une diversion en attaquant ailleurs et en sa présence afin que tous les Aurors et l'Ordre du Phénix soient réquisitionnés ; de cette manière, il pouvait ainsi facilement ordonner l'ordre à quelques-uns uns de ses plus fidèles serviteurs de mener une attaque directement à Little Whinging afin d'éradiquer une bonne fois pour tout le Survivant.
- Potter, afin de donner un semblant de chance, nous allons nous battre en duel. Cela ne retardera que de quelques minutes ton destin final qu'est de rejoindre tes funestes parents. Comment s'appelaient-ils déjà ? A oui, ton père s'appelait James c'est ça, et ta mère ? Cette Sang-de-Bourbe qui se croyait toujours plus intelligente que les autres. Le monde magique ne devrait pas les accepter. Il n'y a que les Sang-Purs qui soient digne d'apprendre la magie.
Harry fulminait inlassablement de rage fasse à ce niveau effroyable de racisme. Comment les gens pouvaient juger et répudier d'une manière si rapide un type de personnes en fonction de leurs origines et non de ce qu'elles sont devenues. Hagrid en était la preuve formelle, n'était-il pas le fils de la terrible et effroyable géante Fridluva et pourtant sa bonté et son amitié envers Harry en font une personne fort sympathique.
- Tu es prêt cette fois Potter, je n'ai pas que cela à faire. J'ai d'autres victimes qui m'attendent alors ne me fais pas perdre mon temps inutilement. En garde.
Face à cette situation, Harry n'eut pas d'autre choix que de faire ce qu'on lui ordonnait. Il tendit sa baguette devant son visage exactement comme lors du cours de duel qu'il avait trop peu fréquenté lors de sa deuxième année et compta tout haut les trois secondes obligatoires ; mais il se doutait très bien que son adversaire, comme tout Serpentard, ne les respecterait pas. C'est pourquoi avant même que le décompte ne se termine, qu'Harry se préparait si l'on peut dire sagement à répondre par un puissant sortilège de défense.
1…
Quelques gouttes de sueur lui mouillaient le front.
2…
- Rictusempra ! lança Malfoy, une pointe d'amusement dans ses yeux.
Harry se protégea grâce à un bouclier particulièrement efficace. Le combat continua ainsi durant dix bonnes minutes et le Mangemort s'amusait à lui lancer de simples sorts afin d'assouvir pleinement ses passions de haines et d'horreurs. Harry commençait à ressentir les effets de la fatigue à force de devoir bouger agilement grâce à ses talents d'attrapeur et le combat devenait lassant.
- Alors Potter, on se sent fatigué. Saint Potter veut peut-être aller pleurer dans les jupons de sa mère ! Ah, mais c'est vrai, j'oubliais totalement que le maître s'était chargé d'elle. Paix à son âme, ricana t'il.
Aussi soudain que lors de l'apparition des serviteurs de Lord Voldemort, plusieurs bruits, semblable à celui d'une arme à feu, éclatèrent tout autour d'eux. Une joie profonde et prête à éclater raviva le cœur d'Harry. L'Ordre venait d'arriver enfin et tous ses membres avaient leur baguette pointé inévitablement sur le groupe de Mangemorts. Parmi eux se trouvait, en tête Maugrey Fol Œil suivit de Tonks avec à ses cotés le professeur Lupin, Sturgis Podmore et un autre sorcier, dont le visage était caché derrière une cagoule, que Harry n'avait jamais vus. Harry sut également que d'autres membres venus pour lui porter secours se trouvaient derrière lui. Tournant légèrement la tête derrière son épaule, il aperçut Kingsley Shachelbolt, Dedalus Diggle et…
- Fred et George ! souffla t'il tout bas.
Maugrey pris la parole, son oeil magique ne cessant de pivoter en tout sens afin de surveiller les alentours.
- Mangemorts, vous êtes fait. Rendez-vous sans résistance. dit-il.
- Certainement pas. Répliqua Lucius Malfoy.
Et n'attendant pas un seul instant de plus, ils engagèrent le combat à coup de stupéfix, d'expéliarmus et de toute une multitude de sortilèges qui lui était inconnue. Le combat s'affichait d'être difficile car bien que moins nombreux, les Mangemorts n'en mènent pas loin une lutte acharnée. Harry se retrouva ainsi spectateur du combat se déroulant à ses pieds et en oublia ainsi sa propre sécurité. Or Malfoy profita du combat pour s'occuper de lui.
- Fais tes adieux à jamais Potter ! Ricana t'il d'un rire tonitruant.
Harry avait l'impression que le temps marchait au ralenti. Il savait, sans même avoir de don pour la divination, ce qu'il allait advenir de lui. Il entendit Malfoy articuler le sort de la mort et vit la lumière verte sortir lentement de la baguette et se lancer vers lui…
- Avada Kedavra !
Harry le savait. Oui, lui ! Que tout le monde appelait le Survivant, celui-qui-avait-survécu-à-vous-savez-qui allait mourir de la main non pas de Voldemort mais de l'un de ses plus fidèles serviteurs.
Cela en était fini, le sortilège allait le toucher…
Soudain, le noir se fit devant lui et il pensa immédiatement que tout était fini, qu'il était mort comme ça. C'était fini.
Harry cligna des yeux et s'aperçu que le noir qu'il avait devant lui n'était en fait que le derrière de la cape du sorcier sans visage venu le secourir en même temps que les autres. S'écartant un peu, il vit l'homme mystérieux mettre la main gauche devant lui et recevoir le sortilège destiné à Harry à l'intérieur de celle-ci. Contrairement à ce que Harry pensait, l'homme ne tomba pas raide mort à ses cotés. Celui-ci était vivant et tenait dans la main où le sortilège avait frappé une boule lumineuse de la même couleur. Comment était-ce possible ? Aucune personne ne pouvait survivre face à ce sortilège. Pensée vite oublier car lui-même y avait survécu un soir d'Halloween.
La boule mortelle toujours dans sa main, l'étrange sorcier la renvoya vers l'envoyeur du sort, c'est à dire Lucius Malfoy. Recevant le sortilège sur lui, il tomba par terre les yeux écarquillés comme s'ils allaient sortir de leurs orbites. C'est à ce moment là que Harry se rendit compte que le combat était bel et bien fini. Tout les autres Mangemorts étaient étendus au sol inconscients et ligotés durement.
Maugrey s'avança vers Harry et sorti de sous sa cape un vieux ballon tout dégonflé. Il le lui tendit et lui dit.
- Potter, ceci est un Portoloin. Il te conduira là où tu sais. Tu m'as bien compris.
Harry acquiesça de la tête pour montrer où il voulait en venir.
Mais Maugrey ajouta aussi.
- Celui que tu ne connais pas viendra avec toi. Il emmènera également le corps d'Arthur avec lui.
Harry vit s'avancer vers lui l'homme au visage caché ainsi que sur son épaule le corps sans vie de Monsieur Weasley. L'homme toucha le vieux ballon d'une main et c'est à ce moment précis que le Portoloin s'activa. Harry se sentit tirer par le nombril vers l'avant et se retrouva l'instant d'après dans le hall d'entrée du quartier de l'Ordre du Phénix. Il sentit ses oreilles bourdonner violemment et sa vision était pleine de petites étoiles grises. Il distingua néanmoins Madame Weasley arrivé vers lui suivit de Dumbledore puis s'évanouit brusquement.
