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Le secret de la maison Black

Sa vision était toute brouillée, ce qui était normal d'ailleurs vu que ses lunettes lui avait été retiré. Essayant de les retrouver à l'aide de son bras droit, il toucha un rebord fait de bois gravé et de tissus. Ouvrant une nouvelle fois les yeux, il remarqua qu'il se trouvait installé dans le salon sur l'un des vieux canapés que contenait cette pièce et que deux mains toutes ridées lui tendaient sa paire de lunettes. Albus Dumbledore se tenait à ses cotés et sur son visage se dessinait un large sourire réconfortant. Tournant légèrement la tête, il vit Madame Weasley faire de même et lui tendre un morceau de chocolat tellement énorme qu'il tenait difficilement dans sa main. Il l'attrapa et en croqua un morceau.

Après avoir terminé le chocolat, il se sentit soudain beaucoup mieux et Dumbledore le devina car il lui dit.

- Harry, j'aimerais que tu me racontes en détail ce qui s'est passé à Privet Drive. Prends tout ton temps et ne négliges aucun détails qui pourraient nous être utile.

Harry se lança alors dans un long et pénible discourt afin de relater les événements passés à Little Whinging en commençant par sa rencontre avec Mark Evans et la bande de Dudley, l'arrivée de Monsieur Weasley afin de remettre un semblant d'ordre face à l'ensorcellement de vêtements Moldus puis l'arrivée calculé des Mangemorts alors qu'il regagnait avec le père de Ron la maison de son oncle et sa tante. Hésitant à le dire, il avoua avoir lancé, sous l'effet d'une terrible et puissante colère, le sortilège de la mort sur la personne de Bellatrix Lestrange. Il jeta un regard à Dumbledore s'attendant à le voir terrifié suite à son aveu mais celui-ci n'en fit rien. Il lui dit seulement.

- Harry, je sais que d'avoir lancé l'avada kedavra sur Bellatrix Lestrange était une vengeance personnelle après les évènements de juin dernier au ministère. Et je pense sincèrement que si j'avais été à ta place et au même âge que toi, j'aurais agi de façon identique même si cela fait longtemps que je ne les ai plus. Termina-t'il avec un petit sourire.

Se redressant difficilement sur sa couchette, Harry dit d'une voix tremblante.

- On ne m'enverra pas à Azkaban alors. Pourtant j'ai utilisé l'un des sortilèges interdit par le ministère.

- Ne t'en fait pas, je dois voir dans voir cet après-midi le ministre de la Magie et je lui ferais par de ton problème. Mais ne t'inquiètes en rien Harry, aucune peines ne seront retenues contre toi et je veillerais personnellement à ce que le moins de personnes possibles soient au courant de cette affaire.

- Merci professeur Dumbledore. J'ai vraiment eu peur tout à l'heure à Privet Drive. J'ai même cru un moment que vous ne viendriez pas me sauver.

Le professeur Dumbledore comprit à ce moment que Harry allait lui parler de Monsieur Weasley et du nouveau membre masqué de l'Ordre.

Et se tournant vers Madame Weasley, il lui demanda.

- Molly, Voudriez-vous aller préparer la chambre d'Harry afin qu'il puisse s'y reposer une fois que nous aurions terminé notre petite discussion.

Molly acquiesça tout en sachant de quoi Dumbledore allait parler une fois qu'elle serait sortie. Au même moment, le directeur de Poudlard posa un sortilège d'insonorisation sur la pièce afin d'être isolé des autres.

- Harry, normalement tu ne devrais pas être mis au courant de ce que je vais te dire mais les situations actuelles m'y obligent.

Reprenant son souffle, Dumbledore continua.

- Tu as appris par ton ami Ron que j'avais été injoignable durant tout le mois de juillet et que même les membres de l'Ordre ne savaient pas où je me trouvais. J'avais simplement dit à Maugrey que je m'absentais durant plusieurs jours afin de régler une affaire concernant l'Ordre et l'école. Tu n'es pas sans savoir que j'ai de plus en plus de mal à trouver un professeur de Défense contre les Forces du Mal et ce depuis plusieurs années. Je suis alors partie à la recherche d'un vieil ami à moi afin de lui proposer de se rejoindre à notre cause et par la même occasion remplir les fonctions de professeur, je faisais ainsi d'une pierre deux coups. Quand j'avais dit que je partais que pour quelques jours je ne pensais réellement pas partir durant un long mois car j'ai eu d'énormes difficultés pour le retrouver ! D'ailleurs, c'est lui qui m'a trouvé et non l'inverse, enfin…

Il marqua une nouvelle fois une pause puis reprit.

- Comme je te disais, cette personne nous sera très utile et je sais que tu l'as déjà vu à l'œuvre au moment où Lucius Malfoy a tenté de te tuer. Tu me dis si je ne me trompe. Il possède des pouvoirs magiques beaucoup plus puissants que les miens et c'est pour cela que j'étais parti à sa recherche, les temps sont de plus en plus difficiles et son aide nous sera réellement profitable. Je connais beaucoup de choses sur lui mais je ne t'en dirais pas plus pour le moment à son sujet car cela ne me concerne pas.

Harry hocha la tête en signe d'accord bien qu'il trouve incroyable qu'une personne existe et en étant beaucoup plus puissante que lui. C'est sûr, si Voldemort venait à l'apprendre, il ne tarderait pas à se lancer à sa poursuite afin de l'éliminer.

- Il faut que tu sache que, depuis les évènements de juin, beaucoup de choses ont évolué tant du coté de Voldemort que du notre. Même les Moldus commencent à avoir peur et beaucoup se posent des questions, beaucoup de questions. Certes le Ministère de la Magie essaie d'étouffer l'affaire à chaque fois aux yeux des Moldus mais ils ne sont pas bêtes et un jour ou l'autre, ils apprendront la vérité.

- Professeur, je… enfin je voulais vous dire… Monsieur Weasley… je n'ai rien pu faire… je suis… je suis vraiment désolé.

Et Harry laissa répandre sur son visage des larmes de souffrance face à tous les souvenirs de l'attaque.

- Ne t'inquiète pas pour lui Harry, Monsieur Weasley n'a rien. Il est en ce moment même en train de se reposer.

- Mais professeur, j'ai vu le sortilège percuter son bouclier et…

- Ecoute Harry. Au moment où le bouclier d'Arthur s'est brisé, celui-ci a fait dévier le sort de sa trajectoire et ne la seulement frôlé. Il a perdu l'équilibre à cause de l'impacte et s'est malheureusement cogné la tête en tombant. C'est pour cela que tu as cru qu'il était mort. Et je dois dire qu'il a eu beaucoup de chance d'avoir lancé à temps le sortilège du bouclier, sinon il ne serait plus de ce monde. Molly doit avoir terminer de préparer ta chambre. Tu devrais y aller. Ton ami Ronald t'y attend.

Le professeur Dumbledore se leva et commença à sortir de la pièce puis se ravisant au dernier instant, se tourna vers Harry et lui dit.

- Ce qui s'est passé à Privet Drive doit rester entre nous Harry. Tu m'as bien compris. Beaucoup de sorciers savent que tu es leur dernier espoir face à Voldemort tout en ne connaissant pas la prophétie et le simple fait de savoir que tu t'es fait attaquer alors que tu te trouvais dans ta famille Moldus montre hélas qu'il y a probablement un espion parmi nous ou alors que Tom est encore plus puissant qu'autrefois. C'est ce qui m'inquiète d'ailleurs beaucoup. De toute façon, il voudra très prochainement frapper un grand coup et j'espère que ce jour là, ce ne sera pas à Poudlard !

En montant l'escalier menant à la chambre qu'il partageait depuis l'été précédent avec son ami Ron, Harry n'arrêtait pas de se ressasser les dernières phrases que Dumbledore lui avait dites. Si Poudlard se faisait attaquer demain et tombait entre les mains du Seigneur des Ténèbres, alors se serait une catastrophe pas seulement pour l'Angleterre mais pour l'Europe tout entière voir même le monde.


Pendant ce temps, dans les sous-sols du « 12, Square Grimmaurd », deux personnes étaient en train d'étendre une troisième inconsciente sur une couchette de fortune.

- Tu es vraiment sûr qu'il va se réveiller. Je sais que lorsque l'on était élèves à Poudlard, tes pouvoirs étaient assez effrayants mais de là à refaire vivre un mort. Vois-tu, cela me dépasse. En tout cas, lorsque Dumbledore m'a dit que tu étais vivant, j'ai réellement cru qu'il était devenu fou.

- Arrête de jouer les mécontents, Rogue ! Et prépare la potion que je t'ai demandée, il en aura grandement besoin dès qu'il se réveillera.

- Mais oui, c'est ça. Rogue par si, Rogue par-là. En tout cas, tu es sur que Potter va gober la petite histoire qu'Albus lui aura dite. Ce gamin est tout ce qu'il y a de plus prétentieux et il est toujours prêt à fourrer son nez dans ce qu'il ne le regarde pas.

- Je ne vois pas ce que ce garçon t'a fait Séverus. J'ai plutôt l'impression que toute la haine que tu ressentais à l'époque envers son père se retrouve projeté sur lui. Je sais que Harry ressemble beaucoup à James mais il n'est pas son père et tu devrais l'accepter malgré ta rancœur. Et puis qui est-ce qui aimait bien mettre son nez dans les affaires des autres lorsque l'on était à Poudlard ?

- Il faut toujours que tu arranges les angles, toi ! Et que tu es continuellement raison, ce que tu m'exaspères. Bon, j'ai terminé la potion. Il faut juste la laisser reposer dix minutes sinon le lait de licorne n'aura pas réagis avec le sang de dragon.

- Je te fais confiance Séverus. C'est juste le temps dont j'aurais besoin pour le ramener à la vie. Tiens-toi près, je vais commencer. Tu lui feras boire ton breuvage dans les secondes qui suivront son réveille sinon son corps sera pris de violentes convulsions.

L'homme sans visage se pencha alors le visage inanimé de Monsieur Weasley et traça sur le front à l'aide de sa baguette un symbole pour le moins étrange. Rogue tenait dans sa main la fiole contenant la potion et regardait la scène dans une totale ignorance de ce procédé magique. Il n'avait jamais vu ce symbole auparavant et tout ce qu'il pouvait en dire, c'était que se n'était en aucune manière de la magie noire.

Une fois le symbole du front terminé, l'homme mis sa main gauche dessus et prononça tout bas une formule. Le symbole se mit brusquement à briller de manière si forte et si éblouissante que l'on avait du mal à distinguer quoi que se soit dans la pièce. Cela dura plusieurs minutes puis disparut comme si le symbole avait été aspiré par la chair du front. L'homme traça un second symbole tout aussi étrange cette fois sur la poitrine à l'endroit exact du cœur et refit le même rituel que pour avant. Le symbole s'éclaira de la même manière que le précédant. Mais au lieu de disparaître dans la chair et de s'éteindre, des lignes s'entrecroisèrent tout autour du symbole et recouvrir tout le corps tel une toile d'araignée imprégnée à même la peau. Ces lignes avaient une couleur dorée tel de minces files d'or. L'homme positionna l'une de ses mains sur le symbole au front et mit l'autre sur celui du cœur. Une lumière verte se dégagea de ses deux mains et enveloppèrent le corps. Rogue n'en cru pas ses yeux, le corps brillait de milles feux et une sorte d'aura blanche aveuglante l'enveloppait. Cela dura quelques minutes puis tout cessa d'un seul coup plongeant la pièce dans la pénombre.

- Lumos ! dit l'homme mystérieux, puis il ajouta.

- Séverus, la potion ! Donnes lui maintenant et forces le a tout avaler.

Le professeur Rogue s'avança vers Arthur Weasley toujours inconscient et fit couler la potion dans le creux de sa bouche. L'ancien Mangemort fut pétrifié littéralement sur place. Arthur Weasley venait de se réveiller…


Harry poussa la porte de la chambre et remarqua qu'il n'y avait personne dedans. Madame Weasley avait pris le soin de ranger ses affaires et de faire son lit. Il s'allongea dessus et ferma les yeux, il était totalement épuisé. Il fallait l'avouer, il avait eu une sacrée frayeur lorsque Lucius Malfoy avait lancé le sortilège de la mort sur lui. Mais en même temps une profonde envie de le recevoir afin de revoir son parrain Sirius Black ainsi que ses parents James et Lily Potter. Harry se secoua mentalement. Comment avait-il pu avoir rien que pendant un seul instant cette pensée odieuse de vouloir mourir. Qu'aurait ressentis Ron et Hermione à l'annonce de sa mort, un immense et profond chagrin, ça il pouvait en être sûre. Mais cela n'aurait pas pour autant résolu le fait que son parrain ne soit plus de ce monde. Il lui restait ses amis, tous les membres de l'AD qu'il avait mené au nez et à la barbe de cette horrible Dolorès Ombrage qui s'était auto-proclamée Grande Inquisitrice de Poudlard. Harry ne put s'empêcher d'en rire, même si celui-ci était amer. Il y avait également Remus pour qui il avait une grande affection car étant l'un des seuls vestiges du temps des Maraudeurs, et aussi Madame Weasley qui l'avait accueilli dans sa famille les bras ouverts et qui le considérait comme l'un de ses fils. Cela lui remit du baume au cœur et sa joie de vivre refit surface pour laisser sa déprime dans les tréfonds de son esprit de manière à ne plus la retrouver.

- Il est là ! Vite, dépêchez-vous ! cria Ron en entrant à la limite à toute vitesse dans la chambre et en réussissant sans savoir par quel prodige à ne pas s'étaler par terre.

Harry ouvrit les yeux en moins de temps qu'il n'en faille. Etait-ce une bête féroce qui venait de hurler son cri de chasse. Il se redressa sur le lit et aperçu Ron complètement plié en deux, les deux mains sur le haut de ses jambes et essayant de récupéré son souffle. Hermione et Ginny arrivèrent et la sœur dit à son frère.

- Dit donc Ronald, tu devrais peut-être te remettre un peu au Quidditch. Tu manques d'endurance. C'est sûr qu'à force de rester ici à rien faire d'autre que manger, tu perds en vitalité. Et maman qui nous sort que son petit Ronnie est en pleine croissance. Tu parles…

- Et j'en fais ou du Quidditch ! Dans la bibliothèque, peut-être ? grogna Ron

- Bah! Comme ça, tu auras une admiratrice inestimable. siffla sa sœur

- Mais…

- Bon, vous arrêtez tous les deux. Harry vient seulement d'arriver et vous ne lui prêtez pas la moindre attention. affirma Hermione en se tournant vers les deux Weasley concernés.

Elle s'assit sur le lit de Ron et se tournant vers Harry, elle lui dit.

- Bonjour Harry, je suis si heureuse de te voir ici. Que s'est-il passé chez ton oncle et ta tante ? Tu ne devais arriver que dans deux jours.

- Bonjour à toi aussi Hermione, et à vous également Ron et Ginny. Il y a eu une attaque de Mangemorts ce matin à Privet Drive. Ils venaient me chercher.

Harry leur raconta alors toute l'histoire en démarrant par Mark Evans jusqu'à l'arrivée de l'Ordre et du sort de la mort lancé pas Lucius Malfoy. Il leur exposa également le phénomène étrange auquel il avait été témoin, celui du moment où l'inconnu avait stoppé le sort destiné à Harry et l'avait renvoyé au lanceur. Hermione semblait choqué, elle avait une expression du visage montrant à la fois la stupéfaction et la peur. Cela lui donnait la chair de poule. Elle se radoucit et demanda au Survivant.

- Mais comment ont-ils su où tu vivais. Et cela explique l'arrivée de Rogue en fin de matinée. Il était en mission pour l'Ordre à ce qu'on dit les jumeaux. Il est arrivé précipitamment et s'est précipité sur le professeur Dumbledore. Ils se sont enfermé tous les deux dans le salon puis lorsqu'ils en sont ressortis, le directeur a appelé tous les membres qui n'étaient pas en mission pour une réunion de crise et ils sont tous partis. On s'est retrouvé tous seuls avec Madame Weasley. Dit Hermione calmement.

- Je ne sais pas par quel moyen Voldemort a su ou je me cachais mais selon Dumbledore il y aurait probablement un espion dans l'Ordre.

- Quoi ! lâcha sans retenu Ron. Je suis pratiquement sûr que c'est ce type bizarre. Tu sais Ginny, celui avec la cicatrice dans le cou. Il me fait froid dans le dos, pire que Rogue. Et pourtant coté iceberg, il n'y a pas pire. Enfin, ce type, il est vraiment pas net. Cette nuit, je suis descendu à la cuisine pour… hum… grignoter un morceau – froncement de sourcils de Ginny – un tout petit morceau, vraiment tout petit…

- Bon tu vas nous le dire Ron car on attend là. Et on n'a pas toute la journée à te consacrer. maugréa Hermione à la limite de l'exaspération.

- Bon d'accord. Alors je disais que lorsque j'étais dans la cuisine, le professeur est arrivé avec cet homme que je n'avais jamais vu et lorsque son regard a croisé le mien, je me suis senti vidé de toute sensation. Pas les même effets que les Détraqueurs. Non. Plutôt comme lorsque le faux Maugrey nous avait lancés l'impérium. Je me sentais libre, tous mes problèmes s'étaient dissipées et je ne pensais à rien. C'était vraiment étrange quand j'y repense. Ouais! C'était bizarre…

Hermione semblait plongé dans une profonde réflexion tout en disant :

- Etrange… Vraiment très étrange… Dès que l'on sera rentré à Poudlard, j'irais faire des recherches à la bibliothèque. La réponse doit si trouver.

- Nous ne sommes qu'à la moitié de nos vacances et elle, elle veut déjà retourner là-bas pour s'enfermer dans cette satanée bibliothèque pleine de vieux livres sentant le moisi à plein nez. Grogna Ron tout bas.

Harry avait entendu ce que Ron venait de dire et se trouva plongé dans un fou rire difficile à contrôler. Ginny et Hermione le regardaient sans comprendre et Ron ne savait plus où se mettre.

- Harry ? Tu vas bien. Que t'arrive t'il ? Demanda Hermione inquiète.

- Oh oui Hermione, je vais très bien et je suis si heureux de vous revoir. Qu'est-ce que vous m'avez manqué. J'ai du raté beaucoup de choses durant tout ce mois, racontez-moi. Voldemort a encore fait des siennes vu vos têtes. Par contre Ron, je ne pense pas que l'homme mystérieux soit l'espion s'il en a un bien évidemment. Dumbledore m'a raconté qu'il le connaissait très bien et je pense que c'est une personne fiable. Sinon, il ne m'aurait pas sauvé la vie.

Ron se lança alors dans un interminable discours dans le but d'expliquer le peu que lui et sa sœur savaient de la situation dans le monde des sorciers et avant tout celle de l'Ordre du Phénix.

- Bien. Si tu veux réellement savoir. Suite à ce qu'il s'est passé au Ministère fin juin, Tu-sais-qui a cessé de se cacher et n'a pas arrêté les attaques. Au début du mois, ses Mangemorts ont mi à feu et à sang l'hôpital Sainte Mangouste. Le problème majeur, comme dit si bien Hermione – dit-il en la regardant – est qu'il attaque toujours à deux endroits en même temps mais très éloignés l'un de l'autre. Les Aurors du Ministère ont beaucoup de mal à gérer cette situation bien qu'ils fassent tout ce qu'ils peuvent, ils ne sont pas assez nombreux. C'est à cause de Fudge tout ça, Dumbledore l'avait mis au courant depuis plus d'un an du retour de Qui-tu-sais mais il n'a rien voulut savoir. Mais le véritable problème est dans le recrutement de nouveaux Aurors. J'ai entendu papa en parler à Dumbledore hier soir lorsqu'il est revenu. On était en train de manger dans le salon avec Tonk quand il a débarqué. On était tous surpris de le voir revenir et surtout on se demandait bien ce qu'il avait pu faire durant tout le mois de juillet. Bref, papa et lui sont allés s'enfermer dans la cuisine et en sont ressortie qu'au bout d'une heure. Papa continuait de lui parler et c'est à ce moment là que je l'ai entendu raconter la situation du Département de la justice magique et surtout du problème des Aurors. Papa lui a dit que le nouveau Ministre avait peur que des partisans de Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom s'infiltrent au sein même du gouvernement. D'ailleurs, toutes les personnes qui avaient été suspecté de Mangemorts ou d'être de simples partisans ont été mis sous surveillance magique. C'est tout ce que je sais.

Ginny continua le récit de Ron.

- Ouais. Et on ne peut même plus utiliser les Oreilles à Rallonge de Fred et Georges puisqu'ils ont intégré l'Ordre depuis le début des vacances, juste avant le départ du professeur Dumbledore. Ils se sentent impliqué comme tu ne peux même pas l'imaginer. Maman n'était d'ailleurs pas contente quand Maugrey a accepté de les intégrer. Elle n'a pas arrêté de se plaindre au professeur MacGonagall en lui disant qu'ils n'étaient que des « pauvres petits bébés ». MacGonagall lui a répondu que de toute façon, ils étaient majeurs et que leurs inventions pouvaient grandement aider l'Ordre. Maugrey a même dit qu'il voulait faire améliorer les Boites à Flemme afin de les utiliser à neutraliser l'ennemi avant une offensive.

Harry attendit que Ginny finisse puis se tourna vers Hermione et lui demanda.

- Et toi Hermione, tu es arrivé quand ?

- Je suis arrivé tôt ce matin.

Harry leur dit.

- J'ai essayé d'écouter les informations Moldus mais mon oncle n'arrêtait pas de me hurler dessus que les gens de mon espèce n'avaient que faire de s'intéresser aux gens « normaux ». Donc pour dire que je ne savais rien tant du côté Moldu que Sorcier et cela rendait que plus inquiet. Tout à l'heure, avant de monter dans la chambre, Dumbledore m'a dit que les Moldus commençaient à se poser beaucoup trop de questions.

- Et bien à vrai dire, il a raison de dire cela. Chaque jour depuis mon retour de Poudlard, j'ai écouté les journaux télévisés et lu la presse. Beaucoup d'accidents leurs restent inexpliqué mais pas seulement en Angleterre. Dernièrement, il y a même eu une explosion de gaz en France qui aurait dévasté tout un entrepôt désaffecté. Exposa Hermione.

- Mais quel est le rapport avec Tu-sais-qui ? Je ne vois pas ce que ça lui apporterait de faire sauter un vieux tas de briques. Eructa Ron sans retenu.

- Mais ce que tu peux être bête Ron, – lâcha Ginny au bord de l'exaspération – c'est pas compliquer à comprendre quand même. Il s'agissait probablement d'un bâtiment du Ministère français de la Magie ou tous autres lieux du monde magique.

- En fait, je ne sais pas si vous vous en souvenez mais il y a trois ans j'avais passé les vacances d'été avec mes parents en France et incontestablement, je n'ai pu repartir sans visiter tous les lieux sorciers intéressants. Et le bâtiment en question se trouvait être le Département de contrôle et de régulation des Créatures Magiques.

- Ouais mais je ne vois pas pourquoi Tu-sais-qui se serait amusé à faire exploser le Département de contrôle et de régulation des Créatures Magiques. Ou alors… il s'est trompé de cible. Je ne voudrais pas être à la place de ses fidèles, il doit leurs faire passer un sale quart d'heure. Emit Ron.

- Arrête de dire n'importe quoi Ron. Tu ferais mieux de te taire si c'est pour débiter des idioties. Je suis persuadé qu'il avait une idée bien précise pour s'attaquer au Gouvernement français et s'il commence à s'attaquer aux autres pays d'Europe, cela ne présage rien de bon pour la suite des évènements. Lui répondit Hermione.

- Oui et nous ne savons toujours pas ce qu'il se passe au sein de l'Ordre, c'est comme l'année dernière mais en pire. Fred et Georges m'ont confisqué l'Oreille à Rallonge qu'ils m'avaient prêté l'année dernière. Ils m'ont affirmé que c'était Dumbledore qui le leurs avait demandé. C'est pas juste. Nous aussi, nous nous sommes battues contre les Mangemorts en juin dernier et ils n'ont même pas de reconnaissance. Ils pourraient au moins nous informer un petit peu. Se plaignit Ginny.

- Ouais et en plus, les jumeaux travaillent main dans la main avec Mondingus Fletcher. C'est Maugrey qui leurs à donné son accord pour travailler avec ce vieux Ding. Ils doivent sûrement leurs fabriquer des trucs vachement dangereux. De toute façon, qui mieux que mes deux idiots de frères pourraient fabriquer des trucs vachement dangereux. Peut-être Rogue ? Qui sait.

- Qui sont des idiots ?

Harry leva la tête vers la porte tendis que Ron, Hermione et Ginny se retournèrent. Fred et Georges se tenaient devant eux et les regardaient avec un sourire amusé. Ron ne savait plus trop où se mettre, il ne s'attendait pas à les voir arriver dans leurs chambre. Harry vit que Georges portait un bandage plutôt discret sur son avant bras gauche. Probablement un souvenir de la bataille à Privet Drive.

- Alors Ronnie chéri. Qui sont les idiots ? A voir ta tête, on pourrait penser que tu parles de nous. Hein Georges ! Dit Fred en éclatant de rire.

- Oui, mais ce n'est pas à sa dulcinée qu'il dirait cela. N'est-ce pas Fred. Dit en riant également Georges.

Ron était tout à coup devenu aussi flamboyant que ses cheveux et Hermione essayait tant bien que mal de cacher sa gêne. Ginny, quand à elle, était morte de rire face à cette situation pour le moins cocasse. Harry se dit qu'il fallait absolument sortir ses deux meilleurs amis de cette condition particulièrement gênante bien qu'il trouvait cela également drôle voir terriblement hilarant mais Fred le prit de court.

- Tient salut Harry. Content de te revoir. Qu'est-ce qu'on s'est bien amusé chez toi. Tu ne nous avait jamais dit qu'il y avait autant de divertissements chez tes Moldus.

- Ouais, franchement on s'est bien marré. Surtout quand j'ai lancé un sortilège de chatouillis sur Goyle Senior. Il est exactement pareil que son fils, c'est à dire pitoyable. En tout cas, le nouveau, Pollens. Il est super balèze. Il doit être aussi puissant que Dumbledore. Tu as vu Harry ce qu'il a fait quand Malfoy t'a lancé le sort de la Mort. Lui répondit joyeusement Georges.

- Comme si je ne l'avais pas vu. Non mais franchement. Soupira Harry.

- Oui bon, c'est vrai puisque c'est toi qui se trouvait visé mais il a réussi à arrêter le sort avec sa main et à le renvoyer vers ce Véracrasse. Au moins, nous sommes débarrassé de lui. Lança Fred d'un ton désinvolte.

- Attend, tu veux dire que le nouveau s'appelle Pollens. C'est drôle comme nom. Cela me fait penser aux abeilles qui butinent. Répondit Ron.

- Parce que tu crois que Ronald, c'est normal comme prénom ! Rigola Ginny.

- Oui bon d'accord. Mais c'est pas de ma faute si papa et maman mon déniché un prénom horrible. Lui répondit Ron.

- C'est pas que l'on s'ennuie avec vous les « enfants » mais maman vous fait dire que le repas est prêt alors dépêchez-vous de descendre. Dit Georges.

- Bon, il faut que l'on y ailles. Maugrey nous a confié une mission de la plus haute importante et il n'y a que nous qui puissions la remplir selon lui. Se venta Fred.

Après le départ rapide des jumeaux grâce au Transplanage, les quatres jeunes gens sortirent de la pièce pour descendre à la cuisine. Arrivé dans l'escalier, Ron leurs dit.

- Comme si la mission qu'on leurs donnait à remplir ne pouvait être effectué correctement par quelqu'un d'autre. Il faut vraiment qu'ils arrêtent d'avoir la grosse tête.

- Parce que tu crois que tu ne l'as jamais la grosse tête toi ? Lui lança Ginny.

- Arrêtez de vous chamailler, on arrive dans le hall et si Madame Black se réveille on en aura encore pour une heure de Pureté du sang et tout ce qui va avec. Leur dit Hermione.

Madame Weasley se dressa à ce moment là devant eux et leurs annonça.

- Ah, vous voilà enfin. Je me demandait si ces deux chenapans n'avaient pas mangé la commission que je leurs avais faite. Nous serons seul ce midi pour le repas car ceux qui ne sont pas au travail sont partie en mission pour l'Ordre.

Harry s'aperçut qu'elle avait l'air terriblement inquiète mais quel ne fut pas sa surprise en entrant dans la cuisine. Deux grands yeux le fixaient.

- Dobby ? Mais qu'est-ce que tu fais ici.

- Bonjour, Monsieur Harry Potter. Dobby est très content de vous avoir ici. Dobby a été très content lorsque le Professeur Dumbledore est venu le voir dans ses cuisines de Poudlard à la fin de l'année pour lui confier une mission. Dobby était très heureux de savoir qu'il ferait parti de l'Ordre.

- Mais moi aussi je suis content que tu sois ici Dobby. Cela me fait énormément plaisir de te savoir ici.

- Bon c'est pas tout ça mais moi, j'ai fin et si l'on ne mange pas tout de suite mon estomac n'appréciera pas. Et il ne faut pas contrarier mon estomac. Clama Ron en se frottant le ventre et en se dirigeant vers la première chaise de la table.

- Dobby et moi avons tout préparé alors régalez-vous. Dit Madame Weasley en servant une double ration de purée à Harry.

Tout en mangeant avec appétit sa deuxième cuisse de poulet que Dobby s'était empressé de lui servir, Harry ne cessait de repenser à son parrain et à tout ce qu'il avait vécu depuis son arrivée dans le monde de la magie. Cette année allait lui réserver beaucoup de surprises tant soit bonne que mauvaise et celles-ci allaient arriver beaucoup plus rapidement que ce qu'il s'était mis à imaginer.