Petite information à l'attention de mes lecteurs adorés qui se trouvent être de plus en plus nombreux chaque jour. Je sais que vous avez été près de 650 à lire ma fiction « Harry Potter et le Puissant » donc pensé à m'envoyer une review. J'aime en recevoir et voir ce que les lecteurs en pensent, cela pourrait même m'aider à rédiger les prochains chapitres plus rapidement alors pensez y ! Merci aux quelques rares personnes qui m'en ont laissé une…

Je désirerais également m'excuser du retard mais j'ai eu la panne. Le manque d'inspiration, c'est vraiment horrible .

J'aimerais remercier Raffi qui à la lourde charge de devoir corriger mes chapitres avant postage. Alors petite pensée pour lui lors de votre lecture ( et grosse colère s'il y a encore des fautes LOL ). Non, je rigolais. Il fait un travaille remarquable et remerciez le pour ça.

Sinon, je n'ai qu'une chose à vous dire. Bonne lecture…

4

Chemin de Sang Première Partie

La journée touchait pratiquement à sa fin et aucun des autres membres de l'Ordre du Phénix n'était réapparu depuis l'arrivée de Harry en fin de matinée au Square Grimmaurd. Le calme était pesant dans la vieille demeure des Black et cela devenait même angoissant par moments. Harry s'ennuyait fermement dans le fauteuil du salon où il s'était installé pour la simple et bonne raison qu'il n'avait rien à faire de vraiment passionnant. Il aurait bien voulu essayer le cadeau que Ron et Hermione lui avaient offert à son anniversaire mais les sorciers de premier cycle tel que lui n'avaient pas le droit de faire usage de la magie sauf cas de force majeure comme avec les Détraqueurs l'année précédente à Little Whinging. Ginny, quant à elle, feuilletait un magazine sorcier parlant du dernier album des Bizarr' Sisters et de tous les derniers potins les concernant. Enfin, Hermione était plongée comme à son habitude sous une montagne de bouquins plus épais les uns que les autres et semblait s'en satisfaire en lançant de tant à autre quelques "hein, hein..." ou encore des "ça alors, c'est incroyable". Harry jeta un coup d'œil pour voir ce que Ron avait trouvé comme occupation intéressante mais s'aperçut qu'il s'ennuyait également tout seul dans son coin à fabriquer des avions en papier à la façon moldue. Harry s'apprêtait à prendre la parole mais Ron le prit de court. Il s'était rapproché de lui et lui demanda tout bas :

- Alors, le cadeau que moi et Hermione t'avons offert t'a plût ? Tu as pu l'essayer ?

Harry émit un large sourire et lui répondit joyeusement.

- Bien sûr qu'il m'a plus. Tu ne peux pas savoir la joie que j'ai ressentie lorsque j'ai ouvert le paquet. Par contre, je n'ai pu l'essayer parce qu'il faut faire un rituel magique pour la première utilisation.

- Ah ! C'est dommage. J'aurais bien voulu voir son fonctionnement. Fred et Georges m'ont affirmé que cela provoquait une atroce douleur mais je ne les ai pas cru une seule seconde. Comment pourrais-je les croire encore à mon âge ? Il faudrait être carrément stupide. Ils ont vraiment cru que j'allais gober leur mensonge. Et ça fait quel effet alors ? Fit Ron légèrement inquiet.

- Tu as peur Ron ? Fred et Georges ont raison. Cela provoque une douleur atroce dix fois pire qu'une dizaine de doloris.

Ron devint vert de peur et dit d'une petite voix :

- C'est vrai... Nous n'aurions pas dû te l'offrir alors. Je l'avais bien dit à Hermione qu'offrir une Pensine pouvait être dangereux et tu sais ce qu'elle m'a répondu ?

Harry fit non de la tête et essaya tant bien que mal à camoufler son fou rire intérieur.

- Et bien, que je n'étais plus un enfant et qu'il fallait que je cesse de croire tout ce que me racontaient mes deux imbéciles de frères.

- Et bien elle a eu raison de te dire cela. Dit Harry en riant.

- Alors tu t'es moqué de moi. Fit Ron feignant d'être furieux.

Puis il reprit.

- Et moi qui croyais que tu disais vrai. Tu me déçois beaucoup Harry. Moi qui pensais que tu étais réellement mon ami.

- Arrête de faire ta mauvaise tête Ron. De toute façon, c'est moins désagréable que d'utiliser un Portoloin. Tu as seulement l'impression de basculer en avant puis ensuite tu revis l'une des nombreuses pensées de la personne à qui appartient la Pensine. Lorsque j'ai utilisé celle de Dumbledore, j'ai réellement cru que ce que je voyais était réel et se passait sous mes yeux. En fait, cela ressemble à un film moldu.

- Un quoi ? Un fil moldu ? Je ne vois pas ce que tu veux dire Harry. Non mais, un fil moldu !

- Non Ron, un film moldu. Un peu comme les Multiplettes que je t'avais acheté, il y a deux ans, pour la Coupe du Monde de Quidditch. Tu sais, lorsque l'on peut revoir une action ou bien encore tout le match. Et bien, ça ressemble à cela.

- Ah ! D'accord. C'est fou ce que les Moldus peuvent faire sans magie. Je comprends pourquoi Papa trouve tout cela intéressant.

Harry fronça légèrement des sourcils mais Ron, trop pensif à ce moment-là, ne remarqua rien. Depuis quand Ron s'intéressait-il aux techniques et mœurs moldues ? Lui qui s'était moqué d'Hermione lorsque qu'en troisième année elle avait choisi « Etude des Moldus » et qu'elle lui avait répondu que le plus intéressant était de les voir du point de vue des sorciers. Ron lui cachait sûrement quelque chose, il faudrait qu'il en parle à Ginny tout à l'heure.

Plongé dans ses réflexions sur ses deux meilleurs amis, il ne remarqua même pas que Dobby lui tirait légèrement le pantalon de son cousin Dudley beaucoup trop large pour lui. C'est pourquoi Dobby se risqua à dire :

- Harry Potter, monsieur ! Monsieur Albus Dumbledore est arrivé dans le salon. Monsieur Albus Dumbledore voudrait voir Harry Potter, a dit monsieur Albus Dumbledore.

Harry baissa sa tête et vit deux yeux noirs aussi gros que des balles de tennis le regarder de façon tout bonnement pleine d'admiration.

- Merci Dobby. Je ne t'avais pas vu. J'y vais tout de suite.

- Vous êtes sûr que Potter doit être mis au courant maintenant, Albus. Il est encore trop jeune. Pourquoi ne pas attendre sa majorité pour cela ?

- Il s'agit de son parrain Minerva. Et puis ce n'est pas la seule chose dont nous allons discuter alors soyez patiente, il ne va plus tarder.

Juste après ces mots, quelqu'un frappa à la porte.

- Entrez Adrien. Nous vous attendions.

L'homme du nom de Pollens entra dans la pièce et salua les deux professeurs déjà présents. Puis se tournant vers le professeur McGonagall, il lui souffla :

- Content de vous revoir Minerva, après toutes ces années.

Prise au dépourvu et ne voyant pas qui cela pouvait bien être, elle demanda.

- Nous connaissons nous ? Je ne me rappelle pas votre visage, et Merlin sait que j'ai une très bonne mémoire.

- Oh ! Mais cela est tout à fait normal que vous ne vous rappeliez pas de moi puisque ce n'est pas ma véritable apparence.

- Vous êtes sous Polynectar alors ? Fit-elle surprise.

- Non, sous sortilège de métamorphose. J'utilise cette apparence en dehors d'ici normalement, mais je voulais vous réserver la surprise.

Le professeur McGonagall n'en revenait pas. Adrien Pollens semblait, quant à lui, pour le moins amusé face à cette drôle de situation mettant le professeur McGonagall dans l'embarras.

- Mais, très peu de personnes ont le niveau pour maintenir ce type de sortilège à long terme. C'est Albus qui vous l'a probablement lancé. Je ne connais aucun autre sorcier aussi puissant que lui.

- Voyons Minerva. Vous me faites rougir. Dit d'un air amusé le professeur Dumbledore.

- Et bien en fait, non ! Ce n'est pas le professeur Dumbledore, mais c'est moi qui ai appliqué ce sortilège sur mon propre corps. Pour la simple et bonne raison que normalement, je devrais être mort depuis maintenant 18 ans.

- Comment ! Mais...

- Et vous me connaissez Minerva puisque j'étais l'un de vos meilleurs élèves en Métamorphose lorsque j'étais encore à Poudlard. Vous devez probablement vous rappeler de moi. Je vous laisse chercher. Emit-il avec un petit sourire.

- Bien sûr que je me rappelle de vous, vous étiez dans la même année que les parents du jeune Potter. Vous étiez d'ailleurs très proche de sa mère, Lily Evans.

- Oui, et j'ai été terriblement blessé lorsque Albus m'a raconté ce qu'il leurs était arrivé. Je regrette maintenant de m'être autant isolé durant toutes ses années dans le but d'accroître au maximum mon potentiel magique.

- Je me rappelle très bien de vous maintenant. Vous étiez l'un de mes élèves les plus doués, j'ai été effroyablement attristé lorsque nous avons appris votre prétendu mort. J'ai d'ailleurs pensé, à l'époque, que vous bridiez vos pouvoirs volontairement mais peut être n'était-ce qu'une idée farfelue.

- Non, vous aviez raison. Durant mes vacances d'été, Albus m'entraînait à modérer mes pouvoirs ainsi que de les brider de manière à ce qu'aucun sorcier ne puisse ressentir mon aura magique, pas même Voldemort.

- Mais ce que je ne comprends pas, c'est qu'à l'époque, vous avez succombé au sort de la mort et pourtant vous êtes bien vivant.

- Oui, en fait c'est simple. Je ne peux mourir d'aucun sortilège tout simplement parce que je suis un...

Mais il fut arrêté par le bruit d'une main frappant contre la porte du salon. Dumbledore demanda qui se trouvait derrière et la voix répondit:

- Harry Potter !

- Ah ! – fit Dumbledore – Entre Harry, et installe-toi. Nous t'attendions pour commencer. Veux-tu un peu de thé avec des biscuits.

- Euh, oui je veux bien. Merci professeur. Répondit Harry en s'asseyant dans l'un des vieux fauteuils poussiéreux et usés.

Et Dumbledore agita négligemment sa baguette pour en faire jaillir un service à thé flambant neuf ainsi qu'une assiette pleine d'appétissants cookies au raisin.

- Bien, tu dois sûrement te demander pourquoi je t'ai fait venir ici en compagnie du professeur McGonagall, de moi-même et de monsieur Pollens qui assurera cette année le poste de professeur de Défense contre les Forces du Mal. Lui dit le Directeur de Poudlard.

Il s'arrêta un petit moment puis continua.

- En fait Harry, cela concerne l'héritage de Sirius.

Harry eu un petit haussement de cœur à l'énonciation du nom de son parrain défunt.

- Il t'a nommé légataire principal dès le moment où le testament t'était adressé.

Et le professeur lui tendit une enveloppe scellée par le sceau de la famille Black. Il l'a retourna et y lut.

Testament de Sirius Black à son filleul Harry James Potter.

Harry comprit soudainement ce que cela voulait dire. Il avait eu du mal à accepter la disparition de son parrain et espérait encore qu'un jour, au détour d'une rue, ils se croiseraient et se salueraient comme si les évènements de juin n'avaient jamais eu lieu. Il se décida enfin à décacheter l'enveloppe et se saisit des deux parchemins glissés à l'intérieur. Le premier disait.

Harry,

Si tu lis cette lettre en ce moment, c'est que j'ai faillis à la mission que tes parents m'avaient confiée en me nommant ton parrain le jour de ton baptême. J'ai toujours aimé tes parents, ton père parce qu'il était mon meilleur ami et que lui et sa famille m'ont recueilli comme un fils et un frère. Enfin, ta mère était, certes, quelqu'un de stricte face au règlement de Poudlard mais ne se gênait pas pour vagabonder tard dans les couloirs. Bien sûr, elle n'avait pas les mêmes ambitions et utilisations de la magie que nous à l'époque. Je sais que tu les as très peu connus et hélas, désormais, les quelques personnes qui leur étaient très proche sont, soit mortes, soit nous ont trahis. Si je fais le compte, il n'y avait que moi et Rémus qui était très proche de James, ton père. Pour ta mère, je sais qu'elle était souvent avec un garçon fort sympathique mais dont le nom et le visage m'échappent. Tout ce que je sais, c'est qu'il est mort lors de l'attaque de la voie 9¾ à la fin de notre septième année. D'ailleurs, ta mère en avait été terriblement bouleversée.

Je vois que je m'écarte du sujet. Je te laisse donc ma maison du 12, Square Grimmaurd ainsi que tout l'argent de mon coffre numéro 628 à la banque de Gringott's. Tu pourras faire ce que tu voudras de la maison une fois la guerre terminée, soit la vendre, soit la garder. Je voudrais seulement qu'elle reste à la disposition d'Albus Dumbledore durant toute la guerre. Je te laisse aussi ma moto. Je sais qu'Hagrid en a pris grand soin donc fais en bon usage.

Pour ce qui est de Kreattur, j'ai pris les dispositions qui s'imposaient. Sachant qu'il ne peut servir qu'une personne de la lignée des Black, je le transmets à ma cousine Nymphodora Tonks. Elle saura quoi en faire.

Fait en ce jour du 25 décembre 1995 par Sirius Black, sorcier de seconde classe.

Harry avait la gorge serrée et ne pouvait plus parler, il tendit simplement le feuillet au professeur Dumbledore. Celui-ci le prit et rajustant au préalable ses lunettes en demi-lunes, et l'examina minutieusement.

Harry prit le second parchemin et ce qu'il y lut l'ému encore plus.

Harry,

Je regrette que tu doives faire face à ma perte mais je te dis simplement de ne pas perdre espoir. La vie continue même si ceux que nous aimons disparaissent. Je sais que tu peux compter sur tes deux amis, Ron et Hermione. Je suis sûre qu'eux te seront loyaux quoi qu'il arrive. D'ailleurs, il n'est jamais très bon de rester tout seul, fait confiance aux autres mais sans te faire avoir. Tu as l'étoffe d'un véritable Gryffondor, Harry. Celle du courage et du respect pour les autres quels qu'ils soient. Je sais que c'est cette force qui fera la différence entre toi et tous ceux qui sont avide de pouvoirs.

J'ai été énormément fier de te connaître, Harry. Et bien que je me rappelle t'avoir dit une fois que tu me rappelais ton père, j'avoue aujourd'hui que tu possèdes beaucoup de points communs avec ta mère également. Elle ne jugeait jamais une personne par rapport à ses origines mais plus par les qualités qu'elle renfermait. Et je crois que c'est également de cette force dont tu as hérité de tes parents. Je te le laisse découvrir par toi-même dans le journal que tenait ta mère durant toute la période qu'elle a passé à Poudlard. Je n'ai jamais pu lire ce livre pour la simple et bonne raison qu'elle l'avait ensorcelé par magie de façon à ce que toi seul puisse le lire. Tu dois sûrement te demander comment ce journal a pût ce retrouver en ma possession. Le jour où tes parents m'ont demandé d'être ton parrain, ils m'ont expliqué que Voldemort en était après eux et particulièrement après toi pour des raisons que je ne devais pas connaître afin de garantir au mieux ta sécurité. Ta mère était persuadée qu'elle ne te verrait jamais grandir avec elle. Je suis maintenant persuadé qu'elle savait qu'elle ne survivrait pas à la nuit d'Halloween où il est venu pour vous tuez. Elle m'a alors demandé de te le donner le jour de tes 16 ans mais je suis, hélas, plus vivant pour te le donner en main propre. Il se trouve dans ma vieille malle de Poudlard à l'intérieur de mon coffre de la banque de Gringott's.

Avec toute mon affection,

Sirius Black, ton parrain.

P.S. : J'ai au préalable ensorcelé ce feuillet pour que seul toi puisse me lire. Une toute autre personne n'y verrait rien de réellement important.

Harry en avait les mains qui tremblaient car même après sa mort, son parrain arrivait à le réconforter quelque peu ainsi que de lui révéler la vie de ses parents tant désirés. Harry se promit de se rendre au plus vite sur le Chemin de Travers afin de récupérer le précieux livre ayant appartenu à sa mère gardé depuis tout ce temps dans les souterrains sans fin de la Banque des Sorciers.

- Professeur, quand allons-nous au Chemin de Traverse ? Demanda Harry à Albus Dumbledore.

- Justement Harry, bien que Voldemort soit à ta recherche, j'ai pensé que vous pourriez y aller tes amis et toi le 15 août dans la matinée. J'ai également appris par le plus grand des hasards que ton ami Neville irait ce jour là aussi. Tu seras probablement ravi de le revoir. Sa grand-mère lui a d'ailleurs offert une nouvelle baguette pour son anniversaire. Elle ne pouvait lui offrir de meilleur cadeau. Il s'est grandement amélioré au cour de l'année en Défense contre les Forces du Mal et cela grâce à toi.

Harry senti son cœur se réchauffer face à l'éloge que le professeur Dumbledore lui exprimait.

- Bien. Maintenant que nous en avons terminé avec le testament de Sirius, je voulais te dire que tes cours d'occlumentie sont maintenus pour cette année. Bien évidemment, c'est moi qui te l'enseignerais cette année et non le professeur Rogue. Je voudrais que tu suives également des cours de magie intensifs avec le professeur Pollens. Il t'enseignera des sorts non étudiés à Poudlard et extrêmement difficiles. Je sais que tu seras à la hauteur.

- Merci, professeur. Répondit poliment Harry.

- Tu peux partir rejoindre ton ami Ron maintenant. A plus tard, Harry.

Mais avant qu'Harry ne quitte la pièce, le professeur de Métamorphose le rappela.

- Attendez Potter. J'ai quelque chose à vous donner.

Elle lui tendit un badge de couleur rouge et or avec pour seule lettre un C finement dessiné. Harry comprit tout de suite ce que cela voulait dire, il était à présent le nouveau capitaine de Gryffondor. Il était véritablement heureux et serra dans ses bras sa directrice de maison. Celle-ci se trouva rapidement embarrassée.

- Voyons Potter, je sais que vos talents au Quidditch sont exceptionnels mais cela ne vous donnes pas le droit de m'étouffer. Félicitation pour votre poste de capitaine.

- Merci beaucoup professeur. Je n'aurais jamais cru que vous m'auriez choisi. J'aurais plutôt cru que c'était Katie Bell qui aurait obtenu ce poste.

- Et bien non. C'est vrai que mon choix aurait pût se porter sur elle mais elle m'avait assuré l'année dernière en fin d'année que du fait qu'elle devait passer ses ASPIC, elle n'aurait pas le temps pour remplir cette fonction. J'ai d'ailleurs été terriblement ravi qu'une élève pense en priorité à son diplôme. Vous n'oublierez pas également de m'informer de vos choix de matières pour cette année. Vous avez jusqu'au quinze août alors n'oubliez pas. Vous devez en prendre cinq au minimum. Termina t'elle avec un grand sourire et en lui disant au revoir.

Et Harry laissa les trois professeurs seuls. Le professeur de métamorphose avait une terrible envie de poser une question mais n'osait pas l'aborder. Après quelques minutes de calme, elle osa prononcer sa demande. Elle leva la tête vers le professeur Pollens et lui demanda.

- Ce que je ne comprends pas, c'est pourquoi avoir gardé le même nom mais pas la même apparence.

- Je me doutais que vous alliez me poser cette question, Minerva. Après l'attaque de la gare de King's Cross, très peu de personnes savaient que l'on m'avait lancé le sortilège de la mort et ce petit nombre de personnes pensaient que j'étais réellement mort. Avez-vous déjà vu quelqu'un résister à ce genre de sortilège ?

- Non, sauf Potter.

- Oui, mais l'on ne connaît pas véritablement la protection dont Lily a usé sur son fils bien que je pense qu'elle a sacrifié tous ses pouvoirs pour cela.

- Comment cela ? Dit le directeur de Poudlard en fronçant légèrement les sourcils.

- Il existe dans l'ancienne magie une incantation qui décuple à une puissance inouïe n'importe quel sortilège. Hélas, ce procédé magique demandait tellement de puissance qu'il vidait complètement le flux magique de celui qui en faisait usage. C'est pour cela qu'il est inconnu de nos jours par bon nombre de sorciers et de Voldemort lui-même. Je n'ai pas la moindre idée de quel sortilège elle a fait usage mais je pense que son travail au département des Mystères lui a ouvert des portes de connaissance jusqu'ici tombé dans l'oubli. Mais nous nous écartons de votre question, professeur McGonagall. Termina t'il avec un large sourire.

- Tout bonnement parce que les seules personnes qui étaient présentes le jour de mon soi-disant meurtre se trouvaient être les parents de Harry, Rémus Lupin, Sirius Black, Severus Rogue et… Peter Pettigrow. Vous ne croyez tout de même pas que j'aurais risqué, en revenant ici, de garder ma véritable apparence. Cet être répugnant m'aurait tout de suite reconnu et se serait empressé de tout raconté à son maître. J'ai même dû masquer mon odeur naturelle pour qu'il ne puisse me détecter sous sa forme d'animagus. Et de plus, je veux absolument le coincer pour me venger de ce qu'il a fait à Lily. Oui, je me vengerais, et ce jour là, ce ne sera pas devant ce sang-mêlé de Jedusor qu'il s'agenouillera mais devant moi en me suppliant d'abréger ses effroyables souffrances auquel il aura été soumis de par ma main ...


Il faisait très chaud ce jour là sur le Chemin de Traverse mais contrairement aux autres, Harry ne semblait pas s'en rendre compte excepté Hermione. Elle avait remarqué que depuis son entrevue avec le professeur Dumbledore voilà maintenant quinze jour, il semblait continuellement plongé dans ses pensées et celle-ci se demandait véritablement pourquoi. Elle avait certes essayé bon nombre de fois de savoir ce qui le préoccupait si profondément mais celui-ci lui répondait tout bonnement que tout allait bien pour lui et qu'elle n'avait pas à s'en faire, que c'était simplement sa cicatrice qui le brûlait un peu plus que d'habitude.

Hermione se demandait d'ailleurs bien pourquoi le professeur Dumbledore avait insisté pour que se soit Ron qui s'occupe de ce premier contact avec le monde de Poudlard. Hermione repensa à ce jour de juillet où le professeur McGonagall était arrivé chez elle pour l'accompagner au Chemin de Traverse. Elle en était revenue toute émerveillée par ce flot de magie qu'elle allait apprendre à contrôler. En repensant à Ron, elle acquiesça mentalement qu'il avait quelque peu changé depuis les évènements de juin et semblait beaucoup plus réfléchit. Elle ressentait également une sensation bizarre dès qu'il la regardait semblable à un énorme précipice s'ouvrant sous ses pieds pour l'engloutir dans ses obscures profondeurs. Elle sortit de ses pensées lorsqu'une main s'abattit sur son épaule. Elle tira sa baguette et menaça la personne qui avait osé la toucher avec. Mais quel ne fut pas sa surprise en voyant tout simplement…

- Ron ! Mais je croyais que tu étais chargé de t'occuper d'un nouvel élève de première année. Ne me dit pas que tu as oublié Ronald Weasley. Tempêta t'elle.

- Merci pour l'accueil Hermione mais je m'en serais bien passé. Et baisse cette baguette à moins que tu ne veuilles me lancer un de tes sorts dont toi seul à le secret. Fit Ron sur un ton jovial.

- Bien, je la baisse. Désolé de t'avoir menacé mais tu m'as fait une de ces frayeurs. Répondit Hermione amusée.

Harry s'approcha de ses deux amis et demanda à Ron.

- Alors ? Comment se déroule ton rôle de préfet avec le petit nouveau de première année. Il est sympa ? D'ailleurs, où est-il ?

- Oh, il est avec Fred et Georges. Ils sont en train de lui faire la visite de leur boutique. Il a l'air plutôt sympas pour un « Nain de jardin ». D'autant plus qu'il n'a pas arrêté de me parler de toi. Emit Ron.

- Ron ! Fit Hermione rageuse.

- Bah quoi, ils sont de plus en plus petits chaque année. Ce n'est pas de ma faute s'ils font la taille du professeur Flitwick. Rajouta t'il sur un ton tout aussi naturel.

- Comment ça, il t'a parlé de moi. Fit Harry tout en réfléchissant.

Puis comprenant de qui Ron voulait parler, il s'exclama.

- Tu as été à Privet Drive !

- Ouai, j'ai même croisé ton gros cousin Dudley. Je ne comprends pas. Dès qu'il m'a vu, il est parti en courant. Enfin, je ne suis pas sûr qu'il courait, il devait plutôt rouler. Il n'aurait pas un peu grossi depuis la dernière fois que l'on était passé chez ta « famille ». Fit Ron avec une pointe d'ironie.

- Si ! Maintenant, il ne ressemble plus à un cachalot mais à un Dragon des Mers. Lui répondit Harry en riant de bon train.

- ça, tu peux le dire. Rigola Ron.

- Ne dîtes pas de bêtise. Le Dragon des Mers n'existe pas. Répondit agacé Hermione.

- Qu'est-ce que tu en sais. Bien sûr qu'il existe.

Tous les trois se retournèrent et virent que c'était Luna Lovegood qui venait de parler. Elle était accompagnée de Neville Longdubat. Harry remarqua que ce dernier tenait un petit coffret de velours noir, sûrement celui d'un nécessaire à baguette tout juste acheté chez Ollivander, le meilleur fabricant de baguette d'Angleterre. Neville avait cassé la sienne lors de la bataille au Ministère de juin dernier. Elle avait appartenu à son père, illustre Auror en son temps qui avait été soumis à plusieurs sortilèges Doloris par des Mangemorts désireux de retrouver leur maître disparu.

- Oui, comme les « Ronflakes Cornues ». J'espère que tu as réussi à nous ramener un de ces spécimens inexistants. Répliqua Hermione sur un ton moins amical.

- Nous en avons vu un avec papa. Hélas, il s'est échappé au moment où nous allions l'attraper. Cela sera pour une autre fois. Répondit-elle aux autres sans montrer de gêne à l'égard de la remarque d'Hermione.

Neville prit la parole et leur demanda.

- Ginny n'est pas avec vous ?

- Non. Elle a préféré rester. Elle nous a dit quelle avait une tonne de chose à faire. Répondit Ron comme si pendant les vacances l'on pouvait être occupé de cette façon.

Harry aperçut Rémus Lupin s'approcher d'eux. Il avait été désigné par Dumbledore avec Tonks et Maugrey à la sécurité des jeunes gens durant leur sortie au Chemin de Traverse. Certes, cela avait rassuré quelque peu madame Weasley mais trois sorciers qualifiés plus deux jeunes sorciers n'auraient guère fait le poids face à une armée de Détraqueurs et tout autres types de Créatures dont Voldemort avait en sa position.

- Bonjour monsieur Londubat, mademoiselle Lovegood. Fit Lupin de manière amical.

Puis se tournant vers Harry et Hermione, il leurs dit.

- Maugrey a exploré les environs avec Tonks. Il dit que la voix est libre pour se rendre à Gringott's. Alors, nous faisons comme Dumbledore a dit. Hermione, tu vas avec Tonks faire ton changement d'argent. Moi et Harry allons dans ses coffres lui prendre un peu d'argents. Nous nous retrouverons donc chez Fleury et Bott dans deux heures. C'est d'accord.

Au moment où Rémus termina sa phrase, Tonk arriva pour s'occuper de sa protégée.

- Alors les jeunes, tout va comme vous voulez ? leur lança t'elle en arborant une chevelure orangée et de bonne longueur à faire dresser les cheveux de tante Pétunia.

- Bon, ce n'est pas que je ne veuille pas m'éterniser ici mais Hermione et moi avons quelques petites affaires à régler. Tu as ton argent moldu. Demanda t'elle à Hermione.

- Oui, tout est là. Fit-elle en désignant de son pouce le sac qu'elle portait sur le dos.

Chacun partis donc de son côté. Harry avec le professeur Lupin. Hermione avec Tonks et Ron parti récupérer Marc Evans resté au magasin de ses frères jumeaux. Ils donnèrent rendez-vous à Luna et Neville au magasin de Farce pour sorciers facétieux, le magasin de Fred et Georges.

Harry venait tout juste de franchir la porte de la banque Gringott's. Il allait enfin avoir dans quelques minutes le livre tant attendu et ayant appartenu à sa mère. Harry entreprit de rejoindre Rémus, celui-ci parlait à l'un des Gobelins attablé aux nombreux guichets de la banque. Il devait probablement lui expliquer le pourquoi de la situation car lorsque Harry arriva à ses cotés, le petit être demanda les clefs. Harry se rappela que le professeur Dumbledore ne les lui avait pas laissé. C'est alors que le professeur Lupin sorti deux clefs, l'une pour le coffre principale de Harry et la seconde pour celui de Sirius.

Le Gobelins regarda Harry d'un air perçant et lui fit.

- Si monsieur Potter veut bien me suivre.

Et c'est ainsi que Harry, accompagné du Gobelin et de Rémus Lupin s'engoufra dans les profondeurs quelques peu mystérieuses de Gringott's. Harry repensa avec nostalgie à sa première impression lorsque avec Hagrid, lors de sa première année, il était venu ici pour effectuer les fournitures scolaires de Poudlard.

Ils s'arrêtèrent devant le coffre des Potter et Harry y remplis sa bourse de galions, noises et mornilles pour l'année entière. Ils reprirent le wagonnet et celui-ci entrepis une descente vertigineuse dans les entraves souterraines de la banque. Le chariot ne cessait de se balancer à chaques virages de façon fortement dangereuse et cela pendant près d'une demi-heure. Il s'arrêta soudain à l'entrée de ce qui semblait être une grotte ou bien plus réellement l'entrée d'une caverne.

- Vous voilà arrivé monsieur Potter. Vous vous trouvez en ce moment même dans la première gallerie de coffre installé lors de la création de la banque. Elle contient les plus anciennes familles sorcières de notre pays. Je pense d'ailleurs que vous devez en connaître quelques unes si je ne m'abuse. Lui conta le gobelin.

Harry apperçus alors toute une série de coffres complètement différents les uns des autres. Il y vit des noms pas très rassurants tels que les Lestranges mais la suite le rassura un temps soi peu lorsqu'il découvrit avec étonnement le nom de Londubat. Harry savait que la famille de Neville comptait parmis les plus ancienne mais pas à ce point là.

Le tunnel contenait très peu de coffres car Harry en compta en tout et pour tout sept. Outre celui des Lestrange et des Longdubats, il y avait celui de la famille Bones. Harry connaissait ce nom de famille puisqu'il avait eu dans son groupe de défense surnommé l' « Armée de Dumbledore » la nièce de l'actuel ministre, Suzanne Bones. Y figurait également le nom de Dorcas ; Harry connaissait ce nom pour l'avoir déjà entendu mais il ne se rappelait plus où. Il y en avait deux scélés non pas à cause du temps mais par de puissants sortilèges car de grandes traces noircis recouvrait les pourtours des portes. Interréssé, il jeta un coup d'œil au haut de l'arcade et ce qu'il y vit le surpris. Ces coffres n'appartenaient pas à n'importe qui ! Ils étaient aux familles Serdaigle et Poufsouffle…

- Clef, s'il vous plaît !

Harry tourna vivement la tête en direction du gobelin. Celui-ci se tenait devant la porte du coffre de Sirius ou plutôt devant celui de Harry désormais. Elle était surmonté de l'inscription « La Noble et Très Ancienne Maison des Black ». Son parrain avait réussi un coup de maître en le désignant comme légataire légitime de tous ses biens. Il transmettait ainsi des siècles de biens appartenant à une famille ne cachant pas ses idéologie au sujet de la pureté du sang sorcier à un jeune sorcier fils de Sang-de-Bourbe et notamment à celui qui a vaincu une première fois l'un des plus grand Mage Noir de l'époque…

Le Gobelin introduit la clef et toute une série de cliquetis et de poulies se firent ententre. Cela ressemblait fortement au même système que pour la porte sécurisé où la pierre philosophale avait été entreposé quelques étages plus au dessus excepté qu'ici, il y avait une serrure. Harry senti son cœur près à explosé tant il touchait au but. Un but tellement précieux pour lui car en rapport avec ses parents et surtout écrit par sa mère pour lui. Cela allait être l'un des plus beaux cadeaux qu'il n'aurait jamais eu !

Harry et Rémus en restèrent ébahi. La pièce se rapprochait beaucoup plus de la Grande Salle de Poudlard que du coffre que ses parents lui avaient laissé. Elle était composé de divers petites pièces ouvertes contenant pour certaines des objets de familles tel que des armures médiévales, des épées et fleurets. Une autre aurait fait le bonheur d'Hermione, elle était pleine de livres énormes qui aurait trouvé leur place dans la réserve de l'école et encore… Plutôt à Dumstrang.

Il y avait également une quantité impressionnante de gallions mais Harry ne jugea pas nécessaire de s'en intéresser puisqu'il en avait pour le moment suffisamment. Il s'avança tout en continuant à découvrir les merveilles amassées par les descendants des Black. Le coffre dont Sirius avait parlé dans la lettre était posé dans une des rares cavitées encore vides. Il portait bien évidemment le blason de Poudlard et figurait gravé en lettres d'or le nom de Sirius Black.

Harry s'en approcha et souleva le couvercle. Il y trouva trois vieilles robes de travail, un chapeau pointu limé sur les bords ainsi qu'une paire de gant en cuir de dragon. Harry souris en pensant que son parrain avait certainement continué pour ses ASPIC les cours de Soins aux Créatures Magiques. Il faudra qu'il demande à Rémus dès qu'ils seront sortie d'ici.

Le livre se trouvait tout au fond et dès lors qu'Harry le toucha, une onde magique bleuté se déclencha et se dissipa aussitôt. Ça mère ne faisait vraiment rien au hazare, ce qui était plutôt normal en ces temps difficiles où Lord Voldemort rebatissait à une vitesse terrifiante son pouvoir d'intimidations et de massacres.

Pour éviter d'éveiller trop les spoupçons du professeur Lupin, Harry préféra emporter la malle toute entière en y rajoutant également quatre ou cinq livres pris au hasard. Il avait tout ce qu'il voulait, il ne leurs restait plus qu'à remonter à la surface pour faire les achats de rentrée du jeune Gryffondor.

Le hall de Gringott's était entièrement vide. Harry comprit tout de suite que les choses ne tournaient pas rondes. Il tira sa baguette de sous sa robe et la brandit de façon à pouvoir riposté si quoi que se soit d'anormal arrivait. Le professeur Lupin fit de même et ordonna au gobelin d'allé se cacher en lieu sûr. Il ne se fit pas prier…

- Harry, nous allons sortir. Restes bien derrière moi et riposte si tu le juges nécessaire mais n'attaque pas. Contentes toi seulement de riposter en restant couvert.

Harry le regarda sans dire un mot. Il n'y avait désormais plus d'échapatoire. La bataille devait être rude dehors et rester ici n'était pas la meilleure solution. Ils s'approchèrent de la grande porte donnant sur l'extérieur et Lupin l'ouvrit.

Ce qu'ils virent était l'une des choses les plus cruels qu'Harry n'ai jamais vu. Des dizaines de corps sans vie jonchaient le sol. Certain n'étaient même plus reconnaissable. Femmes, enfants, vieillards. C'était un véritable carnage…

Tout en faisant attention de ne pas piétiner les corps, Harry suivait le loup-garou. Ils marchaient en direction du lieu de rendez-vous lorsque qu'un rayon vert passa à quelques centimètre de la joue du jeune Gryffondor. Une troupe de trois Mangemorts se dirigeaient droit sur eux et semblaient fort déterminé à ne laisser aucun rescappé.

Un second éclair fila mais cette fois-ci sur Lupin, ce dernier le dévia rapidement avec l'aide d'un bouclier et riposta d'un stupéfix mais manque de chance, il alla se fracasser dans la devanture de la boutique de Madame Guipure déjà bien abîmée.

Les trois serviteur du Maître des Ténèbres riaient de ce sort raté et ne firent pas attention à leurs arrières. Une énorme colonne de pierre était en train de foncer droit sur eux. La violence du choc ne se fit pas attendre et les trois mangemorts se retrouvèrent K.-O. au sol.

Ron et Maugrey se dirigeaient vers eux et l'on pouvait entendre le vieil Auror dire.

- Félicitation Weasley ! Je n'aurais pas fait mieux. Tu ferais un sacré Auror tu sais. Si tu le veux, je pourrais t'arranger cela lorsque tu auras fini tes études à Poudlard.

Ron devint aussi rouge qu'une tomate et ne put aligner qu'un faible merci. Ainsi donc, son meilleur ami venait de mettre en miette trois Mangemorts à lui tout seul. Harry en était subjugué. Comme quoi l'entraînement qu'il avait prodigué au sein de l'AD durant l'année précédente leurs avait été bénéfique.

- Si, si. Je vous assure. Toute une horde de Mangemorts. Ils étaient au moins une douzaine à ce que j'ai vu, fonçait droit sur Harry et le professeur Lupin. Alors moi, tout en gardant mon sang froid, je leurs ai lancé un sortilège qu'ils n'oublieront pas de si tôt.

Harry riait face au dire plutôt exagéré de son ami Ron. Les Médicomages venaient tout juste d'arriver sur les lieux de l'attentat et s'afféraient à soigner les blessés les plus légers. Ceux qui avaient trop souffert étaient transportés directement à l'hôpital Sainte Mangouste. Le jeune Weasley avait été brûlé à l'épaule par un sortilège et une jeune stagiaire s'occupait avec attendrissement de lui. Ce qui ne semblait pas lui déplaire, loin de là. Enfin, jusqu'à l'arrivé d'une certaine personne fortement bouleversée…

- Oh Ronny mon chéri. Tu vas bien. Maman a eu si peur pour toi. Lorsque Hermione et les jumeaux sont rentré en portoloin, j'ai eu si peur…

Madame Weasley était en train de l'écraser contre elle et pleurait à chaudes larmes. Harry se rappelait très bien de la forme qu'avait prise l'épouventard de la mère de son ami l'été précédant et il comprit ce qu'elle avait dû endurer en apprenant l'attaque du Chemin de Traverse. Fred et Georges, qui étaient revenus pour l'accompagner expliquèrent à Harry l'arrivée des Mangemorts et la riposte sans précédant des commerçants. Tout un élan de solidarité s'était organisé à cet instant là. Que lorsque les premiers cris se firent entendre de la rue, Ron et le jeune Evans étaient dans leur boutique avec eux. Ils virent arriver quelques minutes après Hermione, Luna et Neville escorté de près par Maugrey Fol-Œil et Tonks. Le vieil Aurore les avait chargé de prévenir les autres membres restés au Quartier Général et à ce qu'Hermione essaye de joindre le professeur Dumbledore au plus vite.

De retour à la demeure des Blacks, Harry en avait presque oublié la malle de son parrain et surtout le livre de sa mère. Il profita donc de l'effervescence qui se déroulait dans le Hall pour monter jusqu'à sa chambre et l'étudier de près. Personne n'avait d'ailleurs remarqué qu'il était parti.

Le livre était recouvert d'un beau cuir marron avec en son milieu la photo d'une jeune fille aux yeux émeraude et aux cheveux auburn de 16 ans faisant des signes joyeux de la main à Harry. Il reconnut tout de suite sa mère et c'était là la seule photo qu'il avait d'elle si jeune. Il ouvrit le livre et y lut la date du 1er septembre 1971, le premier jour de sa mère dans l'univers magique de Poudlard. Il commença à lire la première ligne mais quelque chose d'étrange se produisit, sa vision se troubla et son corps tout entier fut parcouru d'un frisson.

Sa vision redevint nette et Harry put constater qu'il n'était plus dans sa chambre du 12, Square Grimmaurd mais…