Tout a un prix

Apparemment, cette histoire vous plaît, et c'est tant mieux ! Personnellement, je l'aime de plus en plus, donc c'est parfait !

Réponse aux reviews :

Milles mercis à Jane Scrout, Le Saut de l'Ange, Ewilan59, Bloody, Floralege, Madame Boris Jardel, L'ange diablesse, Soupops, Yunakiss, Ambre et Hermione 46.

LaskaMalefoy : Moi aussi, au début c'était plus un défi que je m'étais lancée qu'autre chose, mais à présent je l'aime beaucoup ! Toute la difficulté, c'est de garder le caractère de Pansy que je n'aime définitivement pas… Bisous et bon courage pour la suite de ta fic, je t'envoies le 24 dès que possible ! Si je n'envoie plus autant de reviews que par le passé, c'est parce que je ne lis plus grand-chose ces temps-ci par manque de temps (beaucoup de travail et vie perso bien remplie), et pas du tout parce que je suis fâchée ou quoi !

ElavielTini : Non, je ne suis pas accro à Dray… Mais Pansy l'est, elle ! En tout cas c'était un joli compliment, merci beaucoup. Si j'étais en Transylvanie, c'était pour un voyage scolaire sur les relations entre les minorités ethniques, pas vraiment pour le plaisir (d'ailleurs, c'est effroyablement pauvre et déprimant, ce petit coin de monde). Malheureusement pour moi, ce bon vieux Lunard ne nous a pas rendu visite… Bisous !

Dragonia : Qui ne serait pas dévoué à Draco, hein ? J'essaye de garder son caractère et tout, mais en fin de compte j'ai bien peur qu'aucun personnage ne soit vraiment sympathique (ouille, ça va être dur ça !)… Ca va vraiment être différent de tout ce que j'ai écris jusqu'à maintenant, mais c'est intéressant. Et si ça plaît, tant mieux ! Bisous et à bientôt !

Jorajho : Oui, il y a bien une raison pour laquelle Draco ne veut pas voir Hermione sur la liste des victimes. Il y en a même plusieurs, mais notre beau Serpentard n'est pas forcément prêt à les reconnaître toutes…Bisous !

Chapitre 3, enfin…

« Tu sais, Dray, tu n'es pas obligé de le faire… », disait-elle d'une petite voix légèrement tremblante, assise bien droite sur le sofa, les mains posées à plat sur ses genoux.

Le jeune homme auréolé d'or ne daigna même pas tourner la tête vers elle et continua à arpenter la pièce plongée dans l'ombre à grandes enjambées pleines de fureur. Les autres protagonistes étaient depuis longtemps allé se coucher, et seuls restaient les deux jeunes gens. Le feu était presque éteint, seules quelques escarboucles diffusaient encore un rien de lumière qui faisait courir dans les cheveux du garçon des éclairs rutilants lorsqu'il secouait la tête avec brusquerie. Même alors, Pansy ne pouvait s'empêcher de l'admirer.

« Bien sûr que si, que je suis obligé de le faire ! Es-tu crétine à ce point, Pansy ? Tu n'as donc aucun sens de l'honneur ? », rétorqua t'il avec toute la méchanceté dont il était capable.

Elle ne répondit rien, se contenta de regarder honteusement le sol. Bien sûr, il avait raison, comme d'habitude. Elle ne pensait pas assez, elle aurait dû se taire et le laisser réfléchir. Elle n'était certainement pas en mesure de lui prodiguer des conseils… Il était tellement plus brillant qu'elle, il l'avait toujours été.

Cela lui faisait mal de l'avouer, mais elle n'était pas assez bien pour lui. D'un autre côté, personne n'était assez bien pour lui. En revanche, elle était la seule dont le sang était suffisamment pur pour pouvoir porter ses enfants, ou plutôt pour porter le seul enfant légitime qu'il n'aurait jamais. L'héritier de son nom et de sa fortune. Depuis toujours, les plus grandes familles de sang pur hésitaient avant de diviser leur héritage : il devait revenir à un, et à un seul. Du point de vue de Pansy, c'était plutôt une bonne chose : la quantité importait peu, seule valait la qualité. Sans quoi on tomberait dans le travers Weasley : trop d'enfants, et pas assez d'argent pour les nourrir… C'était dommage. Jadis, les Weasley avaient été une famille respectée.

« Et je t'ai déjà dit cent fois de ne jamais m'appeler par ces surnoms débiles… Mon nom à lui seul est un titre. Utilise-le ! », poursuivit l'arrogant jeune homme d'une voix plus dure encore.

« Oui, Drake…Draco ! », murmura t'elle en se mordant la lèvre sous le lapsus.

Mais pas assez vite cependant pour qu'il ne se tourne vers elle, blanc de fureur. En quelques pas, il était au dessus d'elle, l'emprisonnant dans le fauteuil en ancrant ses mains dans les accoudoirs. Pansy étouffa un petit cri de peur contenue en voyant la lueur qui s'était allumée dans les yeux d'un gris bleuté métallique.

« Désolée ! Je suis désolée Draco, tellement désolée, je te jure que je ne le ferai plus ! » Elle sentait son cœur battre à toute allure dans sa poitrine. Il était si proche, si proche… Mais Draco avait d'autres projets en tête.

« Tu vas porter mon nom, Parkinson, alors respecte-le ! », souffla t'il d'un ton empoisonné à son oreille.

Elle hoqueta sous le coup de la surprise. Il n'avait donc pas oublié ? En voyant l'étonnement qui écarquillait les yeux bruns, le plus jeune des Malefoy ricana d'un air suffisant.

« Allons, pauvre idiote, tu ne pensais tout de même pas que je ne rappelais pas de ce léger détail ? Mais souviens toi d'une chose : tu ne seras jamais que ma femme. Ma chose… Non pas que cela produise un grand changement, mais ton sort dépendra uniquement de ma volonté. Tiens ton rang. Et obéis-moi. Et alors rien de… fâcheux… ne t'arrivera. Ecarte-toi du chemin que je t'ai tracé ne serait-ce que d'un poil, et tu seras châtiée dans l'instant comme tu le mérites… », susurra t'il.

Toujours immobilisée dans le sofa, elle se contenta de hocher la tête. Il n'y avait point à discuter lorsque son seigneur et maître employait ce ton-là. Et elle était trop terrifiée pour faire un quelconque autre mouvement.

« C'est bien… », poursuivit-il d'un son sucré tel que son père savait en employer, « nous finirons peut-être par nous entendre, si tu m'écoutes bien. Feras-tu ce que je veux, chérie ? »

« Oui… », balbutia t'elle. Le filet de son éraillé qui sortit de sa gorge serrée lui sembla appartenir à une autre.

« Absolument tout ce que je veux ? », insista t'il sur le même ton.

« Oui ! Tout ce que tu veux, Draco… », murmura la jeune fille, de plus en plus terrifiée. Il semblait si dangereux, si décidé aussi.

« Bien ! », répéta t'il d'un ton encourageant avant de poursuivre : « Alors tu vas m'aider à séduire Granger. »

oOo

« Par Merlin, Pansy, mais tu es totalement folle ? », s'exclama Milliscent Bullstrode en ouvrant de grands yeux effarés alors qu'elle pilait avec acharnement les ailes de scarabée pour le cours de potion.

L'interpellée se contenta de faire la moue en lui jetant un regard offensé. Mais son amie ne l'entendait pas de cette oreille. La jeune fille taillée comme un ours agita ses bras dodus en faisant des gestes dramatiques, sans se soucier de l'air choqué de Rogue, qui arpentait la rangée Griffondor à quelques pas de là.

« Ca va trop loin, Pansy, je sais que tu l'aimes et autres débilités du genre, mais ce coup-ci, c'est trop ! Je ne peux pas te laisser faire, tu m'entends ? Tu veux aider l'homme de tes rêves, ton futur mari, à en séduire une autre ? »

« Je ne le veux pas, Mily, je le dois, ce n'est pas pareil ! »

« Je ne le veux pas, Mily, je le dois… », la singea l'autre en exagérant la petite voix geignarde, « Non, mais dis moi que je rêve ! Nous lui devons le respect, d'accord, mais pas à ce point. »

« Je ferai n'importe quoi pour l'aider… », répondit sa compagne à voix basse.

« Effectivement, c'est n'importe quoi. C'est Une Sang-de-Bourbe ! Ne le laisse pas se souiller, si tu tiens tellement à lui. Et fais lui oublier cette histoire de pari ridicule ! »

« Non, je le suivrai, où qu'il aille et quoi qu'il fasse. »

« Tu n'es qu'une idiote, alors. Une idiote amoureuse, ce qui est pire. Après ça, tu n'auras plus ta place auprès de la cheminée, tu sais. »

« Mais c'est un pari ! », protesta Pansy.

« Réveille toi. Nous sommes à Serpentard, pas à Poufsouffle ! Ils n'oublieront pas ! »

La blondinette haussa les épaules, préférant le silence. Elle l'aimait, elle le suivrait. Même si elle devait souffrir, cela n'avait pas d'importance. Seul comptait sa présence, et que lui, il soit heureux. Elle ne demandait pas plus, elle ne demandait pas moins, et l'opinion du reste du monde lui importait peu. Même si la jolie brune assise un peu plus loin, auréolée par les derniers rayons du soleil d'été qui avaient réussi à se frayer un passage jusqu'aux soupiraux des cachots avait un air atrocement dangereux…

oOo

Dire que Pansy fut surprise lorsqu'elle sentit le bras de Draco l'attirer alors qu'elle sortait de la salle de potion serait un mensonge. Depuis qu'il l'avait laissé seule la veille au soir dans la salle commune, elle attendait ce moment. Trop impatient pour prêter attention à leur environnement, il ne s'excusa pas des tâches rougeâtres que laissèrent ses doigts sur la peau de Pansy, et cette dernière ne s'en offusqua pas. Elle se contenta de masser doucement ses poignets endoloris, attendant docilement ses ordres.

« Je veux que tu la suives, jour et nuit. Où qu'elle aille et quoi qu'elle fasse. Je veux connaître ses moindres habitudes jusqu'au plus petit détail, ce qu'elle aime ou pas, la façon dont elle mange ses œufs au petit déjeuner, sa marque de thé préférée, absolument tout ! Si je le faisais moi-même, cela paraîtrait trop suspect. Toi tu n'éveilleras pas les soupçons si tu es suffisamment discrète. Tu n'es pas assez intelligente pour qu'on puisse penser que tu trames quelque chose contre Granger… », ordonna t'il d'une voix sèche avant de s'éloigner sans plus se préoccuper d'elle.

Elle rougit sous l'insulte, mais ne dit rien. Il avait sans doute raison. En plus, le pauvre devait être passablement énervé par ce pari stupide, il n'y avait rien d'étonnant à ce qu'il se déchaîne sur sa future femme. Son père faisait de même lorsque ses affaires allaient mal au ministère, et sa mère lui avait toujours dit de ne pas trop s'en formaliser. Elle suivrait ses conseils : avoir l'honneur d'être l'épouse de Draco Malefoy avait un prix, et elle le payerait sans se plaindre.

Aussi attendit-elle patiemment que Miss Granger daigne sortir, toujours encadrée par ses deux gardes du corps, riant joyeusement à l'une des plaisanteries du grand rouquin à propos des cheveux de Rogue. Pansy avait toujours envié les trois jeunes gens. Plus exactement, elle s'était toujours demandé ce que cela faisait, de pouvoir compter sur d'autres personnes, sans crainte d'être jugée, d'être toujours entourée… Cela devait être assez bizarre, mais en même temps très agréable. Granger avait toujours eut droit à tous les avantages : la reconnaissance, l'intelligence, la beauté, les amis. Seule la pureté du sang lui était à jamais inaccessible, mais elle ne semblait pas s'en préoccuper. Pansy aurait bien aimé être heureuse, elle aussi.

Comme une ombre, elle se glissa derrière le trio d'or, se faisant aussi discrète que possible, se dissimulant dans les coins ombres qui peuplaient les couloirs de Poudlard par dizaine lorsque l'une de ses proies se retournait. Au fur et à mesure que le temps passait, les trois Griffondors se faisaient de plus en plus suspicieux, accélérant le pas, chuchotant activement entre eux, et Pansy du redoubler de prudence. Au point qu'au bout de quelques minutes de ce manège, elle finit par les perdre au détour d'un couloir.

Du moins c'est ce qu'elle crut jusqu'à ce qu'une main ferme l'attrape par la capuche doublée de vert de sa robe de sorcière. Elle crut que son cœur allait s'arrêter de battre lorsque deux yeux du vert le plus pur qu'il soit se plantèrent dans les siens.

« Tiens donc, mais c'est le petit chien de la fouine Malefoy ! », ricana Ronald Weasley.

Pansy eut un haut le cœur sous l'insulte. Non pas le fait qu'on l'appelle, elle, un chien ; ce n'était pas si éloigné de la réalité : chien de chasse, chien de manchon, chien de garde, elle n'était que ça aux yeux de la plupart des élèves. Mais que ce crétin ose appeler un homme qui lui était si infiniment supérieur par un nom de rongeur, cela était insupportable ! Néanmoins, elle n'était pas véritablement en position de protester.

« Lâche la, Harry, elle ne va pas s'enfuir ! », intervint une douce voix féminine, un peu moqueuse, « Et elle va gentiment nous dire ce pour quoi elle nous suit. Pas vrai, Parkinson ? »

Les grands yeux chocolat de Granger la fixaient comme si elle était une sorte de cafard répugnant qu'il fallait écraser coûte que coûte. La jeune Serpentard se redressa sous la prise du Survivant, défiant la rouge et or. Une idée, il lui fallait une idée, vite…

Et là, ça coupe… Le prochain chapitre sera un peu plus intéressant et mettra moins de temps à arriver, promis. Ne lésinez pas sur les reviews, ça m'encourage beaucoup à écrire !