Petites tracasseries
Voilà, comme promis, ce chapitre arrive assez rapidement. J'ai eu assez peu de reviews cette fois-ci, je suppose que c'est à cause du bug de ffnet. Mais je voulais vous dire, surtout, si cette histoire vous plaît, laissez m'en une maintenant pour le chapitre précédant (et pour celui-ci aussi tant qu'on y est…) : c'est le genre de truc qui me motive à fond pour écrire alors que j'ai tout un tas d'autres choses à faire.
Réponses aux reviews :
Un grand merci du fond du cœur à Jorajho, Frudule, Dragonia, Lunder, Buzame et Poupoux pour leur reviews vraiment adorables, ça m'a vraiment fait très très, mais alors très plaisir ! Voilà la suite, avec un Draco bien manipulateur, une Pansy qui ne sait plus trop où elle en est et une Hermione qui n'a pas les yeux dans sa poche…Gros bisous à toutes !
Elaviel : Oui, c'est vrai que c'était pas mal court sur ce coup là mais je n'avais vraiment pas beaucoup de temps, alors… Ne t'inquiète pas pour la review du chapitre 3, l'important c'est que tu l'ais apprécié ! Gros bisous !
Rose Potter : Merci beaucoup pour tous ces compliments, ça me fait vraiment chaud au cœur ! Pour ce qui est de Draco, voilà comment j'imaginais la scène : Hermione et Pansy sont assises face à face dans la bibliothèque, et Draco arrive derrière Pansy, donc Hermione le voit en premier. Ensuite il vient faire une espèce de câlin à Pansy en se plaçant derrière elle, mais en regardant Hermione… Ouhlà, j'espère que tu as compris cette fois, j'avoue que moi je m'y perds un peu dans cette description ! Quand à la réaction d'Hermione, elle arrive dans ce chapitre. Gros bisous !
Jane Scrout : Ca faisait un moment que j'y pensais, parce que je trouve ça génial d'avoir une lectrice aussi fidèle :). Pour Bas les Masques !, il va encore falloir patienter une quinzaine de jours, et à partir de là ce sera sans doute de nouveau un chapitre par semaine, voire un peu plus… Pour ce qui est de ton histoire, ce serait un honneur pour moi de la lire, vraiment ! Envoies là moi par mail (mon adresse est dans mon profil), et je te dirais ce que j'en pense dès que possible ! Gros bisous !
Chapitre 5, qui est venu plus rapidement cette fois, non ?
La présence du préfet de Serpentard ne fut bientôt plus qu'une sorte de rêve pour les deux jeunes filles, assises face à face au fin fond des rayonnages de la bibliothèque de Poudlard. Elles se considérèrent d'un œil interloqué pendant quelques secondes, en silence. Hermione semblait chercher une explication à tout cela, ses yeux plissés comme si cela pouvait l'aider à mieux analyser les conséquences des paroles de son ennemi de toujours, mais Pansy quand à elle était bien incapable de penser à quoi que ce soit.
Elle sentait encore ses paumes brûlantes se promener sur ses bras nus, faisant courir une chair de poule agréable tout le long de sa colonne vertébrale, et son souffle si chaud à son oreille… Et son odeur, son odeur bien à lui, mélange d'eau de Cologne de luxe et de sa propre odeur masculine, qui laissait un sillage plus qu'agréable derrière lui… Pansy aurait été capable de la retrouver n'importe où. Il l'avait touchée, de sa propre initiative. Il l'avait touchée comme il touchait toutes les autres, les jolies, les brillantes, les charmantes, ces petits papillons de jour qui ne songeaient qu'à venir brûler leurs ailes fraîchement écloses contre sa lumière. Jamais, jamais jusqu'à ce jour il n'avait eu un tel geste pour elle, juste elle, rien qu'elle ! A cette pensée, elle sentait son cœur s'emballer, frappant trop vite et trop fort contre sa cage thoracique. Le sang lui montait aux joues, elle manquait d'air…
Et elle surprit le regard déconcerté d'Hermione venir se poser sur elle, la fixant de ses yeux à présent arrondis par la stupeur. Sa voix lui sembla venir de très loin, mettant un temps infini pour parvenir à son cerveau engourdi :
« Pansy ? Pansy, est-ce que ça va ? Pansy ? Tu veux aller à l'infirmerie ? », demandait-elle d'un ton inquiet.
Mais la Serpentard sa contentait de la regarder d'un air qu'elle sentait bien abruti, mais elle était incapable de faire quoique ce soit.
« Pansy ? », répéta Hermione, à présent vraiment inquiète. L'interpellée pouvait presque voir toutes les hypothèses qu'elle était en train d'échafauder, sans doute plus farfelues les unes que les autres. Elle la voyait déjà raconter à ses deux éternels suivants que Draco avait tenté d'empoisonner ses propres colocataires. Et les deux autres ricaner en disant que les seuls bons Serpentards étaient les Serpentards morts…
Non ! Pas de ça ! Elle ne voulait pas passer pour faible devant une Sang-de-Bourbe, un demi-Sang et un amoureux des Moldus ! Elle était une Parkinson, par le nom de Merlin ! Les vapeurs qui embrumaient son cerveau disparurent instantanément lorsqu'elle revit en esprit le visage de son père qui lui assénait à la figure, frappant les petits doigts tendus vers lui avec une de ces branches de noisetier, à la fois souple et cinglantes qui semblaient avoir été crées tout exprès pour servir de fouet. « Le sang qui coule dans tes veines est le plus pur qui existe ! Sois en digne, Perséphona, sois en digne ou ma vengeance sera terrible ! », criait-il à sa fille de six ans. Tout ça parce qu'il l'avait découvert en train de jouer avec la fille du jardinier, dont la mère était une Sang-de-Bourbe…
« Oui ! Tout va bien, ne t'inquiète pas… », réussit-elle à articuler enfin au grand soulagement de son vis-à-vis, « J'ai juste eu un petit vertige. Tu sais, les problèmes de fille… »
« Oh, je vois », répondit Hermione avec un sourire compréhensif, « Tu veux que je t'emmène voir Madame Pomfresh ? »
« Non, ce sera inutile. Je pense que je vais aller me reposer un peu dans mon dortoir, ça ira mieux après », improvisa Pansy, passablement surprise par la serviabilité de la jeune fille qu'elle avait toujours cru insupportablement suffisante et orgueilleuse.
« Tu es sûre que ça va aller ? Tu n'avais vraiment pas l'air bien tout à l'heure… », insista la préfète-en-chef, mais devant le signe de dénégation de Pansy, elle finit par ajouter : « Et au fait, je suis d'accord ! »
Pansy cilla sans comprendre.
« Pour l'équipe de pompon girls ! », lui rappela la rouge et or, « tu as sans doute raison, cela aura beaucoup de succès. C'est une très bonne idée. »
La Serpentard rougit de nouveau, de plaisir cette fois. Ce n'était pas tous les jours qu'on lui faisait des compliments. Elle n'était pas particulièrement brillante, juste dans la moyenne, une élève parmi tant d'autres, et les professeurs avaient tôt fait d'oublier cette petite silhouette discrète assise non loin du solaire prince des Serpentards. Quand à ses parents, ceux-ci estimaient que, si ses moindres fautes étaient hautement punissables, en revanche, tout ce qu'elle faisait de bien était bien trop normal pour qu'on en fasse même mention en passant.
Les deux jeunes filles prirent congé l'une de l'autre avec un sourire avant de se séparer, et Pansy rejoignit sa salle commune sur un petit nuage. Mais une fois qu'elle eut retrouvé l'ambiance froide et assez guindée des cachots, son fauteuil au velours vert usé par les nobles postérieurs de ses ancêtres, et ses camarades trop guindés pour leur âge, elle prit soudain conscience de tout ce qui s'était passé. Granger était une Sang-de-Bourbe, juste une Sang-de-Bourbe. Elle n'avait pas à l'estimer, elle ne le devait pas, et le seul à qui elle avait des comptes à rendre était le beau garçon adossé à la cheminée de pierre armoriée.
Timide, elle s'approcha de lui avec un sourire servile qu'il lui rendit distraitement. Un Draco valait mieux que des milliers de Granger, après tout…
« Alors, comment ça s'est passé ? », demanda son ange auréolé de l'or des flammes avec impatiemment.
« Bien, bien, très bien, même. J'ai pu trouvé un moyen de la voir assez souvent sans être suspecte », balbutia t'elle.
« C'est quoi ? », questionna le jeune homme, curieux malgré lui.
« Un club. Juste un club… », répondit-elle dans le vague, un peu gênée. Elle sentait bien que lui trouverait son idée stupide.
« Oh », dit il simplement avant de se désintéresser de la question, « alors tu vas pouvoir lui faire passer toutes sortes de messages, au fil de la conversation, n'est-ce pas ? »
« Oui, sans doute », répondit-elle prudemment, « que veux tu que je lui dise ? »
Il eut un de ces sourires carnassiers qui lui donnait froid dans le dos et qu'elle espérait ne jamais voir se retourner contre elle : « Trois fois rien… Mettons simplement que je veuille changer d'orientation, par exemple… Du genre m'assagir, par exemple. Enfin, tu vois le genre. Répète le lui, souvent ! Du diable si elle ne finit pas par se poser des questions ! », ajouta t'il, davantage pour lui-même.
« C'est tout ? », demanda sa complice, un peu déçue.
« C'est tout », affirma l'adorable tortionnaire, avant de lui faire signe de la main de s'éloigner : « Laisse moi, maintenant, j'ai besoin d'être seule. »
Elle sourit tristement avant d'obtempérer sans un mot de plus ; il ne faisait pas bon contrarier Draco Malefoy lorsque celui-ci avait envie de solitude. Pansy avait tenté de passer outre, une seule et unique fois, et elle s'était promit de ne jamais, au grand jamais recommencer.
oOo
La semaine qui suivit, celle d'après, et celle d'après encore, passèrent comme dans un rêve. Il semblait à Pansy qu'elle n'avait jamais quitté ce château. D'une certaine façon, Poudlard ressemblait autrement plus à l'idée qu'elle se faisait d'un foyer que la maison de ses propres parents. La routine confortable, les cours, les amis, les soirées passées en commun à médire sur les ¾ de la population de l'école qui n'avait pas la chance de faire partie de la noble maison des verts et argents, tout cela constituait sa vie. Etrange de penser que, d'ici quelques mois, ce ne serait plus qu'un souvenir, une collection d'images de papier glacé qui lui faisaient de grands sourires lorsqu'on les sortait de leur boîte.
Bientôt, elle ne serait plus Pansy Parkinson, mais bel et bien Lady Perséphona Malefoy. C'était officiel, et pourtant rien de ses relations avec son futur époux n'avait changé. Celui-ci avait pourtant annoncé leurs fiançailles devant tous les Serpentards réunis. Tous avaient applaudi poliment, les filles l'avaient félicitée avant de médire dans son dos, puis ils avaient continué leur vie sans plus s'en inquiéter. Rien, rien n'avait changé. Sinon qu'un nouveau personnage avait fait son apparition dans sa vie.
Elle retrouvait désormais Hermione Granger très régulièrement dans la bibliothèque, à l'endroit exact où elles avaient eut leur premier entretien. Pansy l'appréciait secrètement de plus en plus, même s'il subsistait entre les deux jeunes filles une certaine gêne qui devait sans doute plus à la Serpentard qu'à la Griffondor qui faisait tous les efforts possibles pour essayer de l'apprivoiser. Ce manège aurait pu ne jamais cesser, si un évènement apparemment des plus anodins ne s'était produit.
C'était un matin de la fin de septembre des plus banals. Pansy était entrée dans la Grande Salle seule, Draco devant probablement dormir aux côtés d'une autre de ces filles qu'il côtoyait chaque nuit et ignorait chaque jour… Elle était passée à côté de la table des Griffondors sans jeter un regard. Comme souvent, Hermione et ses deux chevaliers servants étaient assis à leur place en bout de table, un peu isolés des autres. Ce n'était pas vraiment qu'ils refusaient la présence de leurs congénères, mais la façon qu'ils avaient de ne s'adresser que les uns aux autres, leurs gestes mêmes, la manière dont ils s'inclinaient les uns vers les autres, tout cela constituait une barrière tout aussi tangible entre eux et le reste de la table que s'ils s'étaient éloigné de plusieurs place.
Plus par curiosité que par réel intérêt, Pansy avait tendu l'oreille dans leur direction, cherchant à savoir ce qui les animait tant.
« …Interdit de parler d'elle comme ça ! », s'exclamait Hermione en jetant aux deux autres, ricanants, un regard meurtrier.
« Allons, 'Mione, ne sois pas comme ça ! On voulait juste te dire de te méfier… », tenta Harry en posant une main réconfortante sur son bras.
« C'est une Serpentard, après tout ! », ajouta Ron, avec un regard suspicieux en direction de la table des verts et argents, de l'autre côté de la pièce.
« Ca m'est égal ! Tous les Serpentards ne sont pas forcément mauvais, après tout ! Je veux dire, je pense qu'elle a juste été sous une mauvaise influence. Elle est assez naïve, il me semble, et elle est folle de Malefoy… », rétorqua la jeune fille un peu plus calmement.
Pansy retint son souffle : il n'y avait qu'une seule personne dont Hermione pouvait parler ainsi… Et elle hésitait à y croire. Elle profita du fait que les trois comploteurs soient trop préoccupés les uns des autres pour prêter attention au reste du monde pour se rapprocher un peu de la table.
« C'est bien, fais comme tu veux, mais c'est Parkinson, ne l'oublie pas ! Promet nous juste d'être prudente… », s'inquiéta le Survivant, avant d'engloutir une énorme bouchée de croissant.
Hermione haussa les épaules, et l'imita. Pansy s'éloigna, la conversation étant apparemment terminée. Mais elle ne pouvait oublier…
Petite fin en queue de poisson, désolée, mais je coupe là ! C'était un peu plus long que la dernière fois, quand même. Reviews, please ! Et la suite arrivera encore plus rapidement, puisque chaque fois que j'en reçois une je me hâte de me mettre à l'ouvrage. Il y a une petite muse dans chacune d'entre elles, on dirait…
