Discussion entre adultes
Chouette ! Vous savez quoi ? Je viens de dépasser le score total de Il suffit d'une fois ! Ca me fait trop plaisir, je vous adore, donc vous avez droit à un nouveau chapitre avec du Draco/Hermione pour de vrai lol !
Réponses aux reviews :
Une pensée très émue pour Jane Scrout, dragonia, Bloody, Sam Malefoy, Phisoe, Poupoux, Frudule, Hermione 46, Buzame, Madame Boris Jardel et Sarouchka pour leurs reviews qui m'ont vraiment fait très plaisir… Ce n'est pas parce que je ne réponds pas à chacune individuellement que vos petits messages m'ont moins touché, c'est juste que ça prend moins de place ainsi et donc vous avez plus vite l'histoire. Mais je vous dis à chacune : Merci, Merci, Merci et encore milles fois merci !
Elaviel : La romance arrive à grand pas, prend donc patience, lol ! Draco est un tel salaud qu'il lui faut bien un peu de temps avant de pouvoir lui confier Mione… Quand à m'envoyer des fleurs, surtout, ne t'en prive pas lol ! Gros bisous !
Ayuluna : Je viens d'aller lire ta fic, que j'ai vraiment trouvé super originale et que j'ai adoré, mais je ne trouve pas qu'elles se ressemblent tant que ça… Ma Pansy n'a pas vraiment de caractère, et ce n'est pas forcément du au fait qu'elle ait été élevée comme ça même si ça a sans doute joué. Elle est juste… Molle, lol ! Je n'ai pas d'autre adjectif pour la caractériser… Quand à l'évolution de la relation entre Pansy et Mione… Tu verras bien ! Gros bisous !
Floralege : Je mentirai en disant que Saint-Exupéry n'est pour rien dans cette histoire d'apprivoisement. Le Petit Prince demeure selon moi LE grand chef d'œuvre du 20ème siècle, avec Belle du Seigneur. Bisous !
Rose Potter : Ouhlàlàlà… Sous autant de beaux compliments, je me sens fondre ! Merci, merci à toi de me lire et d'aimer ce que j'écris et de me laisser des reviews aussi super ! On ne remercie pas assez souvent non plus les lecteurs, je trouve. Quand à faire des chapitres plus longs, je vais essayer mais je ne te promets rien : c'est surtout à cause de mon boulot, et je ne peux pas faire grand-chose contre ça. Gros bisous !
Sandrine : Perséphona, c'est un nom que j'ai inventé. Je cherchais quelque chose qui pouvait correspondre à Pansy comme diminutif et qui serait adapté à une Sang Pure de très bonne famille et j'ai trouvé ça… Mais peut-être que c'est ce à quoi pensait JKR lol ! Je n'ai pas de calendrier précis en ce qui concerne les update de cette fic, étant donné que j'ai vraiment beaucoup de boulot j'essaye d'écrire quand je peux. Mais je suis contente que ça te plaise ! Pour une autre fic avec Pansy en personnage principal, je te conseille Etre une autre de Ayuluna, ça ne ressemble pas trop à la mienne mais elle devrait te plaire. Gros bisous !
Chapitre 6…
Ils étaient assis côte à côte dans la bibliothèque qui s'assombrissait rapidement. Draco jouait distraitement avec la pêne de sa plume, la feuille de vélin crème posée devant lui couverte de dessins sans queue ni tête, des traits, des volutes un peu folles, rien de concret. Quand à Pansy, elle étudiait depuis bientôt trois heures des échantillons de toile magiquement imperméabilisée qu'elle étalait au fur et à mesure sur la table de bois tachée d'encre à laquelle ils étaient installés.
« Lequel préfères-tu ? », demanda t'elle gentiment à son compagnon en lui présentant deux bouts de cotonnade verte.
Il releva la tête pour la considérer d'un air un peu déstabilisé, comme si elle venait de Transplaner sans qu'il s'en soit rendu compte.
« Hein ? », balbutia t'il.
« Laquelle préfères-tu ? », répéta t'elle en agitant les bouts de tissu à bout de bras, « C'est pour la tente principale ! Ta mère vient de me les envoyer, il faut que je lui réponde le plus vite possible. »
« J'en sais rien, celui que tu veux… Je ne suis même pas sûr de voir la différence : ils sont tous les deux verts, non ?», répondit le jeune homme avec un geste vague.
« Mais ce n'est pas du tout la même chose ! », essaya Pansy, « celui-là est vert amande, un peu foncé, je te l'accorde, et l'autre est clairement vert olive, tu vois… ».
Elle les posa l'un sur l'autre afin que Draco puisse comparer, puis lui sourit. « J'ai pensé que du vert serait une bonne idée ; après tout, nous serons en été, donc ce sera plus rafraîchissant et cela changera du blanc. Tous les mariages ont toujours tout en blanc… Ce serait joli, puisque les fleurs sur les tables seront blanches, quand même, des lis. Oui, je pensais à des lis, ou alors des arums dans un soliflore au milieu ? »
Elle s'interrompit en fronçant les sourcils, étudiant cette nouvelle possibilité et ce que cela pourrait changer dans ses plans. Puis, se reprenant, elle se tourna vers son fiancé. « Peu importe pour le moment, je m'en occuperai plus tard. Mais il faut que j'écrive ce soir à ta mère, pour les tentes. Lequel préfèrerais-tu, alors ? »
Draco la regardait d'un air incroyablement las. Il fallait vraiment qu'il dorme davantage, pensa t'elle. Puis, enfin, il posa son doigt sur l'un des deux, sans même leur jeter un coup d'œil. « Celui-là… », laissa t'il tomber.
« Tu es sûr ? », insista Pansy, un peu inquiète à cause de son air désabusé.
Il la regarda fixement de nouveau avant de dire méchamment : « A vrai dire, je m'en fous totalement. Ce qui me préoccupe vraiment pour le moment, c'est de prendre Hermione Granger ! Tu ferais bien de t'en occuper un peu plus, toi aussi, tu ne t'occupes plus que de cette parodie de mariage, j'en ai plus qu'assez ! »
« Mais ce n'est pas une parodie ! », protesta Pansy, bien plus blessée qu'elle ne voulait l'admettre, « C'est notre mariage, c'est vraiment notre mariage ! » Les larmes lui piquaient les yeux, mais elle ne voulait pas pleurer devant lui, et, de plus, les larmes ne faisaient que l'enlaidir. Elle rougissait, ses yeux gonflés semblaient encore plus petits dans son visage bouffi, et elle devenait tout bonnement repoussante. En plus, on lui avait toujours dit que c'était une honte de pleurer en public. « Lady Perséphona Malefoy, lady Perséphona Malefoy… », se répétait-elle silencieusement comme une litanie.
Draco s'était levé, et passa une main dans ses cheveux. « Nous allons avoir une cérémonie de mariage ; nous porterons des bagues et tu auras droit à un diamant tellement lourd qu'il manquera de t'arracher la main ; si c'est ce que tu appelles un mariage, alors, oui, nous serons mariés. Mais c'est tout, c'est tout, Pansy, rien de plus ! »
« Mais nous aurons des enfants, n'est-ce pas, Draco ? Et puis, je t'aime, tu sais… », dit-elle d'une toute petite voix.
« Tu n'es qu'une gamine. », répliqua t'il sèchement.
« Et toi, tu es un monstre ! », dit une voix glaciale dans leur dos.
Les deux Serpentards se retournèrent tous les deux d'un même mouvement. Devant eux se tenait Hermione qui serrait spasmodiquement un énorme grimoire poussiéreux sur sa poitrine, ses yeux sombres lançant des éclairs de rage contenue à l'héritier Malefoy.
« Comment peux-tu lui parler comme ça ? », poursuivit la préfète-en-chef, furieuse en s'avançant vers le couple.
Draco la défia du regard, et elle se redressa sous l'affront : « Je lui parle comme il me chante, Granger ! Mêle toi de ce qui te regarde ! », asséna t'il d'une voix arrogante.
« Mais ça me regarde ! », rétorqua t'elle en venant se placer à côté de Pansy, et posant un bras sur les épaules de la jeune fille, qui tremblait légèrement sans trop savoir pourquoi.
« Et en quel honneur ? », l'interrogea le jeune homme d'une voix moqueuse, « Préfète-en chef ? Miss Je-Sais-Tout-et-Je-Me-Mêle-De-Tout ? Emmerdeuse professionnelle ? Défenseuse de l'innocence faite Serpentard ?»
« En tant qu'amie ! », dit Hermione d'une voix ferme, « Je m'intéresse à elle en tant qu'amie ! »
Et disant ces mots, elle semblait défier le monde entier. Le Serpentard eut un sourire si léger qu'il en était presque imperceptible, plus un rictus qu'un véritable sourire à vrai dire. « Tiens donc… », murmura t'il d'un ton intéressé, brusquement beaucoup plus doux.
« Hermione, s'il te plaît, ne t'occupe pas de ça… », supplia Pansy qui sentait de nouveau les larmes lui venir aux yeux avec une insistance désagréable. Elle voyait dans les yeux gris orage de son amour de toujours pointer une lueur désagréable qui laissait présager du pire. Mais Hermione, courageuse ou inconsciente, ne semblait pas s'en soucier.
« Alors comme ça, tu te considères comme une amie de Pansy ? Vraiment très intéressant… », poursuivait le jeune homme d'un ton doucereux, « Est-ce vrai, Pansy ? »
La vert et argent ouvrit la bouche pour répondre, mais elle ne réussit pas à émettre un seul son. Elle resta là, la bouche béante comme un poisson hors de l'eau, sans savoir quoi répondre, bien trop terrifier pour prendre suffisamment de distance pour se tirer de situation. Mais Hermione ne sembla guère s'en formaliser.
« Laisse-la tranquille ! », insista la Griffondor entre ses dents.
« Avec plaisir… Laisse nous, Pansy, je dois parler avec notre chère préfète-en-chef… », répondit sournoisement Draco. « Allez, va t'en, si c'est pour rester comme ça, la bouche ouverte, tu ne nous sers vraiment à rien ! »
« Vas-y, Pansy », dit à son tour la rouge et or d'un ton calme, mais plutôt gentil, sans quitter des yeux le Serpentard.
Silencieusement, elle hocha la tête, blessée d'être ainsi renvoyée comme une enfant incapable de comprendre. Elle s'éloigna docilement de quelques pas, mais en apparence seulement. Discrète comme une petite sourire, elle profita de la pénombre qui régnait à présent dans la bibliothèque, seulement éclairée par les lampes allumées par quelques acharnés du travail, pour se glisser subrepticement entre deux rayonnages. Elle était suffisamment proche du couple pour entendre aussi bien que si elle s'était trouvée avec eux, mais elle était invisible à leurs yeux.
« Qu'est ce qu'il y a, Malefoy ? », entendit-elle demander Hermione froidement.
« Je voulais que tu comprennes quelque chose Granger », répondit le jeune homme. Pansy fut surprise du manque d'animosité contenue dans sa voix, il semblait au contraire assez fatigué. Bien sûr, qu'il était fatigué ! Il devait vraiment dormir plus, songea la jeune fille.
« Quoi donc ? » Hermione semblait elle aussi déstabilisée par ce changement brutal d'attitude, légèrement hésitante.
« Mon attitude envers Pansy n'est pas du au fait que je ne l'aime pas, au contraire, elle est de loin la personne que j'apprécie le plus dans la Tour Serpentard. » Pansy sentit son cœur s'accélérer follement dans sa poitrine. Il l'appréciait, il venait de le dire à haute voix ! Elle en avait presque envie de pleurer tellement elle était émue, et une vague brûlante d'un sentiment qu'elle n'aurait su nommer la submergea. Mais son bien-aimé poursuivait. « Je sais que je ne suis pas toujours très aimable avec elle… »
« C'est le moins qu'on puisse dire ! », l'interrompit la Griffondor d'une voix aigre.
« Je sais. » Draco ne semblait pas s'en être formalisé. « Mais tu comprends, Hermione… Tu permets que je t'appelle Hermione ? J'espère que nous avons dépassé le stade des enfantillages, des Sang-de-Bourbe, et autres noms d'oiseaux… »
« Vraiment ? Et depuis quand ? », demanda la jeune fille d'un ton sarcastique.
« Hum… Depuis maintenant ? », proposa son interlocuteur avec un soupçon d'humour dans la voix. « Donc, je reprends. Si je me montre parfois un peu… emporté, à son égard, c'est qu'elle est la seule sur qui je puisse me venger de tout ce que la vie me fait subir. Tu sais… Non, en fait, tu ne sais pas, tu ne sais pas ce qu'est ma vie ! »
Sur ces derniers mots, la voix de Draco s'était brisée. Il y eut quelques instants de silence, puis Hermione parla d'une voix très douce : « Non, je ne sais pas, Draco. Mais je le saurais, si tu me le dis, si tu me l'expliques. Je peux comprendre certaines choses… »
Le prince des Serpentards hésita quelques instants, de nouveau, puis il se remit à parler, d'une voix presque désincarnée. « Je ne m'entends pas très bien avec mon père. Avec l'âge, j'ai de plus en plus de mal à accepter que ma vie soit déjà toute tracée, et que je ne puisse rien faire contre ça. Je hais cette idée, je hais ce mariage sur lequel je n'ai eu aucun mot à dire ! Et par voie de conséquent, j'en viendrai presque à haïr Pansy. Ce n'est pas une idée très réconfortante. Je sais qu'elle est dans la même situation que moi, mais elle, elle paraît heureuse à cette idée. Elle voit tellement la vie en rose ! C'est insupportable ! »
« Elle est juste amoureuse de toi… », dit doucement Hermione.
Derrière son étagère, les joues de Pansy avaient prit la couleur d'une tomate bien mûre. Elle n'aurait jamais pu penser que c'était son optimisme qui irritait tant Draco. Ni que celui-ci pouvait se sentir aussi mal. Il était beau, riche et intelligent, et totalement adulé par les autres Serpentards. Sa vie était presque parfaite, non ?
« Je sais… », gémit l'objet de ses pensées, «Je n'arrive pas à la supporter quand même ! Elle ne devrait pas être aussi heureuse, elle n'a même pas assez de cervelle pour prendre la mesure de ce qu'on lui fait faire ! Avec elle, je ne pourrais pas avoir ce genre de discussion, vois-tu ? Elle se contente d'attendre bêtement mes ordres… C'est extrêmement irritant ! Toi, au moins, tu sais écouter, tu peux quand même te forger ta propre opinion ! »
« Je suis flattée », murmura Hermione, visiblement un peu gênée.
« Tu sais bien que c'est la vérité », dit simplement Draco. « J'aime vraiment te parler. Je m'excuse pour ce que je t'ai dis durant toutes ces années, tout ce que je t'ai fait subir, à toi et à tes amis. Même si je ne les aime pas beaucoup pour autant. »
La rouge et or rie doucement avant de lui répondre : « Et moi, je suis contente que nous ayons eut une conversation civilisée. Pansy m'a souvent dit que tu voulais changer, mais j'avoue que j'avais du mal à la croire… Maintenant, je pense que c'est une option que l'on peut envisager. Tu n'es peut-être pas un monstre, après tout ! »
« Trop aimable à toi ! », se moqua gentiment Draco.
Au loin dans le château, huit coups sonnèrent et Hermione se leva brusquement en poussant un petit cri : « Mon Dieu ! Il faut que je file, Ron et Harry m'attendent depuis une demi-heure, je n'ai pas vu le temps passer ! » Pansy l'entendit rassembler ses affaires puis dire d'un ton précipité : « Au revoir Draco ! J'ai été contente de te parler ! Salue Pansy pour moi, et essaie d'être un peu plus gentil avec elle ! », avant de s'enfuir en courant.
Draco resta assis sans rien dire pendant quelques minutes, puis, Pansy, sans vraiment pouvoir croire ses oreilles, s'entendit appeler par cette voix adorée : « C'est bon, Pansy, tu peux sortir, maintenant ! J'espère que tu n'as pas cru un mot de ces fariboles… »
Tadam tadam ! Fin du chapitre… Mais que va-t-il se passer ? Draco a-t-il dit la vérité, toute la vérité, et rien que la vérité ? Hermione a-t-elle cru tout ce que lui a raconté le blondinet le plus sexy de l'histoire de Poudlard ? Vous le saurez dans le prochain épisode (ou pas)… Lol !
Reviews, please !
