Reviens moi…

Désolée vraiment pour tout ce retard, mais pour une fois je n'y suis pour rien… Mon ordi bien-aimé a été terrassé par tout un tas d'horribles virus, me laissant seule et désespérée. J'espère que ce chapitre saura me faire pardonnée !

J'en profite pour vous dire un truc : si vous avez besoin d'informations en ce qui concerne l'avancée de mes fics, allez voir mon blog, je le mets à jour dès que je peux. Les RaRs seront (encore) dans le prochain chapitre. Mais continuez à m'en envoyer, s'il vous plaît : ce n'est pas par flemme, mais simplement pour que vous ayez ce chapitre !

Le temps semblait s'être arrêté dans la tour d'Astronomie comme sur une scène de théâtre au moment critique. Il y avait bien les trois jeunes gens qui se lançaient des sorts impardonnables du regard, leurs corps tendus comme des arcs près à tirer, inconscients, si plein de jeunesse, de fougue et de haine qu'ils semblaient aspirer toute l'énergie de la pièce. Il y avait aussi la belle jeune fille à quelques pas derrière, ces grands yeux de biche ouverts avec horreur sur ce spectacle et ses mains pressés sur sa bouche pour étouffer un cri. Et puis il y avait elle, la pauvre loque effondrée quelque part dans un coin, reniflante et sanglotante.

« Oh, par le nom de Merlin ! ARRETEZ ! », hurla Hermione, l'air découragé, presque au bord des larmes.

Les yeux bleus de Weasley étaient devenus aussi durs que deux éclats de glace quand il lui répondit : « Ne t'occupe pas de ça, Mione, je t'assure, il vaut mieux que tu restes en dehors. Tu devrais même ramasser Parkinson et aller voir ailleurs si on y est pas. »

« Ron ! »

Hermione s'était redressée, ses yeux brillants semblant menacer de brûler vif sur place le tempétueux rouquin.

« Ne me parle plus jamais comme ça, plus jamais, compris ? », siffla t'elle d'un ton venimeux.

Tous deux se fixèrent en se jetant des regards meurtriers, se défiant sans que ni l'un ni l'autre ne baisse les yeux. Leurs mâchoires s'étaient crispées sous la tension, mais Ron finit par hausser les épaules dans un mouvement désabusé avant de se concentrer de nouveau sur Draco, que Harry n'avait pas lâché de la portée de sa baguette. Le Serpentard semblait s'être calmé, contrairement à ses adversaires toujours aussi furieux. Un léger sourire courrait sur ses lèvres, mais un observateur attentif aurait pu remarquer que la ligne de ses épaule restait tendue, montrant qu'il restait paré à toute éventualité, et entre autre à répondre si on l'attaquait.

Hermione vint se placer au centre du triangle que formaient les trois jeunes gens, ses yeux habituellement d'une riche couleur dorée assombris par la rage, au point qu'ils prennent la couleur d'un puit sans fond par une nuit sans lune.

« Je vous ai dit d'arrêter ça, tout de suite », dit t'elle de nouveau d'une voix dangereusement calme, « nous parlerons plus tard, Draco. Harry, Ron, suivez moi ! »

Ils hésitèrent quelques secondes avant d'obtempérer, tandis qu'un sourire indéfinissable apparaissait sur les lèvres du blond Serpentard. La jeune fille le scruta un instant sans mot dire, sans battre des cils, comme si elle cherchait à lire en lui. Puis elle détourna le regard, et Pansy n'aurait su dire même sous la torture si la Griffondor avait trouvé ce qu'elle cherchait dans les yeux aux reflets métalliques d'ardoise de l'homme qu'elle aimait.

Elle passa à grandes enjambées furieuses devant elle, sans rien dire, sans même lui jeter un regard. Elle avait les sourcils froncés et la bouche boudeuse, et ses yeux demeuraient toujours aussi noirs. Plus lentement, ses deux chevaliers servants attitrés la suivirent. Pansy osa à peine lever la tête pour les regarder.

A présent que la situation semblait s'être en quelque sorte dénouée, la vert et argent se préoccupait d'abord et avant tout de son propre sort. Qu'allait dire son bien-aimé de cette petite expédition ? Et de son matériel d'espionnage qui restait, inutile, étalé en fouillis sur le sol à ses pieds ? Avec des gestes malhabiles, elle le ramassa et le rangea dans sa boîte, maîtrisant avec difficulté ses mains légèrement tremblantes. Elle sentait le regard de Draco peser de tout son poids sur elle, mais il ne disait rien, et elle n'osait rien dire non plus.

Dans le silence glacial qui régnait dans la pièce, tous les bruits étaient intensément perceptibles, et entre autres ceux apportés par les escaliers. Aussi les deux protagonistes ne perdirent ils pas un seul mot de toute la conversation qui eut lieu entre le trio d'or, d'autant plus que leurs voix portaient.

C'était Ron qui avait commencé, impatient comme à son habitude, sa voix tremblant de rage mal contenue.

« Non mais qu'est ce qui t'a prit ? Non mais qu'est-ce qui t'a prit ? », répétait-il, sa voix montant dangereusement dans les aiguës comme s'il n'avait pas encore mué.

« Qu'est-ce qui vous à prit à vous ? », répliqua rageusement Hermione, ses talons claquant sur le sol dallé.

« Tu ne pensais pas sérieusement que nous allions te laisser seule avec cette vipère ? », dit lentement le Survivant, détachant chaque mot comme s'il avait encore du mal à parler après ce qu'il venait de voir. Cependant, il semblait plus calme que les deux autres.

« Je pensais pouvoir vous faire confiance. Apparemment, je m'étais trompée », répondit la jeune fille avec froideur.

« C'est à toi qu'on ne peut pas faire confiance ! », accusa Ronald, « Tu l'as embrassé ! »

« Et alors ? » Pansy pouvait presque imaginer Hermione hausser les épaules, « Ce que je fais et qui j'embrasse ne regarde que moi ! »

« Mais c'est Malefoy ! », gémit de nouveau le grand rouquin, « Malefoy, tu sais, la fouine, cette espèce d'immonde veracrasse qui ne perd pas une occasion pour t'humilier, pour nous humilier tous les trois ! Et pense un peu à Harry, c'est un Mangemort ! »

« Même alors, vous n'aviez pas à venir m'espionner comme ça ! »

« Hermione », reprit Harry toujours sur ce ton démagogique qu'il employait, comme s'il s'efforçait de résonner un enfant, « il ne t'ait jamais venu à l'esprit que Malefoy pouvait vouloir t'utiliser ? »

« Bien sûr que si », répondit Hermione un peu plus calmement, « Je ne suis pas totalement idiote non plus. Mais il ne t'ait jamais venu à l'esprit, à toi, que ça pouvait marcher dans les deux sens ? C'est l'occasion d'en apprendre plus sur lui. Même ses mensonges peuvent nous être utile… »

« Mais tout de même, de là à l'embrasser ! », continua Ron sur le même ton geignard.

La voix des trois Griffondors finit par se perdre d'en les méandres des couloirs de Poudlard, devenant d'abord une sorte de grondement incertain avant de disparaître tout à fait. Pansy osa alors lever la tête vers son seigneur et maître, anxieuse de ce qui allait suivre. Il la regardait encore, ses yeux d'orage brillant dans la pénombre qui habitait la pièce à présent que les bougies étaient presque consumées. D'un geste désabusé, Draco lui rendit sa forme initiale de lanterne avant de s'intéresser de nouveau au cas de Pansy.

« J'espère que le spectacle t'a plu ? », lui demanda t'il d'une voix doucereuse.

Elle baissa les yeux, gênée. « Excuse-moi, Draco, je suis désolée… », murmura t'elle d'une petite voix tremblante, « Je te promets que je ne le referai plus. Je voulais juste… savoir… »

« Je sais », dit-il simplement, « Là n'est pas la question. Je savais que tu me désobéirais, de toute façon. Tu es encore pire que les deux autres crétins réunis. »

Elle sentit ses pommettes s'embraser sous le feu de la honte qui la rongeait malgré elle. « Que… Que vas-tu faire ? », osa t'elle lui demander enfin après quelques secondes d'un silence pesant.

Il haussa les épaules d'un mouvement négligeant. « Et bien, continuer je suppose. Rien n'a changé. Je l'utilise, elle m'utilise, elle sait que je l'utilise, et elle sait aussi que je sais qu'elle sait que je l'utilise. »

Pansy hocha la tête. «Ne lui fais pas trop de mal », murmura t'elle, honteuse mais préoccupée en dépit de la répulsion qu'elle avait de voir Hermione embrasser l'homme qu'elle aimait, qu'elle devait épouser. « Elle est tellement gentille… Tu ne trouves pas qu'elle est gentille ? », murmura t'elle comme une supplication.

Elle sentit son cœur se serrer comme si sa poitrine était soudain devenue trop étroite pour le contenir en voyant son regard de glace se radoucir étrangement avant de se perdre dans le vague de se démons intérieurs. « Si, elle est plutôt gentille… Elle est douce, et intelligente aussi… »

Pansy se mordit la lèvre inférieure, regrettant déjà d'avoir posé cette question fatale. Mais Draco poursuivait pour lui même, semblant avoir oublié sa présence, d'un ton presque un peu surpris : « Ses yeux… Tu as remarqué ses yeux ? Comme il changent de couleur ? Même quand elle était en colère… »

« Draco », l'appela t'elle anxieusement, « Draco, s'il te plaît ! Cette fille est juste un pari ! Ne tombe pas amoureux d'elle, je t'en supplie, c'est une Sang-de-Bourbe ! »

« Et c'est tout ce qui compte, n'est-ce pas ? », ricana t'il. Il était effrayant en dépit de son calme. Il semblait si froid.

Pansy sentait les larmes monter et lui brûler les yeux bien qu'elle s'efforça de les combattre. « Draco, reviens moi », s'entendit-elle supplier, sans vraiment décider de ces mots qui sortaient de sa bouche comme mus par leur propre volonté, « Reviens moi ! Reste avec moi, cette nuit… Nous serons marié bientôt, et… S'il te plaît, reviens-moi ! »

Il la regarda fixement, comme prenant soudain conscience de sa présence. « Tu sais ce que tu demande ? », lui demanda t'il simplement en faisant peser chaque mot. Elle se contenta de hocher la tête, les joues rougies. « C'est vraiment ce que tu veux ? », insista t'il, sans la quitter du regard, « Ce n'est pas comme dans tes livres de petite fille, tu sais. Tu es sûre de le vouloir ? » Elle hocha la tête avec encore plus d'ardeur, comme un pantin dont le ressort se serait cassé.

Il la regarda de nouveau d'un air las, puis haussa les épaules. « Alors qu'il en soit ainsi », dit-il calmement, froidement, « Après tout, comme tu dis, nous serons bientôt mariés. »

Et il s'approcha d'elle.

Et là, vous me détestez tous. Les fans de Pansy, les anti fans de Pansy, les fans d'Hermione… Mais c'est comme ça ! C'est moi l'écrivain, et je fais ce que je veux, na ! Je ne sais pas quand je pourrai publier la suite, vu que Merlin n'est toujours pas réparé, mais je m'efforcerai de faire de mon mieux.

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