Une visite attendue

Pour ceux qui ne le sauraient pas encore, je viens de publier le 13ème chapitre de Bas les Masques, enfin ! N'hésitez pas à me laisser un petit mot, rien ne saurait me faire plus plaisir…

Réponses aux reviews :

Comme d'habitude, de gros bisous et un grand merci pour leurs reviews à Vitalyn, Sarouchka, Sarah Back, LunDer, Lovy, Hermione 46, Poupoux, Madame Boris Jardel et Floralege !

Mary : Oui, mais qu'en as-tu pensé, de cette page suivante ? Lol ! Gros bisous et à bientôt ma petite fan !

Nynousette : Ca, tu le verras dans la suite de l'histoire… En attendant, j'espère que tu continueras à aimer ma fic. Gros bisous !

Elaviel : Et oui, c'est toi qui à eut la RaR la plus longue, mais quand on voit la longueur de tes reviews, tout s'explique ! Si tu continues comme ça, c'est moi qui vais verser une larme, et pas une larmichette, lol ! Je vais tout faire pour que je puisse continuer à mériter tes compliments avec l'espoir que tu honoreras tes promesses, mais tu m'as déjà montré que ce serait le cas, donc je n'angoisse pas trop… Et en plus j'ai tout compris à ta review ! Gros bisous !

Le Saut de l'Ange : Effectivement, c'était une longue review, et elle m'a fait vraiment super plaisir… En plus, ce dernier chapitre était aussi mon préféré et je suis contente qu'il t'ait plu à toi aussi. Oui, c'est vrai que Pansy est un peu malade de Dray, mais elle est pas très équilibré comme fille, aussi... Et d'ailleurs, Mione le sait bien. Gros bisous !

Kam : Waouh ! Merci beaucoup pour tous ces compliments que je vais m'efforcer de mériter… J'attache énormément d'importance au fait que mes persos soient crédible, donc ça me fait très plaisir que tu le perçoives comme ça. Gros bisous !

Frudule : Un happy end pour Pansy ? Hum, ça reste à voir… Ca me paraît mal parti pour que ce soit tout beau et tout rose avec des papillons bleus, mais je vais essayer de faire en sorte que ce ne soit pas non plus trop horrible quand même ! Gros bisous !

Rose Potter : Mes chapitres sont toujours très courts dans cette fic, mais au départ je ne croyais pas qu'elle aurait autant de succès et que vous en redemanderiez autant, et donc je ne me suis pas trop foulée, même si maintenant j'essaie d'en faire d'une longueur raisonnable. Hermione ne comprend pas trop bien ses sentiments non plus, d'où le fait que ça paraisse un peu space. J'espère que tu continueras à aimer, et gros bisous !

Ellyana : Tu as relevé la dernière phrase ? Ouais ! J'avoue que je me suis assez creuser le cerveau pour trouver une dernière phrase assez tordue pour exprimer ce que ressentait Pansy, et si tu l'as remarquée, c'est génial. C'est vrai que le tome 6 donne une nouvelle profondeur au personnage de Draco qui le rend totalement irrésistible… Je sens qu'il va y avoir une recrudescence d'une nombre de ses fans dans les mois qui viennent, et c'est tant mieux. Parce qu'il le vaut bien : Lol ! Gros bisous !

Sam Malefoy : Ahlàlà, les ordis, c'est une invention géniale, mais quand il y a un problème, c'est l'enfer. Et je sais de quoi je parle… Contente de te revoir parmi nous en tout cas, et encore plus de savoir que tu continues à aimer mon histoire. Gros bisous !

Ca va mal, ça va très mal dans le chapitre 11…

« Ta mère vient de m'écrire, elle vient me voir… Tu sais, pour les derniers détails… », dit Pansy d'une voix un peu hésitante en lissant les plis de la feuille de vélin épais d'une belle couleur crème.

Elle avait dû relire plusieurs fois les mots écrits à l'encre violette pour bien comprendre ce qu'ils signifiaient. Narcissa Malefoy arriverait samedi vers midi pour la rencontrer. Sur autorisation spéciale du directeur, la mère de Draco en personne viendrait l'aider à apporter une dernière main aux détails de son mariage avec son fils. Elle ne l'avait pas revue depuis cette nuit décisive, plus de onze ans auparavant, mais le souvenir qu'elle gardait d'elle restait des plus vivaces. Elle se rappelait avec émerveillement les longs cheveux clairs qui bouclaient légèrement, encadrant avec douceur ce visage aux traits fins illuminé par deux grands yeux encore plus bleus que ceux de son fils. L'épouse de Lucius était sans doute l'une des plus belles femmes que Pansy ait jamais vu, et elle espérait de tout cœur lui plaire.

Elle lui avait dit qu'elle serait sa fille. Etre la fille d'un être qui ressemblait tellement à un ange, y avait-il quoi que ce soit de plus désirable au monde ? De plus, c'était un fait connu dans la société où elle évoluait que Narcissa adorait son fils unique. Peut-être aurait-elle voulu avoir une fille ? Pansy elle aussi adorait Draco, et elle avait la ferme intention de prouver à la mère de son aimé et futur époux qu'elle était digne de l'épouser. Ce serait merveilleux : même si la vie avec Draco n'était pas toujours rose, elle trouverait sans doute chez Narcissa ce réconfort dont elle avait besoin et qu'elle n'avait jamais pu trouver chez sa propre mère. Elle avait semblé si douce !

Le jeune homme, étendu sur le meilleur canapé recouvert de cuir noir de la Salle Commune dans les cachots des Serpentards, ne daigna même pas lever la tête de son manuel de Métamorphose. Il se contenta d'émettre un grognement inarticulé, signe qu'il avait entendu. Sa fiancée ne releva pas. Il est vrai que, depuis la nuit qu'ils avaient passé ensemble, environ une semaine auparavant, elle se gardait de tout geste qui aurait pu l'offenser. Elle espérait qu'il viendrait de nouveau la rejoindre, car même si cela était synonyme de douleur, c'était aussi la preuve qu'il pensait à elle. Juste à elle… Mais il était aussi de plus en plus irritable, semblant sans cesse chercher quelqu'un du regard, et cela, elle ignorait comment le prendre. Elle essayait simplement de le contenter, du mieux qu'elle pouvait.

Hermione Granger s'était tenue loin d'eux depuis l'avertissement qu'elle lui avait lancé. Lorsqu'elle croisait le chemin de Pansy, elle l'ignorait, tout simplement. Bien que cette dernière se serait laissée torturer plutôt que de l'avouer, leurs discussions lui manquaient, et le club de pompom-girls s'était brusquement arrêté. Tout cela laissait un goût amer dans la bouche de l'initiatrice. Aussi, la lettre armoriée venait à point nommé pour la tirer d'une mélancolie qui menaçait chaque jour un peu plus de l'envahir…

« Tu crois que je devrais mettre mon uniforme, ou alors autre chose pour l'accueillir ? Que penses-tu qu'elle préfèrerait ? C'est toi qui la connaît le mieux, non ? », demanda la vert et argent d'une voix pensive.

Son compagnon haussa les épaules en poussant un soupir de lassitude : « Laisse moi tranquille avec des histoires de fanfreluches, tu veux ? Tu vois bien que je révise ! »

Elle hocha la tête, pleine de repentir, et quitta la pièce sur le pointe des pieds pour aller voir dans son armoire ce qui pouvait convenir à une telle occasion. Mais la voix impérieuse de son aimé la cloua sur place : « Attends ! »

Elle s'immobilisa aussitôt, prête à tout pour lui, mais ne pouvant s'empêcher de ressentir un frisson d'appréhension au fond de son cœur. « Qu'en est-il de la mission que je t'avais confiée ? Les autres commencent à s'impatienter, tu sais… Et il est hors de question que je les déçoive. », poursuivit-il sans prêter garde à sa gêne.

Elle hocha la tête et improvisa, honteuse : « Tout se passe bien entre nous ! Mais j'ai besoin d'un peu plus de temps, Potter et Weasley ne la quittent pas d'une semelle ! Impossible de lui parler seule à seule pour le moment, mais je vais réessayer. Quand voudrais-tu la revoir ? » C'était la première fois qu'elle mentait à Draco, et cette perspective la mettait atrocement mal à l'aise. Mais tout valait mieux plutôt que de lui avouer la vérité crue.

« Demain serait l'idéal », lui répondit-il simplement sans paraître s'apercevoir de son embarras. Elle se contenta de hocher négativement la tête en réponse : « Je ne crois pas que ce sera possible, Draco. Mais les deux crétins auront un entraînement de Quidditch samedi après-midi, j'ai entendu leur batteur demander le terrain à Mme Bibine. Peut-être qu'à ce moment là… »

Il fallait absolument qu'elle trouve une solution d'ici-là, en plus de préparer la venue de Narcissa ! L'heure suivante devait être consacrée selon son emploi du temps au cours d'enchantement, mais si Flitwick avait eu le mauvaise idée de l'interroger ce jour-là, elle aurait été bien en peine de répondre… En revanche, elle était à peu près sûre d'avoir examiné toutes les possibilités qui lui auraient permis un rapprochement avec Hermione. Mais malheureusement pour elle, en dépit de tous ses efforts, elle n'en avait trouvé aucun qui aurait pu le lui permettre sans perdre plus ou prou la face. Elle devait donc se sacrifier. Elle ne pouvait vraiment pas se permettre de commencer sa vie conjugale sur de mauvaises bases.

La mort dans l'âme, elle se résolut à attendre une fois de plus le passage de la Griffondor à la sortie de la salle de Métamorphose. Les premiers rouges et or à sortir ne se privèrent pas de lui lancer quelques regards à la fois suspicieux et meurtriers, comme si elle s'était placée là dans la volonté affichée de leur nuire. Pourtant, aucun de ces regards ne toucha autant Pansy que celui qu'Hermione lui adressa lorsqu'elle parut à son tour. D'autant plus qu'elle fut la seule à s'arrêter devant elle, sans se préoccuper des soupirs ostentatoires de Harry et de Ron qui ne se privèrent pas de vrombir à qui mieux mieux…

« Que veux-tu ? Je ne t'ai rien fait ! », commença d'entrée la préfète-en-chef d'un ton peu engageant. Ses deux amis semblèrent reprendre un peu le sourire.

« Je sais… Je voulais m'excuser pour mon attitude de l'autre jour, je suis vraiment désolée, j'ai honte de la façon dont je me suis conduite… Et nos discussions me manquent… », murmura la vert et argent, surprise de s'apercevoir au moment où elle prononçait ces mots que ceux-ci correspondaient véritablement à ce qu'elle éprouvait. Les soirées avaient doublé de longueur en dépit de la présence de Draco à ses côtés, chose qui lui aurait paru totalement inconcevable à peine quelques mois auparavant. Rien ne pouvait totalement effacer le souvenir de ces moments de calme et de sérénité à deux dans la bibliothèque. Jamais jusqu'alors la jeune fille n'avait autant baissé sa garde.

Hermione lui lança en retour un de ces longs regards dorés et lourds de sens dont elle avait le secret, et son opposante ne put s'empêcher de retenir son souffle, suspendue à ses lèvres. « D'accord », dit-elle lentement, « mais ne me parle plus jamais sur ce ton. Ou ce sera fini. »

Pansy opina, trop heureuse de cette acceptation pour oser s'avancer plus avant, mais… « Et Draco ? », poursuivait la voix d'Hermione tandis que derrière elle, Ron émettait une protestation inarticulée, « tu n'as pas un message pour moi ? Je sais bien que sans lui, tu n'aurais jamais osé m'aborder !»

La vert et argent pâli en se sentant si bien devinée. Etait-elle si transparente, si vide de surprise que… Elle n'osait aller jusqu'au bout de sa pensée. Elle tenta de se ressaisir et murmura, très vite : « Il voudrait te rencontrer samedi après-midi… », sans se préoccuper des grognements rageurs des deux molosses de la préfète-en-chef. Puis elle s'éloigna aussi vite que lui permettaient ses talons aiguilles, entendant à peine l'approbation d'Hermione.

Les jours qui suivirent, précédent le rendez-vous fatidique, passa à la vitesse de l'éclair, chaque soir la trouvant plus fébrile et plus fatiguée, émotionnellement à bout. Pansy avait l'impression désagréable de marcher dans des sables mouvants, s'embourbant à chaque pas, menaçant de sombrer définitivement dans une masse noire et mortelle si elle faiblissait ne fut-ce qu'une seule seconde. Ses résultats scolaires, de sans éclat, étaient devenus franchement pitoyables, et le professeur Rogue la convoqua dans son bureau. Mais devant son air terrifié et amorphe, il fut obliger de renoncer… Quand à Milliscent, elle avait définitivement perdu patience à force de la ramasser en larmes à chaque coin de couloir. Même Hermione, d'habitude si gentille avec elle, semblait se méfier d'elle et n'avait pas essayé de la contacter. La vie lui était devenue un vrai cauchemar éveillé.

Le samedi arriva sans qu'elle sache trop comment. Elle se leva, hagarde, s'habilla comme un automate et fit la découverte attendue que son estomac était incapable d'accepter quoi que ce soit. Elle resta donc toute la matinée assise dans la salle commune, pitoyable, son livre de Potion ouvert sur ses genoux. Mais elle abandonna vite en s'apercevant qu'elle relisait depuis une heure la même ligne, sans qu'aucun des mots ne marque davantage son esprit qu'une marque sur le sable balayé par la marée ; et se contenta de regarder les flammes de l'âtre déjà allumé qui ne parvenait guère cependant à réchauffer l'atmosphère glaciale des cachots. Enfin, vers deux heures de l'après-midi, un élève de deuxième année, un petit bout de garçon maigrichon aux oreilles décollées et dont la tête ronde paraissait disproportionnées pour son corps maladif, vint lui annoncer que Milady Malefoy l'attendait dans le bureau du directeur.

Elle ne sut jamais combien de temps elle avait mit pour rejoindre la statue du Phœnix qui gardait la porte de Dumbledore. Cependant, une fois là-bas, elle réalisa qu'elle n'avait pas la moindre idée de ce que pouvait bien être le mot de passe. Elle essaya tous les noms des fondateurs, enchaîna sur les patronymes des sorciers célèbres, commença à s'impatienter, et finalement, ainsi qu'elle en avait l'habitude depuis quelques temps, finit par fondre en larmes. C'est cet instant très précis que choisi la statue pour tourner majestueusement sur son socle au grand damne de la jeune Serpentard reniflante. Alors qu'elle hésitait à gravir les marches marmoréennes, le directeur en personne fit son apparition, sa robe de sorcier bleu nuit luisant avec noblesse dans la semi-pénombre.

« Et bien, Miss Parkinson, que se passe t'il donc ? », demanda le directeur avec un froncement de sourcils, ses yeux bleus comme deux éclats de saphir brillant malgré tout d'un éclat taquin derrière ses lunettes en demi-lune.

Incapable d'articuler la moindre syllabe, la pauvre fille se contenta de secouer la tête de droite à gauche en cherchant à reprendre son souffle et ses esprits, sans grand succès. Elle essuya d'un revers de sa manche brodée de vert ses yeux brûlants et gonflés de larme, et tenta de trouver un mouchoir correct dans les grandes poches de sa robe de sorcière. Avant de remarquer fort à propos qu'on lui en tendait un, fait de batiste d'un bleu très pâle et brodé de dentelle arachnéenne. Timidement, elle se moucha et releva les yeux, effrayée à l'idée de ce qu'elle allait voir.

Devant elle se tenait le directeur, certes, mais de l'ombre qui l'entourait était sortie la silhouette délicate de la mère de l'homme qu'elle aimait le plus au monde. Narcissa Malefoy était aussi belle, sinon plus, que dans ses souvenirs. Les années qui avaient passées ne semblaient pas l'avoir effleurée, et son visage lisse de poupée de porcelaine n'était en rien marqué de rides, si légères fussent elles. Ses lèvres rosées et pleines encore s'étirèrent dans une sorte de sourire crispé lorsque ses yeux d'un bleu éclatant rencontrèrent ceux, rougis, de Pansy. Elle émit une sorte de toussotement élégant avant de parler d'une voix douce au point d'en paraître enchanteresse : « Merci beaucoup de votre accueil, Albus. Je serai désolée de vous retenir plus longtemps, la charge d'une telle école est si lourde… Miss Parkinson et moi avons beaucoup de choses à nous dire, et je ne veux pas abuser de son temps non plus. »

Dumbledore lui adressa une petite courbette élégante : « Bien sûr, Narcissa, bien sûr… Vous connaissez mon opinion sur les mariages arrangés en général et sur celui-ci en particulier, mais je vous laisse à vos affaires. » D'un seul mouvement, il fit un demi-tour sur ses talons et s'éloigna d'un pas sautillant qui n'était plus de son âge. Les deux femmes se retrouvèrent seules, et Pansy baissa les yeux avec timidité.

« Allons, ma chère petite », commença la blonde jeune femme d'un ton civil, « Je connais vos sentiments, j'ai déjà vécu cette scène lorsque j'avais votre âge et je sais à quel point il est gênant de se trouver dans une situation telle qu'on a l'impression d'être jugée et vendue. Cependant… » Elle fit une petite pause durant laquelle Pansy leva la tête vers elle, avant de reprendre d'un ton beaucoup plus sec : « Cependant j'aurai pensé qu'étant donné notre situation, vous auriez apporté un plus grand soin à votre tenue et à votre attitude ! »

Le pourpre de la honte envahit les joues de la jeune fille avant de refluer plus vite encore vers le cœur. « Excusez-moi, madame », réussit-elle à articuler, « l'émotion et la tension de ces derniers jours… J'aime tellement Draco, et je n'ai pas envie de vous décevoir… »

Milady Malefoy eut un sourire un peu plus indulgent. « C'est ce que j'avais cru comprendre. J'ai vu les plans que vous avez envoyé, on voit bien que vous y avez apporté le plus grand soin. Bien sûr, il y a encore deux-trois petites choses à revoir, mais je suis assez satisfaite de vos choix. Votre mère est réputée pour son bon goût et ses réceptions, je suis heureuse que vous ayez hérité de son don. » Pansy rougit de plaisir, du moins jusqu'à ce que Narcissa ajouta : « Malheureusement, vous n'êtes pas aussi jolie que vous le laissiez présagé étant enfant. J'aurai préféré que Draco épouse une jolie femme, il est tellement beau lui-même. Rien n'est plus triste qu'un couple mal assorti, n'est-ce pas ?Enfin, votre père n'avez pas non plus le physique qu'aurait pu espéré votre mère, mais Draco est assez beau pour deux. Enfin, passons… »

D'un pas léger et gracieux, elle s'éloigna, laissant Pansy interdite et blessée au plus profond de son être. Elle n'était pas belle, elle le savait, mais elle n'aurait jamais pensé que la mère de son aimé lui dirait ainsi en face ses quatre vérités. « Et bien, venez-vous ? », demanda Narcissa Malefoy en se tournant vers elle, « J'espère que je ne vous ai pas trop offensée, mais il est du devoir d'une mère de dire ce genre de chose. Le monde est cruel, et celui dans lequel nous vivons l'est plus encore. On vous l'aurait dit tôt ou tard, et cela vous sera moins dur à présent, j'en suis sûre. Allons, venez, dépêchez vous ! »

Avec diligence, l'épouse de Lucius entraîna sa jeune compagne avec sûreté au travers du labyrinthe que formait les couloirs du château, babillant gaiement à propos de tout et de rien, de sa propre jeunesse dans cette même école, de son mariage avec Lucius, arrangé lui aussi… Soudain, elle s'arrêta et poussa un cri de joie presque enfantin à la vue d'une silhouette qui se découpait dans l'ombre des couloirs et qui fit manquer un battement de cœur à la plus jeune des deux femmes.

« Draco ! Mon chéri, comme tu m'as manqué ! »

En effet, c'était bien le solaire prince des Serpentards qui se dressait devant elles, un sourire radieux sur les lèvres, sa chemise blanche et sa chevelure d'or liquide formant un point de lumière dans cette après-midi maussade. A quelques pas de lui, main dans la main avec lui, doigts entrelacés, il y avait Hermione Granger qui ne pouvait détacher ses yeux inquiets du visage de Pansy.

Fini pour aujourd'hui ! Alors, qu'en avez-vous pensé ? Reviews, please !