Les souvenirs d'Hermione

Mes enfants, on approche de la fin, je le crains… Il était prévu dès le début que ce ne serait pas une longue histoire, et elle a même duré plus longtemps que je ne l'avais escompté, mais appréciez bien ce qui reste. L'aventure va bientôt toucher à son terme, et c'est dur pour moi aussi !

Réponses aux reviews (un peu moins nombreuses que d'habitude cette fois-ci) :

Milles merci à Poupoux, Dragonia, Phisoe, Hazel Malfoy, LunDer, Frudule, Rose Potter, Madame Boris Jardel et Lovy pour leurs reviews et leurs encouragements, malgré les allusions ici et là à mon sadisme (moi, sadique ? Euh… Juste un peu, en passant…) et de très gros bisous à toutes !

Ellyana : Oh, si ça ne fait que frôler le sadisme, alors je ne vois pas de raison de m'arrêter en si bon chemin lol ! En échange d'une carte du fan-club officiel et non-officiel de Draco, je te propose ce modeste chapitre, mais si tu peux me mettre en relation avec le copain du cousin de la cousine de l'oncle de ta meilleure amie, je ferais tout ce qu'il veut pour le soudoyer pour qu'il m'arrange une petite entrevue en privé avec Draco… Ou encore mieux, il faudrait importer Draco tout court, non ? On le séquestre, et puis… lol ! Tu es partante ? Je suis même prête à partager, un tout petit peu :p… Gros bisous !

Clochette : Coucou ! Pour me faire pardonner tout le temps que j'ai mis avant de publier le dernier chapitre de Bas les Masques ! et pour te faire patienter en attendant le suivant, voici donc le 12ème chapitre de Juste une ombre qui arrive à un jour d'intervalle… En espérant qu'il te plaise ! Gros bisous !

Hermione Charlotte Granger : J'avoue que je reste perplexe en lisant ta review. Dois-je comprendre que tu n'aimes pas ma fic ? Très bien, c'est tout à fait ton droit et je le respecte. Mais dans ce cas, que lui reproches-tu en dehors du fait qu'elle ne soit pas écrite en anglais, et pourquoi l'avoir lue, jusqu'au bout en plus, sachant qu'elle n'était pas en anglais ? J'espère que tu auras la gentillesse de répondre, même sans t'infliger la lecture du chapitre suivant.

Loufoca : Non, tu ne m'avais jusqu'ici pas laissé de reviews, mais faute avouée (et réparée) n'a pas à être pardonnée… D'autant plus quand elle l'est aussi joliment ! Voici donc la suite avec de gros bisous !

Choups : C'est bien la première fois qu'on me remercie pour mon sadisme, lol ! Tu as toutes tes réponses dans ce chapitre-ci, alors je ne te ferai pas patienter plus longtemps… Gros bisous !

Kira-303 : Hum, tout dépend de ce que tu appelles une échappatoire, mais je te promets de ne pas faire souffrir trop longtemps cette pauvre Pansy, qui n'a au fond pas fait grand chose de mal… Merci beaucoup de m'avoir finalement laissé une review et gros bisous !

Lune Lupin : Des reviews comme les tiennes, on n'en reçoit pas tous les jours… Tu es bien la première à ne pas me reprocher le temps que je mets pour faire mes updates, mais j'espère que la suite te trouvera satisfaite. Gros bisous !

Et maintenant, place au chapitre 12…

Pansy avait l'impression très désagréable que tout s'était mis à tourner devant ses yeux, comme un manège pris de folie qu'elle aurait tenté d'arrêter. Non, non, ce n'était tout simplement pas possible. Elle allait fermer les yeux, prendre une grande inspiration, et lorsqu'elle rouvrirait les paupières, alors elle ne verrait devant elle que son fiancé dans les bras de sa mère, sans Griffondor embarrassante aux alentours. Elle s'exécuta immédiatement avec une application qui aurait pu paraître ridicule à un spectateur si il y en avait eu un ou s'il avait observé le visage de la vert et argent à cet instant. Lorsqu'elle s'aventura à entrouvrir les cils de nouveau, elle se trouvait bien devant la scène qu'elle avait imaginé, à une exception près : Hermione Granger était toujours là, à quelque pas à peine du touchant groupe que formaient Draco et sa mère, les joues trop rouges et l'air atrocement mal à l'aise, presque au bord des larmes.

« Draco, mon trésor ! », roucoula Narcissa Malefoy, les yeux brillants de joie en caressant les cheveux dorés de son fils unique, « Je suis tellement, oui, tellement contente de te voir ! Je suis désolée de ne pas t'avoir écrit que je venais, mais je pensais que Perséphona s'en chargerait… C'est si bon de te voir, tu sais que c'est une véritable torture pour moi que de te savoir si loin… »

Le jeune homme sourit d'un air à la fois gêné et attendri en rendant son étreinte à sa mère. Celle-ci paraissait si jeune lorsqu'elle était débarrassée de ses petites préciosités et autres manières qu'on aurait sans mal pu la prendre pour la sœur aînée du Serpentard, tant ils se ressemblaient. Les mêmes cheveux clairs, les mêmes traits fins… Draco la repoussa doucement en lui disant d'une voix calme mais joyeuse malgré tout : « Allons, maman, nous ne sommes pas seuls. Moi aussi, je suis content de te voir, mais sachons nous tenir. »

Narcissa sourit de nouveau, une nuance rosée venant teinter ses pommettes si pâles d'habitude. « Je suis désolée, mon cœur. C'est juste que… Oh, tu m'as tellement manqué ! » Elle se détacha néanmoins des bras de son fils, non sans passer son bras sous le sien, puis elle se tourna vers Hermione qui était restée immobile dans son coin, ne sachant visiblement ce qu'elle devait faire. « Et qui est cette jeune fille ? », demanda t'elle à son fils, sans cesser d'observer la Griffondor. Son ton ne pouvait permettre de deviner quelle était son humeur, mais son regard clair avait visiblement noté le revers pourpre de la robe de sorcière, son insigne de préfète-en-chef et sa cravate écarlate zébrée d'or.

Draco se tourna à son tour vers sa compagne, et, d'un signe de la main, lui fit signe de s'avancer. Hermione ne savait visiblement pas quelle attitude adopter devant l'épouse de Lucius Malefoy, et Pansy ne put s'empêcher d'en éprouver une profonde satisfaction. Pourtant, elle ne pouvait pas reprocher à la légère révérence qu'elle fit à Narcissa le moindre manque d'élégance. « Mère, voici Hermione Granger », affirma sobrement le jeune homme, qui ne donnait absolument pas la moindre impression de malaise contrairement aux autres protagonistes de la scène.

« Miss Granger », répondit Lady Malefoy, indéchiffrable, en s'inclinant très légèrement devant la préfète, « Votre nom est sur beaucoup de lèvres ces temps-ci. Je suis heureuse de voir enfin votre visage.»

La jeune fille rougit un peu avant d'esquisser un sourire, très léger mais néanmoins indubitable. « Tout le plaisir est pour moi », répondit-elle d'une voix imperceptiblement hésitante.

Narcissa lui sourit en retour, puis passa un bras autours de la taille de Draco qui dominait sa mère d'une bonne tête. « Miss Granger, Miss Parkinson… Si vous voulez bien m'excuser, je vais vous emprunter Draco quelques instants… Je ne serai pas longue, mais je me languis de mon fils. Il est dur pour une mère de devoir laisser son enfant vivre sa vie sans elle. » Elle sourit aux deux jeunes femmes, puis, sans leur laisser le temps de répliquer, entraîna le jeune homme qui se laissa faire docilement, mais non sans jeter un regard discret derrière lui.

Comme si le départ de Draco et de sa mère l'avait libéré d'une pression, Pansy inspira et expira largement avant de fixer ses regards sur le visage d'Hermione Granger. Le couloir était désert, et le silence qui régnait dans le château n'était troublé que par les cris de l'équipe de Quidditch des Griffondors en train de s'entraîner au loin. Son opposante, sa rivale puisqu'elle devait visiblement la considérer ainsi, se tenait face à elle à l'endroit exact où on l'avait laissée. Elle observait ses chaussures avec un intérêt passionné, comme si la réponse à ses problèmes se trouvait inscrite sur la surface bien vernie. Mais Pansy lui trouva un air à la fois pâle et décidé.

Visiblement, Hermione avait surmonté son malaise, mais la jeune Serpentard n'allait certainement pas la laisser s'en tirer comme ça ! Elle lui avait promis, pourtant, elle lui avait promis de laisser Draco tranquille ! Mais cette traîtresse avait manqué à sa parole, elle l'avait humiliée devant l'homme qu'elle aimait, son fiancé même, et devant la mère de celui-ci… Oh non, Perséphona Parkinson n'était pas aussi faible que cette greluche semblait le croire, elle n'allait pas se laisser marcher sur les pieds comme ça par une greluche dont les deux parents n'avaient pas le moindre pouvoir… Pour qui se prenait-elle, cette moins-que-rien qui aurait dû la remercier à genoux lorsqu'elle lui adressait la parole ? Pansy était née, avait été éduquée pour diriger, et pour briller. Soudain, tout ce que ses parents lui avaient dit et répété des centaines de fois, tous ces petits riens qui jusqu'à cet instant très précis lui avaient paru atrocement abstrait, tout cela prenait un sens…

Hermione Granger, en dépit de sa mémoire exceptionnelle, qui était, si l'on y réfléchissait bien, son seul et unique atout, n'était pas de la même classe qu'elle. Les ancêtres de Pansy avaient toujours régné en maître et n'avait jamais laissé un être qui leur aurait faire perdre la face vivre assez longtemps pour voir un autre lever de soleil. Pansy ferait de même. Elle était du même sang, de la même chair que ces héros dont sa mère lui racontait les histoires dans l'espoir d'endurcir un peu sa craintive petite fille qui venait se réfugier dans ses jupes dès qu'un garnement osait se moquer d'elle. Déjà, la jeune fille regrettait de s'être suffisamment laissée aller à admirer une fille de Moldus que ne valait guère mieux que ses géniteurs. Alors que les ancêtres d'Hermione se traînaient misérablement sur terre en attendant la fin, ceux de Pansy avaient accompli des miracles. Et ce poste de Préfète-en-chef, ce n'était rien d'autre que la conséquence logique de la politique pro-Moldue que menait ce crétin sénile de Dumbledore, et absolument pas une récompense méritée des talents de la jeune fille… Comment cette petite manipulatrice avait-elle même pu la pousser à l'admirer, car Pansy l'avait admirée ?

Une vague de haine glacée la submergea, et elle dut se retenir pour ne pas se jeter sur la Griffondor pour lui arracher les yeux sans même avoir recours à la magie, parce que cette misérable Sang-de-Bourbe ne méritait pas qu'on se donne la peine de sortir sa baguette pour lui jeter un sort. Après tout, lorsqu'on croise un insecte répugnant, qu'on chasse un moustique trop obstiné, on ne prend pas sa baguette, on l'écrase directement. La Serpentard serra les points et les dents, prête à mettre son plan à exécution, mais Hermione fut plus rapide qu'elle. Avant que Pansy ait pu faire le moindre geste, la rouge et or avait redressé la tête et s'était avancée vers son adversaire sans se préoccuper de la lueur de rage qui brillait dans ses yeux comme un feu de forêt attisé par un vent violent.

« Attends ! », dit la préfète-en-chef calmement, presque froidement, « Je vais tout t'expliquer ! »

Ces paroles résonnèrent dans la tête de Pansy comme une cloche d'airain, pourtant elle n'en comprenait pas le sens. Elle comprenait juste que l'autre admettait qu'elle avait un tort, et que donc, sa vengeance était tout à fait justifiée. Elle avait l'impression qu'une partie de son esprit analysait froidement la situation, tandis que l'autre au contraire était en proie à une folie meurtrière et irraisonnée. Hermione franchit les derniers pas qui la séparaient de Pansy et la secoua légèrement, au point que la Serpentard s'attende presque à se réveiller d'un mauvais rêve. Mais la fidèle compagne d'Harry Potter l'avait déjà entraîner ailleurs dans les méandres du château, après avoir jeté un regard inquiet autours d'elle, comme si elle s'attendait à ce qu'un autre élève ne fasse irruption. Pansy se laissa faire, curieusement détachée, comme elle observait la scène d'un œil extérieur au lieu de la vivre. Sans trop savoir comment, elle se retrouva au septième étage, devant une tapisserie un peu ridicule représentant des trolls en tutus de ballerine roses sans pour autant se départir de leur air féroce. Hermione lui avait enfin lâché le bras pour faire quelques allers et retours devant l'objet pendant que sa compagne l'observait sans mot dire.

Lorsqu'elle regarda de nouveau sur le mur, il y avait une petite porte de bois, apparemment des plus anodines, un peu plus petite même que celles qui scellaient les salles de cours lambda. Pourtant, Pansy était bien sûre de n'avoir jamais eut de cours ici, ni même de jamais avoir vu de porte à cet endroit dans ce couloir qu'elle avait pourtant emprunté plus d'une fois. La Griffondor lui fit signe d'entrer d'un geste de la main, et, en dépit de la rage froide qui l'animait, Pansy s'exécuta. La pièce avait un haut plafond à ogives et était très grande, bien plus que ce à quoi la vert et argent se serait attendue pour une aussi petite porte, mais elle avait un air atrocement vide. Les murs de pierre grise étaient tout à fait nus, sans autres issues que la porte par laquelle les deux jeunes filles étaient entrées, et aucun tapis ne venait réchauffer le sol de dalles de marbre. Le seul mobilier de la pièce était constitué d'un guéridon sur lequel était posé une bassine, remplie d'un liquide argenté qui tournoyait lentement. Même si elle n'en avait jamais vu en vrai, Pansy reconnu une Pensine d'après les descriptions qu'elle avait lues dans plusieurs ouvrages.

Hermione s'approcha de la table à trois pieds et se plaça d'un côté, invitant Pansy à s'installer face à elle. Lorsqu'elle parla, sa voix résonna curieusement dans la pièce trop vide : « Voilà », dit-elle très calmement, « J'ai pensé que te montrer ce qui est arrivé plutôt que de te l'expliquer nous ferait gagner du temps. Tu peux jeter un sort sur la Pensine pour t'assurer qu'elle te montrera la vérité, ça ne me dérange pas. Tu pourras me dire ce que tu veux après… D'accord ? »

Pansy se contenta de hocher la tête, trop déstabilisée par l'attitude d'Hermione pour protester. C'était à chaque fois pareil… Toutes les fois où elle se retrouvait face à une personne qui affichait un tel air de décision, elle perdait tous ses moyens, terrifiée à l'idée qu'il pourrait réfuter ses pauvres arguments, et quelque soit ce qu'elle pensait intérieurement, elle était incapable d'articuler la moindre parole. Elle regarda en silence la jeune fille appuyer sa baguette contre sa tempe en fronçant les sourcils d'un air concentré, puis les fils argentés qui se confondirent avec les autres lorsqu'elle mélangea lentement le contenu de la bassine de pierre du bout de sa baguette. Toujours sans mot dire, elle se pencha au-dessus de l'objet et se laissa entraîner dans les pensées d'Hermione.

Elle se trouvait dans une salle déserte, si quelconque qu'elle aurait été bien en peine de dire laquelle exactement, une des centaines de salles désaffectées qui se trouvaient derrière les innombrables portes que comptaient Poudlard. L'épaisse couche de poussière qui recouvrait les pupitres et les bancs et les toiles d'araignées qui pendaient du plafond comme des guirlandes de dentelles témoignaient de l'abandon dans lequel la pièce se trouvait. Même les elfes de maison ne devaient pas s'aventurer là souvent. Pansy vit qu'Hermione était seule, assise au bureau du professeur, l'air absent. Plusieurs minutes se passèrent avant que Draco ne fasse son apparition, son souffle court témoignant de sa précipitation et sa cravate pendant en bataille. Hermione se leva, les sourcils froncés, mais le jeune homme ne lui laissa pas le temps de placer un mot.

« Désolé », dit-il rapidement en s'asseyant sur le bureau le plus proche après l'avoir essuyé du revers de la main d'un air dégoutté, « J'ai été retenu par Rogue, je n'avais pas répondu à la question 34 du dernier devoir, il voulait savoir pourquoi… »

Hermione haussa le sourcils mais ne dit rien, se contentant d'observer son interlocuteur. Celui-ci se tut et regarda la jeune fille. Le silence qui régnait dans a pièce était pesant, et Pansy, bien qu'elle sut que tout ça n'était qu'un souvenir passé et révolu, se surprit à retenir son souffle. Elle avait l'impression d'assister à un duel entre deux bretteurs aguerris, et se sentait gênée comme si on l'avait surprise à regarder par un trou de serrure une scène qu'elle n'était pas supposée voir. Enfin, Hermione brisa le silence : « Pourquoi voulais-tu me voir ? », demanda t'elle, froidement.

« Je ne sais pas. Je suppose que j'en avais juste envie », répondit le jeune homme en esquissant un sourire, « Cela est-il si surprenant ? Et toi, pourquoi es-tu venue ? »

Les joues de la préfète-en-chef s'embrasèrent et elle détourna la tête bien que sa voix resta ferme : « Je croyais que tu avais quelque chose à me dire, quelque chose d'important. »

Le sourire de Draco s'élargit : « C'est faux, Hermione, tu le sais aussi bien que moi. Tu es venue parce que tu avais envie de me revoir, autant que moi j'avais envie de te revoir. En quoi cela est-il si gênant ? Nous avons tous les deux passé une excellente soirée, et il n'y a rien de mal à ce que nous ayons envie de nous revoir. Alors pourquoi nous chercher des excuses alors qu'il n'y a que nous deux à tromper ? »

Hermione lui lança un regard aigu, visiblement déstabilisée, avant de se reprendre : « Parce que je sais que tu ne fais rien sans calcul. Qu'il n'y a pas que ce que tu me dis. Je suis venue parce que je veux savoir ce que tu vas retirer de tout ça, et je le saurai de gré ou de force. J'ai emmené du Véritaserum avec moi ! » finit-elle sur un air de bravade.

« Je n'en attendais pas moins de toi. Je suis prêt à le prendre volontairement. Je te dirais tout, puisque tu le veux. », répondit-il, simplement, comme s'il énonçait là une évidence, et Pansy se sentit frémir.

Le visage d'Hermione ne laissa rien paraître tandis qu'elle lui tendait la petite fiole remplie d'un liquide transparent qu'elle avait glissé dans une de ses manches. Sans la quitter des yeux, Draco la prit d'une main qui ne tremblait pas, et la leva en direction de sa compagne dans un dérisoire signe de salut. Pansy eut envie de courir vers lui pour arracher la bouteille de la main de l'homme qu'elle aimait, mais quelque chose l'en empêcha et elle regarda, fascinée, son fiancé accoler ses lèvres au goulot et en boire le contenu sans battre d'un cil. Il avala difficilement, puis Hermione lui tourna le dos, parlant d'une voix atone qui ne laissait rien transparaître. Et alors commença l'interrogatoire…

« Pourquoi Pansy est-elle venue me voir, la première fois ? »

« Parce que je le lui avais demandé. »

« Pourquoi as-tu fait une chose pareille ? »

« C'était un pari. Je devais coucher avec toi avant la fin de l'année. »

Les épaules d'Hermione frémirent, mais elle continua sans changer de ton : « Pourquoi avoir accepter ? »

« Pour plusieurs raisons : je relève toujours les défis, c'était un exploit à ma hauteur, j'avais donné ma parole. Et tu me plaisais… »

« Ce pari est-il toujours d'actualité ? »

« Oui. Mais ce rendez-vous, ce n'était pas à cause de ça. Il n'a plus d'importance, maintenant. Tu es une fille bien, Hermione, tu es jolie, tu es intelligente, tu sais écouter. J'avais besoin de ce pari pour avoir une excuse, mais tu as fais le reste sans le savoir. »

« Quand le pari n'a t-il plus eut d'importance ? »

« Le soir de notre discussion à la bibliothèque. Au début, je voulais juste te séduire, te prendre au piège, mais je me suis trop laissé aller. Je ne t'ai pas menti, il est plus facile de dire une partie de la vérité que de dire un mensonge, surtout avec les gens comme toi. Mais je me suis laissé entraîner, j'en ai dis beaucoup plus que ce que je ne voulais. Pansy écoutait, c'est a seule chose qui me retenait en tant soit peu. Quand tu es partie, je m'en suis repenti, mais il était trop tard : il y avait déjà une brèche, même si je pouvais encore tenir mon rôle. J'ai essayé de lutter de toutes mes forces. Il y avait une partie de moi qui te haïssait parce que tu m'as rendu faible, et une autre qui était fascinée par toi. Comme s'il y avait deux personnes en moi. »

« Qu'as-tu pensé quand Harry et Ron sont intervenus ? »

Ici, Draco ricana : « Je les aurai tués ! Mais en même temps, ils m'ont en quelque sorte sauvé la face. J'ai couché avec Pansy, parce qu'elle le voulait, mais je n'ai pas cessé de penser à toi. Tu n'imagines pas à quel point tu m'as manqué. Jour et nuit, jusqu'à aujourd'hui, j'ai attendu que tu viennes me trouver. C'est bête de dire ça, mais c'est vrai. Je n'ai pas l'habitude que les filles me résistent. Ca me rendait fou, et en même temps, j'en étais heureux parce que je savais que si tu étais venue, nous aurions couché ensemble et je ne voulais pas de ça. Enfin, je le voulais, bien sûr, mais ce n'était plus pour le pari, je ne voulais pas te prendre avant de t'avoir dit la vérité. Pansy te l'aurais dit, si je ne l'avais pas fait, mais je voulais que tu le saches… »

Hermione s'était retournée, les yeux plein de larmes, et c'est d'une voix tremblante qu'elle posa sa dernière question : « Et maintenant, Draco, que penses-tu de moi ? »

« Je pense que je t'aime. Je n'en suis pas sûr, je n'ai jamais éprouvé ça pour quelqu'un, mais je crois bien que je t'aime. Comment appelles-tu tes sentiments pour quelqu'un qui te fascine, quelqu'un à qui tu penses tout le temps, quelqu'un qui te rend heureux le matin quand tu te lèves ? Je n'en suis pas sûr, mais je crois que c'est l'amour… »

Il ouvrit les bras avec un sourire, et Hermione s'y rua dedans comme si elle ne l'avait pas vu depuis des siècles en collant ses lèvres aux siennes. Une main se posa sur l'épaule de Pansy, et elle se retourna. Face à elle se trouvait Hermione, l'autre, celle du présent. Ses joues étaient mouillées de larmes et sur ses lèvres courrait un sourire rêveur. « Viens, Pansy », dit-elle, « Il est temps de rentrer. »

Fin du chapitre… Snif...Reviews please !

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