Petit mot au retrouvage de chapitre perdu sur une disquette: mince alors, j'étais pourtant certaine de l'avoir posté... L'explication au prochain chapitre que je posterai dans la foulée.

Cher lecteur, chère lectrice, ami(e) de passage

Je ne suis malheureusement pas de ces grands auteurs à qui la boisson, le délire, la folie ou l'insomnie permet d'écrire des chefs d'œuvres qui restent à la postérité. Je dois donc vous avertir que j'ai écrit sous le coup d'un grand manque de sommeil, au moins le début de ce chapitre-ci et pour la fin du précédent (quoique je n'aie fait que la recopier sans pouvoir toutefois m'en empêcher de la modifier) étant donné que j'ai dormis en tout et pour tout 4heures dans la nuit d'avant hier à hier, et que je n'ai pas retrouvé le sommeil depuis. La cause en est que ces deux nuits je me suis avancée dans la lecture du livre de Stendhal Le rouge et le noir, qui a été suivie la première nuit de celle de Prisonnière de l'hiver de Serge Brussolo, qu'il m'excuse si l'orthographe de son patronyme se trouve faussée, la seconde de l'excellent Froid comme la tombe de Peter Robinson. Je vous recommande donc ces trois livres, en particulier le dernier, et non le moindre, car il a tenu l'exploit de me tenir toute la nuit éveillée à le lire, de minuit et demi à huit heures du matin, à cause de petites interruptions (ma mère est allée faire ses besoins deux fois au cour de la nuit, mon lit se plait à grincer, et la lumière peut passer par-dessous ma porte, d'où un grand nombre de précautions, l'excuse des démangeaisons dues aux piqûres d'insectes ne tenant pas deux fois, surtout pour une nuit entière). J'en profite également pour m'excuser si mon écriture peut vous paraître guindée, surtout dans ce préambule que je ne prends pas la peine de corriger, mais Stendhal étant une des grosses pointures de la littérature française, je dois, après en avoir lu près de quatre cents pages en deux jours, faire de grands efforts pour éviter de m'exprimer au passé antérieur et au plus-que-parfait du subjonctif.

Espérant que tout mes efforts seront appréciés à leur juste valeur,

Sincèrement et éternellement votre,

Kaorulabelle

Chapitre deux: Arrivée

Le voyage s'était déroulé en silence.

A leur arrivée à la gare, Duo s'était dirigé sans la moindre hésitation vers la voie 9 ¾ et avait traversé la barrière. Ensuite, il s'était installé dans un compartiment du Poudlard Express et les autres avaient suivi. La vendeuse de bonbon était passé et il lui avait acheté des friandises avec son propre argent. On aurait put dire qu'il avait fait ça toute sa vie. Les questions des autres avaient été avortées par l'air impénétrable du plus jeune homme du groupe. Air qui s'aggravait au fur et à mesure du voyage, tandis qu'il triturait, miraculeusement sans se blesser, une rose rouge foncé, aux pétales à la texture du velours, et à la tige particulièrement recouverte d'épines(1). Son visage se fermait tandis que sous l'effet de la chaleur et de la moiteur de ses doigts, à moins que ce ne soit magique, la rose s'ouvrait: Ce qui n'était qu'un bourgeon refermé au départ avait à l'arrivée dépassé le stade du bouton et ses pétales doux s'écartaient délicatement du centre de la fleur, qui n'était cependant pas tout à fait épanouie et gardait la fraîcheur pour laquelle on l'offrait en gage d'amour.

A l'arrivée, ils furent tout les cinq accueillis par Hagrid, qui les fit monter en barque. Sans prêter attention au paysage, comme s'il l'avait vu cent fois, Duo s'occupait toujours de sa rose. Il sortit d'on ne sait où un long cheveux châtain et l'enroula, ainsi que l'un des siens, autour de la base de la tige de la fleur. Même si les deux teintes s'harmonisaient parfaitement, un observateur attentif aurait remarqué que les deux coloris n'étaient pas semblables: l'un des cheveux possédait la couleur du miel mélangée à de la bière rousse, tandis que l'autre avait plus des tons de chocolat chaud au coin du feu en hiver. Il fit maint et maint tours pour enrouler dans leur entier les deux objets d'une grande longueur, puis arriva patiemment au bout de son travail, au moment où l'on passait au milieu du lac, juste après avoir découvert une magnifique vue de Poudlard. Alors, d'un geste adroit, il lança la rose au milieu exact du lac. Elle remua un peu, semblant rebondir, puis s'immobilisa, à la verticale, semblant à peine posée sur l'eau qui ne submergeait pas même le bout de sa tige.

Ce geste serait passé inaperçu sans la rigidité surnaturelle de la tige au-dessus de l'eau. La rose avait heurté l'eau avec un léger bruit, qu'on n'aurait pas entendu en temps normal, mais qui avait retenti dans le silence comme le glas d'une mort certaine, celle que crurent arriver les autres occupants de la barque.

En effet, semblant inspiré, Hagrid avait conté aux enfants-soldats tout ce qu'il savait au sujet du calamar géant, et ces novices dans le monde de la magie l'avaient cru sans mettre le moins du monde sa parole en doute; il était professeur après tout. Toujours est-il qu'il leur avait dit que dans cette partie du lac, plus précisément en son milieu, vivait la bête. Et que sans le sort de Silence qui entourait les barques, tout attentif qu'il était aux bruits inhabituels et possédant une excellente oreille, le monstre se serait jeté sur eux, et par conséquent, qu'ils ne devaient pas faire un bruit et éviter à tout pris de laisser tomber quoi que ce soit dans le lac, pour leur sécurité à tous.

Dans ce contexte tomba la rose de Duo dans le lac, on put entendre, en plus du bruit de l'objet tombant à l'eau, un murmure bas, qui serait passé inaperçu au milieu du Chemin de Traverse un jour de rentrée mais pas dans le silence inquiet qui s'était emparé de la barque. Ce murmure, un "Reviens-moi vite" à peine articulé provoqua un immense flot de colère parmi les nouveaux arrivants qu'étaient les pilotes. Aussi, dès qu'ils accostèrent, ce fut Wufei, plus impatient et coléreux de nature qui attaqua le premier.

- Maxwell, on savait que t'étais débile, mais pas à ce point là.

- Hn! (C'est vrai quoi! Ça te coûtait pas tant que ça d'écouter pour une fois!)

- Tu aurais pu causer notre mort à tous.

- Tu ne te rends pas compte des dégâts que ça aurait entraînés!

Même le timide et gentil Quatre et le silencieux Trowa étaient de la partie. Tous l'accablaient de reproches quand, dans un moment où on le laissa respirer, il osa demander:

- Mais enfin… J'ai l'air con je sais mais j'sais pas de quoi vous m'engueulez…

- DE QUOI? Ce fut un cri unanime, et on lui répondit ensuite à qui mieux mieux.

- Mais tu aurais pu le réveiller!

- Ce monstre!

- Cette créature!

- Cette horreur!

- Ce cauchemar!

- Cette chose!

- Qui aurait pu tous nous tuer!

- Et qui vie au fond de l'eau!

- LE CALAMAR GÉANT!

Duo eut alors une réaction tout à fait insolite: il éclata de rire, chose qui ne lui était pas arrivé depuis quatre bons jours.

- Excusez-moi, dit-il en s'essuyant les yeux, vous êtes tellement drôles! Je savais ce que je faisais, on ne risquait rien!

- Mais et le calamar…

- Je n'insinue pas qu'il n'existe pas, Dennis Crivey en a eu la preuve lors de sa première année, ni qu'il est à la recherche d'une proie et qu'il lui est interdit de manger le jour de la rentrée mais…

- Mais?

- Et je sais aussi qu'il entend très bien, même sans oreilles, et qu'il guette le moindre bruit mais…

- MAIS?

- Mais… Il reprit son sérieux. Mais il a un cœur, et il lui est tout bonnement impossible d'attaquer un jeune homme qui viendrait juste jeter une rose pour espérer le plus proche retour de sa bien aimée.

- …

Tous se turent, et ce fut en un silence ecclésiastique qu'il pénétrèrent pour la première fois dans le château.

Silence gêné qui se transforma rapidement en silence émerveillé. Les quatre pilotes étaient béats d'admiration et même Duo regardait d'un air peu étonné mais légèrement admiratif la beauté du château. Pour se rendre au bureau du directeur, ils traversèrent la grande salle en s'exclamant devant le plafond magique. Quand Quatre demanda comment ils avaient réussi à le créer, ce fut Duo qui lui répondit d'aller à la bibliothèque et de chercher dans l'histoire de Poudlard. Enfin, ils arrivèrent dans le bureau de Dumbledore qui s'était magiquement agrandit pour l'occasion. Outre le directeur, les cinq pilotes et le professeur McGonagall qui avait pris la relève de Hagrid à l'entrée du château, Harry Potter et Ronald Weasley étaient assis dans la pièce.

- Bonjour Messieurs. Je suis le Professeur Dumbledore.

- Bonjour Professeur Dumbledore

- Bon, s'il vous plaît, présentez-vous.

- Heero Yuy. Pilote 01.

- Trowa Barton. Pilote 03. Bonjour.

- Je suis Quatre Raberba Winner, le pilote numéro 04. Enchanté faire votre connaissance Professeur Dumbledore.

- Wufei Chang. Pilote 05. Heureux de vous connaître.

- Duo Maxwell. Pilote 02. Yo papi, t'as l'air encore plus con que dans les cartes de chocogrenouille. Exactement ce à quoi je m'attendais en gros.

- Mr Maxwell! S'offusqua le professeur Mc Gonagall. Sachez que vous parlez à…

- Albus Dumbledore, Dumby pour les intimes, dirlo de Poudlard, vainqueur de Grindelwald, grand manitou de l'ordre du Phénix, vieux pépé gâteux et sale manipulateur à ses heures, qui n'hésite pas à envoyer les autres se faire tuer sous des prétextes nobles soi disant, en clair quand ça lui sert. Moi c'est Shinigami et t'as réveillé ma colère.

- Vous n'avez pas spécifié que vous étiez schizophrène Duo, ou Shinigami si vous préférez.

- Pour vous ce sera Monsieur Maxwell. Jparles pas à ceux qui tuent sans se salir les mains

- Mais voyons, que…

- Il a raison professeur, lança Harry.

- Hermione par exemple, ajouta Ron.

- Oh! Vous devez être Harry Potter et Ron Weasley, lança Duo, regardant toujours Dumbledore dans les yeux.

- Ouais.

- Et Mione c'est notre meilleure amie.

- Je sais.

- Enfin messieurs, Miss Granger s'est sacrifiée de son plein gré

- Mais vous n'avez rien fait pour l'en empêcher, et c'est quasi certain qu'elle ne reviendra pas! Cria Ron.

- Eh, calmez-vous, lança Heero. On est là pour faire connaissance, pas pour s'engueuler! Je vous comprends mais…

- Non, dit Ron

- Tu peux pas comprendre, ajouta Harry.

- Si je…

- Tais-toi Heero, lança Duo. Ils ont raison, tu peux pas comprendre, dit Duo. Moi je vous comprends.

- Eh! C'est pas parce que je suis le soldat parfait que je comprends rien!

- C'est pas pour ça merde! Fit Duo.

- Toi non plus tu peux pas comprendre notre douleur, lança Ron. Tu peux pas comprendre parce que c'est notre meilleure amie, et qu'elle nous manque. Elle est sûrement morte à l'heure qu'il est!

- Elle n'est pas morte, Voldie à besoin d'elle. J'l'aurais su si elle avait crevé. Et elle reviendra, soyez en sûr. Elle vous l'a promis je suppose?

- Et alors! Qu'est-ce qu'une promesse quand c'est Voldemort qui la torture!

- Elle reviendra parce que c'est la personne qui a le plus de chance de revenir vivante de chez lui. Et ça m'étonnerait beaucoup que ça lui fasse plaisir de voir quez vous avez si peu cru en elle quand elle reviendra! MERDE!

- PUTAIN, TU VOIS PAS QU'ON VEUT PAS SE FAIRE UNE FAUSSE JOIE?

- ON TIENT À ELLE! SI ELLE MEURT, ON RISQUE D'EN CREVER!

- TU PEUX PAS COMPRENDRE!

- C'EST VOUS QUI POUVEZ PAS COMPRENDRE! C'est vous qui pouvez pas comprendre! Si elle meurt, moi je risque pas de crever, je vais crever! Sa vie c'est ma vie… ALORS ELLE NE MOURRA PAS! Fit-il avec des sanglots dans la voix. ImBéCiLes…

Il sortit en claquant la porte.

- Excusez-le, fit Quatre. C'est mon meilleur ami et il adore faire des blagues.

- Ben c'était une sale blague, lança Ron

- À mon avis, c'est un petit con et rien d'autre. Il voit pas qu'on souffre? Il peut pas comprendre.

- Il est pas dans son état normal ces quatre derniers jours. D'habitude il sourit, nous embêtes…

- Nous non plus on est pas dans notre état normal depuis quatre jours, mais nous on a une bonne raison!

- Vous trouvez pas ça bizarre comme coïncidence? Lança Wufei

- On s'en fou… répondit Harry

- C'est normal, dit Quatre. Je ressens une grande douleur qui émane de vous. Je suis empathe, ajouta-t-il, gêné.

- …?

- Normalement c'est là que Hermione nous traite d'abrutis et nous explique ce que c'est, dit tristement Harry.

- Il lit les sentiments des personnes autour de lui, répondit Trowa.

- Ah.

- Bon, dit Dumbledore, Minerva, montrez-leur leurs quartiers s'il vous plaît.

- Bien. Suivez-moi, dit-elle

Les quatre pilotes, les deux élèves et le professeur partirent du bureau. Duo les rejoint en bas de la gargouille et les suivit en silence.

- Tu peux pas comprendre, lança doucement Harry à Duo. Tu as peut-être vécu la même situation, mais tu la connais pas.

- Je n'ai jamais vécu cette situation, je la vie en ce moment. Je la connais, et même mieux que vous.

- QUOI? Murmura Ron. C'est pas possible, ça fait la septième année qu'on vie ensemble pendant l'année scolaire et pendant les vacances parfois. Quand on l'a rencontré elle avait euh…

- Neuf ans et demi. Vous voyez, c'est cet été à peine que vous avez su sa date d'anniversaire.

- Bon d'accord. Et toi tu la connais d'où?

- De la maternité.

- Hein?

- On est né dans la même salle, le même jour Je suis son aîné de quelques secondes. On ne s'est jamais quittés depuis. On a toujours vécu ensemble, seuls tous les deux.

- Seuls?

- Mais ses parents…

- Ils l'ont abandonné à la naissance, comme les miens. On a vécu dans la rue jusqu'à neuf ans. Elle est allée à Poudlard et moi à mon entraînement.

- Mais on les a vu…

- Si elle a été acceptée à Poudlard si jeune, ce n'est pas seulement parce qu'elle a sauté une classe. Même avant d'avoir sa baguette, elle était très douée en enchantements de toute sorte. A nous deux, on a même réussi à provoquer de la neige en plein été à huit ans. Ça nous a permis de carotter pas mal de bouffe et quelques fringues… Faut bien survivre, lança-t-il en haussant les épaules. C'est pour ça que je ne m'inquiète pas trop. Elle a connu pire. Là, ajouta-t-il, vous en savez plus sur ma vie que quiconque.

- Quoi? Tu as aussi des pouvoirs magiques? Demanda Quatre.

- On en a tous, sinon on aurai pas pu entrer. Simplement vous avez besoin de rattraper tout le programme de Poudlard et moi celui du début de la première année…

- Ouah! Eh les gars, on a des pouvoirs magiques!

Ils se retournèrent étonnés.

- Ah bon? Lancèrent les pilotes

- Quoi vous saviez pas? Demanda Mc Gonagall.

- Moi si, répondit Duo, mais vous allez devoir leur faire rattraper tous les cours depuis le début, dit-il au professeur. Moi j'ai pas passé mes Buses et j'ai pas encore eu le programme de septième année. Mais ne vous inquiétez pas, ajouta-t-il en souriant, Hermione nous fera les cours et vous les exams, elle est très douée en prof. Elle ne devrait plus tarder d'ailleurs.

- Je ne voudrais pas gâcher votre optimisme, répondit le professeur de métamorphose, mais on n'a jamais vu quelqu'un revenir vivant de chez vous-savez-q…

- Professeur Mc Gonagall! Lança Hagrid qui venait d'arriver, essoufflé. Vous-savez-qui est dans le parc! Miss Granger est avec lui et les mangemorts, mais elle est vivante!

- QUOI? Allez prévenir Dumbledore. Je me charge d'aller protéger les élèves. Vous, dit-elle à Harry et Ron, attendez Dumbledore avant d'y aller, avec les pilotes.

Elle sortit rapidement. Les jeunes se concertèrent du regard… et sortirent dans le parc en courant. Devant eux, de l'autre côté du lac, se tenait Lord Voldemort.

Ses mangemorts étaient derrière lui et il tenait par les cheveux une Hermione ensanglantée et à genoux.

- Potter! Dit le mage noir. Comme promis, je n'ai pas attaqué l'école. Alors je te propose un marché: ta vie contre celle de ta petite amie la sang de bourbe.

- Ce n'est pas mon petit ami, jeta ladite sang de bourbe, mais c'est vrai que j'préfér'rai mieux le baiser que toi, Voldie.

- ARRÊTE DE M'APPELER COMME CA! JE M'APPELLE LORD VOLDEMORT! ET SI POTTER REFUSE D'ÉCHANGER SA VIE CONTRE LA TIENNE? JE E FERAI UNE JOIE DE TE TORTURER UN PEU PLUS ET DE TE REMONTRER COMMENT JE BAISE!

- Ben c'était pas génial, dit-elle en souriant, amusée. Sourire qui se transforma en grimace de douleur quand il lui lança un coup de pied dans le ventre en la secouant par les cheveux. Non Harry, sans dec', ajouta-t-elle, refuse, je rentre toute seule. P't'être pas en jet privé mais toute seule comme une grande.

- Tu faisais moins la fière en hurlant de douleur dans mon lit, s'amusant de l'air coléreux et dégoûté de Harry. Je devrais peut-être recommencer ici et maintenant, ça pourrait être marrant…

Duo eut tout le mal du monde à retenir Harry. Il lui murmura à l'oreille d'avoir confiance en Hermione, en la regardant droit dans les yeux. Il entourait le jeune homme des deux bras, la mains gauche sur l'avant bras droit.

- Non-merci, disais la jeune fille. Les positions indécentes sont interdites dans l'école et je préfère à tout prix éviter une retenue avec Rogue. Quoi que ça peut pas être pire qu'une seconde avec toi, son haleine est mille fois meilleure que la tienne. C'est quoi ton dentifrice Voldie?

- Je suis navré que mon haleine te déplaise. Tu n'as simplement pas encore eu le temps de t'habituer. Tu t'y feras, tu verras, surtout si ton ami reste là-bas… Il la souleva par les cheveux et lui roula une pelle, avant de la jeter au sol.

- Berk, fit-elle en se tenant le bras avec une grimace de douleur. J'en ai marre. Voldie, je romp!

Elle disparut.

- QUOI? Mais euh… ROH! Fit-il en l'apercevant plus loin.

Elle venait de réapparaître dans la même position quelques mètres plus loin, c'est à dire juste devant Duo, une rose rouge entre les dents.

- En bien mon chéri, s'il te plait, évite de lasser traîner mes roses préférées au milieu du lac s'il te plait…

- Promis, si tu évite de te laisser prendre par Voldie mon petit ange.

- Promis!

Elle se leva et lui fit la bise, dans le vent, sans même le toucher. C'est à ce moment là que Harry et Ron sortirent de leur torpeur et se jetèrent sur elle en riant, les larmes aux joues.

- Hello les mecs!

De rage, Voldemort transplana avec ses mangemorts.

Elle se dégagea lentement d'eux et se rapprocha de Duo, qui sourit à ses amis les pilotes.

- Ben les mecs, j'vous présente Hermione Granger, ma petite amie.

- Quoi? Lança Wufei. Ya une onna qui a bien voulu de toi?

- Wufei, il plaisante, sourit Quatre. Ils se font la bise.

- Je ne plaisante pas Wuffinou

- Maxweeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeell

- Ben quoi? C'est vrai, malheureusement. Il porta le dos de la main au front et soupira. C'est un amour purement platonique…

- T'es capable de ça? Demanda Trowa.

- C'est siiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii dur. Minnie-chan, je t'en supplie, fit-il se retournant, embrasse-moi.

Elle le regarda tandis qu'il approchait son visage d'elle, les lèvres exagérément sorties. Quand il ne fut qu'à quelques millimètres de la toucher, elle le retint par le bout de la natte, se mit derrière lui, et commença à tourner sur elle-même, faisant un effet tourniquet à ce pauvre Duo. Elle le lâcha et il s'envola pour atterrir lamentablement dans le lac.

- Je t'aime mon petit Duo d'amour, fit-elle en le regardant, les bras croisés.

- Moi aussi Minnie chérie, répondit-il en sortant de l'eau, trempé, mais je préfère rester dans une relation platonique tous comptes fait, je préfère rester en bons termes avec Calmie.

- Le calamar?

- Oui. Maintenant, dépêches-toi d'aller à l'infirmerie, je ne tiens pas à ce que tut le monde puisse admirer ta plastique sous tes lambeaux de vêtements…

- Tu sais que Voldemort me préfère comme ça lui au moins. Il se fiche de ma tenue.

- On préfère tous les deux quand tu ne portes rien mais contrairement à lui je n'ai pas cinquante mangemorts avec qui je veux te partager ok? Dépêches-toi! Harry, Ron, emmenez-là. Vite.

- Pourquoi tu le fais pas toi? C'est ta meuf après tout.

- Je ne PEUX pas. Je suis trempé. MERDE, grouillez-vous! Elle tient plus debout!

Les deux garçons arrivèrent juste à temps pour empêcher Hermione de s'effondrer.

- Imbécile… dit-il tandis qu'ils marchaient vers l'infirmerie.

- Quoi? Je suis plus ta Minnie chérie?

- Pas tant que t'es aussi stupide.

- D'habitude c'est moi qui traite les autres d'idiots…

- Justement, faut que j'en profite tant que tu peux pas me frapper. Il s'enfuit en courant.

Dans un dernier sursaut d'énergie, elle se dégagea de Ron et Harry et s'élança à sa poursuite et arriva à l'infirmerie où il l'attendait. Elle s'effondra sur le lit où il l'avait mené et lui dit:

- Pardon pour l'inquiétude que je t'ai donné

- À ta place j'aurais fait pareil. Pense simplement la prochaine fois que ressentir toute ta douleur n'est pas la meilleure des façons de se dire que tu vas bien…

- Tu regrettes?

- Non. Comme ça je sais que t'es en vie. Je préfère pas imaginer ce que j'aurais ressenti autrement. Je serai devenu fou.

- Plus que d'habitude? C'est possible?

Il sourit en guise de réponse. Un sourire triste. Il la regarda s'appuyer sur un coude. Elle se redressait pour mieux lui dire:

- Je t'aime.

- Moi aussi mon ange, moi aussi.

(1):J'ai les mêmes chez moi elles sont géniales! Ce sont mes préférées! Avec les églantines! Et les roses rose du grand rosier! Et les roses fluo! Et les roses de papa! Si vous avez compris, j'adore les roses. Les lys aussi. Et la lavande. Mais ne me prenez pas pour une sentimentale, je baffe le prems qui m'jette des fleurs (surtout si c'est mon mec et que c'est des roses jaunes, ma couleur préférée… mais en langage des fleurs…)

Bon, j'ai écrit la plus grosse partie de ce chapitre (à partir de l'entrée dans le château)dans de meilleures conditions que la veille. J'ai dormis environ 12h et je ne sens presque pas ce putain de mal au ventre. (Vive Spasfon-Ponstyl association!). J'espère que ça vous à plut! Oups… Ça fait 1h 20min que ma mère m'a appelé pour venir manger… J'ai la DALLE…

Love from K.