Très chers lecteurs (si tant est que vous existiez)
Ceci pour vous dire que si je poste aujourd'hui ce petit interlude oublié et qui en temps normal n'aurait pas trouvé sa place ici, c'est qu'il est temps pour moi de vous prévenir qu'en dehors des quelques lignes qui vont suivre, ce texte n'aura probablement jamais de suite.
Il se rattache pour moi à bien trop de souvenirs, dont je dois et ne parviens pas à faire le deuil. Le souvenir de choses toutes bêtes, qui auraient pu être, et n'ont pas été.
Au moment où j'écris ce mot, avant de le taper à l'ordinateur demain, il est 1H48 du matin à l'un de mes réveils; 1H42 à l'autre. Je viens de finir de lire La jeune fille à la perle de Tracy Chevalier, et hier nuit, Avec toi Claire, j'aurais aimé la vie m'a bouleversé, d'autant plus qu'il semble s'agir d'une histoire vraie, racontée par Claire Mazard et Hélène Lune. Là encore, trop de souvenirs… Peu de gens savent.
Si Le fil Rouge n'aura pas de suite, c'est aussi que lorsque j'aurai la force morale de relire ses premiers chapitres sans avoir envie de pleurer, je serai dans l'incapacité physique de le faire. Pas de maladie grave, non, mais bientôt des études longues et prenantes, et déjà le difficile travail d'une terminale scientifique. Mes notes sont en baisse. Que dire? Galère…
Quoi qu'il en soit, je n'abandonne pas l'écriture, surtout pas. Vous devriez bientôt pouvoir lire une originale qui me tient à cœur, quoi qu'elle soit de lecture difficile pour les plus sensibles d'entre vous. Elle s'intitule 9ter, rue des Amants et sera visible sur www .fictionpress .com / ladykaoruanarchy (sans les espaces, bien sûr).
Pas de fanfiction prévue pour le moment, à part un lemon hétéro sur Gundam Wing déjà disponible sur simple demande par mail (mon adresse dans ma bio). Là aussi, attention aux plus jeunes…
J'écris, j'écris… Mais il est temps pour moi de conclure, ayant un devoir de sciences de deux heures, dans à peine plus de huit heures trente.
J'ai juste le temps de vous remercier à nouveau pour vos reviews, même si entre ma dernière parution et celle-ci vous avez pu m'oublier.
Moi, je ne vous oublie pas.
Merci à Ann O'Nym pour la pertinence de tes commentaires, dommage que je ne continues pas…
Merci à Sylia Maxwell, Black Sharne, virg05, lilouthephoenix, et Le Saut de l'Ange pour avoir laissé une ou plusieurs reviews (ben quoi? Plusieurs commence à deux!) et pour votre gentillesse.
Petit message à Clo, si jamais tu passes par là, Chevalier Jedi de la rable ronde. C'est bien "à cause" de toi que j'arrête cette histoire. Enfin à cause de toi… C'est beaucoup dire, et tomber dans le mélodrame. Mets-ça sur le compte de ma trop grande émotivité (si si, j'te jure!), comme le fait que depuis environ un an j'ai un mal fou à te regarder dans les yeux. Dis-toi que tout ce qui m'arrive, m'est arrivé et m'arrivera est ma faute, It's my own fault, ma propre faute – et oublie tout ça. N'en parles à personne, à part peut-être ma boite mail, suivant son humeur, elle te répondra.
Bisous à toutes et à tous, et pour la dernière fois ici,
Bonne lecture.
Kaorulabelle, à M. le 15 octobre 2005.
P.S.: Ce fut un plaisir.
Interlude premier: Que tu sois avec à mes côtés…
"Ca m'est égal d'être blessée…
Ca m'est égal de souffrir
Si c'est de ta main, ça m'est égal de mourir
De toute façon, le monde est complètement pourri…
Et puisqu'on doit tous mourir…
Peu importe les règles!
Je me fiche de ce que peu penser le reste du monde!
De toute façon, personne ne peut me comprendre!
Et je ne veux rien savoir des gens
Que tu sois à mes côtés, c'est tout ce qui compte…"
Fuyumi Soryo, Mars Vol 9.
"Par ce sang qui est le tien
Et par mes sentiments
Par cette marque je suis ton ange
Par toute ta souffrance
Je veille sur toi
Tel un ange de miséricorde,
De délivrance,
Et de vengeance.
…"
Lady Anarchy, Serment de la marque
- Elle me pèse parfois tu sais?
- À moi aussi, tu le sais bien.
- Je le sens bien
- Il n'empêche que j'en suis heureux. Et toi aussi.
- …
- Mais tu peux être certaine que je ne regrette pas; je ne regretterai jamais. Pas tant que tu vivras.
- Merci. Tu sais toujours ce qu'il faut me dire pour me réconforter hein? Quoi qu'il arrive… Et ça a toujours été le cas. Ça ne vient pas de là, mais de toi. Merci pour tout mon ange
- Tu sais bien que, sans mauvais jeu de mots, tout le plaisir est pour moi...
- Ouais…
- Mais… La seule chose qui me fait peur avec ça c'est… la mort. Parce que… Être condamné à voir périr celle que j'aime de ma main, ou par ma faute, c'est… Je hais cette partie du contrat. Je hais l'idée de te faire du mal. J'ai peur de te faire souffrir. Et qu'après ta mort, ta mémoire soit salie. Et je me hais d'avoir une telle envie de toi que ça me fait presque aussi mal que si je m'en délivrais. Je ne veux pas te faire souffrir d'avantage...
- Tu te souviens de ce manga, Mars, de ce passage que j'avais trouvé tellement beau.
Elle se leva, sortit d'une étagère un manga, le feuilleta quelques instants et le lui tendit grand ouvert à une page.
- … Que je sois avec toi… Mais c'est si dur! D'être avec toi, d'être sans toi, tout me torture. Je t'ai menti en disant que je ne regrettais pas. J'en ai marre, marre de devoir m'approcher sans te toucher! Marre de sentir ta chaleur sans en profiter! Marre marre marre…
Doucement, elle s'approcha et, sans un mot, aérienne, elle effleura ses lèvres des siennes.
- Ça fait mal… mon ange…
Ne résistant plus à la tentation ainsi offerte, il ferma les yeux et se pencha sur elle avant de la projeter au sol, recouvrant son corps du sien, ses lèvres sur celles de la jeune femme. Une immense douleur, plus forte que n'importe quelle autre, les traversa tous deux de part en part. De cette douleur jaillit le plaisir. De ces mains le déshabillant arriva la chaleur. De ce lui profond en elle surgit la semence, et, de ce cœur contre le siens, enfin vint l'amour.
- Dit… Ce fil rouge… On peut pas le couper hein?
- Non. Je crois pas.
- Tant mieux. Tant mieux. Parce que…
Un peu de douceur dans ce monde de brutes! Les vacances d'été c'est loin, celles de la toussaint sont bientôt finies, et c'est le 70ème jour de captivité pour deux journalistes Français et leur chauffeur Syrien. M'enfin… Tout ça, c'est la vie. Une nouvelle fic en projet…. Mais faut déjà finir celles en cours… Alala… Pov moua…
Much much love and big kisses from K.
P'tain j'en reviens pas, ça fait presque un an que j'ai écrit ce truc, le 2 novembre 2004… Tout est si vieux, en dehors du mot de début, avant le titre du chapitre. En tout cas, il est temps pour moi de vous dire au-revoir.
Encore et toujours:
Bien à vous.
K.
