Auteure: Vanilly

Titre: Quand un Potter se réveille !

Rating: R

Paring: HP/GW RW/HG DM/LL ...

Warning: Aventure/Romance/Humour ….

Disclaimer: Rien n'est à nous, tout à JKR… (Vous connaissez la suite)

Note de l'auteure : Alors, voilà le premier chapitre en espérant que vous êtes déjà fasciné hihi.

Pour Sirius

(Mais qu'est ce que c'est encore, le ministère, la justice. Maiheuh, cette fois j'ai rien fais, bon OK je me suis peut être introduit dans le ministère !)

Mince dit Harry, c'est dans trois jours ça veut dire que je peux dire adieu au fait de partir demain chez Ron Cornes de biques ! (Flûte)

Harry sursauta, un bruit étrange provenait de la fenêtre. Il tourna la tête, rien. Il repartait dans sa réflexion quand le même bruit se répéta. Intrigué, Harry s'avança jusqu'à la fenêtre. Rien d'anormal. Son regard se fit vague. Mais la réalité le rattrapa de plein fouet quand, il discerna deux sphères ambres foncés, il eut un mouvement de recul et aperçu Coq qui le fixait avec des yeux ronds et à la grande surprise d'Harry le petit hiboux du dernier des Weasley mâle se cogna pour le troisième fois dans la vitre. Ce fut la fois de trop pour la petite boule de plumes qui perdit connaissance et tomba à pic dans les rosiers de tante Pétunia. Harry réprima un fou rire qui lui venait aux lèvres (il est con ce hiboux !) pour s'élancer à la recherche du petit messager volant. Il atteint le jardin sans encombre, pas la moindre trace de sa famille. Coq récupéré facilement pour une fois, Harry reprit le chemin de sa chambre. Arrivé en haut, il vit que le comité d'accueil était présent. Devant sa porte, se tenait l'oncle Vernon, la tante Pétunia et le porcin, heu pardon Dudley qui affiché un sourire goguenard du style Ah tu croyais t'en tirer comme ça ? Dommage !

Harry ne se démonta pas et entrepris de passer comme si de rien n'était, la grosse main de son oncle s'abattis sur son épaule gauche (outch ! quand est ce que ces cours de boxe vont porter leur fruit ?), mais ce fut tante pétunia qui lui dit

Harry, cet oiseau, c'est bien celui du directeur de ton école ? Son ton était doux et anxieux. Harry n'eut pas le temps de s'interroger que la poigne sur son épaule se fit plus ferme, lui indiquant qu'il valait mieux qu'il réponde de suite.

-Et bien oui, c'est bien celui du professeur Dumbledore, il viendra me chercher pour la journée du 2 août, nous a …

Il fut coupé par son oncle qui s'exclama en colère

-Donc tu ne parts pas pour le mois d'août chez la famille de tarés ! (Comme si c'était un du que les Weasley le prennent ! non mais pour qui il se prend !)

-Ils ne sont pas tarés, se sont des gens fantastiques, gentils et très serviables ! S'offusquât Harry.

-Oh oui ! Et ce qu'ils ont fait à notre Dudleynouchet, tu crois peut être que nous l'avons oublié répondit vertement l'oncle Vernon

-Cela prouve simplement, qu'il mange tout ce qu'il trouve c'est tout affirma Harry (ouais pas trop convainquant cet argument).

-Ah oui se mit à hurler l'oncle Vernon et bien puisque c'est comme ça tu passera les trois prochain jours dans ta chambre !

Harry ne se fit pas prier, entra dans sa chambre et claqua la porte derrière lui. Il put cependant entendre son oncle dire

-Après tout ce qu'on a fait pour lui comment ose t il nous parler sur ce ton !

Alors que la voix de l'oncle Vernon diminuait d'intensité. Harry resserrait ses mains l'une contre l'autre, il entendit un son étouffé, et baissa son regard.

-Merdouillasse, Coq, eh oh réveille toi ! Tout en parlant, il secouait énergiquement le petit hibou. Hedwige poussa un hurlement, Harry se figea sur place. Voilà c'était fait, il était devenu un assassin, (qui tue un hiboux, tue un homme c'est bien connu), et le pire de tout, sur un de ses amis (égalité entre les sorciers et les créatures ou animaux magiques avait dit Hermione). Il avançait lentement vers son bureau, son regard fixait sur ce petit être énervant mais tellement affectueux qu'était Coq. Ses pouces caressaient délicatement les petites plumes soyeuses. Une larme descendait le long de sa joue. Puis une autre et encore plein.

Arrivé à destination, il déposa son précieux fardeau et resta immobile. Hedwige grandement énervée par se qui se passait sous ses yeux se mit à trépigner dans sa cage, si bien qu'elle la fit tanger. Harry releva la tête, elle était si belle, si pure, il était indigne d'elle.

-Je te comprends tu sais, tu veux partir. Tout en, parlant il avait ouvert la cage et s'aprétait à ouvrir la fenêtre, mais arrêta son geste. Sa main suspendue au dessus de la poignée, il écoutait, tout était silencieux ( un hibou en colère de la taille d'Hedwige cela devrait faire du bruit), alors lentement, il se tourna et la vit posait à côté de Coq, elle le regardait puis en sautillant elle s'approcha de sa cage entra sa tête saisi sa gamelle d'eau, la souleva et revint vers Coq et la lui laissa tomber sur la tête (là ou elle le ressuscite mais vu le bruit cela m'étonnerait ou alors elle l'a achevé). Elle l'éventa par de grands coups d'ailes. A ce moment là Harry repris ses esprits et vit que Coq respirait toujours.

-Hedwige ! Ma belle tu es la meilleure ! Cette dernière lui jeta un regard outré.

-Oui je sais, ce coup ci c'est une certitude et je m'en souviendrais promis.

Elle retourna dans sa cage fière de son travail. Harry repris Coq dans ses mains pour le placer dans la cage à côté d'Hedwige, c'est à ce moment qu'il se souvint du mot attaché à sa patte.

Harry,

Je suis très désappointé (un mot d'Hermione), apparemment tu ne viendras pas à la maison cette année. Mais à partir du 15 toute la famille va au QG, Papa dit qu'il y a de grandes chances que tu nous y retrouves. Au fait, il y aura aussi Hermione elle me l'a écris hier et aussi Neville.

Je lui ai écrit comme tu me l'avais plusieurs fois suggéré et apparemment, enfin je crois que cela ne lui a pas fait plaisirs. Les derniers jours de vacances risques d'être désagréables.

Ron

Et bien j'espère que je vais aller au QG moi aussi, je vais lui répondre de suite pour lui dire ce qu'il se passe, peut être que Monsieur Weasley sera au courant de quelques choses.

Ron,

Plusieurs choses : donc la première c'est que dans la boite, il y a Coq, c'est pour cela que c'est Hedwige qui porte ma réponse. Il lui est arrivé un accident dont je suis hélas le seul responsable, je t'expliquerais.

Deuxième chose le deux août Dumbledore vient me chercher pour aller au tribunal et au ministère. As-tu entendu quelque chose là dessus ?

Répond moi vite, ici c'est pas la joie je viens de m'engueuler avec les moldus.

Harry

Après avoir envoyait Hedwige chargé de son précieux fardeau. Harry s'étendit sur son lit. 11h45. Plus qu'un jour et demi et il serait au tribunal avec Albus Dumbledore.

Non, les vacances sont loin d'être de tout repos, heureusement les devoirs sont fait car s'il devait finir ses vacances en prison, à coup sur c'était ça. A cause de leur intrusion au ministère.

Après la convocation au tribunal qui aller le condamner, il allait sans doute se faire passer un savon pour Fudge. Du moment que l'on laisse ses amis en dehors de ça. Tout était de sa faute, et il allait le reconnaître devant tous, oui, il n'avait pas obéi à Ombrage ( bon OK, vieille peau sadique), oui il ne s'était pas donné à fond dans les cours d'occlumencie (bon ok Snape ne l'avait pas vraiment aidé), oui, il s'est laisser avoir par la limace (aux yeux rouges), oui, il a entraîner ses amis dans la gueule du loup (Ron aurait pu se faire aspirer le cerveau, Ginny aurait pu y laisser une jambe, Neville aurait pu y laisser la vie…). Mais le pire c'était que par sa faute Sirius était mort.

Depuis début juillet, l'obsession de la mort de Sirius avait diminuait sans doute grâce à sa fatigue il ne faisait pas de cauchemars et de plus avec les cours de boxe, il évacuait la tension.

Mais toute cette histoire l'avait fait retomber dans son petit enfer personnel : culpabilité.

La peur et la culpabilité se mêlaient, Harry se roula en boule sur le lit et avait des mouvements saccadés. Cela faisait deux mois qu'il n'avait plus de crise d'angoisse. L'après-midi arriva sans que personne ne vienne le déranger. En début de soirée Hedwige revint avec un mot de Ron, elle se posa a côté d'Harry, il n'avait pas bougé, parfois un sanglot s'échappait de ses bras qui encerclaient sa tête fermement comme s'il parait des coups. Elle lui mordilla les cheveux, mais il se recroquevilla de plus belle. Mue par son instinct Hedwige repris son envol.

Vers 22h la sonnette du 4 privet drive retenti. L'oncle Vernon, rouspétait qui pouvait bien le déranger à cette heure ci de la nuit. Il ouvrit la porte. Pour quelqu'un d'extérieur cette scène aurait été hilarante car sa mâchoire tomba lui laissant la bouche ouverte (comme un poisson hors de l'eau ou une tortue essayant de gober une mouche ou deux).

Devant lui se tenait un homme très âgé mais cela passait encore, le pire en tout cas pour l'oncle Vernon, était sa tenue. ! Une robe violette parsemée de petites étoiles argentées. Une longue barbe blanche et argent. Un chapeau pointu assorti.

-Bonsoir dit le personnage bizarre, je suis Albus Dumbledore. Excusez moi de vous déranger si tard. Mais pourrez je voir Harry Potter s'il vous plait.

Après quelques secondes, oncle Vernon s'exclama

-Non mais pour qui vous prenez vous. Nous ne lui avons rien fait, je ne sais pas ce qu'il est allé vous raconter. C'est lui qui n'est pas descendu et qui n'a pas répondu quand nous l'avons appelé !

-Ne nous énervons pas dit Albus, puis je entrer demanda t il tout en passant la porte d'entrée. Nous pourrions aller voir comment il va proposa t il.

-Si vous croyez qu'il va vous ouvrir, mais je vous préviens, pas de trucs bizarres, toute casse à la maison devra être remboursée.

Mais bien entendu Monsieur Dursley ne vous inquiétez pas. Il m'ouvrira et si jamais il ne veut pas, j'ai avec moi une personne que le jeune Monsieur Potter ne pourra ignorer.

Sur ces paroles, le vieil homme se décala et apparu alors l'homme le plus terrifiant que l'oncle Vernon n'ai jamais vu. Tout de noir vêtu, les cheveux noir corbeau tout comme ses yeux, et un nez proéminant. L'oncle Vernon eut un mouvement de recul. Albus en profita pour s'introduire dans la maison.

-Bien si je me souviens bien des renseignements d'Harry, en haut de l'escalier, première porte à droite. Allons y Séverus. Ah j'oubliais de vous présenter, Monsieur Dursley, voici le professeur Snape, il enseigne les potions à Poudlard.

-Oui et ma spécialité son les poisons dit une voix traînante et froide.

Puis le corps professoral monta l'escalier suivi de l'oncle Vernon. Arrivé devant la porte oncle Vernon décida de prendre les choses en main, frappait à la porte avant que les deux personnes qui l'accompagne n'aient le temps de dire quelque chose.

-Eh gamin tu as de la visite, des gens de ton école !

Mais rien ne se produisit, alors il se tourna vers les autres et dit

-Vous voyez rien à faire de toute façon il n'écoute jamais rien.

-Si vous voulez bien repris le directeur nous allons essayer. Harry c'est Albus Dumbledore. Y a t il quelque chose qui ne vas pas. Hedwige est venue nous chercher. Drôlement intelligente cette petite. Tu verrais dans quel état elle a mis le jeune Ron Weasley. Couvert de morsures. Ouvre nous s'il te plait.

Le professeur Snape, à qui toutes ces politesses donnaient la migraine, attrapa la poignée et poussa. Au grand étonnement des trois personnes présentes la porte s'ouvrait toute seule. Le vieux mage décida d'entrer doucement, la pièce était sombre. Leurs yeux s'habituaient à l'obscurité, ils virent une petite pièce meublée en tout et pour tout d'un bureau, d'une armoire et d'un lit. La chambre avait l'air vide et la fenêtre était ouverte. Mais en écoutant bien, un petit grincement émanait du lit.

Alors ils s'approchèrent baguettes en mains, d'ailleurs à ce mouvement l'oncle Vernon décida qu'il serait mieux pour lui d'aller rejoindre tante Pétunia qui devait attendre apeurée dans le salon. Les deux sorciers une fois prés du lit, virent une forme qui se balançait de droite à gauche.

Le professeur Snape brandi sa baguette et dit

-Lumos !

Là ils virent Harry recroquevillait en boule, le visage baignait de larmes. Le directeur s'assis sur le lit et s'approcha de lui là, il entendit les mots qu'Harry répétait sans cesse d'une voix très base, plus faible qu'un murmure

-Sirius, pardon, pardon, Sirius, Sirius, pardon…

-Séverus, je crois qu'il fait une crise, il a du nous mentir en disant qu'il allait bien, pour ne pas nous inquiéter. Il faut que nous le ramenions au QG. Je m'occupe de lui, rassemblez ses affaires.

En disant ces mots, il attrapa un parchemin sur le bureau pour en faire un portoloin. Pendant ce temps Séverus Snape rassemblait les affaires d'Harry en pestant

-Psff, toujours à faire son intéressant. Monsieur fait son héros, ne voulait pas inquiéter et patati et patata.

-Séverus, arrêtez ces enfantillages, il a besoin d'aide et ce qui l'attend dans les prochains jours ne va pas l'aider à surpasser ses peines.

-Monsieur, je crois que vous lui passait trop de choses.

-Oui c'est possible répondit le vieux mage en caressant machinalement les cheveux du jeune homme, sans doute je lui passe trop de choses, tout comme à vous Séverus. La voix était calme mais l'avertissement était clair, il valait mieux arrêter le sujet. Le brun ne répondit pas, il se contenta de faire une grimace.

-Bon reprit le vieil homme, tout est prêt ? Oui, bien allons y. Il tendait le parchemin au brun qui avait réduit les affaires du jeune homme et les avais mis dans sa poche. Puis il fit léviter Harry et le fit flotter jusqu'à lui, il posa une main sur lui et de l'autre il tenait le parchemin.

Dans un pop sonore, ils disparurent pour atterrir au QG de l'ordre dans la cuisine.

-Séverus, veiller passer au Terrier et ramener Molly.

Une fois le professeur de potions disparus, il fit léviter Harry et ses affaires jusqu'à sa chambre. Installa le jeune homme bien confortablement dans son lit. Harry n'avait aucune réaction, il se laissait faire, les yeux vagues. Puis il lui fit boire une potion de sommeil sans rêve. Puis alla attendre Molly dans le salon.

Quelques minutes plus tard, un pop caractéristique de transplanage retenti. Puis des murmures. Molly apparu dans l'encadrement de la porte. Albus se leva pour l'accueillir et au moment ou il aller ouvrir la bouche, Ginny apparu au côté de sa mère. Molly qui avait suivi le regard du sorcier expliqua :

- Je ne pouvais pas la laisser à la maison toute seule, Arthur est au ministère, j'ai envoyé Ron avec les jumeaux car il ne tenait pas en place et j'avais peur qu'il fasse une bêtise comme essayer d'aller chercher Harry par ses propres moyens.

-Oui je comprends Molly. De toute manière, je crois que sa présence pourra lui faire du bien. Ginny bonsoir.

-Bonsoir professeur.

-Si tu montais tes affaires dans ta chambre, pendant ce temps j'expliquerais deux ou trois choses à ta mère. Bonne nuit Ginny.

-Bonne nuit professeur répondit la petite rouquine avant de disparaître dans l'escalier.

-Albus mais que se passe t il bon sang. Toute la maison est en ébullition, vous savez qu'Harry fait parti intégrante de la famille. D'après les lettres tout aller bien mieux depuis un certain temps, même Ron nous rabattait les oreilles « avec un certain boxe ».

-Oui je sais, mais je crois qu'il falloir attendre le réveil de notre jeune ami, pour l'instant il dort. La voix du professeur était calme et basse mais perçait son inquiétude pour Harry et Molly le compris.

-Albus que faut il que je fasse, je présume que vous ne voulez pas que je le prenne au Terrier avec nous.

-Non, en effet du moins pas tout de suite après demain je dois l'amener au Tribunal et au ministère. S'il vous est possible de le garder ici jusque là, puis nous verrons pour la suite.

-Oui, cela devrait être possible, je vais demander aux jumeaux de garder Ron et Arthur pourra se débrouiller seul pendant deux jours.

-Merci Molly, je vais vous laisser, s'il y a le moindre problème envoyé moi un hibou. J'arriverais le 2 août vers 7h.

-Bonsoir Albus.

-Bonsoir Molly. Et le vieux mage disparu. Molly se dirigeait vers la cuisine, alluma d'un coup de baguette feux et bougies pour réchauffer l'atmosphère de cette maison. Elle s'apprêtait à faire de la pâtisserie, après tout aujourd'hui c'était l'anniversaire d'Harry, il fallait que demain matin il ait un gros gâteau pour le petit déjeuner (Bon à quoi vais-je le faire, je l'ai toujours vu suivre le régime alimentaire de Ron, le pauvre cela veut dire qu'il à l'estomac bien accroché, allez c'est parti pour Poires /chocolat !). Elle se mit a virevolter dans tous les sens, la baguettes en mains, les casseroles flottaient doucement de l'évier a la cuisinière, le frigot s'ouvrait et se refermait tout seul …Quand elle senti une présence derrière elle, c'était Ginny vêtu de son beau pyjama bleu dernier cadeau en date des jumeaux nouveaux riches à leur petite sœur vénérée, un léger sourire étiré ses lèvres, elle adorait voir sa mère s'afférer dans la cuisine.

-Maman, tu veux que je d'aide ?

- Non ma chérie ça va aller tu peux aller te coucher si tu veux il est tard.

-Maman ! J'ai plus dix ans et puis j'ai pas sommeil, je suis trop inquiète pour Harry, qu'est ce qui se passe ; comment va t il pourquoi est il là et pour combien de temps….. ?

-Ginny, une chose à la fois. D'après ce que je sais Harry a été convoqué au tribunal et au ministère. Et c'est peut être suite à ces événements qu'il aurait fait une crise d'angoisse. Et Hedwige qui revenait avec le mot de Ron. Elle n'a pas pu le lui donner, elle est donc revenue pour nous avertir qu'Harry n'allait pas bien…

-Ah, c'est pour cela qu'elle a attaqué Ron a coup de bec et de griffes hihihi, elle a failli le défiguré, qu'est ce qu'il a crié ! Se moqua t elle.

-Ginny un peu de respect c'est ton frère tout de même. D'ailleurs, il m'a semblé que tous les deux vous vous êtes rapprochés durant les vacances n'est ce pas ?

-Oui, c'est vrai nous avons beaucoup parlé, et nous avons retrouvé la complicité que nous avions avant que je rentre à Poudlard. Aaaaaaaahhhhhhhhhhh !(Bâillements)

-Je crois que tu devrais aller dormir demain, il faudra être en forme pour Harry ! Bonne nuit ma puce.

-Bonne nuit 'man.

Ginny partit, grimpa l'escalier quatre marches par quatre marches. Passa en silence devant la chambre d'Harry, continua jusqu'à mi couloir et entre dans sa chambre.

D'un bon, elle sauta sur son lit et se laissa retomber sur les fesses, hum, elle soupira. C'est vrai on verra les questions demain. En prenant appui sur ses reins elle souleva ses jambes et se glissa sous les couvertures.

Voilà maintenant, je peux dormir. Mais c'est bien connu, quand on voudrait que quelque chose arrive, et bien cela n'arrive pas. Et c'est exactement se qui se passait entre Ginny et le sommeil.

-Génial bouhhhh (soupir), qu'est ce que je fais ? C'est bizarre, il y a encore deux heures j'étais à la maison, quelle folie. Il faut dire que quand il s'agit d'Harry on se sent tous concernés. Je voudrais tellement que sa vie s'arrange un peu, j'aimerai aller le voir. Non ! Je ne peux pas, il est inconscient et si maman me voit ? Et bien je dirais que je le veille. Ouais c'est ça !

Sur ce, Ginny se leva, enfila sa robe de chambre et entrouvrit la porte. Pas de bruit, lentement elle traversa le couloir pour s'arrêter devant sa chambre, en retenant son souffle, elle entra. Le temps que ses yeux s'habituent à la pénombre de la pièce, cela lui pris quelque secondes. Elle s'avança doucement jusqu'au seul lit présent dans la pièce et se pencha. Elle ne distinguait qu'une forme allongée et ronde comme un cylindre. Dumbledore aurait il transformé Harry en chenille, elle souri à cette pensée, elle fit descendre la couverture pour voir le visage du jeune homme.

-Harry murmura t elle

Il était encore plus beau que quand ils s'étaient dits au revoir à la gare. Ces traits étaient plus virils, apparemment les vacances lui avaient été profitables, mais il y avait aussi cette souffrance certes cela lui donnait du charisme et du mystère. Mais Ginny aurait donné tous ce qu'elle avait pour que se sentiment disparaisse de la vie d'Harry. Doucement, elle effleura sa joue avec le dos de sa main.

-Comment veux tu que je t'oublie si à chaque fois que je te vois tu es encore plus beau et que tu fais irruption dans ma vie de façon aussi brutale dit elle tout bas, les larmes aux yeux.

En effet dés le début de l'été Ginny avait fait le point sur ses sentiments concernant Harry. Elle l'aimait. Oh ça oui, plus que tout et pour tout un tas de raisons plus obscures les unes que les autres ; mais elle avait écarté le syndrome du super héros. C'est vrai il l'avais sauvé lors de sa deuxième année, mais elle n'avait pas vu la bataille Harry/Basilic et quand elle s'était réveillée, le jeune héro s'était montré un peu froid. D'accord, il était blessé et il venait de vivre quelque chose de vraiment effrayant. Mais elle alors ! Ce n'était pas non plus une partie de plaisir. La seule présence réconfortante avait était les bras de Ron se refermant autour d'elle dans le souterrain, lui montrant à quel point il était heureux de la retrouver vivante.

Ses souvenirs dévièrent alors vers Ron, son frère, avant Poudlard ils étaient très proches, il fallait bien être deux contre les jumeaux. Puis à son entrée à Poudlard, il y avait eu Harry, Hermione, ils s'étaient un peu éloignés, chacun son monde.

Mais depuis la création de l'AD tout était redevenu comme avant, enfin presque. Les discussions y sont, mais leur sujet favori reste Harry.

Après avoir fait ce constat sur ses sentiments Ginny en avait longuement parlé avec Ron. Harry la voyait comme la sœur de Ron et pour le reste de la famille il était un huitième Weasley, un peu mal formé certes, car brun aux yeux verts, mais autrement, il en a toutes les qualités : les Malfoy le déteste, Snape ne peut pas le voir, il se fourre dans les ennui jusqu'au cou sans savoir comment c'est arrivé, il a un don pour le Quiddich, et surtout il résiste aux étreintes chaleureuses de Molly. Ron avait dit qu'il fallait donc que Ginny se comporte avec lui comme avec ses frères de sang.

C'est là que le bas blesse, car avec Harry elle ne s'était jamais comportée comme avec un de ses frères. A chaque fois qu'elle le voit, son cœur rate un battement, donc le temps qu'elle s'en remette elle avait un hibou de retard et passait pour une pouf. Bon c'est vrai, avec les années elle s'était améliorée.

Etant une fille et la dernière, il avait fallu qu'elle se gagne le bisteck avec ses frères, à grands coups de hurlements, de bagarres. Mais c'est vrai qu'elle les menait tous à la baguette (à part Percy, mais ça c'est une autre histoire) car elle avait vite compris que si ses lèvres tremblaient, que ses yeux se remplissaient de larmes, elle obtenait tout ce qu'elle voulait à condition de s'être un peu battue avant. Mais avec eux pas d'air timide et apeuré, il faut être ferme et violente.

-Et bien si c'est ce que je dois faire avec toi mon gaillard, je le ferais et tu va mordre la poussière à ce jeu là je suis la meilleure ! Dit elle déterminée.

Et sur ce, elle s'endormit dans le fauteuil à la tête du lit d'Harry, les pieds sous le traversin du lit bien au chaud.

Le lendemain, un rayon de soleil, réveilla Harry, il était allongé sur le ventre, le visage à moitié enfoui dans l'oreiller. Un sentiment de sécurité inexplicable l'avait envahi. Il ouvrit un œil (le seul qui n'était pas sous l'oreiller) et là oh surprise, devant lui se tenait des orteils blancs et fins. Un détail le frappa, les ongles étaient peintes en bleus (non c'est pas possible Luna n'est pas au QG), il leva la tête pour la laisser retomber aussitôt dans un gémissement de douleur. Il avait la migraine et la bouche pâteuse, sûrement les restes de la potion de sommeil (Dumbledore, veut peut être me tuer avant l'heure qui c'est ?). Mais pour son grand malheur, il avait eu le temps de voir le visage de la personne, c'était Ginny. Il en était un peu déçu (mais où est donc passait Ron ?).

Il pris une grande inspiration, se retourna sur le dos, tout en se tortillant il arriva à la position assise. (Ouf !). Puis il décida de la réveiller, mais au moment ou il tourna la tête, il vit deux yeux bleus clairs qui le regardaient, Ginny était apparemment réveillé et le regardait avec un sourire qu'elle ne lui avait jamais destiné, il était réservait à ses frères spécialement à Ron et Charlie avec lesquels elle se disputait le plus souvent.

Là c'est le moment ou jamais ma vieille se dit Ginny

-Alors la marmotte on est réveillé dit elle sur un ton joyeux. Puis son expression changea. Non mais ça te prend souvent de foutre un tel bazar ! On s'est tous inquiété, Monsieur va bien, tout va bien dans le meilleur des mondes et puis c'est la mini tempête chez les Weasley ! dit elle d'un ton doucereux qui aurait fait plaisir à Snape. Bon je vais voir ou en ai le petit déj' reprit elle d'un ton neutre. Tu nous rejoints au moins que tu veille que je te le monte ?

-Euh non, je vais descendre le temps de me doucher et de me changer dit Harry complètement éberlué (je préfère descendre on ne doit pas être que tous les deux ; Merlin elle m'a engueulé, mais j'ai rien fait moi)

Elle se leva, lui tourna le dos un sourire aux lèvres (finalement c'est pas si dur de se montrer dure avec lui), mais en même temps des petites perles translucides descendaient le long des ses joues (non de merlin si il faut que je prépare deux heures à l'avance mes répliques je vais jamais y arriver. Et puis le pauvre il est trop mignon et puis vu sa tête il doit avoir la tête comme une citrouille). Elle du se retenir pour ne pas retourner dans la chambre, se jetait aux pieds du lit pour implorer son pardon. Mais elle se reprit de justesse.

-C'est mon frère, mon frère, frère…

Elle descendit à la cuisine, Molly y était déjà, elle se retourna vers sa cadette et lui dit

-Bonjour Gin, alors comment va Harry ! Une expression moqueuse sur le visage.

(Bien sur elle sais que j'ai passé la nuit dans sa chambre tiens dans un autre contexte cette phrase aurait pu porter à confusion) Ginny du faire un effort sur ses émotions pour ne rien laisser paraître et répondre d'un ton qu'elle espérait neutre

-Il s'est réveillé, à mon avis il ne va tarder à descendre. Je crois qu'il a mal à la tête, vu les grimaces qu'il a fait.

-Oh ! Le pauvre enfant, j'espère que tout va aller.

-Maman c'est pas en le surprotégeant sans arrêt et en évitant les sujets qui lui font peur que ça va s'arranger. Je suis sure qu'au début se sera dur mais au font cela lui ferait du bien.

-Mais Ginny que t arrives t il voyons ! Il ne faut pas le brusquer. Alors ne l'embête pas sinon tu auras a faire à moi jeune fille.

-Oui maman répondit elle faisant semblant d'être convaincue par les pseudo menaces de sa mère. Bon je vais me doucher.

Pendant ce temps pour s'éclaircir les idées, Harry alla prendre une douche, l'eau chaude rien de tel pour reprendre ses marques. Sa migraine diminuait à grands pas, il essayait de faire le point sur les faits. L'angoisse qu'à fait surgir la lettre, plus la dispute avec les Dusley et hop une crise. Lui qui croyais, en avoir fini avec ça (chasser les idées noires et elles reviennent au galop !). Il se sentait épuisé mais calme et en sécurité, lui qui pensait que revenir dans cette maison serait dur. Il soupira (rien n'est simple, mes sentiments sont contradictoires, je me pose plein de questions rahhh ! j'aime pas ça !).

Tout à coup Harry vacilla (ouaps un étourdissement) et il se rendait compte qu'il avait mal au ventre. Bien sur ce dit-il je n'ai rien mangé depuis avant hier au soir. Il descendit donc à la cuisine s'entendait à voir surgir de toutes les portes qu'il passait une horde de rouquins hystériques. Mais à sa grande surprise la maison était silencieuse (serais je seul avec la Ginny « maléfique ») il atteint la cuisine, une odeur délicieuse se dégager de la pièce. Il poussa la porte. Elle était vide (tiens c'est vraiment bizarre). Non la pièce n'était pas vide et Harry remarqua bien vite Madame Weasley dans le placard, elle chantonnait doucement.

Harry toussota pour signaler sa présence, elle se retourna vivement.

-Harry mon chéri ! dit elle en se dirigeant vers lui (5-4-3-2-1 prêt à l'étouffement affectif). Elle le pris dans ses bras et le serra contre elle aussi fort que possible dans l'espoir de lui apporter un peu de réconfort. Harry n'avait jamais réussi à s'abandonner dans ses bras, Molly a été la première et c'est la seule personne à le prendre dans ses bras comme cela et même au bout de six ans, il ne savait comment réagir et se sentait « gauche ».

-Alors prêt pour… elle laissa un moment de suspens, couru vers le placard

-Tadam dit elle rayonnante en lui montrant un gâteau au chocolat énorme avec de la chantilly et des myrtilles. Harry ne pu empêcher un sourire béat de fleurir sur ses lèvres et de saliver.

-Joyeux anniversaire ! Hurla déchaînée Madame Weasley (ça y est maintenant c'est vérifié tous les Weasley sont vraiment tarés !). Il se laissa guider jusqu'à la grande table.

-Merci Madame Weasley, ce gâteau est magnifique ! Mais il est énorme on doit être nombreux et c'est étrange, je n'ai croisé que Ginny (ce qui est surtout choquant c'est que Ron ne m'est pas sauté dessus !).

Madame Weasley ne répondait pas, il la regarda, elle avait une moue ennuyée. C'est alors qu'il compris.

-Nous ne sommes que tous les trois n'est ce pas ?

-Et bien oui pour l'instant. Au moins jusqu'à demain soir. Crois tu que tu pourras supporter de passer une journée entière avec les deux seuls membres féminins de la tribut Weasley demanda t elle malicieuse en lui servant une copieuse part de gâteau et une grande tasse de thé à l'orange. Il envoya à Madame Weasley un grand sourire avant d'engloutir une énorme cuillérée (hum, parfait ! bien sur qu'il pouvait restait avec deux aussi bonnes cuisinières quelle question !). Harry ferma les yeux pour savourer, il n'avait rien mangé d'aussi bon depuis bien longtemps.

-Ouah ! C'était délicieux comme à chaque fois avoua t il une fois terminé.

-Bien dit elle tu es sur de ne plus en vouloir ?

-Non merci, mon estomac ne pourrait pas en supporter d'avantage.

-Bon je vais faire un peu de ménage, tu devrais te reposer un peu.

-Oui, je vais m'installer dans la bibliothèque. Il avait toujours adoré cette pièce, elle détonnait avec le reste de la maison, des couleurs douces, mais chaudes. Plusieurs fauteuils et tables basses au centre de la pièce et les murs tapissés de livres anciens en tous genre. Et bien sur une petite cheminée qui dégageait une chaleur enveloppante.

Il s'enfonça dans le fauteuil en fasse de la cheminée et cela ne lui pris que quelques secondes pour somnoler, son esprit étant trop embrumé pour réfléchir à quoi que ce soit. Une respiration régulière, le doux bruit des pages que l'on tourne délicatement. Harry ouvrit deux yeux engourdis de sommeil. Ginny était assise sur le tapis devant la cheminée dos à lui en tendant juste le bras il aurait pu toucher ses cheveux (tiens c'est drôle, ses cheveux prennent le reflet des flammes). Il resta un moment à observer les différentes teintes rouges dorés de ses cheveux, puis s'ennuyant décida de lui signaler son réveil.

-Alors c'est toi qui es chargé de me veiller ?

Elle sursauta, puis referma son livre et se tourna vers lui

-Non, moi je fais parti du voyage, car d'après ma mère je ne peux pas rester seule à la maison ! Alors je fais comme je peux pour ne pas m'ennuyer (pourvu qu'il ne demande pas pourquoi cette nuit j'étais dans sa chambre) dit elle.

Mais Harry était trop ahuri pour se poser des questions de ce style. Ginny avait sortie sa tirade d'un ton limite froid en le regardant droit dans les yeux. Ses joues étaient un peu rosies, mais c'était plutôt du à la proximité des flammes qu'à autre chose. Il était très déstabilisé et sa surprise se lisait sur son visage. Ginny décida que c'était le moment d'attaquer les choses sérieuses. Après tout elle n'avait plus rien à perdre.

-Harry prêt pour demain ? Tu sais ce qu'ils te veulent encore ?

Il répondit d'un ton détaché et distant, son visage s'était considérablement assombri.

-Non je ne sais pas ce qu'ils me veulent.

-Ah tu crois que c'est par rapport à ce qui s'est passé au ministère l'année dernière.

-Je sais pas répondit Harry d'une petite voix, il ne voulait pas en parler. Il ne voulait pas brusquer Ginny en lui répondant brusquement, mais elle n'était pas de son avis et repris.

-Tu te rends compte, on leur prouve que Voldemord est de retour et tu crois qu'ils nous remercieraient. Non ! Une petite convocation. Remarque c'est peut être pour te remercier… Pour Harry ce fut trop.

-Tu crois vraiment qu'ils me convoquent au tribunal pour me remercier ! dit il en colère. Et encore moi ce n'est pas grave, mais ils savent sans doute que l'on était plusieurs. Tu te rends compte de ce que l'on risque pour s'être introduit dans le département des mystères et encore plus des dégâts que l'on y a occasionnés ! Mais le pire c'est que vous auriez pu tous vous faire tuer par ma faute !

Ginny allait dire quelque chose mais Harry s'était agenouillé devant elle et agitait un doigt sous son nez, puis reprit.

-D'ailleurs à ce sujet, il va falloir que l'on se mette tous d'accord pour raconter la même chose, je ne veux pas que vous soyez inquiétés par ça. Ni ta famille, ni Neville, Luna et son père ont déjà assez donné. Je ne le supporterais pas !

Cette foi s'en fut trop pour Ginny

-Non mais tu t'entends parler des fois ! Toi, toi Monsieur le super héro, c'est ta seule réplique ou quoi ! Change de musique. Ecoute moi bien, si nous sommes allés si loin avec toi ce n'est pas pour s'arrêter maintenant ! Rentre toi ça dans ta petite tête de piaf ! OK ? Durant sa réplique elle tapoter le crâne d'Harry avec son index. Et j'ai bien dit « avec toi », pas pour toi. C'est vrai que si on ne t'avait pas connu on n'aurait pas fait tous ça. Et alors ! Oui nous t'aimons, tu es notre frère, notre frère de vie et c'est normal de vouloir être proche de toi. Mais ce n'est pas pour toi que nous nous sommes engagé, on est là parce que cela nous parait juste. Alors laisse nous assumer nos responsabilités. !

Tu as traversé trop de choses seul, tu as le droit de t'effondrer nerveusement, mais on est là, à ta disposition alors accepte le et sert toi de nous, non d'une verascasse ! Tu fini par être exaspérant à la fin.

Elle n'attendit pas de réponse de sa part et sorti de la pièce en claquant la porte.

-Quoi, mais…

Harry ne pus terminer sa phrase, tellement il était stupéfait (lui qui avait fait autant de sacrifices, non, il n'était pas égoïste, vouloir épargner ses amis s'il le pouvait n'était ce pas une bonne chose ? Mais en même temps avait il le droit de les rejeter pour les protéger ? Et puis ce qu'avait dit Ginny l'avait touché plus qu'il ne voulait se l'avouer. Entre amis ils n'avaient jamais parlé sentiments c'était toujours sous entendu et là Ginny en avait parler si naturellement avec tant de sincérité.)

Harry souffla, trop de questions se bousculaient dans sa tête, il décida de se balader dans la maison. Au fur et a mesure qu'il avançait les souvenirs affluaient : Sirius sautant partout en suivant Remus pour que ce dernier l'aide dans un projet un peu fou contre Snape, Ron dégringolant les escaliers sur les fesses ayant raté la première marche, Sirius le regard inquiet lui disant de faire attention avant son départ pour Poudlard, Hermione sortant de la salle de bain entourée d'une serviette éponge maugréant contre les jumeaux pour avoir transformé son shampoing en solution aqueuse, Sirius les yeux pétillants lui racontant le « temps Maraudeur » comme il aimait à l'appeler.

Sans le savoir ses pas le conduirent vers la chambre de Sirius, il n'y était jamais entré, et personne même pas Remus n'y était entré depuis sa mort.

Plus loin il vit Madame Weasley avançant vers lui au pas de course.

-Ah Harry tu es là je te cherchais partout c'est l'heure de passer à table.

-Quoi déjà mais je viens de déjeuner et pourtant je me suis levé tôt s'étonna le jeune homme.

-Mais Harry il est 13h30, tu as déjeuné entre 7h30 et 8h n'as-tu pas faim ? C'est alors qu'Harry s'aperçu qu'il avait énormément faim.

-En fait si, j'ai faim sourit il.

D'un pas décidé, ils arrivèrent à la cuisine, Ginny était en train de mettre la table. Intimidé Harry se demandait comment se conduire avec elle. Mais elle mit fin à ses interrogations en l'interpellant.

-Eh oh Harry ! Tu prends racine ou quoi ? Aller assit toi.

Le repas se passa dans le silence le plus complet Madame Weasley regarda sa fille avec suspicion mais celle-ci haussa les épaules.

-Les enfants j'ai besoin de votre aide cette après-midi, il faudrait que vous vidiez des cartons dans la chambre de Remus, les vêtements dans l'armoire, les livres dans la bibliothèque et le reste sur le bureau d'accord.

Ils acquièsérent ensemble mais se demandaient comment ils allaient faire, ils ne s'étaient pas quitter dans les meilleures conditions et ni l'un ni l'autre ne voulait se retrouver seul dans la même pièce. Mais là ils n'avaient pas le choix.

Une fois dans la chambre du loup garou, ils virent trois cartons moyens, ils n'en auraient pas pour longtemps. Ginny s'avança dans la pièce et se mis à ouvrir un carton, les vêtements et se mit à déballer. Mais au bout d'un moment elle se retourna vers Harry se dernier n'avait pas bougé d'un cheveux (j'y suis peut être allé un peu fort tout à l'heure, mais c'est pas le moment de flancher il faut qu'il réagisse !).

-Eh Potter tu comptes monter la tante où tu comptes venir m'aider un jour ? S'enquit elle le sourire au lèvres.

Ce sourire Harry ne pu s'empêcher de rougir. Alors là se dit Ginny c'est le monde à l'envers. Pour casser la gêne installée elle saisi un livret et le lui lança, Harry le réceptionna facilement c'est pas pour rien qu'il était le meilleur attrapeur depuis un siècle. Ils commencèrent à ranger et ce fut bien plus long et pénible qu'ils ne l'avaient cru au début. Vers 16 heures Molly frappa à la porte et les trouva entrain de plier des draps chacun était d'un côté de la pièce pour que le tissu soit bien tendu.

-Tenait, je vous ai porter des biscuits et du jus de citrouille, faites dont une pause puis elle reparti vers ses occupations.

Ils se regardèrent et ne purent s'empêcher de pouffer, une pause serait en effet bienvenue. Ginny avala d'un trait son jus de citrouille

-Y a pas a dire tu ressemble de plus en plus à Ron par certains côtés ! s'exclama Harry heureux que l'ambiance soit moins lourde, mais à la fois conscient que plus rien ne serait jamais pareil, même Hermione ne lui avait jamais parlé comme ça. Une sorte d'intimité s'était installé entre eux.

-Merci je prend cela pour un compliment répondit le rouquine en se jetant sur le lit elle se roula sur le ventre pour regarder le troisième carton, Harry s'installa sur un chaise à côté du carton.

-Oh regarde s'écria Ginny un album photo, on dirait qu'il est assez vieux tu crois que l'on peut jeter un coup d'œil demanda t elle curieuse.

- Je ne sais pas trop, on devrait attendre de demander à Remus.

Mais la curiosité l'emporta et ils s'assirent tous les deux sur le lit épaule contre épaule et ouvrirent l'album. Des photos de Remus de sa famille puis vers le milieu, les maraudeurs dans toute leur jeunesse cela devait être au début de leur scolarité, plus ils tournaient les pages, plus les années passaient, une jolie rouquine étaient de plus en plus présente et Peter se faisait de plus en plus rare. L'album se terminait sur une photo de Sirius datant de l'année dernière.

-Remus devait beaucoup aimer Sirius, il y a une dominante de photos de lui dit Ginny brisant le silence qui s'était installé après avoir clos l'album.

-Et alors ça te pose un problème répondit agressivement Harry

-Heu non, mais calme toi ! Lui intima t elle je ne suis pas une vulgaire serpentard lui dit elle d'une voix sourde.

-Pardon murmura Harry, ce n'est pas contre toi que je suis en colère, c'est contre moi murmura t il perdu dans ses pensées.

-Ah non pas ça Harry, pas avec moi !

Il releva son visage vers elle surpris de sa réplique.

-Harry je vais te le dire une bonne fois pour toute alors oriente bien les feuilles de choux qui te servent d'oreilles vers moi : TU N'ES PAS RESPONSABLE DE LA MORT DE SIRIUS ! Hurla t elle. Oh ne prend pas ton air scandalisé, je connais tous tes arguments un dit elle en appuyant sur son pousse l'occlumencie c'est ça ? Est ce ta faute si Voldemord et plus fort que toi et Snape et a réussi à passer tes barrières après seulement quelques mois d'exercice et bien la réponse est non. Deuxièmement dit elle en ajoutant un doigt est ce ta faute si Kreatur t'a menti et que tu n'a pas écouté les gens autour de toi qui ne voulaient pas que tu parte là bas ? Tu es régit par tes sentiments mais Harry tes sentiments sont ta force ne les abandonnent pas, si tu arrives à les contrôler ils te rendront plus fort. Troisièmement tu t'en veux de ne pas avoir pu empêcher l'Avada de Bellattrix, alors que toi tu as la fâcheuse tendance à survivre à tous les impardonnables qui te tombent dessus (oups là je me suis un peu emballer j'ai rien à répondre à ça), là c'est dur, injuste, et ça fait mal. Tu venais juste de le connaître, tu n'as pas eut le temps de profiter de lui, mais tu as eu le temps de l'aimer. Alors secoue toi la semoule, tu crois que les Maraudeurs resteraient anéanti sans rien faire, non ils feraient leur deuil et se serviraient de leur peine et de la rage pour remonter la pente. Si tu ne le fait pas pour toi ou pour tes amis qui subissent autant que toi, fais le alors pour Sirius, pour Sirius souffla t elle.

Harry la regardait la bouche ouverte c'était la troisième fois qu'elle lui parlait comme ça et son discours trouvait un échos dans Harry, il savait qu'elle avait raison. Mais elle ne savait pas tout, la prophétie, elle savait comme les autres qu'elle existe mais ils ne connaissaient pas son contenu.

-Fermes la bouche tu va avaler des mouches !

-Tu ne sais pas tout dit il d'un ton las.

-Alors dis moi Harry, dis moi, car sinon cela va te ronger de l'intérieur et personne ne pourra t'aider dit elle d'une petite voix l'incitant à la confidence.

Dans une fraction de seconde il eut pris sa décision, il allait lui en parler après tout c'est la seule qui lui avait dit jusqu'à présent ce qu'elle pensait vraiment sans vouloir l'épargner pour son bien.

-Gin commença t il, il faut que tu me promettre de ne répéter à personne ce que je vais te dire compris ?

La jeune fille hocha la tête en signe d'accord, et il commença le récit de ce que lui avait appris Dumbledore à la fin de sa cinquième année. Au bout d'un quart d'heure il s'arrêta de parler et lui demanda ce qu'elle en pendait. Ginny était abasourdi.

-Harry comment as-tu pu rester si longtemps sans en parler à quelqu'un. Je vais donner raison à Malfoy et à son histoire d'impardonnable si tu continu à accumuler les boulettes comme cela. Je crois en la destinée, mais les événements de ta vie c'est toi qui les détermines par des actions. Oui, il y a cette prophétie, mais il y a divers moyens de l'interpréter. Toi par exemple tu part du principe que tu va devenir un assassin et ça te mine. Mais moi je vois quelqu'un qui œuvre pour la justice et qui essaye de contrer Voldemord en se mettant sur sa route, alors il cherche à t'éliminer à chaque fois pour l'instant tu es ok.

-Mouih confirma le jeune homme, ça c'est une certitude, il veut ma peau en découverte de lit.

-Merci pour l'image, enfin je continu, il t'attaque, te menace et menace tes amis, te provoque en duel, …, donc si jamais il arrive qu'il meure dans un combat et je te cache pas que c'est ce que tout le monde recherche, ce n'est pas un meurtre Harry, c'est de la légitime défense.

-De la légitime défense, un meurtre préparé oui ! s'écria t il.

-Mais qu'il est borné dit elle à haute voix, Harry tu te prépare, tu apprend des sorts, pas pour le tuer, mais pour vivre. Oui c'est vrai tu va sans doute tuer plusieurs personnes, je vais sans doute tuer moi aussi pas par plaisir, non. Pour me défendre, pour défendre les personnes que j'aime. Pour que la lumière puisse revenir sans peur !

-Gin je trouve que tu as beaucoup changer pendant les vacances.

-Harry nous avons tous changé, mais ce que je peux te dire c'est qu'il faut que tu mènes ta vie comme tu l'entends, avec tes choix même s'ils sont restreints. On sais que tu es un grand sorcier, (Harry fit une moue incrédule), que cela te plaise ou non, c'est la vérité. Tu es doué, c'est un fait. On présumait déjà que tu avais des dons, maintenant on en est sur.

-Et alors demanda t il ne voyant pas où la jeune fille voulait en venir.

Ginny le regarda méchamment, puis repris. Je ferais comme si tu n'avais rien dit. Montre le à tout le monde, car la plupart des gens t'admire oui mais pour ta survie étant bébé, et non pour toutes tes actions ces dernières années.

-Je ne veux pas que tout le monde sache, ça ne les regarde pas dit Harry d'un air buté.

-Mais qu'il est bête Merlin je vous jure. Harry tu le fais exprès de ne pas suivre où quoi ? Donc, prend ta vie en main, acquiert le respect. Et ce n'est pas en étant le pauvre petit Potter à qui tout tombe dessus que tu l'auras. Pour l'instant c'est de la pitié ou de la bêtise suivant les cas. Tu es quoi, toi ?

-Moi, mais de quoi tu parles ? Harry n'y comprenait plus rien.

-Du calme Gin, on va y arriver se dit elle à haute voix. Harry tu es un POTTER, les Potter étaient une famille respecté, craint et admiré. C'est une ancienne famille. Souviens toi comme les yeux de Sirius et Rémus brillaient quand ils parlaient de James. Mais ce n'est pas tout, même ceux qui ne l'on jamais rencontré, peuvent te parler du merveilleux, du fantastique, du valeureux James Potter et du courage de sa charmante épouse.

-Mais je ne veux pas que les gens parlent de moi s'offusquât le jeune homme.

-Je te préviens Harry, je vais bientôt abandonner dit elle en s'adossant au montant du lit. Si tu veux que Voldemord comprenne qu'il n'a pas affaire à un petit garçon perdu, mais à un Homme qui ne lui laissera rien passer et prêt à en découdre. Il faut que tu lui fasses passer le message.

-Gin ?

-Tais toi ! Il faut que tu redores le blason des Potter, commence à ton échelle, Poudlard. Pour l'instant tu es adoré style il est mignon, mais le maître c'est Malfoy et qui dit Malfoy dit Voldemord, alors deviens le maître de Poudlard. Ne subit pas la guerre, dirige là ! Youyou Harry dit elle en secouant ses mains devant lui. D'un geste vif, il lui épingla les poignets ensemble (vive les réflexes d'attrapeur) et les maintien fermement.

-Ca me plait, c'est effrayant, mais ça me plait dit il d'une voix de quelqu'un qui a fait enfin son choix. Je sais pas comment je vais faire ajouta t il en lui lançant un regard d'enfant et en desserrant sa prise.

-Harry, tu es épuisant, je te signale comme ça en passant que je n'ai pas encore commencé mes études de psychomage. Heureusement que tu es riche, parce que ta facture va être salée beau brun lâcha t elle (oh mon dieu mais qu'est ce que j'ai dit) en rougissant.

Mais ces paroles légères avaient l'air d'avoir un peu détendu Harry (je comprend pourquoi, ils s'entendent aussi bien avec Ron, un a besoin d'attention -Harry - et l'autre à besoin de donner -Ron-). Ginny fut sortie de ses réflexions par Harry.

-Me montrer ferme et autoritaire n'est pas dans ma nature et si je ne tiens pas dans la durée demanda t il d'une petite voix comme s'il avait peur de se faire gronder.

-C'est simple répondit Ginny qui savais que sa réponse serait décisive dans le choix du garçon. Si tu as un doute répète toi que c'est pour Sirius et là toutes tes incertitudes s'évaporeront comme neige au soleil. Demande à Ron de te trouver un mantra passe partout pour pouvoir le répéter à haute voix sans que personne ne sache de quoi tu parles. Avec moi, il a fait un bon travail quand j'en ai eu besoin.

-Ah oui et c'est quoi ton mantra demanda t il curieux.

-C'est mon frère.

-Oui je sais que Ron est ton frère répondit Harry complètement confus

-Ginny ne pu retenir un éclat de rire. Mais non crétin l'expression « c'est mon frère » c'est ça mon mantra. Toi aussi tu ressembles à Ron !

-Et c'était pourquoi se mantra ?

-Cela ne te regarde pas, lui répondit elle en lui faisant un clin d'œil.

L'horloge sonna 19 heures

-Quoi déjà s'égosilla Gin, il faut que j'aille aider maman pour le repas dit elle en se levant.

-Gin l'interpella Harry, elle se retourna et attendis qu'il parle.

-Je ne viendrais pas manger ce soir, il faut que je fasse le vide.

-OK, elle se rapprocha de lui, lui souleva le visage et plongea dans ses yeux (C'est mon frère). Elle souri tendrement puis déposa un petit bisou sur sa cicatrice. Puis elle se détacha de lui à regret, pour repartir, avant de refermer la porte elle lui souhaita bonne chance. Le temps qu'il se retourne, elle avait disparu (c'est peut être mieux comme ça se dit il).

Se levant à grand peine, il décida de finir de plier, puis il parti prendre une longue douche chaude. Tout ce que lui avait dit Ginny le travaillait, oui au fond de lui il savait tout ça. Mais l'entendre à haute voix était une autre histoire.

-J'ai besoin de me reposer dit il en s'étalant comme une crêpe sur son lit. Demain tout va changer, je ne sais pas ce qu'il va se passer mais je le sens. Et Merdouillasse s'exclama t il en se frappant le front, ni Ron, ni Hermione ne sont au courant ! Il se releva d'un bon saisi un parchemin et se mit a écrire.

Gin,

Quoi qu'il arrive demain, si Ron et/ou Hermione arrivent avant mon retour, met les au courant de la situation.

Harry

PS : Je suis heureux de connaître enfin la vrai Gin dont Ron me parle sans arrêt, ne change rien et merci.

Puis il alla le glisser sous la porte de sa chambre. De retour dans la sienne, il se mit au lit.

Ginny quand à elle trouva sa mère dans la cuisine et avant que celle-ci ne puisse dire quoi que ce soit, elle s'écriât.

-Je crois qu'il va y avoir du changement dans les chaumières !

Molly ne répondit rien, un frisson glacé la parcourant, la guerre recommençait.

Harry lui s'endormit tranquillement sa décision était prise demain Harry Potter aller renaître pour Sirius !

Petite info : En principe cette fic sera publiée tous les quinze jours !