Auteure: Vanilly
Titre: Quand un Potter se réveille !
Rating: R (comprend rien au nouveau rating)
Paring: HP/GW RW/HG DM/LL ...
Warning: Aventure/Romance/Humour ……
Disclaimer: Rien n'est à nous, tout à JKR… (Vous connaissez la suite)
RAR : Je suis vraiment désolée, mais je ne vais pas pouvoir répondre aux reviews aujourd'hui j'ai pas le temps. De plus vous avez du remarquer que je suis à la bourre alors c'était le chapitre ou les RAR Juste un grand grand merci à Stupid Axolotl, melon tordu et Griselle. Et je souhaite la bienvenue à deux nouveaux qui sont benkuteur et nushan ynis.
Merci à tous !
Retour, récit et embuscade
-Pouvons nous rentrer maintenant s'il vous plait ?
Le professeur Dumbledore voyant la pâleur du jeune homme, fit taire le professeur Snape d'un coup d'œil et transplana en tenant la main du sorcier brun. En effet, après avoir parlé à Lucius Malfoy, Harry s'était senti exténué, vide de toute énergie. Il était reconnaissant au professeur d'avoir compris son besoin de rentrer. Harry espérait une fois arrivé au QG pouvoir faire le point au calme dans la bibliothèque. Mais sitôt qu'il apparut dans la cuisine du square, il entendit des exclamations.
-Ha ! Enfin, il est presque 19 heures ! Depuis 7h30, on se demandait s'il vous était arrivé quelque chose !
Harry avait toujours les yeux fermés et tenait encore le bras du directeur. Madame Weasley inquiète de voir Harry dans cet état, fit cesser tout le chahut ambiant. Mais elle n'eut pas le temps d'amorcer le moindre mouvement vers Harry. En effet au même moment, Harry se sentit soulevé de terre et serré dans des grands bras (mais bon sang, il va m'étouffer s'il continu ainsi). Pas besoin de réfléchir longtemps, n'y d'ouvrir les yeux pour savoir qui c'était. Combien de fois à Poudlard, alors qu'il faisait un cauchemar, Harry s'était réveillé dans l'étreinte réconfortante de son ami.
-Ron tu m'étouffes ! Desserre un peu ! Balbutia il.
-Oh excuse moi Harry dit ce dernier en dégageant son ami de son étreinte.
Harry ouvrit les yeux et se retrouva devant tous les Weasley, presque tous les membres de l'ordre, mais aussi Luna, son père, Neville et sa grand-mère. Alors qu'il allait faire remarquer que l'ordre s'était agrandi, il fut coupé par un cri inhumain. Le professeur Snape venait d'arriver, et il avait l'air fou de rage.
-Potter, mais que vous est il passé par la tête ? S'il vous y passe quelque chose bien entendu. Aller provoquer le seigneur noir. Il voulait déjà votre peau, mais là si vous le provoquez, la prochaine fois, ce sera inévitablement tortures et autres horreurs, dont il est capable.
-Génial quel tact professeur! Mais à quoi pouvais je donc m'attendre de votre part. Je ne peux attribuer votre manque de savoir vivre qu'à une intelligence réduite. Et pour votre gouverne, il veut me tuer depuis que je suis né, alors un peu plus ou un peu moins c'est mon problème !
-Potter laissez moi éclairer l'obscurantisme de votre esprit imperméable à toutes formes de culture. Ce que vous ne savez pas c'est de quoi est capable le seigneur des ténèbres !
Oui c'est vrai, mais je sais ce dont il est incapable : me tuer ! Et pour votre culture professeur cela fait deux ans d'affilée que je l'affronte en duel. Donc pouet pouet !
L'auditoire était médusé. Personne n'aurait imaginé qu'Harry puisse répondre comme cela à quiconque, et surtout pas au professeur Snape. Après cette formidable réplique Harry s'était retourné.
-Bonsoir tout le monde, je suis désolé que vous vous soyez dérangé pour rien. Gin, Ron, Herm, Nev, Luna, on monte ! Sa voix était ferme et décidée, un ordre avec des rondeurs.
-Harry, tu as peut être hâte de raconter à tes amis ta journée, mais il faut d'abord que nous parlions de ce qui s'est passé dans le bureau de Fudge.
-Professeur, là parler à mes amis est ma priorité. Aujourd'hui beaucoup de choses ont changé. Non en réalité, elles ont changé depuis hier, il se retourna vers Gin et articula un merci muet. Que bien entendu tout le monde remarqua. La jeune fille lui répondit à haute voix
-A ton service.
Puis, elle fit volte face et disparu dans les escaliers.
-Mais Harry repris patiemment le professeur Dumbledore, il faut que je sache ce qui s'est passé.
-Oui professeur, c'est impératif, mais pas maintenant.
-Mais pourquoi ? Le vieil homme ne comprenait plus son élève.
-Professeur, aujourd'hui, j'ai pris plus de décisions concernant ma vie que pendant ces seize dernières années. Je veux en informer mes amis. Et comme vous me l'avez dit en juin, nous avons une relation petit fils grand père. Mais ce n'est pas avec mon grand père que je me suis retrouvé face à Quirrell ; ce n'est pas avec mon grand père que j'ai combattu un Basilic pas commode ; ce n'est pas avec mon grand père que j'ai fait face à un chien rempli de haine, à un rat abruti, à un loup garou déchaîné, et à un professeur obtus. Ce n'est pas avec mon grand père que j'ai pu me dépatouiller des tâches du tournoi des trois sorciers. Et ce n'est pas avec mon grand père que j'ai braqué le ministère. Alors j'estime qu'il est légitime que ceux qui étaient avec moi et qui m'accompagnent et me soutiennent soient les premiers informés des changements de ma vie et peut être de leurs vies.
N'attendant pas de réponse Harry se dirigea vers les escaliers, Ron lui emboîta le pas immédiatement, Hermione lui lança un regard fâché mais suivi le mouvement tout comme Neville et Luna. Neville se sentait un peu perdu cela ne faisait que deux heures qu'il avait appris la prophétie. Le jeune homme était tout à fait conscient qu'elle aurait pu le concerner lui aussi.
La petite troupe montait les escaliers en silence, arrivés sur le pallier, ils stoppèrent et se regardèrent.
-Joli discours s'enquit Ron, j'aime bien quand tu parles de moi comme ça.
Harry soupira de soulagement, malgré les mots qu'il avait eut avec le professeur Dumbledore, Ron le suivait les yeux fermés. Il se tourna vers Hermione, son regard le transperçait, elle le jugeait.
-Merci de m'avoir suivi, entrons j'ai beaucoup de choses à vous dire.
-Harry …
-Pas maintenant, d'abord, on rentre répondit il à Hermione qu'il pris dans ses bras. Il lui planta un bisou sonore sur la joue et lui fit passer la porte. Ginny referma la porte quand tout le monde fut entré.
Sous les yeux horrifiés du groupe, il sortit sa baguette, insonorisa et verrouilla la pièce d'un sortilège.
-Heu Harry risqua Ron, je ne veux pas te stresser, mais tu viens d'utiliser ta baguette !
Harry sourit, mais chancela. Hermione et Ron dans un synchronisme parfait, lui attrapèrent un bras chacun et le firent asseoir sur son lit. Quand Ron fut sur qu'il était stable, il lui lâcha le bras et partit fouiller dans ses bagages qu'il n'avait pas défait. Il en sortit un paquet de chocogrenouilles. Il en tendit une à Harry. Ce dernier fit une grimace. Ginny excédée l'attrapa, la sortit de son emballage, se planta devant lui et battit du pied en le regardant droit dans les yeux, le défiant de ne pas l'accepter. Harry souffla, mais accepta la friandise. Il se sentait mieux maintenant.
-Gin, pourquoi tu souris comme ça ? La jeune fille rougit, mais ne baissa pas son regard.
-Je repense à notre conversation de hier et regarde toi, nous tous, aujourd'hui ! Toi en leader, entouré de tes lieutenants.
Harry regarda autour de lui, Ron et Hermione l'encadraient (comme toujours), Neville, Luna et Gin assis en tailleur en face de lui attendaient attentifs son récit. Hermione semblait nerveuse, tortillait une mèche de cheveux et regardait la fenêtre de manière compulsive.
-Oui Herm, j'ai bien utilisé ma baguette, je suis depuis quelques heures majeur.
-Quoi ? Cinq voix amplifiées retentirent dans la chambre.
-Mais comment cela est ce possible Harry ? demanda Neville.
-Bon, je vais plutôt commencer par le début, Gin a dû vous raconter ce qui s'est passé en juin, ils hochèrent la tête.
-D'ailleurs à ce sujet là Harry commença Hermione, il se tourna vers elle, elle lui sourit, puis lui asséna une claque retentissante derrière le crâne. Tiens, prends toi ça, cela t'apprendra à ne pas nous en avoir parlé avant.
-Aie !
-Bien fait pour toi reprit Ron, ses yeux reflétant à la fois son inquiétude et sa confiance en Harry.
Ce dernier senti son cœur se gonfler, il lui fit un petit sourire d'excuse.
-La prophétie, Gin vous l'a expliqué, si vous voulez nous y reviendrons plus tard. Pour l'instant en quelques mots, je vais vous raconter ma journée.
Il débuta son récit par son entretien avec Monsieur Notariat, l'héritage et son étonnement. Mais aussi la blessure que lui avait causé d'apprendre l'image que les gens ont de Sirius. Sa révolte et ses émotions chamboulées. Ses différentes prises de becs avec Snape durant la journée ce qui fit sourire Ron, émerveilla Neville, Hermione elle paraissait un peu outrée qu'il réponde à un professeur, mais comprenait le ras de bol de son ami et donc le soutenait. Ginny était fière de son presque frère. Et Luna resta stoïque, le regard fixant une toile d'araignée.
-Mais ce qui as changé ma vie et ce qui va changer vos vies si vous l'acceptez : c'est ma rencontre avec Fudge. Il veut retrouver une bonne image auprès de la population pour les élections, alors il veut que j'apparaisse à ses côtés lors de ses rencontres avec la presse.
-Tu n'as pas accepté n'est ce pas Harry s'écria Hermione affolée.
-Mais bien sur que si Herm. Cinq bouches ouvertes, silence. Harry éclata de rire de les voir ainsi.
-Vous auriez dû voir ça ! J'ai réussi à lui tenir tête, bien sur à sa prochaine conférence de presse, je dois me tenir à ses côtés. Il a signé pour une seule.
-Là Harry, je te suis pas s'interrogea Ron. Pourquoi est tu satisfait de ça. Que viens t on faire là dedans ?
-Ron s'emporta t il en échange, je suis émancipé, je vais passer mon permis pour transplaner dans quatre jours. Et le fais de voir Fudge régulièrement me permettra de savoir ce qu'il mijote.
-Donc repris Gin, si je résume tu es encore plus riche qu'avant et tu peux te défendre à tout moment.
-Oui, mais il n'y a pas que moi, vous aussi !
-Quoi nous ? S'enquit Ginny.
Et bien, nous, toi, Nev, Luna, Herm et Ron et encore quelques personnes. Et oh j'oubliais, j'ai aussi obtenu l'immunité au cas où nous devrions faire quelque chose d'illégal pour sauver notre peau encore une fois. Enfin quand je dis nous, c'est si vous voulez bien, moi j'ai signé les papiers. J'ai les vôtres, vous faites comme vous voulez !
Harry devenait morose, il pensait les voir sauter de joie, et le féliciter pour ses négociations. Mais apparemment ils étaient ahuris et pas fous de joie.
-Quoi ! Vous pensez que j'ai fait le mauvais choix, que j'aurais dû tout refuser en bloc et rester complètement dépendant de quelqu'un qui décide toujours pour moi…..
-Non ! Répondit Hermione, tu as bien fais de saisir ta chance. Seulement, tu nous prends de vitesse. Nous avions une surprise pour toi et là c'est toi qui nous cloues le bec.
-Une surprise s'étonna Harry.
-Ben oui, nous avons beaucoup discuté tous ensemble les jumeaux y compris. Nous avons établi un concept assez simple en théorie. C'est le concept du… comment tu appelles ça Ginny ? Demanda Neuville.
-C'est le programme SH !
-C'est quoi SH ? Vous trouvez que je suis hors service c'est ça ?
-Mais non, c'est le programme Soulageons Harry.
-Soulageons Harry, répéta t il complètement hébété.
-Et bien, oui ajouta Neville, c'est partit d'une bonne intention. Jusqu'ici Harry tu as toujours triomphé, il s'interrompit en voyant la grimace de ce dernier. Il sourit et reprit en corrigeant son erreur. Nous nous en sommes, à peu prés, toujours sorti. Mais nous affrontons les crises qui se présentent une par une, gérant les situations à la dernière minute plutôt que de chercher à anticiper.
-Hermione craint, que le temps un jour nous manque pour réagir, qu'une absence d'informations cruciales n'entraîne notre perte à tous. Car bien que résistant, Harry, tu n'es pas immortel termina t il.
-Harry sourit, durant son absence, ses amis s'étaient creusés la tête pour l'aider. Il n'était pas seul et avait conscience de sa chance. La voix surréaliste de Luna le tira de ses pensées.
-Anticiper : idée géniale soumise par Hermione Granger gourou encyclopédique et meilleure amie d'Harry Potter et approuvée par tous !
Ron la regardait avec des yeux ronds et la bouche ouverte, mais il se reprit.
-Luna, merci pour ton intervention super importante. Maintenant, il nous reste plus qu'à tester ce concept !
Ils éclatèrent de rire, cela faisait du bien. Ils se sentaient plus léger après toutes ces révélations. (Luna a le chic de résumer à haute voix ce que l'on pense tous, même si c'est d'une façon bizarre).
-C'est pas tout ça, mais cela fait plus d'une heure que nous sommes là, je ne pense pas que nous soyons tranquille encore longtemps. Harry tu as parlé de papiers à signer ?
-Mais vous ne voulez pas réfléchir avant ? demanda t-il incrédule.
-Harry ce que tu peut être con parfois ! C'est tout réfléchit, envoie la paperasse. Lui répondit Ron.
-Hermione sourit, fière de Ron, bon d'accord de sa décision et non de son vocabulaire, elle n'allait pas casser un moment aussi magique.
Le regard d'Harry accrocha celui de Ginny, il lui sourit, vraiment cette fille était épatante. Elle avait raison sur toute la ligne dans ce qu'elle lui avait dit la veille. Harry se sentait à la fois soulagé et ému du soutien de ses amis. Dire qu'il y avait deux jours à peine, il voulait les éloigner de lui. (Honte sur moi).
Luna et Neville avaient fait de l'espace sur le bureau et préparé les plumes. Tous se tournèrent vers Harry mais ce dernier était reparti dans ses pensées.
-Ces derniers temps c'est monnaie courante avec lui, laisser faire la pro dit Ginny d'une voix ferme. Elle se planta devant lui les mains sur les hanches
-Potter ! Lui hurla t elle dans les oreilles. Harry sursauta et regarda Ginny, la jeune fille secoua la tête d'un faux air exaspéré et voyant qu'il ne comprenait pas rajouta :
-Leeeeessssss pppaaaaaaapppiiiieeeerrrrrssss !
-Ah oui !
Il les sortit de sa poche, leur rendit leur aspect réel d'un coup de baguette et tendit un parchemin à chacun.
-Voilà, votre nom et prénom sur les pointillés et une signature en bas.
Ils s'exécutèrent. Quand le dernier eut fini, les parchemins s'élevèrent et disparurent dans un petit nuage.
-Bon, nous sommes adultes maintenant constata Ron
-Mouaih, commenta Neville, je me sens pareil et vous ?
Personne n'eut le temps de répondre, car Harry avait levé sa baguette et s'approchait silencieusement de la porte.
-Schuuut ! Nous avons de la visite. Il retira le sortilège dans un murmure, et ouvrit la porte brusquement alors que le poing de Rémus allait s'abattre sur le visage d'Harry qui remplaçait le panneau de bois. Le jeune homme dans un mouvement vif lui saisit le poignet. Rémus eut un hoquet de surprise.
-Oh Harry excuse moi, je visais la porte. Il était tout gêné et n'osait pas regarder le fils de son meilleur ami.
-Allons Rémus ce n'est pas grave ! Tu savais pas que j'allais ouvrir la porte.
Tout en parlant, Harry se coula dans les bras du loup garou de plus en plus surpris. Harry ne l'avais pas habitué à des démonstrations d'affection et lui non plus d'ailleurs. Mais il referma ses bras autour du jeune homme qui appuya sa tête sur son épaule dans un soupir de bien être.
-Rémus ?
-Oui Harry répondit il en se détachant un peu pour voir son visage.
-Il faudrait que je te parle de pleins de choses différentes, alors si tu pouvais rester quelques jours. J'ai vraiment besoin de toi. Les larmes remplissaient ses yeux alors qu'il resserrait sa prise sur Rémus.
-Bien je resterais et nous pourrons parler autant que tu voudras c'est promis rassura t il en passant une main hésitante dans ses cheveux ébouriffés. Il ne questionna pas plus le jeune homme, ce n'était pas le lieu, ni le moment.
Rémus leva les yeux vers la porte restée ouverte, quatre jeunes gens les regardaient. Il pouvait ressentir leur attachement pour le jeune homme et aussi leur inquiétude. Rémus sourit, il pouvait sentir un amour inconditionnel, ce serait une force pour Harry. Dans leurs yeux, il voyait la force, le courage et l'espoir. (Ah, l'optimisme de la jeunesse). Il continuerait à se battre quoi qu'il arrive. Peut être, à la longue, trouverait il un moyen de les aider.
-Rémus, tu voulais quelque chose ? demanda Harry brusquement conscient de la position dans laquelle il se trouvait.
-Oui dit Rémus en le laissant partir, ils m'ont délégué pour venir vous chercher. Ils sont tous inquiet et une moitié d'entre eux est un peu insurgée contre toi. Mais Dumbledore leur a dit que tu avais certaines raisons de t'éloigner de lui. Il ne s'est quand même pas appesantit sur les révélations si tu vois ce que je veux dire.
-Bon et bien, il est temps que le lion descende dans la fosse !
-Luna ! T'es vraiment obligé de le décourager comme ça le disputa Ron.
-Elle a raison, il vaut mieux que nous descendions, de toute façon Ron, ose me dire en me regardant dans les yeux, que tu n'as pas faim.
Son ami baissa les yeux, mais un sourire malicieux naquit sur ses lèvres.
J'osais pas le dire, mais je meurs de faim. Puis il s'élança en disant : le dernier en bas est un troll !
-Ronald Weasley ! Rugit Hermione en le suivant, tu es régi par ton estomac, c'est une honte !
Luna et Ginny bras dessus, bras dessous, suivaient en discutant comme les meilleures amies qu'elles étaient. Neville pouffait de rire en entendant tous les noms d'oiseau qu'Hermione utilisait pour qualifier Ron. Harry se retourna vers Rémus qui les regardait descendre un sourire aux lèvres (comme dans mon rêve de ce matin, c'est le seul lien avec mes parents, j'aimerai être plus proche de lui).
-Tu viens lui dit il en le tirant par la manche.
En bas le silence s'était fait en attendant le bruit dans les escaliers. Ils virent débouler comme une bombe un Ron hilare, poursuivi par une Hermione exploitant toutes les faces de son vocabulaire. En quelques secondes, ils furent tous en bas. Ron arrêta de courir pour s'asseoir à table. Le professeur Dumbledore profita de cet état de fait pour relancer la conversation.
Bon puisque nous sommes tous réunis, profitons en pour manger un petit en cas, Ron battit des mains comme un petit enfant, Hermione le frappa à l'épaule en s'installant à ses côtés. Une fois que tous furent presque placés Harry se rapprocha de ses amis, Hermione dans un mouvement ample se leva et céda sa place à Harry. Elle se déplaça pour prendre une autre chaise. Arrivée à sa hauteur, elle lui glissa dans l'oreille :
-Votre place, maître. En lui désignant la chaise où elle était précédemment assise d'un geste de la main. Et lui lançant un regard moqueur.
-Ha ha, lui répondit Harry mauvais joueur, mais s'installant de bon cœur entre ses deux amis.
Toute la tablée avait regardé la scène complètement hébétée, depuis quand y avait il une hiérarchie dans le trio infernal de Poudlard ? Quand aux cinq membres du programme SH, ils souriaient de toutes leurs dents. Molly fit apparaître plusieurs plats alléchants , et chacun se servit, les conversations reprirent sur l'actualité, mais Harry pouvait sentir sur lui le regard du professeur Dumbledore et cela l'ennuyait, car il le devinait tendre et inquiet. Il avala alors son repas en quelques bouchées, il ferma les yeux quelques secondes, le sommeil le gagnait. Mais il savait qu'il devait au moins parler au directeur. Voyant que l'assiette du vieil homme était vide, il prit la parole
-Professeur Dumbledore, si vous avez terminé, nous pourrions nous entretenir dans la bibliothèque.
-Oui, Harry je te suis.
Il se levèrent et marchèrent côte à côte en silence. Arrivés à la bibliothèque, Harry ouvrit la porte et fit passer son professeur devant lui. Puis il ferma la porte, un moment il se demanda s'il devait faire les mêmes gestes qu'avec ses amis, mais le vieux sorcier le devança.
Harry se posait beaucoup de questions, il désigna deux fauteuils au professeur, près de la cheminée. Une fois assis, le jeune homme garda le silence, laissant à son professeur le soin d'entamer la discussion. Ce qu'il ne tarda pas à faire.
-Harry, je sais que je ne me suis peut être pas conduit de la façon que tu attendais. Toutes mes actions, je les ai faites en pensant que c'était ce qu'il y avait de mieux. Harry allait ouvrir la bouche, mais s'arrêta face à un geste de la main de son professeur. Non attends, je pense avoir fait de bons choix, mais je ne suis pas encore sénile et je sais que j'ai fait certaines erreurs. Certes elles auraient pu coûter la vie à beaucoup de personnes, et parfois elles l'ont fait. Et cela me hante.
Le vieil homme se tut, son visage exprimait la peine, Harry sut qu'il était sincère, et cela faisait vibrer sa culpabilité. Il avait peut être été trop dur avec lui ces derniers temps. (Peut être devrais je tout lui dire). Avant d'entrer dans la pièce, il avait pensé lui révéler quelques brides de son entretien et garder l'essentiel pour lui. Mais là, il ne savait plus que faire.
-Professeur, ce n'est pas que je vous en veux, je sais bien tout ce que je vous dois et dans les deux sens ajouta t il en souriant. Mais parfois, j'ai comme un ras le bol général. Son visage s'assombrit. La perte de Sirius, ajoutée aux révélations sur la prophétie, cela a été dur à gérer. Et je ne vous cache pas que même aujourd'hui c'est dur.
-Même si j'ai entendu et accepté ce que vous m'avez appris, ce n'est pas facile et je me suis senti trahi. En plus j'ai constaté que Voledemort et moi sommes liés. L'année dernière, il s'est servi de son lien pour me manipuler, et quand je l'ai compris c'était trop tard. A la fin de l'année je me sentais pris en étau, un objet entre les deux plus grands sorciers du monde. Cette sensation, je ne veux plus la ressentir.
-J'étais blessé, car peut être que si j'avais su bien avant, je n'aurais pas fait certaines choses, où au contraire, je ne sais pas, je ne sais plus !
-Harry parlait avec plus de flamme. Son air, meurtri et blessé, disparaissait pour faire place à un air décidé et assuré. Tout ce que je veux, c'est prendre ma vie en main, faire mes choix ! Et pour cela professeur, il faut que j'ai toutes les cartes et c'est vous qui les avez en mains, la question est : est ce que vous les partagerez avec moi !
-Mais Harry tu es trop jeune pour porter un tel fardeau sur tes épaules ! Tu dois vivre comme un jeune de seize ans.
-Vous ne comprenez pas, c'est trop tard, j'ai vécu trop de choses qu'un adolescent n'aurait pas dû vivre. Je ne suis même pas sur de les avoir eut un jour.
Le vieil homme baissa la tête, il aurait aimé pouvoir soulager Harry, et c'était ce qu'il pensait avoir fait au cours de ces années. Mais apparemment, il avait fait plus de mal que de bien au jeune homme ; peut être aurait il fallu lui dire la vérité plus jeune.
-Professeur, pourquoi ne reprendrions nous pas nos relations au début, et essayer d'être honnête l'un envers l'autre, dans la limite du possible ajouta il souriant. Mais si je suis au cœur de quelque chose, il vaut mieux que je sois au courant !
Albus, s'autorisa à sourire, il allait de surprise en surprise avec cet « enfant ». Il était devenu un homme, courageux et fort. Finalement les phases de révolte d'Harry étaient plus que normales, il devait même s'avouer qu'Harry était très patient, il aurait pu se rebeller depuis longtemps et de manière plus violente, voire se tourner vers son côté sombre.
-Alors professeur, par quoi commençons nous ?
-Et bien, par ton entretien avec Fudge, nous avons très nettement entendu des cris.
-Oui, nous avons eu quelques mots, notre très cher ministre pensait pouvoir me manipuler, malheureusement pour lui j'étais déjà pas mal remonté et j'avais besoin de me faire les dents sur quelqu'un et c'est lui qui en a fait les frais.
-Que te voulait il ?
-Et bien, il vous avez parlé d'une idée pour calmer la population, et bien c'était le cas. Il voulait que j'apparaisse à ses côtés lors des conférences de presse. Durant lesquelles, il aurait fait croire à la population, que j'étais de son côté, et que je bénéficiais de son accord et faveur pour me former et combattre Voldemord.
-Humm, commenta le vieux sorcier. Et qu'as tu fais ?
-Et bien, je l'ai un peu remis à sa place, en lui disant que son marché, ne me convenais pas. Et j'ai donné mes conditions pour une seule conférence de presse où je ne parlerais que si je le juge nécessaire.
-Je vois, et ces conditions quelles sont elles ?
-Je suis émancipé, je dois passer mon permis de transplanage dans trois jours maintenant. Et l'immunité jusqu'à la fin de la guerre.
-……………
-Professeur, pourquoi vous ne dites rien paniqua le jeune homme.
-Je pensais pas que Fudge pouvait être aussi bête, il nous donne le moyen que tu puisses t'entraîner et te défendre normalement et en plus, il nous donne la possibilité de le surveiller.
-Donc, j'ai bien fais, vous ne regrettez pas ?
-Non, bien sur que non, ce que je regrette, c'est de ne pas avoir assister à votre petite dispute répondit il les yeux pétillants de malice.
-Professeur, il y a autre chose repris Harry en fixant les flammes derrière lui.
-Quoi demanda t il inquiet d'une autre révélation.
-En fait, j'étais tellement parti, et Fudge était tellement abasourdi par mon attitude, que j'ai obtenu ces conditions pour Ron, Hermione, Neville, Luna et Ginny et pour une autre personne que je devrais déterminer dans les mois qui arrivent.
-Bon, tout cela change les données…
-Oui, j'aimerai avoir droit à un entraînement spécial avec Rémus, puisque maintenant je peux me servir de ma baguette.
-Pourquoi pas, pendant que Rémus n'est pas en mission, il pourra vous enseigner des choses plus poussées.
-Non, professeur, vous m'avez mal compris. Ce n'est pas ce que je vous demande. Rémus ne partira plus en mission. C'est la seule personne de mon passé qu'il me reste. Je n'ai pas l'intention de le perdre lui aussi. Je n'ai pas eu de père, on m'a arraché mon parrain, on ne me prendra pas la personne qui se rapproche le plus d'eux ! S'il vous plait professeur ne me l'enlevait pas supplia t il.
-D'accord, d'accord mon garçon, promis Dumbledore voyant l'affolement du garçon. Rémus deviendra en quelque sorte, un précepteur.
Harry hocha la tête, mais il regretta bientôt, car une migraine atroce lui vrillait les tempes. Il fit une grimace, il était épuisé et les maigres ressources qu'il avait le fuyaient à grands pas. Dumbledore s'en aperçut.
-Je crois que pour ce soir, nous avons mis au point assez de choses, repose toi, nous reprendrons cette conversation demain.
Sur ce, il se leva laissant Harry somnolant dans son fauteuil. Mais à peine sombra t il dans le sommeil que des voix se firent entendre et pire quelqu'un le secouait par l'épaule. Il lâcha un râlement et se laissa de nouveau emporter dans les bras de morphée.
-Ron arrête de le secouer comme ça ! S'énerva Hermione.
-Oui, je veux bien, mais il ne va pas dormir ici, après il sera bourré de courbatures.
La jeune femme fronça les sourcils, signe de grandes réflexions chez elle.
-Neville repris le rouquin, veux tu aller ouvrir la porte de la chambre et défaire les draps de son lit s'il te plait. Neville s'exécuta. Ron se pencha sur son ami.
-Mais Ron que…
-Schuutt Mione, je vais le porter. Outch, mais comment ça se fait qu'il soit aussi lourd. Je te préviens Harry, pas de pauses en chemin, on fonce droit !
Le jeune homme se contenta d'enfouir son visage dans le pull de Ron en soupirant d'aise
-Ca y ait, maintenant, il me prend pour une peluche !
-Ron, tais toi et avance !
Tout en marmonnant le jeune homme gravit les escaliers et entra dans la chambre. Neville avait tout préparé.
-Voilà dit Ron en déposant Harry complètement endormi qui se demanderait sans doute le lendemain comment il avait atteint son lit. Wouah, mon dos demain, toi au régime dit il en montrant Harry du doigt. Un rire cristallin retenti derrière lui, il se retourna vivement prêt à mordre la personne qui pouvait réveiller Harry. Il se retrouva face à face avec sa sœur.
-Ron tu as oublié que tu es un sorcier et tu as minimum deux sorts qui t'auraient évité d'avoir le dos en compote.
-Boff, c'est vrai, je ne m'y suis pas encore fait, tout va changer maintenant.
-Oui confirma Hermione, dès demain, nous allons devoir nous entraîner à transplaner. Tout en parlant, la jeune fille remonta les couvertures sur son ami. Mais Ginny arrêta son geste et rejeta les étoffes aux pieds du lit. Hermione fronça les sourcils, Ginny s'était assise au bord du lit, elle souleva aussi délicatement que possible une des pieds de son ami et délassa ses chaussures et les lui enleva pour les tendre à Ron qui la regardait d'un air dévasté (elle est irrémédiablement amoureuse de lui ! Même, si elle le nie, cela se voit dans chacun de ses gestes). Après lui avoir retiré ses chaussettes, elle ne put retenir une exclamation.
- Mon dieu, il est gelé !
Elle remonta bien vite les couvertures, et grâce à sa baguette, elle fit apparaître une énorme couette multicolore.
-Voilà, elle étouffa un bâillement.
-Tout le monde au lit ! Ordonna Hermione, demain debout maximum à 8h insista t elle en fixant Ron. Celui-ci se tortillait mal à l'aise.
-Mais Mione, c'est les vacances supplia t il.
La jeune femme le fusilla du regard, lui promettant mille souffrances s'il ouvrait encore une fois la bouche. Résigné, il attrapa son pyjama et partit s'enfermer dans la salle de bain pour en ressortir quelques minutes plus tard, les cheveux humides, le teint rosé ce qui faisait ressortir ses yeux d'un bleu turquoise.
-Oh Ron ! Sourit Ginny qui s'était assise avec Hermione sur le lit de son frère, tu as encore ce pyjama des Canons !
Hermione pouffa, Ron était un fan des Canons et n'hésitait pas une seconde à porter leur couleurs, quitte à ressembler à une citrouille mal formée. Il les regarda d'un air outré, comment osaient elles se moquer de son pyjama fétiche. Il allait leur sortir une « vacherie », mais Hermione le pris de cours, elle s'était levée et avançait vers lui, culpabilisant, pour lui planter un petit baisé aérien sur la joue, mais comme Ron était très grand, elle rata sa cible et il atterrit à la commissure des lèvres. Rougissant de son geste, Hermione s'empressa de dire bonsoir et s'enfuit presque en courant de la pièce. Ron quand à lui s'était figé, il ne réagit pas même quand sa sœur sortit de la chambre en se moquant ouvertement de lui.
Pendant ce temps, Albus était allé rejoindre le groupe qui attendait son retour. L'ambiance était tendue, dès qu'il entra, le silence se fit.
-Mes amis dit il un petit sourire éclairant son visage, il se fait tard, nous devrions nous reposer. Minerva, Séverus vous pouvez rentrer à Poudlard, je ne vais pas tarder moi-même. Les deux professeurs s'exécutèrent. Albus se retourna vers le groupe d'aurors, et leur dit qu'ils pouvaient retourner à leurs postes. Thonks grommela mais obéit. Petit à petit, il ne resta plus que Rémus et la famille Weasley.
-Bien, je voulais vous parler car vous allez être plus concernés que les autres.
-Albus que se passe t il ? S'enquit Arthur.
-Ce n'est peut être pas à moi de vous le dire, mais vos deux derniers enfants viennent de prêter allégeance à Harry.
-Prêter allégeance, Albus ! S'exclama amusée Molly. Ron à 16 ans et Ginny 15 ans, ils ne savent pas ce que c'est. Une parole d'enfant !
-C'est là ou vous vous trompez Molly soupira le vieux mage, j'ai moi aussi, et à tort, cru qu'ils étaient encore des enfants. Le couple Weasley regardait le directeur avec effarement, mais que se passait il donc pour qu'il leur parle comme ça.
-Nous savons tous, que les jeunes qui dorment sous ce toit ont vécu beaucoup plus de chose qu'ils n'auraient dû et je crois même beaucoup plus de chose que certains membres de l'ordre et là je pense à Harry bien sur mais aussi Ron et Hermione, et depuis l'année dernière Ginny fait partir du lot.
-Mais Albus où voulez vous en venir ?
-Tout ce que je peux vous dire c'est qu'à partir de demain nos vies vont changer, nous n'allons peut être pas tout maîtriser (je devrais peut être leur dire que nous ne maîtrisons déjà plus rien ?), nous devons l'accepter et tout faire pour accompagner ce changement. Nous sommes entrer dans l'ère Voldemord contre Harry Potter.
Il se tourna vers Rémus.
-Rémus, durant mon entretien, Harry m'a en quelque sorte dit qu'il aimerait que vous restiez. Demain, il vous dira exactement comment la suite va se dérouler. Sur ce mes amis, je vous souhaite une bonne nuit, et il transplana. Les laissant tous avec plein de questions.
-Mais pourquoi faut il qu'il parle toujours en énigme dit Fred en faisant une mimique dramatique. Pendant que son jumeau faisait une imitation muette de son ancien directeur.
-Ca suffit vous deux ! Les gronda Molly sous les regards moqueurs de leurs frères.
-Rémus sais tu de quoi il parlait ?
-Non Arthur, mais je sais une chose, c'est que ma confiance en Harry est illimitée. Et je crois qu'il a les choses en mains.
-Mais de quoi parles tu Rémus ?
-Je parles de son destin et donc par conséquent du notre.
-Tu sais maman, quand Harry est face à un mangemort où à Tu- Sais- Qui, il ne ressemble pas au petit ange que tu rêves d'intégrer à la famille. D'après ce que je sais de l'année dernière, Harry à pris en main l'opération à l'instinct et heureusement sinon nous aurions enterrer beaucoup de monde.
-Oui renchérit son frère, si nous voulons l'aider contre Tu-Sais-Qui, nous devons soutenir Harry puisque quoi qu'il se passe c'est toujours à lui qu'il s'en prend donc il s'en prend à un membre de la famille.
-Molly reprit son époux, tu devrais aller te reposer, nous reparlerons de tout ça à tête reposée et avec les principaux concernés. Le petit groupe se dispersa.
Le lendemain matin, Ron fut réveillé soudainement de son sommeil, par un sauvage aux yeux verts qui l'avait attrapé par le col de son pyjama (pauvre pyjama survivra t il ?) qui le secouait comme un prunier, et qui hurlait à tout va.
-Ron, allez, réveille toi, c'est l'heure ! Aujourd'hui on va transplaner hurla le démon (note intérieure penser à tuer Fudge pour lui avoir permis cela) en se laissant tomber comme un poids mort sur son ami (quoi que c'est pas si sur, s'il continue comme ça).
-Non, mais Harry t'es fou ou quoi ? Lui demanda t il d'une voix éraillée, en se frottant l'estomac où le coude d'Harry s'était gentiment enfoncé.
-Ah ! Enfin tu es de retour parmi nous la marmotte. Allez debout dit il en le tirant par le bras et en faisant fit des grognements mécontents de son ami.
Ron qui ne s'attendait pas à un tel traitement se retrouva les quatre fers en l'air aux pieds de son lit.
-Toi se mit il à crier, si je t'attrape tu vas passer un sale quart d'heure. Il se mit à poursuivre un Harry hilare et débordant d'énergie.
Malheureusement pour lui, Harry avait plus d'expérience en la matière et lui échappa facilement pour s'enfuir dans le couloir. Harry courait comme un dératé, pour une fois qu'il courait pour s'amuser au lieu d'échapper à quelqu'un pour sauver sa peau (peut être que j'ai pensé trop vite). Harry qui dans sa course, se retournait fréquemment pour voir l'avancement de Ron, fut stoppé par un corps. Le pauvre Harry se retrouva les fesses à terre, c'est alors qu'il leva la tête pour voir qui était le corps en question : c'était Charlie Weasley, qui était prêt à s'excuser et à lui tendre la main, quand il vit son frère déboulé.
-Ah super Charlie, tu l'as coincé. A nous deux mon gaillard !
Et là, il se jeta sur Harry (pauvre presque ancienne crevette du monde sorcier) à la manière d'un catcheur qui se jette sur son adversaire pour l'aplatir comme une crêpe. Le tableau aurait pu porter à confusion, mais Ron ne s'en préoccupait pas. Assis sur le ventre de son ami, il entreprit de lui faire subir une séance en bonne et due forme de chatouilles intenses. Harry se démenait comme un diable pour lui échapper, alors Ron se retourna vers son frère qui les regardait le regard vague.
-Eh oh ! C'est pas le moment de repartir dans tes souvenirs d'enfance, viens plutôt m'aider à lui montrer ce qu'il en coûte de s'en prendre à un Weasley !
Charlie sourit et se jeta dans la mêlée. Harry se tortillait comme une chenille pour leur échapper, tout en criant et riant aux larmes. Mais le malheur d'Harry ne faisait que commencer, car attirés par le bruit les jumeaux émergèrent de leur antre et voulurent prêter main forte à leurs frères (solidarité fraternelle oblige). Ils ne furent pas les seuls à arriver en courant, alertés par les cris, bientôt, Hermione, Ginny, Bill et Rémus regardaient la scène qui se déroulait devant eux avec amusement. Mais ils allaient être plus que surpris par la suite. Harry n'en pouvait plus, ses abdos étaient contractés au maximum, et lui faisaient un mal de chien. Sa respiration était irrégulière et menaçait de s'arrêter à tout moment.
-Siiillllll vouuuuuuussss plait, j'eeennnnnnnnnn peut ppppppllllluuuuuuuuuussssss !
ARREEEEEEETTTTTTTTTEEEEEEZZZZZZZZ !
A ce moment personne ne compris ce qui était en train de se passer, les mangemorts auraient attaqué c'était pareil. Un grand éclair vert zébra le couloir, suivi d'un épais nuage rouge. Rapide Rémus fit disparaître le nuage, Harry gisait au milieu du couloir essayant de reprendre à grand peine son souffle, mais les frères Weasley avaient disparus.
-Merci les gars, là j'en pouvais vraiment plus.
Le cri d'Hermione lui fit lever la tête. Ron, Charlie, et les jumeaux étaient suspendus dans les airs. Harry les regardait avec des yeux ronds.
-Mais qui a fait ça ? S'interrogea t il, alors qu'il prenait appui sur Ginny venue l'aider à se relever.
Et bien, Harry bredouilla celle-ci peu sure d'elle, je crois que tu maîtrises, mais alors pas du tout la magie sans baguette.
-Mais ce qu'il y a de bien renchérit Bill, c'est qu'au moins tu sais que tu en es capable.
-Et que l'on va travailler ça fini Rémus un sourire amusé flottant sur son visage.
-C'est ma veine, encore du travail en plus soupira le jeune homme.
-C'est super tout vos commentaires là ! Mais nous comment on descend, s'insurgea Charlie d'avoir été oublié.
Harry commençait à paniquer, c'était quoi, cette histoire de magie sans baguette. Il en avait toujours fait, mais c'était involontaire et très rare. Il ne savait pas la contrôler (Là je suis mal, j'ai coincé mon meilleur ami au plafond. Ainsi que les personnes à qui j'allais demander de l'aide. Non, mais c'est pas vrai, dès qu'il y a une couffe, elle est pour moi !)
-Voyons Harry, calme toi, inspire et expire calmement. As-tu pensé à les envoyer en l'air pour qu'ils te lâchent
-Ben non, par contre je voulais de l'air et pour ça je voulais qu'ils me lâchent. Répondit Harry de plus en plus gêner.
-Harry ! Combien de fois va-t-il falloir te répéter que c'est Hermione le cerveau, quand c'est toi ou moi qui réfléchissons, ça ne marche jamais. Tu vois où cela nous mène ! Gronda Ron l'air faussement blasé et en colère.
-Allez quoi Harry fait pas ta tronche de cochon, on va bien trouver un moyen de les faire descendre. Quoi que si non c'est pas trop grave, maman te remerciera sûrement de l'avoir débarrassé de ses quatre enfants les plus turbulents.
-Ginny ! Crièrent quatre voix.
-Vous lui réglerez son compte plus tard les gars, pour l'instant nous avons un autre problème.
-Hein Bill, mais ça va pas de les encourager !
-Harry, concentre toi sur leur descente, expliqua Hermione, plus pragmatique que les autres, fait le vide dans ton esprit.
Harry s'était assis en tailleur et soufflait par la bouche essayant de faire le vide (faire le vide, faire le vide, facile à dire, j'aimerais bien l'y voir à ma place). Plusieurs minutes s'écoulèrent, Harry commençait à devenir nerveux, il n'y arriverait pas. Alors en désespoir de cause, il se leva d'un bon et hurla :
-Mais vous allez descendre de là, oui !
Au grand étonnement de tous, les quatre rouquins tombèrent dans un bel ensemble de jambes et de bras emmêlés. Harry, Hermione et Ginny se précipitèrent vers Ron pour l'aider à se relever.
-Et bien c'est gentil de nous laisser Bill intervient Fred en faisant une grimace à son aîné
Ginny dans un élan du cœur se jeta dans les bras de Charlie, et le serra très fort contre elle (non, elle ne pourrait jamais se passer de ses frères). Les jumeaux, pour ne pas être en reste, se jetèrent sur Bill (après tout, il est l'aîné, et peut donc bien supporter deux étreintes fraternelles en même temps !).
Mais qu'est ce qui ce passe ici ? demanda Madame Weasley qui était montée pour réveiller ses troupes. Il faut dire que le spectacle valait son pesant de noises. Rémus s'approcha d'elle et lui pris le bras.
-Molly descendons, à mon avis après autant d'émotion, ils vont sans doute avoir faim. Nous allons bientôt les voir descendre ! Avant de disparaître il ajouta : Mumm, Molly est ce que ce sont des pancakes qui sentent aussi bon.
-Oui bon, c'était bien sympa tout ça, je sais pas vous, mais moi je meurs de faim. Il faut que je reprenne des forces.
Ce fut dans un éclat de rire général que la troupe se dirigea vers la cuisine, où les attendait le couple Weasley et Rémus. Après les salutations d'usage, Molly leur servit le petit déjeuner qu'ils mangèrent plus ou moins assidûment. Ron et Neville dévorèrent, Hermione, Ginny et Harry picotaient sans plus et Luna et bien Luna restait fidèle à elle-même. Un claquement de langue retenti.
-Bon, maintenant, vous allez me dire ce qu'il se passe ! Arthur posa une main sur l'avant bras de sa femme pour la calmer.
-Non, Arthur, je veux des réponses et maintenant. Le silence s'était fait dans la grande cuisine du QG. Beaucoup avaient piqués du nez dans leur assiette. Presque tous, sauf Harry. Il se leva et vint se placer aux côtés de Madame Weasley.
-Madame Weasley …
-Molly, je t'ai déjà demandé de m'appeler Molly lui rétorqua t elle en lui serrant tendrement une main.
-Ce ne serait pas correct de ma part de commencer maintenant, alors que dans quelques minutes, vous risquez de vouloir me l'interdire. Molly fronçait les sourcils, se demandant où voulait en venir Harry. Il soupira. Vous vous souvenez la première fois où nous nous sommes vu ? J'avais onze ans : qu'avez-vous vu en moi ?
-J'ai vu un petit garçon, frêle et fragile qui semblait perdu.
-Oui vous avez raison, je l'étais. Je venais juste d'apprendre que le monde de la magie existait et que j'étais un sorcier. Mais ça encore pourquoi pas ! Mais je venais aussi d'apprendre pour mes parents et Voldemort. Dans ma vie, ce n'est pas un détail mais plusieurs grosses choses qui ont tendance à bien bouleverser tout ce que je croyais sur autour de moi. Il eut un rire amer. Et à croire que ces révélations arrivent tous les deux ans. En troisième année, j'ai appris pour Sirius. Et voilà ce qui nous amène à aujourd'hui, sur ce que j'ai appris en juin dernier. Le professeur Dumbledore m'a appris la chose la plus importante mais aussi la plus difficile à entendre de ma vie.
Harry fit une pause, ses yeux se brouillaient de larmes, mais il devait continuer tant qu'il en avait le courage (je vais lui briser le cœur, et ne pourrais plus la regarder dans les yeux après ça !)
Enfin pour être plus bref, reprit il avec un petit sourire blasé, j'ai appris que quoi que je fasse, je ne peux rien changer, mon destin est de tuer Voldemort ou d'être tué par lui. Cette guerre se finira avec la mort de l'un de nous deux. J'étais complètement perdu, en colère contre tout le monde, mais beaucoup envers moi. Je porte la culpabilité de la mort de Sirius …
-Harry ! S'indigna Rémus.
-T'inquiète, Ginny m'a fait la leçon et j'ai compris. Grâce à elle, j'ai repris confiance, non en fait j'ai pris confiance tout cour. En une journée tu m'as remis sur pied Gin ! Je ne pensais pas que des mots pouvaient me secouer ainsi !
Quand je suis parti hier matin, j'avais peur de ce qui m'attendais et en quelques sortes j'avais raison d'avoir peur. Le rendez vous au tribunal c'était pour un héritage. En fait je suis l'unique héritier de la famille Black. Je vous dis pas, le chamboulement d'émotions.
Le second rendez vous c'est lui qui nous concerne tous. J'ai donc eu un entretien avec Fudge et là ça a tourné au vinaigre et je suis sorti de mes gongs, et à la suite d'une discussion houleuse j'en suis ressorti majeur, et engagé dans la lutte contre Voldemort publiquement. Dans ma tête, je ne l'ai jamais affronté seul, et j'ai demandé les mêmes avantages que moi pour certaines personnes. Gin et Ron ont accepté de faire parti de ces personnes. (Gros soupir)
C'est bizarre, ma représentation de la famille c'est vous, j'ai toujours rêver d'en faire partie et vous m'avez tous accepté (sauf frisette Percy) ! Je me rends compte que je n'ai pas le droit de vous demandez ça après tous ce que vous avez fait pour moi.
-Harry tu sais très bien que tu ne nous as pas forcer à signer !Dit Ginny
-C'est plutôt nous, qui t'avons secouer pour les avoir confirma Ron. Et de plus notre choix de nous investir, ne vient pas de toi.
Molly ouvrit la bouche à plusieurs reprises pour la refermer aussitôt. Ce fut son mari qui prit la parole :
-Les enfants, je suis fier de votre décision, c'est bien trop tôt à mon goût …
-Mais papa qu'est ce qui est trop tôt, l'année dernière je faisait partie de la délégation qui s'est retrouvée au ministère et Ron cela fait cinq ans qu'il est plus impliqué que les membres de l'ordre.
-Mais, mais, mes petits, se mit à bégayer Molly.
Ginny se leva et enlaça sa mère pour lui murmurer à l'oreille
-Ne t'inquiète pas maman, rien ne va changer, et nous ferons attention. Mais Molly ne l'entendait pas comme ça
-Je vous l'interdis ! Je peux vous enfermer jusqu'à votre majorité !
-Maman, intervint Bill, je crois que tu ne peux rien faire. Car si, je ne me trompe pas vous êtes tous les deux majeurs n'est ce pas ?
-Oui confirma Ron.
-Donc le mieux que nous pouvons faire c'est les soutenir maman intervint Charlie
-Oui et en plus faut voir le bon côté des choses, ça légalise juste ce qu'ils font depuis un moment répliquèrent les jumeaux.
Molly agrippa sa fille et Ron pour les serrer très fort contre elle.
-Alors vous êtes majeurs, vous savez que je vais rester aussi chiante qu'avant. Et toi dit elle a sa fille tu as intérêt à rester en vie et de me faire des petits enfants.
-Merci pour nous maman, nous ont peut mourir, nos enfants c'est pas grave.
-C'est pas ça bande d'idiots, mais …
-On sait, Ginny est la fifille à sa maman ! Se moqua la fratrie de rouquins.
-Bon c'est pas tout ça, mais les taches ménagères ne vont pas se faire seules
-Oui et nous cinq on a du travail entama Hermione en jetant un regard mauvais à Ron. Toi pourrais je savoir, pourquoi tu es encore en pyjama ? Il me semble que je t'avais dit 8h hier !
-Mais Mione c'est pas ma faute c'est Harry…
-Ne mêle pas Harry à ton incompétence Ron Weasley !
-Mais…
-Il n'y a pas de mais, je te donne dix minutes pour nous retrouver décent, à la bibliothèque et dépêche toi !
Ron ne se le fit pas dire deux fois et fila se changer, bon maintenant l'SH, à la bibliothèque, nous avons des recherche à faire ! Alors que les quatre jeunes gens se levaient et passaient dans le couloir, Hermione se retourna vers les jumeaux
-Eh, oh, les jumeaux vous attendez quoi ? Le déluge ?
-Mais Hermione on servira à rien pour faire des recherches….
Ils furent couper dans leur réplique car Hermione avec une rapidité qui ferait pâlir Lucky Luke, sortit sa baguette et la fit tournoyer entre ses doigts
-Qu'est ce que vous disiez ?
-On arrive de suite.
-Bien répondit la jeune fille.
-Ouah, elle les mène tous à la baguette. Pauvre Ron j'espère qu'il sait où il met les pieds ! Se moquèrent Charlie et Bill. Mais pas longtemps, car Madame Weasley qui manquait de main d'œuvre, les embaucha d'office.
Dans la bibliothèque, ils s'installèrent dans les confortables fauteuils.
-Bon dit Harry, nous avons trois jours pour apprendre à transplaner ! Alors Hermione, je présume que si tu as voulu que l'on vienne ici, c'est pour la théorie n'est ce pas ?
-Oui, hier soir j'arrivais pas à dormir elle rougit fortement, mais continua. Je suis donc venue ici et j'ai commencé à feuilleter des bouquins et j'en ai trouvé quelques uns. J'ai donc fait des fiches synthétiques que j'ai dupliqué. Elle leur en tendit des exemplaires à chacun, sauf aux jumeaux.
-Et nous qu'est ce qu'on fait ? Interrogèrent ils.
-Vous intervint Ron, vous êtes là pour superviser la pratique
-Quoi ?
-Bon vous avez compris, alors ne vous faites pas prier !
-Bon OK, on s'énerve pas frangin.
Hermione passa les vingt minutes suivantes à leur expliquer le fonctionnement du transplanage et les risques encourus, ainsi que les moyens d'y remédier. Ils passèrent toute la matinée à rabacher la technique, jusqu'au cri strident que poussa Charlie Weasley pour les appeler à table. La joyeuse troupe se dirigea donc vers la cuisine. Il s'était décidé avant d'aller manger que les trois filles aideraient Molly dans les taches ménagères une partie de l'après midi, pendant que les garçons feraient les premiers essaies.
Le repas, fut très bruyant, mais aucun ne pipait mot de ce qu'ils faisaient dans la bibliothèque. Les autres ne posèrent aucune question. Après le repas Madame Weasley, fut ravie d'apprendre qu'elle avait de la main d'œuvre. Pendant ce temps les « hommes » de la troupe se rendirent à la bibliothèque, où ils se mirent d'accord pour faire des petits déplacements, d'un coin à l'autre de la pièce. Et si il n'y a pas de problème alors ils essayeraient de passer d'une pièce à l'autre.
Les premiers essais ne furent pas fructueux pour tous, bizarrement Harry transplana facilement du canapé à la fenêtre, Ron, lui y arriva au bout de plusieurs fois, quand à Neville, quand il réussit à faire le trajet, son corps entier n'avait pas suivi. En effet sa jambe droite était restée à côté de la cheminée. Après une crise d'angoisse pour Neville et une franche rigolade pour les jumeaux, Neville put raccrocher sa jambe à son corps.
Pendant ce temps les filles s'en donnaient à cœur joie. Elles avaient transformé le ménage en jeu, et s'étaient réparties les taches de façon à accélérer les choses. Ce qui fait qu'elles eurent tôt fait de finir leur partie du travail. Elles se regroupèrent alors dans le salon. Mais ce dernier était déjà occupé par les deux aînés Weasley. Ils s'entraînaient au combat aux bâtons. Va savoir pourquoi ils s'entraînent aux bâtons pensa Hermione, mais son regard était attiré voire aimanté par le torse de Charlie, il faut dire que Charlie et Ron sont pratiquement des portraits crachés, à part bien sur que Ron était bien plus grand. Mais mon dieu là, wouah, c'était une vision apocalyptique. Charlie contrairement à Bill avait opté pour se battre torse nu, il avait un torse bien dessiné, avec des muscles saillants qui roulaient avec les amples mouvements qu'il exécutait. Hermione se sentit rougir, car la vision de ce torse lui faisait se poser des questions du style : est ce que le torse de Ron est pareil ? Comment faire accepter aux garçons de s'entraîner au combat…
Ginny interrompit ces somptueuses pensées car les deux jeunes hommes avaient arrêté de se battre et Hermione était restée le regard vague fixé sur la piste et un sourire idiot aux lèvres. Elle lui murmura,
-Hermione arrête là, ce sont mes frères, c'est déjà berk avec Ron, mais si tu t'y mets avec Charlie c'est reberk. Fit la rouquine avec un air répugné et un ricanement. Même Luna avait l'air de se moquer d'elle.
-EHH, vous moquez pas de moi !
-Bé qu'est ce que vous avez les filles ? demanda Charlie en enfilant sa chemise
-Eh bien Hermione… commença Gin, mais elle ne put terminer sa phrase car elle reçut un coup de coude dans les côtes.
-Nous n'avons rien, seulement nous avons fini nos corvées et apparemment les garçons n'ont pas fini leur expérience, les jumeaux les supervisent, ils viendront nous chercher quand ils auront fini.
-Bah, nous non plus on a plus rien à faire si on peut vous aider c'est avec plaisir !
Les trois jeunes filles se regardèrent, un sourire mauvais apparu sur leurs visages, elles rappelèrent Bill et son frère. Leur expliquèrent la situation. Les deux frères acceptèrent avec joie de les aider. Au bout d'une heure et demi, elles transplanaient comme des pros. Fier d'eux, ils décidèrent d'aller manger un morceau, en passant devant un miroir, Hermione tira sur ses cheveux, mais soupira, quoi qu'elle fasse ils étaient aussi indomptables que ceux d'Harry.
-Mais oui, Herm tu es très belle, mais tu sais, ce n'est pas parce que nous allons à la cuisine que Ron y sera forcément !
-Haha Gin, je suis morte de rire répondit elle en rougissant comme une tomate trop mûre. Je vais voir s'ils s'en sortent et sous les regards goguenards des autres elle transplana dans la bibliothèque.
Le transplanage en lui-même était très réussi, Hermione atterrit dans les bras de Ron, ce dernier sursauta et eut le réflexe de resserrer sa prise sur la jeune fille. Pour se redresser, elle dut s'appuyer sur lui, et la seule pensée qui lui vient à l'esprit fut mon dieu qu'il est musclé. Elle se mit à rougir fortement, Ron s'en inquiéta
-Hermione ! Hermione ça va ? Réponds moi s'il te plait !
Quand la jeune fille reprit ses esprits, elle sentit quatre paires d'yeux la fixer. Instinctivement, elle eut un mouvement de recul, ce qui eut pour effet de la blottir un peu plus dans les bras de Ron.
-Ecartez vous, vous lui avez fait peur. Et il resserra sa prise sur la jeune femme.
C'est à ce moment là que choisirent Gin, Luna et les frères de Ron pour faire irruption dans la pièce. Ce fut un électrochoc pour Hermione qui se dégagea vivement des bras de Ron. Ginny allait ouvrir la bouche, mais Hermione la devança
-Ginny n'essaye même pas ! Bon, nous allions faire une pause, vous venez avec nous ?
Et c'est ainsi qu'ils se retrouvèrent tous dans la cuisine, les garçons leur racontèrent la mésaventure de Neville qui fit rire tout la monde. Ginny, Luna et Neville qui n'avaient pas fini leurs devoirs prirent congé pour regagner leurs chambres, histoire de bosser un peu. Il ne restait plus que le trio qui se lançait des regards et des sourires qu'eux seuls pouvait comprendre. Les deux autres Weasley les regardaient essayant de percer leurs mystères. Hermione se leva en disant qu'elle avait de la lecture à faire.
-Tu crois qu'elle va encore nous trouver tu travail. Demanda Ron à Harry
-Oui, j'en suis sur, d'ailleurs nous aussi, il faudrait qu'on bosse un peu !
-Quoi encore ?
-Oui, il faut que l'on fasse un listing de tous les sorts que l'on connaît, ceux que nous maîtrisons…
-Ok, j'ai compris soupira Ron, pas de partie d'échec, pas de partie de cartes explosives, pas de bataille d'oreillers, ni de fous rire….
-Aller arrête de te plaindre et suis moi dit Harry en le tirant par le dos de sa chemise.
Les quatre rouquins restant les regardaient partir.
-Ils font une bonne bande, je les envie un peu d'avoir une telle complicité….
-Mais qu'est ce que tu racontes frangin, nous aussi nous avons de la complicité.
-Oui, mais je ne sais pas si on pourraient tromper notre monde, comme ils viennent de le faire avec nous. Que crois tu qu'ils fassent ?
-Et bien Hermione dois lire dans sa chambre et Ron et Harry font leur listing de sorts.
-Je ne crois pas, non. Ils doivent être dans la chambre d'Harry assis en tailleur sur un lit en train de manigancer la suite des événements.
Bill n'avait pas tort, le trio s'était reconstitué dans la chambre, Hermione essayait de lire tout en jetant des coups d'œil furtifs aux deux garçons. Au bout d'un certain temps elle se joignit à eux, ils manquaient vraiment de méthode pour s'organiser. Quand Madame Weasley les appela pour le dîner, ils avaient fini leur liste, Harry l'emporta, il voulait en parler avec Rémus.
En arrivant en bas, Harry repéra Rémus et se dirigea vers lui sous les regards interrogateurs du groupe, mais il lui parla à voix basse et ils n'entendirent pas ce que les deux hommes se disaient.
-Rémus, voilà une liste exhaustive des sorts que nous connaissons, si tu pouvais la compléter de façon à nous aider pour la suite. Je voudrais commencer l'entraînement dans deux jours.
-L'entraînement, mais quel entraînement ?
-Le professeur Dumbledore ne te l'a pas dit, je lui ai demandé si nous pouvions nous entraîner avec toi, et il a dit oui. Répondit il avec un large sourire. Tu veux bien dit ? Et hop, il refit le coup des yeux de chien battu. Rémus n'y résista pas et déposa un bisou sur sa cicatrice.
-Oui bien sur.
-Bon vous deux, vous venez manger les harcela Ron avec sa délicatesse habituelle. Ce qui les fit sourire, tant que Ron a faim, c'est que tout va bien.
Le jour suivant fut consacré au transplanage, ils allongeaient les distances petit à petit, et y arrivaient tous, malgré quelques petits incidents de parcours. Ils meublaient les moments creux en papotant, de tout et de rien. Harry était encore moins bavard que d'habitude et passait presque tout son temps libre dans la bibliothèque. Même Hermione qui adorait lire et avait vanté les mérite de cette bibliothèque, trouvait qu'Harry devrait se reposer un peu plus.
Le matin du permis arriva bientôt, même le professeur Dumbledore était là accompagné de Thonks et Maugrey. (Evidement, il n'allait pas nous laisser y aller seul).
-Bonjour, tout le monde, alors prêt ? demanda t il avec un sourire énigmatique
-Bonjour, oui, nous sommes prêt s'empressa de répondre Harry.
-Thonks et Maugrey vont vous accompagner, puisque vous ne pouvez pas encore transplaner.
-C'est une très gentille intention professeur, mais nous allons y aller par cheminette, car nous devons faire quelques emplettes. Mais vous êtes quand même les bienvenus.
Les membres de l'SH le regardaient, c'était encore nouveau pour eux de voir Harry affronter le professeur Dumbledore par de petites joutes verbales.
Harry sourit au professeur qui lui renvoya son sourire. (Non, mais je rêve, il essaye le regard de cocker sur moi, et en plus, je sens que ça marche).
-D'accord, professeur, nous irons au ministère en transplantant, mais nous reviendrons après avoir fait nos achats en transplanant.
-Merci, je suis plus rassuré comme ça.
Harry eut un soupir amusé. Un quart d'heure plus tard, il atterrirent devant le magasin qui cachait l'entrée du monde magique au moldus. L'endroit était désert, il faisait encore sombre. Les aurors, passèrent devant, pour ouvrir le passage grâce à leur mots de passe. Harry laissa passer ses compagnons, devant lui. Depuis qu'ils étaient arrivés, il avait un mauvais pressentiment. Au début il avait mis ça sur le stress du permis, mais là il avait des picotements dans le dos comme si quelqu'un le fixait. Il se retourna.
Dans le recoin obscur que n'atteignait pas la lumière des lampadaires, il perçut un mouvement furtif. Il brandit sa baguette devant lui
-Lumos souffla t il dans un murmure.
Le regard de Ron fut attiré par la source de lumière derrière lui et se retourna, voyant Harry de dos, il revint sur ses pas.
-Harry qu'y a-t-il ?
Harry n'eut pas le temps de lui répondre qu'une silhouette sombre et encapuchonnée sortie de la pénombre et s'avançait menaçante. Ron monta à la hauteur de son ami et brandit sa baguette.
-Comme on se retrouve, Potter ! Et accompagné de sa belette, siffla une voix froide dénuée de tout sentiment.
-Malfoy ! S'écrièrent les deux amis d'une seule voix.
-Ca fait des heures que je t'attends, j'avais presque abandonné l'espoir de te tuer ce matin, le pauvre petit Potter est il prêt à passer son permis ?
Harry frissonna, en général, Lucius Malfoy n'était pas réputé pour sa patience. Mais il se força à sourire (il faut que j'arrive à lui faire croire que je n'ai pas peur de lui, maman, j'ai besoin de faire pipi tout à coup !).
-Vous aviez presque abandonné ? Répéta t il avec une sympathie feinte Vous avez bien fait d'insister, puisque me voilà ! Et il fit une petite révérence, mais pas trop quand même, pas fou l'abeille.
-Trêve de bavardage, je n'ai qu'un seul objectif, te traquer et t'éliminer Survivant ! L'informa t il avec un rire sinistre.
-Oh, malheureusement, si quelqu'un doit mourir se ne sera pas moi, lui répondit il une grimace presque cruelle tordant son visage.
Harry, fit un pas vers lui, en brandissant sa baguette. Lucius poussa un rugissement bestial et se jeta sur le jeune homme. Celui-ci l'intercepta à mi chemin avec une grâce évoquant un gymnaste. Lucius entra en contact avec le container en fer qui était derrière Harry. Ce qui le fit vaciller quelques secondes.
-Heu Harry t'a appris ça où ?
-Au cour de boxe répondit le jeune homme essayant de reprendre son souffle.
-Il faudra que tu nous montres ça…..
-Vous allez me payer ça, bande de moins que rien ! Hurla déchaîné Monsieur Malfoy en se jetant sur lui.
Harry effectua un saut pour lui échapper, roula sur le sol et s'accroupit entre deux poubelles avant de décrocher deux sortilèges basiques, mais efficaces. Pendant que Ron, grâce à un Wingarduim Leviosa très réussi, soulevait un gros tas d'ordure qu'il laissa tomber sur le mangemort. Harry en se rapprochant le désarma grâce à un expéliarmus, qui projeta Lucius contre le magasin.
-Ben, y a pas à dire on fait une bonne équipe ! S'enorgueillit Harry, fier du résultat.
-Heu, Harry, je crois qu'il est venu avec le reste de l'équipe dit lentement Ron.
-Quoi, s'exclama Harry s'arrachant à sa glorieuse vision.
Trois autres silhouettes massives s'étaient rassemblées sous le lampadaire. Elles s'élancèrent vers Ron qui était le plus proche, sans émettre le moindre son. C'est encore pire quand, ils ne font pas de bruit pensa Harry prêt à aider son ami. Comme si une puissance surnaturelle avait décidé d'exaucer son vœu, le jeune homme entendit un piétinement derrière lui, sept ou huit mangemorts émergèrent d'une ruelle adjacente. Les deux jeunes hommes se retrouvèrent dos à dos entourés de mangemorts.
-Ron, ils sont trop nombreux, on ne peut pas les battre. Il faut arriver à les distraire jusqu'à que la cavalerie arrive. Ron approuva, mais il ne s'en pensait pas moins. Certes, il avait déjà réussi à maîtriser quelqu'un l'année dernière, mais généralement par accident ; il s'était aussi fait dérouiller à de nombreuses reprises, et il avait failli y passer plus d'une fois. Harry n'en menait pas plus large. Après m'avoir attrapé, ils vont me tailler en pièce, et ces monstres se serviraient probablement de sa tête comme ballon, où oncle Voldy en ferait un porte manteau… Harry fut tiré de ses pensées par une phrase typiquement Ronnienne :
-Harry, comme le dit toujours spiderman : « un grand pouvoir, engendre toujours de grandes responsabilités », alors fait quelque chose !
Les mangemorts s'étaient immobilisés et les dévisagèrent.
- Ron apparemment ce n'était pas une bonne chose à dire.
Ils grognèrent et dans un rugissement collectif, se jetèrent sur eux. Un violent expéliarmus, fit lâcher à Harry la baguette qu'il avait en main et le propulsa contre le mur. Le contre coup avait projeté Ron sur le trottoir où sa tête se cogna produisant un craquement affreux. Quand Harry réussi à se relever et qu'il vit Ron étendu sur le trottoir, un mince filet de sang s'échappant de sa blessure où s'approchaient trois mangemorts, il vit rouge et sans vraiment réfléchir à ce qu'il faisait, il tendit la main et de nouveau un éclair vert en jailli, les trois mangemorts se retrouvèrent suspendu la tête en bas. Ron releva la tête, sa vision était parsemée de petits points noirs, mais il se força à se relever, remercia Harry d'un signe de tête, ce dernier étant tourné vers Ron, ne voyait pas les autre mangemorts. Mais Ron en vit un lever sa baguette sur Harry. Ne faisant ni une, ni deux le jeune homme bouscula Harry pour prendre sa place au moment où le mangemort récitait la formule
-Révéléatoré !
Un faisceau bleu frappa Ron en pleine poitrine ? Harry hurla, il reçut Ron dans ses bras, au même moment la porte du ministère s'ouvrit pour laisser passer la garde d'aurors. Les sortilèges fusaient dans tous les sens. Harry serrait le corps de Ron qui était devenu très lourd (non, pas ça s'il vous plait Merlin, pas encore, pas lui !). L'SH arriva en courant accompagnait de Thonks et Maugrey. Les mangemorts, rebroussèrent chemin en s'enfuyant.
Maugrey voulu prendre Ron dans ses bras pour le transporter à l'intérieur, mais Harry l'en empêcha violemment d'un simple mouvement de la main il fit apparaître une bulle de protection autour de lui
-Ne le touchez pas, je vous l'interdis ! Vous m'entendez ?
