Auteure: Vanilly

Titre: Quand un Potter se réveille !

Rating: R (comprend rien au nouveau rating)

Paring: HP/GW RW/HG DM/LL ...

Warning: Aventure/Romance/Humour ……

Disclaimer: Rien n'est à nous, tout à JKR… (Vous connaissez la suite)

RAR :

Stupid Axolotl : Alors, mon petit haricot vert, comment vas-tu ? Ce stage ? T'es molécules vont bien ? Non, sans déc, tu nous manques beaucoup ici (enfin, surtout à moi !). Bon courage pour la suite. Bisous. Vanilly

Zaika : La la la suite arrive arrive arrive ! Merci beaucoup pour tes quelques petits mots qui m'encourage !

Nesty : Merci merci ! Oui, en effet j'adore les parenthèses, tu pourras le constater au cours des chapitres. Tu aimes mon Harry survolté, mais pas trop, alors j'espère que tu vas adorer la suite.

Griselle : Salut ma belle ! Alors dans l'ordre de tes remarques : j'ai rien fait à mon Ronny moi d'abord. C'est Lucius et ses Mangemorts (vilains, méchants !) ! Pas de slash prévu, je suis désolée, mais je suis d'accord, il y a des passages ou la question peut se poser…. Tu as bien les bons couples Ron/Hermione (rapidement), Draco/Luna (assez vite aussi, mais pas trop quand même) et enfin Harry/Ginny (mais là, ça risque d'être long !). Pour le nouveau sort « révéléatoré », voilà la réponse ! Bisous. Vanilly

Potter-68 : Merci pour ta review, voilà la suite

Cornichon moi : Merci pour tes compliments. Tu sais ce que je pense donc je te dis : suspens, suspens…. Et de gros bisous à tout le gang !

Eilliss : Un petit accident est survenu à notre rouquin préféré. Mais il va aller mieux, ne t'inquiètes pas. Merci. Voilà la suite

la transformation

-Ne le touchez pas, je vous l'interdis ! Vous m'entendez ?

Hermione et Ginny firent fit des avertissements d'Harry envers Maugrey. Elles s'approchèrent lentement, se demandant comment passer la barrière protectrice érigée par Harry. A leur grande surprise, elles purent la passer sans encombre. Alors elles se précipitèrent vers le duo.

-Pardon, je n'avais pas vu le mangemort, il m'a poussé, pour prendre ma place sanglotait Harry tout en serrant le corps inanimé de Ron.

-Harry laisse nous regarder.

Le jeune homme secoua énergiquement la tête et resserra sa prise. Quand tout à coup la voix chancelante de Ron les surprit.

-Mais qu'est ce qui se passe, pourquoi vous êtes si triste ?

A partir de là, ce fut la joyeuse pagaille, Hermione se jeta sur les deux jeunes hommes.

-Oh Ron, je savais que tu ne pouvais pas mourir…

Quand à Ginny, elle s'était laissée tomber en arrière et des larmes de joie coulaient sur son visage. Harry lui, arborait un visage très ahuri par le doute au début qui fut vite place au soulagement. Ron était vivant !

-Et mais qu'est ce qui se passe, vous êtes malades d'abord tristes à en mourir et maintenant vous êtes tous très heureux, comme si vous aviez gagner votre poids en chocogrenouilles.

- En tout cas, le choc ne t'a pas arrangé le cerveau ! S'exclama Hermione en lui embrassant les cheveux au sommet de la tête.

Ce qui eut pour effet de rendre Ron aussi rouge que son pull. Harry qui était nerveux ne put s'empêcher de rire à cette vision, relaxant ses muscles qui s'étaient crispés sans qu'il ne s'en rende compte. Ron commençait à s'agiter, il essaya de se relever. Hermione et Ginny l'aidèrent.

-Oh c'est quoi cette bulle s'émerveilla un Ron encore un peu assommé, avec une voix d'un junkie qui plane.

-Ah, ça, c'est rien, t'inquiète, c'est Harry qui a voulu faire son intéressant.

Ron se tourna vers son ami

-Et outre faire joli, elle sert à quoi ?

Harry devint tout rouge et se tortillait sur ses pieds mal à l'aise.

-En fait répondit Hermione, c'est pour empêcher, les gens de vous approcher, mais comme il ne maîtrise pas très bien, nous l'avons franchis.

-Hé s'indigna l'intéressé.

Ce qui amena un sourire à Ron.

-Au fait, j'ai pas trop suivi on a gagné ?

-Ah ça, espèce de crétin ! Tu as gagné, tu as gagné une grosse bosse sur la tête et tu peux t'estimer heureux d'être encore vivant !

-Mais Mione arrête de crier comme ça !

Avec un soupir d'agacement Hermione se retourna.

-Bien, nous avons un permis à passer je crois. Dit Ginny en posant le bras de son frère autour de ses épaules pour lui faire un appui.

-Peut être vaut il mieux reculer la date, Ron n'est pas en état.

-Eh, quoi ! Moi je vais très bien, aller allons y !

Ils arrivèrent au bureau du transplanage, escorté par une « armée » d'aurors. Tout le monde se retournait sur leur passage. Arrivés à destination, ils furent accueillis par Cordélius Fudge en personne. Génial il manquait plus que lui, Monsieur Loyal, ça y est on est au cirque. Et on fait partit du spectacle pensa Harry en regardant le premier ministre faire de grands gestes vers lui, histoire d'attirer l'attention des personnes présentes autour d'eux.

-Harry ! Mon ami, encore un exploit à votre actif et cette fois vous avez fait deux prisonniers ! C'est merveilleux !

-Oui n'est ce pas répondit Harry surtout à deux contre QUINZE ! S'énerva t il. Très peu de personnes savaient que nous venions aujourd'hui, comment expliquez vous qu'ils nous aient tendu une embuscade aujourd'hui aux portes du ministère, avec la menace de tous les aurors présents CORNELIUS !

Harry insista sur le prénom. Loin de se démonter le ministre s'approcha d'Harry, le prit par l'épaule et tout en avançant :

-Je sais, je sais c'est embêtant. Il y a dû y avoir une fuite, mais l'essentiel, c'est que tout se soit bien terminé. N'est ce pas ? Aller je vous laisse avec Monsieur Airbus, qui sera votre examinateur. (Mais bien sur, prend la tangente comme d'habitude !)

Entrez dit Monsieur Airbus en leur souriant chaleureusement et bien jeunes hommes vous vous êtes arrangés !

-Mouiiis, en plus c'était le meilleur pantalon que j'avais se plaignit Ron en faisant la grimace.

L'homme lui sourit, Harry le regardait avec un air désolé.

-Bon, les jeunes, je vais vous expliquer comment cela se passe. Vous avez deux épreuves, un transplanage court trajet et un long trajet. Vous avez une chance de rattrapage. Alors qui commence ?

-Moi dit immédiatement Hermione sûre d'elle.

-Allons y ! Il guida Hermione jusqu'au hall de transplanage. Dès que la porte se fut refermée sur eux, Harry se retourna vers les deux aurors qui les accompagnaient.

-Il faudrait que quelqu'un prévienne le professeur Dumbledore de l'attaque, elle était menée par Lucius Malfoy.

A l'évocation de ce nom, Neville frissonna, depuis qu'il avait vu Lucius en action l'année dernière, il en avait aussi peur que de son maître de potions. Quand à Ginny elle ne paraissait pas étonnée et lui fit savoir :

-Je crois que c'est à cause de l'altercation que vous avez eu, il y a quatre jours. Son orgueil n'a pas dû supporter que tu lui cloues le bec en public.

-Je t'approuve soeurette.

-Ouais, moi aussi, j'y ai pensé, mais je crois qu'il y a autre chose. Je sais pas pourquoi il est venu avec autant de mangemorts. Si c'était juste pour se venger…. Et puis ce sort, il t'a juste assommé, alors qu'ils pouvaient facilement te tuer.

-Donc, si je te suis, ils cherchaient quelque chose ?

-Je pense.

-Oui, mais quoi ?

-Ca Neville, c'est la bonne question.

-Ca y est! S'écria Hermione qui arrivait en courant, secouant son bout de papier rose. Que Monsieur Airbus s'empressa de lui prendre des mains pour le poser sur son bureau.

-A qui le tour ? Demanda t il.

Ron le rejoignit, puis quinze minutes après ce fut au tour d'Harry, puis de Ginny et Luna. Neville était très stressé.

-Et si je n'y arrivais pas ?

-T'inquiètes Nev', si tu y arrives pas la première fois c'est pas grave, puisqu'il y a un repêchage. Mais souffle, tu y arrives très bien à la maison. Sinon, ne t'inquiètes pas, nous reviendrons autant de fois qu'il faudra, essaya de le rassurer Harry.

Mais la dernière phrase n'était pas au goût de Ginny, qui pinça fortement le bras du survivant. Puis s'approcha de Neville, pour l'embrasser sur la joue en lui disant :

-Moi, j'ai confiance en toi Nev', tu vas y arriver ! Elle termina sa phrase par un sourire enchanteur.

Neville partit passer son permis en marchant sur un petit nuage. Harry sentit pour la première fois une pique de jalousie lui transpercer le cœur. Il avait fronçait les sourcils quand Ginny avait lancé son petit sourire. Lui, il n'avait plus droit à de telles marques d'affection. Il faudrait qu'il en parle à Ron. C'est alors qu'il remarqua le regard pétillant de Luna. Il ne put s'empêcher d'ouvrir les yeux en grand (Mince alors, c'est effrayant, Luna a l'air d'avoir compris quelque chose que je ne sais pas encore !). Alors qu'il allait demander à Luna pourquoi elle souriait comme ça, il fut coupé dans son élan par un Neville hystérique qui courrait et criait.

-Je l'ai eu et du premier coup.

Arrivé près du groupe, il attrapa Hermione par la taille, la souleva dans les airs et le fit tournoyer en l'air. Ce qui eut pour conséquence de réveiller Ron d'un coup.

-Eh, Neville repose la ! Tu pourrais la faire tomber. Il essayait de faire passer sa réplique sur le ton de l'humour, mais sa voix était plus sèche qu'il ne l'aurait voulu. Son sursaut l'ayant fatigué, il voulu s'appuyer sur le dos d'une chaise à proximité, mais celle-ci bascula et Ron la suivit.

-Ron !

-Nous devrions rentrer avant que le rouquin s'évanouisse.

-Luna, je ne vais pas m'évanouir. C'est juste qu'avec tous ses efforts, j'ai besoin de sucre !

-Oui rentrons, nous irons faire du shopping un autre jour. Hermione, Ginny vous tenez notre handicapé !

-Eh, je suis pas handicapé ! Et pourquoi c'est toi qui commandes ?

Parce que c'est moi qui suis le chef répondit il sur le ton de l'évidence.

-Qui a dit ça ?

-Si t'es pas d'accord, vois ça avec Trelawney, c'est elle qui a fait la prophétie.

-Et depuis quand, ce que dit Trelawney est compté comme vérité ?

-Ron ! Coupa Hermione, Harry est le chef un point c'est tout. On y va ! Elle lui attrapa le bras et transplana avant qu'il n'ai pu esquiver le moindre geste, mais on pu encore l'entendre dire :

-C'est pas juste !

-Nous aussi, on y va, tous à la cuisine du QG !

Quelques secondes plus tard, ils se retrouvèrent tous dans la cuisine.

-Oh mon dieu ! S'égosilla Madame Londubard, son cri fit se retourner les personnes présentes vers l'entrée de la cuisine. Il faut dire que la vue que représentait le petit groupe était surprenante.

Les vêtements d'Harry et Ron n'étaient plus que des loques. Ils étaient couverts de poussière. Ron avait les cheveux collés par le sang sur sa tempe gauche, le sang avait coulé sur son pull pour former un amas séché et craquelé. Quand à Harry, il n'en menait pas plus large ; sa chemise était aussi maculée de sang, et il avait été éclaboussé par le tas d'ordure que Ron avait projeté sur Monsieur Malfoy.

Madame Weasley s'avança lentement vers eux, les yeux plissés. D'un mouvement vif, elle bascula la tête de son fils sur le côté pour examiner sa blessure.

-Aie ! Maman ! Doucement.

-Je parie que tu n'as pas fait ton difficile pour affronter des mangemorts, alors tu peux bien supporter que je regarde ta blessure, si ce n'est pas trop te demander bien sur…

-……

Puis elle se retourna vers Harry

-Et toi Harry, tu es sans doute tombé dans un tas d'ordure ? Demanda t elle d'un air sarcastique.

Elle allait continuer à les rabrouer, quand le regard complice qu'ils échangèrent l'arrêta.

-Au fait Ron, joli coup le complimenta Harry fier de son ami, la tête qu'il a fait ! Je crois que maintenant il doit t'en vouloir autant qu'à moi.

-Ah oui ? Tu trouves ! C'est le seul sort qui m'est venu à l'esprit. Mais dis donc, toi, tu commences à maîtriser le « je te suspends en l'air ».

-Mouais, enfin pas trop, j'ai encore agi à l'instinct.

Un autre coup d'œil et ils éclatèrent de rire.

-Bon, c'est pas tout ça, mais une douche nous ferait du bien. En s'élançant dans le couloir, il lança à Ron sur le ton d'un défi :

-Si j'arrive avant toi sous l'eau, tu dois répondre à toute mes questions sur tu sais quoi !

-Hein ! Harry de quoi tu parles ? Quoi, Harryyyy ! Attends moi ! Il partit à la poursuite du brun. On put encore, entendre la voix de Ron pestant contre Harry.

-C'est pas du jeu, tu triches.

Hermione et Madame Weasley allaient les suivre pour avoir de plus amples renseignements, mais Ginny leur barra le chemin.

-Laissez les un peu seuls. Ils ont besoin de parler entre eux.

-Mais, ils ne nous ont pas tout expliquer minauda Molly, j'ai entendu qu'ils parlaient de mangemorts et de Lucius Malfoy. Et pourquoi, vous, vous n'avez rien ?

Ginny expliqua aux personnes présentes comment, ils s'étaient retrouvés enfermés dans le ministère, le temps que l'autorisation de rouvrir les portes arrive, ainsi que la garde des aurors, apparemment, Harry et Ron avaient fait face à une attaque de mangemorts dirigeait par Lucius Malfoy. Elle omit de parler du fait qu'Harry avait fait de la magie sans baguette.

Les personnes présentes passèrent par toutes les couleurs durant le récit de la jeune fille. La grand-mère de Neville le serra très fort dans les bras car même si elle faisait partir de l'ordre, elle avait déjà perdu son fils à cause de cette guerre, elle ne voulait pas perdre son petit fils.

Charlie s'approcha d'Hermione, lui passa un bras autour des épaules. La jeune fille ne put s'empêcher de rougir à ce geste affectueux.

-Toi ça va ? Lui demanda t il d'une voix suave. Un quart de seconde, la jeune fille fut troublée, il ressemblait tellement à Ron. Mais ce n'est pas Ron, lui souffla sa conscience. Alors elle se dégagea de son emprise d'un petit mouvement sec.

-Oui, merci Charlie, je vais bien.

Le jeune homme fut un peu surpris de ce revirement de situation, il décida de changer de sujet en demandant comment c'était passé le passage du permis. Hermione aidé de Neville racontèrent le déroulement des épreuves. Puis Hermione se dirigea vers le placard à sucrerie, d'où elle sortit quelques biscuits secs et des chocogrenouilles.

-Herm que fais tu ? Questionna Gin.

-Je prépare un petit casse croûte pour les garçons, je vais le mettre dans leur chambre, ils adorent grignoter en papotant. Ginny arrêta les gestes d'Hermione et planta son regard dans le sien.

-Herm que se passe t il ? Elle seule avait remarqué que la jeune femme était nerveuse.

-Je …, rien, tout va bien !

-Herm, pas à moi !

Hermione regarda un instant Ginny, comment résister à ces yeux bleus (les mêmes que Ron). Les larmes aux yeux elle répondit laconiquement.

-C'est la première fois Gin'

Ginny qui avait suivi son raisonnement, la pris dans ses bras et lui caressa les cheveux.

-Oh, Herm, je suis désolée. C'est moi qui est dis ça, mais je suis peut être trompée. Oui c'est sûrement ça.

-Non, quand ils veulent quelque chose, je t'assure, ils y pensent… Elle fit un geste de sa baguette et le plat s'éclipsa jusqu'à la chambre.

Pour les membres de l'ordre cette discussion était plus que mystérieuse, mais ils écoutaient attentivement les yeux écarquillés essayant de capter, un mot, une expression, qui leur permettraient de comprendre.

Pendant ce temps à l'étage, les deux garçons sortaient de la salle d'eau, propres comme des sous neufs.

-Tiens, Hermione est passé, regarde Harry, elle nous a laissé de quoi goûter. C'est un ange.

-Oui, je vois. Je vois surtout qu'elle a pensé à toi vu le nombre impressionnant de chocogrenouilles.

Le visage de Ron s'empourpra, Harry en profita pour enfoncer le clou.

-Dis moi Ron, où en es tu avec Herm ?

-Eh bien, je … enfin …, tu sais….

-Ouais, je sais et je vois que tu rames !

-C'est pas facile Harry ! Elle est tout ce que je ne suis pas.

-Oui et heureusement. C'est ce qui fait que vous aller si bien l'un avec l'autre.

-Je l'aime Harry, je l'aime à en mourir dit il en reniflant. Et elle, elle ne me voit que comme un bouffon débile, juste bon à amuser la galerie et encore. Ron avait les larmes aux yeux. La journée avait été dure pour lui. Même s'il essayait de faire bonne figure il était épuisé nerveusement. Harry se déplaça pour s'asseoir à côté de Ron et le prendre dans ses bras.

-Pssff ! Pouffa Ron

-Quoi ?

-Je me désespère d'être dans les bras d'Hermione, mais, j'ai pris un abonnement pour les tiens.

-Imbécile ! S'écria Harry en lui donnant une claque amicale sur le crâne.

Les deux jeunes hommes se regardaient un sourire aux lèvres, les yeux pétillants, et ils repartirent dans un éclat de rire complice.

-Ca fait du bien de rire de nouveau avec toi, comme avant.

Harry lui rendit un petit sourire, il lui avait fallu s'éloigner pour comprendre à quel point les autres pouvaient avoir besoin de lui. Et surtout à quel point, il avait besoin d'eux.

-Non, pas comme avant, mais on va rétablir l'équilibre.

Ron le regardait avec interrogation, puis un éclair de compréhension traversa ses prunelles bleutées.

-Hermione, dirent ils en même temps.

Harry se leva d'un bon et alla vers la porte.

Je vais la chercher, toi prépare toi psychologiquement à la voir et à te goinfrer comme si de rien n'était !

-Hé ! S'indigna Ron, en lui lançant une chocogrenouille au visage.

Harry éclata de rire et s'élança dans le couloir, il n'eut pas besoin d'aller loin. Car il la croisa dans le couloir avec le reste de l'SH qui allait dans la chambre des filles. Ils s'arrêtèrent quand ils virent Harry arriver en courant, il s'arrêta, pris Hermione part le bras.

-Je vous l'enlève.

Et il transplana avec la jeune brune jusque dans sa chambre. Au pop caractéristique, Ron releva la tête de l'assiette de sucrerie, il était assis en tailleur sur son lit. Harry poussa gentiment Hermione vers le même lit.

-Aller assis toi !

-Harry s'énerva la brunette, non mais ça te prend souvent d'enlever les gens comme ça !

-Ben, il faut dire que Ron et moi, on a été assez surpris que tu ne sois pas dans la chambre, quand on est revenu de la douche.

-Ouis, c'est vrai, Mione, là tu a failli à ton devoir de meilleure amie. C'est vrai d'habitude, nous on te raconte ce qu'il s'est passé et toi tu analyses. Harry reprit la suite de Ron sans laisser à Hermione le temps de reprendre son souffle.

-Notre équipe a toujours marché comme ça. Alors c'est quoi ton excuse pour avoir déserté. Pendant que Ron et moi on se creuse la tête !

La jeune fille resta bouche bée, elle ne s'attendait pas à une telle tirade, mais elle était touchée par le sens de leurs paroles.

-Tiens Mione, toi aussi, tu dois manquer de sucre, c'est la première fois que tu ne sais pas quoi dire. Tout en parlant, il lui tendit un chocolat.

Au grand étonnement du rouquin, la jeune fille accepta la friandise en lui accordant un petit sourire. Elle tendit la main et effleura sa blessure, face à la douceur de se geste Ron frissonna.

-Tu t'es soigné ?

-Oui, t'inquiètes pas, j'ai désinfecté. Et j'ai pris une potion cicatrisante.

-Bien, alors je veux savoir tout ce qui c'est passé, mais avec les détails cette fois.

Une fois qu'ils eurent fini leur récit, Hermione soupira, sans s'en rendre compte, elle avait attrapé la main de Ron et la serrait fortement. (Elle avait failli les perdre tous les deux, jamais elle ne s'en serait remise).

-Enfin termina Ron, cela n'aurait pas été du luxe que tu sois avec nous, car Harry et moi, côté sort, on n'a pas ta compétence.

-Ca, je ne vous le fait pas dire, vous en êtes sorti avec un Expéliarlmus et un Léviosa, c'est miraculeux !

Ron soupira en se passant une main dans les cheveux, les mangemorts le terrifiaient plus qu'une interro de potion.

-Je ne m'habituerais jamais à ce genre de rencontre souffla t il.

-Moi pour l'instant, ce qui m'inquiète c'est le sort que tu as reçu. Révéléatoré récita t elle doucement. Je suis d'accord avec toi Harry, ils n'ont pas du le lancer par hasard. C'est un sort basique, mais il pourrait avoir des effets secondaires, nous devons faire des recherches. Et pour Dumbledore ?

-Et bien, je pense que Maugrey doit l'avoir prévenu de l'attaque, mais hélas aussi du fait que je fasse de la magie sans baguette.

-Il faut dire que c'était impressionnant, je ne t'avais jamais entendu avec cette voix, et tu dégageais une telle puissance. Ca a surpris pas mal de monde.

Harry était mal à l'aise, Hermione lui avait déjà dit que pour elle, il était sans doute le plus grand sorcier existant. Mais là, c'était trop de compliments.

-Et dire que j'ai raté ça grogna Ron

Trois coups furent frappés à la porte.

-Oui ?

La porte s'ouvrit sur Ginny.

-Le trio est appelé, et plusieurs personnes sont arrivées, dont Rémus et depuis qu'il a appris l'attaque, il tourne en rond dans le salon. L'ambiance est électrique.

-Génial, bon je crois que nous devons y aller soupira Harry tel un grand tragédien, ce qui fit sourire les trois jeunes gens.

Arrivé au salon où tous s'étaient réunis, Harry ne se sentait pas à sa place. Tous avaient tourné leur regard vers lui, il n'aimait pas être la cible de l'attention. Malgré son mal être, il prit son courage à deux mains (je suis un griffondor quand même !) et regarda l'assemblée. Ses yeux s'accrochèrent sur Rémus qui le regardait inquiet. Il décida de le rassurer. Pour cela, il fendit la foule pour s'approcher de lui, il lui prit le bras.

-Comme tu vois, je suis encore vivant dit il avec un petit sourire timide.

Sourire que s'empressa de lui rendre Rémus, heureux qu'il soit encore de ce monde. Albus se rapprocha du jeune homme.

-Harry, j'ai déjà eu vent de l'histoire, mais je voudrais que Ron et toi, vous me la racontiez.

Une fois que les deux jeunes hommes eurent fini leur récit Dumbledore répéta le sort.

-Révéléatoré murmura t il.

Un ricanement sinistre et moqueur retenti. Tous se retournèrent et virent le professeur Snape un rictus déformant ses traits.

-Révéléatoré hahahahaha ! Ricana t il.

-Séverus, calmons nous ! Harry, Ron êtes vous sûr que c'est bien ce sortilège que vous avez entendu ?

Ron allait répondre, mais Harry l'en empêcha d'un geste de la main.

-Je ne vois pas pourquoi nous répéterions ce que nous venons de vous dire dit Harry d'une voix dure tout en fixant Snape d'une façon appuyée. Si vous ne savez pas plus que nous ce que viens faire se stupide sort, ce n'est pas la peine de nous faire part de vos sarcasmes.

-C'est vrai Séverus, les sarcasmes ne sont pas nécessaire soutint Minerva.

Dans un soupir Harry se laissa tomber dans un fauteuil et continua

-Nous sommes peut être jeunes, mais pas aussi débile que vous le pensez professeur. Nous savons que ce sort sert à révéler ce qui est caché sur un objet ou une personne. Pourquoi ont-ils voulu me le lancer à moi, telle est la question.

Le silence se fit dans la salle. Harry détaillait toutes les personnes présentes une par une. Il s'arrêta sur chaque membre de l'SH. Il attarda son regard sur Ginny, elle semblait réfléchir une tout en se mordillant sa lèvre inférieure et tortillait une mèche de cheveux autour d'un de ses doigts.

Alors que son regard aller passer sur Rémus, il vit les yeux de la jeune fille s'écarquiller, un éclair de compréhension passé alors qu'ils encrèrent leurs regards l'un dans l'autre. Ginny avait une piste, il en était sûr, voire même la solution au problème.

Tous fixaient Harry, celui-ci souriait bêtement, une idée saugrenue lui venait à l'esprit, il commençait à en avoir marre après tout, c'est lui et l'SH qui prenait tous les risques et on le regardait comme un petit enfant (je le fais où je le fais pas ? Aller, je le fais !).

Il se leva lentement, pris le temps de s'étirer, de bailler et une fois qu'il eut attiré l'attention de tous, il prit la parole.

-Bon c'est fini, alors moi je me tire !

Il faillit éclater de rire devant le tableau que formaient les mines des membres de l'ordre. Il commença à marcher vers la porte, se retourna et fixa Ron en y mettant toute sa volonté (pourvu qu'il comprenne le message). Puis il disparut dans l'encadrement de la porte. Ce fut alors à Ron de surprendre tout le monde, il secoua la tête d'un air de quelqu'un qui regrette de ne pas y avoir pensé le premier.

-Pourquoi j'ai pas fais ça moi ?

Il re-secoua la tête, se leva, fit un clin d'œil à sa sœur et sortit de la pièce. Luna se leva, tendit la main à Ginny, les deux jeunes filles sortirent à leur tour main dans la main. Neville se tourna vers Hermione avec interrogation celle-ci y répondit.

-T'inquiètes, il faut juste s'y habituer. Elle lui fit signe de le suivre.

Sans hésitation, ils s'étaient tous rendus dans la chambre des garçons, Ron les attendait devant la porte. Une fois qu'ils furent tous entrés et que la pièce fut sécurisée, Hermione laissa tomber son masque de gentille fille pour montrer un visage déformé par la colère (comment avaient ils pu se montrer aussi impoli, aussi odieux !).

-Mais comment …. Mais elle fut interrompue par Ron, qui lui par contre arborait un air inquiet, voire terrorisé.

-Hermione tais toi !

-Ron, s'énerva t elle ….

-J'ai un problème et un gros ! Harry quand, tu m'as fixé, j'ai compris que tu voulais que je te suive. Mais ça, ce n'est pas le plus grave ! Il devenait complètement hystérique, Hermione perdit son air colérique trop anxieuse pour lui. Non, le pire c'est que j'ai senti, non, plutôt ressenti ton ras le bol de l'attitude de Snape, ta colère, un doute, puis tu es devenu sûr de toi et tu nous as sorti ta réplique qui deviendra sûrement culte plus tard. Mais cette histoire de ressenti ne marche pas qu'avec toi ! Il se tourna vers Ginny, toi dit il en la pointant du doigt, après notre récit quand je t'ai regardé je ne sais pas trop quoi et puis ça a été l'apothéose, joie, fierté, j'ai cru que tu allais te lever et danser …

- ….

-Mais bon, je vous ai juste dit ça pour que vous soyez au courant. On réglera mon problème de ressenti après. D'abord le sort ! Ginny on t'écoute.

-Euh, merci Ron … la rouquine était perdue dans ses pensées.

-Gin' la rappela ce dernier.

-Oui, oui. Et bien, mon idée est assez simple, elle ne compte qu'un inconnu. A force de cogiter, j'ai repris tous les éléments comme me l'a appris Herm. La base de tout ce bordel, c'est la prophétie.

-Tu m'aurais étonné !

-Il a été établi qu'elle parle de toi Harry. Elle parle aussi d'un pouvoir que tu aurais, qui te permettrais de vaincre. Alors voilà mon inconnu : Voldemort, je ne sais comment, sait à peu près le contenu de la prophétie. Et il cherche le moyen de révéler ce pouvoir. Certes, simple le moyen, mais qui aurait pu marcher.

-Sauf que c'est Ron qui a tout pris, ce qui expliquerait beaucoup de chose murmura Hermione plus pour elle que pour autre chose.

-Ben merde alors soupira Harry.

-Tu l'a dit mec renchérit Ron.

Hermione continuait à marmonner.

-Qu'est ce que tu dis dans ta barbe Mione lui demanda Ron.

-Ron, tu te souviens des premières choses que tu nous as dites quand tu t'es réveillé.

-Euh, non pas trop.

-Tu nous as parlé de nos sentiments !

-Donc, le sort à révéler ou amplifier un don que Ron avait déjà ! conclu Luna de son air mystérieux.

-Oui confirma Ginny dans un souffle. Hermione approuva d'un hochement de tête, puis compléta :

-Je pencherais même pour le fait d'amplifier. Tu arrives à ressentir les sentiments de certaines personnes regarde, avec Harry. Tu sais toujours quand il ne va pas bien. Maintenant tu arrives à identifier les sentiments et tu as élargi ton public, puisque tu arrives à décrypter les sentiments de Ginny aussi.

-Eh, bien on a un empâte reconnu se moqua Neville.

-Neville c'est pas drôle s'emporta Hermione, ce don est à la fois merveilleux, mais il peut aussi rendre sa vie cauchemardesque !

-Hein mais comment s'alarma Ron.

-Ron, comment est ce que tu perçois les sentiments des autres ?

Il la regarda avec des yeux écarquillés. La jeune femme s'en aperçut.

-Je reformule. Est ce que tu as regardé Harry fixement ou alors t'es tu concentré particulièrement.

-A vrai dire, je sais pas, mais je pense que je fais les deux en même temps.

-Comment ?

-Et bien, la première fois, Harry essayait de m'étouffer volontairement, et mon visage était enfoui dans sa chemise. Je n'avais pas la force de bouger mais je me posais des questions. Et tout en explorant les diverses hypothèses que mon pauvre cerveau voulait bien me fournir, j'ai senti ses émotions s'immisçaient en moi. J'ai trouvé ça bizarre alors j'ai sortie un truc et là j'ai ressenti d'autres sentiments et vous savez la suite.

-OK, il faut que je fasse des recherches, mais je crois que l'on est sauvé, il faut que tu aies un contact visuel et que tu t'intéresses.

-Tu insinues quoi, par « tu t'intéresses ». ?

-Je veux dire que tu cherche à comprendre la personne balbutia t elle un peu hésitante.

Mais sa réponse semblait avoir convaincu le rouquin, pendant leur échange, aucun des deux ne vit les regards désespérés des quatre autres. Ron soulagé de savoir que ce qu'il lui arrivait, allait bientôt être sous contrôle (évidemment puisque Hermione allait faire des recherches), revint à ce qui l'intéressait : son estomac.

-Eh ! Vous avez-vous l'heure, c'est presque 14h, pas étonnant que j'ai failli défaillir avec tout ça ! J'ai l'estomac vide. Je pars en éclaireur à la cuisine, voir ce qui se passe !

Affligée, Hermione secoua la tête, mais ne fit aucun commentaire.

Pendant ce temps, en bas, le salon s'était peu à peu vidé. Albus avait jeté un regard noir à son professeur de potion lui promettant une explication houleuse plus tard. Mais il s'était retourné vers Rémus.

-Rémus, où en êtes vous ?

-Je suis en train d'établir un programme en suivant les instructions d'Harry : magie, combat, occlumencie, légimencie. Et logiquement, nous commençons l'entraînement demain, Harry est très déterminé.

-C'est bien soupira le vieux mage, quelque chose qui marche, il va arriver à nous donner un nouveau souffle…. Minerva, Séverus, nous allons rentrer à Poudlard. Harry a raison, cela ne sert à rien de les embêter parce que nous sommes dans l'ombre.

-Albus ? Interrogea Minerva.

-Oui, Minerva, il faut que nous trouvions pourquoi ce sort. Molly, Arthur, nous vous laissons. Et les trois professeurs disparurent.

-Thonks, Maugrey, vous restez mangé avec nous ? S'enquit Molly toujours pratique. Les deux aurors répondirent par l'affirmative. Bon alors passons dans la cuisine.

Bientôt, il ne resta plus dans le salon que Bill et Charlie. Pour avoir passer du temps avec l'SH, ils savaient qu'ils n'auraient jamais agi comme cela d'un coup de tête.

-Hermione avait l'air surprise par la réaction d'Harry et de Ron, mais elle a suivi.

-Charlie, laisse un peu tomber avec Hermione ! Prévint Bill

-Notre cher frère doit laisser tomber quoi avec Hermione demanda la voix taquine et curieuse de George dans le dos des jeunes hommes.

Ils se retournèrent pour faire face aux jumeaux, mais à leur grande surprise, les deux jeunes hommes les regardaient sérieusement. Fait assez rare chez eux pour que leurs frères y fassent attention.

-Et bien, qu'est ce qu'il y a demanda Charlie étonné.

-Charlie, ne fait pas ça, ne marche pas sur les plates bandes de Ron.

-Ron ?

-Allons, c'est de notoriété publique qu'ils sont follement amoureux l'un de l'autre et cela depuis des années. Mais seulement ils ne le savent pas encore. Repris Fred.

-Ouais, c'est vrai ça crève les yeux avoua le rouquin. Mais, je dois bien dire que si Ron ne se réveille pas, je la consolerais bien !

-Charlie !

-T'inquiètes Bill. Mais je la trouve quand même mignonne quand elle rougit et qu'elle me regarde avec des yeux émerveillés. Bill se mit à rire.

-Oui, au début, jusqu'à ce qu'elle se rend compte que c'est toi, son attitude change alors du tout au tout.

-Il faut dire que tu ressemble à Ron en moins coincé ! Se moquèrent les jumeaux.

-Et en parlant de coincé, vous avez remarqué le changement d'attitude de Ginny demanda Bill.

-Ouais répondirent ils tous en cœur, toute trace d'hilarité les ayant désertés.

-Je préférais quand elle était complètement folle d'Harry. Cela nous permettait d'avoir le contrôle sur sa vie amoureuse constata amèrement Charlie, surtout qu'Harry ne remarquait rien.

-Surtout que quand nous sommes partis, elle avait un paquet de prétendants. Heureusement que Ron pourra la surveiller encore un an.

-Je pourrais surveiller qui, encore un an ? Demanda Ron, sa tête dépassant de l'entrebâillement de la porte. Il entra et referma la porte soigneusement. A ce que je vois, on fait un conseil fraternel sans moi.

-T'inquiètes, t'a rien raté, le rassura George en envoyant un regard d'avertissement à ses frères. Tu arrives même pile. On parlait de Gin et de ses prétendants.

-Oh ! C'était plus simple avant, maintenant qu'elle a décidé d'oublier Harry. Il va falloir éloigner les autres. D'ailleurs, en rentrant, je vais parler à Seamus.

-Attend, attends, on a raté quelques chose là. Depuis quand elle essaye d'oublier Harry et que vient faire Finnigean ici demanda Fred suspicieux.

Ron souffla

-Et bien c'est un peu long. Vous êtes au courant pour Corner.

Il leur raconta les paroles de Ginny dans le train du retour, et sans rentrer dans les détails, il résuma le concept « Harry est mon frère ».

-Ce qui explique son comportement envers Harry constata Bill.

-Et bien, on n'est pas dans la merde dit Georges.

Mais ils n'eurent pas le temps de palabrer plus, car leur mère apparut dans le salon pour leur dire de passer à table où un en cas les attendaient. Ron sans attendre son reste partit comme une fusée prévenir ses compagnons.

-A table, des sandwichs nous attendent !

Quelques minutes après, tous étaient réunis autour de la grande table, dévorant à belles dents. Ginny et Neville parlaient à bâtons rompus de botanique sous l'œil inquisiteur d'une bonne partie de la fratrie Weasley (fallait il se méfier du gentil Neville ?). Hermione et Ron se disputaient au sujet de la manière de manger de ce dernier (bien que dès que son assiette était vide elle s'empressait de lui en remettre). Arthur racontait sa dernière trouvaille moldus. Mais les diverses conversations se turent quand Harry parla à Rémus.

-Rémus, nous devons retarder l'entraînement de quelques jours.

-Quelques jours ? Interrogea Rémus.

Oui, demain nous avons quelques choses à faire. Et puis j'ai un projet très personnel qui je sens ne va pas être facile à réaliser, mais personne n'a intérêt de se mettre sur mon chemin. Sa voix était devenue aussi coupante qu'un rasoir et une aura verte flottait autour de lui. Mais le plus effrayant était ses yeux, ils étaient devenus d'un vert opaque et on ne distinguait plus la pupille. L'ambiance de la pièce s'était refroidie.

-Harry, tu nous fais quoi là ? Le retour de l'héritier de Serpentar ! demanda Ginny d'une voix qu'elle voulait assurée, mais dont elle ne put contrôler le tremblement.

Le jeune homme tourna son visage vers elle, elle frissonna mais soutint son regard. Petit à petit, les yeux d'Harry reprirent leurs aspects normaux. Au grand soulagement de tout le monde.

Il regarda l'assemblée, un sourire d'excuse,

-Je suis désolé, une montée de colère.

Ron éclata de rire, il avait les larmes aux yeux, le teint rouge comme une tomate.

-Qu'est ce qu'il y a demanda Harry gêné de ce qu'il s'était passé.

-Je pense au nombre de fois, où je me suis mis en colère contre toi ou Mione, avec cette apparence, j'aurais plus de poids et il repartit dans un éclat de rire.

Harry leva les yeux sur les personnes attablées. Luna ne semblait s'être aperçu de rien, à ses côtés, Neville lui semblait terrifié et n'osait pas le regarder droit dans les yeux, Bill lui semblait impressionné. Le visage de Charlie s'était fermé comme une huître. Madame Weasley regardait Harry comme s'il était un extraterrestre, son mari lui n'avait pas changé de comportement. Ron continuait à rire, mais il regardait Harry sans peur, Hermione le traita de crétin et lui intima l'ordre de se taire, ce qu'il fit de mauvaise grâce.

-Ne faites pas attention à lui, c'est un échappé de St Brutus ajouta t elle à l'encontre d'Harry avec un clin d'œil.

Le jeune brun commençait à se sentir mieux, mais l'avis de deux personnes encore comptait pour lui. Il se tourna d'abord vers la jeune rouquine, elle le regardait et en un sourire, elle le rassura. Non, elle ne le prenait pas pour un fou psychopathe et oui elle était toujours de son côté. Puis, il regarda Rémus, celui-ci lui demanda :

-Dis donc, on peut savoir à quoi tu pensais pour t'être mis dans un tel état ?

-Pas aujourd'hui, mais demain, car pour ce projet je vais avoir besoin d'aide.

-Tu n'as pas à t'en faire Harry le rassurèrent les jumeaux, s'il y a le moindre problème pour quoi que ce soit, tu peux toujours compter sur nous dirent ils avec une grimace mauvaise.

Harry sourit, il avait de la chance d'être si bien entouré. Petit à petit, les conversations reprirent, seul Charlie ne s'était pas déridé. Madame Weasley se posait certes des questions, mais elle faisait confiance à Albus. Et il ne les aurait pas laissé avec Harry s'il avait été dangereux pour eux.

La pendule sonna la demi de 15 heures. Monsieur Weasley repartit au ministère. Les jumeaux demandèrent s'ils avaient besoins d'eux sinon, ils repartiraient à la boutique. Harry leur demanda s'ils pouvaient rester encore un peu, les jumeaux acceptèrent avec plaisir. Toute la petite troupe se retrouva dans la bibliothèque. Une fois qu'ils furent tous installés, Harry prit la parole.

-Demain, j'aimerais que nous allions faire du shopping ….

-Harry tu te sens bien ? Questionna Ron incrédule.

-Oui bien sur Ron. Je voudrais juste que vous veniez.

-Harry, que veux tu acheter ?

-Et bien ça Gin, je ne sais pas !

-Quoi !

Harry sourit de leurs airs étonnés.

-Tu te souviens demanda t il timidement, tu m'as parlé, il n'y a pas si longtemps d'un blason à redorer.

-C'est vrai s'écria Ginny folle de joie. Tu vas le faire. Oh Harry c'est une super idée ! Apparemment, elle seule ne semblait pas dans le brouillard le plus complet. Je sais exactement ce qu'il te faut, Luna viens avec moi hurla t elle dans les oreilles de la petite blonde, on va établir son panel de couleur. Et les deux jeunes filles sortirent en courant.

-Bon, ravi de voir qu'au moins quelqu'un a compris. Mais a-t-on droit aux détails maintenant ? Ron, avait son regard sérieux, il voulait vraiment une explication qui tienne la route.

-Et bien reprit Harry après un énorme soupir, quand Ginny vous a parlé, je ne sais pas, si elle vous l'a dit, mais nous avons eu trois grandes discussions. Petit soupir, il passa une main dans ses cheveux. Non, en fait c'est pas exactement des discussions … Enfin passons, elle m'a fait cracher le morceau. Je sais que quoi que je fasse, c'est moi qui dois l'affronter, jusqu'à maintenant, je l'ai toujours laissé venir à moi, en me manipulant, il m'attaquait, je me défendais. Il voit en moi un moustique qu'il doit écraser. Pour parler bêtement, je ne suis pas un moustique et j'en ai ras la casquette que tout le monde me voit comme un moustique !

-Harry l'interrompit Hermione, ton histoire de moustique, ce n'est pas très clair. Même si je crois avoir compris où tu veux en venir.

-Dis, Mione, si tu as compris, tu voudrais pas nous expliquer, parce qu'avec lui, on comprend rien supplia Ron.

-Faux frère, se plaignit Harry en lui frappant gentiment l'épaule. Ca ne me dérange pas Herm, tu peux y aller.

-D'accord Harry. Et bien si j'ai bien compris d'après ton charabia (petit sourire moqueur vers Harry, froncement de nez dédaigneux de la part de celui-ci). Tu veux devenir un adversaire à la hauteur et le lui faire savoir. Et tu comptes commencer par un changement d'apparence pour avoir plus de poids. Ce qui en soit, n'est pas une mauvaise chose vu ton look.

-Je l'aurais pas dit comme ça, mais c'est à peu près cela.

-Moi, j'approuve dit Rémus, mais pourquoi tu veux que l'on vienne avec toi ?

-Et bien, j'aimerais que nous soyons tous le mieux équipé possible pour tout, entraînement, garde robe, loisir etc.

-On a pas besoin de tout cela Harry lui dit Ron refusant l'idée que son ami puisse payer pour lui.

-Pour la plupart d'entre vous ce n'est pas négociable Ron !

-Mais Harry ……..

-Ron, n'oublie pas c'est Harry le chef dit Hermione en se retenant du mieux qu'elle le pouvait de ne pas éclater de rire, elle connaissait trop bien son caractère.

-OK, OK dit le rouquin en levant les mains en signe de paix.

-Euh Harry demanda Bill, nous que vient on faire la dedans.

-J'y viens, il inspira un grand coup. Rémus, est ce que mes parents ont été enterrés ?

Rémus semblait déstabilisé par la question d'Harry, mais il décida d'y répondre.

-Oui, Albus a fait le nécessaire pour qu'ils soient dans le mausolée de la famille Potter dans la propriété de Godric'Hallow.

-Mais je croyais qu'elle avait été détruite !

-La maison oui, mais pas les parcs, jardins. Le terrain de Quiddich et son stade sont restés intacts. Le mausolée est au fond du parc.

Harry avait les larmes aux yeux, depuis le temps qu'il parlait à ses parents, il allait pouvoir le faire désormais sur leurs tombes. Ron qui avait senti les émotions fortes de son ami, s'assit à ses côtés et lui passa un bras autour des épaules, Hermione, fit la même chose de l'autre côté.

-J'ai besoin de volontaire pour encore entrer par effraction dans le ministère dans le secteur des mystères.

-Dis Hermione, pourquoi quand je pose des questions soit disant cons tu te gênes pas pour me le dire, mais quand c'est Harry tu lui dis rien ?

-Ron, tu crois franchement que c'est le moment de plaisanter ?

Ron se pencha du côté d'Harry pour lui souffler qu'en fait il ne plaisantait pas. Celui-ci sourit. Voir ses amis se disputaient, était rassurant pour lui.

-Que veux tu faire au ministère ? Demanda Bill.

-Je veux prendre le voile !

Rémus ouvrit en grand les yeux, il commençait à entrevoir l'idée folle d'Harry.

-C'est dangereux, Harry ! On ne peut pas le toucher.

-Oui je sais, répondit Harry, mais on a pas besoin de le toucher, nous sommes des sorciers, quelques sortilèges et nous l'enfermons dans une boite. Rémus, ce n'est pas toi que je dois convaincre que Sirius mérite de reposer en paix aux côtés des gens qu'il aimait.

-Je ferais ce qu'il faudra dit Rémus vaincu par ses propres sentiments.

-Nous aussi, dirent les autres en même temps.

-Non, Neville tu restes ici, il va falloir distraire les filles, il faut qu'elles restent ici, pour ne pas attirer l'attention.

-Ginny va te tuer, l'informa Ron avec son tact habituel.

-Je sais, mais je prends le risque ! Charlie, toi aussi tu restes ici.

-Oh et pourquoi demanda ce dernier sur un ton forcé.

-Parce que je sais que tu ne me fais plus confiance depuis tout à l'heure et si au ministère je te dis de te jeter à terre mais que tu ne le fais pas parce que tu veux vérifier par toi-même, je ne peux pas prendre le risque, je suis désolé.

-Oui, tu as raison, je ne te fais pas confiance, j'ai déjà fais parti d'une équipe de l'ordre qui a fait face à Voledemort et il avait la même aura que toi. La seule chose qui différait c'est la couleur de vos yeux, verts pour toi et …

-Rouges pour lui, merci Charlie on est au courant trancha sèchement Hermione. Ron, lui, fit comme si son frère n'avait pas parlé.

-Tu crois que tu as encore beaucoup de truc serpentard en réserve. Demanda Ron amusé par la situation. Tu pourrais créer les protégeurs de vie ou un truc comme ça. Vous avez saisi, les protégeurs de vie, les mangemorts hihihihihihi !

-Harry, cette fois, fait quelque chose dit Hermione désespérée. Moi j'abandonne !

-Ron, c'est une super idée ! Répondit Harry entrant dans le jeu du rouquin.

-Quoi ! S'écria la brunette, oh vous vous moquez de moi, vous êtes hilarants, HAHA je me tords de rire tellement votre humour est puissant.

-Pardon ! Dirent les deux jeunes penauds.

-Bon, repris la jeune femme, il nous faut un plan, mais d'abord, il faudrait aller à Godric's Halow, et faire faire une tombe pour Sirius comme cela quand nous aurons récupéré le voile, nous pourrons faire une cérémonie.

-Hermione comme d'habitude tu as raison s'émerveilla Ron

-Oui, mais pour le plan j'avoue que je sèche, je ne connais pas la sécurité du ministère.

-C'est là où justement tu interviens, Hermione.

-Moi mais comment ?

-C'est très simple, j'informe Fudge que je lui envoie quelqu'un pour parler de la conférence de presse. Nous fixons un rendez vous mais le soir, forcement avec notre entraînement. Tu y vas et tu lui poses plein de questions sur la sécurité du ministère, tu justifies en disant que c'est pour ma sécurité. Il va se vanter et si jamais, il ne veut pas parler tu lui sors l'exemple de l'année dernière et il devrait tout te balancer.

-Maintenant je comprends pourquoi c'est lui le chef confia Ron à Rémus.

Hermione approuvait les dires d'Harry.

-Vous, les jumeaux, il faudrait nous préparer des diversions en tout genre, mais gentilles. N'oublions pas que se sont des aurors.

-Bon alors qu'est ce que vous en pensez ?

Ce fut Rémus qui parla le premier.

-C'est un bon début, mais il va falloir être patient Harry, il ne se fera pas du jour au lendemain. Mais dis moi Harry, je sais que je passe du coq à l'âne, mais qu'as tu fait tout le temps que tu as passé à la bibliothèque ces derniers temps.

Là, six paires d'yeux se tournèrent vers lui, Rémus remarqua que Ron et Hermione ne semblaient pas curieux. Il en déduit qu'Harry les avait déjà mis au courant.

-Ouais et bien. Rémus est ce que Sirius t'avais déjà fait visiter la bibliothèque en profondeur ?

-En profondeur, non !

Harry se leva, marcha vers le fond de la bibliothèque, poussa un canapé et s'approcha d'une étagère, il grimpa sur l'échelle arrivée à mi hauteur il tira un gros grimoire et le pan de mur s'effaça. Laissant place à un couloir sombre et froid. Rémus se rapprocha

-Qui a-t-il dans ce couloir ?

-Et bien, j'ai découvert ce couloir, en lisant un grimoire écrit par un des aïeuls de la famille Black. Apparemment ça fait longtemps que la famille donne dans la magie noire. Dans ce livre est indiqué les diverses activités que l'on peut exercer dans le sous sol de la maison, il y a un laboratoire de potion, une salle d'entraînement aux sports de combats, une salle d'entraînement de sortilège, et une bibliothèque spécialisée dans la magie noire.

-Ouah dit Bill, on peut visiter ?

Tous semblaient très intéressés, mais Harry les arrêta et se tourna vers Hermione

-C'est pas que j'ai pas confiance en vous, mais Hermione, pourrais tu te resservir du sort que tu as utilisé l'année dernière pour protéger l'AD ?

La jeune fille dit qu'elle pouvait mais qu'il lui fallait un peu de préparation, donc, ils décidèrent d'un commun accord d'attendre pour visiter cette partie inconnue de la maison. Et Harry ajouta que de toute façon, ils ne pouvaient la visiter sans Ginny et Luna.

Finalement, le repas du soir se passa dans une bonne humeur et une ambiance détendue. Tous pensaient à la sortie du lendemain, même Ron avait accepté l'idée qu'Harry lui finance deux ou trois trucs. Ce dernier leur avait expliqué avec l'aide de Rémus qu'il était extrêmement riche et qu'il se sentait redevable envers la famille Weasley. Il avait rajouté comme argument que c'était pour une bonne raison et que ses parents et Sirius approuveraient.

Avant d'aller se coucher Harry passa dans la chambre des filles, pour expliquer à Ginny et à Luna sa découverte. Ginny même si elle lui en voulait de ne pas en avoir parlé avant, ne lui montra pas qu'elle était vexée. Elle se montra curieuse à propos de ce qu'ils allaient bien pouvoir trouver.

Le lendemain, comme par hasard, personne n'eut de panne d'oreillers, même Ron fut prêt à 8h30, ce qui lui attira les foudres d'Hermione. Charlie et Bill avaient décidé de les laisser y aller seuls avec Rémus, mais ils furent obligés de les accompagner, ordre imminent de leur mère. Ils transplanèrent donc au chaudron baveur, à cette heure ci le matin, il n'y avait pas grand monde. Ils purent joindre rapidement le Chemin de Traverse. D'un commun accord, ils décidèrent de ne pas se séparer et de faire un premier tour pour regarder les vitrines et savoir ce qui les intéresserait.

Il fallu obliger Hermione et Luna à avancer, car elles ne décollaient pas leurs nez de la vitrine de Fleury et Boot s'émerveillant de la sortie de nouveaux livres ou de la rééditions de certain. Puis ce fut au tour de Ginny et de Neville de ralentir le groupe, car en passant devant l'herboristerie leurs regards furent attirés par une espèce de plante très rare et fragile. Alors qu'ils cheminaient tranquillement, en badant les vitrines, flânant de ci de là. Quand tout à coup Ron stoppa sa marche et leva le nez en l'air pour renifler bruyamment, ses sourcils étaient froncés et il arborait un air concentré.

-Ron que se passe t il ? Lui demanda Harry tous les sens en alerte prêt à parer une attaque.

-Snif, snif Vous ne sentez pas ? Mumm, banane, cerise et caramel ! Ca vient de par là !

Le jeune homme s'élança, se dirigeant en suivant la délicieuse effluve que seul lui pouvait sentir. Il conduisit le groupe jusque chez Florian Fantôme, qui était en train de placer un écriteau sur lequel on pouvait lire - Venez goûter le nouveau parfum, banane, cerise, caramel spécialité exclusive de Florian Fantôme- Tous le regardaient d'un œil mauvais, mais il ne le remarqua pas, trop fier de sa trouvaille.

-Vous voyez, j'avais raison !

-Mais c'est pas vrai ! J'y crois pas ! Ron ! Hurla Hermione. Et ce fut parti pour une autre de leurs disputes quotidiennes. Les autres se regardaient, se sentant stupides et impuissants. Ce fut Charlie qui eut une idée, il entra dans le magasin et en ressortit avec une des nouvelles glaces. Il la tient devant le visage de Ron. Celui-ci se tut immédiatement pour regarder avec gourmandise la douceur ambrée. Son regard déviait sans cesse de la glace à Hermione, on aurait pu voir les rouages de son cerveau se mettre en place. Celle-ci le regardait avec un air de défi. Ron se léchait les babines, la glace lui faisait terriblement envie. Finalement, il arracha le cornet à son frère pour le tendre à Hermione.

-Tiens, Mione, tu en veux ? Demanda t il en lui faisant une mine d'enfant pris en faute.

La jeune fille ne mis pas longtemps à prendre sa décision, elle se saisit de la glace, remercia le rouquin et happa le sommet du cône glacé. C'était délicieux, elle regarda Ron, il fixait ses chaussures le bout de ses oreilles était rouge (il est trop chou, je me demande, non je peux pas faire ça, mais d'un autre côté il ne fera jamais le premier pas, sinon je pourrais toujours faire passer cela pour une blague) réprimant la rougeur qui lui montait aux joues, Hermione appela Ron tout en lui soulevant le menton d'une main. Il ne disait rien conscient que le moment était crucial, le monde extérieur n'existait plus pour eux. Ils restèrent quelques secondes à se regarder en silence.

-Merci, puis elle hissa sur la pointe des pieds et déposa un petit baissé chargé de crème sur ses lèvres, puis lui saisit une main et y plaça le cornet

-Tiens, il faut mieux que tu la manges, sinon je vais grossir.

-Mione, je peux m'en passer et tu es parfaite tu sais.

-Oui, je sais, je voulais simplement te l'entendre dire. Et la jeune brune fit volte face en faisant virevolter les pans de sa robe de sorcier. Ron la regardait en se passant la langue sur les lèvres pour récupérer la crème que celles d'Hermione avaient déposées. Il fut sorti de ses pensées lubriques par une claque dans son dos. C'était Harry qui compatissait devant l'air absent de son ami, tout en l'enviant un peu.

-Bon au moins, là c'est clair, elle a fait le premier pas !

Ron se retourna vers lui, l'air surpris.

-Elle a juste eut pitié et m'a laissé la glace.

-Harry laisse tomber, même en lui prêtant tes lunettes, il ne verrait rien. Intervint Ginny regardant son frère avec désolation.

-Hé, mais de quoi vous parlez.

-Mais de rien Ron, de rien lui affirma Bill en lui tapotant l'épaule et le faisant avancer pour rattraper Hermione, Luna et Neville qui avaient pris un peu d'avance. Vers 11h le petit groupe regagnait tranquillement le chaudron, quand ils passèrent devant le magasin d'équipement de Quiddich. Comme chaque année en vitrine était exposée le dernier balai sorti. Tous même Luna et Hermione avaient collé leurs nez à la vitrine, ils restèrent un moment à la contempler en poussant des exclamations. Quand une voix qu'ils connaissait bien retentit dans leurs dos aussi sarcastique qu'à l'accoutumée.

-Alors les moules on attend la marée !

Ils se retournèrent tous en même temps.

-Malfoy !

-Non, je vous en prie appelez moi maître leur répondit il toujours aussi moqueur.

-Dans tes rêves la fouine répondit Ron du tac au tac.

-Ah Potty, Potty, je vois que tu traînes toujours avec ton tas d'ordure.

-Barres toi Malfoy, ton père t'a pas dit que c'était dangereux de rester proche d'un tas d'ordure, ça peut te sauter dessus à tout moment, tu sais c'est très dangereux lui répondit Harry faignant de s'inquiéter pour lui. Ajouta Harry sûr de son effet.

Mais à leur grande surprise, il n'eut pas l'effet escomptait. A la place, ses lèvres s'étaient étirées en un sourire diabolique. Et sans un mot, il tourna les talons et sa silhouette se perdit dans la foule qui commençait à se faire dense.

-Alors, là, c'est bizarre, il n'avait pas l'air en colère constata Ginny.

-Oui, je dirais même plus ça à eut l'air de lui plaire dit Hermione ses yeux fixant un point dans la foule.

-Y a-t-il de l'eau dans le gaz au manoir Malfoy ?

-Snif renifla Luna son teint rosé et son regard pétillant. Ginny s'approcha d'elle et son visage se décomposa.

-Oh non, Luna pas ça, je le supporterais pas se lamenta la rouquine. Alors que la blonde la regardait avec un air désolé tout en arborant un sourire coquin que peu de personne lui connaissait.

-Dois je te rappeler ce que moi je supporte depuis bien longtemps lui rappela Luna en lui plantant un baiser sur la joue, mais t'inquiète pas j'en suis pas à ton niveau.

-Haha très drôle, t'as fais l'école du rire toi ou quoi. Bon on va manger demanda t elle visiblement mal à l'aise et ravie de trouver une échappatoire.

Hermione n'avait pas quitté les jeunes filles du regard analysant la scène pour essayer de comprendre de quoi elles pouvaient bien parler. Finalement un sourire triste étira ses lèvres

-Bien venu au club Luna. Mais je crois bien que ton cas est encore plus désespéré que le notre ! Elle soupira se retourna vers les garçons qui les regardaient sidéré pas leurs comportements énigmatiques, elle secoua légèrement la tête.

-Et bien je sens que cette année va être dure dit elle en poussant un autre soupir. Les deux autres l'approuvèrent et elles partirent vers le chaudron.

-Est ce que quelqu'un a compris ce qui c'est passé ? Questionna Ron

-Je suis aussi perdu que toi sur ce coup là lui, répondit Harry. Les deux autres Weasley n'en menaient pas plus large. Ils se tournèrent alors vers Rémus.

-Rémus ? Interrogèrent t ils.

Le blond leva les mains en signe d'ignorance.

-James, Sirius et moi, on les trouvait déjà compliquées à notre époque. Mais là c'est encore un niveau au dessus, navré répondit il d'un air désabusé.

-Hé mais attendez nous au moins hurla un certain rouquin dont l'estomac s'était rappelé à l'ordre en courant vers l'entrée du chaudron baveur.

Le repas se passa dans une ambiance joyeuse, les garçons essayant de percer à jour le secret des filles. Mais comme ils n'y arrivaient pas se contentèrent de les taquiner, ce qu'elles leur rendirent au centuple. Ils sortirent du restaurant, vers 13h45.

-Bon dit Harry voilà le programme. Hermione, toi Luna, Neville, et Bill, vous vous chargez des ingrédients pour les potions et des livres. Il lui tendit sa bourse. Le crédit est illimité, mais fait attention à la bourse. La jeune fille hocha la tête. Nous, on va à Grinngott's faire le plein puis on s'occupe de l'équipement de combat. On se retrouve devant chez Florien Fantôme à 15h30. Puis nous irons tous ensemble chez Madame Guipure. Et suivant l'heure nous pourrions passer à l'animalerie. Le programme étant fait le groupe se sépara.

Pour le premier groupe, la visite à l'herboristerie se passa rapidement, entre les connaissances de Neville et d'Hermione ils eurent tôt fait de savoir ce dont ils avaient besoin. Mais il n'en fut pas de même pour les livres. Hermione avait donné à chacun une liste de ce qu'il devait ramener, toutes les matières enseignées à Poudlard, mais de niveau avancé, puis tous ce qu'il pouvait trouver sur la magie instinctive, la magie ancienne. Ils passèrent beaucoup de temps à tout rassembler et durent tirer Hermione hors de la librairie car l'heure était presque arrivée.

Pour l'autre groupe, la première étape fut rapide, seul Harry entra dans la banque, il ne mit qu'un quart d'heure pour récupérer une des plus grosses bourses du coffre et la remplir. Il se sentait un peu intimidé et pas en sécurité de transporter autant d'argent. Mais c'était pour la bonne cause. Ils arrivèrent devant la boutique d'accessoires de combat. Heureusement que Rémus avait eu la présence d'esprit de prendre une malle et de la réduire car tout le matériel qu'ils prirent était plutôt encombrant. Ils sortirent assez rapidement de la boutique. Harry regarda sa montre ils leur restaient plus de trois quart d'heure. En regardant autour de lui, il aperçut la boutique de Quiddich. Il lui vint une idée dont il était sur que Ron désapprouverait. Mais il voulait le faire cela lui faisait plaisir d'imaginer sa tête. Il proposa au groupe de s'y rendre, ce qui fut accepté à la majorité. Une fois entrés dans le magasin, ils furent attirés par le nouveau balai, un Nimbus 2005. Certes, il ne surpassait pas l'éclair de feu qui restait le balai le plus puissant. Mais il était le deuxième meilleur sur le marché. Harry se tourna vers Ron, celui-ci regardait le modèle de la vitrine qui était présenté avec un mannequin habillé d'une belle tenue rouge qui ferait honneur à la maison Griffondor. Ses yeux scintillaient, sa bouche était légèrement entrouverte. Ouah pensa Harry, il regarde le balais de la même manière qu'il regarde Hermione c'est dingue ! Harry, ne fit ni une ni deux sa décision était prise, il tenait le cadeau de Noël de Ron. Il marcha vers le vendeur qui le regardait bizarrement depuis son entrée.

-Bonjour, Monsieur Potter. Puis je faire quelque chose pour vous ?

-J'espère que oui répondit le brun. Pourriez vous me parler de ce balai, s'il vous plait ?

Le vendeur, s'installa au centre du groupe et leur venta les mérites du balai avec force d'arguments. Harry ne demanda pas le prix, il ne voulait pas que le vendeur le dise devant les autre, il se contenta de dire :

-Bon, et bien, j'en prend un. Tous le regardaient bouche bée.

-Mais Monsieur, vous avez déjà un éclair de feu pourquoi…

-Je vous ai demandé un balai, pas des questions le coupa Harry, ses yeux étant redevenu opaques. Le vendeur partit au trop dans la réserve.

-Comment ose t il me parler du balai que Sirius m'a offert gronda Harry.

Rémus s'approcha de lui et posa une main sur la joue brûlante du brun.

-Harry, l'appela doucement Rémus, regarde moi.

Le jeune sorcier obéit. Il suffit de quelques millièmes de secondes pour qu'il retrouve son regard habituel, il lutta pour refouler les larmes qui lui montaient aux yeux, mais Rémus s'en aperçut, il lui glissa à l'oreille qu'ils auraient une conversation en rentrant. Il hocha la tête. Puis leur dit de rester là, qu'il allait payer.

Il se dirigea vers le comptoir où le vendeur venait d'émerger. Il n'osait pas le regarder et tremblait légèrement. Harry se pencha au dessus du comptoir et lui glissa le plus discrètement possible qu'il en voulait trois de plus. Là le vendeur releva la tête, surpris. Il fut étonné de voir que ces yeux avaient repris leur apparence, mais n'en fit pas allusion, se contentant de disparaître à nouveau. Cette fois il fit encore plus vite. Harry les rétrécit, puis paya. C'était une sacrée somme mais ses amis le valaient bien. Il ne savait pas encore comment les leur offrir, mais il trouverait bien une occasion. Harry appela Charlie qui portait la malle pour les y placer à l'intérieur, les balais étant emballés dans le même paquet et rétrécis, il était impossible d'en distinguer le nombre.

A 15h 45 ils se retrouvèrent tous autour d'une glace. Quand Harry avait proposé une pose glacée, Hermione avait rougie en repensant à l'épisode du matin, mais n'avait fait aucun commentaire. Quant à Ron il ne s'en souvenait même pas, ou du moins le laissait il croire à qui le voulait.

Les filles durent faire diverses pressions pour que les garçons se décident à aller chez Madame Guipure. Celle-ci les accueillit joyeusement, heureuse d'avoir autant de monde chez elle.

-Vous êtes là pour vos robes d'école ?

-Non, pour le relooking de Monsieur Potter l'informa Ginny de sa voix la plus sérieuse.

-Ah enfin s'exclama la vieille sorcière. Ce qui lui attira un des plus mauvais regard d'Harry.

-Je vois que Monsieur n'est pas trop coopératif.

-Ne vous inquiétez pas, on a déjà prévu quelques petites choses, Harry, va dans une cabine, nous on t'apporte les habits.

Génial marmonna le brun mais il obéit sans discuter.

Harry appela Hermione qui le rejoint, ils discutèrent quelques secondes. Puis la jeune fille ressortit de la cabine un large sourire plaqué sur son visage. Harry lui avait donné pour mission de faire pareil avec Ron, elle avait quartier libre. Il lui avait aussi demandé de choisir quelques robes pour Rémus.

Ginny arriva, les bras chargé de chemises, de chandails, de pull et de vestes en tous genres, suivit de Luna qui porter divers pantalons. Harry ouvrit ses yeux en grands.

-Je vais devoir essayer tout ça ? Demanda t il craignant la réponse, sous les moquerie des autres.

-Harry, ne fais pas le gamin. Dois je te rappeler pourquoi tu es là. Insista Ginny.

Le jeune homme bougonna, mais ne répondit rien. Ron lui éclata de rire en remarquant la soumission dont faisait preuve son ami.

-Si j'étais toi, Ron je ne me moquerai pas. Avertit la voix d'Hermione. Il se retourna pour la voir aussi chargée que sa sœur. Allez hop en cabine toi aussi.

-Mais ça va pas ? S'égosilla t il. Il y a pas moyen que je fasse ça !

-Ah oui, tu veux peut être essayer les vêtements devant tout le monde. Ron blêmit et entra à son tour dans la cabine en disant :

-Harry, tu me le payeras !

Pendant l'heure qui suivit, les deux garçons essayaient les tenues choisies par les filles qui apparemment s'amusaient follement de leur détresse. Puis celles-ci mettaient de côté les vêtements qu'elles souhaitaient garder et rendaient les autres à Madame Guipure qui les rangeait au fur et à mesure.

-Hermione, j'en peux plus se plaignit Ron au bout d'un moment.

La jeune préfete regarda le tas de vêtement, elle jugea qu'il y en avait suffisamment, elle dit à Madame Guipure qu'ils prenaient cela et libéra enfin Ron de sa prison. Celui-ci sortit en rouspétant. Pourquoi lui avoir fait essayer tous ces habits, alors qu'il ne pouvait pas se le payer ? Hermione se dirigea vers la caisse pour payer, il lui restait juste assez d'argent dans la bourse d'Harry, elle n'aurait pas pu prendre une chemise de plus. Elle rétrécit les paquets et les fit passer en douce à Charlie qui les mit dans la malle avec le reste. Harry s'arrangerait avec Ron pour les lui faire accepter. Quelques minutes après ce fut au tour de Ginny et Luna de libérer un Harry éreinté, mais habillé comme un prince. Hermione glissa dans les habits d'Harry, les cinq capes qu'elle avait choisis pour Rémus.

-Moi je suis de l'avis de Ron, j'en peux plus.

Charlie, Bill, Neville et Rémus éclatèrent de rire.

-Bien sur, pour vous c'est facile, vous êtes bien installés alors fermez là !

Madame Guipure avait fini d'emballer les affaires d'Harry, s'approcha du groupe.

-Là Monsieur Potter, vous êtes méconnaissable, ce style vous va très bien. A la fois décontracté et class.

Harry rougit sous le compliment, Ginny se moqua ouvertement de lui, il lui tira la langue avant de suivre Madame Guipure pour le règlement de ses affaires. Mais Ginny n'avait pas dit son dernier mot :

-Très constructive comme remarque Harry !

C'est ainsi que le groupe sortit du magasin. Hermione était sur un petit nuage, elle avait adoré aider Ron à choisir ses vêtements (bon même si le jeune homme n'en savait rien). Durant la séance d'essayage, elle avait rougie un nombre de fois incalculable. Elle savait que son rouquin préféré avait une peau très laiteuse, mais le fait de l'avoir constater de ses propres yeux l'avait mis dans un état proche de l'hystérie. Il avait fallu qu'elle se morde fortement les joues pour ne pas tendre la main, quoi que c'était passé juste, une fois, et elle s'était rattrapée en faisant semblant d'arranger le tombé de la chemise. Et ces trois petits grains de beauté encrés du côté droit de son nombril, pourquoi étaient t ils venus la narguer comme ça. Sans doute pour alimenter ses fantasmes, comme si j'avais besoin de ça pensa la brunette, qui perdue dans ses pensées était remontée jusqu'à Ron pour se pendre à son bras dans un soupir. Le jeune homme se figea sur place, Hermione qui se tenait toujours fermement à son bras fit deux pas de plus avant de s'apercevoir qu'il s'était arrêté.

-Ben, pourquoi tu t'es arrêté lui demanda t elle.

Les autres qui les suivaient arrivèrent à leur hauteur et les regardaient en souriant, particulièrement Harry et Ginny. Hermione se demandait qu'est ce qu'ils avaient tous à sourire bêtement, quand soudain, elle écarquilla les yeux, elle venait de comprendre. Mais pourquoi avait elle fait ça.

-Bon on y va demanda t elle consciente que si elle retirait sa main du bras de Ron, tout le monde se moquerait d'elle. Je suis fatiguée.

-Ouais, tu dois être très fatiguée, la taquina Ginny avec un grand sourire que tous les autres reprirent en cœur.

Hermione tira d'un coup sec sur le bras de Ron pour qu'il se remette à avancer ce qu'il fit tel un automate et lança un regard noir à Ginny. Elle décida de tenter le tout pour le tout au point où elle en était de toute façon. Alors, elle enfouit sa tête sur l'épaule du jeune homme et souffla le plus doucement qu'elle put à son oreille :

-'suis crevée.

Ron était aux anges, il n'avait même pas remarqué les autres, tout ce qu'il voyait s'était Hermione proche de lui comme jamais auparavant et en bon altruiste, il avait décidé d'en profiter autant qu'il pouvait sans se poser de questions. Mais quand, elle lui avait parlé doucement, il n'avait pu retenir son geste, il dégagea son bras de la prise d'Hermione pour passer son bras autour de ses épaules et la presser contre lui, pour appuyer son geste, il ajouta :

-T'inquiète Mione, on arrive bientôt et tu pourra manger un morceau pour te redonner un peu d'énergie. Son souffle jouant dans ses boucles brunes.

Hermione faillit crier de rage, où il ne comprenait pas et il était complètement débile ce qu'elle espérait grandement, soit il n'était pas intéressé et faisait semblant de ne pas comprendre pour ne pas lui faire du mal. A cette pensée, elle eut un frisson, il le remarqua et la serra plus fort contre lui. Puis déplaça son bras jusqu'à sa taille pour lui offrir un meilleur soutien. Ce qui pour Hermione fut une délicieuse torture.

Pendant ce temps, à l'arrière Ginny s'était approchée d'Harry

-Ca peut plus durer, il faut aider Hermione.

Le brun approuva

-Je parlerai à Ron, mais je l'ai déjà fait. Il soupira, tu le connais, lui et son problème de confiance en lui et d'image.

-Bon dans ce cas, nous lui parleront chacun notre tour, et je parlerai aussi à Hermione.

-Et pourquoi, tu parlerais au deux ?

-Parce que c'est mon frère et que nous sommes proches et puis je suis pas sûre que tu l'aide, tu es aussi aveugle que lui ! S'énerva la jeune sorcière.

-Oui je sais que vous êtes plus proches qu'avant avec cette histoire de « c'est mon frère », mais je suis pas aveugle !

-Mais oui, Harry, si s'en est pas la preuve ça. Et elle rejoignit le couple qui commençait à bien les distancer.

-Eh, mais de quoi elle parle s'interrogea à haute voix le brun.

Il n'obtint rien comme réponse, si ce n'est que Bill posa ses mains sur ses épaules et lui dit :

-Rien laisse tomber, aller on y va avec un grand sourire. Décidément ils ne risquaient rien de la part d'Harry.

Ils se remirent en route pour le chaudron, mais Harry resta pensif. Quand à Rémus il ne cherchait plus d'où venait ce sentiment d'amour qu'il avait senti pour Harry il y a quelques jours. Et bien si Harry est aussi aveugle que James c'est pas gagné se dit il.