yAuteure: Vanilly

Titre: Quand un Potter se réveille !

Rating: R (comprend rien au nouveau rating)

Paring: HP/GW RW/HG DM/LL ...

Warning: Aventure/Romance/Humour ……

Disclaimer: Rien n'est à nous, tout à JKR… (Vous connaissez la suite)

Oyé oyé, braves reviewers ! Je sais, je suis plus qu'en retard et j'ai honte si honte, si vous saviez….. Bah, en réalité j'aurais préféré mille fois être avec vous et poster mes petits chapitres. Mais il faut bien vivre……

Bon, vous vous en foutez et vous avez raison et comme je suis repentante, le chapitre est en premier et les RAR en dernier.

Bisous.

Vanilly

PS : Comme ce chapitre fait 60 pages Word, je le poste en deux parties. La deuxième partie arrivera très vite. C'est promis !

Fin de mois chargée partie 1

Une fois arrivés au chaudron, ils transplantèrent. Dans un pop caractéristique, ils atterrirent à la cuisine, où se trouvaient Monsieur et Madame Weasley, ainsi que le professeur Snape, qui apparemment rentrait d'une mission pour Voldemort et faisait halte au QG où il devait retrouver Albus, avant d'aller rendre des comptes sur sa mission au seigneur des ténèbres.

Harry ne fit même pas attention à la présence de son professeur, le petit groupe s'installa à table où Molly, qui avait compris qu'ils mourraient de faim, enfin surtout Ron, leur servit du thé et des gâteaux secs encore chauds. Pendant qu'ils dévoraient, le professeur Dumbledore arriva accompagné du professeur McGonagall et de Mondingus. Ils saluèrent tout le monde et leur demanda si leur visite s'était bien passée. Ce à quoi Harry lui répondit qu'il devait le savoir, puisque Mondingus les avait suivi. Sur ce, il conseilla à Mondingus de changer de déguisement, il utilisait toujours celui de la vieille sorcière. Dumbledore sourit, les pouvoirs d'Harry s'étendaient sans que le jeune homme fasse le moindre effort et surtout sans qu'il le remarque. Tandis que les autres regardaient Harry surpris, ils n'avaient pas remarqué qu'on les suivait.

-Bon Séverus, je vous écoute. Que nous a-t-il encore inventé ?

Monsieur, il vaudrait mieux aller dans la bibliothèque renifla le professeur n'ayant pas envie que Potter et son fan club écoute la conversation. Malgré le fait qu'Albus lui ai dit que dorénavant, Harry serait tenu au courant de toutes les nouvelles informations.

-Je ne crois pas que cela sera la peine, n'est ce pas Séverus répondit patiemment le vieux mage.

-Comme vous voulez Albus. Maintenant que tout le monde sait qu'il est de retour, il veut être craint et souhaite déclencher des vagues de terreur, par des massacres de Moldus, il a envoyé plusieurs équipes vérifier les point sensibles.

-Décidément, il ne recule devant rien soupira le vieil homme. Nous ne pourrons pas intervenir partout.

-Surtout rectifia le professeur de potion, nous ne pourrons pas savoir les lieux de toutes les attaques. Il ne fait confiance à personne en ce moment et il nous partage en plusieurs petites équipes. Il se doute de la présence d'espions.

Durant l'échange, la pièce était silencieuse, l'SH ne perdait pas une miette de la conversation.

-Bon reprit, le professeur Snape, je dois y retourner il m'appelle.

-Bon, l'SH quartier libre, moi je vais déballer les paquets. Harry se leva, prit la malle que Charlie avait posé dans un coin. Il lui rendit sa taille réelle et la fit léviter pour qu'elle le suive.

Le reste de l'SH se tourna vers Ron, celui-ci se léchouillait les doigts qui étaient maculés de chocolat fondu. Il dut se rendre compte des regards fixaient sur lui, puisqu'il leva la tête, portant un regard interrogateur sur les autres.

-Quoi ?

Les regards de Gin et d'Hermione se firent plus insistant, Hermione eut même un petit mouvement de tête.

-Oh, oui s'écria le rouquin comprenant ce que voulaient les autres. Non rien de spécial, mais je vais monter moi aussi. Puis il baissa la tête sur le côté se mordillant la lèvre inférieure il demanda hésitant : tu viens avec moi Mione ?

La jeune fille acquiesça en souriant, puis se leva pour suivre le jeune homme, mais Ginny la retint par la manche et lui demanda si elle pouvait lui parler cinq minutes avant qu'elle ne monte. Cette dernière hésita, mais finalement accepta la proposition, au fond d'elle, elle savait de quoi voulait lui parler la rouquine. Les deux jeunes filles passèrent la porte, Hermione en bonne meilleure amie dit à Ron que ce n'était pas la peine qu'il l'attende, elle les rejoindrait dans la chambre dès qu'elle aurait finie. Il eut l'air peiné, fusilla sa sœur du regard et tourna le dos pour grimper les marches quatre à quatre.

-Ca lui passera, allez vient dit Ginny en l'entraînant vers la bibliothèque. Sitôt arrivée, la jeune fille lui sauta au cou.

-Wouah, Hermione t'es mon modèle !

-Quoi ?

-Aller Hermione tu as bu un truc avant ou quoi ? Mon dieu, je ne pensais pas que tu puisses y aller aussi franco un jour ! Déblatéra-t-elle suréxitée.

-Oui, mais on peut pas dire que ce soit une réussite répondit la jeune femme complètement dépitée. Il n'a même pas réagi. Pour lui, je ne suis que l'intello du groupe sans aucun autre intérêt. Lui, il est si lumineux, si ….

-Stop, Hermione arrête, c'est un miracle qu'une fille comme toi s'intéresse à un crétin comme lui ! Et puis il n'y a que toi qui trouves que c'est désespéré.

Hermione la regardait, l'air dubitatif

-Le coup de la glace c'était génial ! Je n'aurais jamais eu le cran de le faire. Tu crois qu'il te l'aurait donné comme ça, si tu ne l'intéressais pas. Et quand tu t'es pendue à son bras, là tu l'as tué sur le coup. Il est devenu tout rouge, j'ai même cru un moment qu'il avait arrêté de respirer !Mione, il t'adore c'est plus que visible, mais question sentiment, c'est Ron. Et comme me l'a fait remarquer Harry (merde, mais qu'est ce que je dis moi, il faut que je rattrape le coup, pourvu qu'elle n'y fasse pas attention), euh et comme tu dois bien le savoir, c'est pas la confiance en lui qui l'étouffe.

-Je sais, pas. Il y a des jours où j'ai l'impression que je suis sur un petit nuage, il fait attention à moi et il me semble qu'il me regarde d'une façon spéciale ; et d'autres jours où il ne me regarde même pas.

-Mione, il te dévore des yeux tous les jours que Merlin fait ! Mais c'est un empoté de service, je ne sais pas s'il arrivera à parler de sentiments. Si tu veux qu'il se déclare en premier, tu as intérêt d'être patiente.

-Merci, Gin, heureusement que tu es là et que je peux t'en parler sinon, je serais déjà devenue folle.

-Ouais, ouais soupira-t- elle. Enfin, si tu as besoin de n'importe quoi d'autre : épaule pour pleurer, conseil sur Ron … n'hésite pas. Je suis la pro.

-Dis donc ; la pro pour Ron, la pro pour Harry ! A l'évocation du jeune homme, la rouquine eut un gros soupir.

-Gin tu veux que je lui parle ? Demanda t elle d'un ton maternel.

-Non, pourquoi faire. Je suis comme sa petite sœur et ça tombe bien, puisque pour moi, il est devenu mon frère. Et je fais tout pour m'en convaincre.

-Oui, j'ai vu ça. Mais toi ça va ?

-Ca va, elle eut un petit rire. Le pire c'est que depuis que je surpasse ma timidité pour réagir avec lui comme avec un de mes frères, il est bien plus proche de moi qu'avant. Il complique tout sans le savoir !

Hermione eut un sourire compatissant et lui caressa le bras.

-L'oublier ne sera pas facile Gin, mais déjà le fait que tu aies changé d'attitude avec lui est un bon point. Maintenant, il ne reste plus qu'à te trouver quelqu'un d'autre. Seamus par hasard ? Demanda-t-elle un sourire aux lèvres. La jeune fille sourit à son tour.

-Seamus est gentil c'est vrai, et on a souvent fait équipe dans les entraînements de l'AD. Mais à la base c'était pour me rapprocher d'Harry ! Nous verrons à la rentrée, s'il tente un rapprochement. Maintenant, file, Harry va sans doute avoir besoin de ton aide pour convaincre une certaine tête de mule d'accepter quelques bricoles.

-OK, je file, merci pour tout Gin. Et Hermione partit rejoindre Ron et Harry.

Du côté des garçons, il se passait à peu près la même chose. Dès que Ron avait fermé la porte, Harry était entré dans le vif du sujet.

-Ron, tu fais la tronche ?

-Non, mais Hermione devait monter avec moi, mais Gin voulait lui parler expliqua-t-il avec une grimace.

Harry sourit, peut-être ça allait être plus facile que prévu.

-Et bien Gin a bien fait. Cela va nous laisser quelques minutes pour parler entre nous de cette journée, n'est-ce pas Ron dit-il, lui donnant un petit coup de coude dans les côtes.

-Quoi cette journée, rétorqua le rouquin obtus.

-Oh aller Ron, la glace, ça a dégénéré. Elle t'a embrassé !

-Mais non, elle a juste eu pitié et m'a rendu ma glace.

-Ron, jusqu'à présent je n'est jamais utilisé ce vocabulaire avec toi. Mais tu es un crétin ! Toute la journée, elle t'a tendu des perches !

Ron ouvrit la bouche, plusieurs fois et la referma. L'air absent.

-Youyou, l'appela Harry en lui faisant de grands signes.

-Oui répondit Ron. Tu crois vraiment que j'ai … enfin … que … que c'était des signes. Demanda-t-il tout penaud et le visage tellement rouge que ses tâches de rousseurs avaient disparues.

-Mais enfin Ron, elle t'a embrassé, relooké avec un air plus que ravi, elle s'est pendue à ton bras, elle nous a snobé pour rester avec toi, puis elle t'a chuchoté des trucs à l'oreille. Je crois pas qu'elle puisse être plus claire (enfin si, s'enfermer dans une pièce avec lui et lui sauter dessus, mais c'est une fille et de surcroît Hermione !).

Ron le regardait, pas trop convaincu.

-Tu sais, je crois pas trop au fait qu'elle soit attirée par moi, elle fait juste son boulot de meilleure amie. Et avec les années, les rapports tactiles entre nous ne la dérange plus, un petit bisou par ci par là, se glisser dans mes bras c'est juste parce qu'elle était fatiguée. Dans peu de temps tu verras qu'elle me parlera de son « Victor » et me demander « tu crois qu'il aimerait ça. », psiff.

-Ron, j'ai survécu à plein de rencontres avec Voldemort, mais c'est toi qui va m'achever ! A mon avis vous êtes fait l'un pour l'autre, et aujourd'hui tu en as la preuve. Maintenant, c'est à toi de jouer.

Ron allait répondre, quand la porte s'ouvrit sur Hermione. Les deux garçons se retournèrent vivement, prêt à engueuler la personne.

-Mione, tu pourrais frapper ! S'écria Ron.

-Pourquoi ? S'enquit celle-ci.

-Ben on aurait pu être nu !

La jeune fille éclata de rire.

-Mais qu'est ce que vous feriez tous les deux nus dans la chambre hahahaha ! Puis tout d'un coup, elle s'arrêta net, le double sens de sa phrase la frappant de plein fouet. Harry qui avait suivi son raisonnement s'empressa de la raisonner.

-Non, non, Herm. On se calme là ! Moi aimer les filles et Ron aussi, puisqu'il saute sur tout ce qui bouge.

-Hé !

-Et la seule pièce où l'on peut se retrouver nus tous les deux en même temps et volontairement c'est les douches des vestiaires de Quiddich !

-Oui, enfin vous faites ce que vous voulez répondit Hermione un peu rafraîchie.

-Ouais, mais ça n'empêche t'aurais pu frapper !

-Ron, tu vas m'en faire un fromage, tu veux peut-être que je ressorte ? Demanda-t-elle un peu vexée de l'attitude de l'homme de ses rêves.

-Mais non Herm, on veut pas que tu partes, il la pris dans ses bras et envoya par-dessus son épaule un regard noir au rouquin. Celui-ci haussa les épaules en signe d'impuissance.

-Bon, on déballe demanda Harry sur un ton joyeux et un peu forcé pour détendre l'atmosphère.

Ils placèrent la malle sur le lit d'Harry et l'ouvrirent. Ils en sortirent d'abord les livres.

-Mais combien y en a-t-il ? S'enquit le rouquin inquiet de voir sortir autant de livres de la malle.

-Assez pour commencer à bien travailler lui répondit la voix d'Hermione, il se retourna pour la voir, le nez plongé dans un énorme grimoire. Il secoua la tête, jamais il ne comprendrait l'enthousiasme qu'elle avait pour les livres.

-Ron tu m'aides ? Demanda Harry, toujours en train de vider la malle, ingrédients de potions et herbes furent installés sur le bureau de Ron, l'équipement de combat installé aux pieds du lit d'Harry.

-Hermione ? Demanda Harry.

-Oui, répondit- elle sans lever les yeux de son livres.

-Pourquoi tu ne voles jamais en balai avec nous ? Là, elle le regarda étonnée.

-Oh et bien, je sais pas trop … , la raison qui me vient à l'esprit, c'est que je n'ai pas de balai, une autre c'est et bien j'ai un peu le vertige. Puis, elle sourit : voler ça s'apprend pas dans un livre. C'est que de la pratique (soupir), enfin je crois que c'est un peu tout ça. Mais pourquoi cette question ?

-Je pense qu'avec les temps que nous allons vivre, voler peut être notre salut lors de certaines situations. Alors j'aimerai que tout l'SH sache se débrouiller en vol. Hermione et Ron hochèrent la tête.

-Oui, je demanderai à mes parents si je peux avoir un balai pour Noël répondit-elle peu enthousiaste à l'idée de devoir renoncer aux livres qu'elle souhaitait avoir.

-Pas la peine répondit joyeusement Harry. Il sortit le paquet du magasin de Quiddich. Ron, Hermione, je vous ai jamais remercié pour avoir été là toutes ces années. De m'avoir soutenu, aidé, sauvé de moi-même. Alors voilà un petit geste. Il défit le paquet et en sortit deux balais qu'il leur tendit.

Ils étaient sans voix, aucun ne s'était attendu à un tel geste de la part d'Harry. Hermione fut la première à réagir, elle, se jeta au coup du brun.

-Merci Harry c'est un cadeau merveilleux !

Il se retourna vers Ron qui tenait toujours le balai et le regardait fixement (au moins il me l'a pas jeter à la figure en m'insultant). D'un coup de baguette Harry lui rendit sa taille réelle.

-Ron demanda-t- il incertain.

-Non ! Harry je ne peux pas l'accepter, c'est trop, beaucoup trop. Ce que j'ai fait ne mérite en rien ce cadeau hors de prix. Il avait parlé d'un ton bas et triste. Harry regarda Hermione cherchant un secours, mais la jeune fille secoua la tête et sortit de la chambre tout doucement.

-Donc tu penses ne pas le mériter ?

-Oui Harry, un tel cadeau, c'est beaucoup, beaucoup trop ! Commença à s'emporter le roux.

-Je suis désolé, mais alors on va avoir un gros problème tous les deux !

-Pourquoi, demanda Ron ne comprenant pas pourquoi Harry commençait à hausser le ton.

-Parce que dit Harry en lui tendant trois paquets de chez Madame Guipure.

Puis tout se précipita, Ron après avoir regardé les paquets et reconnu les vêtements qu'il avait essayé l'après-midi même, les jeta dans la pièce et partit en claquant la porte. Il descendit en hurlant que cette fois, Harry avait dépassé les bornes. Ron était conscient du fait qu'Harry le suivait d'une part parce qu'il entendait les pas de son ami se rapprocher et d'autre part parce qu'il pouvait ressentir sa colère, son désarroi et sa tristesse, mais cela il ne voulait pas l'entendre pour le moment, il était furieux.

Il ouvrit la porte de la cuisine à la volé, il y entra suivit d'un Harry qui lui attrapa l'épaule et le força à se retourner. Ron, le regardait hautain, le visage crispé par la colère. Le silence s'était installé dans la pièce. Ron se dégagea de l'emprise du brun d'un mouvement brusque. Ce fut Harry qui parla le premier, d'une voix brisée :

-Surtout, ne cherche pas à comprendre, tu as raison, comporte toi comme un salaud. J'en ai plus qu'assez de ton foutu orgueil mal placé. Ron …

Il ne termina pas sa phrase et transplana. Ron n'avait pas eu le temps de dire quoi que ce soit, mais voir Harry dans cet état l'avait touché bien plus que les paroles échangées. Il s'était laissé envahir par les émotions du brun, il connaissait bien les émotions qui l'avaient envahi pour les avoir souvent ressenties.

Et, il avait bien vu les larmes poindre aux yeux d'Harry. Non, Harry ne devait pas pleurer à cause de lui, il avait déjà une vie assez difficile. Ron sentit la culpabilité le ronger, il n'aurait pas du piquer une crise comme ça. Mais où avait il pu transplaner ? Au fond de lui, Ron en avait une petite idée. Non, en fait il en était sûr, il avait presque entendu la phrase dans son esprit « Godric Hallow ».

-Et merde ! S'écria- il.

Et il transplana à son tour. Dans la cuisine, tous se regardaient en silence. Ginny le rompit en demandant à Hermione :

-Tu crois que ça va aller ?

La jeune femme poussa un profond soupir avant de répondre.

-Oui, je crois que cette fois ça va faire plus de bruit que de mal, enfin je l'espère. Sinon, on est mal. Elle fixait l'endroit où se tenaient les deux jeunes hommes.

-Cette fois ? Demanda Rémus qui paraissait très inquiet. Hermione, Ginny et Neville échangèrent un long regard, puis ce fut Neville qui répondit.

-Il y a deux ans, ils se sont disputés. Et ce n'était pas une petite dispute, non. Phrases assassines et tout ce qui va avec. Certains avaient même parié qu'ils en viendraient aux mains ou à la magie. Hermione approuva et prit le relais.

-Oui, ils sont restés plusieurs semaines sans se parler, puis les épreuves les ont ressoudés, encore plus proches qu'ils ne l'étaient. C'est pour cela que je pense qu'ils vont se réconcilier.

Harry n'en pouvait plus, il ne pouvait plus retenir ses larmes, ne voulant pas que les autres le voient pleurer, il avait préféré transplaner. Et le seul endroit qui lui était venu à l'esprit était Godric Hallow. Mais au lieu de se retrouver dans un parc, comme il l'avait cru au début. Il se retrouva dans une forêt, sombre humide avec plein de petits bruits qui ne sont pas fait pour rassurer. Le brouillard se levait lentement, s'insinuant entre les troncs d'arbres. Il frissonna, son moral était au plus bas. Il fit deux pas, mais ses habits furent accrochés par des ronces. Il stoppa donc pour se libérer. Derrière lui retentit un pop. Quelqu'un venait de transplaner.

-Harry ! Hurla la voix de Ron. Où est tu ?

-A deux pas de toi Ron, ne crie pas comme ça. Dit il à voix basse.

-Pourquoi tu parles si doucement chuchota Ron.

-Je sais pas.

Tous les deux n'avaient pas bougé durant leur échange. Ron fixait Harry et Harry fixait le vide devant lui.

-Harry, pourquoi es-tu triste ?

-Tu n'as pas à regarder mes sentiments grommela Harry.

-Je ne regarde pas, ils viennent tous seuls lui répondit Ron sur le même ton. Je sais que j'aurais pas dû m'énerver comme ça, mais je pensais vraiment que s'il y avait quelqu'un qui n'aurait pas pitié de moi se serait bien toi souffla- t- il.

Harry se retourna pour faire face à Ron, ses yeux étaient brillants de larmes.

-Ron, merde sers toi en comme il faut au moins de ton don. Tu verras que cela n'a rien à voir avec de la pitié. Ron … Il passa une main nerveuse dans ses cheveux. Je sais pas trop comment dire ça. Mais enfin depuis presque six ans ont fait tout ensemble, on partage tout. On a partagé les galères et les bons moments. A toi tout seul tu es ma famille. J'ai pas calculé, j'ai donc tu as, c'est normal. Je n'ai pas pensé que je pourrais te vexer, cela me semblait naturel. Cela n'a rien à voir avec de la pitié. Mais, je comprends, pardon.

-Harry …

-Non, tu sais là maintenant, j'ai plein de raisons de te dire d'accepter, elles vont d'Hermione à Malfoy. C'est pour te dire que je ratisse large.

-Je croyais être la seule personne, qui ne te rejetterait pas, et en six ans comme tu aimes à le dire ; et pourtant, je l'ai fait deux fois. Moi aussi, je m'excuse. Et même mieux, je vais prendre tout, balai et vêtements. Mais la prochaine fois que tu te sens d'humeur « offreuse » avec moi, parle m'en d'abord. OK.

Et sans laisser à Harry le temps de réagir, il réduit la distance qui les séparait et il le serra contre lui. Puis il ajouta tout sourire.

-Et en plus, tu as de la chance, c'est ma journée câlins.

-Ouais, ce que je vois surtout, c'est que j'ai intérêt à reprendre la boxe moi ! Je suis tout rachitique à côté de toi, bougonna Harry. Ron, … merci, c'est très important pour moi. Heureux que tout se soit arrangé avec Ron, il ne se sentait pas capable de revivre une crise comme lors de sa quatrième année.

-Ca, c'est parce que tu ne manges pas suffisamment, affirma le rouquin sûr de lui.

-Ron ! Il n'y a pas que la bouffe dans la vie ! S'amusa Harry.

-Non, c'est vrai répondit- il le plus sérieusement du monde, il y a la bouffe et Hermione bien sûr !

Ils pouffèrent de rire. Puis ils regardèrent autour d'eux, la nuit était tombée sur la forêt. Elle était parcourue par un courant d'air glacé qui renforçait son air lugubre.

-C'est bizarre constata Ron, je n'imaginais pas le domaine Potter comme cela.

-Il y a un sortilège d'illusion ; et sans doute un repousse Moldu.

-Oui, tu as raison, mais je pensais qu'il y aurait au moins des protections. Tu veux aller voir ?

-Pas maintenant, il fait nuit. Et j'aimerais assez y aller avec Rémus. Puis surtout, je pense que Dumbledore a dû poser des protections. Il est complètement fou, mais c'est un génie.

-OK, ça me va pour ce soir, de toute façon. Je crois que cette nuit, je vais bien dormir.

-Aller on rentre avant que tu nous débite toutes les idées qui te passent par la tête.

-A vos ordres chef !

Ils transplanèrent dans le hall du QG, ce qui eut pour effet de réveiller Madame Black qui se mit à les insulter du mieux qu'elle pouvait. Ron se planta devant elle et lui demanda gentiment :

-Tu vas te taire vieille bique, oui ?

Le compliment ne lui alla pas droit au cœur, elle lui rétorqua qu'il devrait avoir honte de se conduire comme ça, qu'il ne méritait pas d'être un sang pur …. Ron se retourna vers Harry :

-Je te la laisse, bon courage.

Quand, Madame Black aperçu Harry, elle redoubla de méchanceté. Elle lui dit qu'elle avait prévenue son père que d'épouser une sang de bourbe ne lui apporterait rien de bien. Ce fut le mot de trop, dès qu'elle avait prononcé le mot sang de bourbe, Harry ne s'était plus contrôlé. Il avait laissé sa colère et sa haine prendre le dessus sur lui. Son aura l'entourait telle un nuage de protection. Il tendit une main devant lui et hurla d'une rage non contenu :

-EXPLOSIUM !

Ce fut fulgurant, les mouvements se passaient au ralenti, le mur entier fut aspiré par l'arrière, avant d'exploser avec un fracas retentissant, anéantissant au passage, un bonne partie du salon. Il ne restait plus que des détritus, des pierres et des cailloux. Sur la poutre qui tenait le mur, pendouillaient encore des morceaux de tapisserie. L'entrée et le salon étaient complètement dévastés. Le tout englobé dans une épaisse poussière. L'SH, la famille Weasley et quelques membres de l'ordre dont Rémus et le professeur Snape avaient accouru aussitôt vers la source du bruit.

Madame Weasley d'un coup de baguette fit aérer la pièce. Ils furent tous bouche bée devant le spectacle de désolation. Alors que Rémus allait demandé ce qui c'était passé, ils entendirent la voix de Ron :

-Et voilà, je suis encore dans la bulle bleu moi ! Puis regarda les autres. Ben quoi, de toute façon j'aimais pas la déco. Se retournant vers Harry. Toi, tu n'as rien retenu de notre dernière conversation. Mais bon si ça intéresse quelqu'un, je vais bien je suis en un seul morceau.

Tous le regardaient, se moquant complètement de la diarrhée verbale du roux. Il reprit donc puisque personne n'avait compris ce qu'il voulait :

-Veux Sortir !

A peine eut-il achevé sa phrase que la bulle disparue. Il s'approcha de son ami qui fixait l'endroit où se situait le mur quelques minutes, il lui posa une main sur l'épaule.

-Maintenant, je crois qu'elle ne parlera plus, mais avant de la faire exploser, tu aurais dû lui dire que tu étais son unique héritier, j'aurais bien aimé voir sa tête !

Harry rendit à Ron son sourire.

-Mais que …. Potter qu'avez vous fait encore cette fois ? Questionna le professeur Snape toujours aussi aimable.

-Oh, rien professeur, je me suis juste disputé avec mémé. Mais maintenant le problème est réglé !

-En nous faisant tomber le toit sur la tête ajouta sarcastiquement le professeur de potion.

-Oh c'est tellement gentil de vous inquiéter pour mon patrimoine immobilier professeur. Je meurs de faim, nous verrons cela après.

-Vous êtes tellement imbu de vous-même Potter, vous ne valez pas mieux que votre père cracha- t- il.

Harry s'arrêta, mais ne se retourna pas. Il lui répondit d'une voix tranchante :

-Mais professeur, je suis devenu comme vous m'avez formaté toutes ces années. Je ne suis pas encore tout à fait comme mon père, mais ça ne serait tardé. Là, il se retourna, ses yeux étaient opaques, son visage était figé dans un rictus haineux. Vous devriez vous reprendre à force de vous tromper de cible, cela pourrait vous apporter des ennuis.

Le professeur n'avait pas l'intention de se laisser marcher sur les pieds par un tel insolant, il allait répliquer vertement. Mais Ginny qui se trouvait à ses côtés, lui écrasa le pied.

-Oh toutes mes excuses professeur, je ne vous avez pas vu minauda- t-elle contrite en battant exagérément des cils. Puis elle s'élança vers Harry avant que son professeur se remette de son audace. Elle lui prit le bras pour le faire aller dans la cuisine. Hermione fit de même avec Ron et Neuville qui ne voulait pas être en reste attrapa Luna.

Le reste des personnes leurs emboîtèrent le pas laissant seul le professeur Snape s'étouffant dans son indignation.

Une fois assis, les deux garçons racontèrent comment l'incident s'était produit. Harry expliqua, qu'il n'avait pas l'intention de faire sauter le mur, il espérait à la base tout juste ébranler le tableau. Molly lui dit de ne pas s'inquiéter, elle ferait déblayer les gravas par Mondingus le lendemain. Elle lui demanda ce qu'il comptait faire pour le salon. Sans réfléchir Harry, lui répondit que Mondingus, pouvait aussi jeter les meubles du salon. Il était vraiment temps de refaire la déco.

-Oh non, Harry, tu ne vas pas faire cela s'écria Ginny.

-Mais … commença Harry.

-Laisse moi deviner rouge et or de grands canapés en cuir moelleux disposés en rond autour de la cheminée. La dite cheminée sculptée avec des lions. Et oh attend, j'allais oublier, une table basse devant la cheminée. Des tapisserie rouges etc etc

-Tu te trompes pour un détail seulement, pour les sculptures de la cheminée, je ne pensais pas à des lions dit- il en souriant ouvertement.

La jeune fille roula des yeux sous les rires de la tablée.

-Bon, les jeunes au lit ! Ordonna Rémus.

-Quoi s'indigna Neuville.

-Et oui, jeune homme, demain on commence les choses sérieuses. Il nous reste un peu plus de trois semaines pour faire ce qu'en temps normal, nous mettrions plusieurs mois à faire. 7h30 tous dans la cuisine.

Ron allait ouvrir la bouche.

-Et pas de discussion ! Allez ouste.

Les six jeunes gens partirent donc dans un joyeux chahut. Ils étaient certes fatigués mais n'avaient pas envie d'aller dormir. Ils firent donc tous halte dans la chambre des garçons qui était toute encombrée. En entrant, Ron alla directement récupérer les paquets qu'il avait balancé et alla les poser dans son armoire. Harry se lança sur son lit qui grinça horriblement, Luna lui poussa les jambes pour s'asseoir sur le lit. Neville s'assit sur le lit de Ron, avec Hermione. Ce dernier ne trouvant pas ça équitable, décida de prendre exemple sur son meilleur ami et pris l'initiative de sauter sur son lit, tout en faisant attention de ne pas faire mal à Hermione. Mais Neuville le reçut en plein dans la poire.

-Ron, mais fait doucement espèce de barbare ! Cria le jeune homme

-Vous n'avez pas qu'à squatter mon lit, na !

-Très mature Ron constata Hermione avec un petit sourire.

-Oui je sais lui répondit-il en s'installant confortablement la tête sur ses genoux et les jambes sur Neuville.

-T'es sûr, Ron. T'es bien installé là ! Se moqua Ginny qui avait métamorphosé un coussin en pouf confortable, devant les deux lits de sorte qu'elle avait une bonne vue sur ses camarades.

Mais Harry prit la parole :

-Hermione, est-ce que tout est près pour le sort de sécurité ? Que l'on puisse visiter l'autre partie de la maison.

-Je comprends lui répondit celle-ci, maintenant que tu as démoli une partie de la maison, il va nous falloir des salles. Et bien pour te répondre oui, pendant que toi et Ron vous vous amusiez encore à vous chamailler, moi j'ai travaillé. Comme d'habitude.

-Niagnania …. Grimaça Harry sous l'œil amusé de Neuville et Luna. Ron le regardait un sourcil haussé, mais un air amusé plaqué sur le visage.

Hermione souffla :

-Vous êtes incorrigible et tous les deux ! Mais elle souriait de toutes ses dents. Demain matin, je soumettrais tout le monde au sortilège et nous serons tranquille, elle prit un petit air supérieur et fier d'elle, ajouta : j'y ai apporté quelques modifications.

-J'aime pas ce sourire dit Ron en la regardant méfiant.

Les autres approuvèrent. Ils continuèrent à discuter quelques temps, puis petit à petit, les bâillements se firent de plus en plus intensifs. Hermione sourit en voyant que Ron s'était endormi. Elle donna alors l'ordre à tous de se coucher. Luna et Neville partirent en premier. Ginny s'était plantée devant Hermione qui n'avait pas bougé d'un pouce, regardant Ron dormir en lui caressant les cheveux.

Ginny et Harry échangèrent un regard complice, et Ginny toussota peu discrètement.

-Heu, Herm tu viens ?

-Je peux pas, alors laisse moi en profiter un peu dit-elle lacement.

-Quoi tu peux pas demanda bêtement Harry (décidément, les filles sont trop compliquées pour moi, même si Herm s'y met ça devient impossible).

La jeune brune eut alors une réaction inattendue, elle leva les deux bras en l'air en rougissant. Ses deux compagnons se penchèrent, se demandant où elle voulait en venir. C'est alors qu'ils comprirent. Ron, une fois endormi, avait changé de position, il avait enserré la taille de la jeune fille et son visage reposait tranquillement sur son ventre. Hermione qui le regardait toujours tendrement eut une moue embêtée :

-S'il reste dans cette position longtemps demain il va se payer un sacré torticolis.

-Bien on a qu'à le réveiller cela règle le problème fit Harry en s'approchant pour secouer le dormeur.

-Non ! Dit Hermione en sursautant. Puis rougissant violemment Il a l'air si bien et si tranquille ajouta-t-elle en regardant Harry d'un air suppliant.

Le jeune homme soupira en souriant, puis attrapa son pyjama sous son oreiller et partit en direction de la salle de bain, en lui disant :

-Et bien, tu n'as qu'à dormir ici. Puis il disparut dans la salle d'eau.

Hermione regardait Ginny pour que celle-ci lui donne son opinion.

-Oh, non Herm, tu n'as pas besoin de savoir ce que j'en pense. Mais je vais te dire ce que je ferais si c'était « tu-sais-qui » à la place de Ron. Je resterais là, en plus, Harry te l'a proposé.

-Oui dit-elle rosissant, en fait j'en meurs d'envie.

-Alors la question est réglée. Mais, dis moi j'espère que tu portes un caraco sous ton pull ?

-Oui, pourquoi ? Demanda la brunette ne voyant pas où voulait en venir Gin.

-Ron est une vrai bouillotte dit-elle en partant en courant alors qu'Hermione pestait contre le sens de l'humour des rouquins. Elle fut arrêtée par un petit rire, elle se retourna pour voir Harry qui la regardait dans l'encadrement de la porte.

-Qu'est ce qui te fait rire Harry demanda-t-elle en fronçant les sourcils.

-Gin n'a pas tort, peut-être pas pour les mêmes raisons. Mais c'est vrai que tu ne vas pas être à l'aise en pull.

-Oh tu sais vu que je vais dormir assise dit-elle en haussant les épaules.

-Mais non lui répondit-il en s'approchant d'elle. Il s'agenouilla devant elle et lui retira ses chaussures et ses chaussettes.

-Harry, qu'est ce que tu fais lui demanda-t-elle très mal à l'aise.

-Tu vas voir dit-il en se relevant, il sortit sa baguette et stupéfia Ron.

-Mais … commença Hermione.

-Attend, comme cela tu peux enlever ton pull sans le réveiller, enfin tu peux toujours essayer, il te tient serré.

-Ca oui, sourit la jeune fille demain j'aurais perdu une taille au moins. Le plus dur c'est de faire passer le pull sous ses bras. Au bout de quelques instants de travail acharné, Hermione réussit à retirer son pull aidé d'Harry.

-Bon reprit-il, je vais le faire léviter un peu de sorte qu'en te contorsionnant, tu pourras ouvrir les couvertures …. Ah que ne ferait-on pas pour les amis !

-Tu …. enfin … euh … pour moi et …. Depuis combien de temps tu sais que je …. Et bien aime bien Ron.

Le brun sourit, il remonta les couvertures sur ses amis avant de lui répondre

-Tu rigoles où quoi, ça fait presque trois ans que j'attends, vous êtes long à vous décider !

Hermione sourit

-Merci Harry.

-Aller, bonne nuit dit-il en lui embrassant le front.

Le lendemain, matin, Harry s'était réveillé avant l'heure, il se hissa de suite sur ses coudes pour voir ses deux amis. Ils étaient tous les deux là, aucun ne s'étant encore réveillé. Harry décida de prendre ses affaires et de sortir de la chambre, il ne voulait pas être présent à leur réveil.

Une fois n'est pas coutume quelques minutes après le départ du brun, Ron se réveilla, une impression bizarre. C'est alors qu'il voulut étirer ses jambes. Oh mon dieu pensa-t-il j'ai trois jambes ! Non, ce n'est pas possible. Il se passa une main sur le visage pour se donner la volonté d'ouvrir les yeux. Tout doucement, il ouvrit un œil, là il vit une forme brune. Génial cet abruti de chat me prend pour son lit ! Il voulut lui donner une petite tape pour le faire déguerpir, mais la force lui manqua, et sa main retomba mollement sur la forme. C'est alors que l'impossible se produisit, la forme émit un petit gémissement et changea de position. Au fur et à mesure que la forme brune se dévoilait à ses yeux, il sentit sa troisième jambe bouger et une pression sur son flan gauche remonter vers son épaule lui traversant le torse. Ron, n'en croyait pas ses yeux, c'était Hermione qui venait de se coller à lui d'une façon aussi indécente ! Je rêve, c'est ça je rêve pensa le jeune homme. Surtout qu'en regardant bien, il s'aperçut que son bras entourait la jeune fille. La jeune femme releva la tête, de ce fait Ron pouvait sentir son souffle dans son coup. C'est sûr, c'est un rêve, il décida de se pincer à regret certes car si c'était vraiment un rêve se réveiller serait dommage. La douleur, fut telle qu'il ne pu s'empêcher de crier, Hermione réveillée en sursaut hurla elle aussi. Pour se relever, elle avait pris appui sur son torse, une fois remise de ses émotions, elle le regarda, puis lui dit sur le ton du reproche :

-Mais ça va pas de crier comme ça, tu m'as fichu une de ces peurs.

Puis, elle rejeta les couvertures aux pieds du lit, Ron n'avait pas bougé, l'air surpris sur son visage la fit rire. Elle se recoucha à ses côtés et s'étira.

-Ron, ça va ? Demanda-t-elle s'inquiétant tout d'un coup du manque de réaction de son ami. La seule chose qu'il trouva à lui dire fut :

-Mais qu'est ce que tu fais là ?

-Charmant, marmonna-t-elle, bonjour à toi aussi. Tu as bien dormi Hermione, je n'ai pas trop pris les couvertures ? Oui, merci Ron, j'ai très bien dormi et toi, ne t'inquiète pas tu as été très sage.

-Mais qu'est-ce que tu dis ?

-Je te donne simplement un éventail de questions que tu aurais pu me poser.

Elle se leva, enjamba le corps de son ami et retomba souplement sur la moquette de la chambre. Lui, bascula ses jambes et s'assit sur le rebord du lit. Elle lui tourna le dos pour partir, mais il la retint par le bras et la tira à lui, la faisant s'asseoir sur ses genoux.

-Pas si vite. Tu n'as pas répondu à mes questions. Je manque à tous mes devoirs dit-il en s'approchant dangereusement d'elle.

-Bonjour ! Lui souffla-t- il dans l'oreille. Elle en frissonna et Ron n'en perdit pas une miette pour une fois. Puis il lui embrassa le bout du nez. Hermione avait pris une jolie teinte rosée.

-Ron, mais qu'est ce que tu fais ?

-Tu vois, cette fois c'est toi qui poses ce genre de questions.

-Bon d'accord s'écria la jolie brune, je vais te le dire dit-elle en essayant de se libérer vainement de l'emprise de son ami. Tu t'es endormi hier soir sur moi, et comme tu dormais si bien, j'ai pas voulu te réveiller. J'ai donc dormis avec toi ! Content ?

-Content ? Tu peux pas savoir à quel point ! Lui répondit-il en resserrant sa prise sur la jeune femme.

Puis il rajusta son visage au creux de son cou. Ses cheveux bruns venant chatouiller son nez comme la plus douce des caresses. Il inspira grandement le parfum de la jeune femme. Celle-ci emprisonna les épaules de Ron et le serra contre elle. Ils restèrent sans bouger quelques secondes.

Quand tout à coup, le réveil se mit à sommer. Ron surpris, l'avait lâchée, Hermione quand à elle se leva dans un sursaut.

-Oh vite, nous allons être en retard ! Elle se précipita vers la porte en courant.

-Mione !

-Plus tard Ron ! Il faut se préparer.

Elle le laissa seul. Il souffla fort.

-Et merde ! Il se leva lentement et brusquement aplatit son point sur ledit réveil.

Une demi heure plus tard, ils se retrouvèrent tous dans la cuisine, ils portaient des tenues décontractées.

-Bien commença Rémus, petit déjeuné pour tout le monde, vous avez un quart d'heure.

Ils s'installèrent et mangèrent dans la bonne humeur, à la fin Rémus prit la parole.

-Bon, voilà le programme, Hermione, Ginny, Neuville, Luna, allez avec Bill et Charlie. Vous allez commencer par le combat. Harry, Ron, occlumencie avec moi ! Zou.

Les six le regardaient bouche bée sans bouger.

-On va être séparés ? Demanda Ron en fixant une Hermione qui elle fixait avec intérêt le bout de ses baskets. Sous les sourires goguenards de toute la pièce.

-Pour deux heures, tu pourras tenir se moqua gentiment Ginny. Et puis ne t'inquiètes pas comme ça. Charlie se fera un plaisir de tenir compagnie à Herm. N'est-ce pas Charlie demanda-t-elle un sourire éclatant au lèvres.

Ron fronça les sourcils, mais ne dit rien.

-Bon, s'il n'y a pas plus de réclamation, nous pouvons y aller. Nous, nous allons dans la bibliothèque, vous autre, vous allez dans le jardin. Et j'oubliais, rendez-vous à 11 heures dans la bibliothèque pour le bilan.

Puis il entraîna ses deux élèves à sa suite. Rémus avait dans l'idée de faire travailler aux garçons l'occlumencie. Il avait remarqué qu'il se passait quelques choses avec Ron et avait la ferme intention de le découvrir.

L'autre groupe se dirigea joyeusement vers le jardin. Joyeusement, pas tous ! Hermione semblait perdue dans ses pensées. Ginny s'en aperçut et décida de taquiner son amie. Sans prendre la peine de parler à voix basse, elle lui demanda :

-Mione, alors c'était chouette d'avoir Ron comme oreiller cette nuit ? Personnellement tu peux remettre ça, avoir la chambre pour moi et Luna c'est parfait ! Bill et Charlie qui marchaient en tête, s'arrêtèrent brusquement. Et se retournèrent vers le trio féminin. Mais, pour les filles, ils étaient le cadet de leurs soucis. Car Hermione pour se faire oublier, préféra lancer la conversation sur Luna et un certain blond. Mais cette dernière, n'étant pas d'humeur à parler de ce qui c'était passé sur le chemin de traverse, choisi de parler d'un autre blond : Seamus. Ginny, elle ne s'en cacha pas du tout.

-Trouillarde, moi je m'en cache pas. Ma cible cette année s'appelle Finnigan !

-Quoi, s'étouffèrent ses deux frères.

Mais Neuville les dissuada d'engager la discussion sur ce sujet maintenant, car ils n'auraient pas le dernier mot. Une fois arrivés au jardin, ils enfilèrent les protections et les deux garçons leur montrèrent les mouvements de base pour commencer. Neuville s'entraînait avec Ginny sous l'œil vigilant de Bill. Et Luna contre Hermione sous l'égide de Charlie. Le pauvre Neuville fut vite hors service, car Ginny apprenait à une vitesse exceptionnelle, il faut dire que se battre faisait partie de ses habitudes quotidiennes. Pour Hermione et Luna c'était une autre paire de manches. Les deux jeunes filles étaient plus habituées à feuilleter des livres qu'à se déplacer souplement pour éviter et enchaîner les coups. Au bout d'une heure et quart, ils firent une pause.

-Aller, il nous reste encore trois quart d'heure ! Vous êtes déjà fatigués ? Demanda une Ginny suréxitée. Alors que Luna lui envoyait une regard noir, Hermione et Neuville s'affalèrent au sol couvert de sueur et plein d'ecchymoses. Bill qui avait dû canaliser l'énergie de sa sœur n'en pouvait plus non plus (il avait plus d'une fois dû sortir Neuville de ses griffes). Charlie, lui se sentait en pleine forme, il proposa un petit combat à sa sœur. Celle-ci l'accepta avec joie.

Il se mit en position défensive.

-Cette posture est celle du Wombat commenta t il.

-Moi, elle me fait plutôt penser à un écureuil ivre pouffa la jeune fille.

Charlie donna un coup latéral avec son bâton. Ginny esquiva facilement, mais son adversaire lui saisit le bras, la fit pivoter et tenta de la projeter par-dessus son épaule. Malheureusement pour Charlie, Ginny était trop rapide. Profitant de son élan, elle atterrit sur ses pieds, fit volte face et l'empoigna par le col. D'un mouvement fluide, elle se jeta en arrière. Lorsqu'elle fut sur le dos, Charlie au dessus d'elle, elle lui posa un pied sur la poitrine et poussa de toutes ses forces. Son frère vola dans les airs et alla s'écraser contre une pierre qui se situait au milieu de la vieille mare. Ginny ramassa son bâton, bondit sur ses pieds et se remit en position, comme si elle luttait contre un véritable adversaire.

-On arrête ? Demanda t elle.

-Pas encore grogna Charlie. Il tendit une main pour qu'elle l'aide mais la jeune fille ne réagit pas.

-Quel était le but de ce combat ? Demanda t elle.

-T'enseigner la persévérance répondit Charlie en se relevant seul

-Et la patience envers un adversaire qui ne sait pas quand il doit jeter l'éponge se moqua Bill en essayant de la piquer avec la pointe se son bâton, Ginny esquiva, lui saisit le poignet et le tordit pour lui faire lâcher son arme.

-Ehhh, moi être un gentil frère gémit Bill.

La jeune fille pouffa et libéra son frère, pendant que les quatre riaient aux éclats.

-Bien, il est temps d'aller rejoindre les autres dit Hermione en se levant, aidée de Luna, elles aidèrent Neuville à se relever en le tirant chacune par un bras.

Pendant ce temps, Rémus avait installé Ron et Harry dans un cercle de bois, rempli de sable. Les deux jeunes hommes lui faisaient face. Sans leur adresser la parole, il s'assit devant eux et les fixa. Le silence se fit pesant, les minutes s'égrainèrent petit à petit. Les jeunes hommes s'adressaient des regards en coin, se demandant où Rémus voulait en venir. Au bout de vingt minutes, Rémus rompit enfin le silence.

-Vous allez me dire qu'est ce qui se passe ?

-Mais de quoi parles tu Rémus demanda, innocemment Harry, qui avait déjà un petite idée sur la question.

-Comment se fait il que Hermione, Ginny, Luna, et Neuville se tournent vers Ron pour savoir ce que tu penses ?

-Oh ça ! Répondit Ron, coupant la parole à Harry, heureux d'être une fois au moins le centre d'intérêt. Mais il se tut, se demandant s'il fallait révéler cette information à Rémus.

Il tourna son regard vers Harry. Celui-ci sondait Rémus de son regard vert sapin interrogateur. Au bout d'un instant, il hocha la tête et raconta à Rémus leurs réflexions sur le sort Révéléatoré, et ses conséquences sur Ron.

S'il en fut surpris, Rémus n'en montra rien, il écouta attentivement le récit.

-Ce qui explique pourquoi, depuis que je te connais, mon instinct de loup sent un lien entre vous deux. Le sort, l'a juste renforcé. Ginny a raison tu es empathique, et je pense que la déduction d'Hermione était juste, vu ce qu'il s'est passé hier. Bon, nous allons donc essayer de le renforcer au maximum.

-Et laisse moi deviner dit Harry d'un air complètement défait : occlumencie, légimencie.

-Oui souffla un Rémus compatissant connaissant l'expérience désastreuse d'Harry !

-Oh non, pitié pas Snape gémit un Ron proche de l'agonie.

Les deux autres sourirent, Ron avait détendu l'atmosphère.

-Harry reprit Rémus, nous allons essayer une autre méthode comme cela vous commencerez ensemble OK ?

Les deux jeunes gens acceptèrent. Rémus leur fit fermer les yeux. Il leur dit de régler leur respiration sur le rythme de sa voix. Il leur parla un moment d'une voix douce et posée, leur faisant visualiser des prairies, des déserts, des océans… , il les amena à faire le vide dans leurs esprits. Pour Harry faire le vide dans sa tête fut plus laborieux que pour son ami, mais il arriva tant bien que mal à canaliser ses pensées.

Rémus, leur expliqua qu'il allait essayer de pénétrer leurs pensées, une fois qu'il serait dans leurs têtes, ils verraient défiler des moments de leurs vie. Pour essayer de contrôler ce qu'il verrait. Il faudrait qu'ils fassent au plus vite, le vide dans leurs têtes. Et que mentalement, ils devaient construire un mur pour l'empêcher d'accéder à leurs pensées. Il avertit Harry qu'il allait commencer avec lui.

-Légimens murmura t il en pointant sa baguette sur le fils de son meilleur ami.

Il se retrouva projeter dans une espèce de hall, où les murs étaient de verre. Derrière ces murs, se trouvaient des animaux. Plus exactement plusieurs races de serpents. Il y eut du mouvement sur sa droite. Il découvrit deux garçonnets, un plutôt potelé qui poussa énergiquement l'autre qui se retrouva les quatre fers en l'air. Le petit brun était Harry. Rémus ne l'avait jamais vu aussi jeune (à part bébé bien sur). Il s'approcha pour mieux voir la scène. Il vit le garçonnet potelé le nez collé à la vitre, il injuriait l'animal en cognant au carreau. Alors que le jeune Harry se relevait, il l'entendit dire à l'autre que cela ne servait à rien. Le blond qui ressemblait à un cochon, se mit à l'insulter à lui. Rémus put voir le garçonnet serrait fort ses petits points pour ne pas lui répondre. C'est à ce moment là que la vitre disparue. Le petit cochon rose tomba sur la litière du serpent. Celui-ci se faisant joyeusement la malle.

A partir de là, Rémus se sentit tiré hors de l'esprit d'Harry et se retrouva dans la bibliothèque, Harry lui n'était plus assis en tailleur. Il était agenouillé, le buste penché en avant, le front collé sur le sable. Rémus vint à ses côtés, l'aida à se relever. Harry était tout pâle. D'une main, il fit tomber les grains de sables restant sur son front.

-C'est pas mal, tu m'as assez vite fait sortir lui dit il en lui tendant une barre de chocolat.

Ron, se mit à renifler un peu fort.

-Humm ça sent le chocolat !

Rémus ne put retenir son sourire alors qu'Harry un peu plus blasé se contenta de lever les yeux au ciel.

-Ron, attention, fait bien le vide en toi, ça va être ton tour, le prévint Rémus. Légimen !

Cela ne surprit pas Rémus de se retrouver dans la cuisine de Poudlard. Où il vit Ron marchant comme un agent secret essayant d'éviter Dobby en se cachant derrière une grande table. Quand tout à coup, Hermione apparue, portant une petite nuisette sable satinée, ses cheveux attachés à la vas vite par un chouchou coordonné, qui laissait échapper quelques mèches folles.

-Ronald, encore en train de manger ? Demanda la préfete (qui avait tout de même gardé son insigne) en lui lançant un regard incendiaire.

-Euh bafouilla le jeune homme. Oui un peu de pâte à tartiner lui répondit il visiblement peu concentré sur ce qu'il faisait puisqu'il rata le pot avec sa cuillère.

La jeune fille éclata de rire, elle s'approcha tout doucement du rouquin, trempa un doigt dans le pot et le porta à la bouche du jeune homme. Instinctivement, il happa le doigt qui était devant lui. La jeune femme gémit fortement en se collant à lui.

Rémus ne voulait pas voir cela, il décida de ressortir aussi vite qu'il put des pensées du jeune homme, apparaissant comme par enchantement sur les fesses de la jeune femme.

Une fois que Rémus se retrouva dans la bibliothèque, il rencontra le regard curieux d'Harry. En effet lui et Ron arboraient une jolie couleur écarlate au niveau des joues.

-Oh mon dieu gémit Rémus en s'épongeant le front. Un vrai cauchemar.

-Ehh, c'est un de mes meilleurs fans….

-Fan reprit Harry espérant apprendre ce qui s'était passé.

-Tu dois me fermer l'accès à tes rêves aussi Ron ! (Pitié, je ne veux plus revoir ça !)

-Rêve, fan, dit Harry réfléchissant à haute voix : fantasme ! Tu as vu un de ses fantasmes !

Rémus sourit, Ron, fit un geste d'impuissance, Harry se mordit la lèvre pour ne pas éclater de rire. Mais il n'était pas contre taquiner un peu son ami :

-C'était avec Hermione au moins !

-Mais bien sûr s'insurgea Ron avec qui veux tu que se soit !

-Et qu'est ce que vous faisiez demanda encore le brun.

-Ils mangeaient du chocolat trancha Rémus qui ne voulait pas passer la prochaine heure à entendre les fantasmes du grand roux. Bon on reprend !

-J'ai pas eu mon chocolat se plaignit Ron.

-Tu en as assez mangé lui répondit Harry en riant.

-hahahahaha, grommela le rouquin en s'attaquant à la bille de chocolat que lui tendait Rémus. Les seuls mots qu'Harry distingua furent « coup bas » et « faux frères ».

Après quelques minutes de relaxation, Rémus recommença avec Harry. Cette fois ci Rémus fut projeté dans un espace temps qu'il connaissait très bien. La scène se jouait dans un des jardins de Godric Hallow. La fameuse fois où James avait eu l'idée farfelue de faire voler bébé Harry qui n'avait que quelques mois. Mais à peine bébé Harry eut le temps de fixer la silhouette de Sirius que Rémus fut projeté hors des pensées d'Harry.

Cette fois, Harry était resté debout, il ne s'était pas effondré après avoir rejeté Rémus. Mais le loup garou pouvait voir que le jeune homme était à bout de force, la sueur perlée sur son front, son teint était blanc cireux et sa cicatrice virait au violacée. Rémus conjura un fauteuil et aida Harry à s'y installer, il lui tendit du chocolat que celui-ci refusa tout d'abord, puis accepta devant l'air inquiet de ce dernier. Il le garda un moment en main, son souffle était saccadé. Rémus allait lui demander comment il se sentait, mais Harry lui fit signe de se taire puis il lui montra Ron. Il s'inquiétait déjà bien assez tout seul pas besoin d'en rajouter. Il le comprit et garda le silence, avant de se retourner vers le rouquin pour renouveler l'exercice. Rémus sourit tendrement à ce jeune homme qui paraissait si fragile engoncé au creux de se fauteuil, à cet être qu'il avait connu bébé, à cet adolescent qui portait le poids du monde sorcier sur ses épaules. Il lui embrassa le front, Harry le regarda les larmes au yeux, reconnaissant.

Quand il se retourna vers Ron, Rémus était bien décidé à ne lui laisser aucune chance, il fallait qu'il se défoule, trop d'émotions étaient ressorties devant les pensées d'Harry. Son attaque sur le pauvre rouquin fut fulgurante, il ne l'avait même pas prévenu. Une chose bizarre se passa, Rémus se trouva dans une pièce immaculée, elle était vide à un premier abord. Puis il entendit du bruit, à force de plisser ses yeux, il distingua dans la lumière un Ron caricatural qui construisait tranquillement un mur de briques transparentes. Rémus s'approcha lentement, mais il se heurta rapidement au champ de force que constituait le mur. Puissant dans ses connaissances, Rémus essaya de le briser à maintes reprises. Il fixa alors le Ron qui lui fit au revoir de la main. Quelques secondes plus tard, Rémus se retrouva dans la bibliothèque. Il fut étonné de voir Harry à ses côtés, qui le secouait gentiment mais fermement.

-Nom, de Merlin, Rémus que s'est il passé cela fait un quart d'heure que tu marmonnes des choses incompréhensible et que j'essaye de vous réveiller dit il en montrant Ron de la main.

A son grand étonnement Ron le regardait étonné, puis il haussa les épaules avant de répondre :

-Pas de quoi t'effrayer Harry, tu sais que j'ai le sommeil lourd. Mais là c'est étrange, il ne me semble pas que je dormais.

-Harry, tu es sûr que cela fait un quart d'heure où dit tu ça à la mode toulousaine.

-Non, cela fait bien un quart d'heure, peut-être même plus, car au début j'étais encore un peu dans les vapes.

-Ron dit Rémus d'une voix étrangement vibrante, il faut que tu passes ce test avec Snape. Voyant la tête de jeune homme Rémus reprit. Oui, oui je sais que cela ne te fait pas plaisir, mais je n'ai pas réussi à passer tes barrières et tu m'as même gardé prisonnier. Comment as-tu fais ?

-Ben, j'ai rien fait de spécial.

-Et, ce mur tu as une technique pour le monter ? Insista Rémus qui avait perdu son calme et sa patience légendaire.

- …. Je fais comme j'ai lu dans le livre d'Hermione.

-Le livre d'Hermione demanda Harry en ouvrant grand ses yeux.

-Et bien, oui dans sa malle, il y a plein de livres dont un qui parle de maçon… je sais pas trop quoi. Il y a des images, j'ai fait exactement ce qu'elles montraient : une brique, de la colle, une brique, de la colle, une brique, de la colle, une brique, de la …

-Oui, merci Ron, je crois que l'on a saisi la méthode lui répondit Harry. Mais attends, Hermione a des livres sur la maçonnerie.

-Pouff, elle a des livres sur tout, elle est complètement folle. Elle a même un livre sur une souris qui s'appelle Mickey.

-Non, s'étonna Harry.

Pendant que les garçons partaient dans leurs délires, Rémus les regardait. Comment pouvaient ils parler de choses aussi insignifiantes alors qu'ils venaient de faire une découverte extraordinaire.

-Allons, allons les garçons on se reprend. Les interpella t il. Bon, alors, nous allons tester autre chose. Ron, je vais t'apprendre la légémencie. Mais d'abord on reprend une petite séance de relaxation.

-Oh, non ! Gémirent ils. On est crevé Rémus

-Et on ne discute pas, au travail.

Tout en rouspétant, les jeunes hommes se remirent en place, dans le cercle. Rémus leur fit refaire les exercices de respiration. Petit à petit leurs corps devinrent de plus en plus légers, et leurs esprits de plus en plus lourds. On aurait dit qu'une brume les envahissait, empêchant les participants d'avoir des pensées cohérentes. Tandis que la voix monocorde de Rémus passait à l'arrière plan de leur perception.

Quand Rémus, les jugea prêt à reprendre l'exercice, la porte de la bibliothèque s'ouvrit sur l'autre groupe, il leur fit signe de ne pas faire de bruit et attaqua Ron.

-Légimens murmura t il brisant le silence quasi religieux qui s'était installé. Cette fois ci Rémus ne put même pas pénétrer son esprit. Il fut projeté violemment contre le mur pour rebondir sur un vieux canapé. Renversant sur son passage une dizaine de bougies.

Au bruit Ron et Harry se levèrent en sursaut.

-Mais que se passe t il demandèrent ils d'une même voix.

-Ah ah, j'avais raison dit Rémus en se relevant comme il pouvait.

-Et tout ça grâce au maçon s'émerveilla Ron.

-Ouais, le maçon d'Hermione renchérit Harry.

-Quoi s'égosilla la jeune fille, qu'est ce qu'un maçon a, à voir avec moi mais surtout avec le fait que ton occlumencie est apparemment très puissante dit Hermione en s'élançant vers le rouquin pour le serrer dans ses bras. Elle le regardait avec fierté. Ron s'en enorgueillit.

Tous regardaient Ron avec fierté, et cela toucha profondément le jeune homme. Harry regarda Ron, un sourire étira ses lèvres. Le jeune homme rayonnait, il avait capté l'attention grâce à un don propre à lui et il tenait fermement Hermione contre lui. C'était l'image même du bonheur.

Harry raconta ce que l'expérience avait révélée, à la grande horreur de Ron, Hermione se montra d'accord avec Rémus sur la nécessité de faire un test avec Snape. Elle envisagea même de le faire avec Dumbledore lui-même. Une discussion à bâton rompu, Bill et Charlie apprirent le don de leur frère. Et tous purent remarquer à quel point le couple de préfet était proche.

Madame Weasley arriva pour les prévenir que l'heure de passer à table était arrivée. Alors le groupe passa dans la cuisine. Rémus arriva cinq minutes après les autres, il était passé à la volière pour envoyer un message à Séverus pour lui demander de passer dès qu'il aurait un moment. Sans toute fois lui relever le pourquoi de sa demande, sinon, le connaissant le maître de potion, ne prendrait pas la peine de se déplacer. Les jeunes commencèrent leur repas en papotant comme s'ils ne s'étaient pas vus depuis plusieurs jours. Neuville ne tarissait pas d'éloges sur Ginny, il raconta comment elle avait mis son frère aîné au tapis…

Le repas battait son plein quand tout à coup Harry hurla, ses mains se portèrent immédiatement à sa cicatrice. Il était très pâle, limite verdâtre. Ron qui était à ses côtés bondit en moins de deux secondes sur son ami. Avec une force qu'il ne s'imaginait pas pouvoir mobiliser, il enleva une main de la cicatrice. Sans savoir ce qu'il faisait il sortit sa baguette de sa poche ferma les yeux en centième de seconde, pris une longue respiration. Puis il pointa sa baguette sur la cicatrice de son ami, et sans écouter l'agitation qui régnait autour de lui, il prononça la formule magique du bout des lèvres :

-Légimens !

Ce fut presque instantané, Harry se calma dès que Ron eut prononcé la formule. Le jeune homme roux avait les yeux fermés, et un air très concentré sur le visage. Il transpirait à grosses gouttes. Harry avait ouvert des yeux vagues sur son ami et le regardait avec espoir et reconnaissance. Petit à petit les traits de Ron se détendirent et Harry sentit l'esprit de son ami se retirait du sien. Finalement, les deux jeunes hommes se calèrent chacun dans leur chaise. Ron n'avait toujours pas ouvert ses yeux. Il reprenait difficilement son souffle à grandes goulées d'air. Harry lui agrippa le bras et souffla un merci. Ron ouvrit des yeux épuisés, posa une main sur celle d'Harry et lui répondit :

-A ton service.

Harry sourit faiblement, Ron le lui rendit, mais ajouta :

-Mais pas tout de suite !

Pendant que les autres avaient un rire nerveux, une voix retentit :

-Weasley, vous venez de tenir tête à Voldemort constata le professeur Snape qui se tenait dans l'entrebâillement de la porte. Lupin, je présume que c'est pour cela que tu m'as demandé de venir. Je dois dire que je ne regrette pas dit il en gardant son regard fixé sur Ron. Celui-ci remua mal à l'aise sur sa chaise.

Lupin approuva les dires du professeur.

-Bon, Monsieur Weasley, nous allons voir de quoi, vous êtes capables : légimens ! Cria-t-il en pointant sa baguette sur le rouquin. Ron, qui était très affaibli par l'attaque de Voledmort avait été surpris de cette attaque aussi brutale qu'inattendue. Contrairement à Voldemort qui lui faisait passer ses sentiments, Snape voulait fouiller son esprit. Cette constatation mit Ron très en colère et il souhaita que le champs de force crée dans son esprit rejette son professeur de manière aussi brutale et mesquine que celui-ci s'était introduit dans son esprit.

Ron, réussit à repousser l'attaque de son professeur, mais ne réussit pas à le faire valser à travers la pièce comme il l'avait souhaité. A peine si le professeur Snape fit deux pas en arrière. Mais le jeune homme ne le laissa pas se remettre et lança sa contre offensive de suite. S'appuyant sur l'effet de surprise, il lança à son tour la formule en espérant vivement connaître un des sombres secrets de Snape :

-Légimen lança d'il d'un voix forte et ferme. Il était sur de lui, et de la rage qu'il éprouvait pour cet homme. Ron, crut avoir réussi, car il se retrouva dans la cabane hurlante trois ans plus tôt. Mais, il n'eut pas le temps de se réjouir de revoir cette scène où, Harry, Hermione et lui avaient désarmé leur professeur dans un synchronisme parfait en l'envoyant bouler à l'autre bout de la pièce Le maître de potions réussit à le rejeter rapidement hors de son esprit, mais quand Ron rencontra son regard, il comprit que le fait qu'il est réussi du premier coup à pénétrer son esprit, lui un novice avait grandement vexé son professeur, et que ce dernier comptait bien se venger d'une façon où d'une autre.

Un grand étonnement de tous, Ron se mit à sourire bêtement, pour finir par éclater de rire. Il vacilla, Harry fut près de lui en deux secondes pour le soutenir. Le rouquin s'étala sur son épaule se tenant les côtes de rire. Puis, il finit par articuler difficilement :

-Aujourd'hui, j'ai battu mon record…… d'abord, j'aplatit un tas d'ordure sur la tête de Lucius Malfoy, puis j'empêche oncle Voldy de pénétrer ton esprit et je m'attache ses foudres et à peine quelques minutes plus tard, celles du professeur Snape. Il se redressa tant bien que mal pour regarder Harry dans les yeux. C'est triste à dire Potter, mais maintenant on est à égalité ajouta t il d'un air malicieux.

A cette réflexion, Hermione lui lança un regard exaspéré, pendant que Madame Weasley se ventilait avec une des serviettes de table, tout en tenant fermement la main de son mari. Décidément ses enfants grandissaient bien trop vite à son goût.

Le professeur Snape qui n'avait pas envie de rester plus longtemps dans cette maison de débauche où des enfants faisaient la loi, transplana à Poudlard, où il se réfugia dans le bureau du directeur pour tout lui raconter. Neuville quant à lui félicita Ron pour le courage qu'il avait fait preuve pour s'être attaqué à Snape, mais surtout du courage dont il allait devoir faire preuve à Poudlard. Luna, elle ne semblait s'être rendue compte de rien. Quand à Bill et Charlie, bizarrement, ce qu'ils leur tardaient le plus était de pouvoir raconter cet événement aux jumeaux. Rémus, lui était très content, Ron qui représentait déjà un appui affectif très important pour Harry, se transformait en un bouclier contre les attaques mentales de Voldemort. Rémus n'en avait encore parlé à personne, mais il avait émis l'hypothèse qu'Harry était psychologiquement et émotionnellement, tellement instable, qu'il ne maîtriserait peut être jamais l'occlumencie, et encore moins la légimencie. Mais, il se laissait du temps pour que cette idée face son bout de chemin.

-Bon, ce n'est pas tout ça, mais nous avons encore beaucoup de travail qui nous attend. Aucun des membres de l'SH ne protesta. Ils se retrouvèrent donc encore dans la bibliothéque. Une fois que tous furent installés, Rémus leur expliqua sa vision. D'après les feuilles qu'ils lui avaient remis et ce qu'il avait pu observer, il avait établi, un programme pour chacun. Tous devraient étudier le combat, les duels, défense contre les forces du mal, et se spécialiser dans la matière où ils avaient le plus de facilités :

-Hermione dans la métamorphose

-Luna dans les enchantements

-Neuville dans la botanique

-Ginny en potions

-Harry en défense contre les forces du mal

-Euh, Rémus et moi ? Demanda Ron

-Toi, tu auras un programme spécial pour développer au maximum tes capacités, mais tu auras un professeur particulier pour cela, car je ne suis pas à la hauteur pour cela.

-Pitié par Snape quand même demanda Ron

Avec un sourire, Rémus répondit que non, mais qu'ils verraient plus tard avec qui.

Sur ce, il déballa plusieurs paquets. Dedans se trouvaient trois épées, des bâtons de combat. Harry, fut instantanément attiré par une épée de taille moyenne, de couleur or, agrémentée de saphir et de rubis s'alternant gracieusement. Rémus le regarda s'en approcher et s'en saisir. Harry était concentré et fixait avec fascination la lame de l'arme. Des petits éclairs de lumières verts et rouges faisaient l'aller retour de la main du jeune homme à la lame de l'épée.

L'air perturbé, ce qui arrivait souvent en présence d'Harry, Rémus vêtu d'une combinaison rembourrée, lui prit l'épée des mains et déclara fermement :

-Non, l'épée ce sera pour plus tard. D'abord tu dois t'entraîner au maniement du bâton, dont la maîtrise requiert d'innombrables heures de pratiques. Et je sais de quoi je parle.

Harry regarda la perche qu'il lui tendait et grimaça :

-Hou hou, Rémus on est au vingtième siècle, et je ne suis pas frère Tuck !

Mais l'humour était bien le dernier souci de Rémus, qui avec son sérieux lui répondit :

-On ne sait jamais qui tu peux être amené à combattre. Harry se renfrogna. Mais je saurai me montrer bon joueur : dès que tu maîtrise suffisamment le bâton, nous passons à l'épée. En garde !

La première attaque d'Harry fut un peu hésitante, et Rémus la para aisément. Puis tandis que les perches de bois s'entrechoquaient, le jeune homme acquit le sens du rythme : attaque, parade, attaque, parade, attaque, parade ….

Harry, le frappa à la tête, dans les jambes et à l'estomac et entendit presque ses os craquaient. Rémus ne lui avait pas appris à retenir ses coups : en tant qu'entraîneur, il devait lui proposer une situation de combat réaliste en tous points. Mais quand, il se retrouva à plat ventre sur le sol, le souffle coupé par sa chute, il leva la tête et souffla :

-Parfait, passons à l'épée.

Pendant ce temps, les autres avaient chacun pris des livres concernant la matière qu'il devait approfondir et prenaient assidûment des notes. Tous, sauf Bill et Charlie qui avaient entrepris d'apprendre à Ron, les rudiments du combat au bâton. Le jeune homme se débrouillait normalement, il n'était pas un as, mais avec un entraînement régulier il pourrait se débrouiller en cas de problème.

Harry et Rémus avaient tous les deux troqués leurs bâtons contre des épées.

-Je vais t'attaquer, annonça Rémus. Et pour ton propre bien, je ne retiendrais pas mes coups. Tu es prévenu.

-Je tremble de peur ricana Harry.

Rémus se précipita vers lui en brandissant son épée courte. D'un coup de pied, le jeune homme la lui fit lâcher. Alors Rémus voulut plonger sur le jeune homme pour reprendre son arme, mais Harry esquiva. Rémus alla s'écraser sur la table base.

-Malédiction ! Proclama Rémus en se relevant. Je crois que la prochaine fois, je laisserais la place aux plus jeunes dit il en regardant Bill et Charlie.

Les deux jeunes hommes rirent, mais ne se portèrent pas volontaire pour autant. Pendant qu'Harry reprenait son souffle, Rémus lui faisait le tour de chacun, pour voir où ils en étaient. Visiblement, Hermione n'avait aucun mal à transformer le vieux canapé en chameau.

Et Luna, dans quelques années pourrait remplacer sans problème le professeur Fitwik, car d'un simple mouvement de poignet, avec sa baguette, elle fit danser la farandole à trois fauteuils.

Neuville, lui n'était plus dans la bibliothèque, il s'était installé dans le jardin, où il avait commencé à organiser une petite serre. Mais comme ils en discutèrent avec Rémus, Neuville lui expliqua qu'il faudrait attendre plusieurs mois avant que la serre soit productive. Rémus allait rentrer à la recherche de Ginny, quand il entendit une explosion retentir dans la cabane à outils.

Il se précipita vers la dite cabane. Il y trouva Ginny, quelques mèches de cheveux avaient brûlé et son visage était noirci. Apparemment, Ginny avait besoin de lui. Rémus soupira, des maraudeurs, c'était Sirius qui était le meilleur en potion. Après avoir pris une grande inspiration, il prit le livre des mains de Ginny, fit apparaître un nouveau chaudron.

Puis tous deux refirent la potion. Heureusement pour Rémus, Ginny avait en effet des prédispositions pour les potions. Il suffisait de quelqu'un pour superviser et la potion était parfaite. La jeune fille n'avait pourtant pas choisi la plus facile. Rémus se demandant à quoi pouvait servir cette potion.

Il pris le bouquin pendant que la rouquine rangeait ses instruments. Il y lut potion correctrice pour myopie avancée. Il sourit et secoua la tête silencieusement. Puis il se tourna pour voir que la jeune fille le regardait, elle était inquiète se mordillait la lèvre inférieure et le rouge lui était monté aux joues. Il s'approcha d'elle, lui posa une main sur l'épaule, la regarda droit dans les yeux, lui sourit gentiment. Puis il sortit pour rejoindre les quatre qu'il avait abandonnés depuis trois quarts d'heure.

Il marcha lentement, quand il entra dans la bibliothèque suivit de Ginny, Hermione était en train de préparer une potion, sur la table base qui avait été réparée entre temps, où étaient disposés huit morceaux de sucres. Rémus s'approcha, pour voir ce qui se tramait. Mais les six jeunes regardaient Hermione travailler dans le silence.

-Bien, dit la jeune fille en finissant de remuer la potion, je vais métamorphoser ces sucres en anneaux. Une fois que vous les auraient aux doigts, vous boirez un gobelet de potion. Elle finie sa phrase dans une grimace sadique.

-Herm et après ? Questionna Harry.

-Après répondit la jeune fille, il vous mieux que vous ne le sachiez pas. Mais si l'un d'entre nous trahit le secret il s'en mordra les doigts toute sa vie. Du moins, s'il le peux encore !

-vu ce qui est arrivé l'année dernière à Mariette, c'est très dissuadant ajouta Ron. En regardant la jeune femme avec admiration. Harry, Luna, Neuville étaient d'accord avec leur ami.

-Nous n'avons plus qu'à attendre Gin et Rémus constata Neuville.

-Dans ce cas, vous n'allez pas attendre longtemps, puisque nous voici !

Hermione réexpliqua les grandes phases de l'opération. Puis d'un coup de baguette gracieux, elle transforma le sucre en anneau, chacun en pris un et l'enfila. Elle tendit ensuite un gobelet de potion.

-Voilà, quand est ce qu'on descend demanda Ron dont la curiosité était aiguisée, son regard se fixant vers le panneau qui cachait l'entrée du souterrain. Tous se tournèrent vers Harry. Celui-ci semblait réfléchir. Puis il déclara d'un ton solennel.

-Si vous êtes tous d'accord, ce soir à 22h. Mais Ron, qu'as-tu voyons, finit par demander Harry en regardant son ami se tordre les mains, un air concentré sur le visage.

-Quoi ? demanda ce dernier, peu sur qu'Harry se soit adressé à lui.

-Que se passe t il ?

-Oh, rien d'important.

Tous le regardaient. Ce fut Hermione qui leur donna la réponse.

-Oh, mon pauvre chou dit elle sincèrement avant de réprimer un petit éclat de rire. Il est 18h15. Nous avons bâclé le repas de midi et de plus nous n'avons pas goûté !

Les autres relâchèrent leur souffle, ce n'était que cela. Hermione attira son rouquin préféré dans un canapé. Elle s'éclipsa jusqu'à la cuisine, pour en revenir avec des amuse-gueules. Elle posa le plateau sur l'accoudoir, puis s'installa sur les genoux de Ron. Ce dernier eut un petit sourire satisfait, il entoura la taille fine d'Hermione, puis il appuya son menton sur l'épaule de la brunette. Cette dernière lui fit passer quelques mets. Les autres les regardaient surpris. Tous sauf, Harry et Ginny. Pour rompre le silence, Harry amena la conversation sur son idée que tous devaient maîtriser le vol. Rémus fut de son avis. Il l'intégra donc au planning.

RAR :

Eiliss : Je suis très heureuse que ma fic te plaise toujours et autant. Merci pour tous tes petits mots d'encouragement. Désolée pour le retard mais c'est pas ma faute (petite voix innocente), c'est celle des examens !

Kalie : Wouah, toutes ces reviews d'un coup ! Merci, merci ! Donc je vais essayer d'y répondre dans l'ordre. Alors, tout d'abord, tu es toute pardonnée très chère (surtout que tu t'es super bien rattrapée lol !). Oui, tu as bien vu les couples, il y aura bien un Harry/Ginny, mais c'est pas pour tout de suite. Quoi que…. (Suspens, suspens,).

En effet les changements sont assez importants, à la fois physique et psychologique. J'ai essayé de les amener doucement pour ne pas trop choquer et pour montrer à quoi ils sont dus. Tu aimes bien quand ça bouge, moi aussi. Je vais essayer autant que faire ce peut de mettre de l'action mais je pourrais pas en mettre partout. IL y aura quelques chapitres descriptifs qui serviront de transition.

Ne t'inquiètes surtout pas de ça, Ron ne risque pas de mourir avec moi, pour le reste je ne peut rien te promettre.

Pour Neville est il suicidaire ? Je te répondrais que non. Il n'est pas conscient d'avoir provoquer ses amis. Il a juste fait comme il le sentait !

Pour moi, Harry et Ron ont un amitié fusionnelle, ils trouvent l'un dans l'autre ce qu'ils attendent de l'amitié et de la famille. Mais ce qui ne les empêche pas de voir les autres, la preuve en est, Ron et Hermione.

Je suis vraiment désolée pour l'attente, en espérant que cela ne se reproduira pas ! Bisous. Vanilly.

Farahon : Merci pour ta review ! Alors pour répondre à ta curiosité : non en principe il n'y aura pas de yaoi. Et oui Ginny et Harry devraient finir ensemble. Mais dans très longtemps, leur couple ne va pas être facile, bien au contraire. Voilà la suite….

Didi : Ravie de te compter comme nouveau(velle) revieweur(weuse). Merci pour tes petits mots. A bientôt.

Griselle : Ah ah ! (non je n'ai pas encore dérayer complètement ! Quoi que !) Je suis heureuse que ce chapitre te plaise. Il déborde de « trucs » c'est pour préparer ceux qui arrivent qui seront un peu plus descriptifs mais j'espère tout aussi intéressant.

Oui, l'histoire avance, maintenant les grandes lignes sont posées ! (grand soupir fataliste) Tu peux pas savoir à quel point Harry est aveugle et c'est pas prêt de s'arranger bien au contraire (mais chut…).

Après presque un mois d'attente voilà la suite. Bisous

Nesty : Je suis heureuse que tu aimes toujours ! Et je n'est que trois mots à dire : Attention aux moustiques ! Tu va voir dans quelques chapitres ils reviennent ou plutôt il revient ! Merci.

Stupid Axolotl : Tu sais que ton stage m'intrigue, et la façon dont tu en parles, j'ai l'impression que c'est fabuleux et tout à coup les haricots prennent une toute autre dimension à mes yeux !

Bon, je suis heureuse que quelqu'un remarque que j'ai un plan ! J'essaye de le suivre au maximum, mais bon parfois il y a des imprévus.

J'adore Ron moi aussi, mais je ne pouvais pas négliger son côté terre à terre, mais dans ce chapitre il dévoilera un autres aspect de son caractère.

Pour le permis, pas de honte à avoir, moi je m'y suis reprise à trois fois lol !

Alors, je suis vraiment navrée pour cette histoire de virgule, mais moi et les vigiles ça fait pas deux, et bien que l'on soit trois à lire et relire les chapitres, il y a toujours des trucs qui passent. Mais, tu n'abuse pas en me disant ce qui cloche au contraire !

Pour les capacités de Ron, tu as raison d'avoir peur hihi (rire sinistre !). Non, je rigole dans ce chapitre tu vas avoir un petit aperçu des capacités de notre rouquin préféré !

Merci. Bisous. Vanilly.

Melon tordu : j'ai décidé de ne pas te répondre puisque tu ne lis pas mes réponses. Tu es méchante, tellement méchante avec moi sniff sniff…..