Auteure: Vanilly

Titre: Quand un Potter se réveille !

Rating: R (comprend rien au nouveau rating)

Paring: HP/GW RW/HG DM/LL ...

Warning: Aventure/Romance/Humour ……

Disclaimer: Rien n'est à nous, tout à JKR… (Vous connaissez la suite)

Alors, merci, merci à ceux qui ont classé » Quand un Potter se réveille » dans leurs favoris. Alors merci à : Anie Celebrindal, Bruno Pier, Canylus, eleana-lena, fleurette85, GabyB, Griselle, Kalhylol, Lanfeustdetroy, Little fairy popo, Michat, Olivier1, pedro0144, potter-68, Ratonton, Rodoux, Rody85, Tchii21.

Note de l'auteure : Salut à tous oh fidèles reviewers ! Bon alors cette fois ci on rentre directement dans les choses sérieuses…..

Au menu : des combats et beaucoup d'amitié. Accompagné d'une bonne dose de Voldy !

Bonne lecture !

Je suis en retard ! PARDON, PARDON …. Pour me faire pardonner j'ai modifié le chapitre et il est super long 38 pages. Alors régalez-vous !

Bisous Vanilly

Bien des ennuis avant la rentrée

Les jours se mirent à défiler à la vitesse de l'éclair entre les divers entraînements, les fous rires. Les transformations animagus avançaient bien.

Ron fut le troisième à trouver son animal, et c'est peut dire que le petit groupe fut surpris d'un tel animal. Tous, non. Pour Hermione cet animal n'était que la suite logique du don d'empathie du rouquin. Ron était un Phoenix.

Et même s'il n'avait pas commencé sa transformation physique, des changements étaient intervenus chez lui. Le plus flagrant était sûrement les mèches dorées qui parsemaient maintenant son abondante chevelure rousse. Et en y regardant de plus prêt, on pouvait s'apercevoir que tout en étant toujours très énergique et démarrant au quart de tour, il était tout de même plus réfléchi et plus pausé. Une aura apaisante entourait dorénavant le jeune homme.

L'autre personne pour qui avoir trouver son animagus, changea son caractère fut Hermione. Qui l'aurait cru, comme s'était écrié Harry, que la douce et réfléchie Hermione cachait au fond d'elle une louve sauvage. Ce à quoi lui fut rappelé un peu sèchement par Ginny qu'Hermione pouvait se montrer violente quand il le fallait. Il n'y avait qu'à demander à Malfoy si la gifle de sa troisième année était douce ?

Pour Luna et Neuville par contre même si c'était plus ou moins inattendu ce n'en était pas choquant pour autant. En effet l'animal de Neuville se révéla être un perroquet à pointes rouges et pour Luna se fut une magnifique libellule déprimée aux ailes transparentes azurées de bleus.

Neuville eut un peu de mal à se faire à l'idée de son animal, mais à part cela, tous étaient ravis. Bien sûr à part Harry, ils devraient attendre d'être à Poudlard pour s'essayer à la transformation, mais déjà des transformations physiques et de caractère se faisaient ressentir. Les aînées Weasley avaient de gros doutes, même s'ils ne les exprimaient pas.

Il faut dire que lors de l'entraînement au combat dans la salle spéciale du sous sol Black, Hermione qui d'habitude n'était pas souple pour deux sous, avait mis la pâtée à un Charlie médusé qui s'était retrouvé sur les fesses les quatre fers en l'air aux pieds de la brunette qui le regardait fière d'elle, un sourire satisfait étirant ses lèvres roses.

Mais le plus éberluant fut la semaine avant la rentrée. Tous travaillaient d'arrache pieds pour être au point avant de repartir à Poudlard, Rémus avait fait des groupes de duel. Neuville contre Luna, Ginny contre Hermione et Harry contre Ron.

Les deux premiers duels s'étaient passés sans encombre. Neuville s'était lancé à fond sachant que peut être dans les années à venir il se retrouverait face aux Lestranges, mais il avait trouvé en Luna une adversaire redoutable qui tout en restant en marge avait réussi à lui tenir tête et à le battre à l'usure.

Quand à Ginny, elle s'était montrée à la hauteur de la réputation Weasley en se battant avec hargne face à une Hermione qui tenait à sa disposition un impressionnant arsenal de sorts tous plus douloureux les uns que les autres.

Mais l'incroyable se produisit durant le dernier duel. Celui qui opposait Ron et Harry. Quand Rémus avait annoncé au rouquin qu'il allait se battre contre le survivant, celui-ci avait ouvert en grand ses yeux bleus avant de maugréer contre Rémus qui devait inévitablement vouloir le voir mort ! Comment lui qui avait d'habitude du mal avec de simple sort pouvait ne serait ce que se défendre contre Harry.

-Mais merde, c'est Harry s'était il écrié. Harry, le survivant, celui pour qui la magie est plus qu'innée. Celui qui en bougeant à peine le petit doigt fait léviter trois mangemorts d'un coup !

Harry avait ricané bêtement en secouant négligemment la tête de droite à gauche, faisant voleter quelques mèches. Ce qui lui valu un regard noir de la part de Ginny. Sur le coup, ses joues s'empourprèrent violemment avant de relever fièrement la tête et de la défier du regard.

Rémus leva les yeux au ciel.

-Bon ça suffit maintenant. Ron tes cours avec Al portent leurs fruits plus vite que prévu, il me l'a dit. Il a même ajouté qu'il te fallait une confrontation pour que tu en prennes conscience. Alors, là voilà ! Quand à toi Harry, Ron n'est certes pas un mangemort, mais il n'est pas non plus en sucre.

-Oh et puis zut on ne vous demande pas d'utiliser des impardonnables. On l'a bien fait nous, alors dépêchez vous ! Hurla Hermione qui perdait patience devant les enfantillages de ses deux meilleurs amis.

-On pourrait peut être le faire plus tard vu l'heure énonça Ron avec un grand sourire.

-Ronald Billius Weasley tu ne mangeras que quand ton duel avec Harry sera terminé. OK ! Hurla Hermione en levant la main pour se saisir d'un morceau d'oreille et conduire le rouquin sur le tatami.

-Aie mais aie, Mione. Tu me fais mal.

-Bien fait pour toi espèce d'ogre ! Et toi dit elle en se tournant vers le brun, qu'est ce que tu attends pour te mettre en position.

Harry ne se le fit pas dire deux fois et se précipita de l'autre côté du tatami. Il prit une grande inspiration.

-Prêt mon frère ?

-Puisqu'il le faut : en garde ! Cria t il en se positionnant.

Les deux jeunes hommes se fixaient attentivement, attendant que l'autre attaque en premier. Imperceptiblement leurs yeux se plissèrent de concentration. Jusqu'à ce que tout à coup les lèvres de Ron, s'étirent en un sourire sadique. Harry quant à lui ouvrit la bouche dans un cri silencieux et ses yeux s'écarquillèrent de stupeur (au mon dieu, il ressent ce que je sens. Il sait ce que je compte faire, je suis foutu !).

-Alors, on panique hein Potter se moqua Ron en secouant négligemment la tête.

-Ne rêve pas tout haut Weasley siffla le brun puis il se pencha vers son ami et chuchota : tu pourrais essayer de moins ressentir s'il te plait.

-Je fais ce que je peux, tu crois peut être que c'est facile !

-Vous voulez peut être qu'on vous aide ? Demanda Hermione d'une voix doucereuse en brandissant sa baguette dangereusement.

-C'est vrai quoi les gars, c'est midi et demi j'ai faim moi ! S'écria Neuville.

-Quoi midi et demi. Il fit un tour sur lui-même et d'un geste anodin de baguette il lança un sortilège d'entrave sur Harry.

Le brun grâce à un petit saut sur le côté évita le sort.

-Eyh ! Mais il ne put continuer et dut rouler sur lui-même pour éviter d'être figé

-Harry dépêche toi s'énerva le rouquin, si tu fais qu'éviter mes sorts, on est pas prêt d'aller manger !

-Ah oui ! Tu le prends comme ça ! Impedimenta !

Il se passa quelques minutes où les deux jeunes hommes s'affrontèrent avec hardiesse et précision. Tout deux faisaient preuve d'imagination et de volonté. Se montrant agiles et même réfléchis parfois. Mais un sort plus puissant de la part d'Harry déstabilisa Ron qui perdit l'équilibre et se retrouva par terre. Il ne perdit pas une seconde et brandit sa baguette en direction du brun. Mais celui-ci ayant quelques secondes d'avance s'exclama avec force et conviction :

-Expeliarmus !

-Non hurla Ron en tendant son bras droit devant lui paume ouverte vers le rayon. Là, l'incroyable se produisit, le rayon bleu pâle rebondit sur un dôme translucide aux reflets dorés et se dirigea directement vers Harry qui regardait sans pouvoir bouger son propre sort se retourner contre lui. Il n'eut le temps que d'esquisser une grimace, sachant la force qu'il avait placé dedans, s'attendant à faire un vol plané mémorable.

Et il n'avait pas tort. Au même moment il sentit deux forces invisibles, une lui arrachant brutalement sa baguette des mains pour l'envoyer directement dans la main du rouquin, et l'autre le tirant brusquement en arrière.

Heureusement pour lui, les ondes de choc qui précédaient le corps de sorcier brun avaient effritées un coin du plafond. Il put donc passer le plafond sans trop de problème. Le petit groupe se précipita dans le couloir pour remonter dans la maison. Si les calculs de Rémus étaient bons, Harry devait se trouver dans la cuisine. Le spectacle était impressionnant. Des briques et les lames de parquet étaient éparpillées sur le sol et un trou béant gisait prêt de la longue table massive en bois.

Ron se précipita sur le corps inanimé de son ami, bousculant au passage ses parents et ses frères qui se demandaient ce qu'il se passait.

-Merlin ! Oh Harry réponds moi, je t'en supplie !

Il s'agenouilla auprès du brun et tendit une main, mais il ne put consentir à le toucher. Il avait l'air si fragile. Son teint était blafard et terne. Des gouttes de sueurs perlaient sur son visage, quelques cheveux étaient collés sur son front par la transpiration.

Un spasme secoua le corps allongé, sa tête s'inclinant sur le côté. Un mince filet de sang s'écoula du coin de sa bouche.

-Mais qu'est ce que j'ai fait se lamenta le rouquin prenant sa tête dans ses mains et laissant s'échapper un sanglot. Hermione se précipita sur Harry lui prenant le poignet pour contrôler son pouls, Rémus se pencha sur celui qu'il considère comme son fils, d'un coup de baguette il vérifie les dégâts physiques.

-R …. Ron … essaya d'appeler Harry.

-Je suis là mec ! S'écria t il en s'approchant du corps du brun. Oh pardon, pardon ….

-Chut … ça va, je vais survivre. Le brun gloussa, mais une quinte de toux l'arrêta.

-Harry ne parle pas, ne te fatigue pas lui dit Rémus en lui caressant les cheveux. Puis se retournant vers les Weasley qui regardaient la scène, horrifiés. Il dit Bill, Charlie n'importe qui allez chercher Pomfresh vite !

-Non ! Réagit Harry.

-Mais Harry protesta Hermione.

-Sortez, sortez tous ! Ordonna Harry.

-Harry, tu as plusieurs côtes cassées, un traumatisme crânien, tu ne peux plus bouger tes jambes intervint Rémus au bord de la crise de nerfs ce qui était rare de la part de loup-garou.

-Il a raison mon chéri dit à son tour Madame Weasley.

Harry déglutit péniblement, il souffrait énormément. Il se tourna vers Ron. Celui-ci ouvrit des yeux grands comme des soucoupes. L'idée d'Harry était complètement dingue. Mais après tout, c'était lui qui l'avait mis dans cet état, c'était donc à lui de l'en sortir. Il prit alors la parole d'une voix autoritaire.

-Oui sortez, mais allez quand même chercher Pomfresh ….

-Ne dit pas de bêtise Ron, on ne va pas le laisser seul. Et puis d'abord, tais toi. Tu en as déjà assez fait me semble t il répondit sa mère.

Ron allait répliquer, mais Hermione le prit de vitesse.

-Aller, aller on se bouge, tout le monde dehors dit elle de sa voix posée. Il faut agir, alors est ce que quelqu'un à une autre idée ? Oui/Non ? Demanda t elle en balayant l'assemblée présente du regard. Non ! Bon, alors ouste !

-C'est trop dangereux intervint Rémus qui avait compris l'intention des jeunes hommes. Et puis surtout, même si ça marchait se serait trop long ….

-Désolé, Rémus, mais je tente le coup le coupa Ron, de toute façon, nous n'avons rien à perdre.

-Inconscient, votre vie ! Voilà ce que vous avez à per ….

-C'est bien ce que je dis RIEN ! Dehors !

Ce fut Harry qui mit fin aux réticences de certains :

-S'il vous plait ne m'obligez pas à utiliser mes dernières forces pour vous sortir de cette pièce.

Hermione sortit la dernière, elle se tourna vers ses deux meilleurs amis. Harry avait fermé les yeux épuisés. Ron s'était assis en tailleur aux côtés du brun, il se concentrait. Ses mains serrant celles d'Harry.

-Faites attention. Je vous aimes murmura y elle brisant ainsi le silence quasi religieux de la cuisine. Puis elle referma silencieusement la porte. La scellant de plusieurs sorts puissants. Petit à petit des particules de magie se mirent à circuler entre les deux sorciers.

Ron était en transe, il lui semblait qu'il était consumé par un brasier, et qu'il brûlait aussi de l'intérieur. Ca y ait, il y était, dans ce temple blanc immaculé. Au centre, un hôtel de pierres blanches rugueuses. Un bruit derrière lui, le roux se retourna. Rien, sauf le rayon de soleil éblouissant. Il s'en approcha et fit jouer ses doigts dans les particules de poussières couleur arc en ciel.

Quand tout à coup un doux trémolo vint s'ajouter à la quiétude des lieux. Il était là, la tête penchée sur le côté, il fixait le jeune homme de ses yeux de flammes. Ron s'approcha, mais laissa un espace conséquent entre eux. Puis dans un geste lent, il écarta ses bras en croix, bascula sa tête en arrière et ferma les yeux, s'offrant ainsi à l'animal.

Dans un cri strident le phoenix s'envola, déployant ses grandes ailes orangées, il tournoya un moment au dessus du roux. Celui-ci ne bougeait plus. Finalement l'oiseau mythique le percuta en pleine poitrine. Il s'attendait à une douleur aigue à la place, le feu qui le brûlait de l'intérieur, s'apaisa tout doucement.

Il voulut baisser ses bras mais à sa grande surprise, ceux-ci avaient tout à coup beaucoup plus d'ampleur. Alors il ouvrit les yeux, il était à nouveau dans la cuisine du QG, devant Harry. Ce dernier était aussi pâle que la mort, et son torse se relevait irrégulièrement. Ron voulut crier, mais seulement un cri strident s'échappa de son bec qui avait remplacé ses lèvres.

Sur le coup, Harry papillonna des yeux, à la vue du bel oiseau à ses côtés, il eut un faible sourire. Un râle rauque s'échappa de ses lèvres presque couleur chair. Ron se maudit pour être la cause des souffrances de son ami. Une peur sourde l'envahie, et si Harry mourait.

L'oiseau se pencha et frotta sa tête sur la joue glacée du brun. Mais comment faire pour pleurer ? Il ne le savait pas. Harry eut un spasme plus violent que les autres et perdit connaissance. Sa tête roula sur le côté. Ron hurla intérieurement et le phoenix poussa un sinistre cri qui ressemblait à des sanglots d'enfants. Il posa sa tête sur le torse d'Harry. Et ferma à son tour les yeux. Ainsi, il pouvait percevoir les faibles battements de cœur du brun. Ron s'alarma, les battements cardiaques s'espaçaient. Le roux sentit son cœur se fissurer, il avait tué son meilleur ami, son frère de vie et avec lui des centaines d'autres personnes.

Il laissa la peine le submerger comme une lourde sanction. C'est alors qu'il les sentit, de petites gouttes de feu qui s'écoulaient de ses yeux pour imbiber la chemise du brun.

Derrière la porte, l'ambiance était électrique, les chuchotements allaient bon train. Bill était dos au mur et serrait dans ses bras sa petite sœur qui était secouée de tremblements. Rémus lui ne décollait pas le nez de la porte même son instinct animal ne pouvait passer les sorts lancés par la brunette, qui elle s'était laissée glisser au sol, la tête enfouie dans ses mains.

Monsieur et Madame Weasley étaient assis sur des tabourets qu'ils avaient fait apparaître un peu avant et se tenaient fermement les mains un air inquiet peint sur le visage. Entre temps, Charlie revint avec Pompom qu'il avait trouvé à Poudlard préparant activement la rentrée. A partir de là, les choses bougèrent, tous voulaient rentrer dans la cuisine, l'infirmière s'agitait après la description des blessures du brun.

Les phrases revendicatrices à l'encontre de Ron commençaient à fuser. Hermione se figea, ne releva pas la tête mais laissa exploser son ressenti.

-Mais vous allez vous la fermer oui ! Arrêtez de voir Harry comme un dieu vivant et Ron comme un con fini ! Ca suffit maintenant ! Hurla t elle haletant de colère. Non mais franchement, ils avaient tous du toupet. Comment pouvaient ils se permettre de critiquer. Elle se retourna vivement vers la porte les laissant bouche bée. Les lèvres collées au battant de bois, elle murmura :

-S'il vous plait, Merlin faites qu'ils aillent bien.

A ce moment là, la porte s'entrouvrit seule dans un grincement sinistre. La jeune femme poussa de toutes ses forces la porte qui claqua contre le mur. En criant, elle se précipita sur les corps inanimés de ses deux amis. Suivi de tous les autres.

Harry luisait, une multitude de petites gouttelettes couleur de feu étaient en lévitation autour de lui. Quand à Ron il avait repris sa forme humaine, sa tête reposait toujours sur le thorax de son ami. Hermione se précipita pour prendre leurs pouls.

-Ils sont évanouis ! Evanouis ! Elle pleurait et riait en même temps à genoux auprès des deux jeunes hommes.

Rémus s'assura à l'aide de sa baguette de leurs états de santé.

-Merlin, ça a marché, ils ont réussi murmura t il plus pour lui que pour les autres.

Pompom prit les choses en main, elle écarta le rouquin pour faire léviter Harry vers sa chambre afin de mieux l'examiner et de lui apporter les soins nécessaire, laissant Ron aux soins de sa famille. Ce dernier était toujours assis au sol, mais le dos appuyé contre la poitrine de la jeune brune, sa tête reposant dans le creux de son cou.

-Mione bégaya t il.

-Oui, je suis là, lui répondit elle en passant sa main dans les cheveux rouges et ors humides.

-Ha … Harr … Harry ? Interrogea t il.

-Chutt, il va bien, tu as réussi Ron, tu as réussi.

-Tant mieux, c'est bien.

-Repose toi maintenant, tout va bien.

-Tu restes avec moi ?

-Oui bien sur que je reste avec toi. Tu sais très bien ce qu'a dit Rita Skeeter. « Hermione Granger aime se faire mousser auprès des héros et aujourd'hui, c'est toi le héros ».

Un sourire certes faible, mais lumineux éclaira le visage du jeune homme. C'est alors qu'une voix énergique retentit à leurs côtés

-Alors vous deux, dès que je tourne le dos on en profite pour fricoter hein ?

-Harry ! S'écrièrent tous les membres présents dans la pièce.

-Mais comment est ce possible demanda Madame Waesley tendant d'une main un chocolat chaud à son fils.

-Ben je dois dire que je n'aime pas Snape et c'est réciproque mais ses potions énergisantes sont fabuleuses répondit le brun en faisant un clin d'œil entendu à ses amis. Puis il s'assit à leurs côtés.

Rémus posa une main tremblante dans les cheveux corbeau comme pour se rassurer.

-Ca va Rem, je vais bien ….

-Ron s'écria Hermione, le rouquin venait de perdre à nouveau connaissance.

Madame Pomfresh qui arrivait en courant pour récupérer le brun ordonna que les deux garçons montent dans leur chambre et soient au repos jusqu'à la rentrée. Pauvre d'elle, si elle avait su.

En effet après avoir dormis, la fin d'après midi, la soirée et la nuit entière avec une potion de sommeil mélangée à une potion énergisante, les deux jeunes hommes se réveillèrent frais et dispo.

Ils trouvèrent d'ailleurs dans leur chambre une Hermione endormie dans un gros fauteuil rouge disposé entre leurs lits.

Ron se perdit dans sa contemplation un sourire tendre aux lèvres. Tandis que Harry faisait de son mieux pour ne pas se moquer de son ami. Le rouquin s'approcha de la jeune fille, délicatement il la souleva sans la réveiller, puis il l'installa dans son lit qu'il venait de quitter.

Hermione se pelotonna contre les oreillers. Ron s'assit à ses côtés et lui caressa les cheveux. Harry lui s'approcha du lit contemplant le futur couple avec envie. Dans un gémissement, elle ouvrit les yeux, ils papillonnèrent avant de s'ouvrir brusquement.

-Mais qu'est ce …

-Tu es resté avec nous, n'est ce pas l'interrompit Ron.

-Oui chuchota t elle rougissante. Mais et vous ? Questionna t elle.

-Et bien commença le brun, un gros oiseau qui chante faux m'a sauvé la vie. Dit il en posant sa main sur l'épaule carré du rouquin.

Celui-ci secoua la tête :

-Si je ne t'avais pas mis dans cet état.

-Arrête tes conneries Ron. Et puis faut voir le bon côté des choses maintenant tu es vraiment un animagus.

-Comment il est ? Questionna la brunette en étouffant un bâillement.

-Trop fun ! S'enthousiasma Harry.

-Funny …. Laissa échapper Hermione en s'endormant épuisée, mais heureuse de savoir que ses deux amis étaient en parfaite santé.

-Hey, c'est sympa funny s'exclama le brun

-Quoi ?

-Et bien comme nom pour ton animagus tiens !

Ron plissa son front

-Oh, je sais pas trop ….

-De toute façon, tu n'as pas le choix lui répondit Harry en l'empoignant par le col de son pyjama pour le sortir de la chambre. Je me souviens encore de quelqu'un qui trouvait le nom de « moustique » cool pour son meilleur ami, tu t'en souviens ?

-Maieuh ! Rouspéta le rouquin. Fais attention Harry tu sais ce que je peux te faire maintenant ajouta t il les yeux pétillants et de retenant visiblement de rire.

-Tu rien du tout rétorqua le petit brun, tu m'as simplement renvoyé mon sort. Cela prouve carrément à quel point je suis puissant dit il malicieux.

-Génial ! Répondit Ron en roulant des yeux. Maintenant il a la grosse tête. Mais où est donc Malfoy quand on a besoin de lui ?

C'est en riant qu'ils descendirent les escaliers se dirigeant vers la cuisine. La journée passa aussi vite qu'un battement d'aile de papillon. Le soir, lors du repas, l'ambiance était très joyeuse tous étaient très heureux que cette « histoire » se termine bien, mais surtout les jumeaux avaient amené les gadgets, qu'ils avaient inventé pour Harry en prévision de l'opération « Paddy ». Ils avaient convenu avec l'SH de les tester après le repas.

Mais l'ambiance devint glacée en quelques minutes. Tout commença avec l'arrivée du professeur Snape ensanglanté, suivi par l'arrivée tonitruante du professeur Dumbledore et de Pomfresh qui maugréait qu'elle aurait mieux fait de rester là. Elle se jeta sur le professeur de potions, mais celui-ci résista malgré qu'il soit à bout.

-Albus, il y a une attaque de prévue à Livigton Square. Je crois que se sera la dernière.

Pompom ne lui laissa pas le temps d'ajouter quoi que ce soit et le conduisit dans une des chambres d'ami pour le soigner.

Dumbledore soupira, tous les membres de l'ordre étaient déjà sur le terrain. Sous couvert, il avait même envoyé les deux aînés Waesley en mission. Si Molly venait à l'apprendre, il passerait un mauvais quart d'heure. Il se laissa tomber lourdement sur une chaise.

-Albus interrogea Arthur.

-Ca va aller mon ami soupira le vieil homme, ses mains triturant sa longue barbe argent terminée par un petit nœud violet.

Harry fixa le professeur, son front plissé, il murmura :

-Livigton square.

Le sorcier le regarda, il poussa un soupir, puis se tourna vers le brun pour lui expliquer. Le silence accueillit ses paroles. Harry, Ron et Hermione échangèrent des regards appuyés. Finalement Harry se leva de table.

-Si professeur, il vous reste une équipe, et pas des moindres. On y va !

Ginny et Hermione se levèrent dans un même mouvement et s'approchèrent d'Harry. Madame Weasley ouvrit la bouche pour se récrier contre cette décision, mais son mari l'en empêcha.

C'était la guerre.

Ron se pencha vers Neuville et lui glissa :

-Tu vois, je suis sûr que si je n'avais pas essayé de le tuer hier, et bien aujourd'hui on partirait après avoir dîner.

-Funny, s'écrièrent Hermione et Harry en même temps.

-Ca va, ça va j'arrive leur répondit le roux levant les mains en signe de paix. Il engloutit son assiette et se leva pour rejoindre ses amis.

La brunette le gratifia d'une claque derrière la tête. Le petit groupe se réunit au sous sol. Ils décidèrent de se changer et de prendre leurs baguettes. Ils ne prirent pas la peine de remonter et transplanèrent directement à Livigton square.

Ils arrivèrent dans un quartier résidentiel calme composait d'immeubles haut et assez froids. Etant donné l'heure tardive les rues étaient désertes, le seul point inquiétant était les ombres dansantes sur les murs à la lueur des lampadaires. Ils remontèrent silencieusement, les sens en alertes, baguette tendue prête à l'emploi.

Quand un cri s'éleva à l'angle de l'avenue, ils s'élancèrent. Harry essayant d'analyser la situation d'un regard avant même d'arriver sur les lieux du cri.

Une jeune femme venait de se faire agresser par trois mangemorts, ses clefs se balançaient encore dans la serrure de sa porte ouverte. Ils s'amusaient avec leur victime comme un chat avec une souris, la laissant se dégager et courir vers son véhicule avant de la stupéfier ou alors de lui entraver les membres pour l'acculer dans un coin.

L'SH s'était figé sous cette scène écoeurante. Harry avança de deux pas et interpella les mangemorts :

-Hé les gars ! Vous vous êtes bien amusés, mais maintenant la partie est terminée.

-Oh en voilà d'autres se réjouit un des hommes en noir qui n'avait pas reconnu la personne qui les avait interpellé.

Durant quelques secondes les deux groupes se fixèrent. Un des mangemorts dit :

-Potter. La voix était étouffée, comme si elle venait de très loin.

-Potter ajouta une secondes voix incrédule, puis une troisième. Plusieurs mangemorts se tapissaient dans l'ombre.

-Potter ! Potter ! A présent une dizaine de voix psalmodiaient son nom parfois avec crainte mais surtout avec inquiétude.

-Ouais c'est bon c'est moi ! Merci du renseignement, mais je sais encore qui je suis. Répondit Harry sur un ton de défi blasé. (Pas très original, mais il fallait bien que je dises quelque chose).

Du coin de l'œil, il détecta un mouvement, des mangemorts sortaient de leurs cachettes. Ils continuaient à répéter le nom du sauveur, formant un chœur qui chantait de plus en plus fort, de nouvelles voix se joignant à chaque répétition.

Harry entendit Neuville s'exclamer d'une voix tremblante :

-Merlin, mais combien sont ils ?

Une demi douzaine de mangemorts s'approcha tandis qu'une dizaine d'autres émergeaient des petites rues adjacentes et de derrière les voitures garées en file indienne. Jetant un coup d'œil rapide par dessus son épaule, Harry en vit encore sept ou huit qui approchaient dans sa direction. Ils étaient en train de former un cercle autour de l'SH. Ils refermaient le piège comme un nœud coulant autour du cou du futur pendu. (D'accord là c'est inquiétant !).

-Ils nous entourent, il faut que nous formions aussi un cercle mais dos à dos comme cela nous les verrons de face ! S'exclama Ron.

-Je comprends pourquoi tu gagnes toujours aux échec lui répondit Harry tout sourire. Tu es un bon tacticien.

-Les garçons les politesses ce sera pour plus tard ! Y a plus important pour le moment. Les réprimanda Hermione.

Un des mangemorts sortit du lot et s'avança vers Harry.

-Le maître sera content quand il va voir ce qu'on va lui ramener.

Les autres hommes en noir se mirent à ricaner bêtement. Harry leva un sourcil dubitatif (peut être après tout que la légende qui dit que tous les mangemorts sont des crétins est réelle !).

-Mais oui, mon gars ton maître sera très content que je lui fasse perdre des crétins pareils. Finalement je lui rends service, je suis trop bon …..

-Euh Harry c'est pas tout ça, mais qu'est ce qu'on fait demanda Neuville tremblant comme une feuille.

Aucun des membres de l'SH n'eut le temps de faire le moindre mouvement que les mangemorts passèrent à l'attaque

-Adavra Kadavra Hurlèrent ils en même temps

Harry ouvrit sa paume de main vers le sol et quelques micros secondes avant que les rayons verts atteignent leurs cibles, une bulle bleu engloba les adolescents.

Les mangemorts étaient surpris, quelques uns restèrent bouche bée. Harry en profita pour glisser discrètement aux autres :

-Il faut en désarmer le maximum avec le plus de puissance que vous pouvez.

Ce fut donc avec coordination que l'SH s'exclama :

-EXPELIARMUS !

Plusieurs baguettes furent arrachées aux hommes en noirs et atterrirent dans la bulle, leurs propriétaires furent projetés la plupart du temps avec violence sur les voitures autour d'eux.

Les mangemorts commençaient à paniquer, et quand ils virent Harry sortir de la bulle et avancer vers eux la baguette tendue et un sourire sournois au lèvres certains s'enfuirent en transplanant. Un vent de panique soufflait dans la rue.

Le brun stupéfia deux mangemort en un tour de main, du coin de l'œil il surveillait ses amis pour être sur qu'ils s'en sorte. Luna faisait léviter deux mangemorts en même temps à une vitesse vertigineuse pour finalement les faire se cogner entre eux. Il y eu un craquement sinistre et les deux hommes tombèrent mollement au sol. La blonde croisa le regard d'Harry et il aurait pu juré qu'elle lui avait fait un clin d'œil.

Sa vue fut coupée par un Ron Weasley déchaîné qui enflammait la cape d'un mangemort avec sa baguette et qui de l'autre main en saisissait un au collet pour l'envoyer se fracasser contre la façade d'un immeuble. Harry était très impressionné, Ron ne faisait jamais preuve de violence et les seules fois où il l'avait vu se servir de sa force physique était au Quiddich quand il arrêtait les souaffles.

Un cri de détresse obligea Harry à regarder vers Neuville qui s'était fait acculer dans un coin par trois mangemorts, sans perdre une secondes, il s'élança vers son ami brun. Quand il arriva prêt de lui ce fut pour constater que son ami s'en tirait assez bien puisqu'il avait lancé un maléfice de babillage à deux de ses adversaires les empêchant ainsi de lancer des sorts. Et le troisième subissait un sort d'engorgement et regardait impuissant ses deux bras prendre des proportions inquiétantes.

Harry félicita le brun d'un sourire rayonnant, mais leurs regards furent attirés par une brume, à travers laquelle ils pouvaient voir au moins cinq mangemorts la tête en bas qui gesticulaient et criaient pour qu'on les libèrent. Ginny avait simplement invoqué de la brume anti gravité. Ses opposants ne s'étaient pas méfiés de ces nuages d'apparence innocente qui flottaient au dessus du sol et s'étaient retrouvés pendu entre le sol et un ciel indéfini.

Hermione quand à elle, plus cérébrale avait invoqué un charme de confusion sur ces adversaires et pour les plus résistants elle avait rajouté un petit sort de conjonctivite qui les faisaient pleurer comme des bébés.

Harry perdu dans l'observation de sa troupe ne perçut pas le mouvement de baguette d'un mangemort, il ne put donc éviter le puisant doloris qui s'abattit sur lui. Il fut violemment projeté au sol, une vive douleur s'emparant de toutes les fibres de son corps. Des larmes pointèrent aux coins de ses yeux qu'il tenait clos, sa mâchoire était contractée par la souffrance.

Il se fit violence et se força à lutter contre le sortilège. Petit à petit il se releva déstabilisant par ce fait les quelques mangemorts restant. Il tendit la main et au prix d'un effort sur lui-même il arriva à se concentrer assez pour figer son agresseur.

Les six opposants qui subsistaient commencèrent à faire quelques pas en arrière, alors que l'SH se rapprochait d'Harry pour faire front.

-Ils vont s'en aller prévint Ron qui était placé à la droite de son ami.

-Oh, c'est vrai, vous allez nous fausser compagnie, déjà ! Ironisa le brun d'une voix d'outre tombe ses yeux étant devenus verts opaque en avançant vers les hommes.

D'un simple coup d'œil celui qui était apparemment le chef ordonna de transplanner. Mais Harry était bien décider à les arrêter avant qu'ils ne s'enfuient, alors il se jeta en travers des jambes de l'homme.

Malheureusement pour le brun, l'homme était déjà en train de transplanner. Harry disparut avec le mangemort sous les yeux horrifiés de ses amis.

-Harry ! S'écria Hermione

-Oh Merlin non Harry dit Ron en se prenant la tête en ses mains.

-Il faut rentrer et prévenir Dumbledore vite hurla Ginny.

Sans attendre une seconde supplémentaire le petit groupe tranplanna dans la cuisine du QG. Quand ils arrivèrent, c'était déjà l'effervescence. En effet Charlie et Bill étaient eux aussi rentrés et un des frères était blessé, un bras cassé d'où l'on pouvait voir que l'os avait transpercé la chair et du sang coulé librement hors de la blessure.

Molly se retourna vers eux :

-Ah, vous voilà, je suis conten …..

Mais elle fut coupée par Rémus qui sentait le désarroi des adolescents.

-Harry ! Où est Harry ?

-Ben dans le meilleur des cas il est quelque part et va revenir bientôt où s'il a pas de chance il se fait torturer par Vous-Savez-Qui. Et perso, je penche plutôt pour cette option là.

-Quoi ! Hurla t il s'approchant dangereusement du rouquin.

-Rémus prévint Dumbledore la voix grave. Miss Granger racontez moi.

Hermione commença son récit devenant de plus en plus nerveuse au fil des mots. Ginny serrait fort la main de Luna, elle était certes fâchée contre le brun, mais ne supporterait pas qu'il lui arrive quelque chose. Neuville avait placé sa main sur l'épaule de Ron. Le jeune homme se maudissait de ne pas avoir compris ce qu'Harry comptait faire. Sinon il aurait tout fait pour partir avec lui.

Dans la pièce le silence s'était fait, Rémus était à la fois ébahi de la facilité avec laquelle ses « élèves » s'étaient battus, mais aussi de l'impulsivité d'Harry. Le professeur Dumbledore avait les traits tirés par l'inquiétude, il se précipita vers la cheminée pour contacter le professeur Snape.

Celui-ci apparut peu après dans l'âtre noir, quand le directeur lui eut expliqué la situation, le professeur leva les yeux au ciel avec une grimace de dédain, décidément ce gosse était un crétin complet.

….

Pour Harry l'atterrissage fut rude, étant toujours accroché à la jambe de l'homme. Ils avaient atterri manque de pot directement dans la pièce où était Voldemort. Même s'il ne le voyait pas, il pouvait sentir sa présence à la douleur qui émanait de sa cicatrice. Le visage au sol, il vit que le tapis sur lequel il se tenait, était rouge sang.

Prenant tout son temps, il se releva et il les vit aussi ses pupilles qui ressemblaient à deux gouttes de sang et ses iris qui scintillaient de malveillance. (Génial, il m'a vu youpi !).

-Monsieur Potter qu'elle heureuse surprise ! Se moqua le mage.

-Ah, ben tant mieux, je suis heureux de vous faire plaisir. Mais je vais pas rester longtemps.

-C'est ce que tu crois.

Et d'un simple mouvement de baguette il envoya Harry s'écraser contre le mur de grosses pierres grises. Sur le coup, le brun eut le souffle coupé. Il sentit un liquide poisseux dégouliner dans son cou, sa tête avait dû se cogner un peu trop fort. Mais il prit sur lui et se releva comme si de rien n'était, fixant Tom avec défi, le détaillant.

Malgré la tenue sobre et noire qu'arborait le seigneur des ténèbres ce qui frappa le plus Harry était son corps : il était blanc. La lumière des bougies ne donnait aucun reflet ni à ses cheveux, ni à son corps. Sa peau était d'une blancheur si absolue qu'elle ne réfléchissait rien. Le brun contemplait la mort, un démon dont la vie se concentrait dans ses horribles yeux rouges qui l'observaient avec attention.

La terreur d'Harry n'atténuait pas la répulsion que lui inspirait Voldemort et il ne pouvait détacher les yeux de ce visage.

-Alors ce que tu vois te plait demanda narquoisement le mage sous les rires grivois de ses mangemorts. DOLORIS

Harry se figea, une violente nausée le fit trembler de la tête aux pieds. Il respirait trop vite et la pièce dansait devant ses yeux. Sans se soucier du danger il baissa les paupières pour ne pas tomber. Des cris, des hurlements et des rires entrechoqués lui parvenait comme de très loin. Tiraillé entre sa volonté de se laisser aller et de dormir, et celle de survivre encore, Harry crut que ses muscles allaient se déchirer sous la pression du sortilège impardonnable.

Tout d'un coup, il comprit que les hurlements qu'il entendait étés les siens, alors peu à peu il essaya de reprendre le contrôle de son souffle et réussit à ouvrir les yeux.

-Je suis le survivant, je ne ressemble pas aux autres sorcier chuchota t il pour s'en convaincre. (Maman, papa, où êtes vous ! quand c'est Hermione qui le dit ça avait beaucoup plus de poids !).

-Oh, tu résistes ? Ce n'en sera que plus amusant.

D'un coup de baguette il envoya encore Harry se fracasser contre le mur et cette fois ci le brun perdit connaissance. Quand il se réveilla, sa tête et son dos le faisaient horriblement souffrir. Il entendait des voix, des ricanements comme si une meute de hyène se trouvait a proximité. Doucement il essaya d'ouvrir les yeux, un gémissement de douleur s'échappa de ses lèvres quand il essaya de se hisser sur les coudes. Sa bouche était pâteuse et sa gorge sèche.

-Tiens, tiens mais que voilà ! Notre grand sauveur se réveille grimaça une voix proche de lui.

-GRHGRH

-Oh, mais quelle éloquence Monsieur Potter murmura une voix traînante qui finit par réveiller complètement le brun.

-Malfoy ? Interrogea t il bêtement.

-Non ! Dumbledore ! Lui répondit ironiquement le blond. Voyons Potter on ne reconnaît pas son mentor ajouta t il avant de se mettre à ricaner suivi d'autres mangemorts.

-Allons Lucius ! Susurra la voix morbide de Voldemort laissons notre … hum … notre invité reprendre contenance.

En effet, Harry avait appuyé son dos contre le mur de grosses pierres froides pour se relever lentement. Sa tête tournait, il voyait beaucoup plus de mangemorts qu'avant de s'évanouir. Mais le pire pour le jeune homme était la brûlure lancinante au niveau de sa cicatrice, comme une lame d'acier qui s'enfonçait dans son crâne. Et en plus contradictoirement, il pouvait sentir la joie pure, le sentiment de victoire qui émanait du mage noir.

Que Voldemort pense avoir le dessus sur lui, remplit le brun d'une rage sourde qui montait en lui. Elle lui permit de se relever et de lancer un regard de défi en plantant ses prunelles vertes dans les deux fentes rouges. Mais il dut se faire violence pour garder le contrôle de sa magie. Il savait qu'heureusement la peur était présente ce qui empêchait sa colère de le submerger. Si les choses tournaient mal (c'est-à-dire plus que maintenant !). Sa magie instinctive serait sa dernière chance.

Le mage noir sourit méchamment en remarquant que son ennemi était perdu dans ses pensées. D'un mouvement de baguette contrôlée, il lança un crucio au brun. Harry ouvrit les yeux sous le choc, ses muscles se déchiraient, son épiderme se lacéra sur ses avant bras, son torse, et ses cuisses. Il sentait le tissu de ses vêtements être poisseux de sang et lui coller au corps.

Alors qu'il essayait de bouger pour voir l'entendu des dégâts, il se sentit tiré en avant et il heurta violemment un mur invisible qui l'empêchait de sortir d'un petit périmètre que Voldemort avait défini.

-Allons, allons suis un peu Potter ! Tu es toujours dans les nuages. Reste un peu avec nous ! Se moqua le mage.

Tous les mangemorts imitèrent leur maître en ricanant. Deux d'entre eux s'approchèrent et entourèrent le sorcier. L'un avait une main en argent, il était petit râblé. Harry serra les dents, il ne pouvait rien faire, mais un jour cet homme… non, cet être sans valeur mourrait dans d'atroces souffrances. Il vengerait la mort de ses parents, la disparition de Sirius pendant douze ans. Oui, un jour il se vengerait.

Quand à l'autre homme, Harry n'eut pas de mal à le reconnaître, de haute stature bien droit, et des yeux froids bleus glacés qui le fixaient avec une haine sans borne. Le brun ne put empêcher un sourire ironique de fleurir sur ses lèvres à la vue de cet homme.

-Alors Malfoy, on s'est bien remis de nos deux dernières rencontres à ce que je vois ?

L'homme en noir allait répondre, mais se reprit de justesse avant de se retourner avec soumission vers son maître qui inclina la tête en signe d'assentiment. Lucius brandit sa baguette.

-Incline toi devant ton maître : impero !

Harry sentit son corps ployer pour s'agenouiller. Mais il arriva à rester conscient, il lutta pour faire le contraire. Et, au lieu de se courber vers le sol, il étira ses muscles pour se tenir bien droit, et il tendit son majeur vers le blond.

-Et comme ça, ça vous va aussi ? Questionna t il sarcastiquement.

Le mangemort bouillait sur place, d'un geste vif de sa baguette il lui lança un puissant doloris. Le brun ne s'attendait pas à recevoir de sort de la part de Malfoy senior. Il tomba à genoux le visage brûlant contracté par la douleur reposant sur la pierre gelée. Il dut prendre plusieurs grandes inspirations pour se calmer. Son corps tremblait compulsivement, même en fermant les yeux il n'arrivait pas à se concentrer suffisamment pour les faire cesser.

Il ouvrit brusquement ses yeux où s'accrochaient désespérément des larmes et les fixa sur une petite fourmi qui marchait tranquillement traçant le contour de la botte noire du mangemort.

Le petit insecte ayant fini le tour de la chaussure, longea le joint d'une grosse dalle et petit à petit il se rapprocha du brun. De la voir là, elle avait passé le mur ! Harry eut un frisson de joie, l'espoir était de nouveau au rendez vous. Il se mit à ricaner bêtement sans pouvoir contrôler l'euphorie qui le gagnait. Il entrevoyait enfin une solution pour sortir de là. Son rire ne plut pas du tout au mage.

-Incendio incanta t il.

La cape du jeune sorcier s'enflamma aussitôt, brûlant les chairs déjà à vif. Harry plissa les yeux sa bouche se tordit en une grimace, mais il ne laissa passer aucun sons. Il fallait qu'il gagne du temps et qu'il déstabilise l'adversaire, il espérait ainsi que ses ennemis laissent voir une brèche par laquelle il pourrait prendre la poudre d'escampette.

Les deux sorciers se fixaient en chien de faïence, Harry se maudit, si seulement il maîtrisait mieux l'occlumencie, il pourrait tenter quelque chose. Imperceptiblement il souffla repensant à son ami qui avait repoussé l'attaque mentale du mage noir. Harry souffla :

-Ron…

-Harry c'est toi ? Demanda une voix qui ressemblait à celle de son ami.

Le brun sursauta violemment. Ron ? Interrogea t il mentalement.

-Bordel de M…. mec, mais t'es où ? Hurla la voix de son ami roux.

Toujours en essayant de ne pas attirer l'attention de Voldemort sur lui, Harry reprit sa conversation mentale.

-Où veux tu que je sois Ron ! Chez la momie bien sûr.

-Comment ça se présente ?

-Je crois que j'ai un moyen de m'en sortir, mais je vais avoir besoin de ton aide. OK ?

-Tout ce que tu veux du moment que tu t'en sors et que Rémus ne me taille pas en pièce, c'est tout de ce que je demande ! Je fais quoi ?

-Pour commencer protége mon esprit des intrusions de ce malade !

Pendant quelques secondes, Ron ne reprit pas contact avec lui, Harry blêmit croyant avoir perdu le contact. Voldemort prit ce palissement pour de la peur et s'en réjouit à l'avance. Il égrainait tranquillement tous les sévices qu'il comptait faire subir au brun sous le regard admiratif de ses disciples.

-C'est fait reprit la voix du rouquin faisant sursauter Harry.

-Alors on a peur Potter, on se rend enfin compte de ce qui va arriver. Tu aurais dû mourir il y a seize ans !

Le brun jeta un regard sombre au mage, ses yeux étincelants de colère à peine contenue.

-Mais c'est qu'il mordrait s'il avait des dents se moqua Lucius.

Harry se retint de justesse de faire une bêtise. A la place, il s'adressa de nouveau à Ron

-Crois tu que tu peux lancer un légimen sur Voldemort en passant par moi.

-En passant par toi ! Répéta t il septique.

-Oui, toi tu m'ouvres le chemin pour que je lui lance un sort. J'ai besoin de le déstabiliser quelques secondes.

- On peut toujours essayer lui répondit ce dernier. A trois OK ?

-OK

UN …. DEUX….. TROIS

-Eh le débile taré cria le brun en direction du mage noir. Fais tomber la barrière. IMPERO !

Il y eut quelques secondes de battement avant que ce ne soit l'anarchie totale parmi les mangemorts. En effet, Voldemort avait levé sa baguette et le mur invisible qui maintenait Harry prisonnier se volatilisa.

Ce dernier ne perdit pas une minute et jeta au sol les dernières inventions des jumeaux. Merlin soit loué, il en avait une dans chaque poche. Les petites boules dorées roulèrent jusqu'à se cogner contre les épais murs de pierre avant de revenir au centre de la pièce.

-Potter Hurla le mage en replaçant rapidement l'enchantement. Tu vas me payer ça ENDOLORIS !

Le jeune homme se figea, une violente nausée le fit trembler de la tête aux pieds. Il respirait trop vite, la salle dansait devant ses yeux. Sans se soucier du danger, il laissa ses paupières se fermer. Il entendait des cris, des hurlements, ce n'était pas les siens. Et pour cause, la réalité le percuta de plein fouet. C'était la voix de Ron. La protection qu'avait apposé son ami jouait dans les deux sens, il fallait vite qu'Harry se reprenne pour briser le sortilège. Tiraillé entre sa volonté de dormir et celle de ne plus faire souffrir Ron, Harry reprit peu à peu le contrôle.

Quand il rouvrit les yeux, il n'y voyait plus rien, une épaisse fumée rouge très vaporeuse envahissait l'espace, et rendait l'air irrespirable. Il entendait des mangemorts toussaient, d'autre criaient des sortilèges classiques pour purifier l'air ou aérer une pièce.

-C'est le moment où jamais pensa le brun

-Harry ?

-Je dois me transformer, on ne pourra plus communiquer.

-Bonne chance petit frère souffla la voix du roux avant de s'effacer de l'esprit d'Harry.

Et dans un petit pop aussi discret que possible, Harry devint Moustique en espérant que la panthère pourrait passer le mur aussi facilement que la petite fourmi.

Le majestueux animal avançait à pas de velours, hésitant à s'approcher de la protection. La panthère feula et s'élança en fermant les yeux, de toute façon, même sous cette forme il n'y voyait pas, c'est à peine s'il distinguait de vagues formes. L'air devenait étouffant, il fallait qu'il sorte de là avant de s'évanouir, heureusement que sous sa forme animale il était plus résistant à la douleur de ses diverses blessures.

Il avançait doucement, faisant parfois des bonds pour éviter de se faire marcher sur les pattes. La main en fer de Pettigrow passa à sa portée, il se retourna et le fouetta le plus fort possible avec sa longue queue, un sentiment de joie perverse s'empara de lui quand il entendit les cris de douleur du traître.

Il s'éloigna ne sachant pas très bien se diriger, un courant d'air lui chatouilla les moustaches, la truffe en l'air il se dirigea pour finalement arriver à une grande fenêtre. Elle était fermée. Il reprit son apparence humaine et fouilla frénétiquement ses poches à la recherche de sa baguette. Avant de se souvenir, qu'elle devait gésir quelque part dans la pièce. Profitant du fait que personne ne puisse ni le voir ni l'entendre, il tendit la main

-Accio baguette.

Le précieux item magique lui atterrit dans la main. Sans attendre, il ouvrit les montants de bois à l'aide d'un simple Alohomora. Puis, il prit sa forme féline avant de sauter sur le montant en pierre. Maintenant il fallait qu'il fasse vite, la fumée allait partir. Sans vraiment réfléchir à ce qu'il faisait, il sauta.

L'animal tendit les pattes en avant, la chute était rapide, mais l'habileté de son animagus, fit qu'il se réceptionna souplement au sol dans un bruit mat. Au loin grâce à la lune il put discerner une forêt. Il s'élança pour s'y mettre à l'abri courant aussi vite que possible. Rapidement, il arriva à la lisière d'une forêt si dense qu'il ne voyait rien à l'intérieur au-delà des premières rangées d'arbre malgré sa vue hyper développée.

Il entra précautionneusement, la forêt semblait absorber toute la lumière des ténèbres épaisses et glaciales. Par-dessus les buissons, les mauvaises herbes rampaient. Moustique en aurait mit sa patte à couper. Une odeur de souffre qui l'incommodait, se répandait jusqu'à ses narines.

Le sol était jonché de racines et de ronces qui s'enroulaient autour de ses pattes comme pour l'empêcher d'avancer. Et l'odeur qui en émanait, n'avait pas grand chose en commun avec le parfum douceâtre de l'humus et des feuilles en décomposition. Cela suscitait chez l'animal l'impulsion de fuir. Ici, même les ténèbres avaient une consistance différente.

Il se frayait un chemin dans la végétation qui lui montait jusqu'au garrot, évoquant plus une jungle qu'une forêt anglaise. Tout dans cet endroit respirait une magie maléfique. Tous ses sens en alerte, la panthère se déplaçait en faisant aussi peu de bruit que possible, mais sans ralentir son allure. Ses pattes martelaient le sol dans un rythme entêtant. Malgré lui Harry eut une décharge d'adrénaline.

La brume se dissipait sur son passage, il y avait de l'électricité dans l'air, une légère aura bleutée enveloppait les arbres et les buissons. Il arriva dans une clairière au cœur de la forêt, il redevint « humain ». Harry sentait une odeur de terre mouillée et de sueur animale mêlée à une autre qu'il ne parvint pas tout à fait à identifier comme si quelqu'un avait enflammé puis soufflé d'un coup une centaine d'allumettes.

….

Au QG, tous étaient atterrés par ce qui s'était passé devant eux. Ron s'était mis à parler tous seul. Le professeur Dumbledore avait compris le premier qu'il parlait avec le brun. Ils avaient essayé de suivre la conversation mais sans succès. Quand Ron était tombé à genoux se tenant la tête en hurlant et le corps tremblant, la famille Weasley avait été plus que choquée.

La terreur s'était emparée de la maisonnée. Les membres de l'SH s'étaient regroupés autour du rouquin dans un élan de solidarité. Hermione avait métamorphosé une chaise en fauteuil pour que son ami se remette un peu de ses émotions. Personne n'avait osé lui poser la moindre question. Ils étaient tous en attente dans un silence oppressant.

Sans le moindre mot, Ron se dégagea doucement de l'emprise de ses amis et marcha jusqu'au centre de la pièce les sourcils froncés.

….

Les épaules voûtées sous le poids de tout ce qu'il lui était arrivé depuis la veille, transi de fatigueHarry transplana difficilement dans la cuisine du QG. Mais à sa grande surprise, ses pieds n'eurent pas le temps de toucher terre que deux bras solides lui encerclèrent la taille et le soulevèrent. Il se retrouva collé à quelqu'un qui le serrait contre lui comme si sa vie en dépendait. Perdu dans ses émotions, le brun ne pouvait savoir de qui il s'agissait, mais il se laissa aller dans cette étreinte rassurante, enfouissant son visage dans le pull violet qui sentait bon le savon (Une minute ! Violet, n'y aurait il pas un grand R brodé dessus ? Bien sûr Ron ! Non d'une bombamousse !) Harry ricana bêtement contre son ami.

-Quoi ? Demanda celui-ci souriant comme un fou heureux d'avoir retrouvé son ami.

-Je me souviens juste d'un truc, alors comme ça Monsieur Weasley on devient violent avec les mangemorts ?

-Ne t'inquiètes pas répondit il à son ami. J'ai vérifié l'immeuble n'a rien ! Ajouta il en riant.

-C'est vrai dit pensivement Hermione, même avec Malfoy tu ne t'es jamais conduit comme ça.

-C'est un problème ? Interrogea t il. Commençant à être un peu vexé.

Mais non s'écria le brun.

-Ron, espèce de crétin –regard noir du roux-. Bon un super crétin si tu préfères ! Enonça la brunette avec un regard tendre pétillant de fierté.

-On est très fier de toi lui confirma Harry doucement ses paupières s'abaissant, il s'agrippa à son ami.

Celui-ci avec des gestes fluides le souleva pendant qu'Hermione lançait un sort de coussinage sur la longue table de bois pour la rendre plus confortable. Rémus se précipita pour le recouvrir. Pompom et Albus débarquèrent en courant dans la cuisine. Si Harry n'était pas aussi fatigué il aurait ri de voir son directeur courir, mais bon ce n'était pas le moment. Rémus posa une main sur son épaule.

-HEY Remy murmura le brun.

-Harry … tu nous a fait peur reprit il sur un ton accusateur.

-Si tu veux bien on en reparlera plus tard.

-Monsieur Potter taisez vous ! Ordonna l'infirmière de mauvaise humeur. Non de Merlin mais que vous ont ils fait ? Albus, il faut le conduire à Sainte Mangouste !

-Non cria Harry d'une voix un peu sèche devançant le vieux sorcier dont les yeux ne brillaient pas comme à l'accoutumée. Voyons Pompom depuis le temps que je passe entre vos mains, il n'y a que vous qui pouvez m'aider. Reprit il.

La vieille sorcière marmonna dans sa barbe, mais rougie tout de même avant de retirer la chemise sale et maculée de sang du brun. Elle fit la grimace à la vue des blessures sanguinolentes, des griffures et des divers hématomes parcourant son torse.

Molly poussa un petit cri, serrant un peu plus le bras de son mari. Discrètement Ginny broyait la main de Luna et serrait les dents pour s'empêcher de pleurer. Elle avait eu tellement peur quand leur petit groupe s'était aperçu de la disparition du brun. Quand Ron était entré en contact avec lui, l'angoisse était montée d'un cran.

Et maintenant qu'il était là, vivant, elle retenait ses larmes simplement. Il n'y avait que quelques minutes, elle aurait tout donné pour le serrer dans ses bras, lui demander pardon de s'être emportée, mais qu'elle s'était sentie trahie et blessée au plus profond d'elle-même. Il était la première personne en qui elle avait déposé sa confiance, son amour, son âme, elle s'était remise totalement à lui. Du coup, elle se contenta de le regarder se faire soigner de loin.

Ron et Hermione, qui se tenaient la main sans en avoir vraiment conscience, étaient prêt de la table tout à côté du brun. La pièce était silencieuse, parfois troublés par les « aie » plaintif du survivant et les grognements de Pomfresh. L'arrivée des jumeaux brisa cette atmosphère lourde.

-Harry ! S'écrièrent ils en chœur.

-Hey salut les gars ….

-Ouah, t'es dans un sale état reprit Fred.

-T'as encore foutus la maison en ébullition ajouta George accompagné d'un coup de poing amical sur son épaule ce qui fit grimacer le brun.

-George doucement, mais fais un peu attention ! Cria Ron outré.

-Ca va Ron, c'est rien. Puis se tournant vers les jumeaux qui faisaient des grimaces à leur frère, il dit : Au fait ça marche et très bien même.

-Quoi ? Interrogea George.

-Tu veux dire que tu l'as utilisé là bas ? Demanda Fred en même temps.

-Je dois dire que l'on y voyait plus rien, je me suis dirigé à l'odorat …

-A l'odorat ? Répéta Neuville qui se remettait peu à peu des frayeurs de la journée.

Harry laissa échapper un petit rire cristallin qui fit relever la tête de toutes les personnes présentes.

-Oui enfin pas tout à fait … Il fut coupé par une quinte de toux.

Hermione qui avait compris comment Harry s'était dirigé dans l'épaisse fumée prit sur elle d'expliquer aux autres.

-En réalité il s'est dirigé avec l'air frais qui émanait de la fenêtre, il l'a tout simplement suivi.

Le brun approuva, puis ferma les yeux en soupirant, les effets de la montée d'adrénaline ressentis plus tôt dans la nuit commençaient à s'estomper et la fatigue prenait le relais. Le directeur qui était assis dans un confortable fauteuil sourit et ajouta un imperceptible « très malin ». Ses yeux se remettant à briller face à l'ingéniosité de son élève.

-Aller pour l'instant ça ira termina Pompom. Je propose que nous allions tous nous coucher.

-Bonne idée approuva Rémus dont les cernes autour des yeux devenaient bleuâtres.

-Euh…

-Non, Monsieur Potter n'y pensait même pas vous avez besoins de repos. Vous raconterez ce qu'il s'est passé à vos amis après plusieurs longues heures de sommeil.

-Oui, ne vous inquiétez pas je vais aller au lit. De toute façon pour ce qui est de ce qui c'est passé, le professeur Snape s'en chargera aussi bien que moi.

-Et bien alors ? Lui demanda Rémus.

Le jeune homme se mordit les lèvres avant de murmurer :

-Et ben, c'est que j'ai un peu faim moi.

Molly se précipita vers les fourneaux.

-De toutes façons, dit elle vu l'heure nous allons petit déjeuner et après nous irons nous coucher.

Bill aida Rémus à installer Harry dans un confortable fauteuil faisant fit des hurlements éraillés de celui-ci qui criait qu'il n'était pas à l'article de la mort et qu'il pouvait se déplacer tout seul. Ron lui déposa la couverture sur les jambes.

-Tu vas pas t'y mettre toi aussi quand même.

Le rouquin lui sourit. Harry trouva ce sourire un peu forcé, mais il n'en fit pas la remarque. Pourtant il croisa le regard d'Hermione et elle aussi avait remarqué un changement chez son ami. Molly ne tarda pas à disposer café, chocolat, thé, bacon, œuf, toasts, beurre, confitures sur la table.

Tous s'installèrent, Harry voyait bien que Madame Weasley et surtout les jumeaux devaient se mordre les joues pour ne pas poser de questions. Mais Dumbledore qui ne parlait pas beaucoup ce soir là contrairement à son habitude faisait avorter toutes les tentatives. Le brun soupira, heureux de se retrouver chez lui. Chez lui... C'est bien la première fois qu'il considérait le square Grimault comme un chez lui.

Il ferma les yeux pour profiter de cet apaisement. Quand il les rouvrit se fut pour les porter immédiatement sur l'SH. Ils avaient tous l'air fatigué. Neuville ressemblait à un zombi, il avait un œil fermé et enflé résultat de l'altercation avec les mangemorts en début de soirée. Luna qui fixait son morceau de bacon avec un sourire béat portait sur sa joue droite des marques de griffures. A ses côtés se tenait Ginny, elle était très pale, sa lèvre inférieure était fendue sur son bord droit. A moment donné leurs regards se croisèrent. Le brun se perdit dans ses yeux bleus clairs, ils étaient marqués par une profonde lassitude et par de la tristesse. Instinctivement, il voulut la rassurer en lui faisant un petit sourire timide. Harry aurait pu juré qu'elle allait répondre à son sourire. Mais la rouquine se reprit et lui lança un regard froid.

Il fallait qu'il s'y fasse, il l'avait perdu, c'est bête à dire étant donné qu'il ne l'avait eu qu'une soirée. Cette soirée était gravée dans son esprit, la soirée où il avait cru pourvoir être comme tout le monde. Et il n'avait pas très bien compris comment les choses s'étaient enchaînées à une vitesse folle. D'un côté, il en voulait à la jeune femme de lui avoir fait goûter au paradis pour le lui retirer aussitôt. Etait il amoureux ? Pouvait il être tombé amoureux aussi vite ? Où était ce une attirance physique ?

Harry chassa toutes ses questions en secouant la tête, et il reporta son attention sur ses compagnons. Tout d'abord Hermione, la brunette était celle qui paraissait le mieux, sa connaissance d'une multitude de sorts lui avait évité d'être blessée et elle était habituée à faire des nuits blanches pour réviser divers examens, ou terminer un grimoire assommant.

Cette fille était décidément parfaite, Ron avait une sacrée chance. Sur cette pensée, il tourna son regard vers le rouquin qui promenait mollement sa fourchette dans son assiette sans rien manger. Harry s'attacha sur le visage de son ami, il avait les traits tirés ce qui était normal après la nuit qu'il venait de passer.

Mais quelque chose chiffonnait le brun, Ron semblait las, très fatigué, il clignait des yeux et oscillait de la tête. Harry se sentit coupable, c'était de sa faute si depuis deux jours Ron avait dû faire face à des choses horribles et maintenant c'était lui qui le protégeait des attaques psychiques de Voldemort, c'était lui qui lui avait sauvé la vie deux fois en deux jours. Ron d'habitude si joyeux, si simple, si enfantin parfois était devenu plus vite que prévu un homme avec de lourdes responsabilités. Il avait entraîné son meilleur ami dans sa spirale infernale.

Une main géante lui tomba lourdement sur la tête, le sortant de ses pensées.

-Maieuh ! Se plaignit le brun.

-Arrête tes conneries Harry et mange pour qu'enfin je puisse aller dormir.

-Je suis vraiment désolé Ron ! Dit le brun les larmes aux yeux. J'aurais tellement aimé que tu ne vois jamais tous ça.

-Arrête Harry ! Moi je suis bien content de savoir enfin ce que ce taré te montre. Et c'est pas joli, joli. C'est bien pire que tout ce que tu nous avais raconté.

-Harry ! s'écria Hermione, outrée que le brun ai pu passer sous silence les détails les plus sordides.

-Herm … supplia le jeune brun. Je pouvais pas … Harry se sentait submergé par les émotions. Ses yeux verts étaient assombris par la détresse.

La brunette se pencha et attrapa le visage du brun en coupe.

-Harry tu es le petit frère que j'ai toujours rêvé d'avoir. Et je sais qu'il y a des choses dont tu ne peux pas parler parce qu'elle te touche de trop prêt. Maintenant tu n'es plus seul.

-Ouaip mec ! Maintenant on te lâchera plus.

-Ron dit pas de bêtises, on le collait déjà comme son ombre.

-Quoi ! Attendez une minute s'écria le brun se redressant la tête totalement échevelée. Vous voulez dire que vous êtes conscient d'être de vrais pots de colle !

-Ben oui sourit la brune en lui prenant la main. Et nos tactiques pour ne pas te lâcher d'une semelle sont bien huilées.

-Toujours unis, même dans l'adversité déclara Ron en se levant, il s'étira grimaça un peu. Bon c'est pas tout ça, mais moi j'entends l'appel du lit.

-Oui, Funny à raison. Zou Moustique au lit. Nous avons besoin de dormir surtout que demain nous allons préparer la rentrée. Bonne nuit tout le monde !

Harry et Ron se regardèrent en soupirant. Ginny secoua la tête et se tapa le front avec sa main gauche. Neuville se tourna vers elle et Luna demanda d'un air consterné :

-Je rêve ou en plus elle avait l'air joyeuse ?

-Elle est pire que Voldemort lui répondit Ron.

-Oui, c'est vrai qu'elle te torture ! Se moqua Harry heureux de constater que le roux reprenait du poil de la bête. Parfaitement elle me torture (et tu sais à quel point envoya t il mentalement au brun) et ses instruments préférés sont les livres et les gros !

Tous sourirent après cette petite joute verbale. Molly reprit bien vite les choses en main et d'un coup de baguette elle débarrassa la table et ordonna à la tablée d'aller dormir.

Rémus s'approcha pour aider Harry à monter les escaliers, il allait protester mais en voyant le regard encore inquiet de l'homme il décida après tout de se conduire comme un enfant et s'accrocha à lui en soupirant de bien être (Finalement c'est pas mal quand quelqu'un s'occupe de moi !).

Les jumeaux attrapèrent Ron chacun sous un bras et le soulevèrent légèrement.

-Mais qu'est ce vous faites vous deux ?

-Mais Ronny, on s'occupe de toi voyons !

-Oui c'est ça dites plutôt que vous voulez m'achever !

Toute la pièce se mit à rire de la tête du rouquin.

-Aller fais pas ton bébé. Et puis obéis à tes grands frères !

Ils commencèrent à le traîner plus qu'autre chose hors de la cuisine. Mais arrivé à l'escalier Ron se plaignit encore

-Harry au secours ! Pleurnicha t il.

Il n'eut comme réponse qu'un fou rire étouffé. En tournant la tête il remarqua que Rémus et Harry les suivaient mais qu'ils avaient du mal à avancer et pour cause le brun avait enfouit sa tête dans l'épaule de l'homme blond et dissimulait son rire dans la chemise élimée de ce dernier.

-Merci bien Moustique, je retiens grogna t il. Mais où est donc passé ton complexe du héros ?

C'est dans une ambiance bonne enfant qu'ils atteignirent la chambre. Au grand étonnement du roux, ses frères l'installèrent confortablement dans son lit s'assurant qu'il ne manquait de rien puis le bordèrent avant de déposer chacun à leur tour un bisou sur son front. Il les regarda bizarrement, mais même s'il cherchait à le dissimuler il était très ému par leur comportement. Il sentait émaner d'eux une grande fierté. Il ferma les yeux, entendit ses frères quittaient la chambre et Rémus chuchotait au brun que s'il avait besoin de quoi que ce soit il pouvait venir le voir avant de s'éclipser à son tour.

Harry rompit le silence bienveillant :

-Merci Ron …

Le roux ouvrit les yeux et se tourna sur le côté pour observer le brun.

-Harry répondit il sérieusement. Je crois qu'il va falloir que tu arrêtes de me remercier. On sais que l'on vient de rentrer officiellement dans la guerre alors on risque de se sauver la vie mutuellement encore souvent. Si on doit se dire merci à chaque fois on va pas s'en sortir.

Le brun le regarda, puis il sourit, il avait de la chance d'avoir Ron à ses côtés. Quand un pop se fit entendre dans la chambre, Hermione venait d'apparaître, elle portait un ensemble de nuit en coton bleu pastel qui se composait d'un débardeur et d'un mini short. Ron ouvrit grand les yeux sous le choc. Le brun monta ses couvertures pour cacher un sourire géant. La jeune fille semblait mal à l'aise de ce silence. Harry comprit que Ron était encore trop sous le choc pour répondre, alors il lui demanda :

-Hermione ?

-Euh oui oui … Elle semblait peu sûre d'elle. Je … enfin ….

Mine de rien Harry était fatigué, il décida donc d'abréger leur souffrance. Il se leva clopinant, la jeune femme s'élança pour le soutenir.

-Herm ça va. Mais toi comment te sens tu ?

-Moi, mais je vais très bien, c'est pas moi qui ai affronté Voldemort dit elle avec un peu d'amertume.

Harry se tourna vers Ron, mais ce dernier fixait toujours la préféte avec un air de poisson hors de l'eau. Il soupira.

-Hermione, oui j'ai fait face à Voldemort, oui Ron m'a aidé, oui il a vu des choses pas très ragoûtantes que cette stupide limace essayait de m'envoyer. Il s'est même pris deux doloris on sait pas trop comment.

Au fur et à mesure de ce discours la brune se tassait sur elle-même. Elle se sentait à la fois exclue de ce qu'ils avaient vécu, mais aussi tellement impuissante. Elle se sentait inutile, mais pire que tout, elle avait peur pour eux. Elle avait peur qu'il arrive quelque chose à Ron.

-Hermione reprit le brun. Cette fois ci tu n'étais pas avec nous, mais ça veut pas dire que tu n'as aucun rôle à jouer.

Ron qui était resté muet jusque la prit la parole et se leva pour rejoindre ses amis.

-Il a raison Mione. Car maintenant, il va falloir qu'un cerveau aussi logique et intelligent que le tien comprenne comment j'ai pu recevoir ces doloris. Puis prenant un air plus léger. C'est que mine de rien ça fait super mal ces trucs !

Hermione sourit largement lâchant brusquement le brun pour se jeter dans les bras de Ron.

-Mione demanda Harry, tu restes dormir avec nous ?

La jeune femme rougit brusquement, mais acquiesça sans cependant lever les yeux sur l'homme qu'elle aimait.

-Je vais faire apparaître un lit dit elle doucement.

-Bien sur que non ! s'exclama le brun. Tu prendras le mien ajouta t il faisant un clin d'œil à son amie. Moi je vais squatter la chambre de Rém.

-Non Harry l'interrompit la jeune femme. Il n'est pas question que je te prive de ton lit.

Le brun leva les mains pour leur enjoindre de se taire.

-Je vais aller voir Rémus. Et c'est pas toi qui me vire ma belle, au contraire, tu me donnes une belle occasion.

-Tu …. Mais elle fut coupée par Ron.

-OK mec à plus. Dors bien.

-Ouais vous aussi, lui répondit il en sortant, refermant silencieusement la porte derrière lui.

-Mais voyons Ron ! S'emporta t elle.

-Il a besoin de se rapprocher de quelqu'un Mione et Rémus est le seul adulte qui se rapporte à son passé, il a bien connu ses parents sans parler de Sirius.

-Oui tu as raison admit elle en s'appuyant sur le torse du roux. Ils ont besoin l'un de l'autre. Harry a besoin de Rémus pour se construire et Rémus d'Harry pour se reconstruire.

-Humm soupira le jeune homme, il avait passé ses bras autour de la taille de la jeune femme et avait calé sa tête dans son cou.

-Oh Ron, pardon, tu allais dormir ! Dit elle se retournant dans ses bras. En guise de réponse, elle eut un sourire fatigué, il leva la main pour caresser sa joue, mais elle l'intercepta pour le conduire vers le lit où elle le poussa. Lui se contenta d'un petit sourire coquin qu'elle trouva craquant. Puis à son tour, elle grimpa sur la couche et se blottit contre lui. Ron la serra dans ses bras. Il somnola de suite respirant le doux parfum de ses cheveux.

Hermione se hissa un peu plus vers le visage parsemé de tâches de rousseur pour mieux le voir dans la pénombre.

-Ron, si tu savais chuchota t elle en caressant une mèche de feu.

A sa grande surprise le jeune homme la serra plus fort encore et murmura à son tour.

-Mione si tu savais aussi.

Il suréleva un peu son visage et toujours dans les premiers limbes du sommeil, il déposa ses lèvres sur les siennes pour un baiser aérien avant de sombrer dans un profond sommeil réparateur.

La jeune femme se figea un instant (il m'a embrassé, il m'a embrassé, il m'a embrassé ! OH-MON-DIEU !). Elle enfouie sa tête dans le torse du roux un sourire béat plaqué sur son visage et elle se laissa bercer par sa respiration régulière.

Harry était complètement crevé, physiquement parlant, mais il savait qu'il ne pourrait pas s'endormir. C'est quand même avec un peu de remords qu'il se dirigea vers la chambre de Rémus. Il fit une pause à la porte de Sirius, s'avançant vers le panneau de bois et tendit la main. Il posa sa paume à plat sur le bois, soupirant, il resta un moment plongé dans ses souvenirs (oui, un jour tout sera différent, j'aurais simplement aimé que ce ne soit pas ta mort qui fasse bouger les choses, qui me fasse bouger. Mais ne t'inquiète pas Parrain, je te promets de protéger Rémus et de l'aider !).

Fier de sa promesse, le brun se retrouva devant la porte du blond, un dilemme se posa alors : devait il frapper ou non ? Il décida que oui. Il donna donc de faibles coups à la porte. C'est un Rémus en pyjama délavé qui lui ouvrit.

-Harry ?

-Oui, oui c'est moi. Répondit le brun, il baissa la tête tout à coup peu sur de lui.

-Ca va ? Lui demanda Rémus inquiet. Il invita le brun à entrer.

-Oui ça va … je … en réalité, j'ai pas trop sommeil alors …

Sans réfléchir le brun se jeta dans ses bras. Rémus le serra un moment contre lui, avant de le regarder attentivement. Le jeune homme avait l'air très fatigué. Rémus insista pour qu'il prenne place dans le lit.

Une fois installé, Harry leva sur l'homme un regard clair, enfantin, mais totalement perdu, triste où la solitude primait. Rémus s'installa à ses côtés sur les couvertures, Harry se laissa tomber sur le blond. L'homme lui caressa les cheveux lentement pour lui montrer qu'il était là et qu'il serait toujours là dans une veine tentative pour le rassurer.

-Rém ?

-Oui

-Parle moi d'eux. De comment ils étaient avec moi.

-Euh … OK …. D'accord. Par où commencer. Le sorcier réfléchit un instant, puis se souvenant du rêve du brun il décida de lui raconter la suite de ce moment là.

….

L'air s'engouffrait dans les cheveux du bébé faisant voleter les mèches autour de son visage. Il ferma les yeux. James resserra sa prise et augmenta un peu la vitesse de son balai, il monta dans les nuages rejoindre Sirius qui jouait à trap-trap avec Rémus. Le brun n'ayant aucun problème pour attraper le balai du blond par les brindilles de paille. Le balai fit un petit tête-à-queue.

-Alors les gars, ça marche ? Demanda James.

-A Cornedru, te revoilà ! S'écria Rémus

-Ouis les mecs nous voilà !

-T'as vu Jamsie le petit cornedru à l'air super content.

En effet, le garçonnet bien coincé dans le pull de son père profitait du spectacle. Parfois il fermait les yeux et prenait de grandes inspirations, son corps parfaitement détendu.

-Et si on lâchait le vif Lunard ? Demanda Sirius

-C'est parti hurlèrent les trois hommes faisant vrombir leurs montures.

James se lança à la poursuite de la petite boule aillée. Il se pencha légèrement sur son balai, Harry attrapa le manche de ses petites mains et le serra bien fort babillant de joie.

James se perdit dans la contemplation du bonheur de son fils. Il ne baissa pas pour autant sa vitesse.

-STOP Cornedru Non ! Hurla Sirius.

Le brun leva la tête et n'eut le temps que de remonter brusquement vers le haut pour éviter son meilleur ami. Mais lancé comme il l'était, il ne pouvait s'arrêter, il dut exécuter un périlleux looping.

Tous avaient retenu leur souffle pendant la délicate manœuvre. Alors que le petit groupe commençait à relâcher la pression, un cri inhumain retentit.

-JJJJAAAAAMMMMMMMEEEEEESSSSS !

-Oups ! Déglutit Sirius

-On devrait descendre avant qu'elle nous y oblige déclara Rémus avec la voix de la sagesse.

Les trois hommes prirent la direction du sol en soupirant. Lili allait les tuer. A peine James eut posé le pied au sol, que la jeune femme rousse se précipita vers lui, ses yeux verts étaient devenus sombres et lançaient des éclairs.

Quand elle arriva aux côtés de son mari, elle récupéra son fils et le regarda sous toutes les coutures. Le bambin riait aux éclats. Sa mère le déposa dans sa chaise bébé, l'embrassa sur le front. Puis elle fit volte face changeant d'attitude, sans réfléchir à ce qu'elle faisait, sa main s'abattit sur la joue du brun. Il ne fit rien pour l'arrêter.

-Lili ….

-La ferme Sirius hurla t elle se tournant vers le brun. Et toi Rémus le seul qui a la tête sur les épaules, comment as-tu pu faire ça !

Harry entendant sa mère crier, se mit à pleurer et à gesticuler appelant ses parents. Lili et James eurent la même réaction, ils se précipitèrent sur leur fils. La jeune mère le prit dans ses bras, James lui ébouriffa tendrement les cheveux en lui demandant :

-Alors bonhomme on t'a fait peur ?

Lili embrassa son fils et tendit la main pour essuyer ses larmes. Elle rencontra celle de son époux qui faisait la même chose. Quand les deux se frôlèrent, le couple frissonna, James prit sa femme et son fils dans ses bras et les serra très fort, leurs regards se perdirent l'un dans l'autre. Le regard émeraude de Lili reflétait de l'inquiétude et de la peur, alors que celui du brun débordait de remord. Finalement le jeune homme se baissa pour embrasser les lèvres de sa compagne. Ce fut Harry qui les sépara en battant des mains :

-IZOU ! Demanda t il regardant ses parents les yeux pétillants.

Le couple se pencha sur l'enfant sans se faire prier pour l'embrasser chacun sur une joue.

….

Quand Rémus finit son récit, ce fut pour trouver Harry complètement endormi au creux de son épaule, comme jadis aurait pu l'être Sirius. Alors seulement il s'autorisa à souffler et s'endormit à son tour repensant à ses amis.

En début d'après midi Harry se réveilla, il était tout groggy. Il se tourna dans les draps, se rendant compte qu'il n'était pas dans son lit. Il ouvrit un œil. En voyant le décor, il se souvint de la journée de la veille. Il soupira, s'accordant encore quelques minutes. Rémus n'était plus là, il jeta un coup d'œil au coucou, il était 14h30, avec un rapide calcul, il réalisa qu'il n'avait dormi que 7h30. Il regroupa sa force et sa volonté et se traîna jusqu'à la salle de bain.

Il laissa l'eau chaude retirer les dernières traces de sommeil et détendre ses muscles endoloris. Tout en brossant énergiquement ses dents, il essaya vainement de mettre de l'ordre dans ses lourdes mèches ébène.

Il fit venir à lui ses vêtements, ne voulant pas prendre le risque de voir quelque chose de compromettant entre ses amis. Il sourit (au moins dans cette spirale infernale qu'était devenue leur vie, quelque chose de positif arrivait !).

Harry n'avait pas envie de voir tout le monde, ni envie de devoir raconter en détail ce qu'il avait vécu. Il se dirigea alors à pas de loup vers la bibliothèque. Il y parvint sans encombre. Sans faire de bruit, il se déplaça félinement vers une étagère, il fit basculer quelques livres. Tranquillement il s'engagea dans le passage secret qui menait aux sous sols Black. Ils étaient maintenant bien plus accueillants, bien que toujours un peu sombres voire gothiques, les lieux étaient dorénavant propres, aérés. Bref ils étaient vivants !

Le brun arriva à la salle circulaire. Il s'installa dans l'énorme fauteuil de cuir marron, assis en indien, face à la vitrine des épées, son regard se perdant dans le reflet des lames les unes plus affilées que les autres. Il repensait à ce qui c'était passé la veille, essayant de comprendre.Sa méditation fut coupée par une voie féminine qui hurlait après quelqu'un.

Etaient ce Ron et Hermione ? Son instinct lui disait le contraire et son cœur lui criait que c'était Ginny. Il força le pas pour savoir après qui en avait la sulfureuse rousse. A sa grande surprise, les cris le menèrent vers une porte en bois qu'il n'avait jamais vu.

Sur le qui vive il l'ouvrit, c'était un superbe jardin exotique, il y faisait chaud et humide, ses vêtements lui collèrent immédiatement au corps. Il avança sur un petit chemin de terre légère écartant les fougères géantes ou les feuille de bananier. Au détour du chemin, il entendit une voix qu'il connaissait bien sans pour autant mettre un nom sur son propriétaire.

-Miss Weasley, je ne me répéterais pas. Donnez moi cet animal !

-Je ne vois pas pourquoi ! Se rebella la jeune fille qui serrait quelque chose qu'elle avait emmitouflé dans sa jolie veste jaune pâle.

-Très bien, lui répondit l'homme brun, alors je vais devoir vous le prendre de force dans ce cas.

-NON ! Cria t elle en prenant la poudre d'escampette.

Elle courut follement à travers les branchages qui lui retombaient dessus.

-Miss Weasley, ça suffit ! Ca devient ridicule dit l'homme en se lançant à sa poursuite.

Faisant ni une ni deux, Harry partit à leur suite. Quand il arriva dans une pseudo clairière. Ce fut pour y trouver Ginny au sol, se tenant la cheville, le visage crispé par la douleur.

L'homme ramassa le tissus qu'elle avait lâché dans sa chute, il se saisit d'une boule brune et balança négligemment la veste qui vint s'écraser aux pieds du brun. Il la ramassa, le doux parfum mélange de Jasmin et de Chèvrefeuille lui arrivant aux narines.

-Qu'est ce qui se passe ici ? Finit il par demander ses yeux toujours braqués sur la veste.

-Potter ! S'écria l'homme faisant deux pas en arrière.

-Professeur Snape ! Le brun était abasourdi (je dois être maudit c'est sur !)

-Harry constata la rousse, une pointe d'espoir dans la voix.

-Professeur donnez moi cet animal.

-Potter vous n'allez pas vous y mettre vous aussi ! Grogna le sorcier.

-Professeur pourquoi cette petite chose vous intéresse tant.

-Il faut le tuer, Miss Weasley l'a trouvé ici. Il est peut être dangereux ! Surtout qu'il a survécu ici très longtemps pour un hérisson.

-Un hérisson répéta Harry.

-C'est bien Potter, au moins vous avez écouté ce que j'ai dit. Il faut s'en débarrasser dit il en pointant sa baguette.

-NON cria Ginny

Alors que le sort de mort s'abattait sur le hérisson, il fut enveloppé dans une petite bulle bleu qui se mit à flotter dans les airs pour atterrir dans la main d'Harry.

-Potter mais qu'est ce que vous foutez encore ?

-Avant d'en arriver à cette extrémité nous pouvons vérifier s'il est maléfique. Puis amenant l'animal à sa hauteur il reprit. As-tu envie de tuer quelqu'un ces temps ci petit bout ?

-Potter ! Toujours à prendre des risques inconsidérés qui mettent en danger les autres siffla le professeur se faisant menaçant.

Harry ne lui répondit pas de suite, à la place il s'approcha de Ginny, se mit à genoux, lui tendant un bras pour qu'elle y prenne appui. Ce que la jeune fille fit sans se faire prier. Une fois qu'elle fut sur ses pieds, le brun se retourna vers son professeur.

-Quand à vous professeur, si vous ne vous sentez pas en sécurité chez moi, vous pouvez toujours partir. La porte est par là.

Séverus Snape lui envoya un regard noir, avant de tourner les talons et de sortir en faisant virevolter sa robe.

-Et bien ? Souffla le brun.

-Merci Harry lui dit la jeune femme en soupirant

-Ca va ? Demanda le brun anxieux.

-Oui, oui dit elle en souriant. Je survivrais ajouta t elle mettant une main sur son front.

Harry sourit, puis se souvint du petit animal. Il approcha la bulle de la jeune fille. Elle tendit les mains l'accueillant. Quelques secondes plus tard le petit hérisson reniflait les mains de Ginny. Celle-ci éclata de rire sous les chatouilles de la petite truffe.

-On remonte ? Proposa le brun.

-Oui. Tiens dit elle en lui tendant le petit animal.

-Tu peux le garder lui répondit elle en redevenant froide envers lui.

-Mais ….

-Harry tu l'as sauvé, tu le gardes. Assume tes actes un peu ! Et sur ce, elle le laissa seul, le hérisson dans les bras.

Il était figé ne s'attendant pas à cette sortie. Il fut réveillé par le petit hérisson qui gigotait, ses piquants s'enfonçant dans son bras. Harry le posa donc à plat sur sa main et le leva à la hauteur de son visage.

-Salut petit hérisson, je m'appelle Harry. Il va falloir te trouver un nom à toi aussi.

La petite bête le regarda un moment, puis se lécha le bout du museau avec sa petite langue, ce qui fit fondre le survivant. Il gratouilla avec un doigt la tête du hérisson.

Pendant ce temps dans la chambre, Hermione se réveillait, elle ne s'était jamais sentie aussi bien. Elle était serrée tout contre Ron. Son visage était enfoui dans le cou blanc du garçon. Le menton de ce dernier reposait dans les boucles brunes. La jeune femme soupira, elle sourit, Ron était vraiment un garçon fantastique avec elle. Toujours à se préoccuper de comment elle allait, de savoir si elle ne manquait de rien. Il était doux, prévenant, généreux bref adorable !

Elle bougea doucement, la chaleur du corps du rouquin la faisait se sentir bizarre (de toutes façons quand je suis avec lui, je suis toujours bizarre). Elle étira son bras pour regarder l'heure à son poignet. Il était 15h30. L'heure de se lever pensa t elle. Elle prit appui sur le torse de l'homme endormi pour se redresser. Elle sentit sous ses doigts les muscles fermes du jeune homme (non ! non ! N'en profite pas Hermione se rabroua t elle !).

Alors qu'elle fixait sa main, ses doigts effleurant le tissu, une main blanche avec des tâches de rousseurs se posa sur la sienne avec douceur forçant ses doigts à s'écarter pour les entrelacer avec les siens. Hermione contempla un instant ce tableau qu'elle rêvait de voir depuis longtemps.

-Hermione appela t il.

Elle leva la tête immédiatement, lui s'assit dans le lit, il porta leurs mains entrelacées à sa bouche et baisa celle d'Hermione sans la quitter des yeux. Instinctivement, la brunette s'approcha de lui et déposa ses lèvres sur cette magnifique main blanche enlacée à la sienne. Ils rougirent de leur audace, ils venaient d'échanger leur premier baiser interposé.

-Hermione ?

-Tais toi ? Lui demanda t elle en souriant tendrement.

-Tu as peur que je gâche ce moment ? Demanda t il sa voix enraillée par son récent réveil.

-Non, j'ai simplement peur de craquer avoua t elle ses joues rosissant d'embarras.

-De craquer ? répéta t il un sourire illuminant ses grands yeux bleus.

-Ron ! Gronda t elle rougissant de plus en plus.

En même temps, elle broyait ses doigts (ça y ai, c'est le moment de vérité ma vieille !).

-De craquer comment ? Insista t il doucement.

(Mais il est con, où il le fait volontairement, c'est pas possible. Non ! Il veut que je le dise. Je vais le tuer ! Il fait son malin, je suis sûre qu'il le sait !).

-Craquer comme ça dit elle brusquement en tirant leurs mains pour le rapprocher. Et sans lui laisser le temps de parler, elle déposa ses lèvres sur les siennes en fermant les yeux pour se concentrer sur les sensations nouvelles qui l'envahissaient. Tout d'abord la texture soyeuse et humide, puis les lèvres de Ron s'animèrent pour venir entourer celles de la jeune femme. Alors, elle osa les goûter, lentement avec application, il avait un léger goût de chocolat. La seule chose qu'il avait pu avaler la vieille.

Lui se délectait des petits soupirs de sa compagne, ses bras passèrent autour de sa taille, comme s'ils ne faisaient qu'un, elle se hissa sur ses jambes pendant qu'ils approfondissaient leur baiser. Le roux s'enhardit et promena ses mains dans le dos fuselé de sa compagne, la préféte était parcourue de frissons, elle se trouvait au paradis. Son premier baiser avec Ron (bon ok premier baiser tout court) il était tout à la fois, doux et impétueux, tendre et sauvage. Elle était aux anges.

Ils finirent par se séparer à bout de souffle, il lui caressa la joue, elle lui sourit tendrement, pour l'instant, c'était amplement suffisant. Alors qu'ils étaient tranquillement lovés l'un contre l'autre, c'est l'estomac du rouquin qui les rappela à l'ordre. Celui ci allait s'excuser honteux de gâcher un moment comme celui là, mais la jeune femme ne lui laissa pas le temps de parler. Elle planta un léger baiser sur ses lèvres avant de sauter souplement au sol comme elle l'avait déjà fait quelques jours auparavant et elle lui tendit la main. Ron fronça les sourcils mais l'a pris et se laissa guider. A sa grande surprise, elle le conduisit à la cuisine, plus ils s'approchaient de la pièce, plus la petite main d'Hermione serrait fort la sienne.

-Hermione, on n'est pas obligé … enfin, pas de suite.

-Oui, je sais lui répondit elle sans néanmoins cesser d'avancer.

Elle poussa la porte de la salle, où presque toute la famille était attablée, il ne manquait plus qu'Harry. A leur entrée, tous firent silence, la préféte leva la tête défiant quiconque de faire un commentaire spécialement Charlie et les jumeaux. Elle conduisit le jeune homme à sa place. Là seulement elle lui lâcha la main pour lui servir son petit déjeuner, quand elle eut posé la tasse de thé, Ron passa son bras autour de sa taille et l'attira sur ses genoux.

-Bonjour tout le monde, bien dormi ? Demanda t elle innocemment.

Rémus sourit, Bill fit un clin d'œil complice à son jeune frère et donna une claque désolée à Charlie en se retenant visiblement de rire. Ginny leva les yeux au ciel et Neuville rougit quand il comprit la signification de la position de ses amis. Molly regardait avec inconstance le couple et le professeur Dumbledore, dont les yeux pétillaient à nouveau, présenta ses félicitations au jeune couple. Ce fut Ron qui lui répondit au grand étonnement de tous.

-Merci professeur, cela nous touche beaucoup.

Le professeur Snape grogna contre les adolescents et leurs fichues hormones, ce qui fit rire les personnes autour de lui. Le brun choisit ce moment pour arriver chargé de son précieux fardeau. Il porta ses yeux immédiatement sur ses amis avec qui il échangea un sourire complice. Il s'avança vers eux, déposa un baiser fraternel sur le front de la brune et pointa sous le nez du roux le petit hérisson. Celui-ci haussa un sourcil en le regardant.

-C'est très joli Harry répondit il pris au dépourvu.

-Ron ! Espèce de sauvage ! Oh Harry qu'il est mignon dit Hermione s'emparant du petit animal avec douceur pour ne pas se piquer.

-Oui, je sais il est trop rigolo dit le brun. Et je crois qu'il m'a adopté.

Ron se pencha sur le petit être, septique quand au qualificatif mignon.

-Ron ? Interrogea Harry.

-Moi je le trouve pas mignon, mais plutôt piquant.

Harry sourit et partit chercher dans un placard une petite soucoupe pour verser du lait. Le hérisson voyant le brun s'éloigner, s'échappa des mains de la jeune femme pour s'élancer sur la table. Il la traversa à vive allure.

-Il s'échappe ! S'écria Hermione.

Le brun se retourna et le vit zigzaguer entre les tasses et les plats.

-Pinturlure ! S'écria t il mais que fais tu ?

Au bord de la table il s'arrêta et se mit à couiner à qui mieux mieux.

-Ca va, ça va, j'arrive lui répondit le brun en tendant ses deux mains à plat pour que le petit animal y prenne place. Le hérisson escalada la manche de la chemise rouge pour s'installer sur l'épaule du brun.

-Et bien Harry je crois que tu as une touche se moqua Fred.

Le brun haussa les épaules.

-Excusez moi ! Dit Neuville . Mais tu l'as bien appelé « Pinturlure »

Les joues d'Harry prirent une teinte rosée sous les rires de l'assemblée.

-C'est pas drôle bouda ce dernier. Moi je trouve que ça lui va bien.

Pour apporter un peu de soutien au brun, le hérisson frotta le bout de sa truffe sur la mâchoire de son maître.

…..

Les trois jours qui restaient avant la rentrée passèrent très vite. Dobby et Madame Weasley s'étaient occupés au début du mois de la liste scolaire des adolescents.

Ils consacrèrent une matinée pour tourner la lettre à Cordélius Fudge concernant la conférence de presse où Harry explicitait qu'Hermione Granger serait la personne ressource du ministère le concernant. La jeune fille y joint un mot demandant quelles étaient les consignes de sécurité concernant le survivant.

La veille du départ, Molly s'étonna auprès du groupe qu'il n'est pas reçu leurs résultats aux buses. En effet aucun des adolescents n'avaient eu de lettre. Un heureux hasard (si si ça arrive parfois) fit que Dumbledore vint ce soir là pour expliquer comment ils se rendraient à la gare. Molly se jeta sur lui pour avoir des explications.

-Non d'un citron trop mûr s'exclama le vieux sorcier, je ne vous les ai pas donné !

Hermione jeta son premier regard noir en direction de son vénéré directeur. Il lui fit un sourire d'excuses. Ron lui s'était tourné vers son meilleur ami pour lui faire signe que le vieil homme était complètement cinglé. Le brun quant à lui se mordait l'intérieur des joues pour ne pas rire face à ce spectacle insolite. Neuville lui était trop préoccupé par les résultats en eux même pour remarquer le manège de ses amis.

Grâce à un de ses tours de passe passe, le directeur sortit de sa poche les quatre lettres et les distribua. Hermione se précipita pour décacheter la sienne… comme elle l'avait prévu des optimal dans toutes les matières. Aussitôt qu'elle eut fini sa lecture, elle se tourna vers ses amis un sourire victorieux aux lèvres.

Ron et Harry eux, n'étaient pas des plus pressés pour ouvrir leurs enveloppes. La jeune femme caressa le bras du rouquin pour l'encourager et le rassurer.

-Ronald Weasley ouvre moi cette enveloppe et que ça saute s'impatienta Molly.

Ron sursauta puis ouvrit avec prudence l'enveloppe comme s'il s'agissait d'une beuglante prête à exploser. Quand il baissa les yeux sur le parchemin, il en resta baba. Il passait dans toutes les matières, il avait même trois optimal en défense contre les forces du mal, en enchantement et en soins aux créatures magiques et un effort exceptionnel en potion qui le fit sourire. Encore plus que son acceptable en divination.

Le rouquin réagit au quart de tour et attrapa Hermione par la taille la fit tournoyer quelques instants avant de l'embrasser passionnément faisant fit des regards hébétés de sa famille.

-Oh, c'est bon les tourtereaux avant de faire la fête vous pourriez attendre que j'ai ouvert la mienne chipota le brun.

-Mais tu comprends pas Harry, ils le font entre eux avant pour remettre ça avec toi se moqua George en jetant un regard bienveillant sur le jeune couple.

-Excuse nous Harry murmura la préféte un peu honteuse de son comportement.

-Tu rigoles Herm. C'est un vrai plaisir de vous voir comme ça la rassura ce dernier.

Puis il prit une grande inspiration et dégrafa le pli, le soulagement se peint sur ses traits, il avait presque les mêmes notes que son ami sauf en potion où il ne savait comment, il avait réussi à récolter un optimal. Après les félicitations d'usage, ce fut au tour de Neuville qui était reçu avec des efforts exceptionnel partout sauf en botanique où il avait reçu un optimal.

Pour fêter les exploits des enfants Madame Weasley sortit des bieraubeurres fraîches. Elle était très fière de son fils cadet. Ils finirent tous la soirée un peu éméchés grâce à un sort roumain que Charlie avait appris.

Le réveil fut très rude le lendemain, les malles n'étaient pas bouclées, Pinturlure refusait de rentrer dans son panier. Hermione et Ron avaient scellé la porte de la chambre des garçons pour avoir un peu d'intimité avant de retourner dans la foule de Poudlard, ce qui fit qu'Harry dut attendre un quart d'heure dans le couloir seulement vêtu d'une serviette autour des hanches, il en attrapa un petit rhume.

Tant bien que mal la petite troupe se trouva sur le quai de la gare à 10h45. Après les embrassades d'au revoir et les dernières recommandations, les adolescents montèrent dans les wagons rouges pour se trouver un compartiment. Dans le couloir assez étroit ils retrouvèrent Seamus et Dean inséparables. L'irlandais se mit aussitôt en mode séducteur pour la petite rouquine sous les regards noirs du survivant. Mais il ne les remarqua pas le moins du monde trop occupé à admirer les sourires éblouissants de la jeune femme. Harry sentit en lui la jalousie lui prendre les tripes. Et quand Ginny lui prit la main lors d'une secousse un peu plus brutales que les autres prétextant avoir peur, il se sentit envahi par la colère.

C'est ce moment là que choisit Eléanor Tournedetravers, une serpentard de septième année, châtain aux yeux bleus pour l'interpeller.

-Harry susurra t elle d'une voix mielleuse

Le brun se retourna. Que pouvait donc lui vouloir la coqueluche féminine des verts et argents.

-Oui ?

-Tu as passé de bonnes vacances, tu as l'air en pleine forme ajouta t elle posant une main sur son avant bras tout en battant exagérément des cils.

-Euh … oui … merci (mais qu'est ce qu'elle vient me faire chier celle là !)

-Ca te dirait de venir faire un tour dans mon compartiment ?

Le survivant allait lui répondre d'aller voir ailleurs s'il y était, mais il intercepta Ginny fusillant du regard la blonde. Il s'empressa donc d'accepter la proposition qui ne laissait aucune équivoque quand on connaissait la réputation de la jeune femme.

En effet une heure avant l'arrivée au château, le bruit courrait que le survivant et Eléanor avaient été surpris faisant du bouche à bouche très sportif dans un compartiment désert. Le couple rentra dans les derniers dans la grande salle, la jeune fille pendue au bras du brun avançait fière d'elle arborant un sourire victorieux. Harry la conduisit à sa table déposa un léger baiser sur ses lèvres avant de rejoindre la sienne.

La salle était silencieuse.

Décidément cette rentrée laissait présager bien des ennuis !

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