Auteure: Vanilly

Titre: Quand un Potter se réveille !

Rating: R (comprend rien au nouveau rating)

Paring: HP/GW RW/HG DM/LL ...

Warning: Aventure/Romance/Humour ……

Disclaimer: Rien n'est à nous, tout à JKR… (Vous connaissez la suite)

Note de l'auteure : Tadam ! Le chapitre que vous attendez tous le Ron Hermione show !

Comme vous le savez maintenant on ne peut plus répondre au reviews, alors petits remerciements rapides. Si vous voulez une que je vous réponde je le ferais par mail, dites le moi ! Bon alors :

Merci à Kalie, Griselle (maieuh veux un chapitre moi ! vanilly boude), Héloïse Evans (heureuse de te compter parmis nous !), Zaika, Marilou Lupin, Pouetpouet (bienvenue à toi !)


Je t'aime tout simplement


Ah, Poudlard, endroit enchanteur pensa Ron. Le jeune homme marchait tranquillement vers le lac où il avait rendez vous avec Hermione. Car, il faut bien le dire depuis une semaine, ils n'avaient plus d'intimité : entre les cours, les devoirs, le Quiddich, les entraînements extra scolaire…

S'en était fini du temps (il y a une semaine) où Harry lui laissait du temps (et la chambre) pour qu'Hermione et lui puissent construire une relation stable. Non, aujourd'hui Monsieur n'hésitait pas à prolonger l'entraînement de Quiddich, alors que le premier match de la saison n'était prévu que dans un mois contre Poufsouffle en plus !

Même dans la chambre des garçons, il était poursuivi : d'abord Dean ne le quittait plus (première bizarrerie mais sûrement pas la dernière !), Ginny, passait son temps libre dans cette chambre aussi, mais non pour Harry ! Non, elle et Seamus sont collés comme des sangsues (Merlin, protège nous !). Seul Neuville (brave garçon) ne l'encombrait pas, puisqu'il passait presque tout son temps dans les serres avec le professeur Chourave.

Et pour ne rien arranger, Hermione avait été nommée préféte en chef de Griffondor. Elle avait transformé sa chambre en QG de l'SH (donc aucun repli possible).

Alors quand Mercredi pendant l'entraînement de vol, il avait repéré cette petite crique naturelle, encadrée de verdure luxuriante et donnant sur le lac, il s'y était de suite projeté faisant des câlins avec Hermione.

Vendredi soir au coin du feu dans la salle commune, tous les membres de l'SH (même Luna que les Griffondors avaient adopté, évidemment, puisque leur mascotte, c'est-à-dire Harry avait l'air de l'apprécier), faisaient lecture. Ron tenait Hermione contre lui, et faisait semblant de lire un grimoire sur les impardonnables et leurs effets positifs. Il se pencha et déposa un petit baiser aérien dans le creux de son cou. Hermione réagit aussitôt en laissant échapper un petit son délicieux. Curieux Ron décida de recommencer l'expérience. A peine ses lèvres entrèrent en contact avec l'épiderme de la jeune femme, que celle-ci claqua brusquement son vieux livre pour se retourner et voler dans un baiser agressif les lèvres de son tortionnaire.

Alors que les Griffondors regardaient stupéfiés leur préféte en chef agresser leur préfet préféré, Ginny, Harry, Neuville, Seamus et Dean partageaient un sourire goguenard (Pour Luna rien à signaler).

Ron qui avait pris appui sur son bras gauche pour ne pas tomber à la renverse, oublia pourquoi il avait posé son bras là et décida de s'en servir pour emprisonner la nuque de sa compagne (l'autre se promenait déjà sur la taille de la jeune femme). Rompant ainsi leur équilibre, le couple bascula en arrière ce qui les fit cesser leur baiser.

La jeune femme était assise sur les abdos du rouquin et le regardait une lueur lubrique dans le regard. Ron savait qu'il devait se sortir du mauvais pas dans lequel il s'était mis.

Car si Hermione sans le faire exprès reculait, elle allait inévitablement rencontrer ce qui faisait sa fierté dans les vestiaires du stade, mais qui pourrait aussi signifier la fin de leur relation. Pour l'instant, ils n'avaient jamais abordé la question des sentiments et encore moins du sexe. Cela ne faisait que quatre semaines qu'ils sortaient ensemble.

Heureusement pour lui, il portait encore malgré l'heure tardive sa robe de sorcier. Mais ce fut Hermione qui prit les devants.

-Ron, vraiment on ne peut pas te faire confiance quand il faut travailler le gronda t elle sans se départir de cette lueur lubrique qui illuminait ses yeux. Elle se releva aussi dignement que possible et dit aux autres le plus sérieusement du monde :

-Puisque c'est ça, je vais dans ma chambre !

Et elle tourna les tallons rapidement.

-Ron, ça va demanda la voix moqueuse de Seamus. Le rouquin secoua la tête.

-T'es sûr qu'elle t'a laissé assez d'oxygène, parce que tu es tout rouge continua Harry.

Alors que le petit groupe riait, Ginny et Luna prirent congé. Ron s'était rassis tant bien que mal. Il bredouilla d'une voix mal assurée à ses camarades de chambrée :

-Bon et bien moi, il me reste plus qu'à aller prendre une douche froide.

-C'est fou ce qu'on te plaint dit Dean mi moqueur, mi sérieux.

Ron les quitta la démarche en canard.

Neuville se retourna vers Dean :

-Pourquoi as-tu dis ça à Ron ?

-Et bien, je sais que Ron, Hermione et toi Harry, vous êtes proches. Mais… Oui certes elle est mignonne, mais sans vouloir te vexer, c'est Hermione, elle n'est pas très drôle.

Harry se leva, Dean eut un mouvement de recul, il avait tellement changé, que seule sa présence suffisait à impressionner.

-C'est que tu ne la connais pas comme nous. Mais Hermione en plus d'être super intelligente et très mignonne, est aussi une des personnes les plus gentilles, sensibles, censées et tendres. Je te l'accorde chez elle le sérieux est une vertu, mais nous avons eu de bonnes tranches de rigolade tous les trois. Et quoi qu'il se passe, elle sera toujours ma petite sœur.

-Humm marmonna Dean peu convaincu. Harry sourit.

-De toute façon, je te déconseille de chercher à mieux connaître Hermione maintenant, Ron te tuerais.

-Vu comme Ron a tourné pendant les vacances, je ne m'approcherais pas, promis juré !

Les quatre garçons montèrent se coucher en riant. Ils trouvèrent dans la chambre un Ron bleuté (douche froide oblige), sautant dans la pièce essayant d'attraper Coq qui voletait joyeusement.

-Rahhhh ! Saleté d'hibou, reviens ici ! Il continua à insulter copieusement le petit volatile, pendant que ses amis enfilaient leurs pyjamas.

Finalement Harry eut pitié de lui et se pencha vers Hedwige qui était penchée au dessus du lit de son propriétaire.

-S'il te plait, peux tu l'aider ?

La chouette blanche prit son envol et en un battement d'ailes rejoint Coq. D'un coup d'aile bien placée, elle envoya bouler le petit hibou qui émit un hululement horrifié. Quand Ron vit le petit hibou rouler sur son oreiller comme un gros boulard, il se jeta sur son lit pour le plaquer dessus afin qu'il ne lui échappe plus.

-Merci Hed, haleta le jeune homme.

Alors qu'il allait attacher un parchemin à la patte de Coq, Pattanrond sauta sur le lit et s'installa à la tête du lit.

-Eh, surtout fais comme chez toi laideur ! S'indigna le jeune homme.

-Ron grogna Harry, n'oublie pas que c'est encore un sujet de tension entre vous.

-Mais toi aussi tu l'appelles laideur !

-Oui, mais pas devant Herm et puis ce n'est pas ma petite amie.

-Mouais. Et toi qu'est ce que t'en penses la laideur ? Tu voudrais porter ça à Mione ? Il glissa le parchemin sous son collier. Le chat frotta son nez dans le cou de Ron avant de s'élancer vers la porte. Harry secoua la tête et dit :

-Heureusement qu'il t'aime bien !

Puis petit à petit le silence se fit dans la chambre. Le lendemain matin Ron se réveilla avec un nœud au ventre. La veille au soir, il avait fixé un rendez vous à Hermione. Mais est ce qu'il lui manquait autant qu'elle lui manquait ?

Pour une fois, il fut réveillé et prêt avant tous les autres. Il enquiquina Harry pour qu'il accélère le mouvement.

-Ron, c'est samedi, pas la peine de t'exciter comme ça ! Grogna le brun.

Finalement, ils descendirent dans la salle commune, où ils trouvèrent Hermione et Ginny le nez plongé dans des gros bouquins poussiéreux.

-Les filles prêtent pour le petit dej ?

Les jeunes femmes levèrent le nez de leurs bouquins et les suivirent. Ron et Hermione échangèrent un chaste baiser plein de promesse, quand à Harry et Ginny, ils se regardèrent en chiens de faïence à croire que rien ne pourrait plus jamais les réconcilier. Ils furent rejoints par les autres et c'est ensemble qu'ils partirent vers la grande salle.

Ron profita de l'effet de groupe pour se rapprocher de la préféte en chef, il était nerveux, mais elle lui sourit et glissa sa main dans la sienne. Elle se hissa sur la pointe des pieds pour lui glisser à l'oreille :

-Je suis plus que d'accord pour passer du temps seul à seul ensemble. Mais où ?

Alors Ron passa un bras autour de sa taille, et la rapprocha de lui. Puis, il s'approcha d'elle comme s'il allait l'embrasser. C'est d'abord ce qu'elle crut. Mais en cours de route, il dévia et alla déposer un bisou sonore dans son cou. Quand il rencontra son regard, il y décela de la frustration, ce qui le fit sourire, mais aussi de l'interrogation.

-Je refais l'expérience d'hier soir, on ne sait jamais ta réaction aurait pu être un réflexe.

A l'évocation de se souvenir, la jeune femme s'empourpra. Mais elle se reprit et lui demanda s'il avait une idée de l'endroit où ils pourraient se retrouver sans la présence des autres. Il lui expliqua rapidement l'emplacement de la petite crique. Elle lui sourit, mais n'eut pas le temps de lui répondre car une voix cassante et méchante s'adressa à eux.

-Prions Serpentard que ces deux là ne se reproduisent pas ! Alors que sa troupe de serpentards qui le suivaient bêtement, se mirent à ricaner.

Harry fit volte face.

-Malfoy ! Ferme là. Jaloux de ne pas avoir de dulcinée ? C'est sûr qui voudrait de toi !

-Potter t'as pris des cours du rire pendant les vacances ou quoi. De quoi veux tu que je sois jaloux hahahaha. Son rire sec et sans vie fut repris par les serpentards qui les entouraient.

Alors qu'Harry allait répliquer, Hermione l'attrapa par le bras en lui disant de laisser tomber, qu'il n'en valait pas la peine. Ce petit incident avec les serpentards était monnaie courante depuis la rentrée. L'ambiance était plus que tendue, et tous les élèves attendaient avec appréhension l'affrontement entre Harry Potter et Draco Malfoy.

Draco lui n'avait pas changé pour deux sous physiquement, il était toujours très élancé (à tendance maigre). Mais, il avait plus d'un atout dans sa poche pour séduire. Tout d'abord une prestance digne d'un prince (qui lui avait valu le surnom de prince des serpentards, ça plus l'argent de papa et la terreur du nom des Malfoy), mais surtout un visage angélique, des traits doux, de grands yeux bleus clairs, et de magnifiques cheveux blonds blanc. Il ne faut pas se fier à cet air, car en dessous de ce masque se cache un démon mesquin et cruel. Ses traits deviennent durs en un clin d'œil, sa bouche se tort en un rictus sarcastique, et ses yeux deviennent aussi froids que l'acier. Pour lui sa personne seule importe.

Par contre Harry, lui avait changé du tout au tout. D'abord physiquement, d'un petit garçon maigrelet, il était devenu un bel homme, grand. Son aspect maigrelet avait disparu à l'avantage d'une musculature fine et déliée. Le jeune homme avait aussi changé de regard, d'un vert tendre et innocent, il était devenu parfois inquisiteur et toujours à l'affût, aucun mouvement ne lui échappait. D'un garçon timide, il était devenu un homme sûr de lui et sûr de ce qu'il veut. D'habitude réservé, il ne serait jamais intervenu dans les conflits des autres (hors Ron et Hermione bien sur). Mais depuis la rentrée, il n'hésitait pas à prendre la défense de ses camarades griffondors, et même des petits poufsouffles qui se faisaient malmener par des septièmes années serpentards (tiens donc !), lui qui avait toujours cherché à échapper à son statut de super héros, le recherchait désormais.

Poudlard était dans un bel état et tout cela grâce à Harry Potter et à sa « bande ». Du jamais vu avant. Il y avait bien eu les Maraudeurs qui aimaient bien défendre les causes perdues quand ils n'avaient rien d'autre à faire, où encore les jumeaux Weasley qui n'hésitaient pas à faire des coups tordus aux « méchants », mais c'était juste pour tester leurs inventions.

Dorénavant, Poudlard était devenu le terrain de jeu personnel du Survivant et Malfoy dit la fouine n'avait pas l'intention de laisser passer cela. Alors tout était bon pour déclencher une dispute. Plus que tout, ce que Draco avait du mal à digérer, était l'air totalement heureux de la belette et de la sang de bourbe. Surtout Weasley, cette année il était habillé à la dernière tendance tout comme Potter, mais la belette avait drôlement changé, il n'était plus le rigolard, grincheux que Draco aimait faire enrager, sûr que rien ne lui arriverait. Aujourd'hui une aura apaisante entourait le rouquin, alors que pour Granger son aura était plus agressive qu'habituellement, et tout ces changements étaient effrayant pour le blond.

Le reste de la journée se passa à une vitesse extravagante, Ron et Hermione ne se virent pas de la journée. Pour Ron, les cours d' Occlumencie et de Légimencie avec Alberforth lui prirent une bonne partie de la journée. Ron aimait bien ces cours, qui se passaient dans l'arrière salle aux trois sangliers. Quand à Hermione, elle faisait encore des approfondissements en métamorphose, puis en diverses magies.

Le dimanche matin, Ron avait un entraînement de Quiddich très tôt en compagnie d'Harry, il n'avait donc pas croisé Hermione. Cette fin de matinée était délicieuse, les jeunes tourtereaux avaient un peu plus de trois heures devant eux.

Quand Ron arriva à la crique, Hermione était couchée sur le dos, les yeux fermés. Elle se laissait aller. Dans ces moments là, le temps n'avait plus de prise sur elle. Elle aurait voulu s'enfoncer dans la tiédeur de l'herbe.

Des lèvres effleurèrent son front moite. La tentation d'entrouvrir les paupières était grande, mais elle s'imposa de demeurer immobile.

-Ron ?

Le jeune homme penché sur elle ne répondit pas. Il était très grand pour ses seize ans. La silhouette musclé. Dans un mouvement vif il s'allongea sur elle.

-Ron ! Arrête !

Il répliqua, guerrier :

-Tu peux rien contre la puissance du phénix …

Irritée, elle chercha à se libérer de ce corps qui pesait sur le sien, mais en vain. Alors, hargneusement elle rua, se débattit, réussit à basculer sur le côté, l'entraînant avec elle dans un roulé boulé où leur corps enchevêtrés s'imprégnèrent d'herbes et de terre.

Au cours de la lutte sans qu'elle sut comment, la main de Ron se retrouva à la hauteur de sa bouche, alors d'un seul coup elle referma ses dents sur la peau claire de son compagnon. Ron poussa un cri de douleur auquel fit écho le rire triomphant d'Hermione. Elle lança altière :

-Même la mouche peut piquer l'œil du lion !

Furieux, il replongea sur elle, emprisonna ses bras, les écarta en croix.

-Et maintenant … princesse, dis moi. Qui est le vainqueur ?

Elle serra les lèvres. La provocation qui naturellement habitait son regard s'était accrue. Il ajouta doucement, se penchant au plus prés de son visage :

-Rassure toi, je suis magnanime. Ni vainqueur, ni vaincu.

Etait ce la manière de le dire ? Où simplement le timbre grave de sa voix qui soudainement la troubla ? Elle chercha une réplique tranchante mais sa gorge s'était nouée. Son cœur volait vers le ciel couchant. Elle sentait le souffle de Ron contre sa joue et sous le tissu de sa chemise, sa peau chaude et douce.

Partagée entre la révolte et la soumission, c'est presque à son insu qu'elle bougea sous lui. Dans une semi inconscience, son bas ventre chercha celui de Ron. Elle s'y accola, se laissant envahir par le délicieux bien être qui montait des fibres les plus secrètes de son corps. Ils se figèrent conscient de leurs gestes et de ce que cela entraînait. Leurs yeux ne se quittaient pas.

Pour Hermione, l'image de Ron, la bouche entrouverte, les pommettes rosées faisant ressortir des tâches de rousseurs, ses prunelles bleutées scintillants de milles feux, le souffle saccadé, était la plus belle image qu'elle n'est jamais vue. Surtout quand il la regardait comme si pour lui, elle était tout au monde.

Ils se redressèrent sans s'éloigner l'un de l'autre. Tellement bien si proche, trop proche ? Leur relation évoluait, mais aucun d'eux ne savait comment l'aborder, tout était implicite. C'était à la fois très rassurant de ne pas avoir à parler pour se comprendre, et à la fois très effrayant. Enfin ça c'est ce que pensait Hermione. Pour Ron tout était beaucoup plus compliqué.

En revenant vers le château, Ron l'observait sans qu'elle s'en rende compte. Il se demandait pourquoi chaque battement de ses paupières lui apparaissait comme une chose nouvelle. Son parfum, le frottement du voile sur son épaule, cette façon qu'elle avait de respirer, de bouger qui n'appartenait qu'à elle. Jusqu'à ses impatiences, ses volte face, jusqu'à l'absence de perception qu'elle avait de l'amour qu'il éprouvait pour elle. Car il l'aimait, ô combien ! Le lui avouer ? Lui confier ce qu'il portait en lui depuis si longtemps ? Elle l'éconduirait sans doute, elle rirait. Et lorsqu'il lui arrivait de penser que même ce rire là pourrait l'émouvoir, où pire encore l'attendrir, naissait en lui l'effrayante certitude que vraiment l'amour le rendait fou !

Et ce fut ainsi chaque dimanche, ils se voyaient à la crique, leur crique. Mais un dimanche, quinze jours avant les vacances d'halloween, les choses dérapèrent. Hermione était allongée à même le sol, elle aimait sentir les brins d'herbe contre elle, la tête sur les genoux de Ron qui était assis en tailleur face au lac. Ils papotaient le regard fixait sur le lac.

Ron dévia son regard sur Hermione, un regard appréciateur, il adorait admirer les douces courbes de son corps. Hermione sentit son regard brûlant et tourna son regard vers lui.

Une sensualité animale avait soudainement recouvert ses traits. Il continua à la contempler, mais cette fois, il n'essaya pas de l'attirer à lui. C'est elle qui s'avança. Avec une lenteur étudiée, elle se mit à dégrafer les trois boutons supérieurs de sa chemise et dénuda partiellement son torse. Elle passa timidement le bout de ses doigts sur la peau qu'elle convoitait tant depuis ce jour dans la boutique de Madame GUIPURE.

-J'aime ta peau laissa t elle échapper dans un souffle.

Il ne broncha pas, la laissant infiltrer ses doigts sous le tissu. Elle le caressait lentement. Plus elle descendait sa main, plus son visage devenait cramoisi et sa température corporelle atteignait des sommets. Sa paume était froide sur la peau incendiaire du rouquin, mais douce. Elle appuya son corps contre le sien. Avec innocence, sa main glissa furtivement vers l'entrejambe de l'homme et s'y immobilisa, fascinée par ce qu'elle découvrait.

-Tu ne sais pas combien je … fit elle dans un souffle

Il ne la laissa pas achever sa phrase. Dans un élan fougueux, il prit ses lèvres, les embrassa avec passion et dévotion. Presque simultanément, ses mains enserrèrent sa taille et descendirent au niveau de ses hanches, retroussèrent sa jupe d'écolière afin de percevoir le contact de ses cuisses, la cambrure de ses reins, des régions intimes de son corps. Hermione se laissa faire, attirée par une sorte d'appel muet qui anéantissait en elle toute résistance, et ses mains se crispèrent sur les épaules de Ron. Elle dit d'une voix presque inaudible :

-Tu es si beau.

Il but encore à ses lèvres, puis revenant brusquement sur terre, eut un hoquet de surprise, il s'enfuit en courant. Hermione ouvrit en grand ses yeux noisette.

-C'était quoi ça ? Non, mais je rêve ! S'exclama t elle sentant la colère s'insinuait en elle. Il me plante là sans rien dire. Il m'a planté ! redit elle sur le ton de l'évidence. Mais qu'est ce qui lui a pris. J'en ai pas fini avec toi Weasley siffla t elle.

Sûre d'elle, elle partie d'un pas sûr vers le château avec l'intention de retrouver le rouquin et de lui faire sa fête. Ca tombait bien, elle avait découvert deux ou trois sorts de magie noire qu'il fallait qu'elle teste. Il allait souffrir et personne ne pourrait l'aider.

Mais Hermione se trompait, Ron ne s'était pas réfugié auprès d'Harry comme il aurait pu le faire habituellement. Il avait passé en courant l'enceinte du château pour transplaner directement chez Alberforth. Il fallait qu'il sache, qu'il lui pose des questions. Mais par où commencer et est ce que le vieil homme aurait des réponses. C'est dans un état proche de l'hystérie que le frère d'Albus découvrit le dernier des Weasley marchant de long en large devant sa cheminée.

-Ron, mais que fais tu ici, nous n'avons pas cours aujourd'hui ?

-Je sais Al, mais j'ai un souci et j'aimerai t'en parler si tu es d'accord.

-Ah enfin tu te décide dit le vieux mage en soupirant. Cela fait des semaines que je te sens hanté par ce problème. Quel est il ?

-Hermione répondit il d'une voix tellement base qu'Al dut se baisser pour l'entendre.

-La jolie petite brunette pour qui tu te consumes littéralement.

-Al ! J'ai besoin de ton aide, pas de tes commentaires !

-Bien, mais je ne comprends pas pourquoi tu viens me poser des questions sur elle à moi. Peut être qu'Harry serait mieux placé pour y répondre.

Ron poussa un gros soupir.

-Allons raconte moi

-Bon, je vais essayer de te faire un petit résumé pour que tu comprennes mieux. Depuis que j'ai ce don, avec Harry et Ginny, j'ai un lien particulier. Et depuis que je le travaille avec toi, j'arrive à lire d'autres personnes, mais ….

-Pas Hermione finit Alberforth, n'est ce pas ?

Le jeune homme hocha pitoyablement la tête.

-Elle ne ressent rien pour moi, le vide total acheva t il au bord des larmes.

A la grande surprise de Ron, Alberforth se mit à rire à gorge déployée

-Et, merci de te moquer de moi, alors que je suis au bord du gouffre, tant que tu y es donne moi une corde pour que je me pende !

-Non, excuse moi. Mais, que tu ne sentes rien des sentiments d'Hermione est normal.

-Quoi ?

-Et bien, en réalité il y a plusieurs raisons. D'abord, je pense que tu as bloqué toi-même ton propre ressenti car tu avais peur de connaître la vérité, tu pensais qu'elle ne t'aimerait jamais comme tu l'aimes. Et d'autre part, si tu ne ressens rien, c'est qu'elle t'aime d'amour.

-

-Ron ?

-Si je ne ressens rien c'est à cause de l'amour que nous éprouvons l'un pour l'autre ?

-En quelques sorte, oui.

-Et merde soupira le jeune homme en se laissant tomber sur une chaise matelassée.

-S'il te plait reste poli. Mais pourquoi, dis moi ce qui c'est passé ?

-J'ai eu peur et j'ai eu une réaction … enfin je me suis enfui lâchement et je l'ai abandonné seule au bord du lac, sans lui dire quoi que ce soit.

-Est-ce que tu l'aimes ?

-Oui !

-Alors, qu'est ce que tu attends pour aller lui dire !

Le jeune homme sourit, se leva d'un bon, serra Alberforth dans ses bras.

-Merci Al, et il transplana sans attendre la réponse du vieux sorcier qui se contenta d'un soupir

-Ah, la jeunesse !

De l'autre côté, Hermione arriva très remontée au château. Sans perdre de temps elle grimpa à la tour Griffondor. Elle claqua la porte, tous la regardèrent bizarrement. Au grand jamais , ils n'avaient vu Hermione Granger aussi en colère, aussi aucun d'eux ne broncha quand elle se plaça au centre de la pièce et mis ses mains en porte voix pour hurler à plein poumons.

-Weasley, si tu es un homme montre toi ! Je te préviens je compte jusqu'à trois si tu ne descends pas ça va chauffer pour ton matricule ! Un ! Deux ! TROIS ! RONNN !

Harry descendit en trombe de sa chambre.

-Mais Hermione que se passe t il ? Pourquoi cris tu comme ça ?

-Oh Potter si je comprends bien tu es de son côté dit elle très énervé. Mais ne t'inquiète pas repris t elle plus doucement, si tu me dis où ce lâche petit volatile sans aucun intérêt se cache, je ne lui ferai pas trop mal, juste le nécessaire. Et elle émit un ricanement sadique en se frottant les mains.

-OK, ok, on se reprend Herm. Si tu m'expliquais un peu ce qui se passe.

-Tu veux pas m'aider. D'accord, t'inquiète, je comprends, solidarité masculine. Puisque c'est comme ça, je vais fouiller votre chambre, tu permets. Et sans attendre la réponse du brun, elle grimpa les escaliers.

-Herm attend …

La jeune femme ouvrit la porte sans frapper, Neuville qui était en train de se changer poussa un cri horrifié en voyant la jeune fille. Elle, ne le remarqua même pas. Elle se dirigea de suite vers le lit du roux. Il était fait les draps tirés et les couvertures bien repliées. De rage, la jeune femme attrapa le tout et tira de toutes ses forces, une fois qu'elle eut tout arraché, elle les jeta à l'autre bout de la pièce. Puis elle se baissa pour regarder s'il ne s'était pas caché sous le lit.

-Rien constata t elle déçue.

Elle se retourna vivement, bouscula Harry qui était sur son passage, pour se diriger vers la salle de bain.

-Et, mais Hermione que se passe t il ? Demanda t il inquiet, il n'avait jamais vu son amie dans un tel état. Certes depuis qu'elle avait réussi sa transformation animagus, elle était un peu plus vive, mais rien d'aussi alarmant.

Mais la jeune femme ne lui répondit pas. Elle remua tous les objets de la salle d'eau, et en ressortit encore plus en colère.

-Mais où se cache t il donc. Des larmes de rages s'échappèrent de ses yeux. Harry la prit dans ses bras et lui chuchota des paroles apaisantes tout en lui caressant le dos. Elle se laissa aller un instant dans les bras sécurisant d'Harry, mais à peine cette pensée lui effleura t elle l'esprit qu'elle repensa à ce qu'elle ressentait dans les bras de Ron. Merde elle l'aimait, pourquoi l'avait il rejeté tout à l'heure. Pourquoi alors que tout allait bien dans sa vie, brisait il tout comme cela. Elle se raidit et se dégagea d'Harry.

-Je vais le retrouver cette vermine. Voyons dans la grande salle. Elle descendit en trombe, Harry sur les talons.

Ils arrivèrent en courant dans la grande salle. Malheureusement pour eux, Malfoy et ses larbins étaient réunis et ils ne se privèrent pas de faire quelques remarques acerbes. Hermione n'étant pas d'humeur à discuter « aimablement » avec Malfoy s'avança menaçante prête à bondir sur lui. Malfoy ne dut son salut qu'à l'arrivée de Ron. Ce dernier croyant bien faire intervint :

-Mais que ce passe t il ici, besoin d'aide ?

Hermione ouvrit en grand ses yeux, un rictus mauvais tordit sa bouche, Draco eut un mouvement de recul, il croyait que l'arrivée de son petit ami lui avait donné encore plus d'assurance. Alors qu'elle ne fut pas sa surprise quand elle se retourna violement vers son dit petit ami.

-Toi ! Hurla t elle.

-Mione, il faut qu'on parle.

-Non, ne me parle plus, ne me touche plus, ne me regarde plus, mieux, ne m'approche plus se sera plus simple.

-Mais Mione dit il en lui attrapant le bras. Ni une, ni deux la jeune femme lui assena un aller retour retentissant. Si la tête de Ron avait pu faire un tour à 360 degrés, elle l'aurait fait sans problème. Ses vertèbres craquèrent d'une façon sinistre. Les mains de la jeune femme avaient laissé deux grands hématomes sur les joues de Ron. La douleur était cuisante. Alors que la pièce était silencieuse, un ricanement retentit derrière eux.

-Y aurait il de l'eau dans le …

Hermione se retourna et lui mit une claque aussi forte que la première fois.

-Ca, c'est pour avoir cru que tu y couperais, Malfoy !

La jeune femme fixa Ron droit dans les yeux, il la regardait l'air perdu, extrêmement triste. La, elle vit les marques qu'elle lui avait laissé. La culpabilité, le désespoir et la fatigue la submergèrent tout d'un coup. Je viens de le perdre pensa t elle. Mais qu'est ce qui m'a pris de réagir comme cela. Elle tendit la main pour effleurer un des hématomes qui virait au bleu jaune. Mais au contact de ses doigts, le jeune homme recula instinctivement. Hermione sentait que ses larmes commençaient à couler. Elle ne voulait pas pleurer devant tout le monde. Mais surtout pas devant lui. Elle partit sous les murmures de la salle. Au même moment le professeur Mc Gonagall arriva pour voir qu'elle était la cause de ce silence. Mais quand elle vit le visage de Ron son premier réflexe fut :

-Monsieur Malfoy qu'avez vous fait à Monsieur Weasley ?

Draco fut tellement indigné qu'il faillit s'étouffer avec sa salive. Mais comme ce dimanche était celui des surprises pour lui, il ne fut presque pas étonné d'entendre Ron dire à son professeur que pour une fois il n'y était pour rien. Une fois qu'il eut répondu, Ron ne fit plus attention à la discussion, il n'entendit même pas Minerva lui donner l'ordre de passer à l'infirmerie se faire soigner. Harry le prit donc par le bras et le guida dans les couloirs, mais il ne le conduisit pas à l'infirmerie, mais dans la salle sur demande. Il le fit asseoir dans un fauteuil.

-Ron, dis moi ce qu'il se passe.

-Le même jour je la perds, alors que j'apprends qu'elle m'aime comme je l'aime souffla t il au bord des larmes.

-Tu peux développer ?

-Je l'ai abandonnée, blessée, rejetée. Tout ça parce que encore une fois je n'ai pas su faire face comme d'habitude. Il ne fit aucun effort pour dissimuler les larmes qui coulaient le long de ses joues. Harry se leva, et prit un flacon sur une des étagères. Il le décapsula. Puis approcha une chaise du fauteuil de Ron, doucement, il lui releva le visage. Ce qu'il vit lui brisa le cœur. Le visage du rouquin était ravagé, les larmes laissaient des sillons sur les joues qui étaient devenues bleus noires. Harry sortit son mouchoir et sécha les larmes de son ami. Puis il appliqua la potion délicatement, Ron ne silla pas, malgré la douleur. Puis il replia le tout. Dans la pièce le silence n'était pas pesant, les deux jeune hommes avaient l'habitude de ce genre de situation sauf qu'en, principe c'était dans l'autre sens et pour d'autres motifs. Mais ils avaient simplement l'habitude de veiller l'un sur l'autre.

-Ron commença t il après avoir pris une grande inspiration. Tu es mon seul et unique frère et Hermione est ma meilleure amie. Cela fait presque deux mois et demi que je dis à tous qu'elle est ma sœur car je suis persuadé que vous allez vous marier un jour. Alors je ne sais pas ce qui s'est passé entre vous et je crois que je ne dois pas m'en mêler. Mais je vais quand même te donner un conseil. Ce soir logiquement nous avons une réunion de l'SH dans la chambre d'Hermione. Je vais prévenir tout le monde que la réunion a lieu ici. Sauf Hermione, toi tu iras la voir et vous essayerez de parler. Mais pour l'instant reprit il joyeux, c'est Chocogrenouilles à volonté !

Ron essaya de sourire, mais sans grand succès. Ses joues reprenaient petit à petit une teinte normale. Vers 16h Harry sortit de la pièce pour prévenir l'SH que le lieu de réunion avait changé.

Ron décida enfin de bouger, il se sentait très fatigué et crasseux, il lui fallait une douche. Après tout il allait voir Hermione pour se faire pardonner son attitude déplacée de ce matin et lui avouer ses sentiments. Alors autant se mettre sur son trente et un pour mettre toutes les chances de son côté.

Hermione, elle, avait couru jusque dans sa chambre et s'était jetée sur son lit. Etreignant son oreiller elle avait pleuré pendant presque une heure, ses yeux étaient rougies et lui faisaient mal. Elle se retourna et fixa la porte qu'elle avait fortement claquée auparavant. Elle était déçue, Ron, n'avait rien tenté pour la retenir, et il n'était pas venu à sa porte pour essayer de tout arranger. Mais à quoi est ce que je pouvais m'attendre. Je ne lui ai même pas laissé le temps de parler, de s'expliquer. Ses yeux étaient si tristes, et en plus, je l'ai blessé physiquement. Rahh et puis finalement, je n'ai jamais fait cette recherche sur les empâtes. Sur cette constatation Hermione regarda son réveil 13h30.

Bien se dit elle : à cette heure ci il ne doit y avoir personne à la bibliothèque. Elle s'y rendit prudemment, maintenant, elle avait accès à la réserve. Elle déambulait dans les rayons, voyons, voyons par où je commence. Puis finalement elle prit deux gros grimoires et un petit livre, qui paraissaient intéressant. Il était 14h15 quand elle sortit de là, sur le chemin du retour, pour ne pas perdre de temps, elle plongea dans le petit livre, elle ne remarqua donc pas les murmures et les gestes des autres élèves. Sa dispute avec Ron faisait le tour de l'école.

Une fois arrivée à sa chambre, elle verrouilla la porte et sans quitter le bouquin qu'elle dévorait, elle s'installa en tailleur sur son lit. A peine eut elle fini le premier livre, qu'elle se jeta sur le premier grimoire posé à ses côtés. Elle tournait les pages avec frénésie. Sautant des chapitres entiers qui étaient redondant avec ce qu'elle avait lu précédemment.

-Nom de Merlin….

Puis elle continua avec le dernier volume qu'elle lut assez vite sélectionnant les informations dont elle avait besoin.

-Que je suis bête, et je n'y ai même pas pensé. Sans parler de l'empathie, Ron, reste Ron. Nous aurions du parler, il faut que je lui parle !

Elle se leva précipitamment, et courut vers la porte, mais son intuition féminine, la poussa à se regarder dans son miroir mural avant de partir.

Oh, mon dieu, je suis affreuse ! Voyons qu'elle heure est il ? 17h30. Bon, si je me dépêche je pourrais le voir avant le dîné

Elle se précipita dans sa salle de bain pour prendre une douche vite fait. Quand, Hermione sortit de la salle de bain, elle était vêtue d'une nuisette able, les claquettes fourrures assorties aux pieds. Elle s'était lâchée les cheveux qui venaient encadrer son visage.

Elle s'immobilisa sur le seuil. Sa chambre était plongée dans l'obscurité. La lumière de la salle de bain faisait une aura à la silhouette masculine allongée sur le lit, elle n'eut pas besoin de demander qui c'était, c'était lui, l'homme qu'elle aimait.

Ron, jusque là plongé dans ses pensées, leva vers Hermione un regard inquiet.

-Tu es là dit elle en prenant inconsciemment la pose. Il ne répondit rien, ne sachant pas comment s'y prendre et étant troublé par sa tenue.

Devant son absence de réaction, elle prit son courage à deux mains et traversa la pièce pour s'asseoir prés de lui. Ron la dévisagea :

-Hermione, je m'excus…

-Oh, je survivrai, mais moi aussi j'ai des excuses à te faire. Un silence embarrassant et troublant s'en suivit. Aucun, ne savait comment réagir.

Il hésita, luttant contre l'envie de la prendre dans ses bras pour ne plus jamais la laisser partir, il avait failli la perdre aujourd'hui. Hermione baissa les yeux, puis lentement releva sa tête, Ron la fixait de ses yeux bleus envoûtants.

-Ron, je t'aime plus que tout et je … je … je veux être à toi dit elle en rougissant comme une écrevisse.

Elle veut être à moi songea Ron. Il ne put s'empêcher de rire doucement et de secouer la tête.

-Quoi ? Demanda Hermione, blessée par sa réaction. Il se reprit conscient du quiproquo que cela pouvait entraîner, il n'était pas là pour risquer de la perdre à nouveau. Il décida pour une fois de lui dire ce qu'il ressentait.

-Je rêvais de rencontrer une femme intéressante, il lui déposa un baiser sur le bout du nez de la jeune femme qui buvait ses paroles, un sourire mystérieux naquit sur ses lèvres, passionnante souffla t il en se penchant vers Hermione.

-Ah bon ? Une douce chaleur envahit la jeune femme, son cœur battit plus fort.

-Passionnante comment ? Le taquina t elle.

Le sourire de Ron s'élargit. Il savait qu'elle le provoquait, et ne demandait pas mieux que de se laisser faire.

-Tu ne t'en doutes pas ?

Il se pencha encore. Leurs lèvres se touchaient presque, Hermione pouvait sentir son souffle dans son cou.

-Oui, mais … j'ai eu une rude journée, soupira t elle avec coquetterie. Elle parut réfléchir, puis s'approcha lentement de lui avec une expression angélique, leurs lèvres se touchaient presque. Je préférerais que tu me montres. Elle s'était exprimée d'une petite voix éperdue, avec une science toute féminine.

-Tu es prête ? J'y vais.

Tandis que les lèvres de Ron se posaient sur les siennes, Hermione s'abandonna à son étreinte passionnée, lui donnant son accord tacite pour aller plus loin.

La main puissante de Ron emprisonna sa nuque, retenant sa fuite. Dès l'instant qu'elle cherchait à se dégager, le corps massif de son compagnon se coucha sur elle, appuyant son torse contre ses seins uniquement défendus par le mince rempart de sa nuisette. Ses doigts se nouèrent en étau autour de ses poignets et dans un mouvement irrésistible, il la força à les écarter. Elle voulut crier, mais son cri demeura prisonnier au fond de sa gorge, étouffé par la peur et cet envahissement qui la submergeait.

Ron revint vers ses lèvres et l'embrassa fougueusement, puis les délaissa à nouveau pour retourner à son cou, mais cette fois, sa bouche ne s'y arrêta pas, il prolongea ses baisers jusque dans le creux de son décolleté lui arrachant un nouveau gémissement. La main de Ron se posa sur sa cuisse et remonta prenant un malin plaisir à la faire frissonner. Hermione ouvrit les yeux, Ron la fixait avec un regard plein de désir…attentif au moindre signe de sa part alors que son doigt faisait glisser la fine bretelle de sa nuisette sur son épaule.

Dans la lutte qui les opposait, elle croisa furtivement les yeux de Ron et ce qu'elle crut y lire la bouleversa.

Sa nuisette avait glissé et ne voilait plus que partiellement la nudité de son corps, ce que voyait Ron, il le notait avec force. Le hale de la peau d'Hermione, le corail de ses lèvres, ses seins d'ivoire aux veines azurés, il avait décidé de s'en rendre maître. Il fit glisser son doigt le long de la courbe de son sein, puis un autre, et un autre et bientôt, il le tint dans le creux de sa paume.

-Hermione ?

Sa voix avait coulé comme la lave d'un volcan, faisait renaître aux tréfonds d'elle cette sensation éprouvée quelques temps plus tôt. Cette emprise rassurante et effrayante. Ce fut peut être cette alchimie faite d'admiration et de luxure, d'avidité et de délire qui lui cria qu'entre ses bras elle était vouée à céder.

- Continue…lâcha-t-elle dans un souffle. Elle voulait ses lèvres sur sa peau. Délicatement, Ron pressa son sein frémissant, pointe dressée.

Insensiblement, elle se détendit, laissa ses cuisses docilement s'écarter pour qu'il s'y encastra. Sa nuisette ne formait plus qu'un amas de tissu autour de ses hanches. De son côté, un peu comme un chat joue avec sa conquête où pressentant qu'il tenait sa victoire, Ron se redressa légèrement et la contempla, mais cette fois avec amour, le désir en arrière corps.

- Ron…lâcha-t-elle encore d'un ton suppliant.

Il leva les yeux vers elle et ancra son regard dans le sien comme il happait de ses lèvres le mamelon rosé qui s'offrait à lui. Hermione fut parcourue d'une décharge électrique et laissa échapper un long soupir de contentement. Il fit bientôt subir la même torture à son autre sein. Puis sa main retourna à sa cuisse qu'il caressa un moment, avant de la poser, immobile, sur sa culotte.

Il se mit à la caresser. Ron déposait un léger baiser sur ses lèvres, puis il posa la tête contre sa poitrine, caressant du bout des doigts sa peau rose et gonflée de plaisir.

Elle ne pouvait se résoudre à rester inactive, et puis tout d'un coup elle se sentit un peu trop dénudée ou c'était lui qui était trop habillé. Elle eut tôt fait de choisir. Elle fit glisser sa main qui était accrochée à sa chemise comme à une bouée de sauvetage, vers la ceinture de son pantalon. Un moment, elle fut tirailler entre rester concentrée sur ce qu'elle voulait à l'origine ou alors poser ses mains sur ses fesses qu'elle admirait énormément chez lui pour l'attirer encore plus prés d'elle. Mais elle se contenta de tirer la chemise vers le haut. Petit à petit, le tissu dévoilait un peu plus sa peau laiteuse et douce.

Finalement, elle réussit à sortir la chemise du pantalon, elle était tellement occupée à sa tâche, qu'elle n'avait pas remarqué qu'il la regardait, un sourire malicieux s'étirant sur ses lèvres gonflées de leur dernier baiser. Elle sursauta quand elle sentit ses mains se poser sur les siennes puis il enleva sa chemise

-Contente ? Demanda t il.

-Oui très, lui répondit t elle Bonjour vous dit elle en caressant la peau à côté de son nombril. Elle le sentit frémir et gémir sous ses doigts. Merlin que ses trois tâches rousseurs étaient attrayantes , mais Ron eut tôt fait de retourner à son occupation, la dévorer de baisers plus enflammés les uns que les autres.

Plongeant ses mains dans la chevelure rousse et douce, la Gryffondor s'abandonna complètement aux baisers et aux caresses, découvrant avec délice le plaisir qui lui était offert
Ses lèvres toujours soudées à celles d' Hermione, Ron continua ses caresses, sa main gauche se risquant toujours plus bas, mais remontant toujours, comme attirée par le mamelon durci.

Il embrassa l'intérieur d'une de ses cuisses, et remonta lentement, très lentement, jusqu'à son intimité. Il était en train d'accentuer le désir de la jeune fille lorsqu'il s'écarta un peu d'elle pour la regarder.

-Je t'en prie ne t'arrêtes pas haleta t elle

Puis, elle se laissa guider par ses caresses, ses baissers, petit à petit son esprit décolla vers un monde parfait, de plaisir.

Quand elle reprit ses esprits, douce était la langue qui fouillait son intimité, forte étaient les mains qui étreignaient ses hanches et la poussaient à onduler contre les lèvres charnues de Ron, afin que dans cette étreinte humide ce fût elle qui imposa son propre rythme. Elle tanguait comme un navire, libre et contrainte, paupières closes, s'excitant progressivement de la quête de l'orgasme, instant sublime qui la tenait en otage.

Il n'y avait eu ni maladresse, ni empressement. Simplement une osmose absolue, une harmonie sensuelle dont chaque attouchement n'était que la promesse d'un autre plus excitant encore.

Caressant son entrecuisse, c'était chaque parcelle de son corps qu'il avait embrassé. Les dents qui avaient mordillé les pointes durcies de ses seins, c'étaient son sexe qu'elles avaient effleuré, ses fesses pétries avec violence. C'étaient ses jambes, son ventre, son cou qu'elle avait eu le sentiment de lui livrer. Elle avait assenti avec bonheur et luxure à chacun de ses actes, des plus doux au plus cru comme maintenant.

A présent, ses mains puissantes soulevaient légèrement ses reins, ses pouces caressants son ventre. Elle se cambra un peu plus, s'entrouvrit plus encore, allant à la rencontre de sa bouche, pour lui offrir entièrement son sexe.

Bientôt, elle éprouva la montée du plaisir, avec une tension extrême, la dernière vague de plaisir la submergea avec frénésie. Elle hurla son nom, avant de se laisser aller contre les oreillers avec un soupir de bonheur. A ce moment là, elle voulait croire que leur amour surmonterait tous les obstacles sur leur route et que leur vie serait agréable. Elle se raccrocha aux preuves d'affection qui lui avait donné Ron : la façon dont il la touchait, l'inquiétude dans son regard, le désir évident dans ses baisers.

Il remonta le long de son corps en traçant un sillon de baisers brûlant, il fit une pose à sa poitrine, mais elle l'attrapa par la nuque pour lui donner un fougueux baiser.

-Ron, je t'aime.

Il sourit lui dit qu'il l'aimait et l'embrassa tendrement avant de remonter les couverture sur leurs corps encore frissonnant. Hermione se pelotonna contre lui heureuse. C'est là qu'elle se rendit compte de son égoïsme. Malgré que le jeune homme porte encore son pantalon, elle pouvait parfaitement sentir, une bosse dure frémir contre ses reins. Un sourire illumina son visage. Elle se retourna et lui fit face. Le frottement du tissu contre sa verge dressée, lui arracha un gémissement.

Hermione s'empara de ses lèvres avec passion. Puis avec douceur, elle glissa sa langue entre les lèvres de son aimé, partant à la recherche de la sienne. Ron hoqueta lorsqu'elles se rencontrèrent, s'éloignant pour mieux se retrouver, se parcourant avec une ardeur sans cesse renouvelée. Il noua ses bras autour du cou d'Hermione, rivant son corps au sien.

La préféte prolongea le baiser, accélérant parfois les doux échanges. Elle glissa doucement ses mains dans son pantalon pour enfin pouvoir caresser ses fesses (merde, il porte des sous vêtements !), il gémit légèrement à ce contact.

Ils restèrent encore un moment enlacés, les mains mates d'Hermione glissant avec bonheur sur la peau pâle de Ron, explorant la courbe des flancs, parcourant le dos s'attardant sur les hanches. D'un même mouvement, ils rompirent enfin leur étreinte.

-Hermione je …

-Shutt ! Ne parle que si tu ne veux pas.

Ron referma la bouche et baissa les yeux.

-C'est bien se que je pensais. Mais ne t'inquiète pas, je le fais parce que je le veux. Dit elle les yeux brillants. Elle appuya négligemment sa main à plat sur la bosse de son pantalon.

Il haleta, rougit mais fit signe qu'il avait compris.

Plongeant ses yeux dans le regard azur, un léger sourire aux lèvres :

-Je crois que tu as quelques chose en trop dit elle d'une voix lubrique en se penchant à nouveau sur Ron, cherchant ses lèvres tandis que ses mains saisissaient son pantalon et commençant à descendre l'étoffe.

Ron hoqueta mais leva cependant son bassin pour lui permettre de retirer son vêtement.

-Voilà qui est mieux … Quoique … ajouta t elle d'une voix enrouée.

Elle posa ses mains sur l'élastique du boxer rouge du grand roux, son regard toujours rivé à celui de Ron. Elle semblait attendre un signe de consentement. Le griffondor rougit de plus belle, mais ne montra aucune résistance. L'instant d'après, le boxer alla rejoindre ses habits au sol.

Alors c'est ça se dit elle mi admirative, mi craintive rosissant à vu d'œil. Puis elle se reprit :

-Tu es vraiment magnifique, dit Hermione en accordant un long regard sur le corps quasi nu de son aimé.

L'interpellé rougit à nouveau et se mordit la lèvre inférieure

Elle s'emparant à nouveau des lèvres douces de Ron, bien déterminer à lui faire perdre l'esprit comme lui l'avait fait un peu plus tôt. Alors que leurs langues exploraient avec toujours plus d'avidité cet espace sans cesse redécouvert avec le même bonheur, Hermione effleura du bout des doigts le torse du Gryffondor, savourant cette peau tiède et douce.
Ron gémit doucement lorsque les doigts de la Gryffondor rencontrèrent l'un de ses mamelons, tendu par le désir

- Au moins, je pourrais me vanter de te faire de l'effet, dit la jeune femme, un sourire aux lèvres, une étrange lueur dans le regard.

- C'est pas drôle! Tu... Oh...

Mais il ne finit pas sa phrase. Hermione avait entre temps entrepris de lui dévorer le cou et les épaules de doux baisers et venait de s'attarder avec une certaine rigueur au creux de son cou, provoquant un frisson qui lui parcourut le corps.

Il déglutit rapidement, mais Hermione ne lui laissa pas le temps de se reprendre. Ses lèvres s'emparèrent avec passion de celles de Ron, ses mains parcourrant maintenant avec beaucoup de franchise et d'attention le torse du jeune homme, s'attardant sur la poitrine, jouant doucement autour et avec les petits boutons de chair tendus, s'en éloignant pour mieux y revenir.
Il gémit, sentant le plaisir et le désir monter en lui telle une marrée implacable. Il ferma les yeux lorsque la main de la jeune femme descendit jusqu'à la limite de son bas ventre pour remonter la seconde suivante. Plongeant ses mains dans la chevelure brune et douce, le gryffondor s'abandonna complètement aux baisers et aux caresses, découvrant avec délice le plaisir qui lui était offert.

Ses lèvres toujours soudées à celles de Ron, Hermione continua ses caresses, sa main gauche se risquant toujours plus bas, mais remontant toujours, comme attirée par le mamelon durci, ce qui le faisait gémir.

Lorsque deux doigts se risquèrent enfin son désir était plus que visible à présent, Ron ne put s'empêcher de pousser un soupir d'envie.

Déjà la main d'Hermione remontait doucement, reprenant ses caresses sur le torse presque imberbe du Gryffondor.

Elle poursuivit ses caresses durant de longues minutes, se risquant toujours plus bas, sans pour autant jamais toucher l'objet de ses désirs, et remontant aussitôt en s'attardant sur son ventre plat et ses hanches bien découpées.

- Tu comptes me rendre fou? demanda Ron le souffle court, les prunelles étincelantes

- Possible lui répondit elle, visiblement amusée

Il fronça les sourcils. Mordillant le lobe tendre, sa main droite attardée sur l'un des mamelons, elle décida de lui offrir ce qu'il recherchait. Ron retint son souffle et les lèvres de la jeune femme reprirent possession de sa bouche. Le jeune homme gémit en sentant ses doigts effleurer son désir, ce qui le fit se contracter un peu plus.

Lorsque sa main se referma avec lenteur autour lui, l'enserrant dans un doux et chaud carcan, Ron laissa échapper un râle, léger et troublé. Peu sure d'elle, Hermione imprima le mouvement, lentement, amplement. Ron gémit :

- Embrasse-moi, supplia t'il

Elle s'exécuta avec grâce, lui offrant un tendre baiser, à l'image de ses caresses: lent et voluptueux. Le désir de Ron se tendit encore, le faisant gémir. Alors elle accéléra hésitante, mais sûrement le rythme de son mouvement, resserrant un peu plus la prise de sa main, fière de l'effet qu'elle lui faisait. Leur baiser se fit plus intense. Elle sentit son corps se tendre alors qu'il gémissait, elle trouvait cela fantastique, ce pouvoir qu'elle avait sur lui. Elle laissa alors l'ultime accélération guider le mouvement.

Ron cria contre ses lèvres alors qu'il atteignait le pic du plaisir, cette jouissance tant attendue, il avait les larmes aux yeux, persuadé d'avoir atteint le paradis en cet instant précis. Après une dernière caresse sur l'intimité de son aimé, Hermione se détacha, presque à regret, mais cela aurait sans doute était indécent.

- Je t'aime, murmura t'il le regard brillant.

-Bien, car moi aussi lui répondit elle taquine.

Il la prit dans ses bras. D'un coup de baguette, elle remonta les couvertures sur leurs corps encore frémissant.

-Au fait Ron, vraiment intéressant comme expérience !

Elle le sentit sourire, et c'est ainsi qu'ils s'endormirent.

Ah, les vacances d'Halloween, rien de mieux pour les amoureux. Ron bénissait Dumbledore. En effet, le vieux sorcier avait décrété que pendant les vacances, même l'SH devait se reposer. Quel homme tout de même ce Dumbledore pensa Ron en secouant la tête.

Bien sur, Harry et Hermione, aidés par Rémus, leur avaient concocté un emploi du temps assez serré entre les devoirs et l'entraînement, mais ils avaient aussi pas mal d'heures de libres. Ils en profitaient pour se réunir, pas l'SH au complet non, maintenant ils étaient trop nombreux. Simplement, les plus proches d'Harry.

Ce qui laissait à Ron et à Hermione le temps de se faire des soirées romantiques : c'est-à-dire un pic nique dans la chambre de la préféte en Chef et après sa tournée d'inspection qu'ils faisaient maintenant tous les deux, une partie de câlins plus ou moins poussés. Mais ils n'étaient jamais allés plus loin.

Pour Hermione, l'amour que lui vouait Ron était sans doute le plus beau cadeau qu'elle ait eu dans sa vie. Il l'avait accepté comme elle était, lui faisant même voir de facettes d'elle-même qu'elle ne soupçonnait pas. Il lui avait donné confiance en elle. Il la chérissait comme un trésor.

Mais aujourd'hui c'était la folie, le lendemain avait lieu le bal, Hermione avait passé presque toute la journée dans le bureau dictatorial pour régler les derniers détails. Alors elle avait décidé de mettre de côté l'inspection des couloirs ce soir et de se consacrer à son petit ami, à qui apparemment elle avait beaucoup manqué, puisque les mains chaudes de Ron glissaient sur sa peau avec une douceur inimaginable et, au risque de passer pour une gourgandine, elle devait avouer qu'elle adorait ça.

Ron était vraiment très habile de ses mains : chaque endroit qu'il touchait, chaque pression qu'il exerçait la délestait des tensions qu'elle portait inconsciemment. Elle se laissa donc aller, les yeux clos, la tête sur les genoux, gémissant parfois lorsqu'il lui faisait particulièrement du bien. Puis ses mains quittèrent sa peau

- Peut-être préférerais-tu que je m'arrête là? demanda t il d'une voix rauque

-Ron, s'il te plait gémit elle.

Il reprit alors son activité et elle se tendait maintenant sous chacune de ses caresses. Bientôt cependant, elle fut envahie par cette paix que seul Ron avait le secret de lui faire ressentir. Elle somnolait presque, ses mains courraient le long de ses côtes, ses doigts effleurant son ventre au passage. Brutalement, son pouls et sa respiration s'accélérèrent.

Les pensées de la jeune femme se bousculèrent et l'idée qui lui trottait souvent dans la tête ses temps ci revint au galop : Tu ne crois pas qu'il serait plus que temps que tu fasses une femme de toi ? " " … " Son cerveau ne trouva rien à répliquer à cela. Elle inspira. Faire une femme d'elle…Et pourquoi pas ? Elle ouvrit les yeux.

Ron la regarda, surpris. Elle lui sourit. Elle prit une de ses mains et la porta à ses lèvres avant de la poser contre sa joue. Il la caressa de son pouce, son regard toujours planté dans le sien, à la recherche de réponses au millier de questions qu'il se posait en ce moment.

- Mione, je…il soupira. Tu es si belle…

Puis, cédant soudain au désir qui les consumait tous les deux, sa main quitta sa joue et descendit tranquillement le long de sa mâchoire, de son cou, de sa gorge pour finalement se poser sur l'un de ses seins qu'il caressa comme s'il avait été le plus précieux des bijoux.

Hermione ferma les yeux et laissa échapper un faible gémissement. La main de Ron explora son corps, caressant ses seins, son ventre, ses cuisses…Il effleura même le fin duvet entre ses jambes. Il tremblait autant qu'elle et elle entendit sa respiration devenir plus qu'irrégulière. Un essaim de papillons avait envahi son bas ventre et elle se cambra contre sa main. Elle rouvrit les yeux et vit que Ron n'avait pas quitté son visage du regard. Il se pencha vers elle et l'embrassa. Son baiser fut comme une décharge électrique

Merlin qu'elle aimait ce garçon ! Elle voulait exploser d'amour tant ce baiser la prenait aux tripes. Elle glissa ses bras autour de son cou et se rassit un peu pour être plus près de lui. Ses mains pressaient le bas de son dos et caressaient ses fesses. Il ne l'avait jamais embrassé comme ça et cela la rendait folle.

Conscient que s'ils continuaient à ce rythme, il ne pourrait plus s'arrêter, il voulut se dégager de son étreinte, mais elle le retint :

- Oui Ron. Je t'aime et…et j'ai envie de toi…J'ai envie de faire l'amour avec toi Ron…

Il prit une grande inspiration et caressa son visage.

- Mione, je…je …

Il déposa un doux baiser sur ses lèvres et se leva. Avec douceur, Ron la prit dans ses bras, glissant un bras sous les épaules la Gryffondor, l'autre sous ses genoux et alla la déposer avec légèreté sur les cousins. Il ne leur avait jamais trouvé d'utilité, c'était chose faite. Je suis un garçon génial se dit il avait de se réprimander : mais c'est pas le moment concentre toi un peu !

S'agenouillant à ses côtés, il entreprit de lui picorer les lèvres et le visage de tendres baisers, tandis que ses mains repartirent en exploration, frôlant la peau

-Je suis terrorisée Ron geint elle, les yeux écarquillés

Par Merlin, c'était vrai, il allait lui faire l'amour ! Il avait tant rêvé de ce moment et maintenant qu'il y était, il se sentait mal, comme s'il avait peur…Il avait peur. Il n'y avait jamais songé, mais maintenant, tout ça lui sautait au visage : il allait lui faire mal.

-On est pas obligé dit il en priant Merlin qu'elle ne change pas d'avis, où il allait avoir des problèmes pour rester à ses côtés sans lui sauter dessus.

-Ron, je vais avoir peur tant que nous ne l'aurons pas fait. Je vais avoir peur tant et aussi longtemps que je ne saurais pas ce que c'est…Mais je suis prête à affronter mes peurs, parce qu'avec toi Ron, j'ai moins peur…

Mon dieu, elle est tellement, tellement, tellement Griffondor quoi !

Elle caressa d'abord timidement, suivant ses nombreuses taches de rousseur du bout des doigts, elle les adorait, et espérait secrètement un jour pouvoir les compter, puis sa main prit de l'assurance et elle caressa ses muscles de façon plus intense, faisant naître en lui des vagues de chaleur. Il la prit par la taille et l'embrassa doucement, faisant glisser sa langue contre la sienne comme si c'était leurs âmes qui dansaient ensemble. Il voulait la serrer contre lui, la caresser…Il se rapprocha d'elle et prit son visage entre ses mains.

Il glissa ses mains autour de sa taille et l'attira encore plus vers lui. Il n'aurait pas dû faire ça, mais tout son corps le lui demandait : la chaleur que dégageait son corps, la douceur de sa peau contre la sienne, ses seins contre son torse, son ventre contre son sexe durci…Des images purement obscènes défilaient dans sa tête. " Merde, relax idiot ! Il prit une profonde inspiration – euh, aussi profonde que lui permettait le baiser d'Hermione – et se força à penser Crabbe et Goyle en maillots posant pour le calendrier des serpentards. Ce n'eut pas l'effet escompter. Bon que ferait Harry ? Ah oui, il m'a parlé si je me souviens bien de faire le petit chien, finalement, je suis pas sur de vouloir savoir ce que ça veut dire. Mais le fait d'imaginer Harry et cette Hypocrite d'Eléanor Tournedetravers, avait réussi à lui faire reprendre un peu de son self control.

Elle défit les draps et s'allongea. Elle tremblait. Ron sentit son estomac se nouer, il la suivit. Elle posa ses mains sur son torse et le caressa doucement, descendant lentement sa main plus bas, toujours plus bas, dans un rythme qui allait sûrement le faire mourir. Ses doigts s'arrêtèrent au niveau de son abdomen où elle traça de langoureux cercles autour de son nombril (il faudra que je lui demande qu'est ce qu'elle trouve à mon nombril) et suivit la ligne de poils roux qui menait jusqu'à sa verge. Elle l'effleura d'un doigt, lui envoyant une décharge éclectique dans tout le corps, et poursuivit ses caresses sur ses hanches, ses cuisses et ses fesses. Elle l'embrassa tout en continuant l'exploration de son corps (c'est sur, elle veut ma mort, Merlin, faite que si je dois mourir se soit comme ça ! Oh, mais qu'est ce qu'elle fait là ! J'en sais rien mais je veux pas qu'elle s'arrête, cette fille est fantastique et c'est ma petite amie ! Ouah je suis un mec comblé).

Ron grogna à nouveau comme elle accentuait sa pression et glissait sa main voluptueusement sur lui dans un mouvement de va et viens insoutenable. Il allait vraiment mourir ce soir. Il écrasa sa bouche contre la sienne, étouffant le " Mione arrête " qu'il voulait crier et retira sa petite main avant qu'il ne perde la tête pour de bon. Il supplia tous les Mages de venir à son secours et parvint, par il ne savait trop quel miracle, à se calmer un peu.

Il voulait la caresser à son tour et il laissa donc sa main glisser du creux de ses reins jusqu'à son parfait petit derrière qu'il caressa doucement avant de l'empoigner plus solidement faisant gémir Hermione. Il relâcha un peu son étreinte pour glisser sa main entre eux et caresser ses seins, titillant la pointe rose de ses mamelons la faisant gémir de plus belle. Il laissa sa bouche quitter la sienne et, en traçant un chemin sinueux le long de sa gorge, alla happer l'un des boutons de chair rosée entre ses lèvres. Hermione gémit encore et il recommença à perdre le nord. Tandis que sa bouche s'amusait avec ses seins, sa main caressait son ventre, ses hanches, son nombril…

Il retourna à ses fesses, puis à ses cuisses et il sentit Hermione entrouvrir légèrement les jambes pour lui faciliter la tâche. Sa main glissa vers l'intérieur de sa cuisse et remonta doucement. Ils avaient tous les deux arrêté de respirer tant la force de l'anticipation était intense. Sa bouche quitta son sein et il la regarda droit dans les yeux comme ses doigts atteignaient enfin son centre. Oh Merlin ! Elle était brûlante…Et si douce…Et si…mouillée. Ron dut prendre à nouveau une grande inspiration.

Il explora son intimité, notant chacune de ses réactions et faillit se répandre juste à voir son visage et à entendre son gémissement lorsqu'il atteignit son point le plus sensible. Il le caressa doucement de son pouce et, lentement, glissa un doigt en elle. Oh Morgane il ne pouvait plus attendre d'être enfin en elle…Hermione le regardait, suppliante, et il comprit qu'elle en voulait plus.

Il glissa un autre doigt en elle et elle en eut le souffle coupé. Lentement, il ressortit ses doigts et les réintroduisit en son centre. Il recommença, plusieurs fois, dans un mouvement de va et vient qui fit gémir Hermione comme il n'avait jamais cru possible de l'entendre gémir, même dans ses rêves les plus fous.

Leurs regards toujours joints, Ron posa sa bouche sur l'un de ses seins. Hermione gémit un peu plus fort. Elle ferma les yeux et cala sa tête dans son oreiller s'arquant contre sa main. Son bassin suivait le tempo de ses doigts, mais bientôt, ce fut elle qui donnait le rythme, l'accélérant à mesure que le plaisir la gagnait. Elle était si belle ainsi, abandonnée à lui, ses cheveux étalés sur l'oreiller et cette expression proche de l'extase sur le visage…

Ron remonta ses lèvres le long de son cou jusqu'à ses lèvres où il déposa un dernier baiser avant de la regarder, de la sentir et de l'entendre jouir. Son plaisir se répercuta jusque dans son propre corps et il faillit perdre le contrôle encore une fois. Son désir était tel qu'il l'embrassa passionnément, lui laissant à peine le temps de reprendre son souffle. Hermione le repoussa gentiment et lui sourit tout en calmant sa respiration. Elle se lova contre lui et caressa ses cheveux, ne quittant pas ses yeux du regard.

Elle roula sur le dos, l'attirant pour qu'il se place au-dessus d'elle. Il prit appui sur ses coudes pour ne pas l'écraser et la regarda, elle se mordait la lèvre…

- T'es sûre demanda t il hésitant

Hermione hocha la tête et sourit, il lui demandait encore son autorisation malgré l'état dans lequel ils étaient. Il l'embrassa doucement avant de la pénétrer. Il essaya d'être le plus doux possible malgré l'envie irrésistible qui montait en lui de plonger en elle comme un dément, envie que lui donnait la sensation enveloppante et purement magique de se retrouver en elle. Malgré cela, il sentit ses petites mains se resserrer sur ses bras et ses dents se refermaient sur son épaule. Il eut une pointe de culpabilité, car la douleur qu'il ressentit lui fit monter son désir d'un cran supplémentaire. Hermione prit une longue inspiration. Il déposa un baiser sur son front et se retira doucement avant de glisser en elle un peu plus.

La douleur, n'était pas si fulgurante que ça, la peur d'avoir mal avait été plus grande que la douleur elle-même. Elle se laissa aller au rythme lent et vaporeux ou parfois plus sauvage. Puis une envie subite de l'avoir plus en elle s'empara d'Hermione, alors, elle fit glisser ses mains sur son dos. Mais une poussée plus brutale, la prit au dépourvu. Et ses mains dérapèrent laissant six marques de griffure du bas de ses reins à ses fesses musclées.

- Oh…Laissa-t-il échapper.

Pour Ron, il venait de trouver sa place, l'endroit où il semblait appartenir, un endroit qu'il ne voulait plus jamais quitter. Faire l'amour à Hermione était vraiment l'activité qu'il préférait, il le ferait volontiers sa vie entière.

Il recommença le même mouvement brusque et cette fois ci, Hermione gémit avec lui. Elle ne se mordait plus la lèvre et ses mains avaient desserré leur étau. Il le fit à nouveau et rencontra ses hanches dans son mouvement. Il l'embrassa accélérant légèrement son va et vient. Hermione gémissait maintenant contre ses lèvres et il sentit ses jambes se nouer autour de sa taille, changeant l'angle de son corps, lui permettant de se perdre encore plus en elle. Leurs corps bougeaient au même rythme, se fondant parfaitement l'un dans l'autre.

Elle était si belle, si chaude…Il sentait son sang battre dans ses tempes au même rythme effréné que son cœur et il se dit que ce n'était qu'une question de secondes avant que la mort ne le prenne. Cela serait une belle mort au moins…Puis, il sentit Hermione se tendre, il sentit ses muscles se resserrer autour de lui, il la sentit frissonner et il la contempla alors qu'elle criait son nom et atteignait l'extase.

Elle renoua ses jambes autour de sa taille et se rapprocha de lui. Il plongea en elle encore et elle gémit. Elle sentait son corps si près, comme si le même sang coulait dans leurs veines, faisant battre leurs deux cœurs d'une même force, d'une même passion. Elle l'embrassa, respirant le même air que lui au même rythme effréné. Elle resserra l'étau de ses jambes autour de lui, tandis que Ron accélérait le rythme ainsi que la puissance de ses mouvements, faisant cogner le lit contre le mur. Il était si beau…Elle voulait le voir aussi vulnérable qu'elle…Elle glissa ses lèvres jusqu'à son oreille.

- Ron, laisse-toi aller…j'ai envie de te voir te perdre en moi…

Sur ce, elle serra ses muscles autour de lui et Ron grogna. Il la regarda dans les yeux et plongea en elle presque violemment, l'amenant avec lui jusqu'au septième ciel. Hermione trembla et vit des étoiles

Envoyant valser le peu de contrôle qu'il avait encore sur son corps, il se mit à se mouvoir dans un rythme effréné il était parcouru d'un frisson de plaisir infiniment intense. Il s'écroula sur elle et nicha sa tête dans le creux de son cou.

- Je t'aime Mione…

- Je t'aime aussi Ron…

Elle caressa ses cheveux un moment, le temps qu'ils reprennent leurs esprits, puis Ron réalisa qu'il devait être en train de l'écraser sous son poids. Il roula sur le dos et la ramena contre son cœur qui battait encore la chamade.

Les yeux pleins de larmes, ils s'embrassèrent tendrement, réalisant encore une fois à quel point ils s'aimaient.

Encore pleine de lui, les sens repus, brisée, elle conserva les yeux rivés au plafond. Combien de temps s'étaient ils aimés ? Il lui caressa les cheveux.

-Dit reprit il, je croyais que tu fantasmais sur mes fesses et non sur mon ventre déclara t il sur le ton du constat.

-Je ne fantasme pas sur ton ventre, mais bien sur tes… Mais dit elle en fronçant les sourcils comment sais tu que je fantasme sue tes fesses ? Ne me dit pas que c'est Ginny qui…

-Quoi, tu parles de ça avec ma sœur s'égosilla Ron devenu rouge comme une tomate

-Avec qui veux tu que j'en parle, Harry peut être ? Demanda t elle en levant les yeux au ciel.

-Mais Mione…

Elle ne lui laissa pas le temps de finir sa phrase. Elle l'embrassa fougueusement. Même si Ron avait voulu continuer la conversation, il aurait été incapable de dire de quoi ils parlaient quelques minutes auparavant.

Re note de l'auteur : Alors c'était comment ? Petite review s'il vous plait …. Prochain chapitre retour à l'action, enfin un autre type d'action ou Harry ne sera pas à la fête.